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Parution : 20/02/2026
ISBN : 9782384317974
264 pages (14,8 x 21 cm)

23 €

Eagles - Nouvelle édition

Life in the Fast Lane

Le journaliste musical Alexis Hache revient sur le parcours tantĂŽt idyllique, tantĂŽt chaotique d’un des groupes les plus importants des annĂ©es soixante-dix, pour la premiĂšre biographie en français du groupe.

1976. Les Eagles rĂšgnent sur les charts. En fĂ©vrier sort Their Greatest Hits (1971-1975) qui reste Ă  ce jour l’album le plus vendu aux États-Unis (38 millions de copies Ă©coulĂ©es) ; le 8 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, Hotel California dĂ©barque dans les bacs et la chanson titre envahit les ondes du monde entier. Entre morceaux d’anthologie, tensions et vies dĂ©bridĂ©es, les Eagles marquent alors l’histoire de la musique amĂ©ricaine des annĂ©es 1970. Cinquante ans plus tard, ils continuent de remplir les salles. Un succĂšs planĂ©taire qui doit beaucoup Ă  la dĂ©termination de Glenn Frey et Don Henley, songwriters Ă©mĂ©rites convaincus que le country rock de leurs dĂ©buts pouvait les rendre cĂ©lĂšbres. Eagles, Life in the Fast Lane retrace le parcours du groupe qui a retranscrit, peut-ĂȘtre mieux que quiconque, le californian way of life au grĂ© d’albums et de morceaux restĂ©s cĂ©lĂšbres.

Revue de presse

- "Le son de la Californie de l'époque" : comment les Eagles ont popularisé le country rock Emilie Mazoyer Ici Décibels 15 juin 2026
- Eagles : un mĂ©lange de gĂ©nie musical et d’egos surdimensionnĂ©s Jean-Christophe Mary WeCulte 20 mars 2026
- Eagles, gloire du rock 70's Sylvain Bonnet Boojum l'animal littéraire 25 avril 2019
- Les essentiels Stéphane Basset France 2 // Basique 6 mars 2019
- Eagles - Life In The Fast Lane Matthieu Grunfeld section26 30 mars 2019
- Eagles Lucienne Chapé Sun radio // Livre comme l'air 11 mars 2019
- La face sombre des Eagles Jean-Philippe Bernard La Liberté 1 mars 2019
- The Eagles : une vie Ă  vitesse grand V! Jean-Christophe Mary Toute la culture 3 mars 2019
- Dans les couloirs d'"Hotel Californie" Charline Lecarpentier Marie-Claire février 2019

- "Le son de la Californie de l'époque" : comment les Eagles ont popularisé le country rock

“Hotel California”, c’était il y a dĂ©jĂ  50 ans. Le journaliste musical Alexis Hache revient sur l’histoire de ce tube et sur la carriĂšre des Eagles dans DĂ©cibels.

À l’occasion des 50 ans de la sortie du tube planĂ©taire Hotel California, Alexis Hache sort un livre sur les Eagles : “J’étais journaliste sportif. Je reste journaliste musicale pour Les Inrocks en pige et Ă  cĂŽtĂ© j’ai un autre travail dans la communication. (
) L’envie est venue d’écrire sur la musique version livre et pour moi les Eagles se sont imposĂ©s parce qu’il n’y avait pas de livre sur les Eagles en langue française.”

Pour lire l’article ou Ă©couter l’émission

Emilie Mazoyer
Ici Décibels 15 juin 2026

- Eagles : un mĂ©lange de gĂ©nie musical et d’egos surdimensionnĂ©s

Entre country rock, harmonies vocales parfaites, tubes planĂ©taires et rivalitĂ©s explosives, les Eagles ont incarnĂ© l’ñge d’or du rock amĂ©ricain des annĂ©es 1970. Dans Life in the Fast Lane, le journaliste Alexis Hache raconte l’ascension fulgurante et les fractures internes d’un groupe mythique menĂ© par Glenn Frey et Don Henley. Une plongĂ©e documentĂ©e dans les coulisses d’une lĂ©gende du rock, marquĂ©e par les triomphes de Hotel California et de Their Greatest Hits (1971–1975).

Le livre s’ouvre sur une scĂšne irrĂ©elle, digne d’un western. Le 31 juillet 1980, lors d’un concert Ă  Long Beach en Californie, la tension atteint son point de rupture entre les guitaristes Glenn Frey et Don Felder. Les insultes fusent sur scĂšne, sous les yeux mĂ©dusĂ©s des autres musiciens. . Le chanteur et guitariste Glenn Frey glisse Ă  son partenaire Don Felder : « Quand le concert sera fini, je te casse la gueule ». RĂ©ponse glaciale du guitariste :« J’ai hĂąte ».

Cette scĂšne hallucinante ouvre le premier chapitre, Life in the Fast Lane, Surely Makes You Lose Your Mind
, et rĂ©sume Ă  elle seule l’histoire du groupe : un mĂ©lange explosif de gĂ©nie musical, de succĂšs colossal
 et d’egos surdimensionnĂ©s.

Pour lire l’intĂ©gralitĂ© de l’article

Jean-Christophe Mary
WeCulte 20 mars 2026

- Eagles, gloire du rock 70's

Le journaliste, l’indĂ©fendable et un slow ratĂ©
Consultant le jour et journaliste rock la nuit : c’est ainsi qu’Alexis Hache mĂšne sa double vie, travaillant aux Inrockuptibles et Ă  New Noise pour la partie qui nous intĂ©resse. Il livre pour Les mots et le reste un ouvrage sur les Eagles, groupe phare des annĂ©es 70 mĂ©prisĂ© par la critique rock. Aujourd’hui que certaines guerres du rock sont terminĂ©es (et le rock aussi par la mĂȘme occasion mais c’est une autre histoire), ce livre constitue une occasion de revenir sur le parcours de ce groupe « indĂ©fendable » (mais voilĂ  l’auteur de ces lignes a rĂȘvĂ© de danser sur Hotel California avec une fille magnifique alors qu’il avait 16 ans, ça ne s’oublie pas).

Un des groupes inventeurs du country rock
Quoiqu’on en pense, les Eagles incarnent un moment du rock, celui oĂč les sonoritĂ©s de la country viennent l’irriguer. Les premiers tubes du groupe (Take it easy) vont sur un terrain autrefois dĂ©frichĂ© par les Byrds (avec l’album Sweetheart of the Rodeo) et Gram Parsons. RepĂ©rĂ©s par David Geffen qui les signe sur son label Asylum, la bande de Don Henley et Glenn Frey va incarner aux yeux du grand public le « Country rock », avec deux premiers albums trĂšs bien produits par Glyn Johns (l’homme Ă  qui on doit Who’s next des Who). Mais voilĂ , les Eagles rĂȘvent d’autre chose : ils veulent devenir un des mastodontes du rock, de faire partie de cette jet set privilĂ©giĂ©e, avec les groupies, les drogues et l’alcool. A la lecture de ce livre, on reste impressionnĂ© par la sĂ©rie des concerts qu’ils enchaĂźnent durant les 70’s. Quelle Ă©nergie ! Au prix de quelques remaniements de personnel


Gloire et déclin

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Toute la chronique est en ligne sur Boojum

Sylvain Bonnet
Boojum l'animal littéraire 25 avril 2019

- Les essentiels

Basique, le coup de projecteur sur l’actualitĂ© musicale de France 2 vous recommande la lecture de Eagles.

La chronique en ligne

Stéphane Basset
France 2 // Basique 6 mars 2019

- Eagles - Life In The Fast Lane

L’étonnante vĂ©ritĂ© a resurgi le 18 janvier 2016, au moment du dĂ©cĂšs de Glenn Frey. A longueur de posts, sur des rĂ©seaux sociaux pourtant prompts Ă  cĂ©lĂ©brer Ă  titre posthume les figures musicales les plus secondaires pour mieux Ă©taler leurs R.I.P.’s Ă  l’air libre, ne s’affichaient quasiment que proclamations hostiles et dĂ©clarations de dĂ©testation ostentatoire. On ne pouvait manquer d’ĂȘtre surpris en constatant Ă  quel point il semblait toujours aussi cool de tĂ©moigner publiquement, en plein XXI^Ăšme^ siĂšcle, d’un rejet radical des crĂ©ateurs d’Hotel California. Un tel dĂ©goĂ»t, en effet, ne permet mĂȘme plus depuis bien longtemps – si tant est que cette possibilitĂ© ait jamais existĂ© – de recueillir les bĂ©nĂ©fices symboliques associĂ©s aux prises de position outrageusement distinctives et paradoxales, celles qui accompagnent communĂ©ment l’exercice dĂ©sormais ritualisĂ© et convenu consistant Ă  exploser Ă  coup de grenades rhĂ©toriques les vaches sacrĂ©es. Disserter sur un ton pĂ©remptoire Ă  propos de la nullitĂ© absolue des Beatles, pourquoi pas ? L’art du contre-pied peut encore amuser quand il demeure teintĂ© d’audace et qu’il n’est pas systĂ©matique. Pour ce qui est des Eagles en revanche, le consensus est depuis trop longtemps gravĂ© dans le marbre des certitudes officielles pour que l’opĂ©ration de dĂ©molition prĂ©sente le moindre intĂ©rĂȘt.

Tous leurs concurrents de l’époque ou presque, Ă  commencer par Fleetwood Mac, ont bĂ©nĂ©ficiĂ©, Ă  un moment ou Ă  un autre, de remises de peine aprĂšs avoir Ă©tĂ© lourdement – et parfois lĂ©gitimement – condamnĂ©s par les tribunaux du punk et de la new-wave. Tous les couteaux plus ou moins nĂ©gligeables du country-rock, des seconds aux quatorziĂšmes, font dĂ©sormais l’objet de cultes plus ou moins vivaces et d’exhumations passionnĂ©es. Mais, pour Frey, Henley et leurs camarades, le verdict demeure implacable. Tant et si bien que, par curiositĂ©, on a fini par s’intĂ©resser de plus prĂšs Ă  ce groupe, l’un des plus vendeurs et les plus dĂ©testĂ©s de tous les temps, et par se demander ce qu’il pouvait bien avoir de si particulier pour que le mĂ©pris haineux Ă  son Ă©gard persiste au-delĂ  mĂȘme de sa disparition.

L’ouvrage qu’Alexis Hache lui consacre permet sans doute de lever une partie de ce mystĂšre. Biographie de facture classique, Eagles – Life In The Fast Lane s’appuie sur une sĂ©lection pertinente des sources dĂ©jĂ  existantes pour retracer la conquĂȘte de la Californie et du monde par les anti-hĂ©ros du classic-rock. L’évocation rigoureuse des principales Ă©tapes et des jalons discographiques de ce parcours linĂ©aire vers le succĂšs universel est Ă©maillĂ©e de citations, souvent extraites et traduites de l’excellent documentaire d’Alison Ellwood, History Of The Eagles (2013) dont on ne saurait que trop conseiller le visionnage. Et, quelque soit le point de vue qu’on puisse avoir sur la musique et ses qualitĂ©s, cette premiĂšre somme en français confirme bien ce que Barney Hoskyns laissait entendre dans le remarquable Hotel California, essai consacrĂ© au dĂ©veloppement de la scĂšne californienne des annĂ©es 1970 : Ă  l’instar des dessins animĂ©s de Disney ou des films de James Bond, l’histoire du rock n’est jamais aussi captivante que lorsque le personnage du mĂ©chant est particuliĂšrement rĂ©ussi. Et, en la matiĂšre, il n’est pas d’exemple plus flagrant que celui de ce groupe qui semble s’ĂȘtre Ă©chinĂ©, depuis ses dĂ©buts, Ă  prendre le contre-pied systĂ©matique que tout ce que la critique rock tend Ă  considĂ©rer comme un critĂšre de lĂ©gitimitĂ© esthĂ©tique.

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Retrouvez la chronique dans son intégralité sur section26

Matthieu Grunfeld
section26 30 mars 2019

- Eagles

Cette semaine, notre chroniqueuse Lucienne ChapĂ© fait se rencontrer musique, musiciens et littĂ©rature. Elle en profite pour chroniquer le livre d’Alexis Hache.

Écouter la chronique de Lucienne ChapĂ©

Lucienne Chapé
Sun radio // Livre comme l'air 11 mars 2019

- La face sombre des Eagles

Un livre passionnant revient sur le parcours fulgurant et tapageur du groupe californien

Tout le monde, on dit bien tout le monde, a dansĂ© une fois au moins sur Hotel California. Un hymne sensuel, irrĂ©sistible, qui envoĂ»te l’auditeur dĂšs la premiĂšre note. Trois guitares, un orgue fantĂŽme et des harmonies vocales Ă  tomber pour un monument du classic rock. Hotel California est la rĂ©ussite majeure des Eagles, une troupe de chevelus californiens dont la simple Ă©vocation continue de faire ricaner les amateurs de rock dur. Et pourtant, peu de groupes sont allĂ©s aussi loin dans la crĂ©ativitĂ©, la folie et les excĂšs que les Eagles. Le journaliste Alexis Hache en tĂ©moigne tout au long de Eagles – Life In The Fast Lane, la premiĂšre biographie en langue française consacrĂ©e Ă  la formation. Excellent conteur, Hache commence par nous balader sur Sunset Boulevard Ă  l’aube des annĂ©es 1970, au moment oĂč la vague country rock explose.

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Lisez l’article dans son intĂ©gralitĂ© sur le site de La LibertĂ©

Jean-Philippe Bernard
La Liberté 1 mars 2019

- The Eagles : une vie Ă  vitesse grand V!

« Eagles, Desperado, On The Border, One of These, Hotel California, The Long Run
 Ces albums pop rock plein d’énergie folk auront marquĂ© Ă  jamais les jeunes gĂ©nĂ©rations, des 70’s Ă  nos jours.

« Nous n’avions pas dans l’idĂ©e de devenir un groupe pour l’éternitĂ©. Nous voulions ĂȘtre un groupe de notre Ă©poque. Mais parfois si vous ĂȘtes assez bon pour ĂȘtre un groupe de votre Ă©poque, vous devenez un groupe pour l’éternitĂ© ». Glenn Frey

L’ouvrage dĂ©bute le soir du 31 juillet 1980, Ă  la Long Beach Arena, Californie. Tandis que les Eagles sont sur scĂšne, le chanteur guitariste Glenn Frey lance au guitariste soliste Don Felder : » Va te faire foutre, dĂšs que le concert est fini, je te casse la gueule ». Ce dernier rĂ©torque : « J’ai hĂąte » . Des engueulades entre Don Felder et Glenn Frey, il y en a eu entre les conflits d’égo de chacun et la pression monumentale que le groupe subit depuis l’ascension au sommet de la gloire. Mais ce soir, c’en est bien fini. FormĂ© en Californie en 1971, The Eagles dont les ventes d’albums se comptent par dizaines de millions, reste aujourd’hui parmi les plus grands noms du pop rock du 20eme siĂšcle. Chef de file du country folk, le quintet rencontre trĂšs le succĂšs avec son premier album Ă©ponyme et s’impose avec un titre iconique: » Take it Easy ». Avec l’arrivĂ©e de Joe Walsh en 1974, les Eagles opĂšrent alors un changement radical avec un nouveau son pop rock qui qui les mĂšnera au sommet et Ă  la gloire grĂące Ă  un album phare « HĂŽtel California ». Avec cinq singles numĂ©ro un, 14 succĂšs dans le Top 40 et quatre albums numĂ©ro un, les Eagles sont l’un des plus grands groupe amĂ©ricains des annĂ©es 1970. En quarante ans de carriĂšre, leur compilation « Greatest Hits (1971-1975) » et « Hotel California » se classent parmi les dix albums les plus vendus Ă  travers le monde. La popularitĂ© de Long Road Out of Eden sorti en 2007 dĂ©montre que malgrĂš des hauts et des bas, les musiciens ont franchi le cap des annĂ©es 2000.

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Dans ce livre le journaliste Alexis Hache revient avec moult dĂ©tails sur l’ensemble de leur riche carriĂšre jusqu’à la disparition de Glenn Frey en 2016. A lire et Ă  relire sans modĂ©ration avant le 26 mai prochain, date Ă  laquelle Don Henley, Joe Walsh et Timothy B. Schmit, Deacon Frey et Vince Gill se produiront au Sportpaleis d’Anvers, en Belgique. Qu’on se le dise.

Retrouvez la chronique intégrale sur Toute la culture

Jean-Christophe Mary
Toute la culture 3 mars 2019

- Dans les couloirs d'"Hotel Californie"

L’inusable tube des Eagles, superstars de la scĂšne folk-rock des annĂ©es 70 repartis cette annĂ©e en tournĂ©e, livre ses derniers secrets dans une passionnante monographie. OĂč le rĂȘve californien est vu de l’intĂ©rieur, rideaux tirĂ©s.

« Welcome to the Hotel California / Such a lovely place, such a lovely place 
 » Les dĂ©cennies passent et ce slow des Eagles n’a pas eu le temps de prendre la poussiĂšre depuis 1976. Sur les ondes radios, dans les mariages ou dans des B.O., ce classique du soft-rock californien s’est calĂ© moelleusement dans la mĂ©moire collective. Leur Greatest Hits 1971-1975, dont est absent le fameux “Hotel California”, est devenu, l’étĂ© 2018, l’album le plus vendu de tous les temps aux États-Unis, devant Thriller de Michael Jackson. Les Eagles reprennent donc confiants la route cette annĂ©e, fraĂźchement reformĂ©s en 2017, un an aprĂšs la mort du chanteur, guitariste et claviĂ©riste Glenn Frey, Ă  67 ans, sans que la nouvelle ne fasse l’objet des habituels RIP collectifs. Car les Eagles sont des lĂ©gendes aux contours flous. Le journaliste Alexis Hache rectifie donc le tir dĂšs maintenant avec Eagles, Life in the Fast Lane, la premiĂšre monographie en français du groupe. On y apprend que le tube “Hotel California” et son fameux solo vibrant est nĂ© sous les doigts du guitariste Don Felder, les yeux perdus dans le fond de sa piscine de Malibu. HabituĂ© Ă  voir ses idĂ©es Ă©vincĂ©es, il avait osĂ© faire Ă©couter ses pistes au reste du groupe dans un ranch californien, oĂč l’on avait dĂ©cidĂ© d’attribuer le titre de “Mexican Reggae” Ă  ce qui deviendrait plus tard une allĂ©gorie du rĂȘve californien. Les 6,5 minutes de la chanson “Hotel California” sont narrĂ©es par Don Henley qui, depuis une route sombre, nous mĂšne jusqu’à un hĂŽtel d’oĂč il Ă©numĂšre les excĂšs, les coupettes qui dĂ©bordent et les clichĂ©s. Le titre « a Ă©tĂ© condamnĂ© par les EvangĂ©listes, et on nous a accusĂ©s de toutes sortes de trucs dingues, comme par exemple d’ĂȘtre membres de l’église de Satan », s’étonne encore Don Henley. Si certains pensent que le Chateau Marmont, cĂ©lĂšbre hĂŽtel de Los Angeles frĂ©quentĂ© par tout le gotha rock, est au coeur de la chanson, les intĂ©ressĂ©s rĂ©vĂšlent que leur modĂšle a Ă©tĂ© le Beverly Hills Hotel, qui illustre la pochette de l’album. Les paroles se terminent sur ce mystĂšre « Nous sommes programmĂ©s pour recevoir / Vous pouvez faire le check out Ă  tout moment / Mais vous ne pouvez jamais partir », comme un prĂ©sage de ce titre sur lequel une partie de l’humanitĂ© est restĂ©e bloquĂ©e.

Charline Lecarpentier
Marie-Claire février 2019