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Parution : 25/09/2009
ISBN : 9782915378948
248 pages (14,8 x 21)

Hard'n'heavy 1966-1978

Sonic Attack

Treize annĂ©es d’une exceptionnelle crĂ©ativitĂ© musicale : c’est l’histoire que dĂ©roule Hard’n’ Heavy en un florilĂšge d’albums dont la critique a pu autrefois, souvent Ă  tort, dĂ©noncer le cĂŽtĂ© primaire. MontrĂ©s du doigt dans certains cas, voire stigmatisĂ©s comme puĂ©rils, violents et grossiers, leurs auteurs ne rĂȘvaient pourtant que d’un rock plus corsĂ©, mĂ©chant mĂȘme, quelles qu’aient pu d’ailleurs en ĂȘtre les tonalitĂ©s parfois bluesy. Certains des plus influents, dont Black Sabbath et Blue Öyster Cult, auront mĂȘme participĂ© Ă  ensevelir l’idĂ©al hippie sous un dĂ©luge de dĂ©cibels, substituant ainsi aux mirages de paix et d’amour une dĂ©bauche d’énergie annonciatrice du hardcore puis du drone metal actuel, vĂ©ritable matrice des Brain Donor, Witchcraft, Electric Wizard et autre Sunn O))) des annĂ©es 2000. Une fois réévaluĂ©s au regard du recul qu’autorise l’histoire, trĂ©sors oubliĂ©s, opus cultes et combos nĂ©gligĂ©s rĂ©vĂšlent la vivacitĂ© intacte de la source d’inspiration qu’ils reprĂ©sentent dĂ©sormais.

Revue de presse

- Hard'n'heavy 1966-1978 Ged P.W.A.H.!! 29 avril 2013
- Mon journal du hard Vernon Gonzai Février 2011
- Hard'n'heavy 1966-1978 Dino Revue & Corrigée Septembre 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 Sophie Chambon Les DerniÚres Nouvelles du Jazz Août 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 Jean-Charles Desgroux Crossroads Janvier 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 Entretien Fake fo real Février 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 B RiviÚre Noise Janvier-Février 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 Rockhard Décembre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 Marc Sarrazy Improjazz Janvier 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 Frederic Goaty Jazz Magazine Janvier 2010
- Hard'n'heavy 1966-1978 Fake fo real Décembre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 François Gorin Télérama.fr 18 novembre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 vacarm.net Novembre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 Étienne Greib Magic Novembre-DĂ©cembre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 Guy Darol Blog de Guy Darol (rien ne te soit inconnu) Octobre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 Cyrille Blog des Nuits Sonores Octobre 2009
- Hard'n'heavy 1966-1978 Yves Le site de la librairie Les Buveurs d'Encre Septembre 2009
- Un livre sur le hard rock! Éric Serva France Musique / Tapage Nocturne Octobre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

Le public hard/metal est, vu des profondeurs, composĂ© de je-sais-tout insupportables qui ne jurent que par les Ă©vidences, quelques on-dit et pour faire bien quelques rĂ©fĂ©rences obscures mais toujours au bon moment de leur redĂ©couverte mĂ©diatique, bien entendu. Les passionnĂ©s collectionneurs accumulent informations, raretĂ©s sentimentales et s’ils sont sociables apprĂ©cient de passer des nuits entiĂšres Ă  se passer de vieux vinyles entre initiĂ©s, s’échanger des galettes chopĂ©es dans les bacs Ă  soldes et autres puces, et discuter des pressages allemands, brĂ©siliens ou français de tel ou tel combo.

Les deux auteurs de ce bouquin, qu’ils soient bĂ©nis (maudits seraient plus metal ceci dit), rassemblent en une centaine d’articles/disques la crĂšme de la crĂšme du style (les fabuleux BLUEOYSTERCULT, BLACKSABBATH, GRANDFUNKRAILROAD, ALICECOOPER et des tonnes d’autres) mais aussi, le plus intĂ©ressant pour les acharnĂ©s, des hordes chevelues mĂ©connues dont les disques sont autant de trĂ©sors Ă  dĂ©nicher pour parfaire une collection de toute façon sans fin. Ô joie de voir Ă©voquĂ©s ici BLOODROCK, CHICKENSHACK, JOSEFUS, STRAY, SIRLORDBALTIMORE
! Indispensable ouvrage pour les archĂ©ologues du dĂ©cib’hell, Ă©crit avec passion, Ă©rudition malgrĂ© de nombreuses allusions Ă  SUNN O))) et Julian Cope qui promettent un deuxiĂšme volume doomdronisant en diable. Une mode de plus avant la prochaine mĂȘme si comprenant de formidables musiciens, aventureux et innovateurs.

“Si c’est trop fort, c’est que t’es trop vieux” !!!

Lien vers le blog

Ged
P.W.A.H.!! 29 avril 2013

- Mon journal du hard

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Lundi. J’ai beau essayer de me convaincre de lire Hard’n’Heavy, de Jean-Sylvain Cabot et Philippe Robert, paru chez Le mot et le reste, maison d’édition marseillaise qui sort des bouquins avec le mĂȘme souci esthĂ©tico-Ă©thique qu’Allia, ma main prĂ©fĂšre empoigner ArtĂšres souterraines de Warren Ellis. Putain de petit chef-d’Ɠuvre drĂŽle et rythmĂ©, visite en accĂ©lĂ©rĂ© d’une AmĂ©rique oĂč le chef de cabinet de la Maison Blanche se fixe Ă  l’hĂ©roĂŻne, oĂč les serials killers voyagent en classe affaire et oĂč les pontes de L.A. baisent des enfants vierges pour ne pas choper le sida. Rajoutez une seconde constitution amĂ©ricaine soi-disant magique, un privĂ© « aimant Ă  merde » chargĂ© de la retrouver et un rat qui pisse dans le mug de ce dernier : impossible de foutre un Ɠil dans Hard’n’Heavy. Je ferai ça mardi.

Mardi. En avant la zizique bruyante et Hard’n’Heavy, sous-titrĂ© « Sonic Attack » : 230 pages courant sur la pĂ©riode 1966-1978. AprĂšs une quinzaine de pages retraçant l’histoire entremĂȘlĂ©e des deux genres, les auteurs s’attellent Ă  prĂ©senter une grosse centaine d’albums : Ă  gauche le texte, Ă  droite la cover. En bas Ă  droite, des pistes d’écoute en fonction du groupe, façon Radio Pandora. Je dois avouer que je m’attendais Ă  une plongĂ©e dans les obscurs recoins d’un genre Ă  cornes du diable et pochettes Ă  tĂȘtes de morts. Au lieu de ça, z’attaquent avec The Yarbirds, Jimi Hendrix et Cream (logique, puisqu’ils racontent l’histoire d’un genre). Il faudra tout de mĂȘme attendre la page 220 pour entendre causer de Judas Priest. Et apprendre, nom d’un sataniste dilettante bourrĂ© Ă  la Corona deux jours sur trois ! qu’ils tiennent leur blaze d’une chanson de Bob Dylan. Mais bon, s’ils me renversent Ă  coups de mĂ©taphores bruitistes, me donnent envie de (re)plonger dans l’univers des faiseurs d’aller-retour sur la corde de mi, je veux bien patienter.
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Vernon
Gonzai Février 2011

- Hard'n'heavy 1966-1978

Je me permets, avec une certaine malice, de rĂ©unir ces deux ouvrages (Rock progressif et Hard’n‘Heavy 1966-1978) dont les auteurs se sont donnĂ© beaucoup de peine pour dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment les champs sonores concernĂ©s par l’un et par l’autre : il est ainsi dĂ©sormais impossible de confondre hard et heavy ! Cette association se justifie simplement parce que les pĂ©riodes concernĂ©es sont presque les mĂȘmes (bascule des sixties aux seventies) et que surtout, Ă  cette Ă©poque lĂ , les classifications importaient peu, pour les amateurs de « pop musique » (on utilisait ce terme). J’écoutais aussi bien Alice Cooper que King Crimson en 1972, et je ne me fournissais pas dans deux magasins diffĂ©rents ; la question des genres ne se posait pas (c’est ainsi que les « majors » produisirent jusq’au milieu des annĂ©es 70 des musiques considĂ©rĂ©es comme expĂ©rimentales (comme CBS avec « Soft Machine » ou la grande Ă©poque de Miles Davis). Autres temps, autres moeurs
 (d’ailleurs, il n’y a plus de magasins
), et puisqu’il faut aujourd’hui classer, classons
 Premier intĂ©rĂȘt (et amusement) pour moi, celui de constater que finalement je suis plus hard que prog. La guitare, sans doute, si bien que Robert Fripp (chef de file prog, donc) fut vraiment celui qui bouscula mes certitudes lors d’un concert de 1973. Ensuite, ces micro-encyclopĂ©dies, non exhaustives (je me permettrais ainsi, par pur souci de rattraper un oubli permanent, de signaler le pataphysicien groupe de hard-rock jurassien « Guidon, Edmond et Clafoutis » qui Ă©claira quelques nuits psylocibiennes dont j’ai malheureusement Ă©garĂ© le seul et unique enregistrement disponible en son temps, de mĂȘme que l’activitĂ© incessante depuis prĂšs de trente ans de Daniel Koskowitz avec le trĂšs progressif « Jagger Naut »), mais finement documentĂ©es, nous Ă©vitent de vaines recherches sur le net, et permettent d’aller droit au but (qui a fait quoi, avec qui et quand). Le systĂšme de fiche (dĂ©jĂ  rencontrĂ© dans des ouvrages prĂ©cĂ©dents de PHILIPPEROBERT) est efficace, mais la prose d’AYMERICLEROY nous plonge plus avant dans l’aventure.
Entre « Born to be wild » et « 21st Century SchizoĂŻd Man », mon coeur balance, pour toujours
l’équilibre Ă©tant obtenu par la sensation et l’expĂ©rience
l’expĂ©rience de la sensation.
On l’a compris, j’ai beaucoup de tendresse pour la plupart des musiques Ă©voquĂ©es dans ces deux ouvrages, mĂȘme si je crains que le contenu de beaucoup de galettes faiblisse avec le temps
de quoi et ce n’est pas nĂ©gligeable, relativiser l’importance de quelques phĂ©nomĂšnes surclassĂ©s (« Emerson, Lake and Palmer », pour n’en citer qu’un). Beaucoup de respect pour le travail de recherche et d’analyse que reprĂ©sente ce type de compilation, et beaucoup d’intĂ©rĂȘt pour les glissements permanents du main-stream vers la marge. Que la marge continue Ă  tenir la page


Dino
Revue & Corrigée Septembre 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

Hard ou Heavy rock ? Vous donnez votre langue au chat? Il n’y a pas que AC/DC, Metallica, Iron Maiden, Mega Death, Deep Purple, Led Zep, Scorpions

Vous saurez tout justement sur ce sujet en lisant le livre de deux passionnés, éminents spécialistes qui rendent intelligible cette musique pleine « de bruit et de fureur » dans le contexte
d’une Ă©poque fantastiquement Ă©nergique qui avait une « soif (inextinguible) de dĂ©cibels ». (1)

La «dĂ©cade prodigieuse» (1966 Ă  1978) est l’objet d’étude de ce premier tome, intitulĂ© Sonic attack. Pendant ces annĂ©es culte qui prĂ©cĂ©dĂšrent l’arrivĂ©e du Punk, fleurirent d’innombrables groupes de rock qu’on eut vite fait de diviser en des « ramifications tribalo-claniques », une jungle de genres et de sous-genres oĂč l’amateur, mĂȘme un peu «éclairé», perd son latin. D’autant que les fans et journalistes de la presse spĂ©cialisĂ©e n’ont pas toujours contribuĂ© Ă  dĂ©fricher ces sentiers touffus et trĂšs frĂ©quentĂ©s. Les Ă©claircissements de la prĂ©face (parfaite), comme souvent les introductions des bouquins des Ă©ditions LE MOT ET LE RESTE, remettent les idĂ©es en place : on dĂ©couvre avec stupeur que certains de nos groupes chĂ©ris font partie du « heavy metal ». A moins que ce ne soit du « hard rock » ? Comment s’y retrouver ? (1) Car les fondateurs du hard rock ne se rĂ©sument pas aux seuls Led Zep et Deep Purple que tout un chacun connaĂźt Ă  prĂ©sent, avec les (souvent) dĂ©risoires tentatives de reformation rĂ©centes –avec ce qu’il reste des musiciens « originaux ». Aujourd’hui les jeunes gĂ©nĂ©rations adoptent un grand ancien en gĂ©nĂ©ral, pas plus, loin de la relation fusionnelle de l’époque, oĂč chaque groupe restait proche de son public.
Avec une prĂ©sentation toujours aussi claire, simple et nĂ©anmoins prĂ©cise, les auteurs ont constituĂ© une anthologie en 101 albums de Hard‘N’Heavy music, justifiant leurs choix par leurs commentaires affĂ»tĂ©s. En feuilletant cette bible, on retrouve des noms familiers (tant mieux), des univers inoubliables avec des albums emblĂ©matiques comme le « mĂ©tallique » Jeff Beck Ola-Beck avec la pochette inspirĂ©e de Magritte, l’intense live The Who at Leeds, le grand-guignolesque Killer d’Alice Cooper, l’éruptif Disraeli Gears des Cream. Quel rĂ©gal,on plonge dans un bain nostalgique en lisant la chronique de chaque album. Mais mĂȘme si vous avez quelques bases, car vous avez aimĂ© The Who, Cream, Aerosmith, Jeff Beck, Alice Cooper, Lynyrd Skynyrd, Iron Butterfly (le In-a-gadda-da-vida de toute une gĂ©nĂ©ration ), Iggy Pop and the Stooges, Johnny Winter, Ten years after, Hot Tuna, Robin Trower (parti du suave Procol Harum), vous n’avez pas toujours idĂ©e de la production pharaonique et de l’inventivitĂ© dĂ©bridĂ©e de cette dĂ©cennie.
Si Led Zeppelin est un monument ayant rapidement conquis ses lettres de noblesse, dĂšs le volume II du « brown bomber », en 1969, existaient d’autres formations plus Ă©phĂ©mĂšres mais tout aussi excitantes : plus pop, psychĂ©dĂ©liques, brassant les influences les plus diverses et des univers allant des « marvels » Ă  la S.F comme Hawkwind, Pink fairies, Budgies, Thin Lizzy ou Captain Beyond.

Le rock a sa place Ă  prĂ©sent dans le panthĂ©on des musiques reconnues « sĂ©rieuses », il s’est institutionnalisĂ©, a gagnĂ© en respectabilitĂ© sauf pour les extrĂȘmes, considĂ©rĂ©s avec dĂ©dain par les «ayatollahs» encore trop nombreux dans cette musique. Certes, les avant-gardes actuelles aident Ă  ouvrir des voies, Ă  se frayer un passage sur un chemin pourtant balisĂ© d’orniĂšres : un Mike Patton avec son Mr Bungle, le trĂšs recherchĂ© John Zorn, il se produit Ă  Marciac, c’estdire, Sonic Youth se revendiquent de cette mouvance ou du moins y vont puiser des sources d’inspiration..

VoilĂ  le livre qui aidera Ă  se constituer une discothĂšque idĂ©ale quand on est un brin collectionneur et que l’on ne se veut pas sectaire. C’est toujours une mission impossible que de sĂ©lectionner des albums: il faut en enlever de sa liste, pĂ©cher par omission, ce que l’on finira par vous reprocher forcĂ©ment. Cet ouvrage est plus que nĂ©cessaire pour comprendre autrement ces mouvements musicaux souvent dĂ©daignĂ©s, reconstituer certains liens, faire que les marges rejoignent aussi leur centre.
Ajoutons que la bibliographie est soignĂ©e, et que la liste d’addenda Ă  Ă©couter, en plus des albums retenus, mĂ©rite d’ĂȘtre examinĂ©e. Le MOT ET LE RESTE constitue aujourd’hui une rĂ©fĂ©rence des plus sĂ©rieuses avec un catalogue passionnant pour amateurs de musiques libres et dĂ©complexĂ©es.

(1 ) Certains font démarrer le hard rock avec Led Zep et le heavy metal avec Black Sabbath , deux courants prallÚles nés du blues rock
(2 ) Les Who se voulaient le groupe le plus assourdissant de lâ€˜Ă©poque, rivalisĂšrent avec Jimi Hendrix et ses murs d’ampli Marshall Ă  Monterey

Les DerniĂšres Nouvelles du Jazz

Sophie Chambon
Les DerniÚres Nouvelles du Jazz Août 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

Ce genre de bouquin procure un immense plaisir. (
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Hard’n‘Heavy, 1966-1978 se veut donc un panorama trĂšs complet, non exhaustif pour autant d’une bonne centaine de longues chroniques d’albums indispensables et rĂ©fĂ©rentiels et surtout de pĂ©pites oubliĂ©es, mĂ©sestimĂ©es ou rarissimes trĂšs souvent aussi monumentales que les quelques chef-d’Ɠuvres passĂ©s Ă  la postĂ©ritĂ©.
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Par ailleurs, la longue introduction, permet de mieux comprendre encore l’essor et la genĂšse du hard rock, auquel ils confrontent la notion de heavy rock, tout comme celle de heavy metal: voilĂ  une fois pour toute un rĂ©sumĂ© parfaitement clair qui permet rapidement de savoir de quoi on parle, fort utile pour les quelques deux cents pages captivantes Ă  venir.
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En attendant le prochain tome à paraßtre consacré aux années 1978-2009, on ne peut que féliciter le travail de ces deux journalistes, qui ont au moins comblé pas mal de nos attentes. Vous vous y retrouverez et vous en apprendrez encore plus!

Jean-Charles Desgroux
Crossroads Janvier 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

AprĂšs avoir prospectĂ© le passĂ© proche ou rĂ©cent des musiques rock, puis black et expĂ©rimentales, Philippe Robert, accompagnĂ© cette fois de Jean-Sylvain Cabot, s’est penchĂ© rĂ©cemment sur le cas du hard rock et du heavy metal, un genre Ă  peine sorti de longues annĂ©es de mĂ©pris, mais si vaste et si riche que les auteurs ont choisi de prĂ©senter leur sĂ©lection de disques sur deux volumes, et qu’il fallait bien une interview fleuve avec eux pour dĂ©broussailler encore un peu plus ce difficile mais passionant sujet.

Sur Fake For Real, nous commençons Ă  bien connaĂźtre Philippe Robert. Mais vous, Jean-Sylvain Cabot, un peu moins. Pouvez-vous nous rappeler qui vous ĂȘtes, nous expliquer votre parcours de critique ?

Jean-Sylvain Cabot : j’ai travaillĂ© Ă  Rock & Folk, un peu par accident, de 1980 Ă  1985. J’étais un grand lecteur depuis les annĂ©es 70. Et puis un jour, je me suis dit : “tiens, ils n’ont pas parlĂ© du nouveau disque de Robin Trower, le guitariste de Procol Harum”, qui venait de sortir. J’ai fait la chronique, et elle est passĂ©e le mois suivant ou deux mois aprĂšs. Je leur ai tĂ©lĂ©phonĂ©, ils m’ont dit “passez nous voir”, puis “on recherche quelqu’un pour faire le hard rock, est-ce que ça vous intĂ©resse ?”. J’ai pris, mĂȘme si je n’écoutais pas que ça.

Je suis tombĂ© dans les annĂ©es 80, avec le dĂ©marrage de la New Wave of the British Heavy Metal, avec Iron Maiden, Judas Priest, Saxon, Motörhead et compagnie. Je connais donc bien cette pĂ©riode jusqu’à 85. J’ai vĂ©cu ça, je suis allĂ© aux concerts, j’ai interviewĂ© les artistes et chroniquĂ© les disques. Il y avait aussi Thierry Chatain qui faisait ça avec moi Ă  l’époque.

Le hard, c’est des souvenirs d’adolescence, les premiers 45 tours achetĂ©s : “Paranoid”, “Black Night” et “Whole Lotta Love”, mes annĂ©es d’internat
 Mais je ne suis pas un hardos, quelqu’un qui n’écoute que du mĂ©tal. J’ai une culture assez Ă©clectique. A la base, c’était surtout les Stones, les Who, les Beatles, Hendrix, les guitaristes, Eric Clapton, John Mayall et le british blues. Les groupes qui m’ont formĂ©, c’est les Yardbirds, Cream, Hendrix, Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath, The Stooges, mais vous seriez surpris d’apprendre que parmi mes groupes prĂ©fĂ©rĂ©s il y a les Zombies, les Pretty Things, Love, Spirit, Steely Dan ou encore Little Feat. Je m’intĂ©resse aussi au rock garage et au rock psychĂ©dĂ©lique.

AprĂšs 85, j’ai quittĂ© Rock & Folk. J’ai dĂ» quitter la rĂ©gion parisienne pour des raisons de santĂ©, et j’ai cessĂ© d’ĂȘtre rock critic. Une page s’est tournĂ©e. A l’époque, il n’y avait pas Internet et la possibilitĂ© d’écrire de n’importe oĂč. Donc j’ai fait autre chose. Je me suis consacrĂ© Ă  des prĂ©occupations professionnelles et familiales. J’écoutais toujours de la musique, mais plus comme avant. Je ne me suis Ă  nouveau intĂ©ressĂ© Ă  la musique que dans les annĂ©es 90 en flashant sur Nirvana, les Screaming Trees. Je dĂ©couvre aussi des groupes comme The Dream Syndicate de Steve Wynn, Green On Red .

N’est-ce pas liĂ© non plus Ă  un dĂ©clin, ou Ă  un passage au second plan de ce type de musique ?

JSC : j’ai mal vĂ©cu le punk, curieusement, sauf les Sex Pistols que j’aime beaucoup. Je me suis aussi rĂ©fugiĂ© dans les musiques plus anciennes, dans le blues par exemple, et j’écoutais beaucoup de blues moderne : Stevie Ray Vaughan, les Fabulous Thunderbirds, Omar & The Howlers. Donc, dans les faits, il y avait peut-ĂȘtre ce dĂ©clin, comme vous dites, mais la musique apparue aprĂšs 85 ne m’intĂ©ressait pas tellement. Et puis il y a eu toute une pĂ©riode oĂč je me suis surtout intĂ©ressĂ© au cinĂ©ma : activitĂ© bĂ©nĂ©vole, associative, confĂ©rencier, etc


Il y a donc eu cette longue parenthĂšse, mais maintenant, vous revenez trĂšs fort avec ce livre avec Philippe Robert? Comment s’est opĂ©rĂ©e la connexion, qui a pris l’initiative de ce livre sur le metal Ă©crit Ă  quatre mains ?

JSC : j’avais beaucoup aimĂ© le livre de Philippe Robert Rock, Pop, un itinĂ©raire bis en 140 albums essentiels. Je me suis dit : “il a tout compris, voilĂ  ce qu’il faut faire” ! J’en avais marre de lire toujours les mĂȘmes articles, les mĂȘmes louanges sur Led Zeppelin et compagnie. On parle toujours des mĂȘmes (Led Zep, Deep Purple, Black Sabbath etc..), alors que moi, ce que j’aime, ce qui caractĂ©rise ma dĂ©marche, dans la musique mais aussi dans le cinĂ©ma ou la littĂ©rature, c’est de sortir des sentiers battus. C’est de fouiner, de fureter, de quitter l’autoroute. J’avais envie de parler des disques de Groundhogs, Chicken Shack, Free ou Humble Pie. Je comprenais la rĂ©action de ras-le-bol de Philippe, Ă  propos d’un ouvrage comme la DiscothĂšque IdĂ©ale de Philippe ManƓuvre.

Je me suis dit que la mĂȘme chose sur le hard rock manquait, mĂȘme si l’ouvrage indispensable de Denis Protat, L’EncyclopĂ©die du Hard Rock des 70’s, comblait une grande lacune. Et avant lui, un livre de Denis Meyer, Hard Rock Anthology, avait fait ce travail de dĂ©fricheur. Le livre de Protat est une Bible, c’est un travail remarquable. Mais en mĂȘme temps, il a des imperfections et les dĂ©fauts de ses qualitĂ©s : couvrir le plus grand nombre de groupes possible, c’est bien, mais c’est frustrant aussi, car certaines notes sont trop brĂšves et pas assez fournies. Beaucoup d’informations, mais peu de textes, d’analyses.

J’ai eu un peu la mĂȘme rĂ©action envers le Dictionnaire du Rock de Michka Assayas, un ouvrage capital et trĂšs bien fait, mais avec des oublis importants (Chicken Shack, The Groundhogs, Pink Fairies). Ne pas parler des Pink Fairies, c’est priver les lecteurs de tout un pan de cette musique, alors que ces gens sont importants, ils donnaient des concerts gratuits, c’est l’underground anglais et ils prĂ©figuraient le stoner avec leurs longs jams un peu space.

Ce qui me dĂ©solait, ce n’est pas qu’ils n’y figurent pas, mais qu’il y avait Ă  la place des groupes que je considĂšre trĂšs dispensables et trĂšs superficiels, Matt Bianco, Martha & the Muffins, Comateens


la suite, sur le site:
Fake fo real

Entretien
Fake fo real Février 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

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) Ce premier volume rend donc justice aux treize premiĂšres annĂ©es de ces subdivisions bruyantes du rock (psychĂ©, proto-mĂ©tal, glam, pre-punk
) en dĂ©crivant une centaine d’albums essentiels. (
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C’est plutĂŽt du cĂŽtĂ© des sous-estimĂ©s et des oubliĂ©s que rĂ©side l’intĂ©rĂȘt. Tous ces sans-grades en avance sur leur temps et connus des seuls collectionneurs acharnĂ©s.

B RiviĂšre
Noise Janvier-Février 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

Jean-Sylvain Cabot, ex-journaliste de Rock&Folk et Philippe Robert, longtemps collaborateur des Inrockuptibles dressent via ce livre en noir et blanc, un florilĂšge des meilleurs albums plombĂ©s parus entre 1966 et 1978. (
) Cette Ɠuvre de rĂ©habilitation devrait ĂȘtre suivie d’un tome 2 1978-2009 – Zero Tolerance For Silence.

Rockhard Décembre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

OĂč l’on se met Ă  redĂ©couvrir de vraies perles, rangĂ©es au fond d’une armoire, qui font remonter, selon la pĂ©riode concernĂ©e, quelques nostalgies enfouies.

Marc Sarrazy
Improjazz Janvier 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

Ces mĂ©talleux savent de quoi ils parlent, par l’enfer !

Frederic Goaty
Jazz Magazine Janvier 2010

- Hard'n'heavy 1966-1978

Philippe Robert, quatriĂšme. Le critique rock revient chez Le Mot et le Reste pour une nouvelle sĂ©lection d’albums. Mais cette fois, il n’est pas seul. Il s’est acoquinĂ© avec Jean-Sylvain Cabot, ancien spĂ©cialiste du hard rock chez Rock’n’Folk, puisqu’on parle cette fois de guitares qui tapent et qui crient fort.

Le moment est opportun. Le temps oĂč le hard rock et le heavy metal (en introduction, les auteurs dĂ©taillent les nuances qui sĂ©parent, ou pas, ces deux termes) Ă©tait le genre musical honteux par excellence commence Ă  ĂȘtre un vieux souvenir. AnimĂ©s par la curiositĂ© universelle que permettent dĂ©sormais Internet et la musique gratuite, peu concernĂ©s par les guerres de chapelles des annĂ©es 70 et 80, les jeunes auditeurs d’aujourd’hui n’abordent plus ce genre avec les prĂ©jugĂ©s d’autrefois.

Et puis les frontiĂšres ont bougĂ©. DĂšs les annĂ©es 80, les groupes hardcore amĂ©ricains nĂ©s Ă  la suite du mouvement punk, l’ennemi hĂ©rĂ©ditaire du hard, redĂ©couvraient le metal de Black Sabbath. Aboutissement de cette dĂ©marche, le grunge des annĂ©es 90 mariait les deux traditions autrefois antagonistes. Et aujourd’hui, avec Sunn 0))) et les aventures de Julian Cope au sein de Brain Donor, le genre acquiert des lettres de noblesse et l’assentiment d’une Ă©lite musicale qui l’a autrefois constamment dĂ©nigrĂ©.

Le retournement de situation est tel que le critique anglais Simon Reynolds, en conclusion de son rĂ©cent Totally Wired, en venait Ă  se demander si l’esprit aventureux du punk et du post-punk ne se retrouvait pas davantage dans le metal des annĂ©es 2000, lointain descendant d’un genre autrefois honni, que dans la scĂšne indie rock, pourtant hĂ©ritiĂšre de la lignĂ©e punk et new-wave, mais minĂ©e par le conservatisme et le passĂ©isme.

La rĂ©habilitation, cependant, ne va pas encore de soi. Pour preuve, les efforts incessants que Cabot et Robert dĂ©ploient tout au long de leur ouvrage pour vendre et pour lĂ©gitimer le genre. DĂšs qu’ils le peuvent, les deux auteurs s’acharnent sur les vieux murs qui sĂ©parent encore une musique rock lĂ©gitime d’une autre qui ne le serait pas. Ainsi, ils appellent en renfort des personnages respectĂ©s et associĂ©s Ă  la tradition punk, pour mieux souligner l’intĂ©rĂȘt des disques prĂ©sentĂ©s : le John Peel hippy du dĂ©but des annĂ©es 70 est souvent citĂ©, Lester Bangs vient aussi Ă  la rescousse, et le nom de Julian Cope apparaĂźt dans un nombre consĂ©quent d’articles. Les auteurs ne manquent pas non plus de rappeler la passion de Daniel Johnston pour les Runaways, l’intĂ©rĂȘt de Thurston Moore et de Mike Watt des Minutemen pour Kiss, la collaboration entre Patti Smith et le Blue Öyster Cult.

Leur sĂ©lection de disques rĂ©sulte aussi de cette approche transversale, en ajoutant aux pĂšres fondateurs du genre, en gros Led Zep, Deep Purple et Black Sabbath, les prĂ©curseurs comme Cream, Hendrix et les Who, et les groupes proto-punk violents et radicaux qu’étaient les Stooges et le MC5.

C’est qu’avant 1977, les frontiĂšres n’existaient pas encore, et que la volontĂ© de hausser le son et de pousser sur la guitare Ă©tait largement partagĂ©e par des gens d’origines et d’aspirations diverses, voire contraires, qu’elle touchait tout autant des groupes psychĂ©, progressifs et expĂ©rimentaux, que ceux attachĂ©s aux traditions folk et blues, qu’elle dĂ©bordait jusque sur les musiques noires avec Death, Demon Fuzz ou Black Merda.

C’est le grand intĂ©rĂȘt de cette sĂ©lection que de prĂ©senter un panel large d’une centaine d’albums qui, aux locomotives du genre Ă  la Van Halen, Aerosmith et AC/DC, mĂȘle des rĂ©fĂ©rences plus confidentielles, et qui dĂ©montre aussi avec des disques japonais, allemands, danois, suisses, irlandais, australiens, canadiens, israĂ©liens, voire franco-marocains (Variations), que le phĂ©nomĂšne hard ou heavy Ă©tait universel.

Comme toujours, c’est une approche trĂšs pĂ©dagogique qu’adopte Philippe Robert, seul ou accompagnĂ©, une dĂ©marche de passeur avec ces chroniques ni trop courtes ni trop longues, et qui s’efforcent de contextualiser les disques, de guider le lecteur, de prodiguer ces conseils d’écoute.

Seuls les plus exigeants, ceux qui voudraient un ItinĂ©raire Bis du hard plutĂŽt qu’un ouvrage de vulgarisation, pourraient se plaindre d’un livre qui n’est pas toujours pointu. Bien que venant de cette tradition qui abhorre le metal, je connaissais moi-mĂȘme une bonne moitiĂ© des rĂ©fĂ©rences, et en possĂšde une dizaine en dur. Cependant, mĂȘme dans ce cas, et surtout si l’on ajoute les dizaines d’albums et d’artistes complĂ©mentaires listĂ©s pour ceux qui dĂ©sireraient aller plus loin, Hard ‘n’ Heavy laisse le champ libre Ă  une palanquĂ©e de dĂ©couvertes, il devrait permettre Ă  quiconque, mĂȘme aux plus rĂ©ticents, de trouver quelque chose qui lui parle dans le monde finalement complexe et diversifiĂ© du hard et du metal.

Et si d’aventure il vous en faudrait encore plus, sachez qu’un second volume est prĂ©vu, s’étalant lui de 1978 Ă  nos jours.

Fake for real

Fake fo real Décembre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

(
) Quand j’ouvre Hard’n‘heavy 1966-1978, sonic attack, l’excellente anthologie signĂ©e par Jean-Sylvain Cabot et Philippe Robert (Ă©ditions Le Mot et le Reste), je vois qu’ils ont retenu Deep Purple in rock. Mieux, ils se fendent spĂ©cialement de quelques lignes sur Child in time. Or le souvenir lancinant dont je parlais, c’est celui-lĂ . (
)

Télérama.fr

François Gorin
Télérama.fr 18 novembre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

A l’initiative de Jean-Sylvain Cabot et de Philippe Robert, Hard’n’Heavy 1966 – 1978 Sonic Attack est un ouvrage qui nous Ă©claire sur l’une des pĂ©riodes les plus actives du rock’n’roll en nous prĂ©sentant plus d’une centaine d’albums qui ont rĂ©volutionnĂ© le Rock. Parfois raillĂ©s, souvent dĂ©nigrĂ©s, Jean-Sylvain Cabot et Philippe Robert nous invitent Ă  redĂ©couvrir ces albums Ă  l’énergie primaire et aux dĂ©luges de dĂ©cibels. Des Yardbirds Ă  Van Halen en passant par Alice Cooper et UFO, les auteurs de Hard’n’Heavy 1966 – 1978 Sonic Attack s’attachent Ă  nous prĂ©senter les sources d’inspiration des groupes les plus actuels.

Jean-Sylvain Cabot est connu comme Ă©tant le spĂ©cialiste du Hard Rock, et fut journaliste permanent pour Rock & Folk, en plein vivier musical entre 1980 et 1985. Philippe Robert, quant Ă  lui, fut l’un des collaborateurs les plus actifs des Inrockuptibles et a publiĂ© trois autres ouvrages, dont Rock, Pop, un itinĂ©raire bis en 140 albums essentiels. Tous deux fins connaisseurs de la scĂšne musicale internationale et en contact direct avec le foisonnement musical des annĂ©es 1966 Ă  1978, pĂ©riode qui succĂšde au radeau hippie et qui apprĂ©hende l’arrivĂ©e des jeunes pousses punk Ă  crĂȘte sans gel. La centaine d’albums sĂ©lectionnĂ©e par les deux auteurs donneront naissance Ă  la plupart des styles musicaux actuels, que ce soit le doom, le speed, le glam, le death, le black, le thrash, le nu, l’indus metal et j’en passe


Les frontiĂšres entre styles musicaux ne sont pas tranchĂ©es et Hard’n’heavy 1966 – 1978 Sonic Attack nous propose de comprendre un peu mieux les ramifications qui existent entre chaque groupe, du passĂ© jusqu’à aujourd’hui. C’est ainsi que l’ouvrage commence par une prĂ©sentation de deux nuances musicales pas toujours Ă©videntes Ă  comprendre dans leur ensemble, le hard rock et le heavy metal. Les auteurs s’attachent ensuite Ă  nous prĂ©senter une centaine d’albums rĂ©volutionnaires, en se basant sur de nombreuses sources bibliographiques, et Ă  nous conseiller quelques autres albums Ă©couter dans la mĂȘme lignĂ©e musicale. Voici une partie des artistes les plus rĂ©putĂ©s citĂ©s dans ce livre : Jimi Hendrix, The Yardbirds, Steppenwolf, MC5, Led Zeppelin, Black Sabbath, Johnny Winter, Alice Cooper, Dust, UFO, Iggy and the Stooges, Aerosmith, Lynyrd Skynyrd, Status Quo, Blue Oyster Cult, Death, Kiss, AC DC, Thin Lizzy, Motorhead, Van Halen, 


EditĂ© par les Ă©ditions Le Mot Et Le Reste, Hard’n’heavy 1966 – 1978 Sonic Attack est un ouvrage Ă  se procurer si vous souhaitez redĂ©couvrir les plus grands classiques du rock et comprendre les fondements des mouvances musicales les plus actuelles. Les nĂ©ophytes comme les plus experts trouveront leur bonheur au travers des analyses de ce livre grĂące Ă  l’immense recherche bibliographique effectuĂ©e par ses auteurs.

vacarm.net

vacarm.net Novembre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

Le nom de Jean-Sylvain Cabot (ancien de Rock & Folk) ne nous est dĂ©finitivement pas inconnu, mieux, il rĂ©sonne en nous, qui fĂ»mes ses lecteurs acnĂ©iques et fĂ©rus de dĂ©cibels dans notre prime adolescence, comme un souvenir bruyant, un reste de larsen salvateur. Quant Ă  Philippe Robert, son ItinĂ©raire bis en 140 albums essentiels nous en fit un cousin mĂ©lomane exigeant. Des Yardbirds Ă  Van Halen, du Jimi Hendrix Experience Ă  Motörhead, le genre qui nous prĂ©occupe ici est suffisamment large pour qu’on se passe de le dĂ©finir (inutile introduction). En revanche, c’est avec un vrai plaisir, voire une jouissance incomparable que l’amateur Ă©clairĂ© va dĂ©couvrir de vrais trĂ©sors cachĂ©s (T2, Yesterday’s Children, Leaf Hound) que le philistin comblera des inacceptables lacunes (Thin Lazzy, UFO, Pink Fairies, Hawkwind) et que le curieux flĂąnera dans les prairies sanguinolentes du binaire plus ou moins cornu qu’un certain Julian Cope moissonne en permanence sur son site auquel l’ouvrage doit beaucoup.

Étienne Greib
Magic Novembre-Décembre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

Comme toujours, Philippe Robert est impeccable. En tĂ©moignent Rock, Pop, Un itinĂ©raire bis en 140 albums essentiels, Great Black Music, Un parcours en 110 albums essentiels, Musiques ExpĂ©rimentales, Une anthologie transversale d’enregistrements emblĂ©matiques, trois ouvrages totalement indispensables, parus aux Ă©ditions Le Mot et le Reste.
Avec Jean-Sylvain Cabot, spĂ©cialiste du hard rock et ancien collaborateur de Rock & Folk, il dĂ©crit en une centaine de tableaux l’aventure du hard rock et du heavy metal Ă  partir de 1966. Ce premier tome – un second devrait bientĂŽt paraĂźtre – est placĂ© sous le signe de Sonic Attack, nom d’un titre d’Hawkwind sur lequel chante l’écrivain de sci-fi Michael Moorcock.

SĂ©lection d’albums significatifs d’une trajectoire coupĂ©e d’autres trajectoires (speed metal, glam metal, thrash metal, doom metal, grindcore 
), ce premier tome, qui nous emmĂšne jusqu’en 1978, met en vedette les Ă©vidents (Led Zeppelin, Black Sabbath, Iron Butterfly, Mountain, Ten Years After, AC/DC, Judas Priest, Motörhead
) mais jette sa lumiĂšre documentĂ©e sur des groupes que l’on veut aussitĂŽt dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir. Ainsi de Gun, de Blue Cheer, de T2, de Josefus, y compris des Variations de Marc Tobaly naguĂšre saluĂ©s par Lester Bangs.

Le volume bien nourri aiguise l’appĂ©tit d’écoute. L’ouvrage se lit de maniĂšre haletante. On ne peut passer outre.

guydarol

Guy Darol
Blog de Guy Darol (rien ne te soit inconnu) Octobre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

CosignĂ© par Philippe Robert (un ancien des Inrocks) et par Jean-sylvain Cabot (un ancien de Rock & Folk), Ă©ditĂ© par l’impec Ă©diteur marseillais Le mot et le reste, le but de ce livre est de focusser sur une ribambelle d’albums durs qui ont marquĂ© douze annĂ©es des plus powerfull de l’histoire du rock’n’roll
On pourrait prendre aussi le truc comme un retour aux racines du heavy metal, du hard rock, mais sans prĂ©tentions d’exhaustivitĂ© ou je sais pas quoi d’érudition parfois casse-couilles

LĂ  ça va on va dire : les mecs savent de quoi ils parlent, on sent qu’ils sont pas tout jeunes, qu’ils ont vaguement vĂ©cu le truc
Bien sur le style est un tantinet scolaire (bien que fort utile pour le kid qui au hasard vient de dĂ©couvrir les Stooges), mi historien, mi bibliothĂ©caire, mais les gars tentent pas plus d’explication que revenir en dĂ©tails sur une bonne centaine d’albums ultra essentiels pour qui aime les riffs, la rage et l’ultra haute Ă©nergie
Bien sur, on y retrouve le canal historique du truc (Jimmy Hendrix, Cream, Jeff Beck, Black Sabbath, Led Zep, Thin Lizzy, Deep Purple, Kiss, Ac/dc, Aerosmith, Judas Priest, Motorhead, Van Halen, Ufo, Scorpions, etc) mais j’allais dire ça on s’en tape


Ce qu’on veut, c’est apprendre des trucs, dĂ©couvrir des filiations cheloues, des groupes oubliĂ©s, des albums cultes, etc
Et lĂ  pour le coup, super, trois quarts des disques dissĂ©quĂ©s sont de ce ressort, de la filiation ‘’naturelle’’ (des Yardbirds Ă  Grand Funk Railroad) aux babloches psychĂ©s (Iron Butterfly), les dĂ©viants (Blue Cheer), le post blues blanc, etc
Et pis plein de trucs que je ne connaissais pas (November, Taste, High Tide, Writing On The Wall, My Solid Ground, Master Apprentice, Granicus
).

Autrement dit, on a rapidement l’impression d’avoir un livre quasi idĂ©al pour celui qui aime dĂ©couvrir, comprendre et franchir les passerelles des genres pour s’immerger dans le bouillonnement et le danger d’une certaine forme de rock puissant, Ă  l’origine de bien des trucs les plus extrĂȘmes d’aujourd’hui


Histoire d’en rajouter une couche, le livre est trĂšs bien Ă©ditĂ©, la couverture (qui reprend les codes graphiques de l’éditeur) trĂšs jolie, le grain du papier parfait, Ă©pais certes, mais lĂ©ger et sensuel. Bien jouĂ© les gars !!!

Les Nuits Sonores- le blog

Cyrille
Blog des Nuits Sonores Octobre 2009

- Hard'n'heavy 1966-1978

Non l’ami, tu n’as pas Ă©coutĂ© Vincent Delerm toute ta vie et ce nouveau volume de l’excellente collection “Formes” tombe Ă  pic pour te rappeler qu’à ton Ă©poque, hardeux tu fus, et que tu n’as pas attendu l’invention des concours de Air Guitar pour te la donner avec les copains devant la glace de l’armoire de Mamie. Dans ce trĂšs chouette bouquin, retrouve les Grands Anciens (Black Sabbath, Aerosmith
) , les LĂ©gendes (Hendrix, Les Yarbirds, Lynyrd Skynyrd
) les seconds couteaux (Judas Priest, Thin Lizzy) et mĂȘme ceux dont tu avais oubliĂ© jusqu’à l’existence (Uriah Heep, j’avais un super disque jusqu’à ce que mon frĂšre le fauche.) Interroge-toi aussi les oublis ou omissions (quid de Cheap Trick, exemple).

Le bouquin fonctionne sur un principe simple, direct et efficace, ce qui est bien la moindre des choses quand on entend traiter de hard rock. Une double page par groupe/artiste, centrĂ©e autour d’un album, avec Ă©galement une mise en avant d’autres titres et artistes dont l’écoute est conseillĂ©e. Comme toujours dans la collection musicale du Mot et le reste (avec celle d’Allia, c’est devenu la rĂ©fĂ©rence), le livre est extrĂȘmement prĂ©cis et documentĂ© et susceptible de rĂ©pondre aux questions des fans les plus obsessionnels.

Il laisse toutefois en suspens, et c’est regrettable, LA question essentielle qui agite le cercle des (vieux) fans de hard rock : qui d’Eddie Van Halen ou d’Angus Young mĂ©rite le titre de meilleur guitariste solo du monde ? RĂ©ponse peut-ĂȘtre dans le volume 2 de Hard’n‘Heavy qui couvrira la pĂ©riode allant de 1978 Ă  nos jours, et dont le titre est dĂ©jĂ  tout un programme : Zero tolerance for silence.

Les Buveurs d’Encre

Yves
Le site de la librairie Les Buveurs d'Encre Septembre 2009

- Un livre sur le hard rock!

Le Hard ou le Heavy Rock est un genre musical regardĂ© avec condescendance par beaucoup de musiciens et de mĂ©lomanes. Pourtant, si l’on veut bien se souvenir et prĂȘter une oreille attentive aux albums qui en ont fait l’ñge d’or, ont y retrouve de formidables formations qui, non seulement, ont bouleversĂ© le paysage pop des annĂ©es 60 mais qui ont rĂ©orientĂ© les aspirations d’une jeunesse en marge des rĂȘves de paix et d’amour des sixties. Ce livre nous rappelle, dans une brĂšve introduction d’une quinzaine de pages, que l’histoire du hard rock (comme toute les histoires musicales) ne commence pas avec l’arrivĂ©e soudaine d’un groupe ou d’un album mais prend ses sources dans le blues, le rock psychĂ©dĂ©lique, le rock garage des annĂ©es 60 et ne peut vĂ©ritablement exister qu’avec la fabrication et la commercialisation du matĂ©riel ad oc. CĂŽtĂ© matĂ©riel pour le Hard and heavy ce sera bien sĂ»r des amplificateurs de grandes puissances capables de dĂ©livrer un son diffĂ©rent et utilisant des techniques de distorsions sonores. C’est ainsi que la distorsion, les effets de feedback et la puissance feront dĂ©sormais partie intĂ©grante du processus de crĂ©ation et deviendront les Ă©lĂ©ments de base du hard avant d’envahir le rock dans sa globalitĂ©. Cette intro, prĂ©cise et concise, est suivie d’une sĂ©lection d’une bonne centaine d’albums parus entre 1966 et 1978, entre les Yardbirds et Van Halen pour faire simple. Chaque pochette est prĂ©sentĂ©e et chaque disque est trĂšs clairement dĂ©crit et remis dans le contexte de son Ă©poque. Évidement les plus mĂ©diatisĂ©s y sont : Led Zepplin, Jimmy Hendrix, Steppenwolf, MC5, Deep Purple, Alive Cooper, Aerosmith, Blue Oyster Cult, Cactus, Johnny Winter, Metallica, ACDC 
 A la lecture, je peux vous assurer que l’envie de redĂ©couvrir ces classiques se fait forte et immĂ©diate. Non pas essentiellement par nostalgie mais tout simplement parce que ces albums provoquent, aujourd’hui encore, des moments d’émotions intenses et restent, pour la plupart, des Ɠuvres d’une grande qualitĂ© musicale. Pour finir, et c’est trĂšs important, Jean-Sylvain Cabot et Philippe Robert ont surtout rĂ©servĂ© une bonne partie de leur sĂ©lection Ă  des artistes oubliĂ©s ou mĂ©connus qui pourtant ont Ă©tĂ© des acteurs majeurs et ont donnĂ© naissance Ă  des Ɠuvres phares de l’ñge d’or du hard et du heavy rock. Qui se souvient de Hard Stuff, de Leaf Hound, de Three Man Army, de Jeronimo, de Dust, de Sir lord Baltimore ou d’Epitaph ? Si le hard s’est souvent empĂȘtrĂ© dans des styles primaires, violents, puĂ©rils, excessifs ou grand guignolesques cet ouvrage intitulĂ© Hard’n‘Heavy, Ă©ditĂ© chez le Mot et le Reste, fait de façon exemplaire, le tri entre le bon grain et l’ivraie. Un must-have comme on lit dans “Elle”.

Tapage Nocturne

Éric Serva
France Musique / Tapage Nocturne Octobre 2009