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Parution : 16/02/2017
ISBN : 9782360542390
360 pages (14,8 x 21 cm)

25 €

ÉpuisĂ©

Version numérique

Girl In A Band - Nouvelle édition

Girl In A Band est bien plus qu’une simple bio de rockstar. C’est avant tout un tĂ©moignage unique de cinquante ans de culture alternative.

NME – Leonie Cooper

Traduit de l’amĂ©ricain par Suzy Borello

INDISPONIBLE À LA VENTE

Kim Gordon, membre fondateur de Sonic Youth et modĂšle pour toute une gĂ©nĂ©ration raconte sa vie d’artiste, son mariage et son parcours au sein d’un des groupes essentiels de ces trente derniĂšres annĂ©es. De son adolescence dans la Californie des annĂ©es 1960 et 1970 bercĂ©e par les influences d’un milieu artiste et underground, elle emmĂšne le lecteur dans le New York des annĂ©es 1980 et 1990 qui vit apparaĂźtre une musique alternative et populaire brassant le post-punk, le noise et la no wave, creuset qui permit Ă  Sonic Youth de prendre son envol. C’est Ă  cette Ă©poque qu’ils participĂšrent Ă  un renouveau du rock qui pava la route de groupes aussi importants que Nirvana, Smashing Pumpkins, Hole et tant d’autres. Girl In A Band explore l’évolution de Kim Gordon dans le milieu de la musique et des arts, ses nombreux projets musicaux et les diffĂ©rentes facettes du personnage, entre Ă©nergie brute – dans sa musique et sur scĂšne – et vie de famille. Il analyse Ă©galement l’essence d’un partenariat musical et les enjeux qui en dĂ©coulent, mĂȘme quand celui-ci prend fin. Évocateur et sensible, cet ouvrage rythmĂ© par le spectacle d’une sociĂ©tĂ© en pleine Ă©volution plonge le lecteur dans l’intimitĂ© d’une grande artiste.

• Lire un extrait

Revue de presse

- Girl In A Band Goûte Mes Disques 10 mai 2017
- Girl in a Band Paul Muselet Clutch mars 2017
- Lectures féministes Fanny Vedreine Paulette Août 2016
- Girl In A Band Guillaume de Seigneurens Beyeah ! 22 janvier 2016
- Noël 2015 : 11 livres et bandes dessinées à offrir à un(e) fan de rock Morgane Giuliani RTL2 3 décembre 2015
- Notre sĂ©lection de livres rock pour les fĂȘtes Philippe Richard Ouest France 22 dĂ©cembre 2015
- Girl In A Band Pascal Julou Abus Dangereux Janvier 2016
- On a lu (et aimé) l'autobiographie de la chanteuse de Sonic Youth Julie Baudrillard Silence Is Sexy 4 juin 2015
- L'autobiographie touchante de Kim Gordon Morganne Giuliani RTL 2 23 juin 2015
- Kim Gordon : la fin d'une histoire Cécile Arnoux Tohu Bohu 26 août 2015
- Who's that girl Julien Broquet Focus Vif 7 juillet 2015
- LittĂ©rature Maxime Lachaud ObskĂŒre Magazine Juillet/Septembre 2015
- L'histoire souterraine du rock indé Didier Zacharie Le Soir 23 mai 2015
- Kim Gordon, le bruit et la fureur de Sonic Youth Marie-Anne Georges La Libre Belgique 28 juillet 2015
- Girl In A Band Maxence Grugier New Noise Juillet/Août 2015
- Fin du mythe AgnÚs Léglise Rock&Folk Juin 2015
- Une icîne à cƓur ouvert Roderic Mounir Le Courrier 18 juillet 2015
- Larsen de la vie conjugale Laure Michel Libération // Next 10 juillet 2015
- Play Blessures Franck Vergeade Magic Mai 2015
- Kim Gordon - Girl in a band Rémi Boiteux Let's Motiv 3 juin 2015
- Taillées dans le rock Catherine Robin & Patrick Williams Elle 24 mai 2015
- 5 leçons à tirer de l'autobiographie de Kim Gordon Pauline Le Gall Cheek Magazine 12 mars 2015
- Les mĂ©moires de Kim Gordon Violaine SchĂŒtz Stylist 23 avril 2015
- L'éducation sentimentale Thomas Bartel Magic Avril 2015
- Kim Gordon l'égérie du bruit Clovis Goux Grazia 27 février 2015
- Premiers extraits en français de l'autobiographie de Kim Gordon Jean-Marie Pottier Slate.fr 04 mars 2015

- Girl In A Band

Girl In A Band aurait Ă©tĂ© titrĂ© « A Girl and A Band » qu’il n’en aurait Ă©tĂ© que plus explicite. En effet, ce mĂ©moire de Kim Gordon, bassiste des cultes Sonic Youth, est clairement sĂ©parĂ© en deux parties, dont la premiĂšre s’étire sur son enfance, les difficultĂ©s rencontrĂ©es par son grand frĂšre frappĂ© par la maladie mentale et les raisons qui ont selon elle forgĂ© sa personnalitĂ©, enfin, ce qui l’a amenĂ© Ă  la musique : un concentrĂ© d’influences artistiques et familiales. Il faut attendre la page 169, soit la moitiĂ© du livre, pour que commence Ă  ĂȘtre Ă©voquĂ© sĂ©rieusement le parcours musical de Sonic Youth, et encore cette description n’est que parcellaire, se focalisant sur les aspects les plus saillants – toujours selon Kim Gordon – de leur discographie. Pour les musicologues que nous sommes, ce sont Ă©videmment les pages les plus intĂ©ressantes. Cette dualitĂ© de thĂšme est accompagnĂ©e par une dualitĂ© de lieux, l’enfance en Californie en miroir de la vie d’adulte et de musicienne Ă  New York puis dans le Massachusetts. Au grĂ© des pages, on croise une foule de personnages attendus (Neil Young, Kurt Cobain, Spike Jonze, Sofia Coppola, Kim Deal, Gus Van Sant) ou moins (LL Cool J, Keanu Reeves, Danny Elfman
). On en profite pour glaner quelques informations, comme l’origine de la pochette de Daydream Nation, ou le fait que le producteur de ce disque est un certain Nick Sansano qui bossera quelques annĂ©es aprĂšs sur les albums d’IAM et Akhenaton. L’autre clĂ© de lecture de Girl In A Band rĂ©side dans la tragĂ©die, au sens premier du terme, une histoire dont on sait dĂšs les premiers mots qu’elle finira mal. Le premier chapitre narre par le menu l’ultime concert de Sonic Youth, avant leur split dĂ» Ă  la sĂ©paration de Gordon et de Moore pour cause d’infidĂ©litĂ©s chroniques de ce dernier. L’histoire est connue, mais sous la plume de la bassiste elle prend la forme d’une thĂ©rapie, hantĂ©e par les ombres de son ex-compagnon, de sa fille et de ses compagnons de route, parcourue par un questionnement chronique sur son statut d’épouse et de mĂšre dans le rock. Les photos tirĂ©es de la collection personnelle de l’artiste, la montrant Ă  tout Ăąge fragile et solide Ă  la fois, illustrent parfaitement les doutes de cette artiste, si personnels et en mĂȘme temps universels.
Retrouvez cette chronique sur le site de Goûte Mes DIsques

Goûte Mes Disques 10 mai 2017

- Girl in a Band

On ne pourra pas lui reprocher d’ĂȘtre nostalgique ou de manquer de luciditĂ© sur ses 30 annĂ©es de rock ! Avec gouaille et franchise, la bassiste de Sonic Youth dĂ©voile une partie de son intimitĂ©, passant en revue la plupart de ses expĂ©riences sous l’angle d’une position dĂ©licate : celle d’ĂȘtre une fille dans un groupe de mecs. Outre le volet musical, Kim Gordon Ă©voque avec scepticisme l’état du fĂ©minisme dans les annĂ©es 2000, tire Ă  boulets rouges sur le marchĂ© de l’art contemporain, et donne sa version de la fin de son idylle avec Thurston Moore
 derniĂšre “tentative” de vie de couple officiellement connus dans le rock !

Lire l’article en ligne et dĂ©couvrir Clutch

Paul Muselet
Clutch mars 2017

- Lectures féministes

Ces bouquins sont devenus les nouvelles bibles du féminisme 2.0. Que valent vraiment les derniers célÚbres ouvrages féministes?

À l’opposĂ© de multiples groupies qui ont pour terrain de jeu les backstages de concerts de rock, Kim Gordon a trĂšs vite fait le choix d’ĂȘtre sur la scĂšne plutĂŽt que derriĂšre. Comme elle le raconte dans ses mĂ©moires publiĂ©es en 2015, la Californienne a fiĂšrement dĂ©barquĂ© Ă  New York au dĂ©but des annĂ©es 1980 pour investir la scĂšne musicale. Elle a d’abord Ă©tĂ© roadie pour Crosby, Stills, Nash & Young, avant de rencontrer l’amour de sa vie, Thurston Moore, et fonder le mythique groupe Sonic Youth Ă  ses cĂŽtĂ©s. Si le groupe est Ă  prĂ©sent aussi dissolu que son couple, elle avoue avoir des difficultĂ©s Ă  en parler, et mĂȘme Ă  l’écrire. Ses diffĂ©rents rĂ©cits, elle les relation Ă  la maniĂšre d’un journal intime et sous la forme d’un cut-up de Burroughs.

Fanny Vedreine
Paulette Août 2016

- Girl In A Band

Sorti en mai dernier, l’autobiographie de Kim Gordon, intitulĂ©e Girl in a Band, revenait en dĂ©tails sur sa vie personnelle, son parcours avec Sonic Youth et en tant qu’artiste contemporaine. En voici la chronique, Ă  tĂȘte reposĂ©e et hors de toute polĂ©mique, six mois plus tard.

Ce « beau » livre, paru dans sa version française chez Le mot et le reste tranche avec les couvertures habituelles de l’éditeur, mais reste minimaliste. Elle prĂ©sente en plein format l’artiste vĂȘtue d’un simple t-shirt « Taurus », dans ce qu’on imagine ĂȘtre le mĂ©tro new-yorkais, telle une icĂŽne alternative qu’elle ne semble pourtant pas vouloir ĂȘtre.

Tout au long des cinquante-quatre chapitres – ou cinquante-cinq avec le prĂ©ambule intitulĂ© « la fin », puisque c’est par lĂ  que tout a dĂ©butĂ©; Kim Gordon illustre par petites touches une vie dĂ©jĂ  bien remplie, sur laquelle il a Ă©tĂ© « beaucoup Ă©crit ». Elle apporte donc un Ă©clairage complĂ©mentaire pour les fans, ou introductif pour ceux qui la connaissent pas encore, sur l’histoire d’un des groupes les plus importants des annĂ©es 80, et sur sa propre histoire, celle d’une fille d’intellectuels amĂ©ricains. On navigue avec intĂ©rĂȘt entre Los Angeles, HawaĂŻ, Hong-Kong au grĂ© des mouvements de l’auteure dans l’AmĂ©rique des annĂ©es 50, 60, 70, puis on accoste avec elle Ă  New York dans les annĂ©es 80, 90 et 2000. Toutes les Ă©poques de la culture amĂ©ricaine moderne que l’on connaĂźt de prĂšs ou de loin sont abordĂ©es, car le chemin de Kim Gordon croise nombre de personnalitĂ©s. À la lecture de ses mots cependant, ces rencontres semblent le simple fruit d’une vie amĂ©ricaine, comme il y en a tant d’autres. Chaque partie de sa vie est effectivement replacĂ©e dans son contexte socio-culturel global, et dans son Ă©poque.

On est ainsi touchĂ©s par la simplicitĂ© du personnage, tantĂŽt candide mais sincĂšre dans ses relations avec les autres, hĂ©sitante mais obstinĂ©e dans sa volontĂ© d’ĂȘtre artiste, douce et forte comme mĂšre. On ne peut qu’ĂȘtre frappĂ© d’admiration devant cette femme dĂ©crite dans sa bio comme: « artiste, musicienne, productrice, crĂ©atrice de mode, auteure et actrice ». Tout ceci, en plus d’une mĂšre, mĂ©tier qui l’a occupĂ© une grande partie de ces vingt derniĂšres annĂ©es. Bien entendu, une autobiographie est rarement Ă  charge contre soi-mĂȘme, mais Kim Gordon n’hĂ©site pas Ă  confesser ses hĂ©sitations, doutes et erreurs.

Ce qui frappe le plus reste le rĂ©alisme de la bassiste. Contrairement Ă  nombre d’artistes qui racontent leur carriĂšre seulement du point de vue de leur art, Kim Gordon nous Ă©claire aussi sur sa vie quotidienne, la rĂ©alitĂ© de son compte en banque et le changement des couches de sa fille. Elle n’hĂ©site pas Ă©galement Ă  commenter avec sagesse l’évolution des moeurs de notre mode de vie moderne, du milieu de l’art et de la mode.

Il est notable de dire que la traduction rend hommage Ă  l’écriture fluide et simple de l’auteure amĂ©ricaine, ce qui est loin d’ĂȘtre le cas pour tous les ouvrages quand il s’agit de traduire l’anglais amĂ©ricain.

Oh d’ailleurs, savez-vous qu’elle a fondĂ© et fait partie de Sonic Youth pendant plus de trente ans ? Si elle ne livre pas de secret inĂ©dit, cette autobiographie montre une vision prĂ©cise de la vie du groupe. Loin de tirer la couverture Ă  elle, Kim Gordon semble vouloir au contraire dĂ©montrer le rĂŽle qu’elle a exercĂ© au sein de cette dĂ©mocratie, dans les dĂ©cisions pratiques comme dans la crĂ©ation. On en apprend peu sur sa relation crĂ©atrice avec Thurston Moore, mais tout est dit : « la musique nous reliait, prenait la place des mots, et on finissait par tomber d’accord la plupart du temps« .

Évidemment, la fin de leur relation est une sorte de fil conducteur du livre, soit par la mention de son ex-mari dans certains passages, soit par son absence Ă  d’autres pages. Quand on a appris la nouvelle, on n’a pu s’empĂȘcher, comme tout le monde, de se demander comment cela avait pu arriver, Ă  eux, ce couple qu’on avait icĂŽnisĂ© et qui vivait ensemble depuis trente ans. La rĂ©ponse est aussi simple qu’elle est triste : comme tout le monde. Les « stars », « cĂ©lĂ©britĂ©s », les « artistes », mĂȘme dans la musique indĂ©pendante, ont beau avoir des parcours qui semblent parfaits, comme les membres de Sonic Youth, ça ne les empĂȘche pas d’ĂȘtre humains aprĂšs tout. Par l’exposition involontaire de leur vie privĂ©e, ils nous apprennent cependant, dans leurs disques ou dans leurs livres, la vie.

Si ce livre a vu son origine dans cette sĂ©paration, point de dĂ©part et fin de l’histoire, on attend avec impatience un second volet, plus tard, dans trente ans, quand Kim Gordon sera considĂ©rĂ©e pour ce qu’elle est en son nom propre: une artiste contemporaine complĂšte.

Lire la chronique sur Beyaeh

Guillaume de Seigneurens
Beyeah ! 22 janvier 2016

- Noël 2015 : 11 livres et bandes dessinées à offrir à un(e) fan de rock

EN IMAGES – L’annĂ©e 2015 a Ă©tĂ© riche en ouvrages historiques, autobiographies et bandes dessinĂ©es consacrĂ©es au monde du rock. SĂ©lection non-exhaustive pour faire plaisir aux amateurs.

À NoĂ«l 2015, il devrait ĂȘtre assez facile de satisfaire les amateurs de musique, et notamment, de musique pop-rock. Cette annĂ©e, de nombreux ouvrages, Ă©crits, photographiques ou graphiques consacrĂ©s Ă  cette culture ont Ă©tĂ© publiĂ©s.

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Indie pop 1979-1997 de Jean-Marie Pottier, aux Ă©ditions Le mot et le reste, dĂ©cortique un autre courant du rock : l’indie pop. La sortie d’Unknown Pleasures, premier album de Joy Division, en 1979, en a Ă©tĂ© le point de dĂ©part. Plus qu’un style musical, l’indice pop symbolise aussi un rapport “intĂšgre” Ă  l’industrie musicale, rejetant le cĂŽtĂ© marchand et marketing. Jean-Marie Pottier (rĂ©dacteur en chef de Slate.fr) en retrace les plus belles annĂ©es, de 1979 Ă  1997.

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Le journaliste Arnaud Devillard a quant Ă  lui prĂ©fĂ©rĂ© se concentrer sur le groupe Dire Straits, dans l’ouvrage Dire Straits, l’AmĂ©rique fantasmĂ©e, publiĂ© aux Ă©ditions Le mot et le reste. Il revient sur le parcours de l’un des groupes les plus cultes des annĂ©es 80, qui a signĂ© les tubes “Money For Nothing” ou “Walk Of Life”.

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2015 a Ă©galement Ă©tĂ© riche en autobiographies rock. Celle dont on a le plus parlĂ© est Kim Gordon, Girl In A Band, de l’ancienne membre de Sonic Youth. Dans ce livre parfois amĂšre et sans concession, Kim Gordon raconte son parcours en tant que musicienne, chanteuse et artiste, sa place en tant que femme dans l’industrie du rock, et l’évolution du New York “underground” des annĂ©es 80 et 90. Elle relate Ă©galement son divorce houleux avec Thurston Moore, chanteur de Sonic Youth et son compagnon pendant 27 ans. La version française de Kim Gordon, Girl In A Band, est publiĂ©e aux Ă©ditions Le mot et le reste.

Retrouver la sélection sur le site de RTL2

Morgane Giuliani
RTL2 3 décembre 2015

- Notre sĂ©lection de livres rock pour les fĂȘtes

Des pochettes de disques, des guitares, des groupes cultes, des mouvements explorés en détail et une pincée de sable du désert.

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La fille dans le groupe

L’histoire du groupe culte amĂ©ricain Sonic Youth vu par la bassiste Kim Gordon. MĂȘme si ce livre respire l’amertume de sa sĂ©paration d’avec le chanteur-guitariste Thurston Moore et la colĂšre d’une femme trompĂ©e, c’est un excellent tĂ©moignage de premiĂšre main sur l’underground new-yorkais des annĂ©es 1980 et 1990.

Le Velvet jour aprĂšs jour

Le Velvet Underground est l’un des groupes les plus influents de l’histoire du rock, mĂȘme s’il ne connut qu’un succĂšs modeste lors de ses annĂ©es d’activitĂ©. L’éditeur marseillais Le mot et le reste réédite l’ouvrage de Ritchie Unterberger qui documente, jour aprĂšs jour, l’histoire de cette formation lĂ©gendaire. À signaler que le Velvet Underground sera au cƓur de l’actualitĂ© en 2016, avec l’ouverture d’une grande exposition Ă  la Philharmonie de Paris, en mars.

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Indie ou psyché ?

C’est l’une des spĂ©cialitĂ©s de l’éditeur Le mot et le reste : faire dĂ©couvrir un style musical Ă  travers une large sĂ©lection de disques commentĂ©s, certains fameux, d’autres obscurs. On conseille le trĂšs bon Indie pop de Jean-Marie Pottier, explorant la musique british, et le plus pointu Rock psychĂ©dĂ©lique de David Rassent, qui explore ce genre protĂ©iforme, depuis ses dĂ©buts en 1966, jusqu’à ses formes les plus rĂ©centes.

Retrouver la sélection sur le site de Ouest-France

Philippe Richard
Ouest France 22 décembre 2015

- Girl In A Band

Kim Gordon est une des figures fĂ©minines les plus emblĂ©matiques du rock indĂ© US. Avec Thurston Moore, pendant plus de trente ans, ils ont reprĂ©sentĂ© le couple de rock idĂ©al, sur scĂšne (dans un groupe “noise” respectĂ© par tous) et en privĂ©. Malheureusement “les histoires d’amour finissent mal en gĂ©nĂ©ral”. La biographie commence avec le chapitre “La fin” Ă©voquant le dernier concert de Sonic Youth Ă  Sao Paulo, et la sĂ©paration du couple. Kim Gordon en a gros sur le cƓur ! Avec une Ă©criture fluide, elle nous parle de son enfance, de son adolescence, beaucoup de son frĂšre qui causera de nombreux problĂšmes dans la famille. Artiste complĂšte, elle raconte son travail en peinture (elle a de nombreux amis artistes et galleristes – voir les pochettes de Sonic Youth), son travail dans la mode, avec une amie elle a créé la marque de vĂȘtements X-Girl – dont la vente lui rapportera beaucoup plus d’argent que sa carriĂšre de bassiste. CotĂ© musique, pĂȘle-mĂȘle, elle raconte sa passion pour la no wave, les prĂ©mices et ouragan du grunge avec Kurt Cobain et Courtney Love, le mouvement riot grrrl avec Kathleen Hanna, son groupe Free Kitten et bien sĂ»r Sonic Youth. Elle Ă©voque des souvenirs en choisissant un morceau par album. Par contre, trĂšs peu de lignes au sujet de Lee Ranaldo et de Steve Shelley, comme s’ils n’étaient que de simples collĂšgues de boulot. S’il y a quelques imperfections – aprĂšs tout Kim Gordon n’est pas romanciĂšre – l’ensemble des 352 pages se lit avec grand plaisir. MĂȘme le fan pointu de Sonic Youth y apprendra des choses. Elle aborde l’éternelle question “ça fait quoi d’ĂȘtre une femme dans le rock ?”, mais aussi son rĂŽle de femme dans le couple qui doit pallier crĂ©ation et tĂąches quotidiennes. Sa vie rock ne fait ni dans le glamour, ni dans le bling-bling, avec les chambres d’hĂŽtels dĂ©vastĂ©es. Elle pourrait ĂȘtre votre voisine de palier, celle que vous croisez en faisant vos courses, ou en prenant le mĂ©tro (la couv du livre). Finissons cette chronique avec deux petits extraits Ă  mĂ©diter : “Le bruit, noise, Ă©tait une insulte Ă  l’époque, un terme dĂ©nigrant, le plus mĂ©prisant qu’on puisse jeter Ă  la face d’un musicien.” (page 156). “Je ne me suis jamais considĂ©rĂ©e comme une chanteuse Ă  voix, ni mĂȘme comme une musicienne. Quand je me livre sur scĂšne, j’ai l’impression de sauter d’une falaise” (page 165).

Pascal Julou
Abus Dangereux Janvier 2016

- On a lu (et aimé) l'autobiographie de la chanteuse de Sonic Youth

« What is it like to be a girl in a band ? » La question aura Ă©tĂ© tant posĂ©e Ă  Kim Gordon qu’elle lui inspirera le titre de son autobiographie. Et elle y rĂ©pond, donnant un Ă©clairage forcĂ©ment diffĂ©rent, fĂ©minin et fĂ©ministe, sur ce qu’on peut lire par ailleurs sur le groupe.

Mais ce livre, c’est surtout un matĂ©riau inĂ©dit, oĂč l’on en apprend beaucoup sur Kim Gordon : sa jeunesse, ses influences, les rencontres et les lieux qui ont forgĂ© son identitĂ© artistique et musicale, au carrefour de multiples modes d’expression et influences. On y dĂ©couvre une personnalitĂ© sensible, au regard affutĂ© sur le monde, du rapport hommes-femmes aux Ă©volutions de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine, telles qu’elles s’impriment dans l’urbanisme new-yorkais.

Exit Sonic Youth

Le livre s’ouvre sur le dernier concert de Sonic Youth : le couple Thurston Moore/Kim Gordon s’est sĂ©parĂ©, et le groupe honore, aprĂšs 27 ans d’existence, ses derniers engagements avant de se dissoudre. DĂ©pitĂ©e, elle lĂąche : “Ce couple vu comme mythique, intouchable, qui avait donnĂ© de l’espoir aux jeunes musiciens aspirant Ă  sortir indemnes de ce monde cinglĂ© du rock’n’roll, n’était dĂ©sormais plus que le clichĂ© d’une relation ratĂ©e
 Crise de la cinquantaine, maĂźtresse, double vie, la totale.” Elle en parlera un peu plus tard, mais ne nous Ă©tendons pas. Il y a tant d’autres choses Ă  dire


Rochester, la Californie, Hawaï, Hong Kong
 et Keller

Kim Gordon est nĂ©e dans l’État de New York, d’un pĂšre enseignant-chercheur et d’une mĂšre au foyer. Quand elle a cinq ans, son pĂšre se voit proposer un poste Ă  la mythique UCLA, et la famille part vivre en Californie. Famille Upper Middle-Class donc, mais pas guindĂ©e. Sa mĂšre, couturiĂšre, designe des habits d’inspiration hippie, et son pĂšre est fan de jazz. Les deux boivent tous les soirs des cocktails, partent en vacances avec des amis intellos amateurs de bonne chĂšre, et envoient leurs deux enfants Ă  l’UCLA Lab School, une Ă©cole expĂ©rimentale dont Kim garde un souvenir Ă©mu. Mais c’est surtout Keller qui est placĂ© au centre de cette partie du rĂ©cit. Selon elle, l’emprise de ce frĂšre aĂźnĂ© plus tard diagnostiquĂ© schizophrĂšne, la maltraitance et la manipulation qu’il a exercĂ©es sur Kim, sous le regard passif de ses parents, ont durablement empĂȘchĂ© son hypersensibilitĂ© de s’exprimer ailleurs que dans l’art ou la musique. C’est donc en partie Ă  lui qu’elle attribue, en positif, sa capacitĂ© Ă  s’exprimer par l’art, et en nĂ©gatif, sa tendance Ă  culpabiliser avec les hommes. Cette partie est particuliĂšrement intĂ©ressante Ă  plus d’un titre : d’une part, on n’a pas l’habitude de lire ce genre de choses sur Kim Gordon ; d’autre part, sa parole n’est jamais si puissante que lorsqu’elle porte sur des sujets tout Ă  la fois intimes et universels. Une enfance Ă  l’ombre d’un regard masculin culpabilisant, dont on espĂšre une reconnaissance qui ne viendra pas.

Un parcours éclectique émaillé de rencontres

S’il est une autobiographie oĂč l’auteur ne se targue pas d’ĂȘtre arrivĂ© lĂ  oĂč il en est seul, c’est bien celle-ci. Car des mentors et des proches qui lui ont, au fil des projets et des collaborations, permis de construire sa personnalitĂ© artistique et musicale, elle en Ă©voque un certain nombre : Danny Elfman, qui n’aura de cesse de l’encourager, notamment lorsqu’elle arrive Ă  New York ; le pĂ©nible mais influent Larry Gagosian, dans la galerie duquel elle dĂ©croche un petit boulot (de merde) ; John Knight, qui la sensibilise aux forces politiques et sociales Ă  l’Ɠuvre dans l’architecture et le design ; Dan Graham, photographe et artiste qui lui fait connaĂźtre la scĂšne no-wave new-yorkaise ; Mike Kelley, artiste, qui lui prĂ©sente des vidĂ©astes avec qui elle tournera plusieurs clips de Sonic Youth
 Certaines pages sur l’entrĂ©e de Kim dans le monde de l’art sont, il faut bien le reconnaĂźtre, assez indigestes : comme s’il Ă©tait entendu que le lecteur connaissait tout ce monde, elle le passe en revue Ă  toute vitesse. Ce qu’on en comprend, toutefois, c’est que New York connaĂźt alors un foisonnement artistique au milieu duquel elle se sent trĂšs Ă  l’aise.

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En 1994, l’annĂ©e de la mort de Kurt Cobain, elle devient mĂšre, et parle avec humour (“Les seins qui dĂ©goulinent de lait, c’est pas trĂšs rock’n’roll !”) du phĂ©nomĂšne le plus rĂ©pandu qui soit, icĂŽne du rock ou pas : la conciliation vie familiale/vie professionnelle. Le couple et le groupe doivent s’adapter Ă  cette nouvelle donne, la famille dĂ©mĂ©nage dans le Massachussetts, et Sonic Youth n’est plus le centre des prĂ©occupations. D’autant que des projets solos ont dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  voir le jour : pour Kim, ce sera Free Kitten, un groupe (de filles au dĂ©part) oĂč l’improvisation et l’expĂ©rimentation prendront une grande place
 Comme un retour aux sources.

On retiendra enfin de ces mĂ©moires ces pages sur le New York avant/aprĂšs, oĂč elle fustige le sacrifice de la ville sur l’autel du grand marchĂ© : tous les lieux emblĂ©matiques ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par des franchises, les hipsters et gens de la mode ont pris le pouvoir : bref, “la ville que je connaissais n’existe plus, elle est mĂȘme plus vivante dans mon esprit que lorsque j’arpente ses rues”. Et pourtant, “ce n’est pas que je ne suis pas tombĂ©e amoureuse de New York, car j’avais beau ĂȘtre seule et pauvre, je ne me suis jamais autant sentie chez moi que dans cette ville. C’est que, sachant ce que je sais aujourd’hui, c’est dur de raconter une histoire d’amour quand on a le cƓur brisĂ©.” No comment.

Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’article sur Silence Is Sexy

Julie Baudrillard
Silence Is Sexy 4 juin 2015

- L'autobiographie touchante de Kim Gordon

ON L’A LU – L’ancienne chanteuse de Sonic Youth, groupe mythique de post-punk expĂ©rimental, revient sans fards sur son ascension dans le milieu du rock et de l’art, son histoire familiale et son divorce avec Thurston Moore.

Kim Gordon lance un pavĂ© dans la mare avec Girl In A Band, son autobiographie sortie en version française le 21 mai aux Ă©ditions Le Mot et le Reste. L’ancienne chanteuse de Sonic Youth, pourtant connue pour sa rĂ©serve, y dĂ©voile tout. Son enfance parfois difficile aux cĂŽtĂ©s d’un frĂšre schizophrĂšne, la Californie des annĂ©es 60, les difficultĂ©s Ă  ĂȘtre une femme dans un groupe de rock, et son divorce avec Thurston Moore. Ce dernier officiait Ă  ses cĂŽtĂ©s au sein de Sonic Youth, groupe Ă  la fois underground et mondialement connu, qui a marquĂ© l’histoire du post-punk, notamment avec l’album Daydream Nation (1988). La formation s’est sĂ©parĂ©e en 2011, lorsque le couple Gordon-Moore a lui-mĂȘme volĂ© en Ă©clats.

Kim Gordon dĂ©laisse sa “persona”

À 62 ans, Kim Gordon le reconnaĂźt : toute sa vie, elle s’est cachĂ©e derriĂšre ce qu’elle nomme sa “persona”, un masque protĂ©geant son intimitĂ©. “J’ai toujours eu du mal Ă  me lĂącher Ă©motionnellement face aux autres. C’est un truc qui remonte Ă  l’enfance, l’impression de ne jamais avoir Ă©tĂ© protĂ©gĂ©e par mes parents de mon frĂšre aĂźnĂ©, Keller, qui me taquinait sans cesse – l’impression qu’au fond, personne ne m’écoutait vraiment”, dĂ©crit Kim Gordon dans le premier chapitre. “Vous pouvez me croire : une fois qu’on a dĂ©passĂ© ma persona, il n’y a plus aucune dĂ©fense qui tienne.”

Ses souvenirs avec son grand frĂšre, Keller, sont touchants. Atteint de schizophrĂ©nie et au caractĂšre imprĂ©visible, il lui a fait vivre l’enfer sur Terre. “Je vouais un culte Ă  mon grand frĂšre; je voulais ĂȘtre comme lui”, Ă©crit la chanteuse page 57. “Pourtant, pendant toute notre enfance, il a fait preuve d’une cruautĂ© sans bornes – me taquinant sans cesse, jusqu’à en venir aux mains – ponctuĂ©e de rares instants de gentillesse. RĂ©trospectivement, son sadisme Ă©tait peut-ĂȘtre un symptĂŽme de sa maladie qui se dĂ©clarerait plus tard.”

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ÉtayĂ© par de nombreuses photographies inĂ©dites, Girl In A Band permet d’en savoir bien plus sur Kim Gordon, au-delĂ  de sa persona, et de remonter le fil de dĂ©cennies dĂ©terminantes pour l’histoire du rock. À dĂ©vorer aux Ă©ditions Le Mot et Le Reste, au prix de 25 euros.

Lisez l’intĂ©gralitĂ© de la chronique sur le site de RTL 2

Morganne Giuliani
RTL 2 23 juin 2015

- Kim Gordon : la fin d'une histoire

Kim Gordon commence par la fin, la fin d’une histoire, celle vĂ©cue avec Thurston Moore durant 27 ans, homme avec lequel elle ne parle plus sur les derniers concerts de Sonic Youth, dont ce fameux dernier Ă  Sao Paulo en novembre 2011. Comme pour rĂ©gler ses comptes, Kim fait le rĂ©cit de ce concert qu’elle vit mal. Ces premiĂšres pages abritent la rancoeur, la tristesse et la colĂšre d’une femme. La sĂ©paration qui mettra de fait terme au groupe Sonic Youth l’a probablement motivĂ©e Ă  l’écriture de cette autobiographie. Kim Gordon y raconte sa vie, tout simplement. De son frĂšre Keller et le rapport protecteur qu’elle entretient avec lui dans la maladie, Ă  son enfance et la Californie, en passant par son arrivĂ©e Ă  New York, sa dĂ©couverte de la mode et de la fringue, des galeries d’art, leur fille Coco, le rĂ©cit tragique de son 11 septembre, et de la musique bien entendu, elle Ă©numĂšre des instants de vie ponctuĂ©s de rencontres, de doutes, de bonheur. Une large part de l’ouvrage en rĂ©fĂšre bien Ă©videmment Ă  la musique. Outre des anecdotes parfois surprenantes sur Sonic Youth, elle raconte comment elle approche Neil Young et lui offre mĂȘme un dĂźner concoctĂ© dans le tour bus alors que Sonic Youth fait la 1Ăšre partie du Canadien, exprime son aversion pour Billy Corgan des Smashing Pumpinks, relate son expĂ©rience angoissĂ©e de productrice pour le 1er album de Hole et sa mĂ©fiance Ă  l’égard de Courtney Love, parle avec Ă©motion de sa profonde amitiĂ© et complicitĂ© avec Kurt Cobain. Elle entame ensuite une revue commentĂ©e des albums de Sonic Youth oĂč l’on apprend par exemple que c’est l’album Bad Moon Rising qui fera vĂ©ritablement connaĂźtre le groupe, que Dirty donnera une aisance financiĂšre aux musiciens, leur permettant pour certains d’accĂ©der Ă  la propriĂ©tĂ©, que Murray street reste un de ses disques prĂ©fĂ©rĂ©s.

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Cécile Arnoux
Tohu Bohu 26 août 2015

- Who's that girl

“Quand Sonic Youth a tournĂ© en Angleterre, les journalistes m’ont tous posĂ© la mĂȘme question, encore et encore : qu’est-ce que ça fait d’ĂȘtre une fille dans un groupe? À vrai dire, je n’y avais jamais vraiment songĂ©. En face Ă  face, les journalistes rock britanniques, essentiellement des hommes, Ă©taient des lĂąches qui Ă©vitaient le conflit ; ensuite, ils rentraient chez eux et rĂ©digeaient des articles cruels, sexistes, anti-jeunes. J’avais toujours supposĂ© que c’était parce que les femmes les terrifiaient ; aprĂšs tout, ce pays souffre d’un complexe liĂ© Ă  leur reine
 ” NĂ©e Ă  Rochester dans l’État de New York, le 28 avril 1953, Kim Gordon a sorti il y a quelques semaines chez Le mot et le reste la traduction française de son autobiographie. Un ouvrage qu’elle n’a pas intitulĂ© par hasard Girl in a Band. Dans ses mĂ©moires, la bassiste et co-fondatrice de Sonic Youth Ă©voque son expĂ©rience de fille, puis de mĂšre, dans un groupe de rock dont elle a dirigĂ© durant plus de 30 ans la destinĂ©e avec celui qui Ă©tait alors l’homme de sa vie. Kim raconte son adolescence dans la Californie des annĂ©es 60 et 70 avec un pĂšre prof d’unif (et chercheur) fan de jazz, une mĂšre femme au foyer et couturiĂšre hippie et un frĂšre de plus en plus ingĂ©rable qui sera plus tard diagnostiquĂ© schizophrĂšne. Elle se souvient de ses Ă©tudes dans une Ă©cole expĂ©rimentale. Des rencontres qui ont forgĂ© son identitĂ© musicale et artistique. Elle Ă©voque aussi l’évolution de New York, sa relation avec Kurt Cobain et sa rupture avec Thurston Moore. Si elle aborde de maniĂšre trop succincte des sujets sur lesquels on aurait aimĂ© en savoir plus et abandonne trop souvent ses rĂ©flexions en chemin, cette autobio n’en est pas moins sincĂšre et touchante. La jeunesse ne sera jamais Ă©ternelle


Julien Broquet
Focus Vif 7 juillet 2015

- Littérature

Traduite à une vitesse record par Suzy Borello, voici la biographie de Kim Gordon qui a fait tant couler d’encre dans les pays anglo-saxons. Je dis biographie car, contrairement à ce quo’n pourrait attendre avec le titres de l’ouvrage, le livres est loin de ne se limiter qu’à l’histoire de Sonic Youth.

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La chronique de Maxime Lachaud – Partie I

La chronique de Maxime Lachaud – Partie II

Maxime Lachaud
ObskĂŒre Magazine Juillet/Septembre 2015

- L'histoire souterraine du rock indé

Six ans aprĂšs la fin de Sonic Youth, Kim Gordon se raconte dans Girl in a Band. L’occasion de s’étendre sur la culture underground et le rock dit indĂ©pendant. DĂ©cryptage.

Figure de la scĂšne rock underground, Kim Gordon se raconte dans ce livres, de sa jeunesse californienne Ă  la fin des annĂ©es 60 Ă  sa rupture d’avec son marie et collĂšgues au sein de Sonic Youth Thurston Moore – qu’elle a manifestement mal vĂ©cue.

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Didier Zacharie
Le Soir 23 mai 2015

- Kim Gordon, le bruit et la fureur de Sonic Youth

Girl in a Band commence par un chapitre intitulĂ© “La fin”. Elle y raconte le dernier concert donnĂ© en octobre 2011 au BrĂ©sil par Sonic Youth, groupe de rock expĂ©rimental post-punk fondĂ© Ă  New York au dĂ©but des annĂ©es 80. ComposĂ© de Steve Shelley, Lee Ranaldo et d’un couple – Ă  la ville comme sur scĂšne -, Thurston Moore et Kim Gordon. AprĂšs 27 ans de mariage, ces derniers se sĂ©parent. Ceci explique cela.

Écrite par Kim Gordon, bassiste au sein du groupe mythique, Girl in a Band est une autobiographie dont le titre renvoie Ă  la sempiternelle question que lui posent les journalistes : “Qu’est-ce que cela fait d’ĂȘtre une fille dans un groupe ?” Loin de n’aborder que la vie du groupe ou que les dĂ©boires du couple, ce livre retrace avant tout le parcours d’une femme, nĂ©e en 1953, qui a principalement grandi en Californie avant de rallier, bardĂ©e d’un diplĂŽme des beaux-arts, New York en 1980.

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Marie-Anne Georges
La Libre Belgique 28 juillet 2015

- Girl In A Band

Pour un artiste les moments de fragilitĂ© sont-ils les meilleurs pour sortir une biographie? Certainement ! Celle de Kim Gordon, bassiste et Ă©gĂ©rie de Sonic Youth, aurait-elle Ă©tĂ© diffĂ©rente si l’intĂ©ressĂ©e ne l’avait pas Ă©crite dans un moment d’intense vulnĂ©rabilitĂ©? Certainement aussi ! Car en plus d’ĂȘtre le passionnant tĂ©moignage de trente ans d’activisme sonique au sein d’un des groupes les plus importants de l’histoire du rock moderne, Girl in a Band est une plongĂ©e intimiste dans tout ce qui fait d’une artiste un ĂȘtre Ă  part.

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Maxence Grugier
New Noise Juillet/Août 2015

- Fin du mythe

AgnĂšs LĂ©glise vous parle de l’autobiographie de Kim Gordon dans les colonnes de Rock&Folk.

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Le plus touchant de ce livre sobre reste sans doute l’image en creux que ses lignes rĂ©vĂšlent, ce portrait de l’artiste en jeune femme, artiste donc avant d’ĂȘtre musicienne, artiste avant Sonic Youth autant qu’artiste ensuite


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AgnÚs Léglise
Rock&Folk Juin 2015

- Une icîne à cƓur ouvert

On ne s’est pas encore remis de l’annonce, fin 2011, de la sĂ©paration du couple le plus rock’n’roll et emblĂ©matique de ­l’alternative nord-amĂ©ricaine, Thurston Moore et Kim Gordon, membres fondateurs de Sonic Youth, l’un des groupes les plus importants de ces trente derniĂšres annĂ©es – qui a tirĂ© du mĂȘme coup sa rĂ©vĂ©rence. ChaĂźnon manquant entre le Velvet Underground et Nirvana, la «Jeunesse ­sonique» a portĂ© au firmament l’art du noise, le bruit blanc issu de ses sidĂ©rantes guitares aux accordages multiples et alambiquĂ©s, cerise acide sur un millefeuille d’harmonies pop, cold-wave, post-punk et expĂ©rimentales.

On sait, depuis, que les coulisses cachaient une vilaine histoire d’adultĂšre. «Tristement banale», rĂ©sume Kim Gordon dans Girl in a Band, une autobiographie sans fard, honnĂȘte et crue comme on pouvait l’attendre. Un brin impudique, aussi, mĂȘme si la mise Ă  nu des mĂąles hypocrisies de son ex, modĂšle de droiture aux yeux de toute une mouvance ­alternative, est de bonne guerre. Ainsi donc le blond guitariste, la ­cinquantaine sonnĂ©e, s’en alla fricoter en douce avec une groupie arriviste bien plus jeune que lui et que son Ă©pouse, 58 ans et pas mal de dĂ©sillusions au compteur.

Au fil de ces pages d’une sĂšche sincĂ©ritĂ©, la blonde icĂŽne ­apparaĂźt beaucoup plus humaine et vulnĂ©rable que sa posture distante, voire hautaine, ne le suggĂ©rait. Passionnantes sont les pages oĂč elle raconte son enfance californienne, en pleines sixties hippies – elle a failli croiser la route de l’infĂąme Charles Manson – et touchantes sont celles qui Ă©voquent son frĂšre schizophrĂšne: blessure qui jette une lumiĂšre particuliĂšre sur le troublant dĂ©tachement, façon Deneuve/Hardy, de Kim Gordon.

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Roderic Mounir
Le Courrier 18 juillet 2015

- Larsen de la vie conjugale

À l’instar de Kim Gordon et Thurston Moore de Sonic Youth ou Elli et Jacno, dur d’ĂȘtre un couple dans un groupe. Ces histoires d’amour finissent mal en gĂ©nĂ©ral. Mais pas toujours.

C’est beau une femme dans un groupe de rock. C’est notre premiĂšre pensĂ©e devant les photos de Sonic Youth. Une bande de mecs. Et une blonde, rugueuse, sĂ©duisante. Kim Gordon. Une vraie rock-star. Sur certains clichĂ©s, elle pose sa tĂȘte sur les Ă©paules du plus grand. C’est son mari : Thurston Moore. Vingt-sept ans de vie conjugale, une fille, trente ans de concerts et 18 albums. Ensemble, ils ont vĂ©cu un amour fou dans le milieu du rock. Et puis clap de fin. Il y a quelques semaines, paraissait en France Girl in a Band (Ă©d. le Mot et le Reste), l’autobiographie de Kim Gordon.
Le rĂ©cit amer d’un amour perdu qui sonnait le glas du groupe, aujourd’hui disparu. «Ce couple vu comme mythique [
] n’était plus dĂ©sormais que le clichĂ© d’une relation ratĂ©e
 Crise de la cinquantaine, maĂźtresse, la totale», Ă©crit l’AmĂ©ricaine. En tournant les pages de sa vie, on l’imaginait avec sa basse et sa voix cassĂ©e. La crĂ©ation en groupe. Les mois passĂ©s sur les routes. Et les difficultĂ©s. Car, durant les sĂ©ances de travail, les querelles du couple pouvaient ĂȘtre violentes. «Notre premier batteur, Richard Edson, me dĂ©fendait : “Allez, mec, t’as pas Ă  lui parler comme ça.” Lee [Ranaldo, guitariste, ndlr], lui, ne disait jamais rien quand Thurston s’adressait Ă  moi de maniĂšre brutale. Ça ne devait pas ĂȘtre toujours facile pour Lee et Steve [Shelley, batteur depuis 1986] de savoir oĂč commençait le couple et oĂč s’arrĂȘtait le groupe.»

«FLUIDE AMOUREUX»

Le couple et le rock sont-ils compatibles ? se demande-t-on, en quĂȘte de ceux qui ont vĂ©cu un couple et un groupe en mĂȘme temps. Et, justement, cette biographie nous rappelle un autre livre, une autre histoire, trĂšs française cette fois. Sur la couverture, elle aussi joue de la basse et arbore cet air insoumis. Mais elle est brune, et son groupe s’appelait TĂ©lĂ©phone. Dans Corine, le fil du temps (Flammarion, 2006), Corine Marienneau dĂ©voilait ses amours avec Louis (Bertignac), «mon petit prince Ă  moi», puis avec Jean-Louis (Aubert), «une espĂšce de relation en pointillé». Chronique d’une sĂ©paration du groupe annoncĂ©e, les dĂ©boires amoureux se succĂšdent : scĂšnes de jalousie, nez cassĂ©, poste de police, hĂŽpitaux, hĂ©roĂŻne, tentative de suicide, rivalitĂ©s, dĂ©saccords financiers et, pour Corine, plus pĂ©nible que tout, les groupies : «Je m’adapte. Je suis moderne. Je pratique la tolĂ©rance avec application. Je ne m’autorise mĂȘme plus Ă  penser Ă  la jalousie : elle est tapie quelque part, insidieuse, inexprimĂ©e. Mais mon aversion pour les groupies reste vibrante.»

Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’article sur le site de LibĂ©ration

Laure Michel
Libération // Next 10 juillet 2015

- Play Blessures

AprĂšs avoir annoncĂ© la sortie du livre dans les pages de son numĂ©ro d’avril, le magazine Magic vous propose un extrait de l’ouvrage en bonnes feuilles.

Le problĂšme avec les icĂŽnes, underground comme mainstream, c’est qu’on leur dĂ©nie le statut d’humain pour les chĂ©rir comme des symboles. Kim Gordon n’a pas Ă©chappĂ© Ă  cette rĂšgle, et son passionnant rĂ©cit post_Sonic Youth Girl In A Band, qui paraĂźt en traduction française chez Le mot et le reste, offre un kalĂ©idoscope d’impressions et de tĂ©moignages qui viennent Ă©clairer, d’un point de vue strictement fĂ©minin, trente annĂ©es passĂ©es au sein du plus important des groupes de noise rock de l’histoire. Levant le voile sur les racines familiales, mĂȘlant l’intime Ă  l’artistique, celle qui susurrait “May all your dressais comme true” sur un magnifique EP Ă©ponyme sortie en 1982, raconte ici les coulisses de ce tout premier enregistrement.

Consulter les extraits

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Franck Vergeade
Magic Mai 2015

- Kim Gordon - Girl in a band

Girl In A Band commence par la fin. La fondatrice de Sonic Youth ouvre ses mĂ©moires sur leur dernier concert et la consommation de sa rupture avec Thurston Moore. Façon d’évacuer le gossip, mais aussi de nimber tout ce qui suivra d’une amĂšre mĂ©lancolie. Avançant Ă  coup de digressions, ce rĂ©cit Ă  la chronologie chaotique dessine bien plus qu’un « livre sur Sonic Youth », mĂȘme si les chansons prennent parfois l’ascendant, donnant leur nom aux rares chapitres titrĂ©s. Au milieu d’un copieux name-dropping arty, Kim assigne un rĂŽle central Ă  sa relation avec son difficile frĂšre Keller, Ă©voque sans complaisance L.A. et N.Y.C., et offre ses pages les plus touchantes Ă  sa fille Coco et Ă  Kurt Cobain. En filigrane apparaĂźt une rĂ©flexion teintĂ©e d’ironie sur la place d’une « fille dans un groupe de rock ».

*Consulter l’intĂ©gralitĂ© de l’article*

Rémi Boiteux
Let's Motiv 3 juin 2015

- Taillées dans le rock

Il en aura fallu, aux femmes, de la sueur et du talent pour arriver sur le devant de la scĂšne. RĂ©cit d’une conquĂȘte en cours.

“Ça fait quoi d’ĂȘtre une fille dans un groupe de rock ?” Quand Sonic Youth a dĂ©barquĂ© sur la scĂšne rock au milieu des annĂ©es 80, les journalistes ont posĂ© cette question en boucle Ă  sa bassiste, Kim Gordon. “À vrai dire, je n’y avais jamais vrament songĂ©â€, confesse-t-elle. C’est pourtant ainsi que, trente ans aprĂšs, elle a intitulĂ© son autobiographie, “Girl in a Band” (Éd. Le Mot et le Reste).

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Lire l’article dans son intĂ©gralitĂ© :

Partie I
Partie II
Partie III
Partie IV – Extraits du livre –

Catherine Robin & Patrick Williams
Elle 24 mai 2015

- 5 leçons à tirer de l'autobiographie de Kim Gordon

Avec Sonic Youth, elle a marquĂ© pour toujours l’histoire du rock indĂ©pendant. Quatre ans aprĂšs la sĂ©paration du groupe et la fin de son couple avec Thurston Moore, Kim Gordon dĂ©balle tout dans Girl in a Band, une autobiographie qui sortira en version française le 21 mai aux Ă©ditions Le Mot et le reste.

Être une fille dans un groupe de rock, ce n’est pas tous les jours facile
Quand Kim Gordon, jeune californienne aux cheveux clairs, dĂ©barque sur la scĂšne arty new-yorkaise dans les annĂ©es 80, elle n’a qu’une envie : faire partie d’un groupe de rock. Pourquoi ? Pour pĂ©nĂ©trer cette mystĂ©rieuse relation entre les musiciens et le public, et cette alchimie qui peut se crĂ©er entre deux hommes sur scĂšne. Elle Ă©crit des essais qui thĂ©orisent ce qu’elle appelle le “male bonding”, elle rejoint des performances. Jusqu’à ce que la rencontre avec le guitariste Thurston Moore, puis avec son acolyte Lee Ranaldo, lui ouvre les portes de Sonic Youth. La rĂ©volution est en marche et Kim Gordon devient cette fille dans un groupe de garçons
 Une diffĂ©rence qu’on lui rappelle chaque jour. Partout oĂč elle passe, les journalistes n’ont que cette question Ă  la bouche: “Ça fait quoi d’ĂȘtre une fille entourĂ©e de garçons ?”

“Beaucoup de choses dĂ©pendent du physique de la fille du groupe.”

À la naissance de sa fille Coco, la rengaine se transforme. “Alors, ça fait quoi d’ĂȘtre une mĂšre dans un milieu rock ?” Les britanniques ne la mĂ©nagent pas. “AprĂšs m’avoir posĂ© ces questions, se souvient-elle, ils rentraient chez eux pour Ă©crire des articles cruels, Ăągistes et sexistes.” Il y a les mĂ©dias, et il y a les labels. Quand ils signent chez une major (Geffen) aprĂšs Daydream Nation en 1990, elle comprend qu’une place lui est dĂ©sormais dĂ©diĂ©e sur le devant de la scĂšne. Elle doit composer avec son nouveau statut d’icĂŽne glamour. “Beaucoup de choses dĂ©pendent du physique de la fille du groupe”, Ă©crit-elle. C’est elle qui “aspire le regard des hommes”, on ne lui “donne pas beaucoup de libertĂ©s”. Dans cette dynamique masculine, Gordon dĂ©plore qu’on attende des filles de “ramener une harmonie dans le monde, pas de le dĂ©truire”.

“Sans confiance en soi, ce que l’on porte n’a aucune importance.”
Dans les photos qui accompagnent Girl in a Band, Gordon change de look Ă  chaque page. Cheveux blonds et jupe Ă  fleurs pour rĂ©sumer son adolescence en Californie, hantĂ©e par l’ombre menaçante de la Manson Family. Jupe en cuir et cheveux courts pour ses dĂ©buts sur la scĂšne arty de New York, oĂč elle travaille pour Larry Gagosian. Robe Ă  rayures pour torturer sa guitare sur scĂšne avec Sonic Youth. T-shirt X-Girl, la marque qu’elle crĂ©e avec Daisy von Furth, quand elle pose auprĂšs de Sofia Coppola dans les annĂ©es 90. Gordon tisse une vraie rĂ©flexion sur la mode et l’évolution de son style, influencĂ© par tous ceux et celles qui l’inspirent : Françoise Hardy, les figures de la Nouvelle Vague, son ami Marc Jacobs


Au milieu de sa famille compliquée, la recherche de la tenue adaptée est le miroir de ses incertitudes.

Au milieu de sa famille compliquĂ©e – un pĂšre perdu dans ses Ă©tudes de sociologie et un frĂšre schizophrĂšne -, la recherche de la tenue adaptĂ©e est le miroir de ses incertitudes. TrĂšs tĂŽt, elle en comprend les enjeux. “Comment s’habiller et ĂȘtre en accord avec sa personnalitĂ© ?, se demande-t-elle. Comment une femme peut-elle ĂȘtre sexy ou attirante tout en restant fidĂšle Ă  ce qu’elle est ?” Garçon manquĂ©, elle s’amuse de son image. “Je ne pense jamais Ă  la fĂ©minitĂ©, explique-t-elle, sauf quand je porte des talons. Et encore, je me sens plus comme un travesti ! [
] Sans confiance en soi, ce que l’on porte n’a aucune importance.”




découvrez la suite sur le site de Cheek Magazine

Pauline Le Gall
Cheek Magazine 12 mars 2015

- Les mémoires de Kim Gordon

« En gĂ©nĂ©ral, les femmes ne sont pas autorisĂ©es Ă  tout dĂ©chirer. Les chanteuses qui vont trop loin et trop fort (Janis Joplin, Billie Holiday
) ne durent jamais longtemps. » ; « Beaucoup de choses dĂ©pendent du physique de la fille du groupe. »

Les mĂ©moires de la chanteuse/bassiste de Sonic Youth/Ă©gĂ©rie mode, Kim Gordon, frappent fort. En bashant Madonna et Lana Del Rey, vendues au marketing et au dĂ©sir des hommes, elle donne une vraie leçon de fĂ©minisme, punk et juste qui fait du bien par oĂč elle passe. Kim s’est battue toute sa vie pour s’imposer dans un milieu macho, sans jamais ĂȘtre prise pour une groupie. Une gageure.

Retrouvez l’article sur stylist.fr

Violaine SchĂŒtz
Stylist 23 avril 2015

- L'éducation sentimentale

Magic annonce la sortie de l’autobiographie de Kim Gordon dans les pages du numĂ©ro d’avril.

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Comme le post-scriptum nĂ©cessaire pour tourner la page de cette passionnante histoire de bruit et de fureur, le livre Girl In A Band Ă©meut d’autant plus qu’il nous plonge pour la premiĂšre fois dans l’album souvenir d’une Kim Gordon que l’on a toujours perçue comme distante et inaccessible, en tout point mystĂ©rieuse.

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Lire l’intĂ©gralitĂ© de la chronique

Thomas Bartel
Magic Avril 2015

- Kim Gordon l'égérie du bruit

Moderne, jusqu’au bout. À 62 ans, Kim Gordon reste l’icĂŽne absolue du rock, inspirant aussi bien la mode que la musique ou l’art. Ses mĂ©moires viennent de sortir aux États-Unis et suscitent un engouement Ă  la mesure de son influence, immense.

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L’article dans son intĂ©gralitĂ©

Partie I
Partie II
Partie III
Partie IV

Clovis Goux
Grazia 27 février 2015

- Premiers extraits en français de l'autobiographie de Kim Gordon

Quelques réflexions de la bassiste de Sonic Youth sur la maternité, son couple avec Thurston Moore ou son amitié avec Kurt Cobain.

Pour beaucoup de fans de rock, elle incarne la maman/grande sƓur punk idĂ©ale: la bassiste de Sonic Youth, Kim Gordon, vient de publier aux États-Unis ses mĂ©moires, Girl In A Band, dont une de nos consƓurs de Slate.com, Jessica Grose, a rĂ©cemment sĂ©lectionnĂ© plusieurs passages particuliĂšrement intĂ©ressants. On vous rassure, elle nous conseille quand mĂȘme de lire en entier cet ouvrage rempli de « moments dĂ©licieux et cancaniers sur son passage dans la scĂšne arty new-yorkaise », mais aussi de « rĂ©flexions poignantes et intelligentes sur le mariage, la maternitĂ©, ou le fait d’ĂȘtre Ă  la fois une femme et une Ăąme crĂ©atrice ». Les voici traduits en français, tels qu’ils seront publiĂ©s fin mai dans la traduction hexagonale de l’ouvrage par Suzy Borello, aux Ă©ditions Le mot et le reste.

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Rendez-vous sur le site de Slate pour découvrir les extraits en musique

Jean-Marie Pottier
Slate.fr 04 mars 2015