🔍
Parution : 14/02/2013
ISBN : 9782360540785
336 pages (148 x 210)

23 €

In a Lonely Place

Écrits rock

“Je revois ses dĂ©buts au festival des Inrocks en 1992. Un petit oiseau hirsute, garçon manquĂ© en godillots, traversĂ© par une fureur sĂšche – punk rurale, butĂ©e et fermĂ©e, retrouvant la rage d’un blues primitif. Ce style, une myriade de rockeuses actuelles, en France comme ailleurs, l’a imitĂ©, et ça continue. Depuis, Polly Jean Harvey a effectuĂ© plusieurs rĂ©volutions. Elle s’est incarnĂ©e en une diva malsaine, une prophĂ©tesse exaltĂ©e ou encore une aliĂ©nĂ©e Ă©ructante, battant la campagne. Cette fois, le voyage est nouveau : on dirait qu’elle a cherchĂ© Ă  se dĂ©pouiller de toutes ses peaux anciennes. Sans doute est-ce pour cela qu’elle s’est lancĂ©e au piano Ă  la sauvage : pour ne plus s’abriter derriĂšre ce qu’elle savait faire.”

Enfant, Michka notait prĂ©cieusement, Ă  l’encre noire et en lettres capitales, sur des fiches, les noms des musiciens des diffĂ©rentes formations de rock qu’il affectionnait. Il Ă©tait dĂ©jĂ  un encyclopĂ©diste du rock en herbe. Le portrait de Jimi Hendrix trĂŽnait en bonne et due place au dessus de son lit. Il y eut ensuite ses Ă©tudes, ses premiĂšres chroniques et ses livres, des romans et des essais sur la musique.
Aujourd’hui, Michka Assayas est considĂ©rĂ© comme l’encyclopĂ©diste en chef du rock et de la pop musique en France. Mais s’il est vrai qu’il possĂšde une connaissance trĂšs prĂ©cise des musiques pop rock, il ne faudrait pas que l’étiquette encyclopĂ©diste cache cet autre aspect de l’homme : Michka Assayas est l’une des plumes les plus affĂ»tĂ©es de la presse musicale en France.
Cet ouvrage est une anthologie des meilleures chroniques de Michka Assayas parues depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980 jusqu’aux annĂ©es 2000, dans Rock & Folk, Les Inrockuptibles, VSD et LibĂ©ration. Les chroniques suivent un ordre chronologique et sont regroupĂ©es par groupe et par thĂšme, chaque section Ă©tant prĂ©cĂ©dĂ©e d’une introduction qui la contextualise.
Choisies et rassemblĂ©es ici pour la premiĂšre fois, elles permettent de tracer un pan du rock en France et vu de France. L’ouvrage s’ouvre sur un long article, tel qu’on n’en publie plus aujourd’hui, sur les Beach Boys et l’énigmatique Brian Wilson. Viennent ensuite Joy Division et New Order, U2, tous les irrĂ©guliers de la New-Wave
 AprĂšs l’anthologie des textes de Philippe Paringaux, ce dandy du rock, parue en mars 2012, cet ouvrage de Michka Assayas permet de souligner la richesse de la critique rock Ă  la française.

Revue de presse

- In a Lonely Place - Écrits rock PO alecoute.net 18 aout 2013
- La Matinale Christophe Bourseiller France Musique 4 juillet 2013
- Pleins feux Emmanuel Dosda poly.fr 27 mai 2013
- Rock Collection Jacques Braunstein GQ Magazine.fr 29 avril 2013
- Livres - Musiques François Gorin Télérama 24 avril 2013
- Entre deux chaises : Michka Assayas, invité du mois Xavier Ridon Radio Primitive 18 avril 2013
- Combat rock Sylvain Coatleven Let's Motiv Nord 1er avril 2013
- Sélection Livres Xavier Bonnet Rolling Stones Avril 2013
- Séance tenante Julien Gester Next Libération 27 mars 2013
- In a Lonely Place Hervé Crespi Start Up Avril 2013
- In a Lonely PlaceCulture en vrac Raphaël Brun L'Observateur de Monaco Mars 2013
- In a Lonely PlaceRock collection Stéphane Davet M le magazine du Monde 15 mars 2013
- In a Lonely Place Ali Tération VICE MAG 18 mars 2013
- Movimento : La note et la plume Jeanne-Martine Vachet France Culture 16 mars 2013
- Jean-René Huguenin, le petit prince des lettres Sébastien Le Fol Figaro Le Blog 13 mars 2013
- In a Lonely Place Simon Pérugier L'oreille qui gratte 10 mars 2013
- Ouvert la nuit Alexandre Héraud France Inter 11 mars 2013
- Le RenDez-Vous Laurent Goumarre France Culture 22 février 2013
- Plan B... pour Bonnaud - Les plaisirs méconnus du rock Frédéric Bonnaud Le Mouv' 25 février 2013
- FrÚre de son Jean-Daniel Beauvallet Les Inrockuptibles 20 février 2013
- Label Pop Vincent Théval France Musique 18 février 2013

- In a Lonely Place - Écrits rock

Cela pourrait ĂȘtre le sujet philo du jour : faire la critique d’un livre Ă©crit par un critique Ă  partir de certaines de ses critiques. Et l’on pourrait aboutir Ă  des conclusions hautement spirituelles comme «_ la boucle est bouclĂ©e_ » ou « c’est le serpent qui se mord la queue » ou encore « le nƓud gordien qui se dĂ©gage ici amĂšne immanquablement Ă  s’interroger sur le sens mĂȘme de la critique raisonnĂ©e et la part de subjectivitĂ© qu’elle implique ». Redevenons un peu sĂ©rieux aprĂšs cette petite dĂ©connade, mais ce sera pour mieux s’envoler aprĂšs, promis. Car il y a dans In A Lonely Place – Ecrits rock une sacrĂ©e matiĂšre Ă  Ă©vasion, et ce n’est pas Michka Assayas, son auteur, qui devrait dĂ©mentir.

S’il est aujourd’hui reconnu du grand public pour avoir livrĂ© cette somme incroyable qu’est Le Dictionnaire du Rock, M. Assayas a bien entendu fait ses classes en tant que critique, mais pas tout Ă  fait Ă  n’importe quel moment, et c’est un Ă©lĂ©ment important pour comprendre son livre. Michka Assayas signe ses premiers articles Ă  partir de 1979, c’est-Ă -dire Ă  cette Ă©poque charniĂšre oĂč les figures tutĂ©laires et les codes alors en vigueur dans le monde du rock volent en Ă©clat.

Il prend en pleine figure une mini-rĂ©volution qui s’appelle Joy Division, mais sera Ă©galement amenĂ© Ă  devenir l’un des grands dĂ©fenseurs – et, par la suite, l’un des proches – de U2, considĂ©rĂ© Ă  l’époque comme « la version heavy metal de Echo & The Bunnymen ». Faisant fi des clichĂ©s et du qu’en dira-t-on, Michka Assayas n’aura de cesse, dans les articles ici assemblĂ©s, de livrer ses coups de cƓur avec une dĂ©sarmante honnĂȘtetĂ©, sans le masque d’ironie que la plupart de ses confrĂšres ont toujours adoptĂ© – et gardent encore. Michka Assayas est un grand enfant dont les yeux sont remplis d’étoiles dĂšs qu’il dĂ©couvre des musiciens sincĂšres, dont la musique ne s’embarrasse jamais de dĂ©tails superflus mais au contraire se prĂ©sente dans sa plus simple vĂ©ritĂ©.

On retrouve donc au rang de ses grandes amours Joy Division et son extension New Order, U2, T Rex, les Beach Boys et plus particuliĂšrement l’immense Brian Wilson, Roxy Music, Elvis Costello, XTC, les Specials, Roy Orbison, Willy DeVille, The Smiths, Young Marble Giants et bien d’autres. Et comme on n’est pas chez les Bisounours et qu’il n’exĂšcre rien tant que les comportements moutonniers de ses confrĂšres français, il lance aussi quelques petites piques amusantes : contre la new-wave en gĂ©nĂ©ral et les Cure en particulier, Bowie, le Madness des gros tubes FM, les esprits coincĂ©s, l’esprit _Actuel_


Et puis Ă  peine quelques annĂ©es aprĂšs avoir commencĂ©, M. Assayas rend son tablier de critique rock. Des raisons personnelles vite Ă©ludĂ©es. Avait-il peur de se faire broyer, de tomber dans le cynisme ? De ne plus regarder la musique avec l’innocence qu’il avait su conserver jusque-lĂ  ? Avec le lancement des Inrocks au tout dĂ©but des annĂ©es 90, il bĂ©nĂ©ficie alors d’un Ă©dito qui lui permet de continuer d’écrire sur la musique mais d’aborder Ă©galement d’autres thĂšmes – la littĂ©rature, la sociĂ©tĂ©, les mĂ©dias, l’aveuglement de ses contemporains
 C’est probablement la partie la plus inĂ©gale du livre, car mĂȘme s’il est passionnant de se replonger dans le contexte de ces annĂ©es-lĂ  (chute du Mur de Berlin et du Rideau de fer, derniers feux du mitterrandisme pharaonique, « quĂȘte de sens » et autres formules Ă  l’emporte-piĂšce), on ne sent plus chez Michka Assayas le mĂȘme plaisir dans la manipulation des mots, juste l’envie – parfois plus que comprĂ©hensible – d’en dĂ©coudre avec la fatuitĂ© de notre sociĂ©tĂ©. La posture n’était pas mauvaise, mais le discours un peu moins fluide. La meilleure preuve en est son retour aux critiques de musique quelques annĂ©es plus tard, par l’entremise du magazine VSD. Et notre Michka de reprendre son envol, et nous notre plaisir, en parlant des Fleet Foxes, de Ray Lamontagne, de Johnny Cash, de Rory Gallagher et d’autres.

Le livre se conclut sur un grand papier sur le tout premier groupe qui lui a dessillĂ© les yeux, les Beatles
 Ă©videmment, serait-on presque tentĂ© d’ajouter – article paru Ă  l’occasion de la sortie en grande pompe de la compil 1. Des souvenirs apparaissent en rafale, la dĂ©couverte du groupe et des disques – en commençant par Rubber Soul, son coup de foudre quasiment immĂ©diat, sa vie avec les Fab Four qui dĂ©terminera alors son destin. Oui, Ă  ce moment oĂč Michka Assayas redevient un enfant, tout s’éclaire et l’on revient quelques annĂ©es plus tard, en 1979, Ă  ses premiers Ă©crits dĂ©jĂ  bien maĂźtrisĂ©s et Ă  cette Ă©poque politiquement dure mais musicalement fascinante. Michka Assayas est certes l’un des grands critiques Ă  avoir Ă©mergĂ© cette annĂ©e-lĂ , mais il rĂ©ussit Ă  Ă©mouvoir parce qu’il est aussi le chaĂźnon manquant entre nos parents baby-boomers et nous, enfants des annĂ©es 80. Un peu comme un trĂšs grand frĂšre qui nous aurait laissĂ© son journal de bord, et c’est nous qui le lisons avec des yeux d’enfant.

Un dernier conseil : ne lisez pas ce livre trop loin d’une platine ou bourrez votre baladeur des albums Ă©voquĂ©s, le voyage en « Assayassie » vaut le coup.

PO
alecoute.net 18 aout 2013

- La Matinale

Michka Assayas Ă©tait l’invitĂ© de Christophe Bourseiller pour parler de son ouvrage In a Lonely Place et des rĂŽles qu’il a jouĂ© dans le monde de la culture.

Podcast disponible ICI

Christophe Bourseiller
France Musique 4 juillet 2013

- Pleins feux

*Critiques emportées, chroniques au long cours ou interviews fleuves : Michka Assayas a exhumé ses écrits rock pour les rassembler dans une compil ardente : In a Lonely Place.

Le blouson en cuir usĂ©, les lunettes de soleil vissĂ©es sur le nez, mĂȘme au beau milieu de la nuit, et l’attitude destroy-autodestructrice
 TrĂšs peu pour lui. DĂ©finitivement, Assayas n’est pas Pacadis : il confie, dĂšs le prologue de ce recueil de textes – parus pour l’essentiel dans Rock & Folk, Les Inrocks, mais aussi dans LibĂ© ou mĂȘme VSD, des eighties aux annĂ©es 2000 –, un Ă©chec cuisant lors de sa “premiĂšre et derniĂšre tentative rock’n‘roll”. Peut-on Ă©crire sur le rock avec une tĂȘte d’universitaire ne buvant que du petit-lait ? Et comment, surtout si on y va “au lance-flammes”.

Tout au long de ces 330 et quelques pages brĂ»lantes Ă©crites Ă  la premiĂšre personne, l’auteur du Dictionnaire du rock dĂ©gaine, cĂ©lĂ©brant les Beach Boys, “cinq boy-scouts chantant Ă  tue-tĂȘte” qui le fascinent, Joy Division, livrant “un combat contre le monde qui croule”, New Order et son “electro-disco” synthĂ©tique, simple et transparente, le “glamourous” Bryan Ferry ou encore la bande Ă  Bono (nobody’s perfect
).

Au fil des pages d’In a Lonely Place, Assayas fait part de son engagement pour l’excentricitĂ© contrĂŽlĂ©e” des punkettes de Raincoats comme pour
 – “attachez vos ceintures”, prĂ©vient-il dans sa chronique de 1983 – la pop pailletĂ©e d’Abba, groupe “indĂ©fendable” qu’il rĂ©habilite avec malice.

Emmanuel Dosda
poly.fr 27 mai 2013

- Rock Collection

GQ révise son histoire de la musique en compagnie du dandy punk Alain Pacadis, du rock-critic Simon Reynolds et de quelques ouvrages pop bien sentis.

La sélection à retrouver ICI

Jacques Braunstein
GQ Magazine.fr 29 avril 2013

- Livres - Musiques

Écrits new wave. Les MĂ©moires anecdotiques du bassiste de Joy Division et les meilleures chroniques d’un critique rock Ă  la fibre d’écrivain.

Par une coĂŻncidence plus que par la volontĂ© de leur Ă©diteur commun, In a Lonely Place, recueil d’écrits rock de Michka Assayas, voisine chez les libraires avec Unknown Pleasures, second volume de MĂ©moires signĂ© Peter Hook. Celui-ci fut le bassiste de New Order et avant cela de Joy Division, dont il continue aujourd’hui d’entretenir la lĂ©gende — ou de l’exploiter sans vergogne, selon les sources. À qui cherche un revers plus trivial au mythe parfois encombrant, Hook fournit son content d’anecdotes.

Le livre d’Assayas porte un titre empruntĂ© lui aussi Ă  Joy Division. Son entrĂ©e en rock critique a suivi la fin de ce groupe, aprĂšs le suicide du chanteur, Ian Curtis. C’était en 1980, annĂ©e new wave. À Belfast dĂ©butait U2, sous le regard d’un jeune journaliste alors loin d’imaginer qu’il serait plus tard le biographe de Bono. L’attachement Ă  ces deux totems, ici lyrique, lĂ  romantique, rĂ©sume assez bien la dualitĂ© du critique : enthousiasme et regret, ombre et clartĂ©. Mais aussi l’écriture de Michka Assayas est marquĂ©e dĂšs l’origine par un doute essentiel : parler du rock lui est vital, et pourtant cela ne va pas de soi. Au creux de ce balancement, qui certains jours se mue en sentiment d’imposture, peu naĂźtre un Ă©crivain. Dans ses essais ou ses romans s’est dĂ©veloppĂ©e une fibre proprement littĂ©raire. Mais l’exhumation de chroniques passĂ©es ne nous jettera pas forcĂ©ment sur les disques Ă©coquĂ©s pour vĂ©rifier que l’avis du moment “tient encore la route”, on a ici la preuve qu’en rapportant le plus fidĂšlement possible ses obsessions musicales, le critique (rock ou non) peut lui-mĂȘme faire vibrer son lecteur. En cela, il en remontre Ă  plus d’un auteur de fiction.

François Gorin
Télérama 24 avril 2013

- Entre deux chaises : Michka Assayas, invité du mois

Pour Michka Assayas, la musique est presque un sacerdoce. EnfermĂ© dans le cloĂźtre de l’EncyclopĂ©die du rock, Michka a Ă©crit. Pour les Inrockuptibles, Rock & Folk, VSD. Pour lui. Pour les autres. Au dĂ©but des annĂ©es 80, souvent seul, Michka a dĂ» affronter l’incomprĂ©hension de ses goĂ»ts. Le punk, la new wave. En chƓur avec les artistes qui le passionnent, Michka clame que « non, l’avenir ne sera pas meilleur que le passé« . DĂ©jĂ , la crise de ces annĂ©es allait leur donner raison. Et le critique rock allait lui aussi avoir raison. Joy Division, New Order, XTC, Dexys Midnight Runners, The Smiths, U2 allaient devenir des classiques – ou presque.

In A Lonely Place reprend les Ă©crits rock de Michka Assayas. Chez le trĂšs bon Ă©diteur Le Mot et le Reste, ses chroniques sont enfin mises en valeur. Elle prennent une saveur particuliĂšre. Elles ont un goĂ»t. Elles ont du goĂ»t. Pour ceux – comme moi – qui n’avaient rien lu de cette « Ă©poque », qui ne connait que vaguement sa musique, sa politique, In A Lonely Place est un tĂ©moignage prĂ©cieux. Celui d’un gars mal dans sa peau, mauvais dragueur qui veut montrer qu’il a raison au moins sur une chose : la musique qu’il Ă©coute vaut le coup d’ĂȘtre Ă©couter.

C’est aussi un voyage que de lire In A Lonely Place. Dans le temps certes, mais aussi Ă  la dĂ©couverte des Ăąmes perdues, des oubliĂ©s, des ringards, des ridicules. Syd Barrett, Brian Wilson, Roy Orbison, Rory Gallagher, Abba. Et puis, en dehors de la musique, il y a la littĂ©rature : CĂ©line et ChĂąteaubriant.

Michka Assayas va au-devant de ceux que la critique a laissé sur le bord de la route, ceux que la critique a enfermé seuls dans une piÚce.

Nous avons rencontrĂ© Michka Assayas. Retrouvez ici l’entretien pour Entre deux chaises en quatre parties.

PremiÚre partie : Dans les années 80, « pleins de gens gémissaient, mais la musique a été la matrice de la musique des années 90. »

DeuxiĂšme partie : « Le rock n’est pas une musique d’équipe. »

TroisiĂšme partie : « En parlant de CĂ©line, j’ai Ă©tĂ© victime du dĂ©but du politiquement correct. »

QuatriĂšme partie : « Mon rapport Ă  la musique, aujourd’hui, est d’en fabriquer. »

LIENVERS L’ARTICLE ET LESPODCASTSDESENTRETIENS

Xavier Ridon
Radio Primitive 18 avril 2013

- Combat rock

Enfant, Michka Assayas consignait sur de petites fiches toutes les informations disponibles sur ses musiciens prĂ©fĂ©rĂ©s. Ça vous pose un homme. Et explique sans doute la publication de son projet pharaonique, Le Dictionnaire du Rock (2001). Entre-temps, Michka Assayas fut critique-rock, Ă  Rock & Folk et aux Inrockuptibles notamment. Un livre compilant certains de ses articles vient de paraĂźtre. L’occasion parfaite pour revenir sur le mĂ©tier de critique et cerner trente ans de changements dans le rock, de Joy Division Ă  aujourd’hui.

Pourquoi ce livre ? C’est une commande de l’éditeur, Yves Jolivet, qui souhaitait conserver une trace de ces textes, et la mĂ©moire de toutes ces annĂ©es (dĂ©but 1980 – 2000). C’est l’intĂ©rĂȘt de la presse, ce ne sont pas des textes individualistes, ce ne sont pas des romans, mais de simples commandes. Je n’avais pas l’intention d’élever un monument Ă  ma propre gloire.

Comment ĂȘtes vous entrĂ©s Ă  Rock & Folk ? À quoi ressemblait ce journal Ă  l’époque ?
À un fanzine ! J’écrivais quelques articles dans mon coin, et mon frĂšre m’a encouragĂ©. C’est ainsi que je suis d’abord entrĂ© au Monde de la musique, et c’est grĂące Ă  ce journal que j’ai fait un premier reportage Ă  Londres en 1980. J’ai pris mon courage Ă  deux mains, suis allĂ© rue Chaptal, ai poussĂ© la porte et, arrivĂ© au bout d’un long couloir, vu des gars dans une toute petite piĂšce. « J’ai des textes, je voulais vous les donner, dites moi si ça vous intĂ©resse ». Et Paringaux m’a regardĂ© avec un sourire en coin en disant, « Oui, oui, laissez ça lĂ .. », ce qui voulait dire « un de plus, un de moins ». Et Ă  ma grande stupĂ©faction, ils Ă©taient intĂ©ressĂ©s. Je me souviens avoir fait un bond par dessus la table basse, une voie s’ouvrait Ă  moi. J’avais l’impression d’ĂȘtre sauvĂ©, parce que d’une certaine façon, j’avais du talent pour faire des Ă©tudes, mais j’ai tout sabotĂ©, en n’allant pas en cours.

Ces articles ont-ils une rĂ©sonance particuliĂšre aujourd’hui ?
Je ne suis sans doute pas le mieux placĂ© pour le dire, mais je ne vais pas faire de coquetterie. À l’époque j’étais super sĂ©rieux, dĂ©terminĂ© Ă  dĂ©fendre la musique que je “reprĂ©sentais” et qui me semblait rĂ©volutionnaire. Mais je rencontrais des gens qui avaient interviewĂ© Jimi Hendrix
 Pour eux, j’étais vraiment un petit merdeux Ă  lunettes.

Votre écriture est trÚs classique.
Oui, je me suis toujours efforcĂ© d’écrire d’une maniĂšre classique. Je nourrissais une passion pour certains groupes, je sentais que quelque chose de rĂ©volutionnaire en musique Ă©tait en train de se passer, et en mĂȘme temps, je ne voulais pas que ce soit branchouille, ou rock’n‘roll, je voulais pas faire semblant d’ĂȘtre autre que je ne l’étais. Je voulais ĂȘtre Ă  l’image de cette musique, presque « blanc ». Et mettre en avant ce qui mĂ©ritait d’ĂȘtre mis en avant, de la maniĂšre la plus transparente qui soit. J’avais l’impression d’ĂȘtre dans une posture d’illĂ©gitimitĂ©, trop jeune, pas rock’n‘roll, etc.

Se sentir illĂ©gitime car trop jeune, c’est une rupture avec l’esprit de 68
 Oui. C’est le cĂŽtĂ© punk du truc : transformer toutes ces insuffisances en revendications. On n’est pas flamboyants, on se prend pas pour des gĂ©nies comme la gĂ©nĂ©ration qui a fait 68, on ne va pas bouleverser la sociĂ©tĂ©, et on est insuffisants. Je transformais tout ça en provocation : « Oui, je suis chiant, et je vous emmerde. Et la musique que j’écoute, vous la jugez peut-ĂȘtre chiante, mais elle a une force que vous captez pas encore. Et vous verrez, c’est moi qui ai raison. ». Et aujourd’hui, je ne vais pas clamer « Oh ce que j’ai Ă©crit, comme c’est vrai, comme c’est juste, comme c’est fantastique ». Mais j’ai parfois eu raison. Les groupes dont je parle intĂ©ressent parfois un public bien plus important qu’à l’époque, Joy Division est un classique maintenant, tous les gamins savent ce que c’est, Ă  l’époque on avait l’impression que c’était un truc super Ă©sotĂ©rique dont parlaient des gens qui faisaient semblant d’ĂȘtre super initiĂ©s, alors que moi je militais pour que les mecs qui Ă©coutent Dire Straits ou je ne sais quoi d’autre Ă©coutent aussi Joy Division, et s’ouvrent les oreilles. Mais c’était pas facile.

L’INTERVIEW EN INTÉGRALITÉICI

Sylvain Coatleven
Let's Motiv Nord 1er avril 2013

- Sélection Livres

Le principe de ces Ă©crits rock, compilation d’articles, chroniques ou billets Ă©talĂ©s sur plusieurs annĂ©es, est toujours Ă  double tranchant. Certes, il permet de suivre les obsessions et lubies de leur auteur, mais avec le risque de voir certaines vĂ©ritĂ©s d’alors se “manger” le mur du temps qui a passĂ©. Des marottes, Michka Assayas n’en a pas manquĂ© tout au long de ces annĂ©es oĂč sa plume faisait le bonheur de la presse rock et hebdomadaire : Joy Division, U2, Smiths
 Mais si quelques-uns de ses â€œĂ©nervements” d’antan peuvent parfois prĂȘter Ă  sourire a posteriori, l’énergie et la sincĂ©ritĂ© toutes personnelles qu’il s’est toujours plu Ă  insuffler quand il parlait de rock (et de moult sujets par la suite – ChĂąteaubriand, CĂ©line
) n’ont, elles, pas pris une ride. C’est le premier enseignement de ces Ă©crits rock. Et loin d’ĂȘtre le seul.

Xavier Bonnet
Rolling Stones Avril 2013

- Séance tenante

SĂ©ance tenante Michka Assayas. NĂ© en 1958, il est le frĂšre du cinĂ©aste Olivier Assayas. Journaliste, Ă©crivain et scĂ©nariste, il est responsable de l’imposant Dictionnaire du rock (Bouquins) et vient de publier le recueil In a Lonely Place, Ă©crits rock (Le mot et le reste).

L’interview sur le site de Next

Julien Gester
Next Libération 27 mars 2013

- In a Lonely Place

On l’attendait depuis longtemps : un recueil des articles et chroniques que Michka Assayas a publiĂ©s pendant une vingtaine d’annĂ©es, de Rock @ Folk aux Inrocks en passant par VSD ainsi que certaines considĂ©rations quant Ă  son statut de “critique rock”. Pour tout une gĂ©nĂ©ration de lecteur ayant grandi avec Rock & Folk vers 1979/1980, Michka Assayas reprĂ©sente clairement l’inverse d’un Philippe Manoeuvre : pas de flamboyance, ni d’exaltation, pas de “vie en rock”, qui clairement ne se considĂ©rait pas comme lĂ©gitime : “en fait, je me trouvais trop bourgeois, trop clean pour ĂȘtre rock & roll” Ă©crit-il en prĂ©ambule de son livre. Pourtant il trouve Ă  Rock & Folk son sujet : personne ne veut parler de ces petits groupes anglais au son gris du moment qu’on appelle faute de mieux new wave. C’est donc lui qui se coltine les Young Marble Giants, Psychedelic Furs, Gang of Four entre autres
 Et puis, un jour de 1981 c’est l’épiphanie : les deux albums de Joy Division sont enfin distribuĂ©s en France. Il en livre chronique d’anthologie qui se termine par : “cette musique change l’air de la piĂšce oĂč vous l’écoutez
”, ce qui n’est pas rien. DĂšs lors il se fait passeur. Son style concis, cette Ă©criture sĂšche en noir et blanc, convient parfaitement Ă  cette musique : les Smiths, bien sĂ»r, mais aussi Everything But The Girl, Go-Betweens, Factory records
 Une esthĂ©tique qui influence quelques Ă©tudiants de Tours : Les Inrockuptibles sont nĂ©s et tout naturellement lui demande d’en ĂȘtre, sinon le parrain, du moins la caution. Puis Michka Assayas sera Ă©cartĂ© des Inrocks. Qu’importe, lui qui ne veut plus Ă©crire sur la musique va coordonner le fameux Dictionnaire du Rock, un travail d’au moins une dĂ©cennie qui le laisse exsangue mais lui permet de devenir Ă  ses dĂ©pend un M. Rock, appelĂ© lorsqu’il s’agit de faire de brillantes confĂ©rences. In a Lonely Place (l’un des derniers titres Ă©crits par Joy Division, l’un des premiers enregistrĂ©s par New Order) nous entraĂźne dans ces fameuses annĂ©es quatre-vingt que tout le monde trouve aujourd’hui gĂ©niales, mais qu’Assayas a dĂ©truites dans ses fameuses tribunes de la fin des 80’s. Enfin, il nous dĂ©voile une info surprenante : sa longue amitiĂ© avec Bono de U2, dont il a signĂ© un livre d’entretiens passionnant.

Hervé Crespi
Start Up Avril 2013

- In a Lonely PlaceCulture en vrac

Essentiel. Le journaliste Michka Assayas,55 ans, nous livre ce mois-ci un livre Ă  ne pas rater. Un livre essentiel qui regroupe ses textes sur le rock. Si le frĂšre d’Olivier Assayas a dĂ©butĂ© sa carriĂšre chez Rock & Folk au dĂ©but des annĂ©es 1980, il a aussi Ă©crit pour LibĂ©ration, VSD ou Les Inrockuptibles. Ami avec Bono, le chanteur de U2 avec qui il a Ă©crit un livre de conversations en 2005, Michka Assayas est aussi un fan de Joy Division qu’il a suivi Ă  la fin des annĂ©es 1970. L’auteur du Dictionnaire du rock (Robert Laffont, 2002) commence son livre par les Beach Boys pour Ă©voquer ensuite Joy Division, New Order, U2
 Un rĂ©gal.

Raphaël Brun
L'Observateur de Monaco Mars 2013

- In a Lonely PlaceRock collection

Enfant d’une gĂ©nĂ©ration coincĂ©e entre la mort des idĂ©aux hippie et le cynisme clinquant des annĂ©es 1980, l’écrivain Michka Assayas s’est rĂ©vĂ©lĂ© dans son rejet des clichĂ©s de la rĂ©bellion rock comme dans son refus de la branchitude.
Anthologie des enthousiasmes et coups de gueule qui marquĂšrent ses chroniques dans le mensuel Rock & Folk, au dĂ©but des annĂ©es 1980, puis Ă  LibĂ©ration ou aux Inrockuptibles, In a Lonely Place, Écrits rock tĂ©moigne plus d’une ferveur en quĂȘte de vĂ©ritĂ© intime que de rĂ©vĂ©lation collective. Sa façon de militer pour des artistes – Joy Division, New Order, XTC, Elvis Costello, The Smiths – alors dĂ©daignĂ©s en France, de tisser une Ă©tonnante proximitĂ© avec U2 (il a signe un livre de conversations intitulĂ© Bono par Bono) a Ă©tĂ© dĂ©terminante pour beaucoup de lecteurs, happĂ©s par sa profondeur et une intensitĂ© proche de la littĂ©rature.

Lien vers l’article

Stéphane Davet
M le magazine du Monde 15 mars 2013

- In a Lonely Place

Les trois quarts des bouquins qui compilent les articles signĂ©s par d’émĂ©rites critiques rock sont, il faut bien le dire, assez chiants. Sans doute parce que les critiques rock sont eux-mĂȘmes assez chiants. Mais Ă©galement parce qu’ils se branlent sur ce qu’ils Ă©crivent, noyant leur copie sous des litres de leur propre semence Ă  la recherche de la punchline qui pourra faire figurer leurs mots souillĂ©s de foutre sur un flyer parce qu’ils se sont mis Ă  confondre critique et blurb ; au final, ces publicitaires cherchent le slogan et en oublient parfois qu’ils ne sont pas obligĂ©s de faire passer le dernier groupe un tant soit peu correct pour les gĂ©nies du siĂšcle avec force mĂ©taphores filĂ©es, comparaisons saugrenues, adjectifs en surnombre et vannes pas drĂŽles. N’est pas Lester Bangs qui veut. Autrement dit, ces mecs sont lourds, enfin, pas tous, d’accord, mais une grande partie. Bon, voilĂ , je viens d’enfoncer une porte ouverte. Sachez seulement que Michka Assayas est le contraire de tout ça et qu’il a Ă©crit des supers articles.

Ali Tération
VICE MAG 18 mars 2013

- Movimento : La note et la plume

Michka Ă©tait l’invitĂ© de Jeanne-Martine Vachet pour questionner la valeur artistique de la critique musicale. // Podacast ICI

Jeanne-Martine Vachet
France Culture 16 mars 2013

- Jean-René Huguenin, le petit prince des lettres

Sébastien Le Fol cite In a Lonely Place dans son billet sur Jean-René Huguenin :

Dans sa prĂ©face au recueil de ses excellentes critiques rock qu’il publie aux Ă©ditions Le Mot et le reste, Michka Assayas, nĂ© en 1958, raconte le choc que fut pour lui la dĂ©couverte du Journal de Huguenin : “Il exposait avec une acuitĂ© et une simplicitĂ© dont j’aurais Ă©tĂ© bien incapable son sentiment de solitude dans une pĂ©riode sĂšche et cynique et ses efforts pour ne pas sombrer dans le dĂ©couragement et l’apathie. Huguenin a Ă©tĂ© pour moi comme un autre frĂšre, posthume.”

Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© du billet ICI

Sébastien Le Fol
Figaro Le Blog 13 mars 2013

- In a Lonely Place

J’ai dĂ©butĂ© cet aprĂšs midi le In a Lonely Place de Michka Assayas. Ce livre est un recueil de quelques-uns de ses Ă©crits rock de 1980 Ă  2000 pour Rock & Folk, Les Inrockuptibles, VSD ou LibĂ©ration.

Comme toujours avec Michka Assayas ce livre est un must. C’est plus de la littĂ©rature que de simples chroniques, quelle magnifique plume, qui fera rougir tous ceux qui s’essayent Ă  la chronique musicale (Ă  commencer par moi).

Lire la suite de la chronique

Simon Pérugier
L'oreille qui gratte 10 mars 2013

- Ouvert la nuit

Michka Assayas sera l’invitĂ© d’Alexandre HĂ©raud dans son Ă©mission _Ouvert la nuit Ă  partir de 21H.
// Le podcast disponible ICI

Alexandre Héraud
France Inter 11 mars 2013

- Le RenDez-Vous

Michka Assayas est l’invitĂ© de Laurent Goumarre sur France Culture pour un entretien croisĂ©. // Le podcast en Ă©coute ICI

Laurent Goumarre
France Culture 22 février 2013

- Plan B... pour Bonnaud - Les plaisirs méconnus du rock

“In a Lonely Place, Ă©crits rock, un livre de Michka Assayas, publiĂ© aux excellentes Ă©ditions le Mot et le Reste.”

Michka Assayas est invitĂ© chez Bonnaud sur Le Mouv’ est dĂ©crypte Ă  sa façon la musique qui a marquĂ© ses dĂ©buts. // Le podcast en Ă©coute ICI.

Frédéric Bonnaud
Le Mouv' 25 février 2013

- FrĂšre de son

LE JOURNALISTEMICHKAASSAYASCOMPILESESÉCRITSSUR LE ROCK. FONDAMENTAL!
C’est une perversion terrible de la mĂ©moire, qui s’encombre de mille rĂ©fĂ©rences de disques ou noms de producteurs. Un grand malheur qui, par milliers de brontobytes, sature le cerveau de chansons connues par cƓur, cataloguĂ©es, archivĂ©es. En lisant le formidable ouvrage de Michka Assayas In a Lonely Place, Ă©crits rock, on se rend compte que cette manie de l’archivage dans la mĂ©moire sensible s’est, plus qu’on ne l’imaginait, Ă©galement tendue aux Ă©crits rock. On pourrait ainsi, et c’est stupĂ©fiant en les relisant aujourd’hui compilĂ©s, rĂ©citer de tĂȘte certains textes d’Assayas. On suivait bien sĂ»r depuis longtemps la presse rock quand il a dĂ©boulĂ© Ă  Rock & Folk au dĂ©but des annĂ©es 80 : de Philippe Garnier Ă  Nick Kent, de François Gorin Ă  Yves Adrien, on avait dĂ©jĂ  soigneusement rangĂ© ces plumes sur un piĂ©destal, au-dessus souvent des musiciens dont ils parlaient. Leur Ă©criture Ă©tait tellement rĂ©fĂ©rencĂ©e, cultivĂ©e et flamboyante qu’on n’imaginait pas une seule seconde en faire un jour son mĂ©tier : ils vivaient clairement dans un autre monde. Puis arriva Michka Assayas, qui parlait exactement, en temps rĂ©el, des groupes que l’on aimait dans son coin, des Young Marble Giants Ă  Joy Division, des Dexys Midnight Runners aux Smiths. Il en parlait surtout avec ce mĂ©lange de drĂŽlerie, de potacherie, d’irrespect, d’excentricitĂ©, d’intimitĂ© qui en faisait un ami, un confident. Tout ce qu’on n’arrivait pas Ă  exprimer sur la musique, il le formulait en quelques phrases dĂ©finitives, lapidaires. Il donnait forme Ă  ce qu’on dĂ©testait, ampleur Ă  ce qu’on aimait. Sans lui, ceux qui ont dĂ©marrĂ© Les Inrocks n’auraient sans doute jamais osĂ© se lancer : il a Ă©tĂ© un rĂ©vĂ©lateur, un dĂ©codeur (et un dĂ©conneur). On ne va pas lui faire prendre cet air embarrassĂ© qui lui va si bien : on lui dit juste merci

LESINROCKUPTIBLES

Jean-Daniel Beauvallet
Les Inrockuptibles 20 février 2013

- Label Pop

“Je pense que le rythme normal d’assimilation de la musique n’est pas celui de la consommation”.

Michka Assayas Ă©tait l’invitĂ© de Vincent ThĂ©val dans Label Pop et se livre sur son expĂ©rience de chroniqueur et sa passion pour la musique. // Le podcast est disponible ICI

Vincent Théval
France Musique 18 février 2013