Jazz rock
Esprits libres et fusion des genres
Le jazz rock représente parfaitement le bouillonnement expérimental et commercial propre aux années soixante-dix.
1969, au lendemain de Woodstock, le rock a montrĂ© Ă la terre entiĂšre quâil nâest pas un mouvement de dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s droguĂ©s et marginaux mais bien lâavenir de la musique. Le monde du jazz, de son cĂŽtĂ©, devient adulte et a besoin dâune cure de jouvence. Dans cette pĂ©riode dâexpĂ©rimentation, câest tout naturellement que ces genres se mĂȘlent pour crĂ©er de nouvelles voies, en AmĂ©rique comme en Europe. Pendant que Miles Davis, John McLaughlin ou Chick Corea poussent vers le rock, Jimi Hendrix, Chicago ou Jack Bruce tirent vers le jazz. Herbie Hancock se dirige vers le funk rejoindre Earth, Wind & Fire, issus comme lui du jazz, quand Funkadelic sort les grosses guitares, Sly Stone joue les rock stars et que Jeff Beck et Stevie Wonder jamment. Tout au long de cet ouvrage, nous irons Ă la rencontre des acteurs majeurs de cette rĂ©volution, et nous dĂ©couvrirons, outre les genres musicaux et les Ćuvres abordĂ©es (jazz rock, jazz soul, jazz funk, funk rock, flamenco rock, samba rock, latino rock, et dâautres encore), le contexte particulier dans lequel ces mĂ©langes ont pu avoir lieu, et les conditions de leur diffusion dans le climat artistique, social et politique de cette vague utopique.
Revue de presse
- Livres à vous Jean-Guillaume Lanuque Big Bang décembre 2019
- Que le jazz rock se lĂšve ! Christophe Rodriguez Sorties Jazz Nights 1 novembre 2019
- Jazz rock Bernard Morlino le blog de Bernard Morlino 3 octobre 2019
- Jazz rock Mémoire des Arts sept-dec 2019
- Jazz rock Alain Vollerin Le blog des Arts 7 septembre 2019
- Jazz culture Alex Dutilh France Musique // Open Jazz 10 septembre 2019
- Jazz rock Thierry de Fages le blog de Phaco 26 août 2019
- Arts et essais ! #44 - Christine Le Garrec à vos marques⊠Tapage! 17 août 2019
Marc Alvarado, auteur de ce livre de 300 pages (Ăditions Le Mot et le Reste) a eu le courage de se lancer dans lâhistoire dâun moment trĂšs difficile de la musique populaire : devenue industrielle, emportĂ©e par le Pop Rock, les anciens genres musicaux dĂ©jĂ Ă©puisĂ©s par un marketing endiablé⊠On est vers 1969, annĂ©e charniĂšreâŠ
Milieu 60âs, le Jazz en marge ?
De mĂȘme que la Pop avait rĂ©tamĂ© le Rockabilly vers 1960, puis lâĂ©lectricitĂ© avait enterrĂ© le Folk vers 1965, câĂ©tait au tour du Jazz (encore vivace dans les sixties, malgrĂ© les avalanches Pop, PsychĂ©âŠ), mĂȘme de lâavant-garde Jazz Cool ou Hard Bop ou Free, de tomber.
On parle de grand public international, suite aux grands festivals, et aux coups de boutoir des Britanniques avec leur Blues Rock, mais aussi aux succĂšs grandissants des rois de ce quâon appelait Rythm and Blues : James Brown, Sam and Dave, Otis Redding, Wilson Pickett, Aretha Franklin⊠Les labels Stax, Chess, mais aussi les efforts de la Motown qui avait rĂ©ussi Ă imposer une Soul raffinĂ©e.
Lâauteur cite bien les quelques gĂ©ants qui ont tout fait basculer : Jimi Hendrix bien sĂ»r (qui connaissait le Jazz), mais il y aura aussi Sly Stone, gĂ©nie Pop au talent large, ou Arthur Lee, avec son groupe Love qui avait créé la voie Ă un psychĂ©dĂ©lisme ouvert Ă tous les genres !
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La fusion comme solution
Ce livre traite Ă©videmment de toutes sortes de groupes et dâĂ©changes de musiciens, lesquels, afin de sauver les meubles, faute de trouver une formule, misaient tout sur un mot : Fusion !
On mĂ©lange pĂ©niblement, mais ça passe mal : de ce grand brassage, surnagent quelques noms, comme John Mac Laughlin (qui jouera mĂȘme avec Paco de Lucia le grand guitariste Flamenco) ou Larry Coryell, et Chick Corea, tous autour dâune improvisation fusionâŠ
Se réinventer pour survivre
Des dizaines de tentatives et de disques osĂ©s, de 1970 Ă 75, mais les musiciens habiles et savants ne rencontrent pas forcĂ©ment un public. Ils sont tous lĂ , dans ce livre : Weather Report, Blood sweat and Tears, Mahavishnu OrchestraâŠ
La grande dĂ©couverte de cette Ă©poque Ă©puisĂ©e serait Ă chercher du cĂŽtĂ© du Volume du son (les Anglais avaient dĂ©jĂ trouvĂ© les « Power Chords » frappĂ©es, des Troggs, Kinks, Who ou plus Tard Led Zeppelin, mais ils Ă©taient juste entrain dâ inventer le Hard Rock !), mais aussi de lâimportance grandissante des percussions (voire la basse Funky ou les riffs de Hendrix, vĂ©ritables percussions obtenues avec les autres instruments !)
Et enfin lâĂlectronique, les effets : les larsen, delay, re-re, pĂ©dale wah wah, vibratos, Ă©chos et multiples autres inventions (les synthĂ©s Moog et Fender Rhodes)âŠlâĂ©lectronique comme instrument !
Jazz Rock. Esprits libres et fusions des genres
Lâauteur reconnaĂźt les plantages, ratages, dĂ©ceptions, toute une Ă©poque de recherches et de rĂ©novations qui aboutissent rarement. Les rockeurs ne veulent pas sâenrĂŽler dans le Jazz, qui jongle pour survivre.
Seul ou presque, Miles Davis arrive Ă sâinviter dans les festivals et les grands concerts Pop (ceux du Fillmore), mais nâarrive pas Ă recruter Jimi Hendrix, Bootsy Collins ou SlyâŠ
Il y a les exceptions comme Herbie Hancock, qui rĂ©ussit Ă sortir un Funk Ă©lectronique, ou Gil Scott-Heron qui invente un Rap Jazzy, mais en rĂ©alitĂ© se prĂ©pare bien dâautres cassures violentes avec des bombes atomiques : Funk, Reggae, Disco, Punk ! Une autre planĂšte.
Ce gros livre termine sur un tour du monde de toutes les tentatives de fusions Jazz : des latins aux nordiques⊠Ătourdissant.
On dit quâil faut dĂ©truire pour pouvoir reconstruire : ce qui fut fait.
La chronique intégrale sur le site de Nova
*Câest un ouvrage Ă©rudit et passionnant que Marc Alvarado livre chez Le mot et le reste, consacrĂ© Ă un style musical tangent avec le rock progressif, celui du jazz rock. De la fin des annĂ©es 1960 Ă celle des annĂ©es 1970, un moment rare sâimposa, une pĂ©riode oĂč lâart et le mĂ©lange â un mot clef de la prose de lâauteur â lâemportĂšrent sur de strictes considĂ©rations industrielles et mercantiles. Le contexte dâĂ©mergence du jazz rock est Ă cet Ă©gard largement dĂ©taillĂ©, en tant quâĂ©lĂ©ment dâune contre-culture nettement plus vaste.
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Mais le grand mĂ©rite de Jazz rock, câest dâouvrir notre vision et dâencourager des (re)dĂ©couvertes. Car cette dĂ©marche de mĂ©lange (un terme choisi par Marc Alvarado par son Ă©cho du Dune de Frank Herbert?) toucha Ă©galement Joni Mitchell dans la seconde moitiĂ© des annĂ©es 1970, la compositrice Carla Bley â qui collabora avec Hugh Hopper â ou Annette Peacock, mieux connue des amateurs de lâĂ©cole de Canterbury.
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Il nâempĂȘche, le livre de Marc Alvarado constitue en lâĂ©tat une remarquable synthĂšse Ă mettre entre toutes les mains!
Sans ĂȘtre Ă©crivain, mais chroniqueur, câest le genre de livre que nous aurions souhaitĂ© Ă©crire. Pour une fois il ne sâagit pas dâun produit anglo-saxon, qui sont pour la plupart bien faits, mais dâune bible de rĂ©fĂ©rence qui nous provient de la rĂ©gion lyonnaise. Producteur musical dans tous les domaines, Marc Alvarado, vient de signer un ouvrage magistral sur ce que fut lâavĂšnement du jazz-rock, avec ses confluents et autres styles.
Si vous ĂȘtes programmateur, fĂ©ru de radio ou de podcasts, cette bible vous donnera des idĂ©es pour dĂ©velopper une sĂ©rie dâĂ©missions avec des artistes plus connus (John McLaughlin, Miles Davis, Tony Williams, Cream). Mais aussi quelques oubliĂ©s, comme ceux qui firent les beaux jours de la petite compagnie de disque CTI fondĂ© par le lĂ©gendaire Creed Taylor.
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Est-ce que la fusion Ă©tait inĂ©vitable ?, câest ce que vous lirez au fil des pages hautement documentĂ©es. Si la soul durcit le ton avec la fondation de la marque Motown puis Stax, la salve est venue dâun judicieux assemblage avec le guitariste Larry Corryel, le saxophoniste Charles Loydd, le groupe Cream (Ginger Baker, Eric Clapton) et Mitch Mitchell au sein du Jimi Hendrix Experience. Bien entendu, le trompettiste Miles Davis qui nâest pas en reste voit ses ventes de disque chuter. Il fera donc flĂšche de tous « cuivres » avec In a Silent Way et Bitches Brew.
Du fil en aiguille et Ă travers les festivals que furent ceux de Woodstock et Newport et celui de lâĂźle de Wright, lâauteur remonte la filiĂšre. Il Ă©tabli des liens et nous fait redĂ©couvrir lâĂ©tonnant travail de lâiconoclaste Frank Zappa, du Mahavishnu Orchestra, sans oublier les idĂ©es de Jimi Hendrix, Annette Peacock (la fusion au fĂ©minin) et grand bonheur, le concert Wattstax avec Issac Hayes en tĂȘte.
La tĂȘte pleine de musique, oui oui, fouillez dans votre discothĂšque, vous retrouverez aussi le claviĂ©riste Joe Zawinul avec le saxophoniste Julian « Cannonball » Adderley-Mercy, Mercy, Funkadelic, Weather Report, la formation Return To Forever, Curtis Mayfield, le saxophoniste argentin incandescent Gato Barbieri (El pampero), puis rayon Europe, lâintense groupe Magma. Ce ne sont que de petits « Ă©chantillons » qui vous mĂšneront vers une quĂȘte importante avec au dĂ©tour, combien dâoubliĂ©s et de redĂ©couvertes.
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Superbe livre ! Toute la musique que jâaime⊠loin des dĂ©bilitĂ©s quâon entend depuis le RAP
bassement commercial. Le RAP Ă 90 % câest nullissime. Textes pauvres, bruit au lieu de musique. On nâa jamais vu Hendrix entourĂ© de thons siliconĂ©s. Le RAP Ă 90 % câest nullissime. Textes pauvres, bruit au lieu de musique. De lâaprĂšs-guerre Ă la fin des annĂ©es soixante-dix, on a eu droit Ă de vrais artistes. Ce nâĂ©tait pas toujours mieux avant mais dans ce cas oui.
Marc Alvarado, nĂ© en 1961, dresse le panorama des meilleurs musiciens des dĂ©cennies 1960 et 1970. Il montre bien les influences dans leurs mouvements de flux et reflux. A la fin des annĂ©es 1960, le jazz et la soul musique sâessoufflaient alors que le rock rĂ©gnait. Miles Davis a trĂšs bien pris le virage de la musique Ă©lectrique tandis que Hendrix tendait vers le jazz, Ă sa maniĂšre, son unique maniĂšre avec un son inimitable et qui vrille le cĆur. La mort du guitariste nous a privĂ©s de disques dâanthologie. On assista Ă la naissance artistique de Chick Corea et John McLaughlin. Le funk pointa le but de son talent avec H. Hancock et Earth, wind and fire. Vers 1966, le mouvement hippie dĂ©ferla sur le monde comme une tornade de libertĂ©. Les jeunes sâillusionnaient avec ou sans H dans lâespoir de fuir le systĂšme Ă©tabli par les parents.
A partir des annĂ©es 1965, les Beatles ont lancĂ© la mode de la marijuana sans trop sans rendre compte. Eux-mĂȘmes imitaient Bob Dylan. Les patrons de presse sortaient des journaux (Rock and Folk, Rolling StoneâŠ) car les jeunes nâavaient rien Ă se mettre sous la dent Ă part Salut les Copains. 1967 devint historique avec la sortie de Sergent Pepperâs lonely hearts club band.
Une fois lancĂ©e, la rĂ©volte dĂ©stabilisait les radios. A la fin des annĂ©es 1960, le jazz fut dĂ©trĂŽnĂ© par le rock, chez les Blancs, et par le rhythmânâblues chez les Noirs. La basse Ă©lectrique se fit entendre. Malcolm X glorifia le Noir et refusa la domination blanche. La tamla Motown faisait la pluie et le beau temps. On entendait aussi des influences brĂ©siliennes avec Stan Getz et Joa & Astrud Gilberto. Il y avait aussi Chico Buarque, Jorge Ben et Gilberto Gil. Le jazz rock se fit une place au soleil. Woodstock devint le concert du siĂšcle avec 500 000 personnes prĂ©sentes. Sly and the familly stone donnait le rythme. On Ă©tait heureux. Surtout jeunes. Certains le sont restĂ©s. Dâautres sont morts. Le plus grand nombre survit et transmet.
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Marc Alvarado, aprĂšs une carriĂšre dans la production musicale, audiovisuelle et multimĂ©dia, nĂ© en 1961, enseigne le management de projet culturel, Ă Lyon. Il connaĂźt parfaitement bien lâhistoire du Jazz, mais aussi, celle du Rock. Son abondante Ă©tude est proche de la perfection. Marc Alvarado connaĂźt tout de lâhistoire de ces musiques : Avant 1960 : les ingrĂ©dients du mĂ©lange [la suprĂ©matie du rock, les malheurs du jazz, lâagonie de la bossa-nova, etc], 1969 : le parfum du mĂ©lange [aux Etats-Unis: de Newport Ă Woodstock, Miles Davis: ln a silent way et bitches brew, etc], Les annĂ©es soixante-dix : lâexplosion du mĂ©lange [ lâaprĂšs Bitches Brew-Miles Davis, !âEternelle Seconde Chance-Tony Williams, etc], les annĂ©es soixante-dix: le mĂ©lange exotique [les hĂ©ritiers de la couronne: Jack Bruce et Ginger Baker, les perdants magnifiques: Colosseum et Patta, etc]. Un merveilleux cadeau!
Marc Alvarado, aprĂšs une carriĂšre dans la production musicale, audiovisuelle et multimĂ©dia, nĂ© en 1961, enseigne le management de projet culturel Ă Lyon. Il connaĂźt parfaitement bien lâhistoire du Jazz, mais aussi, celle du Rock. Son abondante Ă©tude est proche de la perfection. Marc Alvarado connaĂźt tout de lâhistoire de ces musiques : Avant 1969 : les ingrĂ©dients du mĂ©lange (la suprĂ©matie du rock, les malheurs du jazz, lâagonie de la bossa-nova, etc), 1969 : le parfum du mĂ©lange (aux Etats-Unis : de Newport Ă Woodstock, Miles Davis : In a silent way et bitches brew, etc), Les annĂ©es soixante-dix : lâexplosion du mĂ©lange (lâaprĂšs Bitches Brew-Miles Davis, lâEternelle Seconde Chance-Tony Williams, etc), les annĂ©es soixante-dix : le mĂ©lange exotique (les hĂ©ritiers de la couronne : Jack Bruce et Ginger Baker, les perdants magnifiques : Colosseum et Patto, etc). Un merveilleux cadeau !
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Alex Dutilh vous parle du livre de Marc Alvarado dans son émission consacrée à Palm Unit et leur hommage Henri Texier.
Pour la chronique du livre, rendez-vous Ă la 36e minute
Dans Jazz rock â Esprits libres et fusion des genres Marc Alvarado nous dit tout sur lâhistoire du populaire et cĂ©lĂšbre genre musical propulsĂ© par le progrĂšs technologique et de nouveaux artistes novateurs.
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TrĂšs documentĂ© le livre entraĂźne le lecteur dans toutes les subtiles ramifications du genre, du BrĂ©sil aux USA en passant par lâEurope. Un voyage fusion qui lâinvite Ă redĂ©couvrir toutes les Ă©tonnantes pĂ©ripĂ©ties musicales du genre, du funk Ă guitares (Funkadelic) au groove du bayou (The Meters) en passant par le prĂ©curseur du rap (Gil Scott Heron), le rock andalou, ou flamenco rock, le krautrock en fusion, le jazz rock yodel ou la fusion brĂ©silienne. Un livre rĂ©fĂ©rence !
Toute la chronique est disponible sur le blog de Phaco
Une soif dâamour, de libertĂ© et de fraternitĂ©, exacerbĂ©e bien souvent par lâusage de stupĂ©fiants qui leur ouvraient grandes ouvertes les portes de la perception, chĂšres Ă Huxley : la gĂ©nĂ©ration « Peace & love » de la fin des annĂ©es 60, avide de changements, prĂŽnait sa contestation, entre autres, par la musique. Loin de toute convention, les courants musicaux, dans un vĂ©ritable chaudron bouillonnant, ont alors donnĂ© lieu Ă des fusions expĂ©rimentales hallucinantes qui continuent Ă nous fasciner aujourdâhui. Jazz rock, soul jazz, funk rock, jazz et rock latino, jazz rock psychĂ©dĂ©lique, jazz rock et flamenco, jazz rock et tango⊠Toutes ses combinaisons ont vu le jour dans une explosion des genres dâune crĂ©ativitĂ© jamais Ă©galĂ©e depuis ! Câest Ă la genĂšse de cette pĂ©riode musicale bĂ©nie des dieux que Marc Alvarado nous convie Ă travers cet ouvrage oĂč il nous offre un panorama complet du climat artistique mais aussi social et politique de cette vague qui a tout submergĂ© sur son remarquable passage. PrĂ©sentation des groupes et Ćuvres phares, analyse chronologique scrupuleuse des annĂ©es 60 (le changement en marche, lâĂ©laboration des mĂ©langes, les festivalsâŠ), aux annĂ©es 70 (lâexplosion des mĂ©langes, les iconoclastes patentĂ©s, les mĂ©langes « exotiques » en Europe et en AmĂ©rique du SudâŠ), bibliographie, filmographie, sites Web rĂ©pertoriĂ©s⊠Rien ne semble avoir Ă©tĂ© oubliĂ© dans ce voyage au cĆur du meilleur de la musique de ces annĂ©es magiques, malgrĂ© lâincroyable richesse de la matiĂšre Ă explorer ! Vous retrouverez dans ce bel ouvrage tous les artistes qui vous ont fait planer, rĂȘver et danser ⊠Et qui continuent sans lâombre dâun doute Ă Ă©blouir plusieurs gĂ©nĂ©rations depuis (dĂ©jĂ âŠ) 50 ans !
Retrouvez la chronique de Christine Le Garrec en ligne