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Parution : 18/02/2021
ISBN : 9782361396770
300 pages (14,8 x 21 cm)

Eric Clapton

blues power

Cinquante ans de carriÚre remis en perspective dans la seule biographie française disponible.

Au mĂȘme titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marquĂ© l’histoire du rock en tant que guitariste, d’abord avec les Yardbirds puis avec John Mayall et surtout chez Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et repousse les limites de la guitare blues. En 1974, il rencontre un Ă©norme succĂšs avec l’album 461 Ocean Boulevard, notamment grĂące sa reprise de « I Shot The Sheriff ». Ce disque marque le dĂ©but d’une carriĂšre prolifique et inĂ©gale, une pĂ©riode marquĂ©e par des succĂšs populaires comme « Cocaine », « Tears in Heaven » « Layla » mais aussi par un alcoolisme destructeur. Jean-Sylvain Cabot retrace la carriĂšre de ce musicien de gĂ©nie, remontant une discographie qui s’étoffe encore de nos jours, Ă©maillĂ©e de coups durs qui ne l’empĂȘchent pas de se renouveler et de revenir sur le devant de la scĂšne, dĂ©cennie aprĂšs dĂ©cennie.

Revue de presse

- Clapton, Hendrix, Bucher : trois couleurs blues Bruno Pfeiffer Blog Médiapart 1 novembre 2022
- Interview de Jean-Sylvain Cabot Perfecto Blues Radio avril 2021
- Eric Clapton, Blues power Claudy Jalet Jazz Mania 18 avril 2021
- Eric Clapton, Blues power Noé Gaillard Daily Passions 17 avril 2021
- Eric Clapton, Blues power Guillaume Ley Guitar Part avril 2021
- Interview de Jean-Sylvain Cabot RTBF // Entrez sans frapper 24 mars 2021
- Eric Clapton, Blues power Jean-Paul GuĂ©ry La TĂȘte en Noire 16 mars 2021
- Eric Clapton, Blues power Daniel Rolland Culture hebdo février 2021
- Eric Clapton, Blues power Patrick Beaumont La Gazette Nord Pas de Calais 1 mars 2021
- Eric Clapton, Blues power Ulrick Parfum Soul Bag 1 mars 2021
- Eric Clapton, Blues power Alex Dutilh France Musique // Open Jazz 1 mars 2021
- Eric Clapton, Blues power Christine Le Garrec À vos marques tapage 26 fĂ©vrier 2021
- Eric Clapton, Blues power Sylvain Bonnet Boojum 26 février 2021
- Eric Clapton, Blues Power Frédéric Augé Ballad into blues, rock and folk of the seventies 22 février 2021
- Eric Clapton, une vie en Blues Alexandre Alvarez Le Suricate Magazine 19 février 2021

- Clapton, Hendrix, Bucher : trois couleurs blues

“On doit au label Warner son meilleur disque de blues (rangeons le chef d’Ɠuvre Layla and Assorted Love Songs dans la pop). L’album « From the Cradle »sort en septembre 1994. AprĂšs le succĂšs de « Unplugged », le label ne pouvait s’opposer Ă  l’envie de Clapton d’enregistrer quelques purs joyaux du blues, nous apprend l’excellent ouvrage de Jean-Sylvain Cabot sur la discographie de l’artiste (Eric Clapton – Blues Power /Editions Le Mot et le Reste 2021). “

À lire ici

Bruno Pfeiffer
Blog Médiapart 1 novembre 2022

- Interview de Jean-Sylvain Cabot

Jean-Sylvain Cabot Ă©tait l’invitĂ© de PJay sur Radio Perfecto Blues afin d’évoquer son livre Eric Clapton, Blues Power.

À réécouter en ligne

Perfecto Blues Radio avril 2021

- Eric Clapton, Blues power

Outre une auto biographie, il existe peu de livres en français consacrĂ©s au guitariste anglais. Celui-ci est l’Ɠuvre d’un ex journaliste de Rock & Folk, auteur de cinq ouvrages dont ceux consacrĂ©s Ă  Fleetwood Mac et Ă  The Who. « Blues Power » retrace le parcours du guitar hero et est scindĂ© en six parties, les six dĂ©cennies durant lesquelles Clapton s’est retrouvĂ© sur le devant de la scĂšne, plongĂ© ou non dans l’enfer de ses addictions. Les dĂ©tails de sa vie, et ils sont nombreux, font partie intĂ©grante du rĂ©cit et il est indĂ©niable que c’est cela qui nous maintient parfois en alerte. Sans avoir Ă©tĂ© un grand fan (je ne l’ai vu qu’une fois sur scĂšne) je me suis amusĂ© de toutes ces anecdotes. [
]

Jean-Sylvain Cabot nous offre des descriptions, parfois chirurgicales, de tous les albums et de nombreux concerts de Clapton (musiciens, titres). Il nous informe sur toutes les rééditions, les coffrets, les Ă©ditions de luxe. Mieux encore, l’auteur nous avertit quand des visions sont disponibles sur le web
 **Mais surtout (et c’est important), il Ă©vite de caresser Clapton dans le bon sens du poil parce qu’il Ă©crit un livre sur lui !**SJC n’est vraiment pas tendre envers le guitariste, ni avec sa musique : quand ce n’est pas bon, ce n’est pas bon ! Certains disques sont mauvais Ă  l’exception de quelques titres. Aucun album n’est dĂ©crit ici comme Ă©tant un chef d’Ɠuvre absolu. Mais n’oublions pas que Clapton n’a jamais dĂ©sirĂ© devenir une star du rock. Il voulait « simplement » jouer de la guitare, rester dans l’ombre et n’avoir aucune responsabilitĂ© ! C’est tout le paradoxe de la destinĂ©e d’un petit garçon qui idolĂątrait Robert Johnson, Buddy Guy et Buddy Holly et qui allait devenir une icĂŽne. Ce livre n’est donc pas le rĂ©cit d’un fan, ce qui est plutĂŽt louable. C’est l’exposĂ© de la vie d’un grand musicien, piĂštre compositeur mais heureux piocheur, qui est restĂ© sur le devant de la scĂšne pendant soixante ans, admirant ceux qui l’ont secondĂ©. Et leur restant souvent fidĂšle.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Jazz Mania

Claudy Jalet
Jazz Mania 18 avril 2021

- Eric Clapton, Blues power

« Les mots « Eric is God » apparaissent fin 1965 dĂ©but 1966 marquĂ©s Ă  la peinture sur un mur de tĂŽle ondulĂ©e d’Islington ». Peu importe si cette affirmation relĂšve d’un fan ou d’un acte de management, l’important est que Clapton n’a jamais voulu ĂȘtre une star. AprĂšs avoir prĂ©sentĂ© le guitariste et les groupes auxquels il a participĂ©, l’auteur analyse la discographie de Clapton, disque aprĂšs disque. Et, s’il n’est pas un Dieu, on peut le considĂ©rer comme un des apĂŽtres de la musique dont les disques seraient « les actes ». Pour moi qui ne suis qu’un auditeur vaguement Ă©clairĂ©, en lisant ce livre je rĂ©vise ma perception. Si j’en crois par exemple ce qui est dit de l’album Eric Clapton sorti en 1970, il a fallu attendre 2006 – pour le grand public, les autres avaient des versions pirates – pour entendre un mixage diffĂ©rent. Il en existe trois mixages. C’est dire l’importance de la cuisine – mixer est aussi un mot du registre culinaire, non ? -, de ceux qui brassent, lient et organisent ce que les musiciens ont créé. LĂ  pour ce disque Clapton lui-mĂȘme reconnaĂźt que son mixage Ă©tait mauvais. Est-ce Ă  dire qu’un compositeur n’est peut-ĂȘtre pas toujours un bon mixeur ?

Le dernier album analysé est Happy Xmas sorti en 2018. Clapton y reprend dans la grande tradition des chanteurs anglo-saxons et US les tubes de Noël en les habillant de blues


Je ne sais pas ce que votre discothĂšque contient de Clapton mais je vous conseillerai d’abord d’en extraire tous les albums, puis de les classer du plus ancien au plus rĂ©cent, de marquer les pages de ce livre correspondant aux albums, de les Ă©couter un Ă  un en interrompant votre audition par la lecture des commentaires.

Bonne écoute


Une chronique Ă  retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 17 avril 2021

- Eric Clapton, Blues power

Aussi Ă©tonnant que cela puisse paraĂźtre, voici la premiĂšre biographie Ă©crite dans la langue de MoliĂšre sur Clapton (et non une traduction). La carriĂšre de l’incontournable, voire insaisissable, bluesman Ă©tant Ă©maillĂ©e d’excĂšs en tout genre, elle pourrait alimenter un biopic tĂ©lĂ©visĂ© en plusieurs saisons ! SpĂ©cialiste du hard-rock et dĂ©jĂ  auteur d’ouvrages sur The Who et Fleetwood Mac, Jean-Sylvain Cabot s’attaque Ă  cinq dĂ©cennies d’anecdotes et de musique. Une fois passĂ©es les pages axĂ©es sur les premiĂšres annĂ©es de Clapton, puis son arrivĂ©e dans le milieu de la musique, l’ouvrage s’articule autour de sa discographie, avec un chapitre par album, tous projets confondus, pour progresser pas Ă  pas Ă  travers une vie mouvementĂ©e, qui pourrait refiler le blues Ă  plus d’un optimiste. Le parcours d’un des guitaristes les plus admirĂ©s au monde que le destin aurait pu mettre Ă  genoux plus souvent qu’à son tour et qui, malgrĂ© les Ă©preuves, est toujours debout.

Guillaume Ley
Guitar Part avril 2021

- Interview de Jean-Sylvain Cabot

Jean-Sylvain Cabot Ă©tait l’invitĂ© de l’émission Entrez sans frapper sur la RTBF, Ă  l’occasion d’un sujet spĂ©cial Eric Clapton.

Une émission à réécouter ici

RTBF // Entrez sans frapper 24 mars 2021

- Eric Clapton, Blues power

Guitar-hĂ©ros incontournable depuis les sixties au mĂȘme titre que Jimi Hendrix ou Jimmy Page, Éric Clapton reste un amoureux inconditionnel du blues qu’il revisite Ă  sa maniĂšre depuis maintenant plus de soixante ans. SurnommĂ© Slowhand ou God, ce guitariste exceptionnel et virtuose a Ă©cumĂ© les scĂšnes rock du monde entier, seul ou accompagnĂ© des meilleurs groupes comme les Yarbirds, John Mayall, Cream ou Blind Faith. MalgrĂ© une addiction importante Ă  l’alcool et une sĂ©rie de drames personnels, Éric Clapton parvient toujours Ă  rebondir, multipliant les collaborations avec les plus grands (Georges Harrison, Santana, B.B.King, J.J. Cale et bien d’autres). Plus de trente albums jalonnent une carriĂšre parsemĂ©e de hits imparables (I Shot The Sheriff, CocaĂŻne, Layla). Toute la vie d’Éric Clapton est dans cet ouvrage qui dissĂšque avec passion et force dĂ©tails son imposante discographie tout en resituant chaque opus dans son contexte.

Jean-Paul Guéry
La TĂȘte en Noire 16 mars 2021

- Eric Clapton, Blues power

Eric Clapton est l’objet d’une vĂ©nĂ©ration parmi les fans du rock et des guitaristes de la pop. Jean-Sylvain Cabot nous sert une biographie de rĂ©fĂ©rence, la seule en langue française Eric Clapton blues power. Un ouvrage qui concernant son sujet frise l’érudition. Clapton, cette belle tĂȘte d’abord, puis des fulgurances musicales magiques dont le biographe raconte tant d’anecdotes, comme cette fois oĂč George Hamilton des Beatles, l’invite Ă  mettre sa patte sur sa chanson « While my guitar gently weeps » et ce, dans l’anonymat le plus total. Rare fois oĂč un Ă©tranger au Fab Four se voit gratifiĂ© d’une telle contribution. Puis tout gĂ©nie a ses dĂ©mons, et pour Clapton ce sera la dive bouteille. Bref, de quoi ravir ceux qui connaissent et estiment l’artiste et pour les autres qui voudraient connaĂźtre pourquoi et comment il est arrivĂ© Ă  une telle notoriĂ©tĂ©.

Une chronique Ă  retrouver sur Culturehebdo

Daniel Rolland
Culture hebdo février 2021

- Eric Clapton, Blues power

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Au mĂȘme titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marquĂ© l’histoire du rock en tant que guitariste. D’abord avec les Yardbirds puis avec John Mayall et surtout chez Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et abolit les frontiĂšres de la guitare blues. En 1974, il rencontre un Ă©norme succĂšs avec l’album 461 Ocean Boulevard, notamment grĂące sa reprise de «I Shot The Sheriff» de Bob Marley. Ce disque marque le dĂ©but d’une carriĂšre prolifique et inĂ©gale, une pĂ©riode marquĂ©e par des succĂšs populaires comme «Cocaine» ou «Tears in Heaven» mais aussi par un alcoolisme destructeur. L’auteur signe ici la passionnante biographie de ce musicien hors pair, analysant une riche discographie et une carriĂšre longue de presque 60 ans, parfois marquĂ©e par les drames, au cours de laquelle il n’a jamais quittĂ© le devant de la scĂšne blues-rock.

Une chronique Ă  retrouver sur La Gazette

Patrick Beaumont
La Gazette Nord Pas de Calais 1 mars 2021

- Eric Clapton, Blues power

Plus de 50 ans de carriĂšre et presque autant d’albums, des milliers de concerts, de jams, de sessions et de rencontres, des succĂšs olympiens, des Ă©checs abyssaux : la vie d’Eric Clapton, dĂ©crite en long et en large dans de nombreux livres et documentaires, fournit au biographe une source inĂ©puisable de recherches et d’analyses. Ancien journaliste Ă  Rock & Folk, Jean-Sylvain Cabot se sort du piĂšge de la redite en proposant une discographie commentĂ©e plutĂŽt qu’une Ă©niĂšme biographie centrĂ©e autour des tourments personnels du guitariste.

Dans un style sobre et clair, l’auteur passe en revue tous les disques de Clapton, des Yardbirds Ă  ses derniers albums solos, en passant par ses innombrables participations (la galaxie Beatles, Dylan, The Band, les Rolling Stones
), ses projets-hommages (B.B. King, J.J. Cale
) et ses rĂ©alisations collectives (Crossroads Guitar Festivals). On sent chez Cabot une vraie Ăąme de discographe : les apports des collaborateurs de Clapton, souvent dĂ©cisifs, sont commentĂ©s avec justesse (Delaney Bramlett, Tom Dowd, Albert Lee
), les inĂ©dits Ă©maillant les coffrets-compilations et les Ă©ditions Deluxe sont soigneusement listĂ©s. Idem pour les dates de tournĂ©es et les concerts-Ă©vĂ©nements qui permettent aux lecteurs Ă  tendances complĂ©tistes de s’orienter vers tel ou tel bootleg (que l’on regrette du coup de ne pas voir mentionnĂ©s).

Si l’on pourra ĂȘtre en dĂ©saccord avec les opinions de l’auteur (Cabot est trop sĂ©vĂšre avec les albums des annĂ©es 1970, pourtant brillants de dĂ©sinvolture et de crĂ©ativitĂ©, et trop conciliant avec les horreurs surproduites des annĂ©es 1980, difficilement Ă©coutables aujourd’hui), son livre, bien Ă©quilibrĂ©, donne envie de se replonger dans l’Ɠuvre du guitar hero et de (re)dĂ©couvrir certaines pĂ©pites oubliĂ©es, live ou studio, notamment celles publiĂ©es dans les annĂ©es 2000, sous-estimĂ©es par la plupart des fans.

Une chronique Ă  retrouver dans Soul Bag

Ulrick Parfum
Soul Bag 1 mars 2021

- Eric Clapton, Blues power

Cinquante ans de carriùre mis en perspective dans la seule biographie française disponible. “Eric Clapton – Blues Power” de Jean-Sylvain Cabot paraüt chez Le Mot et le Reste.

Au mĂȘme titre que Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Jimmy Page, Eric Clapton a marquĂ© l’histoire du rock en tant que guitariste, d’abord avec les Yardbirds puis avec John Mayall et surtout chez Cream, au sein duquel il grave ses premiers classiques et repousse les limites de la guitare blues. En 1974, il rencontre un Ă©norme succĂšs avec l’album “461 Ocean Boulevard”, notamment grĂące sa reprise de I Shot The Sheriff. Ce disque marque le dĂ©but d’une carriĂšre prolifique et inĂ©gale, une pĂ©riode marquĂ©e par des succĂšs populaires comme Cocaine, Tears in Heaven,Layla mais aussi par un alcoolisme destructeur.

Une émission à réécouter en ligne

Alex Dutilh
France Musique // Open Jazz 1 mars 2021

- Eric Clapton, Blues power

Cette biographie retrace avec une belle exhaustivitĂ© la vie tumultueuse et l’exceptionnelle carriĂšre d’Eric Clapton, guitariste de gĂ©nie qui a indĂ©niablement marquĂ© l’histoire du rock et du blues. Amours contrariĂ©es, drames familiaux, addictions Ă  l’alcool et Ă  la drogue
 Le parcours de ce musicien (et chanteur !), star bien malgrĂ© lui, est loin d’avoir suivi le cours d’un long fleuve tranquille. Mais quelle carriĂšre ! Clapton a d’abord exercĂ© son art au sein de groupes prestigieux (The Yardbirds, John Mayall & The bluesbreakers, The Glands, Cream, Delaney & Bonnie, Derek et les dominos) avant d’accompagner les plus grands et de se lancer en solo
 Il nous a offert d’intemporels « tubes » (Ah, « Layla« , « Tears in heaven« 
), de superbes reprises (« I shot the shĂ©riff » de Bob Marley, « CocaĂŻne » de J.J Cale, dont il est un fervent admirateur)
 Et une impressionnante discographie ! A la lecture de cet ouvrage, on dĂ©couvre derriĂšre le virtuose un homme fragile mais aussi un homme de coeur qui a fondĂ© un centre de dĂ©sintoxication aux CaraĂŻbes et participĂ© Ă  de multiples concerts caritatifs
 Cette biographie, qui se lit comme un roman, nous offre un fantastique panorama de la scĂšne musicale internationale des sixties aux annĂ©es 2010, oĂč Clapton rĂšgne en bonne place, sa lĂ©gendaire modestie dĂ»t-elle en souffrir
 Passionnant !

Une chronique à retrouver dans le Arts et essais N°52 d’À vos marques Tapage

Christine Le Garrec
À vos marques tapage 26 fĂ©vrier 2021

- Eric Clapton, Blues power

Du Hard-rock Ă  Clapton
Ancien journaliste Ă  Rock&Folk, spĂ©cialiste du hard-rock auquel il a consacrĂ© deux ouvrages aux Éditions Le mot et le reste — Hard & Heavy sonic attack (1968-1978) en 2009 et Hard & Heavy Zero Tolerance for Silence (1978-2010) en 2010 —, Jean-Sylvain Cabot propose ici de revenir sur l’itinĂ©raire de Slowhand alias Eric Clapton, premier Guitar Hero de l’histoire du rock. À travers son histoire, cinquante annĂ©es de rock dĂ©file sous nos yeux.

L’ñge d’or du rock
La lecture de Eric Clapton blues power permet de constater une Ă©vidence : tout fan de rock a quelque chose de Clapton en lui. Des Yardbirds en passant Ă  ses albums en solo, de For Your Love Ă  Layla, Clapton a habitĂ© le rock et ses mĂ©tamorphoses. Soliste de blues, il refuse le virage pop des Yardbirds et part chez John Mayall : cela ne l’empĂȘchera pas de fonder Cream, groupe majeur mais surfait de pop psychĂ©dĂ©lique qui fait de lui une mĂ©ga star.

Ami de George Harrison, il joue le magnifique solo de While My Guitar Gently Weeps sur l’album blanc en 1968. Et il tombe fou amoureux de Patti, la femme de George, Ă  qui il consacrera la chanson Layla (elle avait dĂ©jĂ  inspirĂ© Something Ă  Harrison : quelle femme !).

Entre rock pépÚre et fulgurances
Guitariste surdouĂ©, Clapton est pourtant un songwriter moyen, capable au mieux de jolies ritournelles (Wonderful tonight). Il aime donc puiser dans le rĂ©pertoire des autres (I shot The Sheriff de Marley, After Midnight et Cocaine de J.J. Cale) et a constamment besoin de quelqu’un avec lui Ă  qui se rĂ©fĂ©rer ou se mesurer : George Harrison, Duane Allman sur Layla, Delaney Bramlett, etc. MalgrĂ© son alcoolisme, ses albums des annĂ©es 70 sont trĂšs sympathiques mais Clapton y rĂ©pugne Ă  jouer des solos, Ă  ĂȘtre le dieu de la guitare qu’il Ă©tait une dĂ©cennie auparavant. Dans les annĂ©es 80 il gagne beaucoup d’argent avec des albums
 qu’on va oublier.

Son Unplugged et la chanson Tears In Heaven achĂšvent de faire de lui un mythe vivant. Il livrera ensuite des albums de blues (l’excellent Me & Mr Johnson), de pop, subira les influences de l’électro. Clapton, ĂągĂ©, ne prend plus de risques depuis longtemps mais sa constance finit par ĂȘtre attachante. Il restera en tout cas Ă  jamais l’homme de Layla, chanson et album.

Une chronique Ă  retrouver sur Boojum

Sylvain Bonnet
Boojum 26 février 2021

- Eric Clapton, Blues Power

Si les annonces de sorties discographiques ont Ă©tĂ© annoncĂ©es sur ce blog la semaine derniĂšre au fur et Ă  mesure de la communication des maisons de disques, la principale actualitĂ© des derniers jours est marquĂ©e par la parution de l’excellente biographie de Jean- Sylvain Cabot consacrĂ©e Ă  Eric Clapton et intitulĂ©e « Blues Power ».

Je vois et entends dĂ©jĂ  les sceptiques et les pisse-vinaigres habituels. Une biographie de plus sur Clapton, nous savons dĂ©jĂ  tout de lui, donc une de plus ou de moins, aucun intĂ©rĂȘt. Eh bien, contrairement Ă  ce que certains pourraient croire, cet ouvrage mĂ©rite incontestablement d’ĂȘtre mis Ă  l’honneur, tellement il est bien construit et passionnant de bout en bout. La meilleure preuve Ă©tant que ses 300 pages le composant ont Ă©tĂ© dĂ©vorĂ©es en 24 heures par votre serviteur. Mais au-delĂ  de cette anecdote, attardons-nous un peu sur ses atouts.

Le premier est tout simplement qu’il est rĂ©digĂ© en Français et non traduit de l’Anglais, ce qui, Ă  ma connaissance, est une vĂ©ritable nouveautĂ© concernant les livres sur Eric Clapton, si l’on excepte l’ouvrage de David Perrault « Eric Clapton, la vie en blues » (sorti en 2003). Ensuite la maitrise du sujet par l’auteur est Ă©vidente (je n’ai relevĂ© aucune erreur ou omission significative). Mais c’est surtout la maniĂšre dont est construit l’ouvrage qui interpelle favorablement, mĂȘme si certaines et certains d’entre vous seront peut- ĂȘtre un peu dĂ©contenancĂ©s au dĂ©but de sa lecture. La vie de notre guitariste nous est contĂ©e Ă  partir de sa discographie et de son Ă©tat psychologique et physique du moment, ce qui prĂ©sente l’immense mĂ©rite d’afficher cohĂ©rence et clartĂ©.

Autre dĂ©tail fort agrĂ©able et mĂ©ritant d’ĂȘtre soulignĂ©, c’est essentiellement la partie musicale de la vie d’Eric Clapton qui nous est relatĂ©e en dĂ©tail. L’auteur n’accorde que peu de place Ă  son enfance et Ă  ses histoires sentimentales et au contraire fait preuve d’une remarquable prĂ©cision sur les musiciens l’ayant accompagnĂ© tout au long de sa carriĂšre et sur son environnement musical, ce qui, vous en conviendrez certainement avec moi, est le plus important. Cependant, ce livre n’élude pas totalement les problĂšmes de drogues, d’alcools et sentimentaux de notre guitariste tout au long de sa vie, mais il n’en fait pas son axe central qui reste la musique sur les 300 pages, mĂȘme si certaines pĂ©riodes auraient mĂ©ritĂ© un traitement plus approfondi (Mayall).

Enfin et ceci est certainement, Ă  mes yeux, le principal atout de ce bel ouvrage, l’auteur fait preuve Ă  chaque instant d’une objectivitĂ© remarquable, n’hĂ©sitant pas Ă  qualifier comme il se doit les « August », « Pilgrim » et « Happy Xmas » qui lui possĂšde en plus la particularitĂ© (je cite) » de donner l’envie de se pendre ». [
] Un tel sens de l’objectivitĂ© est suffisamment rare dans une biographie pour ĂȘtre mentionnĂ© et saluĂ©.

Avec « Blues Power », Jean- Sylvain Cabot signe un passionnant ouvrage, qui certes ne bouleversera pas le savoir des « Claptoniens » purs et durs, mais qui comblera un trÚs large public par son style, son objectivité et sa conception. Bravo à lui.

Une chronique Ă  retrouver sur Ballad into blues, rock and folk of the seventies

Frédéric Augé
Ballad into blues, rock and folk of the seventies 22 février 2021

- Eric Clapton, une vie en Blues

Parmi les rares musiciens encore en activitĂ© passĂ© la septantaine, Eric Clapton continue sa carriĂšre en toute discrĂ©tion. Auteur d’une quarantaine d’albums studio rĂ©alisĂ©s en solo ou au sein de groupes mythiques comme les Yardbirds, Cream, John Mayall & the Bluesbreakers, Delaney & Bonnie, Blind Faith ou Derek & the Dominos, le lĂ©gendaire guitariste a derriĂšre lui une carriĂšre s’étendant sur prĂšs de soixante annĂ©es.

Peut-ĂȘtre en raison de la relative discrĂ©tion de l’artiste, il existe pourtant assez peu de livres lui Ă©tant consacrĂ©s. C’est ainsi que cette nouvelle publication signĂ©e Jean-Sylvain Cabot est la bienvenue. D’autant qu’elle constitue un objet rĂ©ellement intĂ©ressant !

Si, dans un premier temps, on pourra ĂȘtre Ă©tonnĂ© par la structure du livre qui prend la forme d’un passage en revue chronologique de chacun des albums de l’artiste, il s’agit d’une excellente idĂ©e. Car si cette apparence brut peut dĂ©contenancer, c’est justement l’une des meilleures façons d’aborder la vie et la carriĂšre d’Eric Clapton. Ou du moins une façon encore peu exploitĂ©e jusqu’ici.

Car le musicien aura connu quantitĂ© de hauts et de bas au cours de sa carriĂšre, Ă©vĂšnements devant toujours ĂȘtre mis en parallĂšle avec sa production musicale et ses rencontres. Ses addictions Ă  la drogue dans les annĂ©es 70 auront menĂ© George Harrison Ă  l’inviter au Concert for Bangladesh (1971), tandis que Pete Townshend aura organisĂ© pour lui le Rainbow Concert (1973).

À la fin des annĂ©es 80, c’était l’alcool qui l’entraĂźnait vers le fond, et Phil Collins produit pour lui les albums Behind the Sun (1985) et August (1986). Tandis que la mort de son fils Conor en 1991 l’aura menĂ© Ă  trouver une paix intĂ©rieure transpirant dans le cĂ©lĂšbre Unplugged (1992), gratifiĂ© de six Emmy Awards.

Ainsi, l’approche de Jean-Sylvain Cabot permettra de redĂ©couvrir chaque album d’Eric Clapton au travers du prisme de son Ă©tat d’esprit ou de santĂ© Ă  diffĂ©rents moments de sa vie.

Mais l’auteur ne s’arrĂȘte pas lĂ , parvenant Ă  intercaler dans sa narration toutes sortes d’élĂ©ments hautement intĂ©ressants comme le dĂ©part de l’artiste des Yardbirds, sa participation au film Tommy (1969) des Who, ses cures de dĂ©sintoxication, son dĂ©rapage raciste en 1976 ou encore Turn up Down, son album inĂ©dit de 1980.

Dans son entreprise, Jean-Sylvain Cabot n’oubliera que peu de choses.

Pour chercher la petite bĂȘte et en lien avec la rĂ©cente disparition de Sean Connery, on regrettera de ne pas trouver mention du film Circasia, dans lequel ce dernier apparaissait aux cĂŽtĂ©s d’Eric Clapton, John Huston, Richard Harris, Shirley MacLaine et Burgess Meredith, pour un court mĂ©trage rĂ©alisĂ© en 1975 au profit de la Central Remedial Clinic et du Variety Club of Ireland.[
]

Au-delĂ  de cela, l’auteur parviendra Ă  prendre suffisamment de distance par rapport Ă  son sujet d’étude, chose peu Ă©vidente si l’on suppose qu’on n’écrit pas 300 pages sur un artiste que l’on dĂ©testerait. Ainsi, malgrĂ© la sympathie que J.-S. Cabot porte Ă  Eric Clapton, il parvient Ă  maintenir son objectivitĂ©, allant jusqu’à rappeler qu’une des chansons de l’artiste Ă©voque plutĂŽt l’envie de se pendre que la magie de NoĂ«l, ou qu’à sa sortie des Yardbirds, Clapton se prenait bien trop au sĂ©rieux, pĂ©tri d’un flagrant complexe de supĂ©rioritĂ©. Eric Clapton Blues Power n’est ainsi pas dĂ©nuĂ© d’humour ou de distance critique.

En rĂ©sumĂ©, voilĂ  un livre qui parvient Ă  replacer chacun des albums d’Eric Clapton dans son contexte, mettant ainsi en parallĂšle la vie de l’artiste avec la musique qui l’aura toujours sauvĂ©. S’il y manque quelques rares anecdotes amusantes ou mĂ©connues, Blues Power n’en reste pas moins une production rĂ©ellement intĂ©ressante. On regrettera presque qu’aucun lexique ne soit intĂ©grĂ© au livre, permettant de rapidement retrouver un personnage ou une information, tant l’ouvrage est riche.

Une chronique Ă  retrouver sur Le Suricate magazine

Alexandre Alvarez
Le Suricate Magazine 19 février 2021