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Parution : 15/02/2018
ISBN : 9782360544745
528 pages (14,8 X 21 cm)

Guns N' Roses

Reckless Life

Les Guns avaient tout pour devenir les rois du rock‘n’roll : la jeunesse, le culot, l’éclat, l’insolence et le talent. InvitĂ© Ă  parler de sa collaboration avec Slash sur le premier album solo de celui-ci, Ozzy Osbourne dĂ©clarait en substance : « Ils auraient pu devenir les prochains Rolling Stones, le prochain groupe majeur. » Les chiffres ne sauraient lui donner tort. Sortis de nulle part, les Guns N’ Roses ont intĂ©grĂ© en un temps record le cercle restreint des plus gros vendeurs d’albums au monde. Entre 1987 et 1993, ils ont Ă©coulĂ© cent millions de disques dont presque la moitiĂ© aux États-Unis, un exploit Ă  ce jour inĂ©galĂ©. Le succĂšs monstre dont ils ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dĂšs leurs dĂ©buts leur a permis de passer directement Ă  la tournĂ©e des stades, remettant au goĂ»t du jour un hard rock gouailleur Ă  deux guitares avec des tubes comme « Sweet Child O’ Mine », « Welcome to the Jungle », « November Rain » ou « Knockin’ on Heaven’s Door ».

Revue de presse

- Chronique livre Romain Décoret Guitarist Magazine mars 2018
- Guns N’Roses Reckless Life, longue vie au rock n’roll Sylvain Bonnet Boojum 11 avril 2018
- NICOLAS MERRIEN Reckless life Stéphane Quinard Webzine Burn your life 8 mars 2018
- Le livre de la semaine Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider #1368 25 février 2018

- Chronique livre

Une hagiographie dĂ©taillĂ©e des exactions et querelles internes du groupe qui avait pourtant tout pour remplacer les Rolling Stones. MalgrĂ© une centaine de millions d’album vendus dans le monde, leur crĂ©ativitĂ© s’est dissipĂ©e dans les drogues et les litiges lĂ©gaux Ă  n’en plus finir. De sorte que leur album Chinese Democracy, devenu un Ă©lĂ©phant blanc, ne fut qu’un pĂ©tard mouillĂ© lorsqu’il sorti enfin. Dommage pour Slash et Axl Rose, mais il est difficile de courir avec un gros sac d’os sur l’épaule


Romain Décoret
Guitarist Magazine mars 2018

- Guns N’Roses Reckless Life, longue vie au rock n’roll

RĂ©dacteur en chef du webzine Albumrock, Nicolas Merrien a dĂ©jĂ  publiĂ© une monographie sur un cĂ©lĂšbre groupe de hard rock, Black Sabbath, Children of the grave. Il choisit dans Guns N’Roses, reckless life (littĂ©ralement « la vie insouciante ») de se pencher sur l’histoire du groupe au succĂšs mĂ©tĂ©orique.

Ces derniers, aprĂšs des conflits interminables d’égos, sont finalement revenus sur le devant de la scĂšne en 2016 avec une partie de leur « line up » originel et ont effectuĂ© une tournĂ©e mĂ©morable. Reste que, pour une bonne partie des jeunes gĂ©nĂ©rations, ils restent largement mĂ©connus. Qui Ă©taient donc ces chevelus aux tenues qu’on qualifierait de ringardes (pour rester polis) ?

Des gosses paumés
La lecture de la biographie de Nicolas Merrien permet de voir que les cinq membres originels du groupe ont tous connus des enfances compliquĂ©es dans des familles dysfonctionnelles. La palme revient bien sĂ»r au futur chanteur Axl Rose, abandonnĂ© par son gĂ©niteur violent Ă  l’ñge de deux ans et Ă©levĂ© par un beau pĂšre pasteur. Mais l’enfance du futur Slash, Ă©levĂ© par des parents hippies et branchĂ©s (sa mĂšre a Ă©tĂ© une des innombrables maĂźtresses de David Bowie), a Ă©tĂ© bien perturbĂ©e aussi. Le parcours scolaire des autres gunners est tout aussi chaotique. Ils dĂ©couvrent tous trĂšs vite le sexe, la drogue et le rock. Et chacun de leurs cĂŽtĂ©s, ils ont une folle envie de devenir musiciens.

Welcome to L.A.
Le futur Axl Rose dĂ©barque Ă  Los Angeles et se fait trĂšs vite remarquer dans les milieux punk et rock grĂące Ă  sa voix et aussi Ă  son caractĂšre disons particulier. À Los Angeles, il retrouve Izzy Stradlin, un ancien copain de lycĂ©e, et rencontre dans diffĂ©rents groupes Slash, Steven Adler (leur premier batteur) et le bassiste Duff McKagan. Nicolas Merrien retrace avec beaucoup de minutie la genĂšse du groupe. Entre squats, drogues, groupies, petits boulots, voire deal (Stradlin revendait de la dope pour financer le groupe), ils finissent par enregistrer Appetite for destruction chez Geffen en 1987. L’album ne devient pas un carton tout de suite mais, servi par des concerts incandescents, une rĂ©putation sulfureuse qui sĂ©duit les jeunes amĂ©ricains des classes moyennes (les gunners dĂ©vastent des hĂŽtels, se droguent et se saoulent comme c’est pas permis), et des chansons comme Welcome to the jungle et Paradise city (ah celle-lĂ ), il s’impose progressivement dans les charts, se vendant Ă  plus de 30 millions d’exemplaires. Bien plus que ce qu’Aerosmith, le modĂšle des Guns N’ Roses, n’a jamais vendu pour un seul de ses albums !

La chute
Evidemment, l’histoire ne s’arrĂȘte pas lĂ . Elle est triste en fait. Ozzy Osbourne aurait dit d’eux qu’ils auraient pu devenir les prochains Rolling Stones. Comme icĂŽnes rebelles, les Guns N’Roses vont pourtant ĂȘtre dĂ©passĂ©s par Nirvana dont l’album Nevermind Ă©clipse les deux volumes de Use your illusion. On est ici dans le travers classique des doubles albums : un simple de quinze titres aurait eu un impact comparable Ă  leur premier opus, les Guns ont fait du remplissage. Le groupe commence Ă  se dĂ©sagrĂ©ger avec les dĂ©parts de Steven Adler et surtout d’Izzy Stadlin, compositeur douĂ© Ă  l’origine de certains succĂšs du groupe. L’ego et les problĂšmes psychologiques d’Axl Rose vont achever le groupe. Slash jettera l’éponge en 1996, les autres suivront. Est-ce la fin ?

Le retour ?
Axl Rose mettra prĂšs de douze ans Ă  finir Chinese Democracy, enregistrĂ© avec une ribambelle de musiciens. DĂ©modĂ©, lessivĂ©, le groupe n’est plus que l’ombre de lui-mĂȘme mĂȘme si certains concerts sont incandescents. Slash et les autres musiciens entament des carriĂšres solos avec plus ou moins de succĂšs et Axl devient un temps le chanteur d’AC/DC. La rĂ©cente reformation laisse espĂ©rer aux fans des lendemains meilleurs. On le souhaite tant le groupe fut bon. En tout cas, cet ouvrage, rĂ©ellement passionnant, fera leur bonheur.

Pour retrouver l’article sur Boojum

Sylvain Bonnet
Boojum 11 avril 2018

- NICOLAS MERRIEN Reckless life

Cette bible s’adresse à tous ceux qui ne connaissent pas ce que furent les Guns ‘n Roses.

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent connaitre, de ce temps ou ce groupe, l’air de rien se mit Ă  rĂ©volutionner, ni plus ni moins, le monde du rock, en criant plus fort, plus haut que tous les prĂ©tendants Ă  la couronne.

Les GnR devinrent l’essence du rock, ni plus ni moins. C’est sur ce parcours atypique que se propose de revenir Nicolas Merrien, pour qui, aucun dĂ©tail de la vie des GnR n’est visiblement inconnu


Tout, vous saurez tout sur les GnR, de la force qui les a animé, de celle qui les a propulsé sur le devant de la scÚne, qui a fait leur succÚs et qui les a détruit.

L’auteur choisit de respecter l’ordre chronologique, tout comme il s’astreint lors des premiers chapitres Ă  dessiner la personnalitĂ© de chaque musicien, en envisageant l’enfance de chacun d’entre eux, les parcours bien souvent identiques ou chaotiques, mettant ainsi Ă  jour les faiblesses, les manques et les incertitudes de chacun. Le rock n’est pas hasard, le choix de devenir musicien non plus, tout comme celui de migrer vers Los Angeles, la Mecque.

Il est intĂ©ressant de noter qu’au tout dĂ©but, c’est une solide amitiĂ© qui lie les uns autres, les musiciens se croisant rĂ©guliĂšrement dans des groupes respectifs sur la scĂšne de LA, jouant parfois ensemble, se disputant dĂ©jĂ  les compĂ©tences de l’un ou l’autre, comme si les GnR avaient eu besoin de s’apprivoiser durant toutes ces annĂ©es avant de commettre l’irrĂ©parable.

Mais c’est peut-ĂȘtre bien l’arrivĂ©e de Duff McKagan au poste de bassiste qui stabilisa le line-up : chacun y apportant alors sa culture musical, blues, rock, punk. mais surtout ensemble ils se rĂ©vĂ©lĂšrent ĂȘtre de biens meilleurs musiciens dont l’émulation naturelle permit de sortir les brĂ»lots les plus significatifs du band, avec une dĂ©concertante facilitĂ©. MĂȘmes envies musicales, mĂȘmes histoires personnelles ou presque, mĂȘme appĂ©tence pour les filles, la fĂȘte, les expĂ©riences illicites.

Comme tous les groupes, les dĂ©buts furent misĂ©rables, les conditions de vie effroyables, celles pour jouer ne furent pas meilleures, jusqu’au jour ou les langues se dĂ©liĂšrent, que le public se fit pressant au Troubadour, au Whiskey Ă  Gogo, que Geffen se mit sur les rangs pour signer ce groupe de rock Ă  la rĂ©putation dĂ©jĂ  ingĂ©rable, mais dont l’image et le potentiel musical n’étaient plus Ă  dĂ©montrer.

Le premier album fut, mĂȘme si les ventes mirent plus d’un an avant de vĂ©ritablement s’envoler, le coup de maĂźtre que le groupe n’aurait jamais du composer : parfait en tous points, au point de rĂ©volutionner le monde de la musique, du rock. Un petit clip-video mis en rotation sur Mtv et ce fut le dĂ©luge de sollicitations, de dĂ©cibels, de reconnaissance, d’étourdissements.

Pourtant, ce qui aurait dĂ» ĂȘtre un embryon d’histoire fut hĂ©las, une funeste apogĂ©e.

Le groupe ne put jamais vĂ©ritablement recomposer un album de cette trempe, ses successeurs mĂȘme s’ils contiennent des titres phares, semblĂšrent bĂąclĂ©s, Ă©dulcorĂ©s recouverts d’intentions musicales timorĂ©es. A mesure que les annĂ©es passĂšrent, les excĂšs s’amplifiĂšrent, les divergences musicales se mirent Ă  croĂźtre, les Ă©gos devinrent ingĂ©rables et tandis que l’argent coulait Ă  flot, les musiciens jetĂšrent l’éponge, un Ă  un, sauf le vocaliste.

De carriĂšres en projets musicaux dont la qualitĂ© musicale reste discutable, mais toujours habilement commentĂ©s, dissĂ©quĂ©s par Nicolas Merrien, il n’en reste pas moins que les musiciens des GnR n’ont jamais Ă©tĂ© aussi puissants qu’en jouant ensemble, qu’en grandissant ensemble, mĂȘme si le chaos que connut le groupe se mit Ă  remplir leurs vies respectives, au point parfois de faire craindre le pire.

Toujours est-il que comme dans toutes les grandes et belles histoires, la tournĂ©e internationale Not in this lifetime de 2016, qui marque la rĂ©union des GnR (aux 2/3 des membres originels) s’avĂšre ĂȘtre une des quatre plus lucratives tournĂ©es jamais montĂ©es Ă  ce jour. Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans, dĂ©sormais peuvent connaitre 


Stéphane Quinard
Webzine Burn your life 8 mars 2018

- Le livre de la semaine

Le livre de Nicolas Merrien est chroniquĂ© par l’équipe de Easy Rider dans une Ă©mission Ă  réécouter ICI

Olivier Valerio
Radio P.FM // Easy Rider #1368 25 février 2018