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Parution : 18/02/2021
ISBN : 9782361397128
288 pages (148 x 210)

Deep Purple - Nouvelle édition

Rhapsody In Rock

Au delĂ  de la simple Ă©rudition et de la qualitĂ© de la langue de Cabot, on remarquera une capacitĂ© Ă  saisir l’esprit d’un groupe et la dynamique musicale globale du Deep Purple des annĂ©es 60 et 70.

Metalchroniques.fr

L’histoire de Deep Purple est riche et mouvementĂ©e, comme l’est souvent celle d’un groupe Ă  la durĂ©e de vie exemplaire : conflits d’intĂ©rĂȘts et querelles d’égo, dĂ©parts, retours, sĂ©parations, trahisons. Cette aventure a des allures de roman-feuilleton dont l’inconscient collectif et l’histoire du rock ne retiendront que les pages les plus glorieuses. À ses dĂ©buts en 1968, Deep Purple se fond dans le paysage rock, s’essayant aux musiques tendances pour chercher sa voie. Ce n’est qu’à partir de l’album In Rock que la lĂ©gende se met en marche. Dauphin de Led Zeppelin qui, avec Black Sabbath, a ouvert les portes du hard-rock, Deep Purple devient un des groupes miraculeux des annĂ©es soixante-dix et Ritchie Blackmore une icĂŽne emblĂ©matique. Trop longtemps rĂ©duit Ă  sa formation la plus cĂ©lĂšbre, la distance historique et le recul critique permettent Ă  Jean-Sylvain Cabot d’explorer l’ensemble du parcours de Deep Purple et de réévaluer certaines de ses Ă©tapes cruciales. À travers les multiples incarnations du groupe et l’analyse de ses albums, l’auteur nous livre une chronique pointue de l’évolution d’un des groupes les plus emblĂ©matiques de l’histoire du rock.

Revue de presse

- Deep Purple Paule Martigny Blog des arts 1 avril 2021
- Deep Purple Thierry de Fages Le blog de Phaco 15 mars 2021
Deep purple « Rhapsody in rock » Jean Christophe Mary Tute la Culture 10/03/2014
Baptiste Metalchroniques.fr 25 octobre 2013
Deep Purple : pas de fumée sans eux ! Alexandre Carini Nice Matin 30 septembre 2013
Raymond Sérini Nouvelle Vague 18 septembre 2013
Luc B. Deblocnot' 06 septembre 2013
Rockoscopie David Taugis JudaĂŻques FM 1 septembre 2013
À lire : Deep Purple... Le Brise Glace 22 aoĂ»t 2013

- Deep Purple

Jean-Sylvain Cabot a Ă©tĂ© journaliste pour Rock & Folk entre 1980 et 1985. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux Ă©ditions Le Mot et le Reste. Jean-Sylvain Cabot raconte la saga Deep Purple, un des groupes les plus illustres des seventies, et s’attache Ă  revenir sur pas mal d’idĂ©es reçues. « Trop souvent sous-Ă©valuĂ© par rapport Ă  Les Zeppelin, frappĂ© d’ostracisme par une certaine presse, Deep Purple mĂ©rite mieux que les Ă©tiquettes simplificatrices dont on l’a toujours affublĂ© comme ce titre de « groupe fondateur emblĂ©matique du hard rock », lequel en soi n’est pas dĂ©shonorant mais se rĂ©vĂšle inexact au regard de son Ă©volution, mĂȘme si c’est par le biais de ce genre musical, et d’un tube, « Smoke On The Water », que le groupe doit sa cĂ©lĂ©britĂ©. » Des dĂ©buts pop aux tournĂ©es de reformation, des tentatives de mariage avec la musique classique aux colĂšres de Richie Blackmore. Jean-Sylvain Cabot raconte l’histoire de ce groupe brillant, symbole d’une Ă©poque dĂ©mesurĂ©e : concerts Ă©piques, conflits d’intĂ©rĂȘts et querelles d’ego, Ă©phĂ©mĂšres tentations funk ou progressives, avec pour repĂšres l’orgue Hammond de Jon Lord et la batterie de Ian Paice. L’ensemble est complĂ©tĂ© par une impressionnante discographie, dont chaque titre est commentĂ© en dĂ©tail. Avec des repĂšres chronologiques et des sources.

Une chronique Ă  retrouver sur le Blog des arts

Paule Martigny
Blog des arts 1 avril 2021

- Deep Purple

Dans Deep Purple Rhapsody in rock le journaliste Jean-Sylvain Cabot propose une intĂ©ressante analyse d’un groupe culte, Ă  la fois encensĂ© et mĂ©sestimĂ©.
[
] Dans cet ouvrage de prĂšs de 280 pages cet ex-journaliste de Rock & Folk, auteur de The Who, Getting in Tune (2017) dĂ©cortique chaque opus du Pourpre profond, du nĂ©andertalien The Book of Taliesyn (1968) au rĂ©cent Whoosh ! (2020). En oute, l’auteur nous propose une copieuse et solide mine d’informations sur les membres du groupe – de leur style musical aux relations personnelles -, sur leurs disques live – une spĂ©cialitĂ© chez Deep Purple avec des albums mythiques comme Made in Japan (1972) ou Made in Europe (1976) ! – et sur tout ce qui touche de prĂšs ou de loin la galaxie Deep Purple (Rainbow, Tommy Bolin, Glenn Hugues, Steve Morse, Jon Lord
) Dans Deep Purple Rhapsody in rock l’auteur fait particuliĂšrement bien ressortir la modernitĂ© piquante et le caractĂšre expĂ©rimental et novateur de cette formation, qui souvent n’échappa pas Ă  de violentes critiques.
[
]

La chronique est à retrouver en intégralité sur Le blog de phaco

Thierry de Fages
Le blog de Phaco 15 mars 2021

Deep purple « Rhapsody in rock »

Du milieu des 60’s au dĂ©but des 70’s, l’époque bĂ©nie du rock. Cream, Blue Cher et Hendrix fusionnent rock psychĂ©dĂ©lique, blues rock, acid rock. Aux cotĂ© de Black Sabbath et Led Zeppelin, les Deep Purple reprennent les ingrĂ©dients, durcissent le ton et inventent le hard rock, mixture de blues Ă©pais, lourd et de rock Ă  la fois puissant, crade et mĂ©lodique.

Tout dĂ©marre en 1968 lorsque Ian Paice (batterie), Ritchie Blackmore (guitare) et Jon Lord (claviers) et Rod Evans (chant) s’enferment dans une maison Ă  la campagne au Nord de Londres. Ils jouent alors une pop psychĂ©dĂ©lique, orgue bien en avant, avec dĂ©jĂ , un son trĂšs lourd. De cette pĂ©riode, beaucoup de reprises parmi lesquelles notamment « Kentucky Woman « de Neil Diamond et le « Hey Joe » de Hendrix sur lesquelles ils façonnent leur son. Mais c’est l‘annĂ©e suivante, avec l’arrivĂ©e de Ian Guillan (chant)et Roger Glover (basse) que les choses sĂ©rieuses commencent. DĂšs lors, avec cette voix blues qui passe des notes basses aux hurlements stridents, ces guitares aux riffs Ă©pais et agressifs et un Ian Paice qui charpente le tout, la formule est dĂ©sormais la bonne. Du moins c’est celle que retiendra l’histoire. De cette pĂ©riode, trois albums majeurs : « Deep Purple In Rock » et « Machine Head » ainsi que le cĂ©lĂšbre « Made in Japan » et une flopĂ©e de titres cultes « Child In Town, Highway Star, Fireball et Smoke On the water. Deep Purple a changĂ© les rĂšgles du jeu. Le combo dynamite les canons du rock, lui insuffle les harmonies de la musique baroque de J.S.Bach pour devenir ce hard rock Ă  la fois violent et mĂ©lodique. Cheveux longs, fringues hippies et crasseuses, Deep Purple invente aussi l’image du hard rock. En 1973, l’arrivĂ©e de David Coverdale (chant) et Glenn Hughes (basse) donnent une orientation plus blues et plus funk avec les fameux « Burn » « Stormbringer » en 1974. Au sommet de son art, Deep Purple rempli des stades et vend des millions d’albums. L’aventure s’arrĂȘtera brutalement en 1975 puis reprendra au milieu des annĂ©es 80 jusqu’au dĂ©part de Jon Lord. Cet ouvrage trĂšs bien documentĂ© vous raconte tout, disque par disque, des dĂ©buts pop aux tournĂ©es de reformations, la musicalitĂ© de Jon Lord, les frasques de Ritchie Blackmore, la rythmique efficace d’un Ian Paice. CĂŽtĂ© instrumentistes d’ailleurs, si on cite souvent Keith Moon ou John Bonham comme batteurs de rĂ©fĂ©rences des 70’s, on oublie trop souvent de mentionner Ian Paice. Savourez ces 265 pages en montant le son sur « Burn » , Might Just Take Your Life » ou le torride « Smoke On The Water ». Un pur rĂ©gal.

Deep Purple – Toute la Culture

Jean Christophe Mary
Tute la Culture 10/03/2014

On ne saurait trop dire que la biographie de Deep Purple par Jean-Sylvain Cabot, intitulĂ©e Deep Purple. Rhapsody in Rock et parue chez l’éditeur Le mot et le reste est bienvenue. D’abord car c’est la premiĂšre en français : le groupe d’Ian Gillan et Roger Glover n’avait jamais fait l’objet d’une biographie dans la langue de MoliĂšre alors que celles de Led Zeppelin ou Black Sabbath (pour Ă©voquer des groupes au profil proche) ne manquent pas. Mais aussi car il y a toujours une actualitĂ© de Deep Purple, qui a repris la route aprĂšs avoir sorti un excellent dernier album, Now What ?!. Donc l’accueil ne peut ĂȘtre que bon.

Il sera d’autant meilleur que l’ouvrage est de qualitĂ©. Jean-Sylvain Cabot est un ancien journaliste de Rock&Folk dans les annĂ©es 80, mais aussi l’auteur de deux ouvrages chez le mĂȘme Ă©diteur sur les plus importants disques du mĂ©tal et du hard rock. Il connaĂźt son affaire et tout particuliĂšrement le hard rock et le heavy metal des annĂ©es 70. Cela donne une biographie trĂšs maĂźtrisĂ©e, ne nĂ©gligeant aucune des pĂ©riodes du groupe, notamment l’époque du Mark I, qu’il rĂ©habilite d’une certaine maniĂšre, Ă  travers une analyse fouillĂ©e et empathique que l’on retrouve dans la partie « discographie » du livre. De mĂȘme on lira avec intĂ©rĂȘt l’explication du rĂŽle important du fameux Concerto For Group And Orchestra (1970) dont Cabot fait remarquer le caractĂšre plus qu’honorable d’un point de vue musical et le succĂšs, notamment en terme d’écho mĂ©diatique, de l’album pour le groupe.

Saisir l’esprit d’un groupe et son itinĂ©raire musical

Au delĂ  de la simple Ă©rudition et de la qualitĂ© de la langue de Cabot, on remarquera une capacitĂ© Ă  saisir l’esprit d’un groupe et la dynamique musicale globale du Deep Purple des annĂ©es 60 et 70. Cette dynamique est une dynamique marquĂ©e par les scansions, les tensions, les ruptures, les crises et les redĂ©marrages. Et ce Ă  un rythme trĂšs soutenu. Les line-up Mark I, II, III et IV se succĂšdent en l’espace de huit ans, les musiciens vont et viennent, l’apogĂ©e succĂ©dant au marasme et donnant souvent lieu Ă  des explosions de rancƓur voyant l’éviction de Rod Evans puis de Roger Glover et de Gillan, le dĂ©part volontaire de Blackmore pour finir dans le split dĂ©cidĂ© par Lord et Coverdale aprĂšs un concert catastrophique du Mark IV Ă  Liverpool en 1976.

Il est assez stupĂ©fiant de constater qu’une dynamique presque auto-destructrice ait pu accoucher d’une telle crĂ©ativitĂ©, dĂ©bouchant sur au moins trois albums essentiels : In Rock (1970), Machine Head (1972) et Burn (1974). Albums auxquels on pourrait d’ailleurs rajouter Stormbringer (1974) et Come Taste The Band (1976), que Cabot louange avec beaucoup d’à propos. Plus gĂ©nĂ©ralement le Mark III et IV du groupe plaisent particuliĂšrement Ă  Cabot, qui n’est pas loin de penser qu’il s’agit des meilleurs moments du groupe (une idĂ©e qui se dĂ©fend tout Ă  fait).

Réhabilitations

Au registre des rĂ©habilitations, on lira avec plaisir les lignes sur le mal-aimĂ© Slave and Masters (1990), qui Ă©tait le disque prĂ©fĂ©rĂ© de la reformation par Blackmore, un point sur lequel l’auteur s’accorde presque avec le guitariste. De mĂȘme, l’époque Steve Morse est bien prĂ©sentĂ©e et l’analyse sur le fameux Perpendicular (1996) trĂšs judicieuse.

Il est dommageable que quelque coquilles parsĂšment la deuxiĂšme partie du livre, Cabot s’obstinant Ă  vouloir faire de « Knockin’ At Your Back Door » le single de Perfect Strangers (1984) et de House Of The Blue Light (1986). Cela ne serait pas bien grave si l’époque des annĂ©es 80 ne faisait l’objet des nĂ©gligences de Jean-Sylvain Cabot, qui ne semble pas apprĂ©cier gĂ©nĂ©ralement cette pĂ©riode. D’oĂč des imprĂ©cisions dommageables : Perfect Strangers n’est en rien un disque teintĂ© d’AOR (p. 211), mais plutĂŽt un disque trĂšs (trop) classique du groupe. C’est le disque suivant qui verra le groupe verser dans cette direction.

De quoi sursauter

C’est surtout le point de vue de Cabot sur Machine Head qui fera sursauter. L’auteur en fait un disque totalement surestimĂ©, et ce non pour choquer (p. 186), mais avec des arguments qui se veulent solides. Au delĂ  de la question des goĂ»ts personnels – qui font dire Ă  Cabot que « Never Before » est « mĂ©diocre » –, il y a l’argument clĂ© avancĂ© : le succĂšs de Machine Head est en fait rĂ©troactif. Il serait dĂ» tout d’abord aux qualitĂ©s du live de la tournĂ©e, le fameux Made In Japan, qualitĂ©s qui auraient Ă©tĂ© indĂ»ment Ă©tendues au disque studio. Par ailleurs, la rĂ©putation du disque aurait Ă©tĂ© aussi construite Ă  partir de « Smoke On The Water », une chanson qui dĂ©plaĂźt Ă  l’auteur, qui la rĂ©duit injustement Ă  son lĂ©gendaire riff.

À mon avis les raisons de la notoriĂ©tĂ© du disque sont ailleurs. Si les annĂ©es 70 raffolaient des lives notamment dans leurs aspects les plus outranciers, il est aujourd’hui bien plus facile d’aborder par exemple « Space Truckin’ » Ă  partir de Machine Head que par Made In Japan (sur lequel il totalise presque 20 minutes). De mĂȘme pour « Lazy » ou « Smoke On The Water ». Car certains gimmicks du live n’ont pas survĂ©cu aux annĂ©es 80. Par ailleurs la qualitĂ© de la production de Martin Birch, injustement dĂ©criĂ©e par Cabot, rend tout Ă  fait justice au disque, quarante ans aprĂšs sa sortie. Les remixes de 1997 de Roger Glover, contestĂ©s du fait des changements des solos de Blackmore notamment, parachĂšvent cette mise Ă  jour. Jean-Syvlain Cabot, qui est nĂ© en 1955, est d’une gĂ©nĂ©ration musicale oĂč Get Yer Ya Ya’s Out ou Live At Leeds Ă©taient plus prestigieux que les disques studio des Rolling Stones ou des Who. Les choses ont changĂ©.

Live et studio

Au final, Cabot insiste beaucoup sur l’importance de la qualitĂ© des lives du Pourpre profond qui en ferait un groupe de scĂšne plus que de studio : « il est regrettable, par exemple, que dans sa formation la plus cĂ©lĂšbre principalement, Deep Purple ait sacrifiĂ© les disques studios aux prestations en public, en ne voyant dans chaque album qu’une maniĂšre de renouveler son rĂ©pertoire scĂ©nique et n’ai pas dĂ©montrĂ© d’avantage d’ambition ». Il me semble que de nombreuses analyses dĂ©taillĂ©es de disque proposĂ©es par Cabot lui-mĂȘme vont Ă  l’encontre de cette remarque qui pĂȘche par une gĂ©nĂ©ralisation hĂątive Ă  partir de quatre albums (car le Mark II des annĂ©es 70 n’a enregistrĂ© que quatre disques, dont le dernier dans la douleur).

Par ailleurs, cette sentence introduit la suggestion suivante de l’auteur :

« Il leur aura peut-ĂȘtre manquĂ©, finalement, un leader qui ne soit pas “seulement” un guitariste et un showman remarquable mais aussi un compositeur Ă©mĂ©rite, un producteur et un homme de studio comme Jimmy Page ».

Au delĂ  de la comparaison somme toute convenue entre les deux groupes – que je ne chercherai pas Ă  discuter en tant que telle –, il y a ici une conception des Ă©lĂ©ments qu’il faudrait assembler pour arriver au meilleur rĂ©sultat musical : un homme, une direction, un travail en studio, etc. Cabot se fourvoie lĂ . Les recettes n’existent pas en musique, rock ou non. Deep Purple a créé dans le contraste des personnalitĂ©s et des influences, dans l’urgence et dans les volte-face. En s’inspirant d’autres modĂšles de crĂ©ation, il n’aurait sans doute pas fait mieux. Son identitĂ© rĂ©side d’ailleurs lĂ  : Ă  la croisĂ©e des qualitĂ©s musicales et des tempĂ©raments humains. À leur entrechoquement, on pourrait mĂȘme dire.

Actuellement, cette alchimie n’existe plus car tout semble bien plus calme depuis le dĂ©part de Ritchie Blackmore et l’arrivĂ©e de Steve Morse. La musique s’en ressent d’ailleurs : plus apaisĂ©e, la musique du Pourpre profond ne dĂ©voile pas les mĂȘmes qualitĂ©s que celle des annĂ©es 70, sans en ĂȘtre dĂ©nuĂ©e pour autant. Cabot fait remarquer un peu cruellement que le groupe est presque devenu son propre « tribute band » avec ses set-lists truffĂ©es de classiques et ses passages obligĂ©s. Ce n’est pas faux, mĂȘme si Gillan et les siens font un point d’honneur Ă  interprĂ©ter des morceaux rĂ©cents, sans dĂ©mĂ©riter. Cabot « plaide » pour une douce mise Ă  la retraite, l’excellent Now What ?! constituant un parfait point d’orgue Ă  une carriĂšre, certainement pas exemplaire, mais exceptionnelle. On ne peut que le suivre ici.

Ce Deep Purple, Rhapsody In Rock n’est pas qu’une plate biographie mais le livre d’un amateur, certes Ă©rudit, mais dotĂ© aussi un d’un avis trĂšs souvent pertinent. Une « pertinence » qui n’incite pas Ă  le suivre aveuglĂ©ment mais Ă  revenir encore et une fois sur un des trois piliers d’un genre qui se dirige doucement vers le demi-siĂšcle. À lire absolument.

Baptiste
Metalchroniques.fr 25 octobre 2013

Deep Purple : pas de fumée sans eux !

Ex-critique de Rock&Folk, Jean-Sylvain Cabot dissĂšque la saga de ce groupe au tube planĂ©taire : “Smoke On The Water”.

Tin-Tin-Tin, Tin-Tin-Tinlinnn ! Difficile de retranscrire un riff de guitare, mais ces accrocs-lĂ  sont tellement cĂ©lĂšbres que chacun aura sans doute les notes en tĂȘte, mĂȘme si la rĂ©daction n’est pas partition.
“Smoke On The Water”
 Le tube planĂ©taire de Deep Purple. La chanson qui a fait accĂ©der le groupe britannique au rang de formation mythique. Une envoĂ»tante volute sonore. Dans son ouvrage en forme d’expertise, Jean-Sylvain Cabot rĂ©vĂšle comment la lĂ©gende est quasiment nĂ©e d’un
 couac lors de l’enregistrement de l’album Machine Head en 1972. “Il manquait 7-8 minutes de musique pour finir l’album, et comme les musiciens de Deep Purple ne sont pas de grands compositeurs, ils n’avaient pas 50 morceaux en rĂ©serve sous le bras_, raconte l’ex-critique du magazine Rock&Folk qui rĂ©side aujourd’hui Ă  Vence. Alors le guitariste Ritchie Blackmore a proposĂ©, un peu honteusement, cette suite d’accords qu’il avait griffĂ©e en dĂ©but de session, comme ça, pour s’échauffer. Mais il ne croyait pas du tout au potentiel de ce morceau.
Une compo “bouche-trou” qui en met plein les oreilles. L’affaire aurait pu virer au naufrage. D’autant plus que les paroles du bassiste Roger Glover font rĂ©fĂ©rence Ă  l’incendie du Casino de Montreux le 3 dĂ©cembre 1971. Et Ă  cette fumĂ©e sinistre qui s’élevait au-dessus du lac LĂ©man.

Deep Purple, un phénix qui renaßt de ses cendres.
Mais la suite, on la connaĂźt : “Smoke On The Water” fut un incroyable succĂšs qui a contribuĂ© Ă  donner ses lettres de noblesse au hard-rock et Ă  en ouvrir les frontiĂšres sectaires. C’est un morceau qui atteint l’universel, comme “Stairway To Heaven” de Led Zeppelin. Il est rare qu’un groupe atteigne cette dimension avec un seul morceau, constate Jean-Sylvain Cabot, avant de mettre son bĂ©mol. “Smoke On The Water” est devenu le cauchemar des vendeurs de guitares car n’importe quel gamin qui veut s’essayer Ă  l’instrument tente de le jouer ! Pour autant, l’ouvrage exhaustif paru aux Ă©ditions Le mot et le reste entend rĂ©habiliter Deep Purple au-delĂ  de ce jackpot commercial libĂ©rateur de dopamine. Par rapport Ă  Led Zeppelin ou Black Sabbath, Deep Purple a Ă©tĂ© sous-estimĂ©. Il a popularisĂ© le hard-rock mais il a su aussi mĂȘler toutes sortes d’influences pour se renouveler au grĂ© de plusieurs formations, tel un phĂ©nix qui renaĂźt de ses cendres. Les engueulades entre Ritchie Blackmore et le chanteur Ian Gillian. Les beuveries. Le concert apocalyptique d’avril 1974 Ă  Ontario, oĂč Blackmore casse des guitares (et la gueule d’un camĂ©raman) avant de prendre la fuite avec le groupe en hĂ©lice. Deep Purple a survĂ©cu Ă  tout ça. Il n’y a pas de fumĂ©e sans eux


Alexandre Carini
Nice Matin 30 septembre 2013

Les Ă©ditions Le mot et le reste de Marseille se tournent vers le passĂ© avec le livre de Jean SĂ©bastien Cabot : Deep Purple Rhapsodie In Rock. Le groupe a fait partie du trio magique (avec Led Zeppelin et Black Sabbath) qui a imposĂ© le hard rock dans les annĂ©es soixante-dix. L’auteur arpente avec bonheur l’histoire tumultueuse de la formation et cette Ă©poque dĂ©mesurĂ©e durant laquelle la musique rock Ă©tait au centre de l’existence de millions de teenagers. Il nous prĂ©sente Ă©galement tous les albums de l’imposante discographie de Deep Purple. Le groupe existe toujours, a sorti un nouveau CD intitulĂ© Now What ?! il y a peu et continue de tourner Ă  travers le monde. Cet ouvrage rend un hommage mĂ©ritĂ© Ă  un trĂšs grand groupe de hard rock qui a marquĂ© plusieurs gĂ©nĂ©rations.

Note : 4/5

Lien vers le site de Nouvelle Vague

Raymond Sérini
Nouvelle Vague 18 septembre 2013

C’est Ă  ma connaissance le premier ouvrage consacrĂ© Ă  Deep Purple Ă©ditĂ© en français. On peut s’en Ă©tonner, quand on voit le nombre de bouquins qui ressassent l’histoire des Stones, de Led Zep, de Morrison et ses Doors. On s’en Ă©tonne d’autant plus que Deep Purple jouit dans le landerneau rock d’une plutĂŽt bonne rĂ©putation, un certain capital sympathie, et son parcours chaotique aurait dĂ» attirer plus d’un biographe. On s’en Ă©tonne, mais on s’en rĂ©jouit, car ce bouquin est trĂšs bien fait.

300 pages et pas de photo. Vlan, c’est dit ! Les photos, y’a qu’à aller sur Google pour en trouver des millions
 Le livre se partage en trois parties. D’abord, l’histoire du groupe, de sa crĂ©ation au dernier NOWWHAT ?! Ensuite, la discographie complĂšte, incluant les live. Et lĂ , y’a du boulot !! Cette maniĂšre de procĂ©der permet de fluidifier l’histoire racontĂ©e, sans s’appesantir sur le contenu des disques, et de privilĂ©gier les relations entre les membres du groupe. Et ça permet de prendre tout son temps, ensuite, pour parler des disques. Enfin, une troisiĂšme et derniĂšre partie, plus courte, fait le point sur « nĂ©buleuse pourpre » RAINBOW, WHITESNAKE, et albums solos.

Jean Sylvain Cabot commence par souligner la spĂ©cificitĂ© de ce groupe sur les autres groupes de Hard Rock, en rappelant deux choses : chez Deep Purple, pas d’histoire de dopes (hormis avec Tommy Bolin, mais cela n’a pas duré ) on prĂ©fĂšre bibiner au pub ou en coulisse, et pas de textes satanico-machos, pour les pĂ©riodes oĂč Ian Gillan tenait la plume. C’est Ă  saluer. Et pour cause : l’auteur ne range pas Deep Purple dans catĂ©gorie Hard Rock, et l’analyse de la discographie lui donne raison.

Quelques idĂ©es se dĂ©gagent du livre, qui cernent bien ce qu’était ce groupe. D’abord, c’est moins un groupe qu’une addition d’individualitĂ©s fortes, et musicalement cultivĂ©es. Le patron, c’est le manager, Tony Edwards, un industriel reconverti dans la musique, donc avec un apport financier sans fond, les musiciens sont comme des salariĂ©s. Les droits d’auteur sont d’ailleurs partagĂ©s en cinq parts Ă©gales (au grand dam de Blackmore !!). PremiĂšre spĂ©cificitĂ©, ils Ă©taient lĂ  pour travailler ensemble, pas pour le fun (pas d’histoire de jeunesse, comme Jagger et Richards). Ils n’étaient pas obligĂ©s de faire copains-copains, et ça tombent bien, car dĂšs le dĂ©but, les dissensions existent, et ne feront que croitre avec le temps. L’aspect petite-entreprise renvoie les rapports humains au second plan. Lorsque Rod Evans, le chanteur des trois premiers albums est remerciĂ©, c’est par Edwards, sans que les musiciens n’interviennent. Il enregistrait en studio la journĂ©e, sans savoir que le soir, les quatre autres recommençaient avec Ian Gillan, les mĂȘmes chansons ! Le limogeage de Roger Glover (bassiste) en 1973 se fera de la mĂȘme maniĂšre, entre deux portes de bureau. Coup de massue pour celui qui en studio, se tapait 80% du boulot aux manettes, s’occupait du design (il cumulait un poste de producteur au sein de Purple Records). Et quand Joe Lynn Turner sera Ă©vincĂ© en septembre 1992 et remplacĂ© par le revenant Ian Gillan, on confiera au chanteur les bandes play-back dĂ©barrassĂ©es de la voix de Turner, en lui disant : t’as une semaine pour réécrire et enregistrer tes propres textes !

J’ai dit qu’ils Ă©taient musicalement cultivĂ©s, et c’est une autre caractĂ©ristique de ce groupe. Jon Lord, autour de qui le groupe se forme, avait une formation classique, autant que jazz. Blackmore aussi, fĂ©ru de musique baroque, puis mĂ©diĂ©vale. Ce qui a donnĂ© trĂšs vite, en concert, de trĂšs longues envolĂ©es instrumentales, que l’on peut qualifier de progressives (si on s’en tient Ă  la dĂ©finition), Ă  la maniĂšre de jazzmen empruntant au classique avec des instruments de rock ! Deep Purple a trĂšs vite Ă©tĂ© cĂ©lĂšbre pour son sens de l’improvisation (mĂȘme si Ian Paice, perfidement, rappelle que chez Blackmore tout Ă©tait calculé ) basĂ©e sur des duels guitare/claviers. DĂšs 1969, Deep Purple est la grande attraction du circuit, en termes de prestations live. Au point d’ĂȘtre virĂ©s de la premiĂšre parties de Cream, aux USA, pour ne pas faire trop d’ombre au trio.

D’oĂč ce constat : quid du Hard Rock lĂ -dedans ? Si In Rock (1970) est incontestablement une des pierres angulaires du genre, Deep Purple est un groupe Ă©ponge, qui selon le vent, donne dans le psychĂ©dĂ©lisme, le progressif, la pop, le rhythm’n’blues, le heavy metal
 Bref, tout simplement du rock, au sens large du terme.

De mĂȘme, on peut avancer que chez Deep Purple, il n’y avait pas de leader, au sens Pete Townsend, Jimmy Page ou Mark Knopler du terme. Un type qui donne le cap. Pour les quatre premiers disques, Jon Lord, l’ainĂ©, celui qui cumulait le plus d’expĂ©riences (il parait qu’il joue du piano sur « You really got me » des Kinks, mais ne dit-on pas aussi que Jimmy Page y tient la guitare ?) fait figure de directeur musical, culminant avec le Concerto For Group and Orchestra (1969) et Gemini Suite (1970). Quelques peu vexĂ© que ses initiatives orchestrales ne soient pas apprĂ©ciĂ©es, il se relĂšgue lui-mĂȘme au second plan, au bĂ©nĂ©fice de Ritchie Blackmore, qui durcit le ton avec In Rock (1970). Blackmore, mĂȘme s’il se dĂ©lecte de suites d’accords complexes tirĂ©s de la musique classique, veut privilĂ©gier une exĂ©cution rock : Ă©nergie, bruit, riffs. Mais dĂ©jĂ  Ian Gillan reprend l’avantage pour Fireball (1971), ce que n’apprĂ©cie pas Blackmore, qui clairement lui signale que dorĂ©navant, sur scĂšne, il fera tout ce qu’il peut pour lui voler la vedette et lui pourrir la vie ! Charmant. Ensuite, l’axe se dĂ©place vers le tandem Coverdale/Hughes, qui imposent leurs choix, en apportant une ligne funky, devant un Blackmore aux abonnĂ©s absents, et un Lord qui laisse les autres s’étriper. Et lĂ  encore, bataille d’égo et de place au micro entre les deux hommes. Blackmore reprend la barre en 1984 et veut absolument virer FM, puis se tire en 1992, permettant Ă  Joe Satriani de jouer en tournĂ©e pendant plusieurs mois. Depuis 1994, le navire semble stabilisĂ© avec l’arrivĂ©e de Steve Morse. D’ailleurs les anciens louent l’arrivĂ©e de Tommy Bolin, puis de Steve Morse, oĂč de nouveau le groupe retrouve le sens du partage d’idĂ©es, d’échange, de crĂ©ation commune.

ConsĂ©quence de ce dĂ©faut de leadership, les albums studio sont presque tous bĂąclĂ©s. À leur dĂ©but, ils sont sur les routes toute l’annĂ©e (Deep Purple fait un carton aux USA, et en Scandinavie, en Allemagne) et ils n’ont pas le temps de travailler en studio. Pour la pĂ©riode suivante, les chansons sont composĂ©es en jammant, arrangĂ©es en concert aux fils des soirs, et les nouveaux titres gravĂ©s en studio lorsque la maison de disques rĂ©clame un vinyle. Il n’y a pas chez Deep Purple un musicien-producteur, comme Jimmy Page pour Led Zeppelin, qui avait une vision, un projet, une Ɠuvre Ă  construire, passant des mois Ă  peaufiner les bandes. Blackmore a dĂ©clarĂ© que son boulot c’était jouer de la guitare, certainement pas faire mumuse avec les boutons d’une console de mixage
 Glen Hughes raconte : “ Comment voulez-vous bosser en studio sur des chansons quand moi j’écoute du Stevie Wonder, Blackmore de JS Bach, et que Jon Lord bouquine dans son coin
 “

On ne peut Ă©voquer Deep Purple sans s’arrĂȘter sur le cas Ritchie Blackmore. Guitariste talentueux mais introverti, tĂ©nĂ©breux, manquant d’assurance. Il apprend le mĂ©tier de show man avec David “Sceaming Lord” Sutch, en 1961. Celui qui jusqu’à prĂ©sent se planque au fond de la scĂšne, va se mĂ©tamorphoser, Ă  coup de moulinets (il vĂ©nĂšre Pete Townsend et Hendrix), jonglage de guitare, effets pyrotechniques avec la complicitĂ© de roadies qui foutent le feu aux amplis (ça tournera plus d’une fois Ă  la catastrophe), vandalisme sur guitare et batterie, et autres blagues de carabins. Capable d’aligner des solis lumineux et inspirĂ©s, ou de saborder un concert en boudant, voire en quittant la scĂšne, selon (dixit lui-mĂȘme) qu’il croise dans les premiers rangs un visage aimable ou renfrognĂ©. Capricieux et susceptible !

À la lecture du livre, on se pose cette question : fallait-il garder Ritchie Blackmore au sein du groupe ? En moment de Who Do You Think We Are (1973) il menace : c’est Glover et Gillan qui foutent le camp, ou moi ! Il est resté  Les autres musiciens ne s’imaginaient pas jouer sans lui (il assurait tout de mĂȘme un peu
) mais savaient qu’il Ă©tait un frein Ă  leur progression. Blackmore refuse toutes compositions qui ne viennent pas de lui, compose les set-list et n’admet aucun changement (d’oĂč ces brouettes de disques live ressassant les mĂȘmes titres), refuse de jouer ailleurs que dans quatre ou cinq pays. Il enregistre ses parties Ă  part, sans tenir compte des maquettes, aux autres de se dĂ©brouiller pour l’assemblage des pistes ! Et quand il pond un riff d’enfer, il annonce qu’il le garde pour un projet personnel ! Celui qui pour beaucoup symbolise l’ñme du groupe, en est paradoxalement le principal obstacle, responsable des tensions, et castrateur. Son dĂ©part est vu comme un soulagement. Lord ou Glover racontent comme ce fut bon de rejouer des « Picture of home » des « No, no, no », des « Hard lovin’ man », de sucrer enfin les 30 minutes de « Space truckin’ » et de partir vers l’Est, en Australie, en AmĂ©rique du sud


Jean Sylvain Cabot tord aussi le cou Ă  la lĂ©gende selon laquelle le vrai Deep Purple est le Mark II (1970-73) avec Glover et Gillan. Certes, les titres les plus cĂ©lĂšbres viennent de lĂ  (et pas qu’un peu, mon n’veu
). Mais cĂŽtĂ© prestations scĂ©niques, il avance que la pĂ©riode 1969-70 Ă©tait somptueuse et novatrice (peu d’archives, ou de piĂštre qualitĂ© sonore), comme celle de 1975 juste avant le premier dĂ©part de Blackmore (il loue MADE IN EUROPE et notamment la derniĂšre apparition de Blackmore, Ă  Paris, disponible en cd), et celle de 1992-93 (le line-up de 72 reformĂ©), qui malgrĂ© les dissensions et les coups de putes, a donnĂ© des concerts absolument passionnants sur le plan musical. De mĂȘme, les albums Ă  retenir d’urgence sont du cĂŽtĂ© de Deep Purple (1969), In Rock (1970), Burn (1974), Come Taste The Band (1975), Perpendicular (1996). Et oui, pas de Machine Head (1972) dans le lot, c’est la petite polĂ©mique du livre, qui n’est pas tendre avec le besogneux « Smoke On The Water », l’éreintant « Space Truckin’ », la scie « Highway Star » ou le sans intĂ©rĂȘt « Never Before » (Arrrggghhh, mon morceau prĂ©fĂ©rĂ© !!!). Cette partie discographique donne envie de parfaire sa collection
 C’est pas sympa, parce que, de la place j’en ai plus sur mes Ă©tagĂšres !

Bon, une fois qu’on a dit ça
 Rhapsody In Rock n’est pas franchement un bouquin grand public, il intĂ©ressera les afficionados, ou les amateurs de bios musicales, mais *la lecture est aisĂ©e, l’aventure riche en rebondissements, c’est clair, argumentĂ©, parsemĂ© d’anecdotes (mais pas de cancans, d’allusions Ă  la vie privĂ©e, ni de psycho Ă  deux balles), de dĂ©clarations des uns et des autres, pas toujours gentilles. Rarement gentilles mĂȘme !*
 Ce qui me fascine toujours dans ces bouquins, ce sont les dĂ©buts, comment ces types se croisent, se rencontrent, cette nĂ©buleuse de jeunes musiciens qui presque tous feront carriĂšre, on croise plein de noms, comme le dĂ©nommĂ© David Coverdale auditionnĂ© dĂšs 1969 en remplacement de Rod Evans, et Ă  qui Jon Lord a dit : laisse-moi quand ton numĂ©ro, on ne sait jamais, Ă  l’avenir


Et, ayons une pensĂ©e pour Monsieur Terry Reid, qui dĂ©clina l’offre de devenir le chanteur de Deep Purple en 1968, comme il dĂ©clina celle de Jimmy Page d’ĂȘtre celui de Led Zeppelin la mĂȘme annĂ©e
 Y’a des gars qu’on pas d’flair


Luc B.
Deblocnot' 06 septembre 2013

Rockoscopie

Jean-Sylvain Cabot Ă©tait l’invitĂ© de David Taugis pour parler de son ouvrage Deep Purple, Rhapsody in Rock. Le podcast de l’émission est disponible ICI

David Taugis
JudaĂŻques FM 1 septembre 2013

À lire : Deep Purple...

Si Deep Purple a imposĂ© dĂ©finitivement le hard rock grĂące au classique “Smoke on the Water”, il a surtout reprĂ©sentĂ© avec Led Zeppelin et Black Sabbath l’un des moteurs de ce durcissement musical, tant par ses concerts que par ses albums, l’emblĂ©matique In Rock en tĂȘte. Le groupe de Ritchie Blackmore, guitariste gĂ©nial mais ombrageux partagĂ© entre Pete Townshend et Bach, a portĂ© au plus haut l’idĂ©e d’un rock superlatif, violent et dĂ©cloisonnĂ©, traumatisant des gĂ©nĂ©rations entiĂšres avides de puissance sonore. Des dĂ©buts pop aux tournĂ©es de reformation, des tentatives de mariage avec la musique classique aux colĂšres de Blackmore, ce livre prĂ©sente l’histoire et analyse les disques d’un groupe brillant, symbole d’une Ă©poque dĂ©mesurĂ©e : concerts Ă©piques, conflits d’intĂ©rĂȘt et querelles d’ego, Ă©phĂ©mĂšres tentations funk ou progressives, avec pour repĂšres l’orgue Hammond de Jon Lord et la batterie efficace de Ian Paice.

Le Brise Glace 22 août 2013