Jean-Jacques Burnel, Strangler in the light
Conversations avec Anthony Boile
Entre verve, introspection et provocation, le leader des Stranglers aborde frontalement sa propre histoire.
Cahier de 40 photos
Bassiste, compositeur et chanteur des Stranglers, Jean-Jacques Burnel est la figure de proue dâun navire sillonnant les mers houleuses du rock et du punk depuis 1974. Pour la premiĂšre fois, il se raconte pendant une annĂ©e dâentretiens : douze chapitres thĂ©matiques Ă©clairent toutes les facettes dâune personnalitĂ© complexe. Car «le plus français des Britanniques et le plus britannique des Français» a tentĂ©, sa vie durant, de rĂ©soudre ses problĂšmes dâidentitĂ© par tous les moyens. Bass hero, libre-penseur, 7e dan de karatĂ© Shidokan, «Euroman» idĂ©aliste, lecteur de Mishima et Platon, fĂ©ru dâhistoire, de mythologie et de gĂ©opolitique, producteur de Taxi Girl et Polyphonic Size, fougueux et cĂ©rĂ©bral, provocateur et romantique, lâHomme en Noir se livre dans ces pages⊠entre verve, gravitĂ© et dĂ©flagrations dâhumour.
Revue de presse
- Jean-Jacques Burnel, l'indompté Jean-Philippe Bernard La Liberté 23 juillet 2022
- Jean-Jacques Burnel Ă voix basse Aline Cochard Le Point 13 septembre 2022
- Jean-Jacques Burnel Hervé Devallan Vinyle & Audio 30 août 2022
- Burnel bassiste compositeur de gĂ©nie Yves Gabay La dĂ©pĂȘche du midi
- Jean-Jacques Burnel Bernard Roisin L'Echo 16 juillet 2022
- Interview de Jean-Jacques Burnel Eric Naulleau Marianne 7 juillet 2022
- Jean-Jacques Burnel Philippe Cornet Focus Vif 23 juin 2022
- Interview de Jean-Jacques Burnel Alexis Bernier & Olivier Richard Libération 2 juillet 2022
- Jean-Jacques Burnel Jean-Christophe Mary Paris Capitale 1 juillet 2022
- Jean-Jacques Burnel Frédéric Vandecasserie RTBF // Re-Cycle 25 juin 2022
- Jean-Jacques Burnel Rockerparis 19 juin 2022
- « Always the sun » avec Jean-Jacques Burnel, des Stranglers, à Brest Le Télégramme 17 juin 2022
- Interview de Jean-Jacques Burnel Michka Assayas France Inter // Very Good Trip 17 juin 2022
- Interview de Jean-Jacques Burnel Laurent Goumarre France Inter // CÎté Club 15 juin 2022
- JJ Burnel, Strangler In The Light MĂ€x Lachaud ObskĂŒre 16 juin 2022
- J.J. BURNEL, pilier des STRANGLERS est notre invité David Blot Radio Nova // Nova Club 14 juin 2022
- J.-J.Burnel, la basse et lâĂąme des Stranglers Jean-Marc Pinson Ouest-France 14 juin 2022
- Interview d'Anthony Boile Stéphane Renaud Blog officiel des Stranglers france 7 juin 2022
Un groupe phare
Les jeunes gĂ©nĂ©rations ont un peu perdu de vue les Stranglers, groupe anglais nĂ© durant les annĂ©es 70 et le punk, une musique qui eut le bon goĂ»t de refaire bouger un rock devenu un peu trop⊠bourgeois ? Les Stranglers ont aussi connu le succĂšs dans les annĂ©es 80 (qui nâa pas fredonnĂ© Always The Sun ?) avant de subir le dĂ©part dâun de leurs membres les plus importants, Hugh Cornwell : leur audience connut donc une certaine Ă©clipse. Mais les Stranglers câest aussi Jean-Jacques Burnel, un personnage attachant, franco-anglais et complĂštement punk (je me rappelle de lui en train de dĂ©zinguer les Stones Ă la tĂ©lĂ©vision). Il se livre ici dans un livre de conversations avec Anthony Boile, spĂ©cialiste de Kat Onoma et du Velvet Underground.
Feu sur le quartier général !
Burnel nâa pas la langue dans sa poche, câest le moins quâon puisse en dire. Quâil sâagisse dâĂ©voquer sa scolaritĂ© anglaise (Ă la dure, on nâest pas loin des scĂšnes dĂ©crites dans The Wall de Pink Floyd), ses parents, sa double culture, il parle cash et sans dĂ©tour : tant mieux. On apprend ainsi comment les Stranglers ont Ă©tĂ© mis Ă lâĂ©cart de la communautĂ© punk Ă cause de la rivalitĂ© avec les Sex Pistols et les Clash (ah les egos !) et aussi le mauvais tour quâils ont jouĂ© Ă Philippe ManĆuvre qui leur en veut encore. On en apprend aussi pas mal sur la vie dâun groupe, sur la dĂ©gradation des liens suite au succĂšs (et Ă la grosse tĂȘte de certains). Burnel est aussi un homme cultivĂ©, grand lecteur (il apprĂ©cie par exemple le japonais Mishima), passionnĂ© par la musique française : rappelons quâil a produit Taxi Girl et jouĂ© avec Jacques Dutronc. Au final, voici un livre qui ravira les amateurs des Stranglers et aussi (et surtout) de rock.
Une chronique Ă retrouver sur Boojum
Vers la fin des annĂ©es 70, cet homme-lĂ Ă©tait assurĂ©ment le musicien le plus redoutĂ© de la scĂšne punk anglaise. Une vraie terreur, toujours en quĂȘte de provocation. Jean-Jacques Burnel, le bassiste des Stranglers, nâen manquait pas une. DĂ©clenchait rĂ©guliĂšrement des bagarres, clamait que Mick Jagger, qui jugeait les Stranglers dĂ©goĂ»tants, devait finir aux Folies BergĂšres avec les Stones! [âŠ]
Cette Ă©poque de grande aventure qui mĂšnera certains membres du groupe derriĂšre les barreaux et qui verra les Stranglers Ă©voluer constamment sans se renier est Ă©voquĂ©e en dĂ©tail, avec humour et parfois un soupçon de nostalgie, dans Strangler In The Light. Au-delĂ des frasques, de la folie permanente caractĂ©risant leurs apparitions, Burnel, bien questionnĂ© par Anthony Boile («On peut dire quâil a bien fait ses devoirs, celui-lĂ !»), se confie avec une rare honnĂȘtetĂ© sur des sujets aussi diffĂ©rents que le sexe, la drogue, les conflits dâego, la politique, les randonnĂ©es Ă moto, les arts martiaux (il est 7e dan de Shidokan, genre de karatĂ© hyper exigeant) sans oublier dâĂ©voquer sa belle histoire avec ses dĂ©funts parents. «Rien de plus normal que de parler sans langue de bois. Ce que jâai adorĂ© et que jâadore toujours faire, câest partager ma musique avec les autres.
Dans ce bouquin, je souhaitais aussi Ă©voquer des choses simples, belles ou tristes de la vie qui, au final, nous rassemblent tous. AprĂšs tout, nous ne sommes rien dâautre que des humains» (rires). [âŠ]
Un article à retrouver en intégralité dans La Liberté
La musique, la moto, les Meninblack⊠le bassiste des Stranglers se raconte dans un livre dâentretiens. Lâagitateur sâest assagi, la verve reste. [âŠ]
Dans ce recueil dâentretiens, le musicien parle sans dĂ©tour, voire sans filtre, Ă son interlocuteur. Câest justement ce qui fait lâintĂ©rĂȘt du livre. On nâattend pas du turbulent bassiste des Stranglers quâil dise, Ă©voquant ses parents, « la famille, câĂ©tait fantastique, jâĂ©tais trĂšs heureux ». On le plaint quand il relate ses souvenirs dâĂ©cole dans un climat xĂ©nophobe au sud de lâAngleterre. On sâĂ©tonne de sa passion pour Debussy â « La Fille aux cheveux de lin » ? « Oh lĂ lĂ ; Câest lâextase ». [âŠ]
Dans lâHexagone, « le plus français des Anglais et le plus anglais des Français » a Ă©tĂ© le producteur de Taxi Girl (Seppuku, 1982) et de Dani (N comme Never Again, 1993). Si on se souvient moins de sa participation, en 1987, Ă lâalbum CQFD⊠utronc de Jacques Dutronc, lâĂ©vocation de ce souvenir donne lieu Ă une surprenante rĂ©vĂ©lation : lâopportunitĂ© manquĂ©e par Françoise Hardy â « lâerreur de ma vie », a-t-elle insistĂ© dans Best, en 1988 â de travailler avec Jean-Jacques Burnel. Le livre refermĂ©, on continue de sâinterroger sur la teneur du disque quâaurait engendrĂ© ce curieux alliageâŠ
Un article à retrouver en intégralité sur Le Point
Une longue conversation peut Ă©puiser le lecteur. Alors, pensez sur 420 pages ! Pourtant, il nâen est rien. Ici, lâinterview se prĂȘte au jeu des confidences de lâhomme en noir. Entre introspection et provocation, mais avec une sincĂ©ritĂ© Ă toute Ă©preuve, le bassiste des Stranglers remonte le temps, le sien et celui de « son » groupe, nĂ© en 1974 avec dâinĂ©vitables points sur certains « i ». Notamment en Ă©voquant ses relations avec Hugh Cornwell, guitariste, chanteur et premier compositeur du groupe. La complicitĂ© est devenue incomprĂ©hension jusquâau clash fatal en 1990. JJ Burnel, Jet Black (batterie) et Dave Greenfield (claviers) poursuivent lâaventure qui perdure encore aujourdâhui avec Baz Warne Ă la guitare, Jim Macaulay Ă la batterie et tout rĂ©cemment Toby Hounsham aux claviers
Câest le fil de cette vie tumultueuse du punk franco anglais que lâauteur Anthony Boile tire questions aprĂšs questions. Le plus anglais des français et le plus français des anglais est nĂ© de lâautre cĂŽtĂ© de la Manche de parents normands. Mais son grand-pĂšre Ă©tait dĂ©jĂ parti travailler au pays dâElisabeth II. La connexion nâest pas rĂ©cente. Pour celui qui est nĂ© Ă Londres, lâintĂ©gration nâest pourtant pas un long fleuve tranquille. Aux yeux de ses condisciples collĂ©giens, il reste le frenchy, celui qui appartient au pays qui a collaborĂ© avec les allemands ! On parle des annĂ©es 50. Cela forge un caractĂšre.
OrganisĂ© par thĂšmes (enfance, moto, karatĂ©, drogue, sexe, rockânâroll, participationsâŠ) le livre se penche sur une vie faite de coup de poing, dâexcĂšs et de passions : celle dâun rockeur intransigeant qui a su traverser le temps et les Ă©poques sans perdre son identitĂ©. Ă telle enseigne quâentre deux concerts il vit dĂ©sormais en France dans la maison familiale. Un livre fort ? Pour Jean-Jacques Burnel certainement puisquâil affirme quâaprĂšs ce livre : « Je nâaurai pas besoin dâun psychothĂ©rapeute avant longtemps. »
Une chronique Ă retrouver sur Bretagne Actuelle
âJean-Jacques Burnel â Strangler in the nightâ (28âŹ) dâAnthony Boile, est une longue et passionnante conversation avec le trĂšs charismatique bassiste franco-anglais des Stranglers. 400 pages dâinterview : tout y passe, de la naissance du mouvement punk au passĂ© turbulent de âJJâ, son amour des arts martiaux (il est ceinture noire de karatĂ© et expert en shidokan) et ses frasques rock nâroll. Burnel : un bassiste compositeur de gĂ©nie, faux mĂ©chant, vrai gentil â mais quâil est dĂ©conseillĂ© de provoquer (demandez au bassiste du Clash).
Une chronique Ă retrouver en ligne
Bassiste, leader et seul survivant de la formation originale des Stranglers, Jean-Jacques Burnel publie son autobiographie sous forme dâinterview⊠quâil nous a accordĂ©e par ailleurs en⊠franglais!
CâĂ©tait le plus jeune, le plus french des Anglais Stranglers, et le plus punk sans doute. Ce Normand dâorigine, qui avait âla folieâ (morceau quâil chantait en français en 80 sur lâalbum Ă©ponyme), devenu maĂźtre karatĂ©ka qui descendait dans la foule pour faire la peau aux emmerdeurs, publie sous forme de dialogues avec Anthony Boile, dĂ©jĂ auteur dâun ouvrage sur les Stranglers, son autobiographie en douze chapitres. Douze morceaux qui Ă©voquent notamment son identitĂ© duale franco-britannique, son amour des motos, de la bagarre ou son engagement proeuropĂ©en.
Maniant la provocation et lâhumour dans le livre comme dans lâinterview qui suit, Jean-Jacques Burnel laisse poindre sa rancĆur face Ă la trahison de son binĂŽme Hugh Cornell â le chanteur qui a quittĂ© le groupe voici trente ans â, et son amour sincĂšre et indĂ©fectible pour un Ă©trange territoire: la Belgique et les belles personnes qui la peuplentâŠ
LâĂ©cho : Avec les Stranglers, vous ne composiez pas beaucoup de chansons politiques. Pourtant, vous vous intĂ©ressez Ă la gĂ©opolitique comme le prouve votre livre, y compris au travers dâun point de vue visionnaire sur ce qui se passe actuellement en EuropeâŠ
JJ Burnel : Câest vrai, je mâintĂ©resse Ă ce qui se passe dans le monde et je vois que beaucoup de gens âare sleepwalking to a fucking disasterâ (se dirigent les yeux fermĂ©s vers un putain de dĂ©sastre, NDLR). [âŠ]
DĂ©couvrez lâinterview de Jean-Jacques Burnel sur LâEcho
JJ Burnel (Stranglers) : âSi je voyais le type que jâĂ©tais en 74, je changerais de trottoir !â
Câest un nom vraiment Ă part dans lâunivers du rock : un nom Ă la fois craint et respectĂ©, aux consonances françaises car ses parents Ă©taient normands mais Ă lâaura et Ă la verve punk toute britannique. Le toujours bagarreur bassiste des lĂ©gendaires Stranglers, Jean-Jacques Burnel, 70 ans aujourdâhui, rĂ©pond aux questions dâĂric Naulleau.
Marianne : La devise des punks Ă©tait « No Future », mais ils ont dĂ©sormais un passĂ©. Quâest-ce qui vous a convaincu de vous retourner sur le chemin parcouru Ă travers ce livre de conversation avec Anthony Boile, tout juste publiĂ© par Le Mot et le Reste ?
JJ Burnel : Disons que contrairement aux footballeurs qui publient leur autobiographie Ă 25 ans, il mâa semblĂ© que 70 ans Ă©tait un bon Ăąge pour raconter une vie que je ne juge pas tout Ă fait inintĂ©ressante, ne serait-ce que parce que je suis un Français nĂ© en Angleterre et que jâai traversĂ© pas mal de pĂ©riodes dans mon existence. Je suis dans un virage avant la derniĂšre ligne droite, câĂ©tait le bon moment. [âŠ]
Retrouvez lâinterview en intĂ©gralitĂ© sur Marianne
Un livre sous forme dâentretien, câest possiblement un peu casse-gueule sur la longueur, mais la (bonne) surprise est au rendez-vous de ces conversations menĂ©es par Anthony Boile, diplĂŽmĂ© en Histoire de lâart, avec lâinfameux bassiste des Stranglers. En douze chapitres thĂ©matiques, la saga du groupe anglais et du parcours du turbulent Burnel trace un itinĂ©raire poivrĂ©. OĂč lâon note lâostracisme dâĂȘtre de parents français dans lâAngleterre des annĂ©es 50-60. OĂč lâon plonge dans le karatĂ© de JJ comme dans ses rapports bouillants avec les autres membres du groupe. [âŠ]
Un article Ă retrouver en intĂ©gralitĂ© dans la sĂ©lection de lâĂ©tĂ© de Focus Vif
Le lĂ©gendaire bassiste des Stranglers, dĂ©sormais seul aux commandes du groupe, se raconte dans un passionnant livre dâentretiens.
Dans Strangler in the Light, le formidable livre dâentretiens que consacre Anthony Boile Ă Jean-Jacques Burnel, lâhomme autant que le musicien qui a su transcender le punk, on dĂ©couvre que les innombrables lĂ©gendes sulfureuses qui entourent les Stranglers sont toutes vraies. Les histoires de bagarres, de journalistes bousculĂ©s, de drogues, le cĂ©lĂšbre bassiste franco-anglais en parle avec une franchise et une sagesse Ă©tonnantes. «La plupart des musiciens nâont pas de couilles, mais ne lâĂ©crivez pas car sinon mes copains ne me parleront plus.» On sort de ces 400 pages avec le sentiment quâil y a toujours eu Ă©normĂ©ment de malentendus autour des Stranglers, dont lâattitude provocatrice, la dimension avant-gardiste et le goĂ»t pour «lâĂ©quilibre de la terreur» ont souvent Ă©tĂ© mal perçus.
Ce passionnĂ© dâhistoire, dont la culture gĂ©nĂ©rale dĂ©passe la moyenne des rockstars, fils de restaurateurs normands installĂ©s Ă Londres oĂč il est nĂ© en 1952, est le pivot des Stranglers depuis 1974 et leur seul maĂźtre Ă bord aprĂšs les dĂ©parts des membres dâorigine (Hugh Cornwell, Jet Black) et le dĂ©cĂšs du gĂ©nial claviĂ©riste Dave Greenfield dont le jeu extraterrestre comptait pour beaucoup dans le son inclassable du groupe. [âŠ]
DĂ©couvrez lâinterview de Jean-Jacques Burnel dans LibĂ©ration
VĂ©ritable icĂŽne du rock britannique des 70âs et 80âs, mĂ©lodiste, bassiste et producteur reconnu, Jean-Jacques Burnel aura signĂ© de sa frappe lĂ©gendaire une vingtaine dâalbums dotĂ©s de riffs imparables aux basses lourdes et profondes, des basses parfois si lourdes quâelles vous en Ă©craserait le plexus. Grand observateur social, Jean Jacques Burnel a su peindre le quotidien de ses contemporains avec une rage et une ironie mordante. Cette autobiographie raconte son parcours au travers des Stranglers mais surtout permet de mieux cerner la personnalitĂ© de cette anti rock star. Dans ces entretiens avec Anthony Boile, le musicien tĂ©moigne pour la premiĂšre fois des influences de ses membres sur la scĂšne punk britannique, de leur rapport au public et aux mĂ©dias, ou encore des recompositions du groupe aprĂšs le dĂ©part de Hugh Cornwell en 1990, signes dâune vitalitĂ© et dâune longĂ©vitĂ© peu communes. Douze chapitres, et autant de thĂšmes, oĂč « JJ » Burnel dĂ©voile sa personnalitĂ©, dont il puise en partie la complexitĂ© dans sa double identitĂ©. « Le plus français des Anglais et le plus anglais des Français » y Ă©voque son passĂ© turbulent mais aussi son idĂ©al europĂ©en exprimĂ© dĂšs 1979 avec son album Euroman Cometh,. Anthony Boyle rapporte les propos de Jean-Jacques Burnel Ă travers un rĂ©cit exhaustif et des dĂ©tails trĂšs complets. Lâauteur nous entraine dans lâascension Ă©tonnante de ce musicien en herbe devenu bassiste malgrĂ© lui, et plus tard chanteur par lĂ encore par la force des choses. Au fil des chapitres, Jean-Jacques Burnel dĂ©voile le sens profond que revĂȘtent pour lui la musique et la gloire. Lâouvrage Ă©voque Ă©galement ses divers collaborations avec Taxi Girl ou encore Polyphonic Size et son projet parallĂšle, Purple Helmets en compagnie de Dave Greenfield, John Ellis, Manny Elias, batteur de Tears for Fears et le soxophoniste Alex Gifford. Jean Jacques Burnel revient sur des faits divers marquants, histoires tragiques ou amusantes qui lui auront inspirĂ©es plusieurs chanson, notamment sur les femmes dont le point de vue varie suivant sa propre situation amoureuse du moment (de Nice in Nice Ă In the End). Songwriter Ă lâĂ©criture parfois acide, il aborde des thĂšmes plus difficiles tels que les ravages des drogues (Donât Bring Harry), la guerre (Northwinds, Anything Can Happen), le meurtre (La Folie), le suicide (Ice), la vengeance (5 Minutes, I Hate You). Ici aucun dĂ©tails scandaleux sur sa cĂ©lĂ©britĂ©, sa vie de rock star, on y parle vraiment musique mais aussi pratique des arts martiaux et de la moto, lâĂ©volution de son rapport aux femmes et Ă lâamour, son divorce, sans oublier son attachement Ă la France, oĂč il vit dĂ©sormais. La lecture sera dâautant plus captivante si vous mettez en fond sonore les titres Ă©voquĂ©s dans cette biographie. Cela vous permettra dâentendre des choses dans la musique des Stranglers que vous nâaviez peut ĂȘtre pas remarquĂ©. Un bel Ă©clairage qui ravira les fans.
Retrouvez la chronique sur Paris Capitale
Enfin, on lâattendait depuis longtemps, et toujours Ă propos de bassiste, je vous propose un livre dâentretien de prĂšs de 400 pages avec Jean-Jacques Burnel, le lĂ©gendaire bassiste des Stranglers. Il se confie sur 12 chapitres, oĂč il aborde bien entendu les Stranglers, mais aussi ses activitĂ©s de producteur, entre autres pour Taxi Girl et Polyphonic Size. Tout ça sans oublier de se sonder lui-mĂȘme. En rĂ©sumĂ© : câest Ă la fois profond, riche, provocateur et drĂŽle. Un peu comme Burnel lui-mĂȘme, finalement !
Retrouvez lâarticle sur la RTBF
SĂ©ance de dĂ©dicaces Ă Gibert Disc, Boulevard St Michel Ă Paris. Jean-Jacques Burnel bassiste historique des STRANGLERS est en compagnie dâ Anthony Boile lâauteur du livre (sur et avec JJ Burnel) en tournĂ©e de promotion pour la sortie de âStrangler in the Lightâ, un recueil de conversations.
âStrangler in the Lightâ, trĂšs certainement un jeu de mot Ă rapprocher du âStrangers in the Nightâ de Sinatra
Jean-Jacques Burnel parlant un Français impeccable prend le temps de discuter longuement avec chaque fan venu faire signer son livre ou ses vinyles. Ce qui est vraiment sympa, ça permet aussi de discuter tranquillement en faisant la queue avec ses voisins. On y a vu GĂ©ant Vert avec sa plus belle chemise digne dâun vitrail de la CathĂ©dral de Notre dame de Paris.
Retour en images sur la soirée sur le site Rockerparis
« Câest la pwemiĂšwe fois que je vois des Fwançais faiwe la queue ! » Le bassiste des Stranglers, Jean-Jacques Burnel, est venu dĂ©dicacer son livre chez Dialogues Musique, Ă Brest, ce vendredi soir.
« Itâs always the sun » ! Ce vendredi 17 juin 2022, la canicule sĂ©vissait sur Brest comme sur toute la France. Câest ce jour-lĂ , en dĂ©but de soirĂ©e, que Dialogues Musique recevait le Franco-anglais Jean-Jacques Burnel. Le bassiste du groupe « The Stranglers » a dĂ©dicacĂ© son livre « Strangler in the light » (avec lâautre auteur, Anthony Boile). On nâa pas oubliĂ© « Always the sun » ni lâautre gros tube du groupe : « Golden Brown ». « Câest la pwemiĂšwe fois que je vois des Fwançais faiwe la queue ! », sâest exclamĂ© le musicien.
Retrouvez lâarticle sur Le TĂ©lĂ©gramme
Jean-Jacques Burnel, lâĂąme dâun des groupes les plus singuliers, singuliers et inimitables de son temps, la fin du siĂšcle et qui est toujours en vie. Impossible de raconter lâhistoire de la musique populaire dâalors sans accorder Ă ce groupe une place de premier plan.
Il vient de publier un Ă©pais recueil de conversations âJean-Jacques Burnel â Strangler In The Light -Conversationsâ avec Anthony Boile, historien dâart, Ă©crivain et musicien. Un livre dans lequel le bassiste, compositeur et chanteur des Stranglers, dĂ©voile sa personnalitĂ© en douze chapitres, et autant de thĂšmes mais seulement.
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Jean-Jacques Burnel Ă©tait lâinvitĂ© de Laurent Goumarre dans son Ă©mission CĂŽtĂ© Club sur France Inter !
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Bassiste mythique des Stranglers, Jean-Jacques Burnel a aussi Ă©tĂ© compositeur, producteur, chanteur, mais aussi un fĂ©ru dâHistoire, dâarts martiaux et de moto. Ă prĂ©sent seul membre originel du groupe, le Franco-Anglais aime lâhumour et a des anecdotes en pagaille Ă partager. Ce livre se base sur vingt-quatre entretiens menĂ©s entre le 17 fĂ©vrier 2021 et le 18 mars 2022 par Anthony Boile, dĂ©jĂ auteur du livre Black & White sur les Stranglers. Ă priori, on aurait pu se dire que quatre-cent pages de conversations brutes pourraient ĂȘtre rĂȘches Ă la lecture, mais pas du tout. On tourne les pages avec passion, et le tout est assez structurĂ© pour Ă©viter toute rĂ©pĂ©tition ou remplissage. [âŠ]
On ressort de cette lecture avec lâimpression dâavoir passĂ© des heures avec Burnel, en enchaĂźnant les verres. Anthony Boile a rĂ©ussi Ă crĂ©er une intimitĂ© avec le musicien qui se ressent dans lâoralitĂ© de ces pages. Il y a de la mise Ă nu et de la psychanalyse ici (la mĂšre protectrice avec son fils unique, la figure athlĂ©tique du pĂšreâŠ). On traverse aussi plusieurs dĂ©cennies dans lâAngleterre contemporaine (Burnel est nĂ© en 1952 au dĂ©but du rĂšgne dâElisabeth II). On comprend aussi pourquoi les Stranglers nâont jamais vraiment Ă©tĂ© un groupe âpunkâ comme les autres : une trop grande passion pour The Doors, Captain Beefheart, Devo, le krautrock, voire les musiques Ă©lectroniques (Isao Tomita, Kraftwerk) ou classiques (Satie, Debussy, Ravel). MalgrĂ© sa drĂŽlerie, Burnel nous fait aussi part de la grande violence qui rĂ©gnait Ă leurs dĂ©buts : juste sur lâannĂ©e 1976, ils se sont produits deux cents fois en concert alors que leur premier album nâĂ©tait pas encore paru, et les shows finissaient quasiment tout le temps en baston.
Mais peut-ĂȘtre que ce qui est le plus fascinant, câest la diversitĂ© des sujets abordĂ©s : de Platon aux tentatives de suicide, du systĂšme scolaire rĂ©pressif aux petits jobs (Burnel a mĂȘme travaillĂ© dans une crĂȘperie), de lâamitiĂ© avec les Damned jusquâau travail de composition pour une sĂ©rie dâanimation. On a lâimpression dâavoir vraiment fait le tour Ă la fin, et on ressort avec lâimage de Burnel comme dâun gars gĂ©nĂ©reux dans ses mots mais quâil ne faut surtout pas enquiquiner tant il a le coup de poing facile. Il dit lui-mĂȘme quâil nâa jamais connu lâennui et sa vie a Ă©tĂ© clairement bien remplie. Une lecture sans langue de bois pour tous les amateurs des Stranglers.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Obscure
On reçoit Jean Jacques Burnel, bassiste, chanteur et pilier du groupe punk (et pas que !) anglais mythique : The Stranglers. Ă lâoccasion de la sortie du livre dâentretiens aux Ă©ditions Le Mot et le Reste retraçant le parcours de âlâhomme en noirâ, David Blot accompagnĂ© dâun fan de toujours, Bertrand Burgalat, dĂ©couvrent la sĂ©lection musicale de Jean Jacques Burnel.
Réécouter lâĂ©mission sur Radio Nova
Jean-Jacques Burnel est toujours lĂ . Ă 70 balais, câest lui le taulier des Stranglers. Avant un concert Ă Concarneau et un saut Ă Brest, Ă la librairie Dialogues, Anthony Boile, auteur, raconte Burnel.
On a tous un morceau en tĂȘte des Stranglers. Des titres qui ont traversĂ© les gĂ©nĂ©rations. Golden Brown, Always The Sun, No More Heroes ou encore ce titre hallucinant, en français, la Folie. La french touch de ce groupe punk anglais créé en 1974, câest Jean-Jacques Burnel, nĂ© de parents normands installĂ©s en Angleterre. On a souvent eu cette formule Ă son sujet : « Le plus français des Anglais et le plus anglais des Français. » Anthony Boile vient de publier un livre passionnant et trĂšs dĂ©taillĂ© sur le bassiste des Stranglers. « Le premier en France », assure lâauteur. Pas une biographie assommante, non, un livre dâentretiens par Ă©crans interposĂ©s, pour cause de Covid.
36 heures dâenregistrements entre 2021 et 2022. Les deux hommes ne se connaissaient pas, mais le feeling est bien passĂ©. Anthony vit en rĂ©gion parisienne, Jean-Jacques dans le Var. Ils se verront en « vrai » lors de la promo du bouquin qui passe par la librairie Dialogues Ă Brest. Doc Martens aux pieds, blouson noir, moto Triumph et basse Fender, Jean-Jacques Burnel a traversĂ© le temps. Punk dâabord. « Ils nâĂ©taient pas apprĂ©ciĂ©s des autres punks. Ils ont vendu beaucoup plus de disques que les autres groupes. » [âŠ]
Un article à retrouver en intégralité dans Ouest France
Avant la parution de la biographie de Jean-Jacques Burnel âStrangler in the lightâ, StĂ©phane Renaud a eu le plaisir dâinterviewer Anthony Boile, Ă©galement auteur du livre The Stranglers â Black and White.
Anthony, je suis trĂšs heureux de tâaccueillir sur notre blog. Nous nous connaissons tous les deux depuis un certain temps mais je souhaitais te faire connaĂźtre Ă nos lecteurs. Tu as acceptĂ© en effet de travailler sur un projet aussi unique quâinĂ©dit, Ă savoir celui dâĂ©crire une biographie qui se prĂ©sentera sous la forme dâune longue et passionnante discussion avec JJ Burnel. Mais avant de parler de ce dĂ©fi que tu as, au passage, magnifiquement relevĂ©, parle-nous un peu de toi.
Anthony, qui es-tu et que fais-tu dans la vie ?
A.B : Je suis nĂ© pendant lâannus horribilis des Stranglers, quelques semaines avant lâemprisonnement de Hugh Cornwell Ă Pentonville, et quelques mois avant « lâaffaire de Nice ». Je ne suis pas journaliste musical et nâai jamais vraiment souhaitĂ© lâĂȘtre. Mais ma passion pour la musique mâa offert lâopportunitĂ© de mener certains projets dâĂ©criture. Adolescent, je voulais ĂȘtre Ă©crivain, mais plutĂŽt romancier. Ce nâest peut-ĂȘtre que partie remise ! Je suis dĂ©jĂ heureux dâavoir pu, Ă ce jour, faire naĂźtre trois livres sur la musique, mĂȘme si ce nâĂ©tait pas une ambition Ă la base. Quant Ă mon travail quotidien, il se situe Ă la basilique de Saint-Denis, au nord de Paris, nĂ©cropole des rois de France et premier manifeste de lâart gothique. Jây suis agent du ministĂšre de la Culture, en charge de lâaccueil du public, de la sĂ©curitĂ© et des visites commentĂ©es. Mon cĆur balance toujours entre la musique rock et lâhistoire, et je ne veux pas trancher. Mes passions me paraissent tout Ă fait compatibles et salutaires. [âŠ]
Retrouvez lâintĂ©gralitĂ© de lâinterview en ligne