Fleetwood Mac
EXTRAIT
Des brumes londoniennes au soleil californien, du rugueux british blues aux rondeurs molles du rock FM, Fleetwood Mac aura survĂ©cu Ă une route semĂ©e dâembĂ»ches et de tragĂ©dies personnelles.
FormĂ© au Royaume-Uni en 1967, Fleetwood Mac possĂšde tous les ingrĂ©dients nĂ©cessaires pour figurer parmi les plus grands noms du rock. Chef de file de la seconde vague du British Blues Boom initiĂ© par les Rolling Stones, les Bluesbreakers ou encore les Yardbirds, cette formation rencontre le succĂšs dĂšs son premier album et sâimpose avec des titres iconiques comme « Black Magic Woman » qui, repris par Santana, connaĂźtra un succĂšs international. En 1970, Peter Green â le talentueux leader du groupe â quitte la formation pour des raisons dâinstabilitĂ© mentale et Fleetwood Mac opĂšre un changement de cap musical qui les mĂšnera du blues rock au rock FM et Ă la sortie de leur album phare â vendu Ă plus de 40 millions dâexemplaires â Rumours. Entre les nombreuses sĂ©parations, les dĂ©parts et arrivĂ©es de musiciens et quelques passages Ă vides, la carriĂšre du groupe a parfois Ă©tĂ© en dents de scie mais ils ont toujours su renouer avec le succĂšs, Ă lâimage de la tournĂ©e « On The Show » qui dĂ©butera en septembre 2014 et rassemblera tous les membres, ou presque, de la formation originale.
Revue de presse
Fleetwood Mac, le grand retour Marc Lambrechts L'Ăcho 3 juin 2015
Tony Marlow Jukebox Mars 2015
L'itinéraire surprenant de Fleetwood Mac, du British blues au rock californien Boris Plantier Yuzu Mélodies 13 mars 2015
Jean-Christophe Mary Toute la culture 13 avril 2015
Livres Ăric Doidy Soulbag 2e trimestre 2015
Fleetwood Mac Boris Plantier Yuzu Melodies 7 février 2015
Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 18 janvier 2015
Ăa se passe comâça chez les Mac Antoine Couder GonzaĂŻ DĂ©cembre 2014
Ă Lire : Fleetwood Mac Romain Decoret Guitarist Acoustic 1e trimestre 2015
Book Corner Romain Decoret Guitarist & Bass Magazine Janv./Fév. 2015
Les livres de 2014 La rédaction Silence is sexy 31 décembre 2014
Ce livre est Ă la fois un chapitre essentiel de lâhistoire du British Blues Boom des 60âs et un nouveau chapitre du rĂȘve amĂ©ricain⊠De ce cĂŽtĂ©-ci de lâAtlantique, nous croiserons successivement lâemblĂ©matique Peter Green, Mick Fleetwood, John Mayall, John McVie, Mike Vernon, Jeremy Spencer, Christine Perfect Ă©pouse McVie, Danny Kiran, Bob Welch, parmi tant dâautres, et dĂ©couvrirons 12 albums dont lâexcellentissime Then Play One de 1969. De lâautre cĂŽtĂ© de la Grande Mare, 15 galettes sortiront et les ventes dĂ©passeront, pour certains, les 40 millions dâexemplaires. Nous ne parlons ici que du catalogue officiel ! De nouveaux venus parmi les musiciens : Lindsay Buckingham ou Stevie Nicks, de nombreux dĂ©parts et un opus qui figurera parmi les meilleurs ventes dâalbums de tous les temps, Rumours, 1977. Les 23 titres interprĂ©tĂ©s lors de leur dernier passage parisien, le 12 octobre 2013 au POPB, ne comprenaient que des morceaux de leur pĂ©riode amĂ©ricaine, mais il nâen demeure pas moins que beaucoup dâentre nous nâauront retenu que le fameux groupe de Blues de la pĂ©riode britannique, tant tout a changĂ© ensuite, y compris la tonalitĂ© des titresâŠ
Lâouvrage a Ă©tĂ© Ă©crit par un fan Ă©rudit qui connait le sujet sur le bout des doigts. Chaque disque est chroniquĂ© de maniĂšre scrupuleuse, et nous suivons pas Ă pas chacun des protagonistes dâune histoire qui dure depuis plus de 45 ans et qui nâest toujours pas officiellement achevĂ©e⊠Lâauteur passionne le lecteur et lâinvite inconsciemment (?) Ă dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir le catalogue musical de la prestigieuse formation.
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Câest ici le groupe Fleetwood Mac qui se voit consacrer un ouvrage trĂšs complet. Quoi, me direz-vous, ces âvieux dinosauresâ de Fleetwood Mac? Peut-ĂȘtre, mais ce serait oublier lâextraordinaire et passionnant parcours de ce groupe, dont lâhistoire est retracĂ©e trĂšs minutieusement par Jean-Sylvain Cabot, journaliste qui a collaborĂ© au magazine Rock&Folk dans les annĂ©es 80.
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Le parcours de Fleetwod Mac a de quoi laisser perplexe (admiratif !). Comment se groupe, devenu en 1968 le chef de file du british blues boom avec trois albums fondamentaux, puis qui explose en plein vol, a-t-il pu se rĂ©inventer aux USA et devenir un des plus gros vendeurs de tous les temps en enregistrant du rock calibrĂ© pour les radio FM ? Câest le sujet de ce livre, le premier consacrĂ© en France Ă cette saga qui prend son essor dans le Londres du dĂ©but des annĂ©es 60 au son des Shadows, de Johnny Kidd et Billy Fury.
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Jean-Sylvain Cabot, spĂ©cialiste du hard rock et ancien collaborateur de Rock&Folk, vient de publier un ouvrage sur Fleetwood Mac aux Ă©ditions Le Mot et le reste. Lâoccasion Ă©tait belle de parler avec lui de ce groupe mythique du rock britannique.
Racontez-moi votre découverte de Fleetwood Mac ?
Jâai dĂ©couvert Fleetwood Mac par John Mayall avec lâalbum A Hard Road sur lequel joue Peter Green, en remplacement de Eric Clapton parti fonder Cream. Jâavais auparavant flashĂ© sur lâalbum de John Mayall avec Eric Clapton. JâĂ©tais un fan de John Mayall et de groupes comme Chicken Shack, Savoy Brown, Groundhogs et tout ce qui tournait autour du British Blues et du label Blue Horizon. Un label, rappelons-le, fondĂ© au dĂ©part pour Fleetwood Mac, car Mike Vernon, Ă©tant averti du dĂ©sir de Green de quitter Mayall pour crĂ©er son propre groupe, saisit lĂ lâoccasion de former son label.
Je me suis donc intĂ©ressĂ© Ă ce que faisait Peter Green et cela mâa conduit aux premiers albums de Fleetwood Mac.
à la base de Fleetwood Mac, il y a Mick Fleetwood et John McVie, deux musiciens incapables de composer. Sont-ils considérés comme de bons musiciens ?
Je pourrais vous rĂ©pondre avec humour comme au sujet de Ringo Starr. « Le meilleur batteur du monde ? CâĂ©tait mĂȘme pas le meilleur batteur des Beatles ! » dira John Lennon en plaisantant. Mick Fleetwood, grand par la taille, nâest pas un grand batteur au sens technique. Il existe des dizaines de batteurs meilleurs que lui Ă lâĂ©poque. Lors de mes recherches, je suis tombĂ© sur un classement des 100 meilleurs batteurs de rock, il arrive Ă la 59e place, derriĂšre Ringo Starr 47e, alors que je pense que Mick Fleetwood est un meilleur batteur que Ringo Starr mais lĂ nâest pas la question. Comme Ringo, il assure et ce quâil fait est trĂšs basique mais suffisant pour la musique de Fleetwood Mac qui nâest pas dâune grande complexitĂ©. Ce qui est intĂ©ressant, câest que Mick Fleetwood est quelquâun de passionnĂ© par les percussions et les instruments africains quâil collectionne.
Quant Ă John Mc Vie, câest un trĂšs bon bassiste, un excellent musicien Ă qui on ne la fait pas. Lindsey Buckingham sây est frottĂ© Ă son arrivĂ©e. Lui aussi, son style colle parfaitement Ă la musique du groupe.
Leur principal problĂšme fut de ne pas composer et de savoir Ă©crire des chansons. Ce qui explique la constante recherche de Mick Fleetwood pour des guitaristes-chanteurs et surtout compositeursâŠ
Le premier Fleetwood Mac était un groupe de jeunes garçons déconneurs. Que leur a-t-il manqué pour devenir un vrai grand groupe ?
Des garçons dĂ©conneurs, çA câest un aspect, en effet, quâon nâassocie pas vraiment Ă Fleetwood Mac, et pourtant, câest Ă lâĂ©poque une bande de joyeux drilles, de gais lurons⊠Jeremy Spencer est le pitre du groupe et amuse tout le monde avec ses imitations.. Son imitation de John Mayall est hilarante.
Nâoublions pas que sur scĂšne, une bonne moitiĂ© des concerts est rĂ©servĂ© Ă son show rockânâroll, avec des reprises de rock et une imitation dâElvis Presley.
Ce qui mâamuse dans votre question, câ est lâadjectif vrai. Un vrai grand groupe. Et quâest-ce quâun vrai grand groupe ? Pour ma part, je pense que Fleetwood Mac a Ă©tĂ© un vrai grand groupe en 1969. Câest lâĂ©poque oĂč ils sont Ă leur zĂ©nith artistique et commercial, alignant plusieurs tubes dâaffilĂ©e. Le single « Albatross » a Ă©tĂ© numĂ©ro un en Angleterre, « Man Of The World » numĂ©ro deux et « Oh Well » numĂ©ro deux. Sans oublier « Black Magic Woman » sorti lâannĂ©e dâavant et qui va ĂȘtre un tube Ă©norme pour Carlos Santana en 1970. Câest aussi lâannĂ©e de Then Play On et de leur seconde tournĂ©e amĂ©ricaine oĂč Peter Green et ses compagnons deviennent trĂšs apprĂ©ciĂ©s du public amĂ©ricain et de la critique. Une compilation English Rose paraĂźt en AmĂ©rique dĂ©but 1969 pour les faire connaĂźtre.
ParallĂšlement, leur musique est par ailleurs en train dâĂ©voluer. Elle devient plus Ă©lectrique, plus heavy, et psychĂ©dĂ©lique, sur scĂšne t les morceaux sâĂ©tirent en de longues jams, sous lâinfluence des groupes californiens. Les concerts de cette Ă©poque sont fabuleux. 1969 est une annĂ©e dĂ©cisive, lâannĂ©e de leur consĂ©cration. Ce nâest pas pour rien que les lecteurs du Melody Maker les place dans leur rĂ©fĂ©rendum de fin dâannĂ©e aux premiĂšres places. Peter Green est mĂȘme sacrĂ© meilleur compositeur avant Lennon-McCartney et Jagger-Richards. Et on a du mal aujourdâhui Ă imaginer leur immense popularitĂ©.
En fait, 1970 aurait du ĂȘtre lâannĂ©e de leur consĂ©cration internationale si le dĂ©part de Green nâavait tout remis en question. Mick Fleetwood pense quâils nâavaient rien Ă envier Ă Led Zeppelin et quâils auraient pu connaĂźtre le mĂȘme genre de rĂ©ussite. Il nâa pas fonciĂšrement tort sauf que Peter Green, lui, nâa jamais eu pour ambition dâĂȘtre une rock star, de jouer le jeu du show-bizness et de collectionner les disques dâorâŠ
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« Donât Stop », « Dreams », « Second Hand News », « Go Your Own Way »⊠Ces titres pop rock joyeux, bondissants et plein dâĂ©nergie folk ont marquĂ© Ă jamais les gĂ©nĂ©rations de mĂ©lomanes.
FormĂ© au Royaume-Uni en 1967, Fleetwood Mac dont les ventes dâalbums se comptent par millions figurent aujourdâhui parmi les plus grands noms du rock. La tournĂ©e amĂ©ricaine 2014 aura Ă©tĂ© fructueuse « avec 42 dates rapportant 58 millions de dollars et prennant ainsi la place des tournĂ©es les plus lucratives de lâannĂ©e derriĂšre les Rolling Stones et Taylor Swift ». Chef de file de la seconde vague du British Blues Boom initiĂ© par les Rolling Stones, les Bluesbreakers ou encore les Yardbirds, le groupe rencontre le succĂšs dĂšs son premier album et sâimpose avec des titres iconiques comme « Black Magic Woman » qui, repris par Santana, connaĂźtra un succĂšs international. En 1970 Peter Green, talentueux leader et auteur du magnifique « Albatross », quitte la formation. Fleetwood Mac opĂšre alors un changement de cap musical qui les mĂšnera du blues rock au pop rock FM et Ă la sortie de leur album phare « Rumours », vendu Ă plus de quarante millions dâexemplaires. Le groupe, pris dans le tourbillon de la cĂ©lĂ©britĂ© drogue, violence conjugale, jalousie connaitra un lent dĂ©clin.avant de renouer avec le succĂšs ces derniĂšres annĂ©es. Quoi quâil en soit des titres tels « Dreams », « Donât Stop », « Go Your Own Way » sont autant de standards qui resteront gravĂ©s dans les mĂ©moires.
Ă travers les illustrations des pochettes dâalbums, Jean-Sylvain Cabot nous prĂ©sente lâhistoire de lâun des plus cĂ©lĂšbre groupe pop des 70âs. Des dĂ©buts Ă Londres en 1968 avec les album « Fleetwood Mac » et « Mr. Wonderful « Ă la mise Ă feu en avec « Bare Trees et Penguin », Ă la gloire mondiale avec « Rumours » et «Tusk », le journaliste raconte en dĂ©tails lâitinĂ©raire du groupe et les pĂ©ripĂ©ties qui ont Ă©maillĂ© la vie du groupe. Les drames, les succĂšs, les enregistrements, les parcours personnels et les tournĂ©es aux quatre coins du globe se racontent ici au rythme dâanecdotes et une foule dĂ©tails croustillants : succession de guitaristes (Peter Green sorte de Syd Barrett dont lâĂ©tat mental sombrera vite dans la schizophrĂ©nie, Bob Welch, puis Lindsey Buckingham), de pĂ©riodes artistiques bien distinctes (british blues, pop rock californien) mais aussi la drogue omni prĂ©sente, les violences conjugales, la jalousie . Cet ouvrage jette un Ă©clairage sur lâhistoire des membres qui forment des couples Ă la scĂšne comme Ă la ville. Lâhistoire dâamour de Mick Fleetwood avec Stevie Nicks, la crĂ©ation dâalbums emblĂ©matiques comme « Rumeurs » et « Tusk » ainsi que les nombreux moments incroyables et scandaleux de lâenregistrement (sachets de coke sous la console dâenregistrement), les tournĂ©es, les combats, mais aussi lâamour qui a liĂ© les musiciens, tout est racontĂ©, livrĂ© en dĂ©tail. Lâauteur dĂ©crit les temps fort de la vie du groupe avec lâhonnĂȘtetĂ© que les lecteurs attendent, propose Ă©galement une discographie annĂ©e par annĂ©e dans laquelle chaque album est finement analysĂ©. Câest ainsi que lâon revisite ces annĂ©es 70 exceptionnellement denses, la rupture jusquâĂ la reformation avec Christine Mc Vie en mars 2014.
MĂ©lodies entĂȘtantes, rythmiques pop groovy, voix lĂ©gĂšres, voilĂ lâhistoire de Fleetwood Mac.
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Le groupe du batteur Mick Fleetwood et du bassiste John McVie a traversĂ© plusieurs fructueuses carriĂšres au fil de ses diffĂ©rentes incarnations, du sommet du British blues boom au temps oĂč il Ă©tait emmenĂ© par le gĂ©nial Peter Green, Ă celui du rock FM californien en compagnie de Stevie Nicks et de Lindsey Buckingham. Le premier mĂ©rite de cet ouvrage est de montrer que lâapparent fossĂ© entre ces deux groupes du mĂȘme nom cache en fait plus de continuitĂ©s quâon ne le pense au premier abord : des va-et-vient discrets de Green ou de ses compositions au travail de transition assurĂ© par des musiciens moins souvent citĂ©s, comme Danny Kirwan ou Bob Welch. On peut trouver certaines affirmations assez exagĂ©rĂ©es (les doubles CD Vaudeville Years et Showbiz Blues prĂ©sentĂ©s comme âessentiels et indispensablesâ alors que ce sont des documents pour fans complĂ©tistes au son plus que passable), mais on apprend au final beaucoup et on se surprend Ă avoir envie de dĂ©couvrir des albums auparavant nĂ©gligĂ©s car trop commerciauxâŠ
Fleetwood Mac a plusieurs vies et rares sont ceux qui les connaissent toutes. Jean-Sylvain Cabot nous les raconte dans un livre qui vient de paraßtre aux éditions Le mot et le reste.
Jean-Sylvain Cabot, spĂ©cialiste du hard rock et ancien collaborateur de Rock&Folk, a eu la bonne idĂ©e de consacrer un livre au groupe Fleetwood Mac, aussi cĂ©lĂšbre que mĂ©connu. CĂ©lĂšbre car tout le monde a entendu parler de Fleetwood Mac et de son album lĂ©gendaire Rumours. MĂ©connu car Fleetwood Mac est un groupe protĂ©iforme qui a considĂ©rablement Ă©voluĂ© avec le temps, changeant frĂ©quemment de personnels mais aussi dâunivers musical.
Voici donc lâhistoire du batteur Mick Fleetwood et du bassiste John McVie, deux jeunes hommes buveurs Ă lâhumour potache qui, bien quâincapables de composer une chanson, dĂ©cident de former lâun des plus grands groupes de rock du monde en sâentourant de guitaristes, chanteurs et compositeurs de talent.
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Fleetwood Mac se lit trĂšs bien et lâon se dit souvent que cette histoire ferait un excellent film, une comĂ©die un peu loufoque riche en pĂ©ripĂ©ties improbables.
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LâĂ©mission Easy Rider vous parle de notre ouvrage entre deux chronique dâalbums et une chronique de biĂšre !
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CâĂ©tait le 9 dĂ©cembre et jâĂ©tais dans un avion qui ne bougeait pas. Le brouillard, lâair du temps⊠un bref instant de stress ? Jâai fini par attraper la bio de Fleetwood Mac rĂ©cemment parue chez Le mot et le reste. Et lĂ jâai vraiment dĂ©collĂ©.
Je ne connais pas Sylvain Cabot, lâauteur de ce livre, mais il me semble plus bonzaĂŻ que gonzo ; ce qui est dĂ©jĂ super. Obsessionnel dans ce souci de compiler la discographie des milles types qui ont jouĂ© avec Fleetwood Mac, inquiĂ©tant et mĂȘme impudique dans sa façon de tranquillement cĂ©der aux sirĂšnes du hard-rock voire du rock FM. Fascination un peu honteuse qui le pousse sans doute Ă Ă©crire ce livre factuel et tellement prĂ©cis conçu pour entrer directement dans la bibliothĂšque des critiques rock. Du coup, bĂȘtement, jâai eu envie de briser son sommaire et dâinverser sa ligne chronologique totalement dĂ©suĂšte et cette prĂ©sentation des musiciens par fiche qui fait carrĂ©ment peur. Oui, tout seul dans mon avion immobile, je mâimaginais dĂ©marrer le livre par lâannonce en 2013 de la rĂ©-Ă©dition par Rhino records de ce qui serait un chef dâĆuvre de British Blues, Then Play On (1969). Le disque libre et fou, fondateur du style Fleetwood Mac. Style qui, en gros consiste Ă laisser les commandes aux gĂ©nies de passage (ici Peter Green et Danny Kirwan) tandis que les deux fondateurs, Mick Fleetwood, batteur de son Ă©tat et le bassiste John McVie attendent les consignes ⊠parce que câest vraiment le cĆur de lâhistoire : deux losers qui finissent par vendre soixante millions dâalbums quarante ans durant en passant leur vie artistique Ă buller et Ă se raconter des blagues salaces.
Quelque part Fleetwood Mac est presque un cas dâĂ©cole du gĂ©nie de la crĂ©ativitĂ©, au sens de sa persistance ; toute une puissance de la stupiditĂ© que raconte en creux ce livre qui Ă vrai dire peut provoquer un effet de fascination en raison de son faux dĂ©tachement, son ivresse lointaine. Finalement quâont donc apportĂ© les deux fondateurs du FM Ă lâhistoire de la musique, Ă part provoquer la crĂ©ation du groupe Abba ? Des visages Ă©tonnĂ©s, des lĂšvres qui cherchent les mots pour expliquer lâinexplicable et puis ce que lâon va appeler un mutisme inspirĂ© qui va permettre Ă deux filles, inspirĂ©es elles aussi, de chanter et de composer en plein machisme rock ? Cabot câest lĂ que tu deviens passionnant, en faisant dĂ©couvrir aux pauvres hĂšres que nous sommes la musique tout en finesse de Christine McVie (lâĂ©pouse donc) alias Christine Perfect et sa voix de demie travelo; chienne perdue sans collier chantant un blues semi-urbain entre ruminement et transport en commun, No roads is the right road, Iâm on my way ou Iâm too far gone âŠ. Je crois que ma prĂ©fĂ©rĂ©e, câest certainement Crazy about you avec les Chicken Shacks son premier groupe.
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Les fans de Fleetwood Mac se rueront sur cette analyse biographique et discographique de leur groupe prĂ©fĂ©rĂ©. Un travail trĂšs documentĂ© sur la gĂ©omĂ©trie variable dâun groupe qui commença avec le pur blues de Peter Green & Jeremy Spencer, avant de se consacrer au rock FM de Danny Kirwan, puis au soft rock californien de Lindsey Buckingham & Stevie Nicks. Les 27 albums officiels, bootlegs et compilations du groupe menĂ© par Mick Fleetwood sont commentĂ©s ainsi que les diffĂ©rents musiciens de chaque phase et leurs albums solo.
Cette analyse biographique et discographique de Fleetwood Mac est extrĂȘmement bien documentĂ©e. Un travail de longue haleine sur la gĂ©omĂ©trie variable dâun groupe qui commença avec le pur blues de Peter Green & Jeremy Spencer, avant de se consacrer au rock FM de Danny Kirwan et Christine McVie, puis au soft rock californien de Lindsey Buckingham & Stevie Nicks. Les 27 albums officiels, les bootlegs et compilations du groupe menĂ© par Mick Fleetwood sont commentĂ©s ainsi que les diffĂ©rents musiciens de chaque phase et leurs albums solo, incluant la tournĂ©e 2015 actuellement en cours et qui rassemble presque tous les membres originaux.
Fin dâannĂ©e oblige, Silence is sexy dresse une liste des dix ouvrages musicaux qui ont marquĂ© lâannĂ©e 2014 pour la rĂ©daction, Fleetwood Mac est lâun dâeux.
Le Fleetwood Mac, ce nâest pas que lâimmense succĂšs commercial de lâalbum Rumours sorti en 1977, et ce nâest pas que le rock FM portĂ© par la voix sucrĂ©e et sensuelle de Stevie Nicks. Le groupe a eu une premiĂšre pĂ©riode rythmân blues psychĂ©dĂ©lique quâil ne faudrait surtout pas manquer, lorsquâil Ă©tait encore dirigĂ© par le guitariste virtuose Peter Green. On recommandera dâailleurs le parfait Then Play On, entre Led Zep et Neil Young pĂ©riode Harvest. Lâancien journaliste de Rock&Folk et auteur de plusieurs livres sur le gros rock Jean-Sylvain Cabot nous propose donc ici une revue de dĂ©tail des meilleurs albums du groupe.
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