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Parution : 20/06/2013
ISBN : 9782360540938
272 pages (148 x 210)

21 €

Grateful Dead

EXTRAIT

Le Grateful Dead est le reprĂ©sentant du rock psychĂ©dĂ©lique, de cet acid rock qui tente de retranscrire, voire de synthĂ©tiser, la double signification du mot « trip ». Le groupe est aussi et surtout le porteur d’une certaine vision de la musique, spirituelle, transcendantale, Ă  laquelle on donne le pouvoir de changer le monde, non plus selon les vieux critĂšres du protest song, propre au dĂ©but des annĂ©es soixante, mais avec la magie des « bonnes ondes » et des vibrations Ă©lectriques propulsĂ©es par les guitares.”

C’est l’histoire d’un des plus grands groupes de rock des États-Unis : le Grateful Dead. Une histoire insĂ©parable de celle de la contre-culture de la cĂŽte Ouest des États-Unis, notamment du mouvement psychĂ©dĂ©lique, dont il est un des meilleurs reprĂ©sentants aux cĂŽtĂ©s du Jefferson Airplane. Une histoire tumultueuse, qui emmĂšne le lecteur du milieu des annĂ©es 1960 Ă  nos jours, une histoire qui se focalise autant sur les expĂ©rimentations sonores du groupe, ses prestations scĂ©niques grandioses, ses albums, que sur les expĂ©rimentations sociales d’une jeunesse qui a soif d’aventure et de libertĂ© (autogestion, vie communautaire, drogue, etc.). C’est enfin l’histoire d’un groupe qui a su s’agrĂ©ger, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, en l’élargissant toujours plus, un rĂ©seau solide d’amis puis de fans, puis de gĂ©nĂ©rations de fans : les Dead Heads.
Depuis les premiers pas du groupe et sa participation soutenue aux Acid Tests de Ken Kesey et des Merry Pranksters jusqu’aux gigantesques concerts dans les stades des annĂ©es 1990 en passant par la bohĂšme de Palo Alto puis de Haight Ashbury et la renaissance folk, la musique du Grateful Dead n’a jamais cessĂ© de retentir ni d’avancer.

Revue de presse

- Grateful Dead François Branchon Sefronia 11 octobre 2013
- Grateful Dead, "The Music Never Stopped" Guitarist&Bass magazine Juillet-août 2013
- Trois livres pour tous les sons Jean Rouzaud Novaplanet 3 juillet 2013
- Grateful Dead, "The Music Never Stopped" Blog de Phaco 17 juin 2013

- Grateful Dead

« Impressionnant !

Dead freak devant l’Éternel (“Anthem of the sun” rapportĂ© d’Allemagne en disque bĂ©ni en 1968, Jerry Garcia descendu de son poster pour jouer l’intĂ©gralitĂ© de “Live Dead” dans ma chambre de cite-U dĂšs le premier trip) – le bouquin de Steven Jezo-Vannier m’a scotchĂ©, m’apprenant (presque) tout d’un groupe que je pensais connaĂźtre sur le bout des doigts.

Comment un jeune type peut-il non seulement avoir pour un groupe nĂ© bien avant lui ce sens encyclopĂ©dique du dĂ©tail, mais surtout le talent de sortir ceux qui comptent, ceux qui expliquent le pourquoi du comment, ceux qui sont Ă  l’origine de chaque chose, de chaque acte, de chaque disque, de chaque morceau
 ceux qui Ă©clairent et mettent en perspective, loin du bruit journalistique, loin des clichĂ©s, loin des idĂ©es reçues et des banalitĂ©s.

Autrement dit, dans ce livre, tout est nĂ©cessaire et essentiel, rien n’est superflu.
Il est bien entendu indispensable Ă  tout amateur du Grateful Dead, mais aussi aux autres, qui dĂ©couvriront un groupe qui sait tout jouer, leur fournissant – entre autres – une discographie absolument exhaustive du groupe, de chaque membre et de leurs groupes annexes respectifs.

Pour l’embĂȘter on lui dirait bien qu’il s’est un peu emmĂȘlĂ© les pinceaux sur le personnel de “If i could only remember my name” le premier album solo de David Crosby, oubliant entre autres Jorma Kaukonen, mais ce serait pĂ©dant et on se fouette de l’avoir fait. »

“Grateful Dead- Sefronia

François Branchon
Sefronia 11 octobre 2013

- Grateful Dead, "The Music Never Stopped"

L’auteur retrace ici les aventures psychĂ©dĂ©liques du Grateful Dead dont il documente aussi bien les dĂ©buts avec Jerry Garcia et l’organiste Pigpen (comment, un Hell’s Angel dans le Grateful Dead ?) que la crĂ©ation de la communautĂ© des Deadheads toujours active de nos jours.
Bon travail de documentation.

Guitarist&Bass magazine Juillet-août 2013

- Trois livres pour tous les sons

Tout d’un coup, trois bouquins sortent et ils racontent presque toute notre culture dite musicale : tout le 20eme siĂšcle y passe, des balbutiements aux derniers souffles technologiques. L’un empile les musiques noires venues de si loin. L’autre raconte la rĂ©volution Pop Rock Ă©lectrique et ses racines campagnardes. Le troisiĂšme Ă©numĂšre tous les fous de sons depuis le dĂ©but du siĂšcle, avant mĂȘme Eric Satie.

À travers la musique noire, on remonte Ă©videmment aux rythmes ancestraux, avant mĂȘme l’esclavage. Le choc des sensibilitĂ©s blessĂ©es des Africains et le contact avec les instruments et la musique romantique blanche va faire le reste.

À travers un seul groupe, le Grateful Dead et son maitre Jerry Garcia, on en apprend sur le Blues, la Country, le Rock, la rĂ©volution psychĂ©dĂ©lique puis les montagnes russes : LSD, Light Show, Acid Test, Festivals, Parties, rĂ©volution sexuelle et tournĂ©es mondiales, l’avĂšnement d’une industrie musicale gĂ©nĂ©rĂ©e par les apprentis sorciers hippies.

Quant aux sons, du classique aux modernes – musiques sĂ©rielles, concrĂštes, rĂ©pĂ©titives, minimalistes ou techno, digitales, muzak
 tous les penseurs, ingĂ©nieurs, compositeurs, bidouilleurs, bricoleurs qui vont gravir la montagne sacrĂ©e des ondes sonores, des vagues, des nappes et des possibilitĂ©s.

Dans le premier, Great Black Music, Philippe Robert rĂ©sume 110 albums : en une double page, le meilleur de chaque artiste (ou groupe). Sa vie, son style, son apport, la pochette du meilleur album
 Puis 2 listes: les autres albums datĂ©s et une poignĂ©e d’artistes proches.

Intelligent et efficace, mĂȘme s’il manque des Cubains et des Africains, car l’auteur a choisi l’AmĂ©rique comme creuset avec une excroissance jamaĂŻcaine importante. Mais c’est une liste de merveilles allant de Billie Holiday Ă  nos jours, avec Sly, Jimi, Betty Davis, Otis ou Sun Ra, et tous les surdouĂ©s du blues, de la Soul, du Reggae-Dub, et mĂȘme des maudites comme Millie Jackson, Jill Scott Heron et tant d’autres, bref surapprouvĂ© par NOVA.

Pour Grateful Dead, Ă©videmment c’est centrĂ©, mais le Dead a dĂ©butĂ© bien avant le groupe lui-mĂȘme et fut environnĂ© de plein d’évĂšnements Ă  consĂ©quences mondiales : drogue, Vietnam, rĂ©voltes, Ă©meutes, rĂ©seaux rĂ©pression, trouvailles de synthĂ©s et autres boucles, distorsions et Ă©chos.

Steven Jezo-Vannier est un fou du dĂ©tail, il sait tout. Cette rĂ©volution de 1964 jusqu’à 1969, avec le « avant « et le « aprĂšs », qui paraĂźt d’avant notre Ăšre, si loin, presque dĂ©placĂ©e aujourd’hui. Mais ses vieux chevelus prĂ©historiques ont quand mĂȘme poussĂ© les portes de la perception. (Pour complĂ©ter, le livre de Tom Wolfe Acid Test raconte l’épopĂ©e du Magic Bus, post Beat, des Pranksters et des Hells, dans le chaudron lysergique.)

Quant Ă  Digital Magma de Jean Yves Leloup, c’est un puits d’informations historiques, souvent mal connues, notamment toute l’école allemande d’Alban Berg Ă  Stockhausen, les Italiens, les AmĂ©ricains comme John Cage et La Monte Young, des ribambelles d’ingĂ©nieurs, novateurs et mĂȘme de philosophes pour dĂ©velopper les nouveaux champs acoustiques. Jusqu’à nos raves, samples, DJ, et autres fondus de home studio, rĂ©seaux internet, dĂ©matĂ©rialisation.

Trois livres, un Ă©diteur, une passion et des auteurs vraiment dĂ©vouĂ©s. À complĂ©ter sur le net, en attendant c’est NOVAPLANET qui rĂ©gale.

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Jean Rouzaud
Novaplanet 3 juillet 2013

- Grateful Dead, "The Music Never Stopped"

bien qu’inscrit au firmament du patrimoine rock amĂ©ricain, The Grateful Dead, groupe phare de la scĂšne californienne durant 30 ans (1965-1995) paraĂźt aujourd’hui quelque peu oubliĂ©. Dans un intĂ©ressant ouvrage, intitulĂ© simplement Grateful Dead, Steven Jezo-Vannier ressucite de façon dĂ©taillĂ©e ce groupe lĂ©gendaire au nom Ă©trange (le Mort reconnaissant), incarnation Ă  la fois de la musique psychĂ©dĂ©lique et du style de vie libertaire des annĂ©es 60/70. L’auteur replace l’histoire de cette formation, rĂ©unie sous la houlette de son charismatique leader Jerry Garcia (banjo, guitare, chant) dans un contexte autant social que musical. Évoluant en pleine pĂ©riode flower power, le Grateful Dead vĂ©hicule les idĂ©es communautaires et alternatives de la contre-culture amĂ©ricaine. Ses musiciens, qui vivent Ă  San Francisco dans la cĂ©lĂšbre Ashbury Avenue, prennent de l’acide.

Le livre de Jezo-Vannier, peuplĂ© d’anecdotes, Ă©voque tout autant le parcours de chaque musicien du Dead que la discographie – prolifique – du groupe. Incroyable bĂȘte de scĂšne, le Grateful Dead possĂšde son public par des concerts fleuves d’une durĂ©e pouvant s’étaler jusqu’à
 6 heures, prĂ©figurant d’une certaine façon le phĂ©nomĂšne des rave-parties. (Également la formation bat des records d’audience avec un nombre gigantesque de concerts). Les musiciens du Dead crĂ©ent une musique Ă  la fois lĂ©gĂšre, singuliĂšre et intemporelle, mĂȘlant astucieusement divers genres musicaux (rock, blues, country, bluegrass, free-jazz, raga indien). Empruntant Ă  la fois Ă  l’acid rock (psychĂ©dĂ©lisme), au rock progressif et Ă  la musique contemporaine, ce groupe majeur aligne concerts et disques au cours de trois dĂ©cennies. Peu aprĂšs la mort le 9 aoĂ»t 1995 de Jerry Garcia, Ă  la suite d’un infarctus, le Grateful Dead se sĂ©pare.

Blog de Phaco 17 juin 2013