Eagles - Nouvelle édition
Life in the Fast Lane
Le journaliste musical Alexis Hache revient sur le parcours tantĂŽt idyllique, tantĂŽt chaotique dâun des groupes les plus importants des annĂ©es soixante-dix, pour la premiĂšre biographie en français du groupe.
1976. Les Eagles rĂšgnent sur les charts. En fĂ©vrier sort Their Greatest Hits (1971-1975) qui reste Ă ce jour lâalbum le plus vendu aux Ătats-Unis (38 millions de copies Ă©coulĂ©es) ; le 8 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, Hotel California dĂ©barque dans les bacs et la chanson titre envahit les ondes du monde entier. Entre morceaux dâanthologie, tensions et vies dĂ©bridĂ©es, les Eagles marquent alors lâhistoire de la musique amĂ©ricaine des annĂ©es 1970. Cinquante ans plus tard, ils continuent de remplir les salles. Un succĂšs planĂ©taire qui doit beaucoup Ă la dĂ©termination de Glenn Frey et Don Henley, songwriters Ă©mĂ©rites convaincus que le country rock de leurs dĂ©buts pouvait les rendre cĂ©lĂšbres. Eagles, Life in the Fast Lane retrace le parcours du groupe qui a retranscrit, peut-ĂȘtre mieux que quiconque, le californian way of life au grĂ© dâalbums et de morceaux restĂ©s cĂ©lĂšbres.
Revue de presse
- Eagles : un mĂ©lange de gĂ©nie musical et dâegos surdimensionnĂ©s Jean-Christophe Mary WeCulte 20 mars 2026
- Eagles, gloire du rock 70's Sylvain Bonnet Boojum l'animal littéraire 25 avril 2019
- Les essentiels Stéphane Basset France 2 // Basique 6 mars 2019
- Eagles - Life In The Fast Lane Matthieu Grunfeld section26 30 mars 2019
- Eagles Lucienne Chapé Sun radio // Livre comme l'air 11 mars 2019
- La face sombre des Eagles Jean-Philippe Bernard La Liberté 1 mars 2019
- The Eagles : une vie Ă vitesse grand V! Jean-Christophe Mary Toute la culture 3 mars 2019
- Dans les couloirs d'"Hotel Californie" Charline Lecarpentier Marie-Claire février 2019
âHotel Californiaâ, câĂ©tait il y a dĂ©jĂ 50 ans. Le journaliste musical Alexis Hache revient sur lâhistoire de ce tube et sur la carriĂšre des Eagles dans DĂ©cibels.
Ă lâoccasion des 50 ans de la sortie du tube planĂ©taire Hotel California, Alexis Hache sort un livre sur les Eagles : âJâĂ©tais journaliste sportif. Je reste journaliste musicale pour Les Inrocks en pige et Ă cĂŽtĂ© jâai un autre travail dans la communication. (âŠ) Lâenvie est venue dâĂ©crire sur la musique version livre et pour moi les Eagles se sont imposĂ©s parce quâil nây avait pas de livre sur les Eagles en langue française.â
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Entre country rock, harmonies vocales parfaites, tubes planĂ©taires et rivalitĂ©s explosives, les Eagles ont incarnĂ© lâĂąge dâor du rock amĂ©ricain des annĂ©es 1970. Dans Life in the Fast Lane, le journaliste Alexis Hache raconte lâascension fulgurante et les fractures internes dâun groupe mythique menĂ© par Glenn Frey et Don Henley. Une plongĂ©e documentĂ©e dans les coulisses dâune lĂ©gende du rock, marquĂ©e par les triomphes de Hotel California et de Their Greatest Hits (1971â1975).
Le livre sâouvre sur une scĂšne irrĂ©elle, digne dâun western. Le 31 juillet 1980, lors dâun concert Ă Long Beach en Californie, la tension atteint son point de rupture entre les guitaristes Glenn Frey et Don Felder. Les insultes fusent sur scĂšne, sous les yeux mĂ©dusĂ©s des autres musiciens. . Le chanteur et guitariste Glenn Frey glisse Ă son partenaire Don Felder : « Quand le concert sera fini, je te casse la gueule ». RĂ©ponse glaciale du guitariste :« Jâai hĂąte ».
Cette scĂšne hallucinante ouvre le premier chapitre, Life in the Fast Lane, Surely Makes You Lose Your MindâŠ, et rĂ©sume Ă elle seule lâhistoire du groupe : un mĂ©lange explosif de gĂ©nie musical, de succĂšs colossal⊠et dâegos surdimensionnĂ©s.
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Le journaliste, lâindĂ©fendable et un slow ratĂ©
Consultant le jour et journaliste rock la nuit : câest ainsi quâAlexis Hache mĂšne sa double vie, travaillant aux Inrockuptibles et Ă New Noise pour la partie qui nous intĂ©resse. Il livre pour Les mots et le reste un ouvrage sur les Eagles, groupe phare des annĂ©es 70 mĂ©prisĂ© par la critique rock. Aujourdâhui que certaines guerres du rock sont terminĂ©es (et le rock aussi par la mĂȘme occasion mais câest une autre histoire), ce livre constitue une occasion de revenir sur le parcours de ce groupe « indĂ©fendable » (mais voilĂ lâauteur de ces lignes a rĂȘvĂ© de danser sur Hotel California avec une fille magnifique alors quâil avait 16 ans, ça ne sâoublie pas).
Un des groupes inventeurs du country rock
Quoiquâon en pense, les Eagles incarnent un moment du rock, celui oĂč les sonoritĂ©s de la country viennent lâirriguer. Les premiers tubes du groupe (Take it easy) vont sur un terrain autrefois dĂ©frichĂ© par les Byrds (avec lâalbum Sweetheart of the Rodeo) et Gram Parsons. RepĂ©rĂ©s par David Geffen qui les signe sur son label Asylum, la bande de Don Henley et Glenn Frey va incarner aux yeux du grand public le « Country rock », avec deux premiers albums trĂšs bien produits par Glyn Johns (lâhomme Ă qui on doit Whoâs next des Who). Mais voilĂ , les Eagles rĂȘvent dâautre chose : ils veulent devenir un des mastodontes du rock, de faire partie de cette jet set privilĂ©giĂ©e, avec les groupies, les drogues et lâalcool. A la lecture de ce livre, on reste impressionnĂ© par la sĂ©rie des concerts quâils enchaĂźnent durant les 70âs. Quelle Ă©nergie ! Au prix de quelques remaniements de personnelâŠ
Gloire et déclin
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Basique, le coup de projecteur sur lâactualitĂ© musicale de France 2 vous recommande la lecture de Eagles.
LâĂ©tonnante vĂ©ritĂ© a resurgi le 18 janvier 2016, au moment du dĂ©cĂšs de Glenn Frey. A longueur de posts, sur des rĂ©seaux sociaux pourtant prompts Ă cĂ©lĂ©brer Ă titre posthume les figures musicales les plus secondaires pour mieux Ă©taler leurs R.I.P.âs Ă lâair libre, ne sâaffichaient quasiment que proclamations hostiles et dĂ©clarations de dĂ©testation ostentatoire. On ne pouvait manquer dâĂȘtre surpris en constatant Ă quel point il semblait toujours aussi cool de tĂ©moigner publiquement, en plein XXI^Ăšme^ siĂšcle, dâun rejet radical des crĂ©ateurs dâHotel California. Un tel dĂ©goĂ»t, en effet, ne permet mĂȘme plus depuis bien longtemps â si tant est que cette possibilitĂ© ait jamais existĂ© â de recueillir les bĂ©nĂ©fices symboliques associĂ©s aux prises de position outrageusement distinctives et paradoxales, celles qui accompagnent communĂ©ment lâexercice dĂ©sormais ritualisĂ© et convenu consistant Ă exploser Ă coup de grenades rhĂ©toriques les vaches sacrĂ©es. Disserter sur un ton pĂ©remptoire Ă propos de la nullitĂ© absolue des Beatles, pourquoi pas ? Lâart du contre-pied peut encore amuser quand il demeure teintĂ© dâaudace et quâil nâest pas systĂ©matique. Pour ce qui est des Eagles en revanche, le consensus est depuis trop longtemps gravĂ© dans le marbre des certitudes officielles pour que lâopĂ©ration de dĂ©molition prĂ©sente le moindre intĂ©rĂȘt.
Tous leurs concurrents de lâĂ©poque ou presque, Ă commencer par Fleetwood Mac, ont bĂ©nĂ©ficiĂ©, Ă un moment ou Ă un autre, de remises de peine aprĂšs avoir Ă©tĂ© lourdement â et parfois lĂ©gitimement â condamnĂ©s par les tribunaux du punk et de la new-wave. Tous les couteaux plus ou moins nĂ©gligeables du country-rock, des seconds aux quatorziĂšmes, font dĂ©sormais lâobjet de cultes plus ou moins vivaces et dâexhumations passionnĂ©es. Mais, pour Frey, Henley et leurs camarades, le verdict demeure implacable. Tant et si bien que, par curiositĂ©, on a fini par sâintĂ©resser de plus prĂšs Ă ce groupe, lâun des plus vendeurs et les plus dĂ©testĂ©s de tous les temps, et par se demander ce quâil pouvait bien avoir de si particulier pour que le mĂ©pris haineux Ă son Ă©gard persiste au-delĂ mĂȘme de sa disparition.
Lâouvrage quâAlexis Hache lui consacre permet sans doute de lever une partie de ce mystĂšre. Biographie de facture classique, Eagles â Life In The Fast Lane sâappuie sur une sĂ©lection pertinente des sources dĂ©jĂ existantes pour retracer la conquĂȘte de la Californie et du monde par les anti-hĂ©ros du classic-rock. LâĂ©vocation rigoureuse des principales Ă©tapes et des jalons discographiques de ce parcours linĂ©aire vers le succĂšs universel est Ă©maillĂ©e de citations, souvent extraites et traduites de lâexcellent documentaire dâAlison Ellwood, History Of The Eagles (2013) dont on ne saurait que trop conseiller le visionnage. Et, quelque soit le point de vue quâon puisse avoir sur la musique et ses qualitĂ©s, cette premiĂšre somme en français confirme bien ce que Barney Hoskyns laissait entendre dans le remarquable Hotel California, essai consacrĂ© au dĂ©veloppement de la scĂšne californienne des annĂ©es 1970 : Ă lâinstar des dessins animĂ©s de Disney ou des films de James Bond, lâhistoire du rock nâest jamais aussi captivante que lorsque le personnage du mĂ©chant est particuliĂšrement rĂ©ussi. Et, en la matiĂšre, il nâest pas dâexemple plus flagrant que celui de ce groupe qui semble sâĂȘtre Ă©chinĂ©, depuis ses dĂ©buts, Ă prendre le contre-pied systĂ©matique que tout ce que la critique rock tend Ă considĂ©rer comme un critĂšre de lĂ©gitimitĂ© esthĂ©tique.
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Cette semaine, notre chroniqueuse Lucienne ChapĂ© fait se rencontrer musique, musiciens et littĂ©rature. Elle en profite pour chroniquer le livre dâAlexis Hache.
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Un livre passionnant revient sur le parcours fulgurant et tapageur du groupe californien
Tout le monde, on dit bien tout le monde, a dansĂ© une fois au moins sur Hotel California. Un hymne sensuel, irrĂ©sistible, qui envoĂ»te lâauditeur dĂšs la premiĂšre note. Trois guitares, un orgue fantĂŽme et des harmonies vocales Ă tomber pour un monument du classic rock. Hotel California est la rĂ©ussite majeure des Eagles, une troupe de chevelus californiens dont la simple Ă©vocation continue de faire ricaner les amateurs de rock dur. Et pourtant, peu de groupes sont allĂ©s aussi loin dans la crĂ©ativitĂ©, la folie et les excĂšs que les Eagles. Le journaliste Alexis Hache en tĂ©moigne tout au long de Eagles â Life In The Fast Lane, la premiĂšre biographie en langue française consacrĂ©e Ă la formation. Excellent conteur, Hache commence par nous balader sur Sunset Boulevard Ă lâaube des annĂ©es 1970, au moment oĂč la vague country rock explose.
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« Eagles, Desperado, On The Border, One of These, Hotel California, The Long Run⊠Ces albums pop rock plein dâĂ©nergie folk auront marquĂ© Ă jamais les jeunes gĂ©nĂ©rations, des 70âs Ă nos jours.
« Nous nâavions pas dans lâidĂ©e de devenir un groupe pour lâĂ©ternitĂ©. Nous voulions ĂȘtre un groupe de notre Ă©poque. Mais parfois si vous ĂȘtes assez bon pour ĂȘtre un groupe de votre Ă©poque, vous devenez un groupe pour lâĂ©ternitĂ© ». Glenn Frey
Lâouvrage dĂ©bute le soir du 31 juillet 1980, Ă la Long Beach Arena, Californie. Tandis que les Eagles sont sur scĂšne, le chanteur guitariste Glenn Frey lance au guitariste soliste Don Felder : » Va te faire foutre, dĂšs que le concert est fini, je te casse la gueule ». Ce dernier rĂ©torque : « Jâai hĂąte »âŠ. Des engueulades entre Don Felder et Glenn Frey, il y en a eu entre les conflits dâĂ©go de chacun et la pression monumentale que le groupe subit depuis lâascension au sommet de la gloire. Mais ce soir, câen est bien fini. FormĂ© en Californie en 1971, The Eagles dont les ventes dâalbums se comptent par dizaines de millions, reste aujourdâhui parmi les plus grands noms du pop rock du 20eme siĂšcle. Chef de file du country folk, le quintet rencontre trĂšs le succĂšs avec son premier album Ă©ponyme et sâimpose avec un titre iconique: » Take it Easy ». Avec lâarrivĂ©e de Joe Walsh en 1974, les Eagles opĂšrent alors un changement radical avec un nouveau son pop rock qui qui les mĂšnera au sommet et Ă la gloire grĂące Ă un album phare « HĂŽtel California ». Avec cinq singles numĂ©ro un, 14 succĂšs dans le Top 40 et quatre albums numĂ©ro un, les Eagles sont lâun des plus grands groupe amĂ©ricains des annĂ©es 1970. En quarante ans de carriĂšre, leur compilation « Greatest Hits (1971-1975) » et « Hotel California » se classent parmi les dix albums les plus vendus Ă travers le monde. La popularitĂ© de Long Road Out of Eden sorti en 2007 dĂ©montre que malgrĂš des hauts et des bas, les musiciens ont franchi le cap des annĂ©es 2000.
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Dans ce livre le journaliste Alexis Hache revient avec moult dĂ©tails sur lâensemble de leur riche carriĂšre jusquâĂ la disparition de Glenn Frey en 2016. A lire et Ă relire sans modĂ©ration avant le 26 mai prochain, date Ă laquelle Don Henley, Joe Walsh et Timothy B. Schmit, Deacon Frey et Vince Gill se produiront au Sportpaleis dâAnvers, en Belgique. Quâon se le dise.
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Lâinusable tube des Eagles, superstars de la scĂšne folk-rock des annĂ©es 70 repartis cette annĂ©e en tournĂ©e, livre ses derniers secrets dans une passionnante monographie. OĂč le rĂȘve californien est vu de lâintĂ©rieur, rideaux tirĂ©s.
« Welcome to the Hotel California / Such a lovely place, such a lovely place ⊠» Les dĂ©cennies passent et ce slow des Eagles nâa pas eu le temps de prendre la poussiĂšre depuis 1976. Sur les ondes radios, dans les mariages ou dans des B.O., ce classique du soft-rock californien sâest calĂ© moelleusement dans la mĂ©moire collective. Leur Greatest Hits 1971-1975, dont est absent le fameux âHotel Californiaâ, est devenu, lâĂ©tĂ© 2018, lâalbum le plus vendu de tous les temps aux Ătats-Unis, devant Thriller de Michael Jackson. Les Eagles reprennent donc confiants la route cette annĂ©e, fraĂźchement reformĂ©s en 2017, un an aprĂšs la mort du chanteur, guitariste et claviĂ©riste Glenn Frey, Ă 67 ans, sans que la nouvelle ne fasse lâobjet des habituels RIP collectifs. Car les Eagles sont des lĂ©gendes aux contours flous. Le journaliste Alexis Hache rectifie donc le tir dĂšs maintenant avec Eagles, Life in the Fast Lane, la premiĂšre monographie en français du groupe. On y apprend que le tube âHotel Californiaâ et son fameux solo vibrant est nĂ© sous les doigts du guitariste Don Felder, les yeux perdus dans le fond de sa piscine de Malibu. HabituĂ© Ă voir ses idĂ©es Ă©vincĂ©es, il avait osĂ© faire Ă©couter ses pistes au reste du groupe dans un ranch californien, oĂč lâon avait dĂ©cidĂ© dâattribuer le titre de âMexican Reggaeâ Ă ce qui deviendrait plus tard une allĂ©gorie du rĂȘve californien. Les 6,5 minutes de la chanson âHotel Californiaâ sont narrĂ©es par Don Henley qui, depuis une route sombre, nous mĂšne jusquâĂ un hĂŽtel dâoĂč il Ă©numĂšre les excĂšs, les coupettes qui dĂ©bordent et les clichĂ©s. Le titre « a Ă©tĂ© condamnĂ© par les EvangĂ©listes, et on nous a accusĂ©s de toutes sortes de trucs dingues, comme par exemple dâĂȘtre membres de lâĂ©glise de Satan », sâĂ©tonne encore Don Henley. Si certains pensent que le Chateau Marmont, cĂ©lĂšbre hĂŽtel de Los Angeles frĂ©quentĂ© par tout le gotha rock, est au coeur de la chanson, les intĂ©ressĂ©s rĂ©vĂšlent que leur modĂšle a Ă©tĂ© le Beverly Hills Hotel, qui illustre la pochette de lâalbum. Les paroles se terminent sur ce mystĂšre « Nous sommes programmĂ©s pour recevoir / Vous pouvez faire le check out Ă tout moment / Mais vous ne pouvez jamais partir », comme un prĂ©sage de ce titre sur lequel une partie de lâhumanitĂ© est restĂ©e bloquĂ©e.