Black Sabbath
Children Of The Grave â Nouvelle Ă©dition
LâĂ©dition actualisĂ©e du livre de rĂ©fĂ©rence sur Black Sabbath, groupe phare du heavy metal.
FondĂ© en 1968, Black Sabbath a changĂ© lâhistoire du rock. Leur deuxiĂšme album Paranoid est considĂ©rĂ© comme une des pierres angulaires du heavy metal. Issus du milieu prolĂ©taire de Birmingham, Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Burler et Bill Ward ont redessinĂ© le visage du heavy rock compensant des qualitĂ©s techniques limitĂ©es par une approche stylistique radicale. Lâauteur revient sur les cinquante huit annĂ©es de carriĂšre de cette formation qui, outre le metal, a influencĂ© le grunge et le stoner. Il analyse la genĂšse et la discographie du groupe dâorigine puis suit la trajectoire dâun projet qui, gangrenĂ© par la drogue et au grĂ© dâincessants changements dâeffectif, a terni sa propre image, avant dâopĂ©rer un retour en grĂące Ă partir de 2013 jusquâĂ la disparition dâOzzy Osbourne en 2025.
Revue de presse
- Sabbath, infini Sabbath Ăric Buggea Corse Matin 20 janvier 2017
- Lu en février Silence Is Sexy février 2017
- Nicolas Merrien a Ă©crit une super bio de Black Sabbath, nous lâavons interviewĂ© Hank anotherwhiskyformisterbukowski.com 4 fĂ©vrier 2017
- Ne cherchez plus : Black Sabbath - Children of The Grave de Nicolas Merrien est la bio du Sab quâil vous faut Le fan de Metal 24 janvier 2017
Le mythique groupe anglais, gĂ©niteur du heavy metal mais pas seulement, mĂ©ritait bien un nouveau livre Ă propos dâune trĂšs longue carriĂšre qui prĂ©tend aujourdâhui arriver Ă sa fin (il Ă©tait temps, vu les concerts 1) aprĂšs une vingtaine dâalbums et un Ăąge canonique.
Que lâon soit en dĂ©saccord avec lâauteur ou pas, et cela arrive assez souvent entre puristes, on redĂ©couvre les arcanes dâune histoire qui inspira chez les sensationnalistes habituels les plus morbides scĂ©narios, axĂ©s pourtant autour de types plutĂŽt du genre comme les autres (si lâon excepte bien sĂ»r le cas Ozzy, dĂ©finitivement un frappadingue de premiĂšre) pour les innombrables frasques liĂ©es Ă lâalcool et la drogue que lâon trouve en quantitĂ© industrielle le long de cette saga hors norme.
De lâĂ©poque mythique des Seventies jusquâau dĂ©part dâOzzy, qui va mener Ă une valse de musiciens parfois totalement ridicule, au retour en grĂące â sous son nom dâorigine ou pas â , Nicolas Merrien rappelle aussi que la horde de Birmingham mĂ©riterait peut-ĂȘtre un peu mieux que lâestime exclusive des hardos tant elle est reconnue par des artistes trĂšs divers comme une influence majeure, Ă lâinstar des autres dinosaures de la mĂȘme Ă©poque bien mieux lotis par la critique.
P. S. : on apprend mĂȘme page 111 que Danny Glover a Ă©tĂ© bassiste de DEEPPURPLE ! Pour la naissance du black metal ?
Cette chronique a également été publiée sur Nawakulture.fr
Quatre garçons dans les vents des Midlands. Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward sont originaires de Birmingham, la plus grand ville industrielle du Royaume-Uni. De leur propre aveu, lâendroit est austĂšre, bien diffĂ©rent de celui dans lequel ont pu baigner certains de leurs contemporains. Le soleil peine Ă sây faire une place et il faut Ă la jeunesse une Ă©chappatoire pour tromper la grisaille ambiant et un avenir qui se dessine entre les quatre murs dâune usine. Pour Iommi & Co, ce sera la musique. Fans des Fab Four, le quatuor, dâabord baptisĂ© The Polka Tulk Blues, puis Earth, opĂšre dans un registre proche du Fleetwood Mac pĂ©riode Peter Green avant de se lancer dans un genre nouveau â le heavy metal â sous un nom emblĂ©matique : Black Sabbath. En quelque 250 pages, Nicolas Merrien, rĂ©dacteur en chef du webzine Albumrock, retrace, avec Children of the Grave, le parcours de ceux que lâon considĂšre comme les pĂšres fondateurs du style avec Led Zeppelin et Deep Purple. Souvent cantonnĂ© Ă lâimage rĂ©ductrice (et trompeuse) dâamateurs de messes noires et dâadorateurs de Satan, Black Sabbath a tardĂ© Ă recueillir les lauriers quâil mĂ©ritait. ConsidĂ©rĂ© par Dave Navarro (Janeâs Addiction, Red Hot Chili Peppers) sommes les âBeatles du heavy metalâ, le quatuor est pourtant lâauteur dâalbums indispensables (au moins les quatre premiers) â prĂ©sents sur la couverture du livre â auxquels on peut rajouter Sabbath Bloody Sabbath pour la pĂ©riode Ozzy et Heaven & Hell enregistrĂ© avec le regrettĂ© Ronnie James Dio). Câest un groupe Ă lâhistoire chaotique (les problĂšmes dâOsbourne, les multiples dĂ©parts), jalonnĂ©s de disques pas toujours brillants (la pĂ©riode Tony Martin), parfois sous-estimĂ©s (Technical Ecstasy), mais dont la musique â ce hard rock teintĂ© de blues et de psychĂ©dĂ©lisme â compte parmi les plus trimantes de ces quatre derniĂšres dĂ©cennies, en plus dâavoir inspirĂ© des groupes comme Metallica, Alice In Chains et un pan de la scĂšne stoner.
Merrien analyse lâhistoire du Sabbat Noir simplement mais efficacement. Preuve en est cette envie de se replonger dans la discographie des Brummies Ă la fin de chaque chapitre.
Parmi la scĂšne rock des annĂ©es 70, Black Sabbath peut se targuer dâĂȘtre Ă la fois un de ses mastodontes mais Ă©galement le prĂ©curseur dâun nouveau style musical plus sombre, plus lourd et plus Ă©pais que tous les autres groupes de lâĂ©poque. Ă travers ce livre, lâauteur Nicolas Merrien retrace lâhistoire du « Sab » : de sa crĂ©ation dans la banlieue oppressante de Birmingham jusquâau succĂšs planĂ©taire, de ses nombreux Ă©garements Ă sa rĂ©cente rĂ©surrection. Sâil faut bien avouer quâĂ partir de 1975 Black Sabbath, gangrenĂ© par les drogues et le succĂšs, ne vaut plus grand chose, il est toujours passionnant de se pencher sur la genĂšse des premiers albums encore fascinants en 2017. La crĂ©ation presque accidentelle de ce son pesant, lâĂ©criture sur des thĂ©matiques lugubres nous replonge dans un univers qui en inspirera tant dâautres par la suite. Chaque album est dissĂ©quĂ© par lâauteur tant dâun point de vue musical que contextuel. Les fans inconditionnels (et indulgents) trouveront Ă©galement de quoi satisfaire leur curiositĂ© concernant la pĂ©riode la moins intĂ©ressante Ă savoir celle des annĂ©es 80/90 oĂč les crises dâego, les changements incessants de formation, la cocaĂŻne et la folie pure rĂ©duit le Sab Ă un simple nom suivi dâune Ă©tiquette : heavy metal. Câest dâailleurs Ă ce sujet que lâauteur nous livre en prologue une excellente analyse digne dâune thĂšse universitaire : si Black Sabbath sâest peu Ă peu laissĂ© enfermer par ses fans et la critique dans cette imagerie « heavy metal », il transcende le genre Ă bien des Ă©gardsâŠ
Retrouvez lâarticle sur Silence Is Sexy
Nicolas Merrien est rock critic pour le webzine AlbumRock. En septembre dernier, il a publiĂ© Black Sabbath â Children of The grave chez Le mot et le reste. Une biographie analytique de la carriĂšre musicale du Sab qui pourrait bien faire rĂ©fĂ©rence. A lâoccasion de lâultime concert de Black Sabbath, ce 4 fĂ©vrier, Ă Birmingham, nous vous proposons une interview exclusive de Nicolas Merrien sur son livre et bien sĂ»r, sur Black Sabbath.
Hank : Quâest-ce qui tâas conduit Ă Ă©crire une biographie consacrĂ©e Ă BLACKSABBATH ?
Nicolas Merrien : Câest tout un cheminement. Cela a commencĂ© en 2013 quand on a dĂ©cidĂ© de faire un dossier sur BLACKSABBATH sur AlbumRock. On a Ă©crit le dossier Ă plusieurs, et jâai pris la responsabilitĂ© dâĂ©crire lâarticle gĂ©nĂ©raliste qui expliquait le groupe, lâĂ©volution etc. On en est restĂ© lĂ ensuite et puis, Ă la rĂ©daction dâAlbumRock, on a un rĂ©dacteur qui sâappelle Steven Jezo-Vannier qui a Ă©crit plusieurs livres pour Le Mot Et Le Reste, notamment rĂ©cemment un livre sur CREEDANCECLEARWATERREVIVAL. Il mâa mis en contact avec lâĂ©diteur car ce dernier cherchait un auteur pour faire un livre sur BLACKSABBATH. Il recherchait un non mĂ©talleux pour avoir une approche Classic Rock. On a Ă©tĂ© mis en contact comme ça et moi nâayant jamais Ă©crit de livre spĂ©cifiquement sur un groupe de Rock, je me suis dit que câĂ©tait lâoccasion ou jamais et jâai acceptĂ© avec plaisir puisque jâaime bien le groupe.
Hank: Quelle latitude tâas laissĂ© lâĂ©diteur sur la construction du livre ?
Nicolas : Il voulait sâĂ©loigner du fan service. Le livre devait se consacrer uniquement Ă la musique, lâĂ©volution du groupe, les personnalitĂ©s. Jâai commencĂ© Ă Ă©crire le livre sans avoir une vision dâensemble de ce que je voulais faire. Finalement, jâen suis arrivĂ© Ă quelque chose dâassez synthĂ©tique.
Hank: Si tu avais eu 100 pages de plus, tu en aurais fait quoi ?
Nicolas : Jâaurais pu mâattarder sur les live, les diffĂ©rentes prestations, quelles ont Ă©tĂ© les scĂšnes plus rĂ©ussies, moins rĂ©ussies. Inclure dâautres anecdotes et dĂ©tailler plus les discographies solo des diffĂ©rents membres.
Hank : Quelles ont été tes sources ?
Nicolas : Je nâai pas rencontrĂ© de personnes extĂ©rieures. Jâai essayĂ© de rester le plus factuel possible. Mon matĂ©riau de base a Ă©tĂ© les biographies de chacun des membres. AprĂšs jâai lu deux ou trois bouquins transversaux ainsi que divers articles sur le web. Jâai essayĂ© aussi de bien mâimprĂ©gner de lâambiance de chaque pĂ©riode en visionnant les vidĂ©os Youtube des concerts, certains clips quand il y en avait pour essayer de revoir un peu lâambiance.
Hank : La colonne vertĂ©brale de Black Sabbath â Children Of The Grave, câest lâanalyse track by track de la discographie, comment as-tu procĂ©dĂ© ?
Nicolas : Jâai tout réécoutĂ© du dĂ©but Ă la fin et jâai essayĂ© dâavoir un regard neuf. Ce que me reprochait lâĂ©diteur dans mes premiers jets câest dâĂȘtre un peu trop subjectif ou enflammĂ© ou au contraire nĂ©gatif. Il mâa incitĂ© Ă prendre du recul sur la musique, de me mettre dans la position de quelquâun qui ne connaĂźtrait pas ce groupe pour avoir un ressenti un peu neutre.
Hank : Tu attaches beaucoup dâimportance Ă la construction musicale des chansons, pourquoi ?
Nicolas : Jâaime bien analyser la musique. jâai Ă©tudiĂ© un peu le solfĂšge, les gammes de couleur, les rythmiques, les modes majeurs et mineurs, les intervalles dâaccord. Jâessaye de me baser lĂ -dessus pour avoir quelque chose dâassez prĂ©cis et rajouter un peu de sentiments ou de ressenti extĂ©rieur aussi.
Hank : Globalement, est-ce que câest une musique qui vieillit bien ou qui est un peu datĂ©e ?
Nicolas : Je trouve que toute la pĂ©riode 70 a plutĂŽt bien vieilli. Ce qui faisait lâintĂ©rĂȘt de SABBATH Ă lâĂ©poque, câĂ©tait le parti pris sonore assez inĂ©dit. En matiĂšre de songwriting, câest quelque chose qui est assez fĂ©dĂ©rateur, qui sâĂ©coutait bien et qui sâĂ©coute toujours bien. Toute la partie des annĂ©es 80, câest plus compliquĂ©, notamment les trois albums Ă©crits avec Tony Martin. Ils sont vraiment trĂšs datĂ©s, trĂšs typĂ©s annĂ©es 80, plutĂŽt difficile Ă Ă©couter maintenant. Les deux disques que je pensais vraiment ne pas apprĂ©cier du tout sont Cross Purposes et Forbidden, enregistrĂ©s avec Tony Martin dans les annĂ©es 90. Ils ne sont pas parfaits, loin de lĂ mais qui ont Ă©tĂ© complĂštement enfoncĂ©s par les critiques, et probablement en partie Ă tort. Il y a des choses qui ressortent quand mĂȘme.
[âŠ]
Retrouvez lâintĂ©gralitĂ© de lâinterview ici
BLACKSABBATH. Voici un groupe sur lequel beaucoup de choses ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© dites, tant par les membres fondateurs, trois sur quatre ayant Ă©crit et publiĂ© leurs mĂ©moires, que par des biographes extĂ©rieurs. Pourtant, pour tout curieux ou fan, il reste dans la carriĂšre du gang qui a inventĂ© le Metal, des zones dâombres et des non dits. Dâune part parce que les protagonistes manquent parfois de luciditĂ© ou dâhonnĂȘtetĂ© quand ils abordent certains Ă©pisodes de leur carriĂšre (en gĂ©nĂ©ral les moins glorieux) mais Ă©galement parce que les biographes nâont encore Ă©clairĂ© ces Ă©pisodes dâun jour nouveau.
La renommĂ©e dont a bĂ©nĂ©ficiĂ© le groupe durant les derniĂšres annĂ©es de sa trĂšs longue carriĂšre ne doit pas faire oublier que le Sab a eu des hauts (trĂšs hauts) mais aussi des bas (trĂšs bas). Nombre de formations se rĂ©clament du son de BLACKSABBATH, mais elles font rĂ©fĂ©rence aux six premiers albums dâun groupe qui en a publiĂ© trois fois plus. Et si certaines galettes apparaissent aujourdâhui comme totalement has been, chacune porte en elle au moins un petit peu de ce qui fait que BLACKSABBATH est BLACKSABBATH.
Nicolas Merrien nâest pas un Metalleux. RĂ©dacteur en chef dâAlbumRock, un webzine consacrĂ© au Rock, câest justement sa distanciation par rapport Ă la scĂšne Metal qui donne Ă son ouvrage une saveur particuliĂšre, lâauteur se permettant des analyses inĂ©dites de lâhistoire du groupe, de son influence sur le Metal et en retour, de sa dĂ©volution paradoxale Ă sa fanbase Ă partir du dĂ©but des annĂ©es 80, le Sab Ă©tant devenu, dâaprĂšs Nicolas Merrien, prisonnier de lâimaginaire quâil a contribuĂ© Ă dĂ©velopper.
Lâauteur choisit dĂ©libĂ©rĂ©ment de sâintĂ©resser Ă la musique en laissant de cĂŽtĂ© lâaspect paillettes / cancans, dĂ©jĂ amplement dĂ©veloppĂ© dans les autobiographies de Tony Iommi (Iron Man) et Ozzy Osbourne (I am Ozzy). Pour arriver Ă ses fins, lâauteur a lu Ă peu prĂšs tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit sur BLACKSABBATH, visionnĂ© des concerts, des interviews, des tĂ©moignages. Il a ensuite chaussĂ© son casque audio et mĂ©ticuleusement réécoutĂ© toute la discographie. Le rĂ©sultat est un ouvrage dâune remarquable concision qui balaye la carriĂšre des brummies de sa genĂšse Ă lâaube des annĂ©es 70 Ă son Ă©pilogue, lâultime EP, The End et la tournĂ©e Ă©ponyme censĂ©e mettre un point final Ă la carriĂšre active de lâun des groupes les plus influents du Metal.
Dans une introduction rien moins que brillante, Nicolas Merrien explique que le rattachement de BLACKSABBATH au Heavy Metal a Ă©tĂ© Ă la fois une bĂ©nĂ©diction et une malĂ©diction pour le quatuor. Une bĂ©nĂ©diction car le groupe jouit dans le milieu Metal dâune aura messianique. Il est citĂ© comme rĂ©fĂ©rence par des centaines de formations et sa musique, considĂ©rĂ©e comme la pierre angulaire du Metal, est toujours Ă©coutĂ©e aujourdâhui. Une malĂ©diction car en sâappropriant le Sab, le Metal a quasiment interdit aux autres sous-courants du Rock de revendiquer des influences sabbathiennes. Mais aussi car la formation de Tony Iommi sâest vite retrouvĂ©e empĂȘtrĂ©e dans les exigences des fans de Metal qui attendaient du gang quâil rĂ©itĂšre encore et encore les sonoritĂ©s dĂ©veloppĂ©es sur ses six premiers disques. DĂšs que le groupe a essayĂ© de sâen Ă©loigner, câest Ă dire entre Sabotage et Never Say Die, les fans se sont mis Ă les bouder. Lâhistoire du projet durant les trois dĂ©cennies sans Ozzy est une longue suite de dĂ©convenues et de frustrations, le gang renonçant Ă suivre une voie expĂ©rimentale, dĂ©cide plutĂŽt de se conformer jusquâĂ lâexcĂšs dans ce que le public attend dâun groupe Metal.
Cette dĂ©monstration est ensuite dĂ©veloppĂ©e en suivant une classique trame chronologique reposant principalement sur lâanalyse dĂ©taillĂ©e de chacun des disques publiĂ©s par le groupe (y compris les live albums et compilations sorties chez NEMS sans lâaccord du Sab). Lâouvrage Ă©voque Ă©galement (quoique marginalement) la carriĂšre parallĂšle de Ozzy Osbourne et les projets solo de Bill Ward et Geezer Buttler.
Lâauteur ose Ă©galement des critiques discordantes par rapport au consensus gĂ©nĂ©ral des fans, notamment sur les albums enregistrĂ©s avec Dio ou sur la poussive pĂ©riode avec Tony Martin. Des disques vilipendĂ©s par tous comme Dehumanizer, Tyr ou Forbidden trouvent grĂące Ă ses oreilles, tandis quâil juge plus durement que la plupart des critiques les premiers disques enregistrĂ©s avec Dio ainsi que le controversĂ© Born Again.
On pourra reprocher le caractĂšre un rien rĂ©pĂ©titif et parfois complaisant de la trame, lâĂ©numĂ©ration du classement de chaque album dans les charts britanniques et amĂ©ricains et un luxe de dĂ©tails dans lâanalyse piste par piste des disques. Pour autant, Black Sabbath â Children Of The Grave est, Ă ce jour, la biographie de BLACKSABBATH la plus digeste et la mieux Ă©crite en français qui ait Ă©tĂ© publiĂ©e.