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Parution : 17/04/2026
ISBN : 9782384318629
288 pages (148 x 210)

Black Sabbath

Children Of The Grave — Nouvelle Ă©dition

L’édition actualisĂ©e du livre de rĂ©fĂ©rence sur Black Sabbath, groupe phare du heavy metal.

FondĂ© en 1968, Black Sabbath a changĂ© l’histoire du rock. Leur deuxiĂšme album Paranoid est considĂ©rĂ© comme une des pierres angulaires du heavy metal. Issus du milieu prolĂ©taire de Birmingham, Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Burler et Bill Ward ont redessinĂ© le visage du heavy rock compensant des qualitĂ©s techniques limitĂ©es par une approche stylistique radicale. L’auteur revient sur les cinquante huit annĂ©es de carriĂšre de cette formation qui, outre le metal, a influencĂ© le grunge et le stoner. Il analyse la genĂšse et la discographie du groupe d’origine puis suit la trajectoire d’un projet qui, gangrenĂ© par la drogue et au grĂ© d’incessants changements d’effectif, a terni sa propre image, avant d’opĂ©rer un retour en grĂące Ă  partir de 2013 jusqu’à la disparition d’Ozzy Osbourne en 2025.

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Revue de presse

- Black Sabbath Guillaume Ged Dumazer Abus Dangereux avril - juin 2017
- Sabbath, infini Sabbath Éric Buggea Corse Matin 20 janvier 2017
- Lu en février Silence Is Sexy février 2017
- Nicolas Merrien a Ă©crit une super bio de Black Sabbath, nous l’avons interviewĂ© Hank anotherwhiskyformisterbukowski.com 4 fĂ©vrier 2017
- Ne cherchez plus : Black Sabbath - Children of The Grave de Nicolas Merrien est la bio du Sab qu’il vous faut Le fan de Metal 24 janvier 2017

- Black Sabbath

Le mythique groupe anglais, gĂ©niteur du heavy metal mais pas seulement, mĂ©ritait bien un nouveau livre Ă  propos d’une trĂšs longue carriĂšre qui prĂ©tend aujourd’hui arriver Ă  sa fin (il Ă©tait temps, vu les concerts 1) aprĂšs une vingtaine d’albums et un Ăąge canonique.

Que l’on soit en dĂ©saccord avec l’auteur ou pas, et cela arrive assez souvent entre puristes, on redĂ©couvre les arcanes d’une histoire qui inspira chez les sensationnalistes habituels les plus morbides scĂ©narios, axĂ©s pourtant autour de types plutĂŽt du genre comme les autres (si l’on excepte bien sĂ»r le cas Ozzy, dĂ©finitivement un frappadingue de premiĂšre) pour les innombrables frasques liĂ©es Ă  l’alcool et la drogue que l’on trouve en quantitĂ© industrielle le long de cette saga hors norme.

De l’époque mythique des Seventies jusqu’au dĂ©part d’Ozzy, qui va mener Ă  une valse de musiciens parfois totalement ridicule, au retour en grĂące – sous son nom d’origine ou pas – , Nicolas Merrien rappelle aussi que la horde de Birmingham mĂ©riterait peut-ĂȘtre un peu mieux que l’estime exclusive des hardos tant elle est reconnue par des artistes trĂšs divers comme une influence majeure, Ă  l’instar des autres dinosaures de la mĂȘme Ă©poque bien mieux lotis par la critique.

P. S. : on apprend mĂȘme page 111 que Danny Glover a Ă©tĂ© bassiste de DEEPPURPLE ! Pour la naissance du black metal ?

Cette chronique a également été publiée sur Nawakulture.fr

Guillaume Ged Dumazer
Abus Dangereux avril - juin 2017

- Sabbath, infini Sabbath

Quatre garçons dans les vents des Midlands. Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward sont originaires de Birmingham, la plus grand ville industrielle du Royaume-Uni. De leur propre aveu, l’endroit est austĂšre, bien diffĂ©rent de celui dans lequel ont pu baigner certains de leurs contemporains. Le soleil peine Ă  s’y faire une place et il faut Ă  la jeunesse une Ă©chappatoire pour tromper la grisaille ambiant et un avenir qui se dessine entre les quatre murs d’une usine. Pour Iommi & Co, ce sera la musique. Fans des Fab Four, le quatuor, d’abord baptisĂ© The Polka Tulk Blues, puis Earth, opĂšre dans un registre proche du Fleetwood Mac pĂ©riode Peter Green avant de se lancer dans un genre nouveau – le heavy metal – sous un nom emblĂ©matique : Black Sabbath. En quelque 250 pages, Nicolas Merrien, rĂ©dacteur en chef du webzine Albumrock, retrace, avec Children of the Grave, le parcours de ceux que l’on considĂšre comme les pĂšres fondateurs du style avec Led Zeppelin et Deep Purple. Souvent cantonnĂ© Ă  l’image rĂ©ductrice (et trompeuse) d’amateurs de messes noires et d’adorateurs de Satan, Black Sabbath a tardĂ© Ă  recueillir les lauriers qu’il mĂ©ritait. ConsidĂ©rĂ© par Dave Navarro (Jane’s Addiction, Red Hot Chili Peppers) sommes les “Beatles du heavy metal”, le quatuor est pourtant l’auteur d’albums indispensables (au moins les quatre premiers) – prĂ©sents sur la couverture du livre – auxquels on peut rajouter Sabbath Bloody Sabbath pour la pĂ©riode Ozzy et Heaven & Hell enregistrĂ© avec le regrettĂ© Ronnie James Dio). C’est un groupe Ă  l’histoire chaotique (les problĂšmes d’Osbourne, les multiples dĂ©parts), jalonnĂ©s de disques pas toujours brillants (la pĂ©riode Tony Martin), parfois sous-estimĂ©s (Technical Ecstasy), mais dont la musique – ce hard rock teintĂ© de blues et de psychĂ©dĂ©lisme – compte parmi les plus trimantes de ces quatre derniĂšres dĂ©cennies, en plus d’avoir inspirĂ© des groupes comme Metallica, Alice In Chains et un pan de la scĂšne stoner.
Merrien analyse l’histoire du Sabbat Noir simplement mais efficacement. Preuve en est cette envie de se replonger dans la discographie des Brummies à la fin de chaque chapitre.

Éric Buggea
Corse Matin 20 janvier 2017

- Lu en février

Parmi la scĂšne rock des annĂ©es 70, Black Sabbath peut se targuer d’ĂȘtre Ă  la fois un de ses mastodontes mais Ă©galement le prĂ©curseur d’un nouveau style musical plus sombre, plus lourd et plus Ă©pais que tous les autres groupes de l’époque. À travers ce livre, l’auteur Nicolas Merrien retrace l’histoire du « Sab » : de sa crĂ©ation dans la banlieue oppressante de Birmingham jusqu’au succĂšs planĂ©taire, de ses nombreux Ă©garements Ă  sa rĂ©cente rĂ©surrection. S’il faut bien avouer qu’à partir de 1975 Black Sabbath, gangrenĂ© par les drogues et le succĂšs, ne vaut plus grand chose, il est toujours passionnant de se pencher sur la genĂšse des premiers albums encore fascinants en 2017. La crĂ©ation presque accidentelle de ce son pesant, l’écriture sur des thĂ©matiques lugubres nous replonge dans un univers qui en inspirera tant d’autres par la suite. Chaque album est dissĂ©quĂ© par l’auteur tant d’un point de vue musical que contextuel. Les fans inconditionnels (et indulgents) trouveront Ă©galement de quoi satisfaire leur curiositĂ© concernant la pĂ©riode la moins intĂ©ressante Ă  savoir celle des annĂ©es 80/90 oĂč les crises d’ego, les changements incessants de formation, la cocaĂŻne et la folie pure rĂ©duit le Sab Ă  un simple nom suivi d’une Ă©tiquette : heavy metal. C’est d’ailleurs Ă  ce sujet que l’auteur nous livre en prologue une excellente analyse digne d’une thĂšse universitaire : si Black Sabbath s’est peu Ă  peu laissĂ© enfermer par ses fans et la critique dans cette imagerie « heavy metal », il transcende le genre Ă  bien des Ă©gards


Retrouvez l’article sur Silence Is Sexy

Silence Is Sexy février 2017

- Nicolas Merrien a Ă©crit une super bio de Black Sabbath, nous l’avons interviewĂ©

Nicolas Merrien est rock critic pour le webzine AlbumRock. En septembre dernier, il a publiĂ© Black Sabbath – Children of The grave chez Le mot et le reste. Une biographie analytique de la carriĂšre musicale du Sab qui pourrait bien faire rĂ©fĂ©rence. A l’occasion de l’ultime concert de Black Sabbath, ce 4 fĂ©vrier, Ă  Birmingham, nous vous proposons une interview exclusive de Nicolas Merrien sur son livre et bien sĂ»r, sur Black Sabbath.

Hank : Qu’est-ce qui t’as conduit Ă  Ă©crire une biographie consacrĂ©e Ă  BLACKSABBATH ?
Nicolas Merrien : C’est tout un cheminement. Cela a commencĂ© en 2013 quand on a dĂ©cidĂ© de faire un dossier sur BLACKSABBATH sur AlbumRock. On a Ă©crit le dossier Ă  plusieurs, et j’ai pris la responsabilitĂ© d’écrire l’article gĂ©nĂ©raliste qui expliquait le groupe, l’évolution etc. On en est restĂ© lĂ  ensuite et puis, Ă  la rĂ©daction d’AlbumRock, on a un rĂ©dacteur qui s’appelle Steven Jezo-Vannier qui a Ă©crit plusieurs livres pour Le Mot Et Le Reste, notamment rĂ©cemment un livre sur CREEDANCECLEARWATERREVIVAL. Il m’a mis en contact avec l’éditeur car ce dernier cherchait un auteur pour faire un livre sur BLACKSABBATH. Il recherchait un non mĂ©talleux pour avoir une approche Classic Rock. On a Ă©tĂ© mis en contact comme ça et moi n’ayant jamais Ă©crit de livre spĂ©cifiquement sur un groupe de Rock, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais et j’ai acceptĂ© avec plaisir puisque j’aime bien le groupe.
Hank: Quelle latitude t’as laissĂ© l’éditeur sur la construction du livre ?
Nicolas : Il voulait s’éloigner du fan service. Le livre devait se consacrer uniquement Ă  la musique, l’évolution du groupe, les personnalitĂ©s. J’ai commencĂ© Ă  Ă©crire le livre sans avoir une vision d’ensemble de ce que je voulais faire. Finalement, j’en suis arrivĂ© Ă  quelque chose d’assez synthĂ©tique.
Hank: Si tu avais eu 100 pages de plus, tu en aurais fait quoi ?
Nicolas : J’aurais pu m’attarder sur les live, les diffĂ©rentes prestations, quelles ont Ă©tĂ© les scĂšnes plus rĂ©ussies, moins rĂ©ussies. Inclure d’autres anecdotes et dĂ©tailler plus les discographies solo des diffĂ©rents membres.
Hank : Quelles ont été tes sources ?
Nicolas : Je n’ai pas rencontrĂ© de personnes extĂ©rieures. J’ai essayĂ© de rester le plus factuel possible. Mon matĂ©riau de base a Ă©tĂ© les biographies de chacun des membres. AprĂšs j’ai lu deux ou trois bouquins transversaux ainsi que divers articles sur le web. J’ai essayĂ© aussi de bien m’imprĂ©gner de l’ambiance de chaque pĂ©riode en visionnant les vidĂ©os Youtube des concerts, certains clips quand il y en avait pour essayer de revoir un peu l’ambiance.

Hank : La colonne vertĂ©brale de Black Sabbath – Children Of The Grave, c’est l’analyse track by track de la discographie, comment as-tu procĂ©dĂ© ?
Nicolas : J’ai tout réécoutĂ© du dĂ©but Ă  la fin et j’ai essayĂ© d’avoir un regard neuf. Ce que me reprochait l’éditeur dans mes premiers jets c’est d’ĂȘtre un peu trop subjectif ou enflammĂ© ou au contraire nĂ©gatif. Il m’a incitĂ© Ă  prendre du recul sur la musique, de me mettre dans la position de quelqu’un qui ne connaĂźtrait pas ce groupe pour avoir un ressenti un peu neutre.
Hank : Tu attaches beaucoup d’importance à la construction musicale des chansons, pourquoi ?
Nicolas : J’aime bien analyser la musique. j’ai Ă©tudiĂ© un peu le solfĂšge, les gammes de couleur, les rythmiques, les modes majeurs et mineurs, les intervalles d’accord. J’essaye de me baser lĂ -dessus pour avoir quelque chose d’assez prĂ©cis et rajouter un peu de sentiments ou de ressenti extĂ©rieur aussi.
Hank : Globalement, est-ce que c’est une musique qui vieillit bien ou qui est un peu datĂ©e ?
Nicolas : Je trouve que toute la pĂ©riode 70 a plutĂŽt bien vieilli. Ce qui faisait l’intĂ©rĂȘt de SABBATH Ă  l’époque, c’était le parti pris sonore assez inĂ©dit. En matiĂšre de songwriting, c’est quelque chose qui est assez fĂ©dĂ©rateur, qui s’écoutait bien et qui s’écoute toujours bien. Toute la partie des annĂ©es 80, c’est plus compliquĂ©, notamment les trois albums Ă©crits avec Tony Martin. Ils sont vraiment trĂšs datĂ©s, trĂšs typĂ©s annĂ©es 80, plutĂŽt difficile Ă  Ă©couter maintenant. Les deux disques que je pensais vraiment ne pas apprĂ©cier du tout sont Cross Purposes et Forbidden, enregistrĂ©s avec Tony Martin dans les annĂ©es 90. Ils ne sont pas parfaits, loin de lĂ  mais qui ont Ă©tĂ© complĂštement enfoncĂ©s par les critiques, et probablement en partie Ă  tort. Il y a des choses qui ressortent quand mĂȘme.

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Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de l’interview ici

Hank
anotherwhiskyformisterbukowski.com 4 février 2017

- Ne cherchez plus : Black Sabbath - Children of The Grave de Nicolas Merrien est la bio du Sab qu’il vous faut

BLACKSABBATH. Voici un groupe sur lequel beaucoup de choses ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dites, tant par les membres fondateurs, trois sur quatre ayant Ă©crit et publiĂ© leurs mĂ©moires, que par des biographes extĂ©rieurs. Pourtant, pour tout curieux ou fan, il reste dans la carriĂšre du gang qui a inventĂ© le Metal, des zones d’ombres et des non dits. D’une part parce que les protagonistes manquent parfois de luciditĂ© ou d’honnĂȘtetĂ© quand ils abordent certains Ă©pisodes de leur carriĂšre (en gĂ©nĂ©ral les moins glorieux) mais Ă©galement parce que les biographes n’ont encore Ă©clairĂ© ces Ă©pisodes d’un jour nouveau.
La renommĂ©e dont a bĂ©nĂ©ficiĂ© le groupe durant les derniĂšres annĂ©es de sa trĂšs longue carriĂšre ne doit pas faire oublier que le Sab a eu des hauts (trĂšs hauts) mais aussi des bas (trĂšs bas). Nombre de formations se rĂ©clament du son de BLACKSABBATH, mais elles font rĂ©fĂ©rence aux six premiers albums d’un groupe qui en a publiĂ© trois fois plus. Et si certaines galettes apparaissent aujourd’hui comme totalement has been, chacune porte en elle au moins un petit peu de ce qui fait que BLACKSABBATH est BLACKSABBATH.
Nicolas Merrien n’est pas un Metalleux. RĂ©dacteur en chef d’AlbumRock, un webzine consacrĂ© au Rock, c’est justement sa distanciation par rapport Ă  la scĂšne Metal qui donne Ă  son ouvrage une saveur particuliĂšre, l’auteur se permettant des analyses inĂ©dites de l’histoire du groupe, de son influence sur le Metal et en retour, de sa dĂ©volution paradoxale Ă  sa fanbase Ă  partir du dĂ©but des annĂ©es 80, le Sab Ă©tant devenu, d’aprĂšs Nicolas Merrien, prisonnier de l’imaginaire qu’il a contribuĂ© Ă  dĂ©velopper.
L’auteur choisit dĂ©libĂ©rĂ©ment de s’intĂ©resser Ă  la musique en laissant de cĂŽtĂ© l’aspect paillettes / cancans, dĂ©jĂ  amplement dĂ©veloppĂ© dans les autobiographies de Tony Iommi (Iron Man) et Ozzy Osbourne (I am Ozzy). Pour arriver Ă  ses fins, l’auteur a lu Ă  peu prĂšs tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit sur BLACKSABBATH, visionnĂ© des concerts, des interviews, des tĂ©moignages. Il a ensuite chaussĂ© son casque audio et mĂ©ticuleusement réécoutĂ© toute la discographie. Le rĂ©sultat est un ouvrage d’une remarquable concision qui balaye la carriĂšre des brummies de sa genĂšse Ă  l’aube des annĂ©es 70 Ă  son Ă©pilogue, l’ultime EP, The End et la tournĂ©e Ă©ponyme censĂ©e mettre un point final Ă  la carriĂšre active de l’un des groupes les plus influents du Metal.
Dans une introduction rien moins que brillante, Nicolas Merrien explique que le rattachement de BLACKSABBATH au Heavy Metal a Ă©tĂ© Ă  la fois une bĂ©nĂ©diction et une malĂ©diction pour le quatuor. Une bĂ©nĂ©diction car le groupe jouit dans le milieu Metal d’une aura messianique. Il est citĂ© comme rĂ©fĂ©rence par des centaines de formations et sa musique, considĂ©rĂ©e comme la pierre angulaire du Metal, est toujours Ă©coutĂ©e aujourd’hui. Une malĂ©diction car en s’appropriant le Sab, le Metal a quasiment interdit aux autres sous-courants du Rock de revendiquer des influences sabbathiennes. Mais aussi car la formation de Tony Iommi s’est vite retrouvĂ©e empĂȘtrĂ©e dans les exigences des fans de Metal qui attendaient du gang qu’il rĂ©itĂšre encore et encore les sonoritĂ©s dĂ©veloppĂ©es sur ses six premiers disques. DĂšs que le groupe a essayĂ© de s’en Ă©loigner, c’est Ă  dire entre Sabotage et Never Say Die, les fans se sont mis Ă  les bouder. L’histoire du projet durant les trois dĂ©cennies sans Ozzy est une longue suite de dĂ©convenues et de frustrations, le gang renonçant Ă  suivre une voie expĂ©rimentale, dĂ©cide plutĂŽt de se conformer jusqu’à l’excĂšs dans ce que le public attend d’un groupe Metal.
Cette dĂ©monstration est ensuite dĂ©veloppĂ©e en suivant une classique trame chronologique reposant principalement sur l’analyse dĂ©taillĂ©e de chacun des disques publiĂ©s par le groupe (y compris les live albums et compilations sorties chez NEMS sans l’accord du Sab). L’ouvrage Ă©voque Ă©galement (quoique marginalement) la carriĂšre parallĂšle de Ozzy Osbourne et les projets solo de Bill Ward et Geezer Buttler.
L’auteur ose Ă©galement des critiques discordantes par rapport au consensus gĂ©nĂ©ral des fans, notamment sur les albums enregistrĂ©s avec Dio ou sur la poussive pĂ©riode avec Tony Martin. Des disques vilipendĂ©s par tous comme Dehumanizer, Tyr ou Forbidden trouvent grĂące Ă  ses oreilles, tandis qu’il juge plus durement que la plupart des critiques les premiers disques enregistrĂ©s avec Dio ainsi que le controversĂ© Born Again.
On pourra reprocher le caractĂšre un rien rĂ©pĂ©titif et parfois complaisant de la trame, l’énumĂ©ration du classement de chaque album dans les charts britanniques et amĂ©ricains et un luxe de dĂ©tails dans l’analyse piste par piste des disques. Pour autant, Black Sabbath – Children Of The Grave est, Ă  ce jour, la biographie de BLACKSABBATH la plus digeste et la mieux Ă©crite en français qui ait Ă©tĂ© publiĂ©e.

Le fan de Metal
24 janvier 2017