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Parution : 18/05/2017
ISBN : 9782360543366
336 pages (14,8 x 21 cm)

Histoire du rock Ă  Marseille

1960-1980

Un travail de mĂ©moire attendu qui retrace la naissance et l’évolution de la scĂšne rock marseillaise. Le livre sera accompagnĂ© d’une compil’ CD.

Marseille, comme tant d’autres villes, a bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’élan insufflĂ© par les annĂ©es soixante et a vu une scĂšne rock Ă©merger, une scĂšne aux mille visages portĂ©e par la jeunesse. En acteur de ce mouvement, Robert Rossi a souhaitĂ© prĂ©server la mĂ©moire de cette pĂ©riode trĂšs peu documentĂ©e. Pendant dix ans, il a eu Ă  cƓur de rencontrer les groupes, de rassembler les souvenirs et d’exhumer les archives. Ce travail de mĂ©moire a nĂ©cessitĂ© des bornes pour ĂȘtre exhaustif. L’espace ? Marseille intra-muros. L’époque ? Les groupes formĂ©s avant 1980. C’est ainsi qu’au fil des pages on rencontre le rock marseillais de Quartiers Nord, le rock’n’roll du Johnny Hallyday local Rocky Volcano, la pop psychĂ© de Santa Maria et Choc, le rock fusion anarchiste de Barricade, le proto-punk de Wild Child ou la new wave de Leda Atomica. C’est toutes les origines d’une histoire qui continue de s’écrire que l’on retrouve dans ce livre.

• Lire un extrait

Revue de presse

— Robert Rossi : "Les Ă©volutions du rock Ă  Marseille ne se diffĂ©rencient pas de celles observĂ©es dans le monde" Djamal Guettala Le matin d'AlgĂ©rie 1 fĂ©vrier 2026
- ROBERT ROSSI Histoire du rock à Marseille (1960-1980) Régis Gaudin Longueur d'ondes 23 juin 2018
- Marseille : l'anthologie rock de Robert Rossi Philippe Ansellem La Marseillaise 21 janvier 2018
- Quand le rock gagne un prix littéraire Patrick Coulomb La Provence 9 novembre 2017
- Solide comme le rock Éric Fouchet Love Spot 10 octobre 2017
À Marseille, le Rock Jean Rouzaud Nova Planet 26 juillet 2017
- Histoire du rock Ă  Marseille Paul Muselet Clutch ÉtĂ© 2017
- Histoire du rock Ă  Marseille Phildhuggybear LaPlateforme.audio
- Massilia Rock System Libération 16 juin 2017
- Sorties Vieux-Port - Lectures Jacques Bonnadier Dialogue RCF 26 mai 2017
- Reportage sur "Histoire du rock Ă  Marseille" C.Pesci France 3 PACA 2 mai 2017
- 1960-1980, les débuts de l'histoire du rock à Marseille Patrick Coulomb Blog Rock On Mars 29 avril 2017

— Robert Rossi : "Les Ă©volutions du rock Ă  Marseille ne se diffĂ©rencient pas de celles observĂ©es dans le monde"

“Dans cet entretien, l’auteur revient sur une aventure musicale et sociale faite de groupes oubliĂ©s, de lieux disparus et d’élans contestataires, inscrite dans une ville trop souvent rĂ©duite Ă  des clichĂ©s. Nourri de tĂ©moignages et d’une mĂ©moire vĂ©cue, son travail Ă©claire les conditions d’émergence du rock marseillais, ses liens avec les courants internationaux, ses fractures sociales et les raisons de sa marginalisation durable dans l’histoire nationale de la musique française.”

Pour lire l’entretien

Djamal Guettala
Le matin d'Algérie 1 février 2026

- ROBERT ROSSI Histoire du rock Ă  Marseille (1960-1980)

ConsacrĂ©e « ville la plus rock de France » dans LO n°81, Marseille a une riche histoire en la matiĂšre, sur laquelle revient ce livre. La scĂšne phocĂ©enne, Robert Rossi la connaĂźt sur le bout des doigts. Et pour cause : au sein de son groupe Quartiers nord, dont il est le chanteur, l’artiste en parcourt le moindre recoin depuis plus de 40 ans. De sa plume passionnĂ©e, factuelle et prĂ©cise, mais Ă©galement dĂ©nuĂ©e d’affect trahissant sa formation universitaire, l’auteur revisite le passĂ© au travers de biographies d’une cinquantaine de groupes, dont il a interviewĂ© les membres. Et les destins de se croiser, les joies et les peines (le sort tragique du groupe Fuzz et de son guitariste Nono Mardirossian) : la vie quoi ! Des yĂ©yĂ©s Ă  la new wave, on revisite l’histoire tout en redĂ©couvrant un patrimoine oubliĂ© (Choc, Barricade, Push rock’n’roll, etc). Cerise sur le Vieux Port : le livre est accompagnĂ© d’un CD de douze titres !

Pour accĂ©der Ă  l’article sur le site sur la mĂȘme longueur d’ondes, cliquez ici

Régis Gaudin
Longueur d'ondes 23 juin 2018

- Marseille : l'anthologie rock de Robert Rossi

Le chanteur du groupe Quartiers Nord a signĂ© un ouvrage foisonnant qui rappelle l’histoire du rock Ă  Marseille entre 1960 et 1980.

TruffĂ© d’anecdotes et minĂ© d’informations prĂ©cieuses collectĂ©es par Robert Rossi, Histoire du Rock Ă  Marseille, 1960-1980, est sorti il y a quelques mois. Un juste retour des choses et presque la rĂ©sorption d’une anomalie, tant pareil ouvrage sur le thĂšme n’avait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© auparavant. Un dĂ©clic amorcĂ© en 2006 lorsque le chanteur du groupe Quartiers Nord dĂ©couvre qu’une histoire du rap Ă  Marseille va ĂȘtre publiĂ©. « J’ai trouvĂ© cela incroyable dans la mesure oĂč ce mouvement Ă©tait plus rĂ©cent que le rock. Mais je me suis dit que quelqu’un allait un jour prendre le sujet en main Ă  Marseille ». En vain. Il commence alors Ă  s’y atteler. Mais il met le projet entre parenthĂšses en raison d’une thĂšse Ă  soutenir et des multiples concerts qu’il donne avec Quartiers Nord.

Ce n’est qu’en 2014 qu’il remet le couvert et continue ses recherches, les focalisant sur les groupes de Marseille intra-muros ayant sĂ©vi sur pĂ©riode 1960-1980, pour aboutir au livre qui paraĂźt trois annĂ©es plus tard. Ou deux dĂ©cennies de rock phocĂ©en balayĂ©es depuis l’émergence, au dĂ©but des annĂ©es 60, de l’ancien boxeur Rocky Volcano qui « serait le premier chanteur de rock marseillais Ă  avoir atteint une notoriĂ©tĂ© nationale » et dont la lĂ©gende dit qu’il se serait « lancĂ© dans la musique sur les conseils de Sugar Ray Robinson ». Les sixties marseillaises sont ainsi jalonnĂ©es de groupes marquĂ©es par l’empreinte british comme les Gardians, Les cinq gentlemen ou encore Les kilts. MalgrĂ© l’essor, les mĂ©dias locaux semblent passer Ă  cĂŽtĂ© de la contre-culture rock, Ă  l’instar du Provençal parlant de cette musique « par le biais dĂ©jĂ  dĂ©suet d’une rubrique intitulĂ©e : Ces jeunes qui font un orchestre », rappelle Robert Rossi. La Marseillaise ne fait pas exception Ă  la rĂšgle en ne mentionnant pas le rock dans ses colonnes « sur toute la durĂ©e de l’annĂ©e 1969 », illustre l’auteur. « Le rock Ă©tait perçu ici comme la musique des AmĂ©ricains. Alors qu’aux États-Unis, il Ă©tait vu comme une musique communiste, du diable, oĂč noirs et blancs se retrouvaient », rectifie-t-il.

Une déferlante hard

A Marseille, le rock touche toutes les strates de la population, du bourgeois jusqu’au prolĂ©taire, attestant du phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ©. Le blues rock gagne Marseille dans les annĂ©es 70 Ă  travers des groupes comme Experience ou Caronna Machination, sans compter « une dĂ©ferlante hard » ou, plus tard, une vague Punk qui accouchera de Wild Child, Nitrate ou Leda Atomica pour les plus connus. Autant de chapitres abordĂ©s dans la remarquable anthologie rĂ©alisĂ©e par Robert Rossi, qui se termine par l’évocation du rock diablement marseillais prodiguĂ© par le groupe Quartiers Nord depuis 1977. Ses membres sont en effet sortis du schĂ©ma selon lequel le rock ne pouvait ĂȘtre chantĂ© qu’en anglais et se sont dĂ©tournĂ©s de modĂšles qui « singeaient » ce qui se faisait Ă  l’époque. Une marque de fabrique constituĂ©e d’une « musique dure et un humour zappatissant [
] un groupe qui chante la vie des prolos immigrĂ©s des citĂ©s pĂ©riphĂ©riques », soulignait le journaliste Michel Embareck en 1982.

Lire la chronique sur le site de La Marseillaise

Philippe Ansellem
La Marseillaise 21 janvier 2018

- Quand le rock gagne un prix littéraire

Le Prix des Marseillais, initiĂ© il y a une douzaine d’annĂ©es par le ComitĂ© du Vieux-Marseille, a rĂ©compensĂ© jusqu’ici toutes sortes d’ouvrages littĂ©raires : romans policiers et historiques, monographie de quartier, bande dessinĂ©e, roman jeunesse, livres patrimoniaux
 Cette annĂ©e, il innove une nouvelle fois, en franchissant une porte inattendue, celle du rock. AprĂšs une longue dĂ©libĂ©ration en effet, qui aboutit Ă  la mise en avant de trois finalistes, c’est le livre de Robert Rossi Histoire du rock Ă  Marseille – 1960-1980 qui a enlevĂ© le morceau, d’une courte tĂȘte devant le Dictionnaire des Ă©crivains marseillais d’Olivier Boura.

Pour Georges Aillaud, prĂ©sident du jury, il s’agissait aussi de donner “une image ouverte et moderne du ComitĂ© du Vieux-Marseille”. Car, avec cette Ă©quipe, composĂ©e notamment aussi d’Yves Davin, qui organise le CarrĂ© des Ă©crivains, le patrimoine n’est pas poussiĂ©reux, mĂȘme s’ils sont les premiers Ă  dĂ©fendre les “vieilles pierres”, comme celles de la Corderie aujourd’hui ou, avant cela, celles que l’on avait retrouvĂ©es sur l’emplacement de l’actuel collĂšge Izzo, au Panier.

Le prix qui sera dĂ©cernĂ© cette annĂ©e, Histoire du rock Ă  Marseille (paru aux Ă©ditions Le Mot et le Reste), est une peinture vue de l’intĂ©rieur de vingt ans de rock marseillais, par un auteur qui est Ă  la fois un des musiciens de rock les plus en vue de cette pĂ©riode, un romancier qui a dĂ©peint cette Ă©poque Ă  travers plusieurs ouvrages et un historien, auteur d’une thĂšse sur le trĂšs sulfureux LĂ©o Taxil. Son Histoire du rock se prĂ©sente sous la forme d’un dictionnaire qui compile plus de 300 musiciens, Ă  travers les groupes qui ont fait l’actualitĂ© du rock marseillais pendant vingt ans, de Quartiers Nord (le groupe dont Robert Rossi est le chanteur) Ă  Nitrate ou Special Service, en passant par Lawlessness, Cops and Robbers ou encore Leda Atomica ou Eddy Milton et ses ParcmĂštres. Les connaisseurs apprĂ©cieront.

Pour les autres, cette Histoire du rock sera une plongĂ©e dans une Marseille mĂ©connue, souvent – presque toujours – underground, aux cĂŽtĂ©s de personnalitĂ©s fortes et passionnĂ©es. Un prix qui est loin d’ĂȘtre seulement littĂ©raire, mais qui met un coup de projecteur aussi sur cette musique rock (qui ne s’est pas arrĂȘtĂ©e en 1980, tant s’en faut), cette musique rock dont Marseille, malgrĂ© le rap aprĂšs elle et l’opĂ©rette avant elle, est un des bastions français, quoi qu’on en dise.

“J’attendais depuis des annĂ©es que quelqu’un fasse ce travail, pour que cette mĂ©moire ne disparaisse pas
”, expliquait Robert Rossi dans une interview. Ce travail, il l’a finalement fait lui-mĂȘme, et c’est aussi un ouvrage trĂšs “patrimonial”, qui correspond tout Ă  fait Ă  la volontĂ© du ComitĂ© du Vieux-Marseille – rappelons-le organisateur du Prix des Marseillais – d’ouvrir toutes les portes de Marseille Ă  celles et ceux qui sont curieux de leur ville.

Ce prix sera remis officiellement à son auteur le samedi 18 novembre, dans le cadre du Carré des écrivains, au Centre Bourse.

Lire l’article sur le site de La Provence

Patrick Coulomb
La Provence 9 novembre 2017

- Solide comme le rock

À L’heure d’un retour en force de la scĂšne rock Ă  Marseille, un livre vient nous rappeler que ce courant musical a dĂ©jĂ  connu son heure de gloire des annĂ©es 60 Ă  80 avant la dĂ©ferlante rap.

On vous parle d’un temps que les moins de quarante ans n’ont pas pu connaĂźtre. Celui d’un Ăąge d’or du rock marseillais (1960-1980) dĂ©crit par le menu dĂ©tail par l’un de ses acteurs, Robert Rossi leader du groupe Quartiers Nord, alors fer de lance de cette scĂšne.

L’ouvrage est publiĂ© par la maison d’édition installĂ©e Ă  Marseille, Le mot et le reste, dont une grande partie du catalogue est dĂ©diĂ© Ă  la musique. Dix ans de travail pour retracer la naissance et l’évolution du rock marseillais. Au prix de trĂšs nombreuses rencontres, recherche d’archives et de vieilles maquettes, on croise la route de Rocky Volcano, le Johnny Hallyday provençal, de Santa Maria et sa pop psychĂ© ou la new wave de Leda Atomica ou le punk de Wild Child.

Des noms qui ne vous diront peut-ĂȘtre pas grand chose mais qui ont Ă©cumĂ© les salles et bars cultes de la ville comme le VV, le Central, le Gari ou les Templiers (dont peu ont survĂ©cu) et creusĂ© le sillon pour les gĂ©nĂ©rations de musiciens des annĂ©es 80 jusqu’à nos jours oĂč le rock fait un retour en force dans la ville, Ă  l’image du succĂšs populaire rencontrĂ© par PhocĂ©a, la rue du Rock et des groupes comme Date with Elvis et Dissonant Nation, ou d’autres groupes pas encore aussi connus mais tout aussi talentueux comme Quetzal Snakes, Tomy and the Coogar. (EF)

Le Petit Plus: Un CD est livrĂ© avec avec le livre contenant des tracks retrouvĂ©s par certains artistes (pressĂ©s avec le mixage d’époque donc)

L’article est Ă  dĂ©couvrir sur le site de Love Spot

Éric Fouchet
Love Spot 10 octobre 2017

À Marseille, le Rock

Vingt ans d’aventures emportĂ©es par le temps


Les courageuses et salvatrices Ă©ditions Le Mot et Le Reste, qui font un beau travail de mĂ©moire sur la musique – et sur les auteurs Ă  part de la contre-culture – rĂ©sident Ă  Marseille, et n’oublient pas leur citĂ©. Avec le livre et l’historique du Rock marseillais, Robert Rossi retrace, groupe par groupe, tous ceux qui, dans l’enthousiasme des annĂ©es 60 et 70, se sont jetĂ©s Ă  leur tour dans le chaudron bouillant du rock, de la pop, du rythm and blues


Tout sur ma mĂšre

Ce bloc de 325 pages dit tout, avec en plus quelques nostalgiques images d’époque, qui nous rappellent les allures de toute une jeunesse europĂ©enne qui Ă©voluait avec des musiciens amĂ©ricains, puis anglais, leaders d’une gĂ©nĂ©ration qui voulait changer Ă  tout prix. Il s’est passĂ© tant de choses dans ces 20 ans -1960-1980 – qu’il est naturel de revenir en arriĂšre pour s’assurer qu’on n’a pas rĂȘvé 

Effectivement, une conjugaison astrale sans doute, et la maturation d’une premiĂšre moitiĂ© de siĂšcle Ă  la fois prometteuse et catastrophique, a aiguillonnĂ© un monde post guerres mondiales, dans une frĂ©nĂ©sie de crĂ©ations et d’expĂ©riences vĂ©cues. Quelques simples noms de groupes : Rocky Volcano, Santa Maria, Choc, Barricade, Wild Child, Leda Atomica


Bronzer, fumer, jouer

Quartiers Nord.. Disent Ă  eux seuls la course du rockabilly, Ă  la pop, puis au gauchisme rĂ©volutionnaire, un doigt de mystique, d’anarchie, de psychĂ©dĂ©lisme jusqu’à la new wave et au punk. Ce midi de la France, oĂč dĂ©jĂ  l’Europe allait se baigner, bronzer, se baigner, danser, boire et fumer un joint au coucher de soleil, a donnĂ© son lot d’artistes, mĂȘme Ă©loignĂ©s des maisons de disques et majors.

Le livre de Rossi liste et dĂ©crit les groupes, lieux, esprits et souvenirs, comme un missel de nos jeunesses. Livre de priĂšres au monde pour qu’il arrĂȘte de dĂ©conner, et laisser la libertĂ© crĂ©er de l’espace !

Avec cet annuaire – historique – Ă©vocation, un CD de douze morceaux insĂ©rĂ©s dans la couverture achĂšve de faire vivre et vibrer ces pionniers : les groupes, Choc, Flypops, Barricade, Rush Rock N Roll, Fuzz, Leopold Bloom, Quartiers Nord, Silver Skull, Nitrate, Wild Child, Palace Hotel, Leda Atomica. Qu’ils aient approchĂ© la gloire ou pas, c’est Ă©gal : ils ont fait vivre les choses lĂ  oĂč elles Ă©taient.

Retrouvez l’article sur le site novaplanet.com

Jean Rouzaud
Nova Planet 26 juillet 2017

- Histoire du rock Ă  Marseille

Robert Rossi – leader du groupe Quartiers Nord – retrace l’émergence et les grandes heures de la scĂšne rock marseillaise de 1960 Ă  1980 ! Des souvenirs intacts enrichis d’entretiens, nous racontant l’épopĂ©e du « Johnny local » Rocky Volcano, et de plusieurs reprĂ©sentants de la scĂšne pop psychĂ© (Choc, Santa Maria
), rock anar (Barricade), punk (Wild Child), new-wave (Leda Atomica)
 Au-delĂ  de la description des groupes et de leur impact local (ou national), voici l’occasion de redĂ©couvrir les spĂ©cificitĂ©s culturelles d’une ville dĂ©finitivement Ă  part, le tout sous un angle rock’n’roll rarement dĂ©taillĂ© jusqu’à lors !

Retrouvez cette chronique dans la version numérique du magazine Clutch

Paul Muselet
Clutch ÉtĂ© 2017

- Histoire du rock Ă  Marseille

VoilĂ  un ouvrage qui vient rappeler l’importance de la citĂ© phocĂ©enne dans l’histoire du rock hexagonal. On ne dira jamais assez que la scĂšne rock marseillaise actuelle, contrairement aux idĂ©es reçues, est trĂšs vivace et abrite de nombreux groupes trĂšs actifs, et ceci depuis plus d’un demi-siĂšcle. MalgrĂ© cela, encore peu de gens de l’extĂ©rieur voient Marseille comme une « ville rock », le hip hop Ă©tant, comme on le sait, davantage exposĂ© et mĂ©diatisĂ©.

Robert Rossi, auteur de cette Histoire du rock Ă  Marseille (de 1960 Ă  1980) publiĂ©e chez Le Mot et le Reste, a Ă©tĂ© Ă  la fois le tĂ©moin et un acteur prĂ©pondĂ©rant de cette scĂšne rock marseillaise, puisqu’il est un des membres fondateurs du groupe emblĂ©matique Quartiers Nord, toujours en activitĂ© depuis sa crĂ©ation en 1977. Il vient justement nous rappeler que cette vivacitĂ© musicale n’est pas rĂ©cente et que la ville ne s’est pas rĂ©veillĂ©e avec IAM, loin de lĂ . Les trois dĂ©cennies qui ont justement prĂ©cĂ©dĂ© l’arrivĂ©e des rappeurs marseillais ont Ă©tĂ© riches et foisonnantes en groupes en tous genres. Mais cette scĂšne, plutĂŽt que de pĂątir d’une mauvaise rĂ©putation inhĂ©rente Ă  la ville, a Ă©tĂ© victime d’un manque d’intĂ©rĂȘt manifeste et n’a jamais Ă©tĂ© vraiment prise au sĂ©rieux alors qu’elle aurait mĂ©ritĂ© bien le contraire. Robert Rossi cite d’ailleurs dans la prĂ©face le musicologue Ă©rudit (et musicien) François Billard qui dĂ©clarait que Marseille « peut se vanter d’avoir eu un rĂŽle trĂšs original dans l’histoire du rock en France ».

Robert Rossi vient confirmer ceci en faisant un inventaire Ă  la fois chronologique et par genres, ces groupes ont suivi naturellement et comme tout le monde les diffĂ©rentes modes musicales consĂ©cutives Ă  l’explosion rock originelle : sont ainsi Ă©voquĂ©s le pionnier Rocky Volcano (qui est passĂ© Ă  cĂŽtĂ© d’un succĂšs massif au dĂ©but des annĂ©es 60), des groupes yĂ©yĂ©s, blues rock, progressifs, hard rock, punk, post punk. Il s’attarde sur ceux qui ont le plus marquĂ© les esprits ou les plus emblĂ©matiques, comme par exemple les Five Gentlemen qui donnaient dans ce qu’on appelait alors « le style anglais » (comprenez sous influences Rolling Stones et Kinks), Barricade qui pratiquait un free rock dĂ©jantĂ© dans l’esprit de Captain Beefheart et qui fut mĂȘme un des plus illustres reprĂ©sentants de l’underground français des annĂ©es 70 (soutenu par le magazine Actuel notamment), Quartiers Nord (toujours en activitĂ© aujourd’hui), Wild Child et son rock habitĂ©, entre les Stooges et les Doors, les turbulents Nitrate, ou les dĂ©jantĂ©s Leda Atomica.

Robert Rossi rend aussi hommage Ă  des groupes Ă  la durĂ©e d’existence plus brĂšve mais qui ont eu leur importance ou un certain impact ; ll met ainsi l’accent sur ce qu’ils ont pu apporter d’original. Une formation comme Albert & sa Fanfare PoliocĂ©tique qui reprenait des standards du rock’n’roll français des origines (Chaussettes Noires et consorts) sur le mode hommage-dĂ©rision, et ceci bien avant Au Bonheur des Dames, prĂ©figure ainsi tout un pan du rock parodique. Le dĂ©nommĂ© « Albert » en question n’est autre qu’un certain Jo Corbeau, acteur essentiel de l’univers musical de la ville. John Milton et ses ParcmĂštres ou mĂȘme Quartiers nord, dont la dĂ©marche Ă©tait d’intĂ©grer le franc-parler et l’accent marseillais au rock, ainsi que leur sens de l’auto-dĂ©rision, ont eu une influence Ă©vidente sur Massilia Sound System.

L’auteur s’est livrĂ© Ă  un travail minutieux d’archiviste et d’historien (car en plus de ses activitĂ©s musicales, Robert Rossi est Docteur en Histoire). Il consacre Ă  chaque groupe (il y en a une soixantaine) un article agrĂ©mentĂ© de photos des musiciens ou de pochettes de disques. De nombreuses interviews des diffĂ©rents acteurs de cette scĂšne ont Ă©tĂ© recueillies ainsi que des extraits d’une rubrique qui paraissait dans le quotidien « Le Provençal » intitulĂ©e « ces jeunes qui montent un orchestre » et qui rapportait les tĂ©moignages souvent amusants des jeunes rockers en herbe. Robert Rossi donne des dĂ©tails prĂ©cis sur l’histoire, souvent picaresque et chaotique, de chaque groupe. On peut Ă©videmment constater que monter un groupe de rock n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui. Les infrastructures et les lieux « rock » ou autres moyens de diffusion n’étaient ni trĂšs nombreux ni ce qu’ils sont Ă  l’ùre d’internet. Les apprentis rockers se heurtaient souvent Ă  l’incomprĂ©hension gĂ©nĂ©rale et se faisaient facilement insulter Ă  cause de leurs chevelures et leurs tenues vestimentaires. Il fallait donc vraiment ĂȘtre animĂ© d’une motivation sans faille mais vivre cette aventure rock’n’rollienne Ă©tait un des meilleurs moyens d’échapper au conformisme ambiant.

Ce relevĂ© Ă©pars de tĂ©moignages rend du coup cette Histoire du Rock Ă  Marseille trĂšs vivante. Les lecteurs qui frĂ©quentent le milieu rock de la ville reconnaitront quelques figures locales bien connues mais les autres s’amuseront aussi de ces rĂ©cits et itinĂ©raires trĂšs documentĂ©s, qui auraient pu ĂȘtre vĂ©cus par importe quel musicien en herbe de la mĂȘme Ă©poque dans une autre grande ville de France ou europĂ©enne. Au-delĂ  de Marseille, tous ces groupes font partie intĂ©grante de la rĂ©volution musicale qu’a Ă©tĂ© le rock. Robert Rossi cite Ă  ce propos Pierre Magnetto, journaliste Ă  la Marseillaise qui avait dĂ©clarĂ© : «Ce fait de sociĂ©tĂ© a pour rĂ©sonance les jeunes et la ville, avec son million d’habitants, Marseille n’échappe pas au phĂ©nomĂšne ». Et parmi tous ces rockers Ă©voquĂ©s, bon nombre d’entre eux ont eu une notoriĂ©tĂ© qui a largement dĂ©passĂ© le cadre marseillais. Barricade, par exemple, a vu Ă©merger des musiciens reconnus et hors norme comme Hector Zazou et Joseph Racaille, ou mĂȘme Manfred Kovacic qui fut le clavier et le saxophoniste de Bashung et qui est dĂ©sormais producteur et propriĂ©taire d’un studio d’enregistrement de rĂ©putation internationale. Un des autres acteurs du groupe, François Billard, dĂ©jĂ  citĂ© plus haut, est l’un des plus Ă©minents spĂ©cialiste français du Jazz et a Ă©crit de nombreux ouvrages sur le sujet. Claude Olmos des Five Gentlemen a jouĂ© par la suite avec Magma. Jean-Marc Monterra, qui jouait dans le groupe de rock progressif Eau Noire est devenu un guitariste renommĂ© dans le milieu des musiques improvisĂ©es et d’avant-garde, il est aujourd’hui le directeur du GRIM Ă  Marseille. L’écrivain et journaliste François Thomazeau avait tenu la basse dans le groupe new wave Special Service. Le groupe Quartiers Nord continue Ă  tourner dans diffĂ©rents spectacles qu’il qualifie « d’opĂ©rettes rock marseillaise » et rencontre un succĂšs qui ne se dĂ©ment pas.

Le livre est en plus accompagnĂ© d’un CD 12 titres qui montre que certains de ces groupes avaient peu de choses Ă  envier Ă  leurs homologues anglo-saxons. Cette Histoire du rock Ă  Marseille est un bel ouvrage trĂšs bien documentĂ© et passionnant pour quiconque s’intĂ©resse Ă  l’histoire du rock en France. On ne peut que souhaiter qu’il y ait un jour une suite consacrĂ©e aux dĂ©cennies suivantes au vu du trĂšs grand nombre de groupes qui sont apparus depuis Ă  Marseille. Mais ceci sera Ă©videment une toute autre histoire.

Retrouvez cette chronique sur le site LaPlateforme.audio

Phildhuggybear
LaPlateforme.audio

- Massilia Rock System

Connue pour sa scĂšne rap grĂące au succĂšs de IAM ou Fonky Family et aujourd’hui de Jul, Soprano ou SCH, la citĂ© phocĂ©enne se rafraĂźchit derniĂšrement sous un mistral pop et rock avec Kid Francescoli, Oh ! Tiger Mountain ou Date With Elvis. Un regain bienvenu dans une ville qui regorgeait de rockers entre les annĂ©es 60 et 80. Leader du groupe Quartiers Nord, qui a sĂ©vi Ă  la fin des annĂ©es 70, Robert Rossi replonge dans ces annĂ©es oĂč les guitares rĂ©gnaient sur la ville et oĂč les hĂ©ros s’appelaient Leda Atomica ou Electric Soupçon.

Libération 16 juin 2017

- Sorties Vieux-Port - Lectures

Aux Ă©ditions marseillaises Le mot et le reste vient de paraĂźtre une Histoire du rock Ă  Marseille, 1960-1980, signĂ©e Robert Rossi, un livre qui manquait Ă  notre bibliographie musicale de la ville. Nul mieux que Robert « Rock » Rossi n’était Ă  mĂȘme de l’écrire, ce livre ; non seulement parce qu’il est lui-mĂȘme un rocker de premiĂšre bourre, co-fondateur d’un des groupes les plus emblĂ©matiques de ce demi-siĂšcle, le groupe « Quartiers Nord », mais aussi parce que cet auteur-compositeur-chanteur est, par ailleurs, docteur en Histoire contemporaine et qu’il s’est frottĂ© Ă  ce titre Ă  des recherches approfondies sur des sujets tels que les revue satiriques Ă  la fin du XIX^e^ siĂšcle et qu’il a publiĂ© une thĂšse Ă©norme suivie d’un trĂšs gros bouquin sur le journaliste marseillais LĂ©o Taxil, roi des fumistes, 1854-1907.
Avec cette Histoire du rock Ă  Marseille, Robert Rossi reconstitue donc les principaux Ă©pisodes de l’apparition et du dĂ©veloppement du grand mouvement d’émancipation culturelle et sociale qui, Ă  Marseille comme ailleurs, s’est traduit dĂšs la fin des annĂ©es 50 dans la musique populaire par des sonoritĂ©s et des rythmes nouveaux. « Rock’n’roll et yĂ©yĂ©s », « Style anglais », « « Rythm’n’blues phocĂ©en », « Pop PsychĂ© », « L’expĂ©rience blues rock marseillaise », « Rock fusion alternatif », « Progressif nĂ©o-romantique », « DĂ©ferlante hard », « Rock’n’roll dĂ©jantĂ© », « Proto-punk, punk et post-punk » et enfin « Rock marseillais »  telles sont les catĂ©gories dans lesquelles il classe successivement les groupes – prĂšs de deux cents au total – qu’il recense. Sa recherche, Robert Rossi l’a faite dans divers documents d’archives Ă  sa disposition, dans la presse, mais avant tout grĂące aux temoignages qu’il a recueillis auprĂšs des artistes eux-mĂȘmes. Et il peut donc raconter les aventures de plus de soixante groupes qui ont fait – et pour certains continuent Ă  faire – l’histoire du rock Ă  Marseille : de Rocky Volcano et des Dynamycks Ă  LĂ©da Atomica et Ă  Quartiers Nord, en passant par les 5 Gentlemen, South California, Caronna Machination, GĂ©dĂ©on, Sepher, Verte Fontaine ou encore Alanda et Albert et sa fanfare poliorcĂ©tique

Au total, 320 pages prĂ©cieuses, illustrĂ©es musicalement d’un CD de 12 titres « historiques » collĂ© sur la 3e de couverture.

Jacques Bonnadier
Dialogue RCF 26 mai 2017

- Reportage sur "Histoire du rock Ă  Marseille"

Retrouvez le reportage de France 3 PACA dans l’édition du 2 mai, Ă  partir de 3.58 minutes.

C.Pesci
France 3 PACA 2 mai 2017

- 1960-1980, les débuts de l'histoire du rock à Marseille

ll n’y a pas 36000 groupes de rock Ă  Marseille, ni mĂȘme 36, dont le nom ait dĂ©bordĂ© du cadre d’un milieu rock, certes vivant, mais hĂ©las assez peu connu du reste des Marseillais. Et encore moins au-delĂ . Mais Quartiers Nord est de ceux-lĂ . Depuis la fin des annĂ©es 70, Ă  travers plusieurs configurations diffĂ©rentes, mais avec toujours le mĂȘme leader et chanteur, Quartiers Nord poursuit sa route, entre blues, hard-rock et opĂ©rette marseillaise
 Ce chanteur, Robert ‘Rock’ Rossi, est aussi historien (auteur d’une thĂšse sur le journaliste, auteur et agitateur Leo Taxil), et, avec une certaine logique, il s’est plongĂ© lui-mĂȘme dans l’histoire du rock marseillais
 En commençant par ses premiĂšres annĂ©es, par la genĂšse de ce mouvement et l’ensemble des groupes nĂ©s avant les annĂ©es 80.

Il en est sorti un petit pavĂ© de plus de 300 pages, d’une belle densitĂ©, publiĂ© chez Le Mot et le Reste, oĂč l’on croise tous ceux qui ont fait le rock marseillais depuis les annĂ©es 60. Autant de trajectoires relatĂ©es avec une passion communicative par un Rossi qui a fait de sa plume d’habitude enlevĂ©e un outil exceptionnellement sobre et Ă©lĂ©gant au service de cet univers, qu’il connaĂźt Ă©videmment sur le bout des doigts. Et qu’il retranscrit ici avec prĂ©cision, grĂące Ă  de nombreux entretiens.

“J’ai considĂ©rĂ©, commence Rock Rossi, que c’était une nĂ©cessitĂ© de commencer cette histoire du rock par les annĂ©es 1960-1970
 J’attendais depuis des annĂ©es que quelqu’un fasse ce travail, pour que cette mĂ©moire ne disparaisse pas
” Mais personne ne s’y est mis Ă  sa place. Le voilĂ  donc en accoucheur de la mĂ©moire d’une famille culturelle marseillaise, pas forcĂ©ment la plus tranquille, mais qu est la sienne. “J’ai commencĂ© Ă  travailler lĂ -dessus en 2006, avec les plus anciens, avant qu’ils ne soient morts
 En fait, cela a commencĂ© en partie grĂące Ă  Marc TouchĂ©, un sociologue qui avait travaillĂ© sur nous (Ndlr : Quartiers Nord), qui avait Ă©galement recueilli un long tĂ©moignage de Rocky Volcano (Ndlr : l’auteur du premier 45 tours “officiel” du rock marseillais, “Comme un volcan”, en 1961). C’est comme ça que j’ai commencĂ©. Je savais que Claude Djaoui (Ndlr : guitariste de jazz qui a Ă©tĂ© au contact de nombreux musiciens marseillais de rock) avait Ă©tĂ© son guitariste, alors je suis allĂ© le voir, avec dans l’idĂ©e d’écrire seulement, Ă  ce moment-lĂ , une introduction Ă  l’histoire du rock Ă  Marseille
”

Robert Rossi contacte alors des Ă©diteurs, notamment L’écailler du Sud, qui avait publiĂ© le livret de l’opĂ©rette-rock de Quartiers Nord 2001, L’OdyssĂ©e de L’Estaque, mais le livre ne se fait pas en ces annĂ©es 2006-2007
 “Je travaillais sur ma thĂšse, le groupe Ă©tait trĂšs occupĂ© par les opĂ©rettes, les concerts, les rĂ©pets. Puis, dĂ©but 2015, c’est Alain Battaglia (Ndlr : directeur du centre musical HypĂ©rion, aux Cinq-Avenues, et fils du fondateur de Battaglia Musique) qui me relance. Il m’a conseillĂ© d’aller voir l’AlĂ©sien GĂ©rard AlmĂ©ras, ce qui m’a Ă©tonnĂ© parqu’AlmĂ©ras Ă©tait un chef d’orchestre de bal, mais il m’a expliquĂ© qu’il avait fait du rock dans sa jeunesse, notamment avec les Korrigans, les Atoms, des groupes qui existaient en 1960 et dont je n’avais pas entendu parler. J’ai donc dĂ©cidĂ© de reprendre moi-mĂȘme les recherches, avec d’abord les anciens. Je suis donc allĂ© Ă  la rencontre de Claude Olmos (Ndlr : membre notamment d’un des mythes fondateurs du rock marseillais, des annĂ©es 60, Les 5 Gentlemen), de Richard Kennings” (Ndlr : auteur de plusieurs 45 tours dans les annĂ©es 60), et l’aventure de ce livre pouvait commencer. “C’était trĂšs diffĂ©rent de mon travail prĂ©cĂ©dent (Ndlr : sa thĂšse sur LĂ©o Taxil) parce que cette fois je ne pouvais pas consulter des archives, ou trĂšs peu, mais on a essayĂ© d’ĂȘtre prĂ©cis”.

Pour son Ă©diteur, Yves Jolivet, Nantais installĂ© Ă  Marseille oĂč il a fondĂ© la maison d’édition Le Mot et le Reste, spĂ©cialisĂ©e dans les livres sur la musique, et en particulier le rock et la pop, “la mĂ©moire s’est estompĂ©e Ă  Marseille, beaucoup plus qu’à Rennes, Ă  Nantes ou Ă  Lyon, les ruptures musicales ici ont Ă©tĂ© plus violentes”. Pour autant, estime Robert Rossi, “il y a une scĂšne rock vivante Ă  Marseille. MĂȘme si elle n’a pas connu la mĂȘme reconnaissance que les scĂšnes de Rennes ou de Lyon. Peut-ĂȘtre qu’on Ă©tait trop loin de Paris, pour les groupes Ă  l’époque c’était plus difficile d’aller voir les maisons de disques, du coup on n’a pas eu de vedette, et la scĂšne locale, qui Ă©tait pourtant trĂšs dĂ©veloppĂ©e, est restĂ©e ignorĂ©e.”

Au fil des pages de ce livre, le lecteur musicien reconnaĂźtra les siens, mais toutes les Marseillaises et les Marseillais qui ont suivi des concerts dans les annĂ©es 70-80 retrouveront aussi des noms qu’ils avaient peut-ĂȘtre oubliĂ©s, des souvenirs de soirĂ©es, des refrains entendus
 On ne va pas tout vous lister ici (plus de 200 groupes et plus de 500 musiciens sont rĂ©pertoriĂ©s dans l’index), mais notez quand mĂȘme : vous allez reprendre contact avec les Dynamicks, les Torpedos, Leda Atomica, Nitrate, Special Service, Barricade, Lawlessness, Cops and Robbers, etc, vous allez rediscuter avec Jo Corbeau, Phil Spectrum, Eddy Milton (et son ParcmĂštre), François Billard, Jacques Menichetti, Kino Frontera, Fred Bert, Jacques Saruggia, et mĂȘme retrouver les disparus du rock’n‘roll marseillais, comme Jean-Luc Scinicariello, Nicolas “Zaroff” Bufferne, Patrick Capozzi, disparu il y a quelque semaines Ă  peine, etc. Le tout est illustrĂ© de photos en noir et blanc, petit format, et agrĂ©mentĂ© d’un cd de 12 titres pour ainsi dire “historique” avec des morceaux de Barricade, de Rush Rock’n‘Roll, de Fuzz, Wild Child ou encore Nitrate.

Ne reste plus Ă  Robert Rossi qu’à Ă©crire la suite, l’histoire du rock d’aujourd’hui, avec les groupes nĂ©s aprĂšs 1980
 Il a du boulot !

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Patrick Coulomb
Blog Rock On Mars 29 avril 2017