JJ Cale
Bertrand Bouard met en lumiĂšre le parcours passionnant dâun musicien de lâombre.
De JJ Cale, on connaĂźt surtout « Cocaine » et « After Midnight », popularisĂ©es par Eric Clapton, « Call Me The Breeze » reprise par Lynyrd Skynyrd et quelques clichĂ©s sur sa vie. Si le principal intĂ©ressĂ© ne sâen offusquait guĂšre, lui qui refusa pendant longtemps de montrer son faciĂšs sur ses pochettes dâalbum, il fallait bien mettre en lumiĂšre lâĂ©tendue de son talent. Cet ouvrage revient donc sur la vie de ce musicien qui sut crĂ©er une sonoritĂ© unique, imitĂ©e par de bien plus cĂ©lĂšbres que lui, parmi lesquels Clapton, Mark Knopfler ou Manu Chao, et lĂ©gua au monde, jusquâĂ sa mort en 2013, des chansons renversantes dâinventivitĂ©. Lâauteur sâappuie sur les tĂ©moignages inĂ©dits de ses compagnons de route (manager, compagnes, famille, musiciens et amis), qui ont acceptĂ© de partager avec lui leur souvenir de cette figure aussi mystĂ©rieuse quâattachante.
Revue de presse
- JJ Cale François Branchon Sefronia 23 mars 2022
- JJ Cale Yves Tassin Jazz Mania 17 avril 2022
- J.J. Cale, un succÚs planétaire en toute discrétion⊠Serge Hartmann DerniÚres Nouvelles d'Alsace 14 mars 2022
- JJ Cale Hervé Devallan Bretagne Actuelle 22 février 2022
- Qu'est-ce qui rend JJ Cale si spécial ? Matthieu Garrigou-Lagrange France Culture // Sans oser le demander 21 février 2022
- JJ Cale Romain Decoret Guitarist Acoustic Unplugged février 2022
- JJ Cale Guy Donikian La Cause Littéraire 14 février 2022
- JJ Cale Ronan Manuel Radio Rennes // Bon Vieux Temps février 2022
- JJ Cale, héros malgré lui Jean-Philippe Bernard La Liberté 5 février 2022
- JJ Cale, l'histoire vraie du guitar hero trop discret Olivier Nuc Le Figaro 02 février 2022
- JJ Cale AgnÚs Léglise Rock&folk Février 2022
- JJ Cale France 2 // Basique 27 janvier 2022
- JJ Cale Guillaume Malvoisin PointBeak 21 janvier 2022
- Call the breeze Sophie Rosemont Rolling Stones janvier 2022
Au long de la vingtaine dâalbums qui composent sa discographie, JJ Cale a su crĂ©er un style musical unique, entre nonchalance et voluptĂ©, qui influencera nombre dâartistes comme Eric Clapton ou Mark Knopfler. De JJ Cale, on connaĂźt surtout les titres «Cocaine» et «After Midnight», popularisĂ©s par Eric Clapton, ou «Call Me The Breeze» repris par Lynyrd Skynyrd, mais lâartiste ne sâĂ©pancha guĂšre jusquâĂ sa mort en 2013, et son parcours restait mĂ©connu. Cet ouvrage se propose ainsi de mettre en lumiĂšre un musicien aux chansons reconnaissables entre toutes et Ă la trajectoire parfois surprenante : son combo fut ainsi lâun des premiers groupes rĂ©sidents du lĂ©gendaire Whisky A Go Go de Los Angeles en 1965, quand y dĂ©butaient, entre autres, The Doors, Buffalo Springfield, The Byrds⊠Sans oublier que JJ Cale a posĂ© sa guitare sur des albums dâArt Garfunkel, Bob Seger, Neil Young, Paul Simon⊠Lâauteur sâappuie sur les tĂ©moignages inĂ©dits de ses compagnons de route (manager, compagnes, famille, musiciens et amis), qui brossent le portrait dâun artiste aussi mystĂ©rieux quâattachant.
Quiconque ayant connu les annĂ©es soixante-dix se souvient des disques de J.J. Cale, ces Lp pondus mĂ©tronomiquement chaque annĂ©e, dâune musique toujours Ă©gale, parfaitement nonchalante, presque voluptueuse, idĂ©ale pour atterrir en douceur Ă la fin des soirĂ©es enfumĂ©es, mĂ©taphore sonore parfaite du fauteuil Ă bascule sur le porche en bois. [âŠ]
Remarquablement documentĂ©, lâouvrage de Bertrand Bouard part prĂ©cisĂ©ment de cette chanson, une composition trĂšs ancienne de Cale pour ouvrir son livre, qui nâest pas avare non plus dâinformations Ă©tonnantes : qui se serait par exemple doutĂ© quâun des premiers groupes rĂ©sidents du Whisky A Go Go de Los Angeles en 1965 (quand y dĂ©butaient The Doors, Buffalo Springfield, The Byrds et tant dâautres) Ă©tait le combo de J.J. Cale⊠Cette histoire passionnante, sorte de trou noir de lâhistoire du rock, restait Ă Ă©crire. Câest chose faite.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Sefronia
[âŠ]
Le livre dĂ©cortique tous les albums du guitariste chanteur dâune maniĂšre chirurgicale, y compris celui enregistrĂ© en duo avec Clapton, lâalbum hommage dont lâidĂ©e germe dans la tĂȘte de Clapton lors de son vol vers les States pour assister Ă lâenterrement. Et finalement lâalbum posthume « Stay alive ». Avec les « live », peu Ă©voquĂ©s ici, câest une vingtaine dâalbums qui composent sa discographie, mais il a posĂ© en plus sa guitare sur les albums de nombreux grands noms : Art Garfunkel, Bob Seger, Leon Russell, Neil Young, Paul Simon, John Hammond, Tony Joe White et des dizaines dâautresâŠ
Un livre qui rend hommage Ă un musicien talentueux, novateur, dont le jeu de guitare Ă©tait tout simplement impressionnant. Et unique. Mais qui rend aussi hommage Ă lâhomme qui a su prĂ©server son intimitĂ© et vivre dans une certaine quiĂ©tude, loin des tumultes et dĂ©gĂąts du milieu musical. MalgrĂ© le titre « Cocaine », il nâa jamais touchĂ© Ă ce genre de choses. Avec cette biographie aux innombrables dĂ©tails, rĂ©vĂ©lĂ©s parfois via diverses interviews, vous dĂ©couvrirez la vie dâun artiste au destin hors des normes du milieu.
Je possĂšde les huit premiers LP de Cale et jâavoue avoir replongĂ© dans quelques-uns aprĂšs la lecture de ce livre. Ce fut un plaisir et lâoccasion de me dire que tout cela avait drĂŽlement bien passĂ© les ans.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Jazz Mania
Sa fortune, il la doit surtout aux reprises de ses chansons par dâautres artistes. Ă commencer par Clapton qui lui vouait un vĂ©ritable culte. Avec son jeu de guitare langoureux, J.J. Cale (1938-2013) a Ă©tĂ© lâun des visages les plus anonymes du rock. QuâĂ©claire Bertrand Bouard dans une biographie. [âŠ]
Dans lâĂ©rudite biographie que Bertrand Bouard consacre Ă lâartiste on dĂ©couvre une des figures les plus attachantes du rock. Une incarnation de la pudeur quâon pressent dans cette technique du âlaid backâ qui le faisait toujours mixer son chant en retrait, en un temps (le dĂ©but des seventies) oĂč, portĂ© par un hard rock en pleine expansion, les chanteurs Ă©voluaient dans le tonitruant â la tĂ©tralogie de Wagner dĂ©boulant dans les Variations Goldberg de Bach. [âŠ]
*Un article Ă dĂ©couvrir en intĂ©gralitĂ© dans les DerniĂšres Nouvelles dâAlsace*
Toute sa vie, JJ Cale a su rester discret. JusquâĂ contrarier sa carriĂšre. Mais pas son talent de compositeur et de guitariste. Une discrĂ©tion ostentatoire qui se remarque par lâabsence de portrait du Monsieur sur ses albums et pas mal de concerts dos au public. Une timiditĂ© maladive diront certains. Pour les autres, une volontĂ© de poursuivre une vie normale malgrĂ© un succĂšs populaire rarement dĂ©menti. Câest en ça que le livre de Bertrand Bouard est intĂ©ressant : il laisse dĂ©couvrir le personnage au fil de ses albums, mais aussi et surtout en laissant son entourage donner libre cours Ă ses souvenirs. Musiciens, compagnes, managers, tourneurs, famille⊠Tous sont unanimes : John Weldon Cale avait non seulement du talent mais aussi une gĂ©nĂ©rositĂ© rare dans le mĂ©tier. La preuve ? Il payait ses musiciens. Quand on connaĂźt un peu le milieu, on note lâeffet « whaou ».
De son style de vie itinĂ©rant Ă la rencontre avec celui qui fit sa fortune, Eric Clapton qui repris « After Midnight » et « Cocaine », voir Lynyrd Skynyrd avec « Call me the breeze » sur leur second album (celui de « Sweet home Alabama) qui sera de tous les lives, cette biographie nous permet â enfin â dâen savoir un peu plus. On dĂ©couvre que lâhomme du Tulsa sâest servi de ses droits dâauteur pour vivre la vie rĂȘvĂ©e, mais surtout rester lui-mĂȘme, acceptant au sommet de sa gloire, de jouer dans des petites salles et dâĂȘtre en premiĂšre partie de gens beaucoup moins cĂ©lĂšbres que lui. Il faut dire quâaux Etats Unis, sa renommĂ©e reste presque Ă©vanescente. Il faut se rendre au Canada, en Australie et en Europe pour que JJ Cale soit reconnu Ă sa juste valeur. A telle point quâil finit par signer sur le label du français de Buretel, Virgin France puis Because.
Oui, Ă la fin, ce livre nous fait aimer JJ Cale. Pour les bonnes raisons. Tous les artistes souhaitent lâargent sans la gloire. JJ Cale lâa vĂ©cu et on le jalouse secrĂštement.
Une chronique Ă retrouver sur Bretagne Actuelle
JJ Cale a beau avoir Ă©crit quelques classiques du rock mondial et influencĂ© de nombreux artistes majeurs, il sâest toujours employĂ© Ă minimiser son succĂšs, voire Ă le tourner en dĂ©rision.
Ă la mort de JJ Cale, le 26 juillet 2013, Eric Clapton dĂ©clarait de son aĂźnĂ© quâil Ă©tait une des deux personnes Ă laquelle il devait sa carriĂšre. Figure capitale du rock amĂ©ricain, lâinitiateur du Tulsa sound a pourtant davantage brillĂ© par la simplicitĂ© de son mode de vie (une âvie normaleâ que Clapton lui enviait) que par ses excentricitĂ©s. Ă de nombreux Ă©gards, il dĂ©joue les stĂ©rĂ©otypes de la rockstar : comme sâil mettait sa personne en retrait pour mieux sâexprimer par la musique.
Une chanson de JJ Cale, Same old blues, est dans la PiĂšce jointe de Romain de BecdeliĂšvre : le mĂȘme est-il toujours le mĂȘme lorsquâil est repris par un autre chanteur ?
Réécouter lâĂ©mission sur France Culture
Inutile de se repasser âAfter Midnightâ ou âCocaĂŻneâ, ce livre entre en dĂ©tail dans lâunivers de John Weldon Cale. De ses dĂ©buts rockânâroller Ă Tulsa, Oklahoma, Ă son apprentissage du western-swing local et de la country music, en passant par sa pĂ©riode hollywoodienne avec Leon Russell, jusquâĂ la notoriĂ©tĂ© apportĂ©e par la reprise dââAfter Midnightâ par Eric Clapton, pour devenir un musicien itinĂ©rant, vivant dans une caravane Airline, le rĂȘve de tout hillbilly qui se respecte. Les tĂ©moignages sont nombreux, musiciens, amis, Ă©pouses, famille. Les artistes influencĂ©s sont Clapton, Mark Knöpfler, Tom Pretty et bien dâautres. Lâhistoire dâun homme qui a su vivre libre, loin de la gloriole inutile. Lâauteur a compilĂ© ici une masse impressionnante de connaissances et dâinterviews exceptionnelles.
[âŠ]
Bertrand Bouard illustre son texte de quelques photos, et lâune dâelles montre un JJ Cale trĂšs jeune en parfait rocker, jean et chemise ouverte sur un t-shirt blanc, aux antipodes de lâimage du musicien plutĂŽt serein quâil deviendra. Câest aussi Ă cette Ă©poque quâil acquiert une guitare Gibson Les Paul, quâil va laisser de cĂŽtĂ© en avril 1957 pour son service militaire, qui durera six mois, durant lesquels il va sâinitier « aux rudiments des techniques dâenregistrement, de production, de diffusion, effectue des montages, visuels et sonores ». De retour Ă Tulsa, il montera, avec son pĂšre, un petit studio dâenregistrement Ă lâarriĂšre de la maison familiale. [âŠ]
Nous suivons avec Bertrand Bouard la trajectoire de ce musicien qui se payait le luxe de pouvoir se promener partout ou presque sans ĂȘtre reconnu, un anonymat que beaucoup lui enviaient. Ce trait de caractĂšre, comme de nombreux autres, lâauteur les a rassemblĂ©s grĂące aux tĂ©moignages de ses compagnons de route (amis, musiciens, famille) et lâouvrage est Ă©galement riche de prĂ©cisions quant aux diffĂ©rents albums et concerts que JJ Cale nous a offerts. Cette trajectoire, lâauteur sait la rendre captivante tant pour la richesse de la documentation que par lâĂ©criture qui nâest pas Ă©trangĂšre Ă la rĂ©ussite du projet.
Une chronique à lire en intégralité sur La Cause littéraire
Cette semaine à la découverte de la biographie fort bien écrite de Bertrand Bouard sur JJ Cale, parue aux éditions Le Mot et Le Reste.
*Réécouter lâĂ©mission en ligne*
Le journaliste français Bertrand Bouard Ă©voque lâemblĂ©matique et secret guitariste amĂ©ricain dans une biographie riche et nuancĂ©e.
[âŠ] Tout JJ Cale se trouve dans cette anecdote. Une anecdote en forme de sketch dont se sert Bertrand Bouard pour densifier le prologue de la biographie quâil consacre au gĂ©nie discret de lâOklahoma. Ce journaliste spĂ©cialisĂ© qui collabore notamment avec LâExpress et RockânâFolk se passionne pour le rock des annĂ©es 60 et 70. On lui doit notamment des ouvrages de rĂ©fĂ©rence sur Lynyrd Skynyrd ou The Band mais ce JJ Cale-lĂ sâimpose comme sa grande Ćuvre. Avec patience, dans une langue habile, Bouard refait le film de la drĂŽle de vie dâun des personnages les plus influents mais aussi lâun des plus secrets de la musique populaire amĂ©ricaine de la fin du XXĂšme siĂšcle. [âŠ]
Au fil de chapitres intenses, Bertrand Bouard peint le portrait sensible dâun homme profondĂ©ment humain, touchĂ© par la grĂące sans que cela lui monte Ă la tĂȘte, refusant dâintĂ©grer le star systemen dĂ©pit de lâadulation que lui tĂ©moignaient ses pairs et certains amis prestigieux (Clapton en tĂȘte). Le rĂ©cit menĂ© comme un road movie sent la poussiĂšre du Sud et de lâAmĂ©rique profonde. Il permet aussi, surtout, de voyager au cĆur dâune discographie riche en chefs-dâĆuvre en participant Ă lâenregistrement dâalbums monumentaux tels que Naturally, Troubadour, Grasshopper, To Tulsa And Back, The Road to Escondido ou encore Roll On. Etrangement, ce gĂ©nie bougon nâa pas encore Ă©tĂ© intronisĂ© au RockânâRoll Hall Of Fame, contrairement Ă bien dâautres musiciens Ă peine dignes dâaccorder leur guitare. Selon son biographe, JJ Cale ne risque pas de se retourner dans sa tombe pour si peu. On nâa aucune peine Ă le croire.
Un article à retrouver en intégralité sur La Liberté
Une remarquable biographie du musicien américain vient de paraßtre, qui tord le cou aux clichés et révÚle un travailleur acharné.
Disparu en 2013 aprĂšs une carriĂšre entamĂ©e dans les annĂ©es 1950, J.J. Cale a Ă©tĂ© lâobjet dâun sĂ©rieux culte auprĂšs dâamateurs dissĂ©minĂ©s dans le monde entier. Si on connaĂźt quelques-unes de ses chansons pour ĂȘtre devenus des standards par dâautres interprĂštes (After Midnight et Cocaine ont Ă©tĂ© popularisĂ©s par Eric Clapton), lâhomme, du genre taiseux, est demeurĂ© une Ă©nigme. Notre confrĂšre Bertrand Bouard lui consacre une biographie fouillĂ©e, qui rend hommage au talent et Ă la singularitĂ© du chanteur guitariste. [âŠ]
Il est heureux quâun français soit le premier Ă consacrer une biographie au natif de lâOklahoma. [âŠ]
VĂ©ritable ouvrage de rĂ©fĂ©rence sur un homme considĂ©rĂ© comme un gĂ©ant par la plupart de ses pairs, de Clapton Ă Niel Young, la biographie de Bertrand Bouard mĂ©rite dâĂȘtre traduite en anglais.
Un article à retrouver en intégralité dans Le Figaro
Entre nous, on peut bien se le dire, on avait un peu oubliĂ© JJ Cale au fond des annĂ©es quatre-vingt. Câest pas quâon lâaimait pas, mais le mystĂšre que cet ennemi des relations publiques entretenait avec soin avait fini par, en quelque sorte, lâengloutir aussi. [âŠ]
Bouard dresse ici un portrait assez inattendu de lâartiste, JJ Cale nâĂ©tait ni bourru ni paresseux mais en fait, bavard et perfectionniste, il nâa jamais pris de cocaĂŻne â ĂŽ dĂ©ception de tous ceux qui ont beuglĂ© le refrain en boĂźte de nuit â et, minimaliste en musique comme Ă la ville, prĂ©fĂ©rait vivre dans sa caravane Airstream que dans les luxueuses propriĂ©tĂ©s que ses royalties auraient pu lui procurer. Loin dâĂȘtre aussi rustico-hillbilly quâil le paraissait, câĂ©tait au contraire un habile technicien de studio et un fin producteur qui bidouillait avec le mĂȘme talent guitares ou consoles ultra-modernes. Impressionnant mais charmant, brillant mais modeste, dĂ©tachĂ© mais gĂ©nĂ©reux, le JJ Cale de Bouard dĂ©voile un gentleman-guitariste Ă lâĂ©lĂ©gance lĂ©gĂšre quâon est heureux dâavoir si parfaitement retrouvĂ©.
Le livre de Bertrand Bouard est dans Les essentiels de Basique sur France 2 !
Câest sinueux comme un solo du gars de lâOklahoma. Sinueux, limpide et humble, ce bouquin de Bertrand Bouard sur JJ Cale. Des dĂ©buts RockânâRoll contre lâavis maternel et sous auspices from Elvis Ă la reconnaissance internationale mettant enfin Ă jour quelques spoliations des 70âs, le guitariste est placĂ© sous lâĆil de la camĂ©ra de lâauteur. Câest quasi documentaire : distance nĂ©cessaire, amour du sujet, absence du jugement. Et câest beau. Bertrand Bouard livre un livre modeste et beau. Du genre Ă vous rappeler que vous aviez achetĂ© votre premiĂšre guitare Ă cause de la pochette de Troubadour, du genre Ă vous rĂ©vĂ©ler lâamour de JJ pour Billie, Sade et le jazz, du genre Ă dĂ©mystifier la flemme mystique de Cale. Fausse image pour EuropĂ©ens convaincus, cette derniĂšre. John Cale est un bosseur invĂ©tĂ©rĂ©, gĂ©nie de la miniature, initiateur du DIY musical. Les 262 pages de ce petit prĂ©cis calien remettent lâĂ©tincelle au centre du saloon, et la fraction Clapton/Knopfler dans les backstages des inventions de ce timbre unique et empruntĂ©, amical et entĂȘtant quâest la voix du hĂ©ros. Bouquin prĂ©cis, mais surtout prĂ©cieux. One step ahead of the blues, et mĂȘme bien plus loin, sans doute.
Une chronique Ă retrouver dans PointBreak
[âŠ] Si J.J. Cale aimait vivre cachĂ© pour ĂȘtre (Ă peu prĂšs) heureux, son parcours nâen a pas Ă©tĂ© moins sinueux. Ses rensignements, Bouard les a pris auprĂšs du manager Mike Kappus, des musiciens David Teegarden, Don White ou encore Gary Gilmore, des membres de sa famille, comme Larry Cale. Un grand rĂ©cit minutieusement documentĂ©, donc factuel dans le plus noble sens du terme, nâomettant pas lâanalyse musicale au-delĂ dâune biographie trĂšs romanesque.
Une chronique à retrouver en intégralité dans Rolling Stones