Fun House
Les années Rock&Folk
Lou Reed est dans la lĂ©gende du rock, il en fait partie intĂ©grante vivant, comme Hendrix mort. Il est lĂ , il paraĂźt, il est dâailleurs. Il ne dit pas sur scĂšne la vĂ©ritĂ©, sa vĂ©ritĂ©, ou peut-ĂȘtre la dit-il trop bien.
En 1969, Paul Alessandrini rejoint lâĂ©quipe de Rock&Folk et en devient un des critiques de rĂ©fĂ©rence. Il inscrit le rock dans un rapport au monde et Ă la sociĂ©tĂ©, cernant les rĂ©els enjeux de cette musique en pleine Ă©volution. New York, le CBGB, le Velvet Underground mais Ă©galement Bowie, Eno, Fripp ou Can, Alessandrini fait voyager le lecteur, partage ses amours et se place dâemblĂ©e comme un passeur incontournable. Le compte rendu ne suffit pas, il faut aller Ă la rencontre de cette musique et en dĂ©couvrir les nouvelles tendances, les Ă©volutions et les promesses. Des iconiques rencontres dâAmougies avec Pink Floyd et Zappa en 1969 Ă la visite guidĂ©e du New York punk de 1976, en passant par le concert de Lou Reed Ă lâOlympia en 1973, cette anthologie regroupe les articles phares de ce rock critic qui fut le premier Ă remarquer Patti Smith ou Tom Waits et lâauteur du cĂ©lĂšbre documentaire sur le match de foot organisĂ© avec Bob Marley.
Revue de presse
- SĂ©lection Livres France de Griessen Longueure d'Ondes ĂtĂ© 2015
- La sélection livre de Jean Rouzaud David Blot Nova Club 5 mars 2015
- Livre du mois Olivier Valerio Radio PFM // Easy Rider 1er février 2015
- Groupisme AgnÚs Léglise Rock&Folk Avril 2015
De 1969 Ă 1976, Paul Alessandrini a sillonnĂ©, de maniĂšre inlassable, le paysage musical pour le magazine Rock&Folk. ComposĂ©e par lâauteur, une sĂ©lection significative de papiers, portraits et interviews sont dĂ©sormais compilĂ©s au sommaire de Fun House. Clin dâĆil au brĂ»lot des Stooges, ce recueil Ă©voque une pĂ©riode oĂč le rock se lisait autant quâil sâĂ©coutait. Et un genre Ă©ditorial marquĂ© par la contre-culture, le nouveau journalisme. Au travers dâune plume exigeante, le critique tĂ©moigne non seulement des courants musicaux de lâĂ©poque. Il dĂ©peint Ă©galement en filigrane une pĂ©riode, lâaprĂšs Mai 68, et les modifications sociĂ©tales inhĂ©rentes. PassionnĂ©s (et souvent passionnants), ses articles sont autant dâanalyses fines. Câest le cas du phĂ©nomĂšne Beatles. Et du travail dâĂ©criture des Fab Four recoupĂ© avec le Pop Art. Si on nâĂ©chappe pas Ă la naissance du rock progressif (Emerson Lake & Palmer), la charniĂšre des 70âs est toutefois dĂ©crite de maniĂšre juste au travers dâun portrait saisissant de Miles Davis : « Personnage-musicien ou musicien-personnage, on vient pour le voir autant, ou plutĂŽt que pour lâentendre ». Les entretiens avec Roxy Music, Can ou Robert Fripp sont autant de mines pour les fans. Sa chronique du film The Harder They Come de Perry Henzell est admirable. Et la rencontre avec Bob Marley, lors dâun concert de ce dernier, annonce de maniĂšre Ă©vidente lâarrivĂ©e dâun nouveau roi sur la scĂšne internationale.
Retour sur des artistes qui inventĂšrent leur propre Ă©lĂ©gance â musicale comme vestimentaire â et en firent un art total qui percuta en plein cĆur toutes les classes sociales : recueil dâarticles et interviews parus entre 1969 et 1976 dans Rock&Folk, cet ouvrage tĂ©moigne avec prĂ©cision, poĂ©sie et intĂ©gritĂ© de la ferveur qui fĂ»t celle dâun rockânâroll animal, théùtral, provocateur, libre et intensĂ©ment sensuel. Journaliste et auteur visionnaire, directeur artistique du Palace, producteur Ă France Musique et France Culture, photographe et rĂ©alisateur, Paul Alessandrini, lâun des critiques les plus influents de lâĂąge dâor des icĂŽnes flamboyantes, invoque tel un magicien ces crĂ©atures fantastiques et fait revivre au fil des pages la grande folie rockânârollienne, lâenchantement et la fascination que continuent de susciter les New York Dolls, David Bowie, Roxy Music, Lou Reed, les Beatles, Miles Davis, le Velvet Underground et bien dâautres. La mythologie du rock a trouvĂ© sa bible.
DĂ©couvrez la sĂ©lection sur le site de Longueur dâOndes
Jean Rouzaud vous parle de Fun House au sein du Nova Club de David Blot.
Une chronique de lâĂ©mission radio Easy Rider
Réécouter lâĂ©mission sur le site dâEasy Rider
Gageons que peu dâentre vous ignorent qui est Paul Alessandrini, une des signatures les plus connues de lâhistoire de Rock&Folk, arrivĂ© en 1969 sous lâĂ©gide de Philipe Koechlin, le fondateur et rĂ©dacâ chef historique du journal, pour sept annĂ©es de collaboration fructueuse, dâarticles pionniers et de matchs de football lĂ©gendaires. Du jazz au reggae, de Robert Fripp Ă Roxy cinq Ă©toiles Music, de Bob Marley aux New York Dolls, Alessandrini a toujours su, dans une langue sobre et claire, ouvrir le panorama musical de ses lecteurs et apporter lâexpertise sous la facilitĂ© apparente et la sophistication intellectuelle derriĂšre la critique musicale. FlorilĂšge de ces annĂ©es dâĂ©criture lĂ , Fun House, Les annĂ©es Rock&Folk Ă©grĂšne donc les longs articles fouillĂ©s sur les rencontres phares et les concerts exceptionnels de cette partie de sa carriĂšre et dresse ainsi un tableau complexe de la scĂšne musicale et de lâeffervescence de la culture en cette dĂ©cennie plus que florissante. Avec une pensĂ©e pour sa femme Marjorie Alessandrini, disparue il y a peu et dont le tendre portrait en couverture rappelle comme ces temps sont enfuis.