Grateful Dead
EXTRAIT
Le Grateful Dead est le reprĂ©sentant du rock psychĂ©dĂ©lique, de cet acid rock qui tente de retranscrire, voire de synthĂ©tiser, la double signification du mot « trip ». Le groupe est aussi et surtout le porteur dâune certaine vision de la musique, spirituelle, transcendantale, Ă laquelle on donne le pouvoir de changer le monde, non plus selon les vieux critĂšres du protest song, propre au dĂ©but des annĂ©es soixante, mais avec la magie des « bonnes ondes » et des vibrations Ă©lectriques propulsĂ©es par les guitares.â
Câest lâhistoire dâun des plus grands groupes de rock des Ătats-Unis : le Grateful Dead. Une histoire insĂ©parable de celle de la contre-culture de la cĂŽte Ouest des Ătats-Unis, notamment du mouvement psychĂ©dĂ©lique, dont il est un des meilleurs reprĂ©sentants aux cĂŽtĂ©s du Jefferson Airplane. Une histoire tumultueuse, qui emmĂšne le lecteur du milieu des annĂ©es 1960 Ă nos jours, une histoire qui se focalise autant sur les expĂ©rimentations sonores du groupe, ses prestations scĂ©niques grandioses, ses albums, que sur les expĂ©rimentations sociales dâune jeunesse qui a soif dâaventure et de libertĂ© (autogestion, vie communautaire, drogue, etc.). Câest enfin lâhistoire dâun groupe qui a su sâagrĂ©ger, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, en lâĂ©largissant toujours plus, un rĂ©seau solide dâamis puis de fans, puis de gĂ©nĂ©rations de fans : les Dead Heads.
Depuis les premiers pas du groupe et sa participation soutenue aux Acid Tests de Ken Kesey et des Merry Pranksters jusquâaux gigantesques concerts dans les stades des annĂ©es 1990 en passant par la bohĂšme de Palo Alto puis de Haight Ashbury et la renaissance folk, la musique du Grateful Dead nâa jamais cessĂ© de retentir ni dâavancer.
Revue de presse
- Grateful Dead, "The Music Never Stopped" Guitarist&Bass magazine Juillet-août 2013
- Trois livres pour tous les sons Jean Rouzaud Novaplanet 3 juillet 2013
- Grateful Dead, "The Music Never Stopped" Blog de Phaco 17 juin 2013
« Impressionnant !
Dead freak devant lâĂternel (âAnthem of the sunâ rapportĂ© dâAllemagne en disque bĂ©ni en 1968, Jerry Garcia descendu de son poster pour jouer lâintĂ©gralitĂ© de âLive Deadâ dans ma chambre de cite-U dĂšs le premier trip) â le bouquin de Steven Jezo-Vannier mâa scotchĂ©, mâapprenant (presque) tout dâun groupe que je pensais connaĂźtre sur le bout des doigts.
Comment un jeune type peut-il non seulement avoir pour un groupe nĂ© bien avant lui ce sens encyclopĂ©dique du dĂ©tail, mais surtout le talent de sortir ceux qui comptent, ceux qui expliquent le pourquoi du comment, ceux qui sont Ă lâorigine de chaque chose, de chaque acte, de chaque disque, de chaque morceau⊠ceux qui Ă©clairent et mettent en perspective, loin du bruit journalistique, loin des clichĂ©s, loin des idĂ©es reçues et des banalitĂ©s.
Autrement dit, dans ce livre, tout est nĂ©cessaire et essentiel, rien nâest superflu.
Il est bien entendu indispensable Ă tout amateur du Grateful Dead, mais aussi aux autres, qui dĂ©couvriront un groupe qui sait tout jouer, leur fournissant â entre autres â une discographie absolument exhaustive du groupe, de chaque membre et de leurs groupes annexes respectifs.
Pour lâembĂȘter on lui dirait bien quâil sâest un peu emmĂȘlĂ© les pinceaux sur le personnel de âIf i could only remember my nameâ le premier album solo de David Crosby, oubliant entre autres Jorma Kaukonen, mais ce serait pĂ©dant et on se fouette de lâavoir fait. »
âGrateful Dead- Sefronia
Lâauteur retrace ici les aventures psychĂ©dĂ©liques du Grateful Dead dont il documente aussi bien les dĂ©buts avec Jerry Garcia et lâorganiste Pigpen (comment, un Hellâs Angel dans le Grateful Dead ?) que la crĂ©ation de la communautĂ© des Deadheads toujours active de nos jours.
Bon travail de documentation.
Tout dâun coup, trois bouquins sortent et ils racontent presque toute notre culture dite musicale : tout le 20eme siĂšcle y passe, des balbutiements aux derniers souffles technologiques. Lâun empile les musiques noires venues de si loin. Lâautre raconte la rĂ©volution Pop Rock Ă©lectrique et ses racines campagnardes. Le troisiĂšme Ă©numĂšre tous les fous de sons depuis le dĂ©but du siĂšcle, avant mĂȘme Eric Satie.
Ă travers la musique noire, on remonte Ă©videmment aux rythmes ancestraux, avant mĂȘme lâesclavage. Le choc des sensibilitĂ©s blessĂ©es des Africains et le contact avec les instruments et la musique romantique blanche va faire le reste.
Ă travers un seul groupe, le Grateful Dead et son maitre Jerry Garcia, on en apprend sur le Blues, la Country, le Rock, la rĂ©volution psychĂ©dĂ©lique puis les montagnes russes : LSD, Light Show, Acid Test, Festivals, Parties, rĂ©volution sexuelle et tournĂ©es mondiales, lâavĂšnement dâune industrie musicale gĂ©nĂ©rĂ©e par les apprentis sorciers hippies.
Quant aux sons, du classique aux modernes â musiques sĂ©rielles, concrĂštes, rĂ©pĂ©titives, minimalistes ou techno, digitales, muzak⊠tous les penseurs, ingĂ©nieurs, compositeurs, bidouilleurs, bricoleurs qui vont gravir la montagne sacrĂ©e des ondes sonores, des vagues, des nappes et des possibilitĂ©s.
Dans le premier, Great Black Music, Philippe Robert rĂ©sume 110 albums : en une double page, le meilleur de chaque artiste (ou groupe). Sa vie, son style, son apport, la pochette du meilleur album⊠Puis 2 listes: les autres albums datĂ©s et une poignĂ©e dâartistes proches.
Intelligent et efficace, mĂȘme sâil manque des Cubains et des Africains, car lâauteur a choisi lâAmĂ©rique comme creuset avec une excroissance jamaĂŻcaine importante. Mais câest une liste de merveilles allant de Billie Holiday Ă nos jours, avec Sly, Jimi, Betty Davis, Otis ou Sun Ra, et tous les surdouĂ©s du blues, de la Soul, du Reggae-Dub, et mĂȘme des maudites comme Millie Jackson, Jill Scott Heron et tant dâautres, bref surapprouvĂ© par NOVA.
Pour Grateful Dead, Ă©videmment câest centrĂ©, mais le Dead a dĂ©butĂ© bien avant le groupe lui-mĂȘme et fut environnĂ© de plein dâĂ©vĂšnements Ă consĂ©quences mondiales : drogue, Vietnam, rĂ©voltes, Ă©meutes, rĂ©seaux rĂ©pression, trouvailles de synthĂ©s et autres boucles, distorsions et Ă©chos.
Steven Jezo-Vannier est un fou du dĂ©tail, il sait tout. Cette rĂ©volution de 1964 jusquâĂ 1969, avec le « avant « et le « aprĂšs », qui paraĂźt dâavant notre Ăšre, si loin, presque dĂ©placĂ©e aujourdâhui. Mais ses vieux chevelus prĂ©historiques ont quand mĂȘme poussĂ© les portes de la perception. (Pour complĂ©ter, le livre de Tom Wolfe Acid Test raconte lâĂ©popĂ©e du Magic Bus, post Beat, des Pranksters et des Hells, dans le chaudron lysergique.)
Quant Ă Digital Magma de Jean Yves Leloup, câest un puits dâinformations historiques, souvent mal connues, notamment toute lâĂ©cole allemande dâAlban Berg Ă Stockhausen, les Italiens, les AmĂ©ricains comme John Cage et La Monte Young, des ribambelles dâingĂ©nieurs, novateurs et mĂȘme de philosophes pour dĂ©velopper les nouveaux champs acoustiques. JusquâĂ nos raves, samples, DJ, et autres fondus de home studio, rĂ©seaux internet, dĂ©matĂ©rialisation.
Trois livres, un Ă©diteur, une passion et des auteurs vraiment dĂ©vouĂ©s. Ă complĂ©ter sur le net, en attendant câest NOVAPLANET qui rĂ©gale.
bien quâinscrit au firmament du patrimoine rock amĂ©ricain, The Grateful Dead, groupe phare de la scĂšne californienne durant 30 ans (1965-1995) paraĂźt aujourdâhui quelque peu oubliĂ©. Dans un intĂ©ressant ouvrage, intitulĂ© simplement Grateful Dead, Steven Jezo-Vannier ressucite de façon dĂ©taillĂ©e ce groupe lĂ©gendaire au nom Ă©trange (le Mort reconnaissant), incarnation Ă la fois de la musique psychĂ©dĂ©lique et du style de vie libertaire des annĂ©es 60/70. Lâauteur replace lâhistoire de cette formation, rĂ©unie sous la houlette de son charismatique leader Jerry Garcia (banjo, guitare, chant) dans un contexte autant social que musical. Ăvoluant en pleine pĂ©riode flower power, le Grateful Dead vĂ©hicule les idĂ©es communautaires et alternatives de la contre-culture amĂ©ricaine. Ses musiciens, qui vivent Ă San Francisco dans la cĂ©lĂšbre Ashbury Avenue, prennent de lâacide.
Le livre de Jezo-Vannier, peuplĂ© dâanecdotes, Ă©voque tout autant le parcours de chaque musicien du Dead que la discographie â prolifique â du groupe. Incroyable bĂȘte de scĂšne, le Grateful Dead possĂšde son public par des concerts fleuves dâune durĂ©e pouvant sâĂ©taler jusquâà ⊠6 heures, prĂ©figurant dâune certaine façon le phĂ©nomĂšne des rave-parties. (Ăgalement la formation bat des records dâaudience avec un nombre gigantesque de concerts). Les musiciens du Dead crĂ©ent une musique Ă la fois lĂ©gĂšre, singuliĂšre et intemporelle, mĂȘlant astucieusement divers genres musicaux (rock, blues, country, bluegrass, free-jazz, raga indien). Empruntant Ă la fois Ă lâacid rock (psychĂ©dĂ©lisme), au rock progressif et Ă la musique contemporaine, ce groupe majeur aligne concerts et disques au cours de trois dĂ©cennies. Peu aprĂšs la mort le 9 aoĂ»t 1995 de Jerry Garcia, Ă la suite dâun infarctus, le Grateful Dead se sĂ©pare.