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Parution : 16/05/2019
ISBN : 9782360549962
312 pages (14,8 x 21 cm)

En route vers Woodstock - Nouvelle édition

De Kerouac Ă  Dylan, la longue marche des babyboomers

Ce n’est pas un livre sur Woodstock, oĂč d’ailleurs il ne se passa rien [
] mais un livre qui permet de comprendre pourquoi 500 000 personnes se sont retrouvĂ©es pour vivre trois jours de musique, de paix et d’amour divisant profondĂ©ment l’AmĂ©rique et posant trĂšs clairement la diversitĂ© des aspirations d’une jeunesse en rupture avec ce qu’il restait du rĂȘve amĂ©ricain de leurs parents.

Éric Serva, France Musique

© Le mot et le reste, premiÚre édition, 2009.
© Le mot et le reste, deuxiÚme édition, 2014.

En route vers Woodstock est le tĂ©moignage des espoirs et des combats d’une gĂ©nĂ©ration en rupture avec le rĂȘve amĂ©ricain, les babyboomers, retraçant ses mouvements, expliquant ses racines et analysant ses rĂ©volutions. Avec la musique – notamment le rock – comme fil conducteur, c’est une AmĂ©rique en profonde mutation qui est ici dĂ©cryptĂ©e, rythmĂ©e par un cortĂšge auquel prennent part Bill Haley, Elvis Presley, Chuck Berry, Joan Baez, Jimi Hendrix, et surtout Bob Dylan mais Ă©galement Jack Kerouac, James Dean, Allen Ginsberg, Ken Kesey, Martin Luther King, le clan Kennedy
 Jusqu’à l’ultime couronnement , le symbole de ces annĂ©es mĂ©morables : trois jours de de “paix, musique et amour” le 15, 16 et 17 aoĂ»t 1969, pour un festival mythique qui faillit ne jamais voir le jour, dont les artisants et parcipants restĂšrent Ă  jamais nostalgiques.

Revue de presse

- Des droits civiques au LSD : les chemins qui menÚrent à Woodstock Sandrine Samii Le Nouveau Magazine Littéraire 14 août 2019
- Des droits civiques au LSD : les chemins qui menÚrent à Woodstock Sandrine Samii Le Nouveau Magazine Littéraire 14 août 2019
- Il y a 50 ans, Woodstock Serge Hartmann Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace 22 juillet 2019
- En Route vers Woodstock - De Kerouac à Dylan - Éric Serva France Musique 07 mai 2009
- Mémoire d'un festival L'Alsace

- Des droits civiques au LSD : les chemins qui menĂšrent Ă  Woodstock

Aux rythmes du blues, du folk et du rock psychĂ©dĂ©lique, En route vers Woodstock de Jean-Marc Bel raconte le cheminement politique et artistique qui mena la jeunesse amĂ©ricaine jusqu’au festival mythique, il y a maintenant 50 ans. Paru pour la premiĂšre fois en 1994, cet ouvrage remarquable est rééditĂ© aux Ă©ditions Le Mot et Le Reste.

Sans relĂąche, les personnages de Sur la route de Jack Kerouac sont Ă  la recherche de « ÇA » : la « pulse ». Ils la trouvent auprĂšs d’une bande de musiciens afro-amĂ©ricains jouant derriĂšre une boĂźte de nuit Ă  San Fransisco – « ça y est, le sax chope la pulse et tout le monde l’a compris » – ou en partageant leurs visions hallucinĂ©es de la route – « la voiture tanguait au rythme de la bonne pulse qu’on tenait nous-mĂȘmes dans notre joie, notre enthousiasme suprĂȘme du fait de parler et de vivre jusqu’au bout, jusqu’au nĂ©ant de la transe ». PubliĂ© en 1957, ce livre a eu une influence importante sur les babyboomers, alors adolescents, qui se retrouveront douze ans plus tard au festival de Woodstock. Dans son ouvrage, Jean-Marc Bel ne s’attarde pas sur les performances dĂ©sormais mythiques de ces trois jours de paix et de musique, au profit d’un autre questionnement : quelles routes durent prendre ces jeunes pour en arriver lĂ  ? Pour leurs aĂźnĂ©s, marquĂ©s par la Grande DĂ©pression, la route conjure des images de familles chassĂ©es de chez elles par la pauvretĂ©, les Joads des Raisins de la colĂšre de Steinbeck. Rien Ă  voir avec une quĂȘte d’identitĂ© et d’authenticitĂ©. Les babyboomers sont diffĂ©rents : « Ces adolescents ont l’enthousiasme de ceux qui, eux, n’ont connu ni la dĂ©pression, ni la guerre, ni le maccarthysme, et tiennent pour acquise la richesse que produit l’AmĂ©rique », explique Bel. VĂ©nĂ©rant James Dean, Elvis Presley et Marlon Brando, refusant l’ordre Ă©tabli « sans autre cause qu’une impression de malaise, (
) sans mĂȘme rĂȘver d’une autre sociĂ©tĂ© », ces rebels without a cause sont rattrapĂ©s par la guerre froide et les vieux dĂ©mons de l’AmĂ©rique.

La Marche sur Washington

Certains prennent la route pour dĂ©fendre le mouvement des droits civiques. Alors qu’en thĂ©orie, grĂące au boycott des bus de Montgomery initiĂ© par Rosa Parks et Martin Luther King, un arrĂȘt de la Cour SuprĂȘme a rendu illĂ©gale la sĂ©grĂ©gation dans les transports depuis 1956, les États du Sud continuent Ă  traiter les voyageurs afro-amĂ©ricains comme des criminels. Pour protester contre cette situation, les premiers freedom rides (« voyages de la libertĂ© ») sont organisĂ©s en 1961. Des groupes de voyageurs noirs et blancs empruntent les mĂȘmes bus avec l’intention de traverser le Sud des Etats-Unis et de faire valoir concrĂštement l’intĂ©gration. Des foules les attendent sur leur chemin, armes en main, et de nombreux militants sont mis en prison, malgrĂ© la lĂ©galitĂ© de leur action au niveau fĂ©dĂ©ral. « Comme au pas de cette vieille femme noire qui, alors qu’on lui demandait si elle n’était pas fatiguĂ©e de marcher durant le boycott des bus de Montgomery, avait rĂ©pondu (
) « si, ami, mes pieds sont trĂšs fatiguĂ©s, mais mon Ăąme est sereine », le mouvement des Noirs pour les droits civiques allaient poursuivre son cheminement souterrain ».




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Sandrine Samii
Le Nouveau Magazine Littéraire 14 août 2019

- Des droits civiques au LSD : les chemins qui menĂšrent Ă  Woodstock

Aux rythmes du blues, du folk et du rock psychĂ©dĂ©lique, En route vers Woodstock de Jean-Marc Bel raconte le cheminement politique et artistique qui mena la jeunesse amĂ©ricaine jusqu’au festival mythique, il y a maintenant 50 ans. Paru pour la premiĂšre fois en 1994, cet ouvrage remarquable est rééditĂ© aux Ă©ditions Le Mot et Le Reste.

Sans relĂąche, les personnages de Sur la route de Jack Kerouac sont Ă  la recherche de « ÇA » : la « pulse ». Ils la trouvent auprĂšs d’une bande de musiciens afro-amĂ©ricains jouant derriĂšre une boĂźte de nuit Ă  San Fransisco – « ça y est, le sax chope la pulse et tout le monde l’a compris » – ou en partageant leurs visions hallucinĂ©es de la route – « la voiture tanguait au rythme de la bonne pulse qu’on tenait nous-mĂȘmes dans notre joie, notre enthousiasme suprĂȘme du fait de parler et de vivre jusqu’au bout, jusqu’au nĂ©ant de la transe ». PubliĂ© en 1957, ce livre a eu une influence importante sur les babyboomers, alors adolescents, qui se retrouveront douze ans plus tard au festival de Woodstock. Dans son ouvrage, Jean-Marc Bel ne s’attarde pas sur les performances dĂ©sormais mythiques de ces trois jours de paix et de musique, au profit d’un autre questionnement : quelles routes durent prendre ces jeunes pour en arriver lĂ  ? Pour leurs aĂźnĂ©s, marquĂ©s par la Grande DĂ©pression, la route conjure des images de familles chassĂ©es de chez elles par la pauvretĂ©, les Joads des Raisins de la colĂšre de Steinbeck. Rien Ă  voir avec une quĂȘte d’identitĂ© et d’authenticitĂ©. Les babyboomers sont diffĂ©rents : « Ces adolescents ont l’enthousiasme de ceux qui, eux, n’ont connu ni la dĂ©pression, ni la guerre, ni le maccarthysme, et tiennent pour acquise la richesse que produit l’AmĂ©rique », explique Bel. VĂ©nĂ©rant James Dean, Elvis Presley et Marlon Brando, refusant l’ordre Ă©tabli « sans autre cause qu’une impression de malaise, (
) sans mĂȘme rĂȘver d’une autre sociĂ©tĂ© », ces rebels without a cause sont rattrapĂ©s par la guerre froide et les vieux dĂ©mons de l’AmĂ©rique.

La Marche sur Washington

Certains prennent la route pour dĂ©fendre le mouvement des droits civiques. Alors qu’en thĂ©orie, grĂące au boycott des bus de Montgomery initiĂ© par Rosa Parks et Martin Luther King, un arrĂȘt de la Cour SuprĂȘme a rendu illĂ©gale la sĂ©grĂ©gation dans les transports depuis 1956, les États du Sud continuent Ă  traiter les voyageurs afro-amĂ©ricains comme des criminels. Pour protester contre cette situation, les premiers freedom rides (« voyages de la libertĂ© ») sont organisĂ©s en 1961. Des groupes de voyageurs noirs et blancs empruntent les mĂȘmes bus avec l’intention de traverser le Sud des Etats-Unis et de faire valoir concrĂštement l’intĂ©gration. Des foules les attendent sur leur chemin, armes en main, et de nombreux militants sont mis en prison, malgrĂ© la lĂ©galitĂ© de leur action au niveau fĂ©dĂ©ral. « Comme au pas de cette vieille femme noire qui, alors qu’on lui demandait si elle n’était pas fatiguĂ©e de marcher durant le boycott des bus de Montgomery, avait rĂ©pondu (
) « si, ami, mes pieds sont trĂšs fatiguĂ©s, mais mon Ăąme est sereine », le mouvement des Noirs pour les droits civiques allaient poursuivre son cheminement souterrain ».




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Sandrine Samii
Le Nouveau Magazine Littéraire 14 août 2019

- Il y a 50 ans, Woodstock

Du 15 au 17 aoĂ»t 1969, 500 000 enfants du flower power se retrouvaient Ă  Woodstock. Retour sur la bande-son de ces trois jours « de paix, de musique et d’amour ».

Ne croyez personne au-dessus de 30 ans. » La formule qu’affectionnait cette jeunesse contestataire se vĂ©rifiait jusqu’auprĂšs des organisateurs du festival de Woodstock : quatre entrepreneurs dont la somme des Ăąges ne totalisait pas 100 ans. PassionnĂ©s de musique mais ayant tout de mĂȘme un minimum le sens des affaires, ils tablaient sur cette formule du festival pop qui avait connu le succĂšs Ă  Newport en 1965 avec Bob Dylan en tĂȘte d’affiche, Monterey en 1967 ou encore Ă  Miami en 1968. Jusque-lĂ , rien n’avait encore Ă©tĂ© tentĂ© du cĂŽtĂ© de New York, dont le potentiel Ă©tait pourtant Ă©norme. Une lacune Ă  combler, donc. D’aprĂšs leurs calculs Ă  50 000 spectateurs, ils Ă©taient dans les clous. À 70 000, c’était le jackpot. On sait qu’ils seront au final 500 000 ! Ce qui n’empĂȘcha pas les jeunes businessmen de connaĂźtre le douloureux frisson de la dĂ©route financiĂšre. Parce qu’au final, les coĂ»ts de production, cachets des artistes compris Ă©taient bien plus Ă©levĂ©s qu’attendus. Et aussi et surtout parce qu’emportĂ©e dans l’élan du flower power et du rejet de l’économie marchande, une masse Ă©norme de spectateurs força l’entrĂ©e du festival, sans payer un seul cent. Ce furent les droits du film, rĂ©alisĂ© par Michael Wadleigh, assistĂ© d’un certain Martin Scorsese, et de la b.o. qui l’accompagnera, qui remettront Ă  flot les quatre investisseurs. Un film qui fera beaucoup pour la postĂ©ritĂ© du festival. Elle immortalisera des moments d’anthologie : Jimi Hendrix (le plus gros cachet du festival) crucifiant l’hymne amĂ©ricain en d’électriques distorsions, Joe Cocker et sa version Ă©nervĂ©e et rugueuse de With a little help from my friends, Santana avec un Soul sacrifice d’une Ă©nergie folle oĂč le jeune batteur Michael Shrieve (20 ans !) exĂ©cute un solo Ă  couper le souffle, Ten Years After et un I’m going home qui vaudra Ă  Alvin Lee le titre de guitariste le plus rapide Ă  l’Ouest du Pecos
 À l’occasion du 50e anniversaire du festival, une réédition en triple CD fait resurgir cet instant exceptionnel dans l’histoire de la musique populaire. Les Who, Jefferson Airplane, Janis Joplin, The Band, Crosby, Stills & Nash
 Que du bonheur. Seul regret, mais on imagine qu’il s’agit de tristes problĂšmes de droits : l’absence dans cette version du passage de Jimi Hendrix – Woodstock 50 th anniversary, chez Rhino. À la bande-son, s’ajoutent les images. Celle du livre-coffret que signe Michka Assayas et dans lequel figure le film de Michael Wadleigh en blu-ray. Fin connaisseur du rock (dont il pilote le dictionnaire dans la trĂšs respectable collection Bouquins de chez Laffont), l’auteur y restitue le contexte dans lequel s’inscrivait le festival, et propose une discographie qui documente le meilleur de la scĂšne musicale de la fin des sixties – Woodstock, three days of peace & music, chez GM Éditions. Moins luxueuse, mais embrassant bien plus largement son sujet, la réédition d’En route vers Woodstock, du regrettĂ© Jean-Marc Bel. Paru en 1994, il s’agit-lĂ  d’un ouvrage de rĂ©fĂ©rence sur la culture populaire amĂ©ricaine, les Ă©volutions et contradictions de la sociĂ©tĂ© dans un pays confrontĂ© Ă  la fois Ă  la lutte pour les droits civiques de la communautĂ© afro-amĂ©ricaine et Ă  la guerre du Vietnam. Car si en aoĂ»t 1969, 500 000 jeunes s’étaient rĂ©unis sur le site de Bethel pour communier dans la paix, la musique et l’amour, 500 000 autres se battaient au Vietnam. – En route vers Woodstock, Ă©ditions Le Mot
et le Reste.

Serge Hartmann
Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace 22 juillet 2019

- En Route vers Woodstock - De Kerouac Ă  Dylan -

Retour sur les annĂ©es 60 : Les Ă©ditions Le Mot et Le Reste ont rĂ©cemment rééditĂ© un ouvrage du regrettĂ© Jean Marc Bel intitulĂ© En Route vers Woodstock – De Kerouac Ă  Dylan – La Longue Marche des Babyboomers. Ce n’est pas un livre sur Woodstock, ou d’ailleurs il ne se passa rien puisque les habitants de cette ville refusĂšrent de voir dĂ©barquer chez eux des milliers de hippies et que le festival dit de Woodstock se passa Ă  Bethel Ă  une centaine de kilomĂštres au sud ouest du point initial, mais c’est un livre sur le pourquoi du comment cinq cent mille personnes se sont retrouvĂ©es pour vivre trois jours de musique, de paix et d’amour divisant profondĂ©ment l’AmĂ©rique et posant trĂšs clairement la diversitĂ© des aspirations d’une jeunesse en rupture avec ce qu’il restait du rĂȘve amĂ©ricain de leurs parents. L’ouvrage est passionnant puisqu’il va chercher les sources de cette autre longue marche dans l’histoire politique, Ă©conomique, sociale et artistique des Etats Unis d’AmĂ©rique. Les guerres d’Europe, du Pacifique, du sud est asiatique, la crise de 29, le McCarthysme, la SDN, l’ONU, le plan Marshall, la guerre froide, la radio, la tĂ©lĂ©, les Ă©meutes, la conquĂȘte de l’espace, le babyboom, Big Brother, les Kennedy, la CIA, le FBI, les multinationales, la guerre des six jours, les colonels grecs, Cuba, la bombe H de Mao, les marĂ©es noires et bien d’autres choses encore sont briĂšvement mais clairement explicitĂ©s et sont en parallĂšle mises en relation avec leurs effets : la lutte pour les droits civiques et les libertĂ©s et la naissance d’une contre culture inspirĂ©e par des poĂštes, des militants, des prophĂštes et gourous plus ou moins volontaires. Cette longue marche des babyboomers formera dans la seconde partie des annĂ©es 60 une rĂ©volution pacifique autour d’écrivains, de poĂštes, de religieux, de stars et anonymes et bien sĂ»r de musiciens. Bill Haley, Chuck Berry, Elvis, Joan Baez, Bob Dylan, Woody Guthrie, Country Joe McDonald, les Beach Boys, les Byrds, le Gratefull Dead, Jimmy Hendrix, Janis Joplin, les Doors et puis les groupes anglais bien sur qui envahiront les États Unis dĂšs 1964. Ce livre est une mine d’or pour commencer Ă  dĂ©couvrir et comprendre ce que furent les mouvement freaks, beatniks, hippies, les communautĂ©s urbaines ou rurales, le rĂŽle et l’importance d’Allen Ginsberg, de Jack Kerouac, de Martin Luther King, de Malcom X, des Blacks Panthers, la gravitĂ© des Ă©meutes et de leurs rĂ©pressions sans oublier les dĂ©couvertes et les ravages qu’ont entrainĂ© les recherches de paradis artificiels. Tout cela Ă©tait Ă  la hauteur des aspirations d’une jeunesse qui vivait sans le savoir le crĂ©puscule d’une Ă©poque et d’un rĂȘve dont les poussiĂšres d’espoir brillent encore aujourd’hui Ă  la simple Ă©vocation du mot Woodstock.

Éric Serva
France Musique 07 mai 2009

- Mémoire d'un festival

Tandis que 500 000 soldats US se battaient au Vietnam, 500 000 hippies fĂȘtaient Woodstock. Cet ouvrage, passionnant et fraĂźchement rééditĂ© met en lumiĂšre le terrible contraste qui fit trembler l’AmĂ©rique conservatrice et danser la planĂšte.
Comme le dĂ©crypte le regrettĂ© Jean-Marc Bel (RIP 2005),Woodstock a rĂ©volutionnĂ© les consciences. Son analyse embrasse le XXe siĂšcle dans sa globalitĂ© : crises sociales, guerres, lutte pour les droits civiques, babyboom, Ă©mergence du blues et du rock’n’roll
Tout allait converger dans l’exutoire Woodstock, jusqu’à ce
qu’Hendrix maltraite l’hymne amĂ©ricain au lever du soleil. Plus rien ne serait jamais comme avant.

L'Alsace