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Parution : 18/08/2016
ISBN : 9782360542246
272 pages (14,8 x 21 cm)

Indie pop - Nouvelle édition

1979-1997

On savoure une plume Ă©rudite et inspirĂ©e qui ne cite pas forcĂ©ment les LP les plus cĂ©lĂ©brĂ©s, Ă©vite la pĂąle biographie et le bĂȘte recensement.

Thibaut Allemand – Magic

De la sortie de Unknown Pleasures de Joy Divison en 1979 Ă  celle de OK Computer de Radiohead en 1997, le Royaume- Uni a assistĂ© Ă  l’ñge d’or de ses labels indĂ©pendants (Factory, Rough Trade, 4AD, Creation etc), Ă  l’accession au pouvoir de Margaret Thatcher puis Ă  celle de Tony Blair et Ă  la parution d’un nombre impressionnant d’albums qui marqueront Ă  jamais l’image du rock anglais. Cet ouvrage dresse le portrait de cette pĂ©riode musicale mouvementĂ©e, de sa naissance avec la crĂ©ation des premiers charts indĂ©pendants Ă  son dĂ©clin avec l’absorption des structures indĂ©pendantes par les majors. Des Smiths Ă  Blur en passant par les Stone Roses, Oasis ou Pulp, cette anthologie analyse cent disques qui ont construit l’image contestataire et indĂ©pendante du rock britannique associant dans un mĂȘme Ă©lan des bastions comme Londres, Manchester, Glasgow, Cardiff ou Belfast.

L’auteur a créé, en parallĂšle de son ouvrage, un blog qui servira Ă  mettre en avant tout ce que le livre papier ne lui a pas permis d’intĂ©grer, que ce soit pour des raisons de place ou de format (photos, vidĂ©os
) : http://gimmeindiepop.tumblr.com

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Revue de presse

- Vacances d'été 2018 : notre sélection de livres à glisser dans sa valise Cédric D. Fanfare-pop 7 juillet 2018
- Indie Pop. 1979-1997 Vincent ThĂ©val Magic. Revue pop moderne ÉtĂ© 2017
- Indie Pop B.L Abus dangereux Décembre 2016
- Indie Pop Sylvain Bertot Fake For Real 21 février 2016
- Pop etc. Thibaut Allemand Magic n°198 Janvier 2016
- Indie pop Thibaut Allemand LM Magazine N°114 Janvier 2016
- L’indie pop, un Ăąge d’or mĂ©connu Philippe MatĂ© Ouest-France 17 novembre 2015
- Notre sĂ©lection de livres rock pour les fĂȘtes Philippe Richard Ouest-France 22 dĂ©cembre 2015
- Noël 2015 : 11 livres et bandes dessinées à offrir à un(e) fan de rock Morgane Giuliani RTL2 3 décembre 2015
- Classements, anthologies, chronologies... Notre sélection de livres rock pour listomaniaques Hugo Cassavetti Télérama 22 décembre 2015
- Sélection fin d'année - britannia JérÎme Provençal Les Inrockuptibles 25 novembre 2015
- Petite histoire de la pop indé Vincent Théval Riffx.fr 27 novembre 2015
- Interview - Une plongĂ©e dans l’indie pop, un Ăąge d'or musical Ă  (re)dĂ©couvrir Philippe MatĂ© Ouest-France 17 novembre 2015
- Un roman anglais Éric Chiarappa SIlence Is Sexy 17 novembre 2015
- Indie pop Vincent Théval France Musique // Label Pop 25 octobre 2015

- Vacances d'été 2018 : notre sélection de livres à glisser dans sa valise

Jean-Marie Pottier retrace toute une pĂ©riode musicale en ne mettant pas nĂ©cessairement en avant que des albums connus, je pense notamment au sublime Understand du groupe Brian paru sur le label Setanta ! L’auteur revient sur cent disques qui ont construit l’imagerie du rock britannique de Londres Ă  Manchester en passant par Glasgow, Cardiff ou Belfast. Un ouvrage inspirant et inspirĂ© d’un Ă©rudit de l’Histoire des musiques actuelles et pas que ! Encore un must-have !

“*Retrouvez la chronique sur Fanfare-pop“¹:https://fanfare-pop.com/vacances-dete-2018-notre-selection-de-livres-a-glisser-dans-sa-valise/

Cédric D.
Fanfare-pop 7 juillet 2018

- Indie Pop. 1979-1997

Jean-Marie Pottier revient ici sur une grosse quinzaine d’annĂ©es oĂč le Royaume-Uni a Ă©tĂ© particuliĂšrement gĂ©nĂ©reux en bons groupes et grands disques, dans cette catĂ©gorie un peu floue de la pop dite indĂ©pendante. Au fil d’un texte d’introduction remarquable, il dĂ©crit les Ă©volutions Ă©conomiques et esthĂ©tiques de la pĂ©riode, avec les grands mouvements que sont le post punk, Madchester ou la britpop, et les relie notamment Ă  une situation politique marquĂ©e dans les annĂ©es 80 par la figure conservatrice de Margaret Thatcher, contre qui beaucoup d’artistes s’élĂšvent violemment. Dans les annĂ©es 90, le mouvement britpop apportera sa pierre Ă  la reconquĂȘte du pouvoir par les travaillistes, avec Tony Blair. Mais le cƓur de l’ouvrage, c’est une sĂ©lection de cent disques marquants, auxquels l’auteur consacre chacun une double page. On y retrouve les incontournables (PJ Harvey, Jay Division, Blur) comme les inclassables (Denim, Momus) ou ceux qui n’ont pas eu le succĂšs mĂ©ritĂ© (The Trash Can Sinatras, The Stockholm Monsters). IdĂ©al pour dĂ©couvrir toutes les facettes de la pop britannique et/ou complĂ©ter sa discothĂšque.

Vincent Théval
Magic. Revue pop moderne ÉtĂ© 2017

- Indie Pop

Je n’attendais rien de ce livre : son auteur est nĂ© en 1982 et n’a donc pas, contrairement Ă  nous, grandi durant l’ñge d’or indĂ© des 80’s, il a Ă©crit auparavant un livre sur Pulp qui est un groupe qui ne m’a jamais touchĂ©, bref ça partait mal. Mais le petit gars m’a bluffĂ© ! Il connaĂźt Ă  la perfection cette scĂšne-lĂ  (y compris les labels, de Cherry Red Ă  Sarah, de Postcard Ă  Factory), a beaucoup travaille (tout sauf un glander, le type), Ă©crit dans une langue trĂšs agrĂ©able, avec des analogies historiques et sociĂ©tales british pertinentes. Il a toujours le mot juste, ce qui est loin d’ĂȘtre le cas de tous les rock critiques, tant il est difficile de mettre des termes sur une chanson, une Ă©motion et des climats. Enfin, s’il parle des mammouths de l’époque, Pottier ne mĂ©connaĂźt pas le second rayon, celui des perdants magnifiques comme, au hasard Balthazar, Martin Stephenson & the Daintees, Felt, Microdisney, Marine Girls, Joseph K ou les Teardrop Explodes. Moi qui garde trĂšs peu de livres rock, hĂ© bien celui-lĂ  a gagnĂ© sa carte de sĂ©jour sur mes Ă©tagĂšres !

B.L
Abus dangereux Décembre 2016

- Indie Pop

C’est Ă  l’occasion d’un de ces diners, oĂč on se retrouve Ă  parler Ă  des inconnus. La discussion se met alors Ă  dĂ©river vers le terrain glissant de la musique. A chacun ou presque, donc, de faire prĂ©valoir ses goĂ»ts, de partager ses coups de cƓur du moment, et de citer tel ou tel artiste qui l’a rĂ©cemment Ă©moustillĂ©. Et forcĂ©ment, comme on a affaire Ă  de gens Ă©quilibrĂ©s, pas Ă  ces grands malades obsessionnels que sont les passionnĂ©s de musique, on en vient Ă  parler de groupes Ă  succĂšs, Coldplay, par exemple. On parle de gens trĂšs grand public. Cependant, malgrĂ© la notoriĂ©tĂ© absolue de ces artistes, il y en a toujours un, un ermite impermĂ©able Ă  la chose musicale, pour demander : “c’est quel genre de musique, en fait ?”. Puis un autre, le fan, pour rĂ©pondre : “indie, je crois. Oui, c’est ça. C’est du rock indie”. Cette anecdote, je la tire de mon dernier rĂ©veillon du nouvel an. Et elle en dit long sur ce que l’indie rock (ou pop) est devenu : un genre en soi et, parfois, l’apanage d’artistes trĂšs visibles et trĂšs populaires. AprĂšs l’explosion commerciale des labels indĂ©pendants dans les annĂ©es 90 (ou plus prĂ©cisĂ©ment, celle d’artistes plus ou moins fidĂšles Ă  l’esthĂ©tique dĂ©veloppĂ©e par ces labels), tout s’est appelĂ© “indie”. C’est maintenant l’idiome commun de ce qui, autrefois, on nommait le rock. Et ce, d’autant plus commodĂ©ment que les nouvelles gĂ©nĂ©rations n’ont plus rien Ă  faire de l’opposition entre le punk et le rock-Ă -papa (ou plutĂŽt rock-Ă -papy), qui Ă©tait Ă  la base de l’identitĂ© de leurs prĂ©dĂ©cesseurs. À force, le terme “indie” (ou “indĂ©â€, si on est fidĂšle Ă  sa version française) est devenu une notion floue, flexible et polysĂ©mique. Il est donc salutaire que Jean-Marie Pottier, rĂ©dacteur en chef du site Slate.fr, ait cherchĂ© Ă  poser des bornes claires, dans son livre consacrĂ© au sujet.

L’une de ces bornes est temporelle, son rĂ©cit prenant place entre deux dates prĂ©cises, dont le premiĂšre est 1979. Si elle n’est pas tout Ă  fait l’an 0 de l’ùre indie (le Spiral Scratch des Buzzcocks, EP fondateur de la dĂ©marche indĂ©, datant de 1977), c’est bel et bien en cette annĂ©e que trouvent leur origine ou que prennent leur envol des labels aussi cruciaux que Rough Trade, Beggars Banquet, 4AD, Cherry Red et Mute. L’annĂ©e qui clĂŽt le rĂ©cit de Pottier est, quant Ă  elle, 1997. Elle est celle d’aprĂšs le triomphe de l’esthĂ©tique indĂ©, de sa transformation en un nouveau rock grand public, de sa dilution dans l’industrie du disque. Elle est aussi celle d’un album, le OK Computer de Radiohead, qui renverse les vieux schĂ©mas, puisqu’on y voit un groupe Ă©tabli, sur une major du disque, revenir vers les origines post-punk de l’indĂ©. Un peu forcĂ©e (OK Computer est aussi l’album de la rĂ©habilitation du rock progressif, qu’on exĂ©crait dans l’aprĂšs-punk), cette datation permet de raconter une belle histoire, sous la forme d’un long parcours cyclique.

L’auteur souligne ce qu’ont Ă©tĂ©, Ă  travers ses Ă©volutions, les constantes du rock indĂ© : une posture intellectuelle, qui se manifeste par un engagement politique ou par un certain esthĂ©tisme empreint de rĂ©fĂ©rences artistiques ; la prĂ©fĂ©rence pour une musique Ă  Ă©chelle humaine, a l’opposĂ© du rock de stade. Comme Pottier le souligne Ă  propos des Housemartins, cette musique Ă©tait la continuation du punk par d’autres moyens. Et ces moyens, justement, on Ă©tĂ© divers, ils ont changĂ© parfois radicalement au fil des annĂ©es. Jean-Marie Pottier nous prĂ©sente toutes ces variantes de l’esthĂ©tique indĂ©. Il le fait en introduction, mais plus encore dans ses prĂ©sentations de disques (suivant le format habituel chez Le Mot et le Reste). D’abord, il est question des sons bruts et braques du post-punk ; puis de l’ùre des Smiths, avec leur rĂ©appropriation de la pop des annĂ©es 60 ; d’un certain retour au psychĂ©dĂ©lisme, qu’on parle des shoegazers ou des rockeurs baggy inspirĂ©s par la trĂšs Ă©lectronique acid house ; de l’amateurisme et de la naĂŻvetĂ© exacerbĂ©s de la twee pop ; et de cette vague revivaliste et quasi nationaliste qu’a Ă©tĂ© la brit pop.

Oui, la brit pop, et non pas les nombreuses tendances autres qui, Ă  la mĂȘme Ă©poque, le milieu des annĂ©es 90, se manifestaient Outre-Atlantique. Car Jean-Marie Pottier a voulu doubler sa dĂ©limitation chronologique d’une autre, gĂ©ographique celle-lĂ . MĂȘme si, dans les chroniques d’albums, on voit les signes d’un Ă©change fructueux entre les deux rives de l’ocĂ©an, c’est bien d’indie pop britannique qu’il est question ici, de celle qui est nĂ©e du post-punk, alors que son homologue amĂ©ricaine s’est plutĂŽt dĂ©veloppĂ©e avec son nĂ©gatif, le punk hardcore. Cette focalisation sur les Iles Britanniques permet Ă  l’auteur de façonner encore mieux son histoire, en plaçant cette Ă©popĂ©e indĂ© en regard d’une autre Ăšre, politique celle-ci : la domination des Tories, sous le rĂšgne des premiers ministres Margaret Thatcher et John Major ; surtout de Margaret Thatcher, en fait.

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Retrouvez toute la chronique sur Fake For Real

Sylvain Bertot
Fake For Real 21 février 2016

- Pop etc.

AprĂšs le folk, le post-punk, le rap français, le reggae ou l’electro, le dernier “guide” Ă©ditĂ© par Le Mot Et Le Reste se consacre Ă  l’INDIEPOP, pĂ©riode 1979-1997. Un sujet aux contours flous puisque, si on peut restreindre cette Ă©cole aux moyens de production ou de diffusion, certaines figures de ce qui est devenu un genre Ă©taient hĂ©bergĂ©es par des majors (XTC, The Cure 
 ). Jean-Marie Pottier rĂ©sout ce dilemme en Ă©vacuant d’office ces albums parus sur des grosses compagnies.

Autre vaste question : qu’est-ce que la pop ? L’auteur ne rĂ©pond pas franchement Ă  cette interrogation mais prĂ©sente son sujet dans une introduction passionnante, instructive et Ă©tayĂ©e, oĂč sont Ă©voquĂ©s les labels phares (Factory, Rough Trade, Sarah, 4AD, Postcard), les Ă©volutions musicales (le post-punk, Manchester, la britpop) et la toile de fond politique, du thatchĂ©risme triomphant dĂšs 1979 Ă  la Cool Britannia incarnĂ©e (et rĂ©cupĂ©rĂ©e) par le travailliste Tony Blair, Ă©lu en 1997. Deux dates en forme de balises musicales, depuis _Unknown Pleasures_(1979) de Joy Division jusqu’à _OK Computer_(1997) de Radiohead. Durant cette grosse quinzaine d’annĂ©es, la pop indĂ©pendante aura connu plusieurs mutations, entre groupes de niches et succĂšs populaires.

À travers la centaine d’albums recensĂ©s, on retrouve quelques suspects habituels (The Smiths, New Order, Echo & The Bunnymen, The Pale Fountains, The La’s) et l’on croise des formations sous-estimĂ©es (Stockholm Monsters, Paul Quinn & The Independent Group) ou injustement oubliĂ©es (Brian) ainsi que des curiositĂ©s (The King Of Luxembourg).

Comme d’habitude avec ce genre de bouquin, on rĂąle pour la forme en guettant les absents. Bien que citĂ©s, Moose ou Stereolab mĂ©ritaient une entrĂ©e. Et oĂč est passĂ© Dolly Mixture? Prenant le parti de traiter avant tout la pop Ă  guitares, le rĂ©dacteur en chef de Slate.fr laisse volontairement de cĂŽtĂ© le trip hop (Massive Attack, Portishead) qui “dĂ©passe le cadre de ce livre” mais dont l’influence dĂ©borde justement les chapelles en les abattant. Enfin, puisqu’il se penche uniquement sur l’aspect britannique (et irlandais) de l’affaire, l’auteur n’aborde pas le collĂšge rock (l’équivalent amĂ©ricain) ni les aventures françaises (Lithium, Cornflakes Zoo, Rosebud) ou espagnoles (Elevant, Acuarela).

PassĂ©s ces menus bĂ©mols, on savoure une plume Ă©rudite et inspirĂ©e qui ne cite pas forcĂ©ment les LP les plus cĂ©lĂ©brĂ©s, Ă©vite la pĂąle biographie et le bĂȘte recensement. Au contraire, les oeuvres sont abordĂ©es de biais, Ă  travers un dĂ©tail parfois. Les liens tissĂ©s entre les disques rappellent l’approche de François Gorin dans _Sur Le Rock_(1990) – pas un petit compliment. On salue donc un ouvrage qui nous fera poser une oreille nouvelle sur des chansons qu’on chĂ©rit depuis des lustres, et commander certains albums qu’on ne connaissait pas bien.

Thibaut Allemand
Magic n°198 Janvier 2016

- Indie pop

J-M Pottier se penche sur l’indice pop canal historique (branche britannique), depuis les cendres du post-punk (Joy Division) jusqu’aux succĂšs de masse (le buggy sound, la britpop, Radiohead
). Durant cette grosse quinzaine d’annĂ©es, des centaines de labels (indus, donc) et de formations se sont agitĂ©s en tous sens. Le rĂ©sultat ? Une pop aux mille visages, esthĂ©tiques et sous-courants, dont l’auteur dresse le portrait (Ă©rudit et subjectif) Ă  travers une centaine d’albums parfois oubliĂ©s, souvent essentiels : des Smiths Ă  Denis, des Pale Fountains aux Stockholm Monsters, de New Order Ă  Suede en passant par Toasted Heretic. De quoi (re)dĂ©couvrir des disques dont on pensait tout connaĂźtre, et en repĂ©rer un paquet d’autres.

Thibaut Allemand
LM Magazine N°114 Janvier 2016

- L’indie pop, un Ăąge d’or mĂ©connu

Né dans la marge, ce mouvement so british a marqué la musique des années 1980 et au-delà. Un livre le décortique.

Productions boursouflĂ©es, toute-puissance du clip
 Les esthĂštes musicaux vouent souvent aux gĂ©monies les annĂ©es 1980. Un brin rapide, selon Jean-Marie Pottier. RĂ©dacteur en chef du magazine en ligne Slate, ce journaliste, originaire de Rennes, remet en lumiĂšre un courant marquant de cette dĂ©cennie: l’indie pop. Un croisement entre la mentalitĂ© Do it Yourself (fais-le toi-mĂȘme) des punks et une musique marquĂ©e par les annĂ©es 1960, entre gravitĂ© et lĂ©gĂšretĂ©.

Dans un livre Ă©rudit et accessible, il raconte ce mouvement britannique. Avec ses classiques, comme Joy Division, The Smiths, The Stone Roses, Pulp, ses perdants magnifiques et ses trĂ©sors cachĂ©s. Surtout, il replace cette musique dans son Ă©poque. L’ouvrage dĂ©marre en 1979 avec l’arrivĂ©e au pouvoir de Margaret Thatcher, involontaire source d’inspiration pour l’Inde pop. Il s’achĂšve en 1997 avec l’élection de Tony Blair, qui s’est appuyĂ© sur le mouvement indie, Ă  travers Blur et Oasis. Entre les deux, une mine d’artistes Ă  (re) dĂ©couvrir.

Philippe Maté
Ouest-France 17 novembre 2015

- Notre sĂ©lection de livres rock pour les fĂȘtes

Des pochettes de disques, des guitares, des groupes cultes, des mouvements explorés en détail et une pincée de sable du désert.

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La fille dans le groupe

L’histoire du groupe culte amĂ©ricain Sonic Youth vu par la bassiste Kim Gordon. MĂȘme si ce livre respire l’amertume de sa sĂ©paration d’avec le chanteur-guitariste Thurston Moore et la colĂšre d’une femme trompĂ©e, c’est un excellent tĂ©moignage de premiĂšre main sur l’underground new-yorkais des annĂ©es 1980 et 1990.

Le Velvet jour aprĂšs jour

Le Velvet Underground est l’un des groupes les plus influents de l’histoire du rock, mĂȘme s’il ne connut qu’un succĂšs modeste lors de ses annĂ©es d’activitĂ©. L’éditeur marseillais Le mot et le reste réédite l’ouvrage de Ritchie Unterberger qui documente, jour aprĂšs jour, l’histoire de cette formation lĂ©gendaire. À signaler que le Velvet Underground sera au cƓur de l’actualitĂ© en 2016, avec l’ouverture d’une grande exposition Ă  la Philharmonie de Paris, en mars.

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Indie ou psyché ?

C’est l’une des spĂ©cialitĂ©s de l’éditeur Le mot et le reste : faire dĂ©couvrir un style musical Ă  travers une large sĂ©lection de disques commentĂ©s, certains fameux, d’autres obscurs. On conseille le trĂšs bon Indie pop de Jean-Marie Pottier, explorant la musique british, et le plus pointu Rock psychĂ©dĂ©lique de David Rassent, qui explore ce genre protĂ©iforme, depuis ses dĂ©buts en 1966, jusqu’à ses formes les plus rĂ©centes.

Retrouver la sélection sur le site de Ouest-France

Philippe Richard
Ouest-France 22 décembre 2015

- Noël 2015 : 11 livres et bandes dessinées à offrir à un(e) fan de rock

EN IMAGES – L’annĂ©e 2015 a Ă©tĂ© riche en ouvrages historiques, autobiographies et bandes dessinĂ©es consacrĂ©es au monde du rock. SĂ©lection non-exhaustive pour faire plaisir aux amateurs.

À NoĂ«l 2015, il devrait ĂȘtre assez facile de satisfaire les amateurs de musique, et notamment, de musique pop-rock. Cette annĂ©e, de nombreux ouvrages, Ă©crits, photographiques ou graphiques consacrĂ©s Ă  cette culture ont Ă©tĂ© publiĂ©s.

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Indie pop 1979-1997 de Jean-Marie Pottier, aux Ă©ditions Le mot et le reste, dĂ©cortique un autre courant du rock : l’indie pop. La sortie d’Unknown Pleasures, premier album de Joy Division, en 1979, en a Ă©tĂ© le point de dĂ©part. Plus qu’un style musical, l’indice pop symbolise aussi un rapport “intĂšgre” Ă  l’industrie musicale, rejetant le cĂŽtĂ© marchand et marketing. Jean-Marie Pottier (rĂ©dacteur en chef de Slate.fr) en retrace les plus belles annĂ©es, de 1979 Ă  1997.

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Le journaliste Arnaud Devillard a quant Ă  lui prĂ©fĂ©rĂ© se concentrer sur le groupe Dire Straits, dans l’ouvrage Dire Straits, l’AmĂ©rique fantasmĂ©e, publiĂ© aux Ă©ditions Le mot et le reste. Il revient sur le parcours de l’un des groupes les plus cultes des annĂ©es 80, qui a signĂ© les tubes “Money For Nothing” ou “Walk Of Life”.

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2015 a Ă©galement Ă©tĂ© riche en autobiographies rock. Celle dont on a le plus parlĂ© est Kim Gordon, Girl In A Band, de l’ancienne membre de Sonic Youth. Dans ce livre parfois amĂšre et sans concession, Kim Gordon raconte son parcours en tant que musicienne, chanteuse et artiste, sa place en tant que femme dans l’industrie du rock, et l’évolution du New York “underground” des annĂ©es 80 et 90. Elle relate Ă©galement son divorce houleux avec Thurston Moore, chanteur de Sonic Youth et son compagnon pendant 27 ans. La version française de Kim Gordon, Girl In A Band, est publiĂ©e aux Ă©ditions Le mot et le reste.

Retrouver la sélection sur le site de RTL2

Morgane Giuliani
RTL2 3 décembre 2015

- Classements, anthologies, chronologies... Notre sélection de livres rock pour listomaniaques

Les livres musicaux se dĂ©clinent souvent sous forme de listes forcĂ©ment plus subjectives qu’objectives. SĂ©lection parmi les derniĂšres parutions.

L’amateur de rock, en particulier, est friand de listes : playlists thĂ©matiques, anthologies exhaustives de l’Ɠuvre plĂ©thorique de certains artistes, classements conventionnels ou subjectifs en tous genres (les 100 meilleurs ci ou meilleurs ça), recueils commĂ©moratifs institutionnels ou individualistes
 Dans la marĂ©e d’ouvrages consacrĂ©s Ă  la musique populaire (un vertigineux phĂ©nomĂšne d’édition qui conduit la majoritĂ© des publications vers les solderies ou le pilon), en voici cinq, parus rĂ©cemment, qui pourraient combler l’inĂ©vitable listomaniaque qui sommeille en vous ou sĂ©vit dans votre entourage.

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Le plus indé-crottable

Avec Jean-Marie Pottier, pas question de dĂ©tourner les conventions ni de glisser dans la dĂ©rision. L’indie pop, pour lui, c’est du sĂ©rieux, du bĂ©ton. La frontiĂšre est claire entre l’affreux mainstream diffusĂ© par les majors et le vertueux son dĂ©versĂ© par les illustres (parfois inconnus) tenants de la scĂšne indĂ©pendante britannique entre 1979 et 1997. Des artistes qui se dĂ©finissent autant par leur son et style instinctifs, diffĂ©rents, que par leur appartenance Ă  des labels Ă  la patte et Ă  l’esthĂ©tique affirmĂ©es, Ă©rigĂ©s en gages d’audace et de qualitĂ© (Rough Trade, Factory, Creation, 4AD
). Au total, cent albums, de Unknown Pleasures, de Joy Division (1979), Ă  OK Computer, de Radiohead (1997), en passant par Swell Maps, The Scars (ah, les Scars !), The Woodentops ou Pulp (et pas toujours l’album le plus Ă©vident), qui ont façonnĂ© le son d’une autre Angleterre pendant vingt ans. Une discothĂšque, sinon idĂ©ale, plus que reprĂ©sentative pour mĂ©lomanes essentiellement branchĂ©s sur courant alternatif.

Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de la sĂ©lection sur le site de TĂ©lĂ©rama

Hugo Cassavetti
Télérama 22 décembre 2015

- Sélection fin d'année - britannia

À travers 100 albums, d’Unknown Pleures de Joy Division Ă  OK Computer de Radiohead, ce livre captivant dĂ©crypte l’essor de l’indie pop et plus gĂ©nĂ©ralement du rock indĂ©pendant britannique, en se penchant sur ses dĂ©clinaisons. L’occasion de se replonger dans la genĂšse de grands albums et de dĂ©couvrir des trĂ©sors cachĂ©s.

JérÎme Provençal
Les Inrockuptibles 25 novembre 2015

- Petite histoire de la pop indé

Dans son livre Indie Pop – 1979-1997 (Ă©ditions Le Mot et le Reste), le journaliste Jean-Marie Pottier revient sur la naissance des labels indĂ©pendants au Royaume-Uni et l’évolution d’un genre qui a marquĂ© quelques gĂ©nĂ©rations de fans.

VoilĂ  un livre passionnant qui revient sur une grosse quinzaine d’annĂ©es oĂč la pop anglaise a Ă©tĂ© particuliĂšrement vivante et gĂ©nĂ©reuse en bons groupes et grands disques. Jean-Marie Pottier s’est intĂ©ressĂ© Ă  la notion de pop indĂ©pendante, notion un peu floue parce qu’elle recoupe deux rĂ©alitĂ©s : Ă©conomique et musicale.

Fais le toi-mĂȘme
Tout commence en 1979 dans le sillage du mouvement punk et de sa doctrine do it yourself (« fais le toi-mĂȘme »). Quand on est un jeune groupe, Ă  quoi bon attendre qu’une grosse maison de disques daigne se pencher sur son cas, quand il est si facile, rapide et pas cher d’enregistrer et de sortir soi-mĂȘme un 45 tours ? À la suite des Buzzcocks, nombre de groupes suivent cette voie et quantitĂ© de petits labels se montent. Certains sont promis Ă  un avenir glorieux : Factory, Rough Trade, 4AD, Creation ou Mute. On leur doit – dans le dĂ©sordre – des groupes aussi fameux que New Order, Depeche Mode, Oasis ou les Smiths.

Quand la musique rencontre l’histoire
Au fil d’un texte d’introduction remarquable, Jean-Marie Pottier dĂ©crit les Ă©volutions Ă©conomiques et esthĂ©tiques qui marquent les annĂ©es 1980 et 90, avec les grands mouvements que sont le post punk, Madchester ou la britpop. Il les relie notamment Ă  la situation politique du Royaume Uni, marquĂ©e dans les annĂ©es 1980 par la figure conservatrice de Margaret Thatcher, contre qui beaucoup d’artistes s’élĂšvent violemment. Le mouvement britpop, NoĂ«l Gallagher en tĂȘte, sera un fervent supporter de Tony Blair dans les annĂ©es 1990 et apportera sa pierre Ă  la reconquĂȘte du pouvoir par les travaillistes.

La pop indĂ©, musique d’une Ă©poque
Mais le cƓur de l’ouvrage, c’est une sĂ©lection de cent disques marquants de la pĂ©riode, auxquels l’auteur consacre Ă  chacun une double page. On y retrouve les incontournables (Joy Division, Blur, PJ Harvey, Belle and Sebastian
), mais aussi les inclassables (Denim, Momus, Talk Talk) ou ceux qui n’ont pas eu le succĂšs mĂ©ritĂ© (The Trash Can Sinatras, The Stockholm Monsters). Une belle porte d’entrĂ©e pour dĂ©couvrir toutes les facettes de la pop indĂ© britannique.

Lire l’article sur le site Riffx.fr

Vincent Théval
Riffx.fr 27 novembre 2015

- Interview - Une plongĂ©e dans l’indie pop, un Ăąge d'or musical Ă  (re)dĂ©couvrir

Dans son livre Indie pop 1979-1997, le journaliste Jean-Marie Pottier dresse le portrait d’un courant musical marginal dans les annĂ©es 1980, passĂ© depuis Ă  la postĂ©ritĂ©.

SynthĂ©s tocs, productions boursouflĂ©es, toute puissance du clip
 Les esthĂ©tes musicaux vouent souvent aux gĂ©monies les annĂ©es 1980. Un brin rapide, selon Jean-Marie Pottier. RĂ©dacteur en chef du magazine en ligne Slate, ce journaliste, originaire de Rennes, partage la mĂȘme passion pour la musique que pour le Stade Rennais. Pas incompatible

Dans Indie pop 1979-1997, il dresse le portrait de ce mouvement musical britannique. S’il ne dominait pas commercialement les annĂ©es 1980, il a vu Ă©clore quelques groupes essentiels, comme Joy Division ou les Smiths, qui influencent encore aujourd’hui des musiciens, mais aussi des cinĂ©astes et des Ă©crivains.

Qu’est-ce qui vous a donnĂ© l’envie d’écrire ce livre sur l’indie pop ?

Je trouve que c’est un genre qui a Ă©tĂ© peu explorĂ© en France. Ici, la musique des annĂ©es 1980 a trĂšs mauvaise presse. On situe l’ñge d’or du rock et de la pop dans les annĂ©es 1960-1970 et ça se serait dĂ©gradĂ© ensuite, ce serait devenu plus commercial. Évidemment, les annĂ©es 1980 ont Ă©tĂ© marquĂ©es par l’émergence des clips avec MTV qui nĂ©cessitaient de gros moyens. Le support CD a incitĂ© les groupes Ă  remplir Ă  ras bord leurs albums avec une certaine complaisance. Mais les annĂ©es 1980, ce n’est pas que Kajagoogo, Duran Duran, Wham ou Phil Collins. En Angleterre, les livres de Simon Reynolds (Rip It Up and Start Again) sur le post-punk, et de John Robb sur la scĂšne musicale de Manchester (Manchester Music City) ont aidĂ© Ă  réévaluer cette pĂ©riode.

Peut-ĂȘtre parce que l’indie pop Ă©tait un courant confidentiel ?

En France, peut-ĂȘtre. MĂȘme si l’indie pop a fait naĂźtre ici des vocations, avec notamment le lancement des Inrockuptibles. Mais, au Royaume-Uni, cette musique parlait Ă  beaucoup. Les albums des Smiths ont Ă©tĂ© n°1 dans les charts. L’indie pop parlait Ă  la jeunesse anglaise, Ă©voquait son mal-ĂȘtre, les rivalitĂ©s entre le Nord et le Sud. Pourtant, je ne pense pas qu’ĂȘtre anglophile soit un prĂ©alable nĂ©cessaire pour l’apprĂ©cier. À la base, il y a de superbes mĂ©lodies, un son qui n’est pas surproduit, en rupture avec ce qui se faisait Ă  l’époque.

  • L’indie pop, un contre-pouvoir*

La chronologie du livre dĂ©bute en 1979 pour s’achever en 1997. Pourquoi avoir choisi ces deux annĂ©es ?

La premiĂšre marque l’arrivĂ©e au pouvoir, en Grande-Bretagne, de Margaret Thatcher. L’émergence de l’indie pop s’est faite, entre autres, en rĂ©action Ă  la politique qu’elle menait. C’est aussi l’annĂ©e de sortie de Unknown Pleasures de Joy Division sur Factory, l’un des premiers labels indĂ©pendants. La seconde, l’élection de Tony Blair. L’indie pop Ă©tait jusqu’alors contre le pouvoir, il y avait eu des alliances de musiciens avec les Travaillistes mais, Ă  chaque fois, ceux-ci avaient Ă©tĂ© battus aux Ă©lections. LĂ , Blair s’est appuyĂ© sur le mouvement indie, notamment Ă  travers Blur et Oasis. 1997, c’est aussi la sortie de OK Computer de Radiohead, un groupe signĂ© sur une major qui fait le chemin inverse vers l’indĂ©pendance et finit par vendre lui-mĂȘme ses albums via Internet. C’est le dĂ©but d’une nouvelle Ă©poque.

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Lire l’interview dans son intĂ©gralitĂ© sur le site de Ouest-France

Philippe Maté
Ouest-France 17 novembre 2015

- Un roman anglais

Le livre sur le rock indĂ©, avec analyse et discographie dĂ©taillĂ©e, qu’on attendait depuis longtemps !

On a envie, pour prĂ©senter Indie Pop, de pasticher Margaret Thatcher (elle est, aprĂšs tout, l’un des personnages principaux du livre), et sa fameuse citation sur la sociĂ©tĂ©. On dirait alors que l’indie pop n’existe pas, qu’il n’y a que des groupes de rock, de post-punk, de shoegaze et autres, qui prĂ©fĂšrent s’occuper de leur musique plutĂŽt que de songer Ă  faire partie d’un mouvement commun. C’est l’un des attraits de l’ouvrage de Jean-Marie Pottier : donner, en racontant l’histoire Ă  travers une discographie foisonnante, des dĂ©nominateurs communs Ă  une scĂšne trop Ă©clectique pour ĂȘtre rĂ©duite Ă  un vocable.

Cent disques emblĂ©matiques, il n’en fallait pas moins. C’est que le terme « indie » (pour « indĂ©pendants ») dĂ©route jusqu’à ses promoteurs. Comme on l’apprend ici, il Ă©voque Ă  ses dĂ©buts, Ă  un patron de salle de concerts (*) , des liens avec « Les indiens », tout comme il inspire Ă  Robert Wyatt « les films de Bombay ».

L’histoire de l’indie pop commence Ă  la fin des annĂ©es 1970, dans l’effervescence crĂ©ative de l’aprĂšs-punk. A travers le Royaume-Uni, des jeunes musicos s’approprient le slogan « do it yourself » pour s’affranchir des compagnies de disques majors, inventer leurs propres modes de production et de diffusion, et crĂ©er leurs propres sons. Si l’on en croit Richard Cook du NME , le fer de lance de ce mouvement serait le groupe mancunien les Buzzcocks, qui, le premier, sur son maxi Spiral Scratch, combine crĂ©ation indĂ©pendante et dĂ©passement du son traditionnel punk. C’était en 1976.

Jean-Marie Pottier, lui, dans une figure de style loin d’ĂȘtre anodine, dĂ©cide de dĂ©marrer l’histoire en 1979, pour la clore dix-huit ans plus tard. 1979, 1997 : deux dates qui s’observent, deux chiffres en miroir, et surtout deux moments forts dans l’histoire des labels indĂ©pendants. La sortie en 1979 de l’album Unknown Pleasures de Joy Division, ses sonoritĂ©s post-punk dĂ©routantes et sa pochette intrigante, comme une quintessence annoncĂ©e. 1997 et OK Computer de Radiohead, tel une remise en question des codes, la fin d’un cycle. Entre ces deux dates, Jean-Marie Pottier revient sur une histoire rythmĂ©e par les Ă©volutions du courant indie pop, bientĂŽt scindĂ© en plusieurs branches et autant de styles sonores et parti-pris esthĂ©tiques. Des influences du Velvet Underground du dĂ©but Ă  la dance music de Madchester, des pochettes prĂ©raphaĂ©lites du label 4AD Ă  celles, cinĂ©matographiques, des Smiths chez Rough Trade. On navigue entre les informations de l’introduction, qui, ici, fonctionne comme une premiĂšre partie tant elle fournit de dĂ©tails essentiels sur l’histoire, et celles de la discographie, focalisĂ©es sur l’art work et les anecdotes.

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Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de la chronique sur Silence Is Sexy

Éric Chiarappa
SIlence Is Sexy 17 novembre 2015

- Indie pop

Jean-Marie Pottier est l’invitĂ© de Vincent ThĂ©val pour parler de son anthologie dĂ©diĂ©e au rock indĂ©pendant britannique. Une heure pour revenir sur vingt annĂ©es de labels indĂ©pendants, de politique et de musique bien entendu.

Réécouter l’émission sur le site de France Musique

Vincent Théval
France Musique // Label Pop 25 octobre 2015