Indie pop - Nouvelle édition
1979-1997
On savoure une plume Ă©rudite et inspirĂ©e qui ne cite pas forcĂ©ment les LP les plus cĂ©lĂ©brĂ©s, Ă©vite la pĂąle biographie et le bĂȘte recensement.
Thibaut Allemand â Magic
De la sortie de Unknown Pleasures de Joy Divison en 1979 Ă celle de OK Computer de Radiohead en 1997, le Royaume- Uni a assistĂ© Ă lâĂąge dâor de ses labels indĂ©pendants (Factory, Rough Trade, 4AD, Creation etc), Ă lâaccession au pouvoir de Margaret Thatcher puis Ă celle de Tony Blair et Ă la parution dâun nombre impressionnant dâalbums qui marqueront Ă jamais lâimage du rock anglais. Cet ouvrage dresse le portrait de cette pĂ©riode musicale mouvementĂ©e, de sa naissance avec la crĂ©ation des premiers charts indĂ©pendants Ă son dĂ©clin avec lâabsorption des structures indĂ©pendantes par les majors. Des Smiths Ă Blur en passant par les Stone Roses, Oasis ou Pulp, cette anthologie analyse cent disques qui ont construit lâimage contestataire et indĂ©pendante du rock britannique associant dans un mĂȘme Ă©lan des bastions comme Londres, Manchester, Glasgow, Cardiff ou Belfast.
Lâauteur a créé, en parallĂšle de son ouvrage, un blog qui servira Ă mettre en avant tout ce que le livre papier ne lui a pas permis dâintĂ©grer, que ce soit pour des raisons de place ou de format (photos, vidĂ©osâŠ) : http://gimmeindiepop.tumblr.com
Revue de presse
- Indie Pop. 1979-1997 Vincent ThĂ©val Magic. Revue pop moderne ĂtĂ© 2017
- Indie Pop B.L Abus dangereux Décembre 2016
- Indie Pop Sylvain Bertot Fake For Real 21 février 2016
- Pop etc. Thibaut Allemand Magic n°198 Janvier 2016
- Indie pop Thibaut Allemand LM Magazine N°114 Janvier 2016
- Lâindie pop, un Ăąge dâor mĂ©connu Philippe MatĂ© Ouest-France 17 novembre 2015
- Notre sĂ©lection de livres rock pour les fĂȘtes Philippe Richard Ouest-France 22 dĂ©cembre 2015
- Noël 2015 : 11 livres et bandes dessinées à offrir à un(e) fan de rock Morgane Giuliani RTL2 3 décembre 2015
- Classements, anthologies, chronologies... Notre sélection de livres rock pour listomaniaques Hugo Cassavetti Télérama 22 décembre 2015
- Sélection fin d'année - britannia JérÎme Provençal Les Inrockuptibles 25 novembre 2015
- Petite histoire de la pop indé Vincent Théval Riffx.fr 27 novembre 2015
- Interview - Une plongĂ©e dans lâindie pop, un Ăąge d'or musical Ă (re)dĂ©couvrir Philippe MatĂ© Ouest-France 17 novembre 2015
- Un roman anglais Ăric Chiarappa SIlence Is Sexy 17 novembre 2015
- Indie pop Vincent Théval France Musique // Label Pop 25 octobre 2015
Jean-Marie Pottier retrace toute une pĂ©riode musicale en ne mettant pas nĂ©cessairement en avant que des albums connus, je pense notamment au sublime Understand du groupe Brian paru sur le label Setanta ! Lâauteur revient sur cent disques qui ont construit lâimagerie du rock britannique de Londres Ă Manchester en passant par Glasgow, Cardiff ou Belfast. Un ouvrage inspirant et inspirĂ© dâun Ă©rudit de lâHistoire des musiques actuelles et pas que ! Encore un must-have !
â*Retrouvez la chronique sur Fanfare-popâš:https://fanfare-pop.com/vacances-dete-2018-notre-selection-de-livres-a-glisser-dans-sa-valise/
Jean-Marie Pottier revient ici sur une grosse quinzaine dâannĂ©es oĂč le Royaume-Uni a Ă©tĂ© particuliĂšrement gĂ©nĂ©reux en bons groupes et grands disques, dans cette catĂ©gorie un peu floue de la pop dite indĂ©pendante. Au fil dâun texte dâintroduction remarquable, il dĂ©crit les Ă©volutions Ă©conomiques et esthĂ©tiques de la pĂ©riode, avec les grands mouvements que sont le post punk, Madchester ou la britpop, et les relie notamment Ă une situation politique marquĂ©e dans les annĂ©es 80 par la figure conservatrice de Margaret Thatcher, contre qui beaucoup dâartistes sâĂ©lĂšvent violemment. Dans les annĂ©es 90, le mouvement britpop apportera sa pierre Ă la reconquĂȘte du pouvoir par les travaillistes, avec Tony Blair. Mais le cĆur de lâouvrage, câest une sĂ©lection de cent disques marquants, auxquels lâauteur consacre chacun une double page. On y retrouve les incontournables (PJ Harvey, Jay Division, Blur) comme les inclassables (Denim, Momus) ou ceux qui nâont pas eu le succĂšs mĂ©ritĂ© (The Trash Can Sinatras, The Stockholm Monsters). IdĂ©al pour dĂ©couvrir toutes les facettes de la pop britannique et/ou complĂ©ter sa discothĂšque.
Je nâattendais rien de ce livre : son auteur est nĂ© en 1982 et nâa donc pas, contrairement Ă nous, grandi durant lâĂąge dâor indĂ© des 80âs, il a Ă©crit auparavant un livre sur Pulp qui est un groupe qui ne mâa jamais touchĂ©, bref ça partait mal. Mais le petit gars mâa bluffĂ© ! Il connaĂźt Ă la perfection cette scĂšne-lĂ (y compris les labels, de Cherry Red Ă Sarah, de Postcard Ă Factory), a beaucoup travaille (tout sauf un glander, le type), Ă©crit dans une langue trĂšs agrĂ©able, avec des analogies historiques et sociĂ©tales british pertinentes. Il a toujours le mot juste, ce qui est loin dâĂȘtre le cas de tous les rock critiques, tant il est difficile de mettre des termes sur une chanson, une Ă©motion et des climats. Enfin, sâil parle des mammouths de lâĂ©poque, Pottier ne mĂ©connaĂźt pas le second rayon, celui des perdants magnifiques comme, au hasard Balthazar, Martin Stephenson & the Daintees, Felt, Microdisney, Marine Girls, Joseph K ou les Teardrop Explodes. Moi qui garde trĂšs peu de livres rock, hĂ© bien celui-lĂ a gagnĂ© sa carte de sĂ©jour sur mes Ă©tagĂšres !
Câest Ă lâoccasion dâun de ces diners, oĂč on se retrouve Ă parler Ă des inconnus. La discussion se met alors Ă dĂ©river vers le terrain glissant de la musique. A chacun ou presque, donc, de faire prĂ©valoir ses goĂ»ts, de partager ses coups de cĆur du moment, et de citer tel ou tel artiste qui lâa rĂ©cemment Ă©moustillĂ©. Et forcĂ©ment, comme on a affaire Ă de gens Ă©quilibrĂ©s, pas Ă ces grands malades obsessionnels que sont les passionnĂ©s de musique, on en vient Ă parler de groupes Ă succĂšs, Coldplay, par exemple. On parle de gens trĂšs grand public. Cependant, malgrĂ© la notoriĂ©tĂ© absolue de ces artistes, il y en a toujours un, un ermite impermĂ©able Ă la chose musicale, pour demander : âcâest quel genre de musique, en fait ?â. Puis un autre, le fan, pour rĂ©pondre : âindie, je crois. Oui, câest ça. Câest du rock indieâ. Cette anecdote, je la tire de mon dernier rĂ©veillon du nouvel an. Et elle en dit long sur ce que lâindie rock (ou pop) est devenu : un genre en soi et, parfois, lâapanage dâartistes trĂšs visibles et trĂšs populaires. AprĂšs lâexplosion commerciale des labels indĂ©pendants dans les annĂ©es 90 (ou plus prĂ©cisĂ©ment, celle dâartistes plus ou moins fidĂšles Ă lâesthĂ©tique dĂ©veloppĂ©e par ces labels), tout sâest appelĂ© âindieâ. Câest maintenant lâidiome commun de ce qui, autrefois, on nommait le rock. Et ce, dâautant plus commodĂ©ment que les nouvelles gĂ©nĂ©rations nâont plus rien Ă faire de lâopposition entre le punk et le rock-Ă -papa (ou plutĂŽt rock-Ă -papy), qui Ă©tait Ă la base de lâidentitĂ© de leurs prĂ©dĂ©cesseurs. Ă force, le terme âindieâ (ou âindĂ©â, si on est fidĂšle Ă sa version française) est devenu une notion floue, flexible et polysĂ©mique. Il est donc salutaire que Jean-Marie Pottier, rĂ©dacteur en chef du site Slate.fr, ait cherchĂ© Ă poser des bornes claires, dans son livre consacrĂ© au sujet.
Lâune de ces bornes est temporelle, son rĂ©cit prenant place entre deux dates prĂ©cises, dont le premiĂšre est 1979. Si elle nâest pas tout Ă fait lâan 0 de lâĂšre indie (le Spiral Scratch des Buzzcocks, EP fondateur de la dĂ©marche indĂ©, datant de 1977), câest bel et bien en cette annĂ©e que trouvent leur origine ou que prennent leur envol des labels aussi cruciaux que Rough Trade, Beggars Banquet, 4AD, Cherry Red et Mute. LâannĂ©e qui clĂŽt le rĂ©cit de Pottier est, quant Ă elle, 1997. Elle est celle dâaprĂšs le triomphe de lâesthĂ©tique indĂ©, de sa transformation en un nouveau rock grand public, de sa dilution dans lâindustrie du disque. Elle est aussi celle dâun album, le OK Computer de Radiohead, qui renverse les vieux schĂ©mas, puisquâon y voit un groupe Ă©tabli, sur une major du disque, revenir vers les origines post-punk de lâindĂ©. Un peu forcĂ©e (OK Computer est aussi lâalbum de la rĂ©habilitation du rock progressif, quâon exĂ©crait dans lâaprĂšs-punk), cette datation permet de raconter une belle histoire, sous la forme dâun long parcours cyclique.
Lâauteur souligne ce quâont Ă©tĂ©, Ă travers ses Ă©volutions, les constantes du rock indĂ© : une posture intellectuelle, qui se manifeste par un engagement politique ou par un certain esthĂ©tisme empreint de rĂ©fĂ©rences artistiques ; la prĂ©fĂ©rence pour une musique Ă Ă©chelle humaine, a lâopposĂ© du rock de stade. Comme Pottier le souligne Ă propos des Housemartins, cette musique Ă©tait la continuation du punk par dâautres moyens. Et ces moyens, justement, on Ă©tĂ© divers, ils ont changĂ© parfois radicalement au fil des annĂ©es. Jean-Marie Pottier nous prĂ©sente toutes ces variantes de lâesthĂ©tique indĂ©. Il le fait en introduction, mais plus encore dans ses prĂ©sentations de disques (suivant le format habituel chez Le Mot et le Reste). Dâabord, il est question des sons bruts et braques du post-punk ; puis de lâĂšre des Smiths, avec leur rĂ©appropriation de la pop des annĂ©es 60 ; dâun certain retour au psychĂ©dĂ©lisme, quâon parle des shoegazers ou des rockeurs baggy inspirĂ©s par la trĂšs Ă©lectronique acid house ; de lâamateurisme et de la naĂŻvetĂ© exacerbĂ©s de la twee pop ; et de cette vague revivaliste et quasi nationaliste quâa Ă©tĂ© la brit pop.
Oui, la brit pop, et non pas les nombreuses tendances autres qui, Ă la mĂȘme Ă©poque, le milieu des annĂ©es 90, se manifestaient Outre-Atlantique. Car Jean-Marie Pottier a voulu doubler sa dĂ©limitation chronologique dâune autre, gĂ©ographique celle-lĂ . MĂȘme si, dans les chroniques dâalbums, on voit les signes dâun Ă©change fructueux entre les deux rives de lâocĂ©an, câest bien dâindie pop britannique quâil est question ici, de celle qui est nĂ©e du post-punk, alors que son homologue amĂ©ricaine sâest plutĂŽt dĂ©veloppĂ©e avec son nĂ©gatif, le punk hardcore. Cette focalisation sur les Iles Britanniques permet Ă lâauteur de façonner encore mieux son histoire, en plaçant cette Ă©popĂ©e indĂ© en regard dâune autre Ăšre, politique celle-ci : la domination des Tories, sous le rĂšgne des premiers ministres Margaret Thatcher et John Major ; surtout de Margaret Thatcher, en fait.
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Retrouvez toute la chronique sur Fake For Real
AprĂšs le folk, le post-punk, le rap français, le reggae ou lâelectro, le dernier âguideâ Ă©ditĂ© par Le Mot Et Le Reste se consacre Ă lâINDIEPOP, pĂ©riode 1979-1997. Un sujet aux contours flous puisque, si on peut restreindre cette Ă©cole aux moyens de production ou de diffusion, certaines figures de ce qui est devenu un genre Ă©taient hĂ©bergĂ©es par des majors (XTC, The Cure ⊠). Jean-Marie Pottier rĂ©sout ce dilemme en Ă©vacuant dâoffice ces albums parus sur des grosses compagnies.
Autre vaste question : quâest-ce que la pop ? Lâauteur ne rĂ©pond pas franchement Ă cette interrogation mais prĂ©sente son sujet dans une introduction passionnante, instructive et Ă©tayĂ©e, oĂč sont Ă©voquĂ©s les labels phares (Factory, Rough Trade, Sarah, 4AD, Postcard), les Ă©volutions musicales (le post-punk, Manchester, la britpop) et la toile de fond politique, du thatchĂ©risme triomphant dĂšs 1979 Ă la Cool Britannia incarnĂ©e (et rĂ©cupĂ©rĂ©e) par le travailliste Tony Blair, Ă©lu en 1997. Deux dates en forme de balises musicales, depuis _Unknown Pleasures_(1979) de Joy Division jusquâĂ _OK Computer_(1997) de Radiohead. Durant cette grosse quinzaine dâannĂ©es, la pop indĂ©pendante aura connu plusieurs mutations, entre groupes de niches et succĂšs populaires.
Ă travers la centaine dâalbums recensĂ©s, on retrouve quelques suspects habituels (The Smiths, New Order, Echo & The Bunnymen, The Pale Fountains, The Laâs) et lâon croise des formations sous-estimĂ©es (Stockholm Monsters, Paul Quinn & The Independent Group) ou injustement oubliĂ©es (Brian) ainsi que des curiositĂ©s (The King Of Luxembourg).
Comme dâhabitude avec ce genre de bouquin, on rĂąle pour la forme en guettant les absents. Bien que citĂ©s, Moose ou Stereolab mĂ©ritaient une entrĂ©e. Et oĂč est passĂ© Dolly Mixture? Prenant le parti de traiter avant tout la pop Ă guitares, le rĂ©dacteur en chef de Slate.fr laisse volontairement de cĂŽtĂ© le trip hop (Massive Attack, Portishead) qui âdĂ©passe le cadre de ce livreâ mais dont lâinfluence dĂ©borde justement les chapelles en les abattant. Enfin, puisquâil se penche uniquement sur lâaspect britannique (et irlandais) de lâaffaire, lâauteur nâaborde pas le collĂšge rock (lâĂ©quivalent amĂ©ricain) ni les aventures françaises (Lithium, Cornflakes Zoo, Rosebud) ou espagnoles (Elevant, Acuarela).
PassĂ©s ces menus bĂ©mols, on savoure une plume Ă©rudite et inspirĂ©e qui ne cite pas forcĂ©ment les LP les plus cĂ©lĂ©brĂ©s, Ă©vite la pĂąle biographie et le bĂȘte recensement. Au contraire, les oeuvres sont abordĂ©es de biais, Ă travers un dĂ©tail parfois. Les liens tissĂ©s entre les disques rappellent lâapproche de François Gorin dans _Sur Le Rock_(1990) â pas un petit compliment. On salue donc un ouvrage qui nous fera poser une oreille nouvelle sur des chansons quâon chĂ©rit depuis des lustres, et commander certains albums quâon ne connaissait pas bien.
J-M Pottier se penche sur lâindice pop canal historique (branche britannique), depuis les cendres du post-punk (Joy Division) jusquâaux succĂšs de masse (le buggy sound, la britpop, RadioheadâŠ). Durant cette grosse quinzaine dâannĂ©es, des centaines de labels (indus, donc) et de formations se sont agitĂ©s en tous sens. Le rĂ©sultat ? Une pop aux mille visages, esthĂ©tiques et sous-courants, dont lâauteur dresse le portrait (Ă©rudit et subjectif) Ă travers une centaine dâalbums parfois oubliĂ©s, souvent essentiels : des Smiths Ă Denis, des Pale Fountains aux Stockholm Monsters, de New Order Ă Suede en passant par Toasted Heretic. De quoi (re)dĂ©couvrir des disques dont on pensait tout connaĂźtre, et en repĂ©rer un paquet dâautres.
Né dans la marge, ce mouvement so british a marqué la musique des années 1980 et au-delà . Un livre le décortique.
Productions boursouflĂ©es, toute-puissance du clip⊠Les esthĂštes musicaux vouent souvent aux gĂ©monies les annĂ©es 1980. Un brin rapide, selon Jean-Marie Pottier. RĂ©dacteur en chef du magazine en ligne Slate, ce journaliste, originaire de Rennes, remet en lumiĂšre un courant marquant de cette dĂ©cennie: lâindie pop. Un croisement entre la mentalitĂ© Do it Yourself (fais-le toi-mĂȘme) des punks et une musique marquĂ©e par les annĂ©es 1960, entre gravitĂ© et lĂ©gĂšretĂ©.
Dans un livre Ă©rudit et accessible, il raconte ce mouvement britannique. Avec ses classiques, comme Joy Division, The Smiths, The Stone Roses, Pulp, ses perdants magnifiques et ses trĂ©sors cachĂ©s. Surtout, il replace cette musique dans son Ă©poque. Lâouvrage dĂ©marre en 1979 avec lâarrivĂ©e au pouvoir de Margaret Thatcher, involontaire source dâinspiration pour lâInde pop. Il sâachĂšve en 1997 avec lâĂ©lection de Tony Blair, qui sâest appuyĂ© sur le mouvement indie, Ă travers Blur et Oasis. Entre les deux, une mine dâartistes Ă (re) dĂ©couvrir.
Des pochettes de disques, des guitares, des groupes cultes, des mouvements explorés en détail et une pincée de sable du désert.
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La fille dans le groupe
Lâhistoire du groupe culte amĂ©ricain Sonic Youth vu par la bassiste Kim Gordon. MĂȘme si ce livre respire lâamertume de sa sĂ©paration dâavec le chanteur-guitariste Thurston Moore et la colĂšre dâune femme trompĂ©e, câest un excellent tĂ©moignage de premiĂšre main sur lâunderground new-yorkais des annĂ©es 1980 et 1990.
Le Velvet jour aprĂšs jour
Le Velvet Underground est lâun des groupes les plus influents de lâhistoire du rock, mĂȘme sâil ne connut quâun succĂšs modeste lors de ses annĂ©es dâactivitĂ©. LâĂ©diteur marseillais Le mot et le reste réédite lâouvrage de Ritchie Unterberger qui documente, jour aprĂšs jour, lâhistoire de cette formation lĂ©gendaire. Ă signaler que le Velvet Underground sera au cĆur de lâactualitĂ© en 2016, avec lâouverture dâune grande exposition Ă la Philharmonie de Paris, en mars.
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Indie ou psyché ?
Câest lâune des spĂ©cialitĂ©s de lâĂ©diteur Le mot et le reste : faire dĂ©couvrir un style musical Ă travers une large sĂ©lection de disques commentĂ©s, certains fameux, dâautres obscurs. On conseille le trĂšs bon Indie pop de Jean-Marie Pottier, explorant la musique british, et le plus pointu Rock psychĂ©dĂ©lique de David Rassent, qui explore ce genre protĂ©iforme, depuis ses dĂ©buts en 1966, jusquâĂ ses formes les plus rĂ©centes.
Retrouver la sélection sur le site de Ouest-France
EN IMAGES â LâannĂ©e 2015 a Ă©tĂ© riche en ouvrages historiques, autobiographies et bandes dessinĂ©es consacrĂ©es au monde du rock. SĂ©lection non-exhaustive pour faire plaisir aux amateurs.
Ă NoĂ«l 2015, il devrait ĂȘtre assez facile de satisfaire les amateurs de musique, et notamment, de musique pop-rock. Cette annĂ©e, de nombreux ouvrages, Ă©crits, photographiques ou graphiques consacrĂ©s Ă cette culture ont Ă©tĂ© publiĂ©s.
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Indie pop 1979-1997 de Jean-Marie Pottier, aux Ă©ditions Le mot et le reste, dĂ©cortique un autre courant du rock : lâindie pop. La sortie dâUnknown Pleasures, premier album de Joy Division, en 1979, en a Ă©tĂ© le point de dĂ©part. Plus quâun style musical, lâindice pop symbolise aussi un rapport âintĂšgreâ Ă lâindustrie musicale, rejetant le cĂŽtĂ© marchand et marketing. Jean-Marie Pottier (rĂ©dacteur en chef de Slate.fr) en retrace les plus belles annĂ©es, de 1979 Ă 1997.
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Le journaliste Arnaud Devillard a quant Ă lui prĂ©fĂ©rĂ© se concentrer sur le groupe Dire Straits, dans lâouvrage Dire Straits, lâAmĂ©rique fantasmĂ©e, publiĂ© aux Ă©ditions Le mot et le reste. Il revient sur le parcours de lâun des groupes les plus cultes des annĂ©es 80, qui a signĂ© les tubes âMoney For Nothingâ ou âWalk Of Lifeâ.
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2015 a Ă©galement Ă©tĂ© riche en autobiographies rock. Celle dont on a le plus parlĂ© est Kim Gordon, Girl In A Band, de lâancienne membre de Sonic Youth. Dans ce livre parfois amĂšre et sans concession, Kim Gordon raconte son parcours en tant que musicienne, chanteuse et artiste, sa place en tant que femme dans lâindustrie du rock, et lâĂ©volution du New York âundergroundâ des annĂ©es 80 et 90. Elle relate Ă©galement son divorce houleux avec Thurston Moore, chanteur de Sonic Youth et son compagnon pendant 27 ans. La version française de Kim Gordon, Girl In A Band, est publiĂ©e aux Ă©ditions Le mot et le reste.
Retrouver la sélection sur le site de RTL2
Les livres musicaux se dĂ©clinent souvent sous forme de listes forcĂ©ment plus subjectives quâobjectives. SĂ©lection parmi les derniĂšres parutions.
Lâamateur de rock, en particulier, est friand de listes : playlists thĂ©matiques, anthologies exhaustives de lâĆuvre plĂ©thorique de certains artistes, classements conventionnels ou subjectifs en tous genres (les 100 meilleurs ci ou meilleurs ça), recueils commĂ©moratifs institutionnels ou individualistes⊠Dans la marĂ©e dâouvrages consacrĂ©s Ă la musique populaire (un vertigineux phĂ©nomĂšne dâĂ©dition qui conduit la majoritĂ© des publications vers les solderies ou le pilon), en voici cinq, parus rĂ©cemment, qui pourraient combler lâinĂ©vitable listomaniaque qui sommeille en vous ou sĂ©vit dans votre entourage.
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Le plus indé-crottable
Avec Jean-Marie Pottier, pas question de dĂ©tourner les conventions ni de glisser dans la dĂ©rision. Lâindie pop, pour lui, câest du sĂ©rieux, du bĂ©ton. La frontiĂšre est claire entre lâaffreux mainstream diffusĂ© par les majors et le vertueux son dĂ©versĂ© par les illustres (parfois inconnus) tenants de la scĂšne indĂ©pendante britannique entre 1979 et 1997. Des artistes qui se dĂ©finissent autant par leur son et style instinctifs, diffĂ©rents, que par leur appartenance Ă des labels Ă la patte et Ă lâesthĂ©tique affirmĂ©es, Ă©rigĂ©s en gages dâaudace et de qualitĂ© (Rough Trade, Factory, Creation, 4ADâŠ). Au total, cent albums, de Unknown Pleasures, de Joy Division (1979), Ă OK Computer, de Radiohead (1997), en passant par Swell Maps, The Scars (ah, les Scars !), The Woodentops ou Pulp (et pas toujours lâalbum le plus Ă©vident), qui ont façonnĂ© le son dâune autre Angleterre pendant vingt ans. Une discothĂšque, sinon idĂ©ale, plus que reprĂ©sentative pour mĂ©lomanes essentiellement branchĂ©s sur courant alternatif.
Retrouvez lâintĂ©gralitĂ© de la sĂ©lection sur le site de TĂ©lĂ©rama
Ă travers 100 albums, dâUnknown Pleures de Joy Division Ă OK Computer de Radiohead, ce livre captivant dĂ©crypte lâessor de lâindie pop et plus gĂ©nĂ©ralement du rock indĂ©pendant britannique, en se penchant sur ses dĂ©clinaisons. Lâoccasion de se replonger dans la genĂšse de grands albums et de dĂ©couvrir des trĂ©sors cachĂ©s.
Dans son livre Indie Pop â 1979-1997 (Ă©ditions Le Mot et le Reste), le journaliste Jean-Marie Pottier revient sur la naissance des labels indĂ©pendants au Royaume-Uni et lâĂ©volution dâun genre qui a marquĂ© quelques gĂ©nĂ©rations de fans.
VoilĂ un livre passionnant qui revient sur une grosse quinzaine dâannĂ©es oĂč la pop anglaise a Ă©tĂ© particuliĂšrement vivante et gĂ©nĂ©reuse en bons groupes et grands disques. Jean-Marie Pottier sâest intĂ©ressĂ© Ă la notion de pop indĂ©pendante, notion un peu floue parce quâelle recoupe deux rĂ©alitĂ©s : Ă©conomique et musicale.
Fais le toi-mĂȘme
Tout commence en 1979 dans le sillage du mouvement punk et de sa doctrine do it yourself (« fais le toi-mĂȘme »). Quand on est un jeune groupe, Ă quoi bon attendre quâune grosse maison de disques daigne se pencher sur son cas, quand il est si facile, rapide et pas cher dâenregistrer et de sortir soi-mĂȘme un 45 tours ? Ă la suite des Buzzcocks, nombre de groupes suivent cette voie et quantitĂ© de petits labels se montent. Certains sont promis Ă un avenir glorieux : Factory, Rough Trade, 4AD, Creation ou Mute. On leur doit â dans le dĂ©sordre â des groupes aussi fameux que New Order, Depeche Mode, Oasis ou les Smiths.
Quand la musique rencontre lâhistoire
Au fil dâun texte dâintroduction remarquable, Jean-Marie Pottier dĂ©crit les Ă©volutions Ă©conomiques et esthĂ©tiques qui marquent les annĂ©es 1980 et 90, avec les grands mouvements que sont le post punk, Madchester ou la britpop. Il les relie notamment Ă la situation politique du Royaume Uni, marquĂ©e dans les annĂ©es 1980 par la figure conservatrice de Margaret Thatcher, contre qui beaucoup dâartistes sâĂ©lĂšvent violemment. Le mouvement britpop, NoĂ«l Gallagher en tĂȘte, sera un fervent supporter de Tony Blair dans les annĂ©es 1990 et apportera sa pierre Ă la reconquĂȘte du pouvoir par les travaillistes.
La pop indĂ©, musique dâune Ă©poque
Mais le cĆur de lâouvrage, câest une sĂ©lection de cent disques marquants de la pĂ©riode, auxquels lâauteur consacre Ă chacun une double page. On y retrouve les incontournables (Joy Division, Blur, PJ Harvey, Belle and SebastianâŠ), mais aussi les inclassables (Denim, Momus, Talk Talk) ou ceux qui nâont pas eu le succĂšs mĂ©ritĂ© (The Trash Can Sinatras, The Stockholm Monsters). Une belle porte dâentrĂ©e pour dĂ©couvrir toutes les facettes de la pop indĂ© britannique.
Lire lâarticle sur le site Riffx.fr
Dans son livre Indie pop 1979-1997, le journaliste Jean-Marie Pottier dresse le portrait dâun courant musical marginal dans les annĂ©es 1980, passĂ© depuis Ă la postĂ©ritĂ©.
SynthĂ©s tocs, productions boursouflĂ©es, toute puissance du clip⊠Les esthĂ©tes musicaux vouent souvent aux gĂ©monies les annĂ©es 1980. Un brin rapide, selon Jean-Marie Pottier. RĂ©dacteur en chef du magazine en ligne Slate, ce journaliste, originaire de Rennes, partage la mĂȘme passion pour la musique que pour le Stade Rennais. Pas incompatibleâŠ
Dans Indie pop 1979-1997, il dresse le portrait de ce mouvement musical britannique. Sâil ne dominait pas commercialement les annĂ©es 1980, il a vu Ă©clore quelques groupes essentiels, comme Joy Division ou les Smiths, qui influencent encore aujourdâhui des musiciens, mais aussi des cinĂ©astes et des Ă©crivains.
Quâest-ce qui vous a donnĂ© lâenvie dâĂ©crire ce livre sur lâindie pop ?
Je trouve que câest un genre qui a Ă©tĂ© peu explorĂ© en France. Ici, la musique des annĂ©es 1980 a trĂšs mauvaise presse. On situe lâĂąge dâor du rock et de la pop dans les annĂ©es 1960-1970 et ça se serait dĂ©gradĂ© ensuite, ce serait devenu plus commercial. Ăvidemment, les annĂ©es 1980 ont Ă©tĂ© marquĂ©es par lâĂ©mergence des clips avec MTV qui nĂ©cessitaient de gros moyens. Le support CD a incitĂ© les groupes Ă remplir Ă ras bord leurs albums avec une certaine complaisance. Mais les annĂ©es 1980, ce nâest pas que Kajagoogo, Duran Duran, Wham ou Phil Collins. En Angleterre, les livres de Simon Reynolds (Rip It Up and Start Again) sur le post-punk, et de John Robb sur la scĂšne musicale de Manchester (Manchester Music City) ont aidĂ© Ă réévaluer cette pĂ©riode.
Peut-ĂȘtre parce que lâindie pop Ă©tait un courant confidentiel ?
En France, peut-ĂȘtre. MĂȘme si lâindie pop a fait naĂźtre ici des vocations, avec notamment le lancement des Inrockuptibles. Mais, au Royaume-Uni, cette musique parlait Ă beaucoup. Les albums des Smiths ont Ă©tĂ© n°1 dans les charts. Lâindie pop parlait Ă la jeunesse anglaise, Ă©voquait son mal-ĂȘtre, les rivalitĂ©s entre le Nord et le Sud. Pourtant, je ne pense pas quâĂȘtre anglophile soit un prĂ©alable nĂ©cessaire pour lâapprĂ©cier. Ă la base, il y a de superbes mĂ©lodies, un son qui nâest pas surproduit, en rupture avec ce qui se faisait Ă lâĂ©poque.
- Lâindie pop, un contre-pouvoir*
La chronologie du livre dĂ©bute en 1979 pour sâachever en 1997. Pourquoi avoir choisi ces deux annĂ©es ?
La premiĂšre marque lâarrivĂ©e au pouvoir, en Grande-Bretagne, de Margaret Thatcher. LâĂ©mergence de lâindie pop sâest faite, entre autres, en rĂ©action Ă la politique quâelle menait. Câest aussi lâannĂ©e de sortie de Unknown Pleasures de Joy Division sur Factory, lâun des premiers labels indĂ©pendants. La seconde, lâĂ©lection de Tony Blair. Lâindie pop Ă©tait jusquâalors contre le pouvoir, il y avait eu des alliances de musiciens avec les Travaillistes mais, Ă chaque fois, ceux-ci avaient Ă©tĂ© battus aux Ă©lections. LĂ , Blair sâest appuyĂ© sur le mouvement indie, notamment Ă travers Blur et Oasis. 1997, câest aussi la sortie de OK Computer de Radiohead, un groupe signĂ© sur une major qui fait le chemin inverse vers lâindĂ©pendance et finit par vendre lui-mĂȘme ses albums via Internet. Câest le dĂ©but dâune nouvelle Ă©poque.
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Lire lâinterview dans son intĂ©gralitĂ© sur le site de Ouest-France
Le livre sur le rock indĂ©, avec analyse et discographie dĂ©taillĂ©e, quâon attendait depuis longtemps !
On a envie, pour prĂ©senter Indie Pop, de pasticher Margaret Thatcher (elle est, aprĂšs tout, lâun des personnages principaux du livre), et sa fameuse citation sur la sociĂ©tĂ©. On dirait alors que lâindie pop nâexiste pas, quâil nây a que des groupes de rock, de post-punk, de shoegaze et autres, qui prĂ©fĂšrent sâoccuper de leur musique plutĂŽt que de songer Ă faire partie dâun mouvement commun. Câest lâun des attraits de lâouvrage de Jean-Marie Pottier : donner, en racontant lâhistoire Ă travers une discographie foisonnante, des dĂ©nominateurs communs Ă une scĂšne trop Ă©clectique pour ĂȘtre rĂ©duite Ă un vocable.
Cent disques emblĂ©matiques, il nâen fallait pas moins. Câest que le terme « indie » (pour « indĂ©pendants ») dĂ©route jusquâĂ ses promoteurs. Comme on lâapprend ici, il Ă©voque Ă ses dĂ©buts, Ă un patron de salle de concerts (*) , des liens avec « Les indiens », tout comme il inspire Ă Robert Wyatt « les films de Bombay ».
Lâhistoire de lâindie pop commence Ă la fin des annĂ©es 1970, dans lâeffervescence crĂ©ative de lâaprĂšs-punk. A travers le Royaume-Uni, des jeunes musicos sâapproprient le slogan « do it yourself » pour sâaffranchir des compagnies de disques majors, inventer leurs propres modes de production et de diffusion, et crĂ©er leurs propres sons. Si lâon en croit Richard Cook du NME , le fer de lance de ce mouvement serait le groupe mancunien les Buzzcocks, qui, le premier, sur son maxi Spiral Scratch, combine crĂ©ation indĂ©pendante et dĂ©passement du son traditionnel punk. CâĂ©tait en 1976.
Jean-Marie Pottier, lui, dans une figure de style loin dâĂȘtre anodine, dĂ©cide de dĂ©marrer lâhistoire en 1979, pour la clore dix-huit ans plus tard. 1979, 1997 : deux dates qui sâobservent, deux chiffres en miroir, et surtout deux moments forts dans lâhistoire des labels indĂ©pendants. La sortie en 1979 de lâalbum Unknown Pleasures de Joy Division, ses sonoritĂ©s post-punk dĂ©routantes et sa pochette intrigante, comme une quintessence annoncĂ©e. 1997 et OK Computer de Radiohead, tel une remise en question des codes, la fin dâun cycle. Entre ces deux dates, Jean-Marie Pottier revient sur une histoire rythmĂ©e par les Ă©volutions du courant indie pop, bientĂŽt scindĂ© en plusieurs branches et autant de styles sonores et parti-pris esthĂ©tiques. Des influences du Velvet Underground du dĂ©but Ă la dance music de Madchester, des pochettes prĂ©raphaĂ©lites du label 4AD Ă celles, cinĂ©matographiques, des Smiths chez Rough Trade. On navigue entre les informations de lâintroduction, qui, ici, fonctionne comme une premiĂšre partie tant elle fournit de dĂ©tails essentiels sur lâhistoire, et celles de la discographie, focalisĂ©es sur lâart work et les anecdotes.
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Retrouvez lâintĂ©gralitĂ© de la chronique sur Silence Is Sexy
Jean-Marie Pottier est lâinvitĂ© de Vincent ThĂ©val pour parler de son anthologie dĂ©diĂ©e au rock indĂ©pendant britannique. Une heure pour revenir sur vingt annĂ©es de labels indĂ©pendants, de politique et de musique bien entendu.
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