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Parution : 06/02/2020
ISBN : 9782361391942
160 pages (14,8 x 21 cm)

J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles

L’idĂ©e sĂ©duisante d’aborder l’un des groupes les plus cĂ©lĂšbres au monde par le lien intime qui les unit Ă  tout un chacun.

Cinquante, c’est le nombre d’annĂ©es Ă©coulĂ©es depuis la sĂ©paration des Beatles et la naissance de JĂ©rĂŽme Attal. Le temps est donc Ă  l’écriture, pour mettre dans cette double peine, beaucoup de joie. Son dĂ©sir s’exprime ainsi : partager en de courts rĂ©cits tout ce que la musique peut changer en nous, montrer avec quelle grĂące et quelle puissance elle sait nous accompagner mais Ă©galement nous altĂ©rer en profondeur. Pour lui, aucun groupe n’a autant comptĂ© que les Beatles. Ils ont assurĂ© cette transition pĂ©rilleuse entre l’enfance et l’adolescence, lorsque l’imagination, au service de la fiction, ne suffit plus Ă  masquer la rĂ©alitĂ© qui s’impose avec l’ñge. Émergent de cette envie, des nouvelles, des pensĂ©es et un ensemble de souvenirs touchants, justes, drĂŽles, qu’il n’appartient qu’aux lecteurs de rattacher Ă  leur propre expĂ©rience.

Revue de presse

- J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles HervĂ© Devallan Rock Made In France 14 fĂ©vrier 2020
- Interview - dans les carnets de JérÎme Attal Myriam Thibault Atelier d'Albion 27 janvier 2020
- Il aurait voulu ĂȘtre un Beatles Serge Hartmann Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace 10 fĂ©vrier 2020
- J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles Henri-Charles Dahlem Ma collection de livres 7 fĂ©vrier 2020
- J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles Nadine Doyen TraversĂ©es 9 fĂ©vrier 2020
- Histoire(s) de lire... N°48 Christine Le Garrec À vos marque ta page ! 17 janvier 2020

- J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles

Ecrivain et parolier (Johnny Hallyday, Vanessa Paradis, Eddy Mitchell
), JĂ©rĂŽme Attal est aussi un fan des Beatles. Il a vĂ©cu ses Beatles avec quelques annĂ©es de retard, ce qui ne semble pas gĂącher l’intensitĂ© de la relation. Dans la réédition de ce livre augmentĂ©e de quelques textes, il persiste et signe. De ses premiĂšres amours aux copains perdus, en passant par des parents aimants, il y a toujours un coin des Beatles qui lui rappelle. Cela passe par des histoires courtes, comme autant de petites nouvelles rythmĂ©es par les extraordinaires mĂ©lodies de John, Paul, George et Ringo.

Le lecteur n’est jamais exclu de cette relation. La plume du romancier y est pour beaucoup. Sa sincĂ©ritĂ© Ă©galement. Et l’absente totale d’enjeu peut expliquer la vraie lĂ©gĂšretĂ© d’un artiste (Ă©crivain, musicien, peintre
) qui a su rester un enfant ou plus certainement un adolescent. Cette pĂ©riode entre rage et espoir quand l’instant amoureux balaye la conscience d’un monde adulte peuplĂ© de factures et de condescendances.

Alors, mĂȘme si vous n’avez jamais voulu ĂȘtre un Beatles, n’excluez pas le fait que d’autres puissent vous sĂ©duire Ă  raconter leurs souvenirs. Car au fond, le double bleu et le double rouge sont aussi dans votre discothĂšque. Et c’est dĂ©jĂ  un premier pas vers une madeleine de Proust que nous partageons tous. Le plus Ă©tonnant reste encore que ceux qui nous gouvernent semblent passer bien loin de cette culture pop et rock. Ceci expliquerait peut-ĂȘtre ce dĂ©calage entre le peuple et ses Ă©lites. Pour nous le monde est divisĂ© entre Beatles et Rolling Stones. Pour eux entre Louis Le Grand et Henri IV. A chacun ses divinitĂ©s.

La chronique est en ligne

Hervé Devallan
Rock Made In France 14 février 2020

- Interview - dans les carnets de JérÎme Attal

Cette semaine, le Journal d’Albion vous propose d’entrer dans les carnets de l’écrivain JĂ©rĂŽme Attal. Son dernier roman, La Petite sonneuse de cloches est paru chez Robert Laffont en aoĂ»t dernier. Aujourd’hui, il nous parle de ses carnets et de son inspiration, qu’il trouve entre Londres et Paris.

Tu as toujours un petit carnet sur toi ?

Oui, toujours. J’ai eu pas mal de petits carnets comme ça, rigide avec un Ă©lastique. J’ai aussi eu des petits carnets plus souples, lignĂ©s, et qui rentrent dans la poche intĂ©rieure d’une veste. C’est l’idĂ©al. Mon plus grand truc ce sont ces petits carnets de poche. Maintenant, je dois avouer que j’utilise aussi beaucoup les Notes d’iPhone, parce qu’elles arrivent directement sur mon ordinateur.

Qu’écris-tu dans ces petits carnets ?

Ce sont plutĂŽt des idĂ©es, des poĂšmes, des phrases ou des chansons. « Boulogne Billancourt, oĂč je regarde la pluie tomber sur des immeubles en verre ». « Il nous est impossible d’aimer quelqu’un d’autre, c’est une trahison, c’est une trahison », ce sera dans l’une de mes chansons : « Je ne supporterai pas que tu en aimes un autre », que l’on peut toujours Ă©couter sur Spotify. J’en ai des tonnes des petits carnets comme ça.

Et pour tes romans ?

Pour les romans, j’aime bien cette taille-lĂ , plus grand, avec des pages blanches. Ce carnet-lĂ  Ă©tait pour mon roman Les Jonquilles de Green Park.

Tes carnets sont totalement dĂ©diĂ©s Ă  l’écriture. Tu ne notes pas de listes de choses Ă  faire, par exemple ?

Non, je retiens toujours les trucs Ă  faire. Je ne les Ă©cris jamais. Mes carnets sont pour l’écriture de romans, de chansons, de textes, de nouvelles.

Tu emportes aussi partout ce carnet pour le roman ?

Oui, j’y note vraiment toutes les idĂ©es qui me viennent. J’écris aussi des passages. Quand c’est rayĂ©, c’est que j’ai dĂ» m’en servir pour le retaper sur ordinateur.

OĂč aimes-tu Ă©crire ?

Quand je dois Ă©crire un chapitre entier, j’aime ĂȘtre chez moi, avec mes livres, devant mon ordinateur. Pour prendre des notes, j’écris partout sur mes petits carnets de poche, en marchant. J’ai des idĂ©es en marchant dans Paris.

Tu ne te prends pas des poteaux de temps en temps ?

Non
 Est-ce que dans la vie d’un homme normal, on se prend plus de poteaux que de rñteaux ? Ou plus de rñteaux que de poteaux ?

C’est une bonne question
 Et alors, une idĂ©e de rĂ©ponse ?

Plus de rĂąteaux que de poteaux. (Rires) J’aurais bien Ă©changĂ© quelques rĂąteaux contre des poteaux. J’ai habitĂ© ce quartier [nous sommes Rive gauche, proche d’OdĂ©on] de 1988 jusqu’à il y a trois ans. J’ai aussi un peu habitĂ© Ă  Auteuil, mais avec la ligne 10, je venais toujours ici. Et c’est dans ce triangle des Bermudes qu’est le boulevard Raspail, Saint-Michel et Saint-Germain, que j’ai passĂ© mon temps Ă  me promener, Ă  Ă©crire, Ă  trouver des idĂ©es.

C’est dans ce quartier que vient l’inspiration ?

Oui, l’inspiration vient ici en marchant.

L’inspiration vient-elle aussi Ă  Deauville, oĂč tu habites ?

Non, Ă  Deauville, je suis chez moi, donc je peux travailler Ă  un bureau qui me plaĂźt, oĂč j’ai mes livres, oĂč je me sens bien. J’ai une perspective. C’est une sorte d’atelier oĂč je peux travailler sur du long cours. Mais l’inspiration, je la trouve Ă  Paris ou Ă  Londres. Depuis cinq ans, j’ai plus de plaisir Ă  trouver l’inspiration Ă  Londres, parce que la rue m’inspire plus. Ce qui sauve Paris, ce sont les nouvelles personnes qui arrivent et qui redĂ©couvrent la ville. Mais je trouve que la vie est trĂšs violente Ă  Paris, les gens sont agressifs, malpolis, la ville est sale. J’ai moins d’affinitĂ©s avec Paris, que j’ai adorĂ©e toute ma vie. Puis grĂące aux livres, je voyage beaucoup. Je suis trĂšs souvent partout en France, et je prends plus de plaisir Ă  revenir Ă  Paris, comme quelqu’un qui va y habiter de maniĂšre sursitaire. Alors qu’il y a dix ou quinze ans, c’était une punition pour moi de quitter Michel Ange Auteuil ou SĂšvres Babylone. Je ne suis jamais parti en vacances de 1989 Ă  aujourd’hui.

Tu n’es jamais parti en vacances ?

Je n’aime pas les vacances. J’ai l’impression que les choses se font sans moi. J’ai toujours des choses Ă  Ă©crire. Et depuis que j’ai dĂ©couvert de maniĂšre plus intime Londres, j’y trouve une Ă©nergie. J’adore le bruit de la ville quand on est dans les parcs, la lumiĂšre, j’adore les filles Ă  Londres, la maniĂšre dont elles Ă©voluent. J’adore ce cĂŽtĂ© trĂšs poli des Londoniens. Peut-ĂȘtre que si j’y habitais, je trouverais ça pesant
 Et puis il faut ĂȘtre riche, la condition d’auteur ne me permet pas malheureusement de vivre longtemps Ă  Londres, mais Ă  Paris non plus. Il n’y a plus de middle class. Cette ville devient soit pour les pauvres qui mettent des matelas dans la rue, soit pour les trĂšs riches qui prennent des taxis, qui vont de palace en palace, et qui ne voient rien hormis quelques tentes sur les boulevards pĂ©riphĂ©riques.

Je vois que tu as d’autres carnets.

Oui, j’ai une troisiĂšme sorte de carnets, dans lequel j’écris mon journal intime. Ce sont des carnets qu’on m’offre. J’ai longtemps tenu un journal sur Internet. C’est comme ça que l’éditeur StĂ©phane Million m’a proposĂ© de faire un premier roman. Mon journal Ă©tait trĂšs lu Ă  l’époque, de 1998 Ă  2008. C’était au tout dĂ©but d’Internet, j’avais entre 3000 et 4000 lecteurs par jour. Il y avait peu d’écriture en ligne, et j’avais beaucoup de lecteurs francophones : des QuĂ©bĂ©cois, des Français Ă  New York
 Ça leur plaisait d’avoir les aventures d’un jeune homme qui habitait Paris. Aujourd’hui, je ne le publie plus, mais je fais des Writer’s Life, une autre sorte de journal intime en plus condensĂ©. Les carnets, c’était super pour aller dans les cafĂ©s. C’était avant que le MacBook ne se dĂ©mocratise.

Dans quels cafés allais-tu ?

J’allais au Vieux Colombier, au Rouquet, j’adorais les banquettes rouges et la perspective sur le boulevard Saint-Germain, ou au Petit Suisse Ă  cĂŽtĂ© du jardin du Luxembourg. J’ai eu des pĂ©riodes de cafĂ©s comme ça. Maintenant, je vais au CafĂ© Madame, Ă  l’angle de la rue Madame et de Vaugirard. J’y vais, car Loulou Robert a Ă©crit ses premiers romans lĂ -bas. Je sais qu’elle n’y va plus, donc si j’y vais, je ne la dĂ©range pas. Et j’y vais en sachant que le spectre de Loulou est lĂ , et ça me plaĂźt. Quand je rentrais le soir, Ă  Auteuil, je retapais sur mon ordi ce que j’avais Ă©crit l’aprĂšs-midi, et je postais en ligne mon journal. J’aimais l’idĂ©e du journal intime : quoi qu’il se passe dans la journĂ©e de mes lecteurs, ils savent que le soir, ils ont un rendez-vous. Et mon journal, je l’écrivais avec l’idĂ©e qu’il serait peut-ĂȘtre publiĂ© un jour, comme mes Writer’s Life aujourd’hui.

Pour conclure, peux-tu nous parler d’un livre qui t’a donnĂ© envie d’écrire ?

Il y en a plusieurs. Pour la jeunesse, c’est Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl. Et pour les adultes, je suis trĂšs fan des nouvelles de Salinger. J’adore « L’Homme hilare », « Juste avant la guerre avec les Esquimaux ». Ce sont de nouvelles qui me donnent envie d’écrire. Il y a aussi La Vie matĂ©rielle de Marguerite Duras, avec plein de petits textes. J’aime beaucoup les livres imparfaits, qui ne sont pas des chef-d’Ɠuvre, mais qui sont poĂ©tiques et pleins de peps, comme Richard Brautigan. Ce sont des livres qui durent dans le temps. J’adore les livres que tu aimes avoir avec toi, que tu aimes offrir, avec un cĂŽtĂ© intemporel. J’adore les livres qui donnent envie d’écrire.

Conseils lecture :

Journal de Jean-René Huguenin Les livres de Richard Brautigan La Vie matérielle de Marguerite Duras Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl

Lisez cette interview en ligne

Myriam Thibault
Atelier d'Albion 27 janvier 2020

- Il aurait voulu ĂȘtre un Beatles

Il voue une passion aux Fab Four et a dĂ©jĂ  eu l’occasion de l’écrire. Dans J’aurais voulu ĂȘtre un Beatles, JĂ©rĂŽme Attal signe un livre doux-amer sur l’adolescence, le temps qui passe et le rock qui aide parfois Ă  le supporter.
C’est une succession de petits rĂ©cits qui tournent autour des Beatles dont certains avaient dĂ©jĂ  fait l’objet d’une publication dans un livre joliment intitulĂ© Le Rouge et le Bleu (2007). Une façon trĂšs stendhalienne d’évoquer les deux cĂ©lĂšbres compilations grĂące auxquelles des gĂ©nĂ©rations d’adolescents ont dĂ©couvert le groupe qui rĂ©gna sur la scĂšne musicale populaire des sixties. Cela a Ă©tĂ© le cas de JĂ©rĂŽme Attal, nĂ© bien aprĂšs la Beatlemania mais restĂ© Ă  jamais marquĂ© par une musique et une histoire au travers desquelles il a pu dĂ©crypter le monde qui est le sien. Car c’est bien de cela dont il
s’agit dans J’aurais voulu ĂȘtre un Beatles, version modifiĂ©e de Le Rouge et le Bleu auquel l’auteur a rajoutĂ© textes et nouvelles : signifier combien une Ɠuvre dĂ©couverte au sortir de l’enfance laisse Ă  jamais son empreinte, une fois l’ñge adulte venu, comment elle impose sa nĂ©cessitĂ© et vous accompagne, s’offrant comme un refuge, incarnant un ultime lien avec un passĂ© depuis longtemps rĂ©volu. À la fois intime, portant sur sa propre personne un regard teintĂ© d’autodĂ©rision, mais livrant aussi une biographie des Beatles en creux, ce livre est un bel hommage rendu aux Fab Four. Et Ă  l’adolescence qui passe, avec son ennui et son mal-ĂȘtre mais dont la mĂ©moire portera une nostalgie
douce-amĂšre – la musique y apportant sa couleur indĂ©lĂ©bile. On savoure les anecdotes qui ont ponctuĂ© l’adolescence provinciale de JĂ©rĂŽme Attal, dont certaines parleront Ă  plus d’un lecteur. On y trouve aussi une dĂ©finition assez singuliĂšre de la bascule qui s’opĂšre de l’enfance Ă  l’adulte – « Quand on est enfant on rĂȘve d’ĂȘtre un des quatre Beatles. On ne choisit pas forcĂ©ment lequel, mais on a envie d’ĂȘtre un des quatre. Un des quatre qui a fait les tournĂ©es, qui Ă©tait lĂ  depuis Love Me Do, etc.. Quand on devient adulte, on accepte d’ĂȘtre le cinquiĂšme. On commence Ă  faire des concessions Ă  ses rĂȘves. C’est ça, ĂȘtre adulte. » C’est assez joliment dit. Pour sa part, JĂ©rĂŽme Attal a bien fait son deuil de l’enfance. Et son livre en offre une oraison funĂšbre trĂšs rock’n’roll. Avec une dose de tendresse aussi, oĂč rĂ©sonneraient en Ă©cho les accords de Yesterday.

Serge Hartmann
Les DerniÚres Nouvelles d'Alsace 10 février 2020

- J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles

JĂ©rĂŽme Attal a semble-t-il trouvĂ© le moyen de nous surprendre chaque annĂ©e avec un livre bien diffĂ©rent du prĂ©cĂ©dent. Il y a deux ans, dans 37, Ă©toiles filantes, il racontait comment Alberto Giacometti courait derriĂšre Jean-Paul Sartre pour lui casser la figure, l’an passĂ© avec La petite sonneuse de cloches il nous faisait dĂ©couvrir les amours de Chateaubriand en exil. Et cette fois, s’il revient Ă  Londres, c’est pour mieux nous entrainer dans ses souvenirs d’enfance, du cĂŽtĂ© de Saint-Germain-en-Laye, au moment oĂč il dĂ©couvrait le premier album des Beatles. Les Ă©ditions Le Mot et le Reste ont eu la bonne idĂ©e de demander Ă  JĂ©rĂŽme Attal de corrigĂ©e et complĂ©ter Le Rouge et le Bleu ou comment les chansons des Beatles infusent dans l’existence paru en 2008.
Avec lui, en courts chapitres qui sont autant de bonbons sortis d’un paquet aux couleurs bleu et rouge, on revisite une histoire dont nous partageons tous un peu quelque chose, surtout si l’on approche ou dĂ©passe le cinquantaine.
Et ce quelque chose est d’importance. Car «la pop culture, la musique, le cinĂ©ma, nous construisent, assurent les transitions, la couture entre l’enfance, l’adolescence et tout le bordel qui s’ensuit. La culture pop donne de l’élan, des bases, des modĂšles, un mode de vie, un horizon »
La dĂ©monstration est lumineuse et nostalgique, brillante et riche d’anecdotes qui raviront aussi ceux qui ne sont pas des aficionados. On prend la mesure du phĂ©nomĂšne en mĂȘme temps qu’on replonge dans la France de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle. Quand Paul Mc McCartney, John Lennon, Ringo Starr et George Harrison faisaient souffler un vent de libertĂ© avec des airs passĂ©s aujourd’hui au rang de classiques.

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Et puis, s’il ne fallait s’attacher qu’à un seul titre, ce serait «Michelle» dont on comprendra en fin de volume l’émotion particuliĂšre qu’elle peut susciter pour l’auteur qui nous livrera par la mĂȘme occasion quelques clĂ©s de son travail de romancier et comment ses proches deviennent par la magie de l’écriture des personnages de roman. VoilĂ  aussi de quoi relire avec un Ɠil neuf L’Appel de Portobello Road et La Petite sonneuse de cloches.

La chronique intégrale est en ligne sur le blog de Dahlem

Henri-Charles Dahlem
Ma collection de livres 7 février 2020

- J'aurais voulu ĂȘtre un Beatles

On a tous quelque chose des Beatles, ou plutĂŽt un lien particulier avec ces Fab Four.

Pour JérÎme Attal le dénominateur commun est le chiffre 50 !

50 ans depuis l’explosion du groupe, 50 ans, cet Ă©tĂ© 2020,l’ñge de la maturitĂ© pour l’auteur parolier qui a toujours veillĂ© Ă  garder une part d’enfance, mais se trouve confrontĂ© aux affres du temps qui passe.

Dans une succession de courts chapitres, en prose ou en vers, JĂ©rĂŽme Attal dĂ©cline son rapport aux Beatles, relatant maintes anecdotes tout en faisant dĂ©filer leur discographie, leurs tubes. Leurs chansons constituaient pour le jeune fan « un monde protecteur et magique ». Pour le lecteur, elles deviennent la playlist de ce livre et sont les axes autour desquels la planĂšte sentimentale de JĂ©rĂŽme Attal tourne. Il rembobine leur parcours depuis leurs dĂ©buts dans le groupe des « Quarrymen », dans une cave de Liverpool jusqu’à leur adoubement par la reine qui fait une apparition Ă  la toute fin ! Un ouvrage documentĂ© qui fait appel Ă  la mĂ©moire des nostalgiques des annĂ©es sixties, du « swinging London » et qui rĂ©vĂšle « la recette du quatre-quarts Beatles » !

L’auteur parolier, expert des Beatles, aborde la crĂ©ation, la difficultĂ© de vivre avec un artiste et la nĂ©cessitĂ© de cohabiter avec « une muse cosmique » !

Certains textes sont dĂ©diĂ©s Ă  des personnalitĂ©s connues : David Foenkinos, SigolĂšne Vinson (Ă  qui il adresse le mantra : « Hare Krishna), Claire BarrĂ©, Loulou Robert, (qui a baptisĂ© sa chienne « Penny Lane », des anonymes (A, C ou Z
) ou encore Ă  cette figure tutĂ©laire qu’est Richard Brautigan, qu’il aime pour « la structure foutraque, jubilatoire et poĂ©tique de ses livres ».

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Il opĂšre comme la mise Ă  nu d’une tranche de vie, revisite son enfance (son aversion de la gym), Ă©voque ses Ă©mois d’adolescence, ses amours, ses chagrins, ses dĂ©ceptions, les occasions ratĂ©es, ses madeleines de Proust. Le tout brossant son autoportrait Ă  multiples facettes avec cette sensibilitĂ© Ă  fleur de peau Ă  laquelle sont habituĂ©s ses aficionados. Il reste Ă  espĂ©rer que cet Ă©tat d’ñme mĂ©lancolique Ă  la fois « sombre, inconsolable » et « dĂ©couragĂ© par la vie » n’est plus. Rassurons-le quant Ă  son lectorat, il ne peut que croĂźtre.

La musique n’est-elle pas lĂ  pour combler cette quĂȘte de bonheur ?

Dans cet opus trĂšs musical, il paye sa dette au groupe mythique dont l’Ɠuvre magistrale entre en rĂ©sonance avec sa propre vie mais aussi avec la nĂŽtre Ă  des degrĂ©s divers. Si dans « La Petite sonneuse de cloches », JĂ©rĂŽme Attal dĂ©clarait y avoir logĂ© tout son coeur », il est aussi consignĂ© dans ce trĂšs touchant livre confession.

Découvrez la chronique intégrale sur le site de la revue Traversées

Nadine Doyen
Traversées 9 février 2020

- Histoire(s) de lire... N°48

NĂ© en mĂȘme temps que la sĂ©paration des Beatles, JĂ©rĂŽme Attal adule ce groupe mythique qui a contribuĂ© en douceur Ă  son passage de l’enfance Ă  l’ñge adulte en passant par la dĂ©licate adolescence : les chansons intemporelles des quatre garçons dans le vent sont ainsi devenues au fil des ans la bande son de sa vie
 Nourri de pensĂ©es, de souvenirs, d’anecdotes et de savoureuses fictions, ce recueil de nouvelles empreint d’humour et de tendresse met en lumiĂšre l’importance de la musique et Ă  quel point elle fait partie de nos vies
 Et particuliĂšrement celle des Beatles dont les chansons sont directement reliĂ©es Ă  la carte du tendre de cet auteur sincĂšre et authentique, lui-mĂȘme musicien. Histoires d’amour et d’amitiĂ©, moments fugaces, rĂ©flexions intimes ou cocasses alternent ainsi dĂ©licatement avec des souvenirs d’enfance, parfois douloureux, quand l’absence des ĂȘtres aimĂ©s se fait cruelle
 Au fil des pages, on se laisse envelopper avec dĂ©lices dans la douceur de la prose poĂ©tique de JĂ©rĂŽme qui nous immerge, texte aprĂšs texte, telles les pistes d’un microsillon, en pays d’émotion, Ă  travers nos propres souvenirs que l’on se surprend Ă  Ă©voquer en bouffĂ©es de nostalgie
 Quelles chansons nous ont marquĂ© et nous mettent longtemps, bien longtemps aprĂšs, sourire aux lĂšvres ou larme Ă  l’Ɠil ? Chut
 Ces jardins secrets nous appartiennent et nous ne pourrons hĂ©las jamais les exprimer avec la grĂące et le talent de JĂ©rĂŽme Attal. Ce joli parcours de vie en compagnie de Paul, John, George et Ringo au pays de Sergent Pepper vous invite Ă  emprunter le chemin de vos Ă©motions musicales : Ă  vous maintenant de choisir vos propres compagnons de voyage
 Cette savoureuse « madeleine » sera disponible en librairie le 6 FĂ©vrier prochain.

Lire la chronique en ligne

Christine Le Garrec
À vos marque ta page ! 17 janvier 2020