Bill Graham présente : une vie rock'n'roll - nouvelle édition
Une immersion dans les annĂ©es dâavant le Flower Power qui sera une vĂ©ritable cure de jouvence pour certains. De lĂ Ă revendiquer le remboursement de lâouvrage par la sĂ©curitĂ© sociale, il nây a quâun pas.
Dominique Boulay â Blues Magazine
Pose dâune nouvelle jaquette et baisse de prix. Le texte et lâobjet restent inchangĂ©s.
préface de Pete Townshend
traduit de lâanglais (amĂ©ricain) par Aymeric Leroy
Enfant, Bill Graham a fui lâEurope pour Ă©chapper aux armĂ©es dâHitler. AprĂšs avoir passĂ© sa jeunesse dans les rues du Bronx puis dans les salles de restaurant des grands hĂŽtels des Catskills, et tentĂ© sa chance comme acteur, câest Ă San Francisco quâil ouvrira, Ă la veille du Summer of Love, le mythique Fillmore, oĂč il fera connaĂźtre les grandes icĂŽnes rock de toute une gĂ©nĂ©ration â Jefferson Airplane, le Grateful Dead, Janis Joplin, Cream et bien dâautres encore.
Personnage complexe, adorĂ© ou dĂ©testĂ©, il est racontĂ© ici par lui-mĂȘme et par ceux qui lâont connu ou cotoyĂ© â Jerry Garcia, Keith Richards, Eric Clapton, Carlos Santana⊠â avec en toile de fond trois dĂ©cennies de rock vĂ©cues au plus prĂšs de lâĂ©vĂ©nement (les festivals de Monterey, Woodstock et Altamont, les tournĂ©es des Rolling Stones, le Live AidâŠ), jusquâĂ sa tragique disparition en 1991.
Voici le portrait attachant et haut en couleur de lâhomme qui a inventĂ© le rock business.
Revue de presse
- Bill Graham AgnÚs Léglise Rock&Folk mars 2019
- Bill Graham prĂ©sente : une vie rock'n'roll Ămission Easy Rider RADIO PFM 11 dĂ©cembre 2011
- Bill Graham présente : une vie rock'n'roll GUITARIST (& BASS) MAGAZINE janvier 2012
- Un art rétinien : le psychédélisme GUY DAROL MAGAZINE DES ARTS n°1 janvier 2012
- Grogoliste de Noël : Bill Graham Présente Grog LE GROGSTORE décembre 2011
- Bill Graham présente : une vie rock'n'roll Dominique Boulay Blues Magazine janv-mars 2012
- BULLES NOIRES Stéphane Allégret Radio Libertaire 19 novembre 2011
- Addictions Laurence Pierre France Inter 17 novembre 2011
Faut ĂȘtre confortablement confinĂ© pour sâattaquer aux 800 pages de ce livre. Depuis le temps que le pensum traĂźne sur la table de chevet. Bill Graham nâa jamais Ă©crit une chanson, nâa jamais pratiquĂ© un instrument⊠Et reste pourtant une des figures emblĂ©matiques du rock. Une rĂ©fĂ©rence dans le phalanstĂšre dâego bien trempĂ©s de cet univers oĂč il a su imposer le sien (dâĂ©go) en construisant et inventant un business au milieu des annĂ©es psychĂ©dĂ©liques Ă San Francisco. Celui dâun programmateur, producteur, tourneur, manager oĂč il a fait grandir Grateful Dead, Quicksilver, Santana et tant dâautres dans son Fillmore. Une salle devenue mythique qui a trouvĂ© un temps son pendant Ă New York, la ville qui a vu grandir Bill Graham. Grandir et non naĂźtre, lui le juif errant dâEurope de lâEst nĂ© en 1931 qui a vĂ©cu sa prime enfance Ă Berlin. NĂ© Grajonza, nom dâorigine russo-polonaise, le jeune Wolodia se retrouve Ă fuir seul le nazisme par la France, lâEspagne avant de gagner les Etats-Unis. On trouve mieux pour se construire un futur paisible et serein.
Dans ce livre de souvenirs, Ă chacun « son » Bill Graham. Dans un ordre chronologique, la famille (ses sĆurs et son frĂšre dâadoption), ses amis, ses collĂšgues, ses collaborateurs et aussi et surtout les musiciens (Keith Richards, Pete Townshend, Jerry Garcia, Eric Clapton, Grace SlickâŠ) prennent la parole. Chacun son tour, par Ă©vĂ©nement, scĂšne essentielle de sa vie, on dĂ©couvre un Bill Graham passionnĂ©, autoritaire, lunatique, mais aussi un grand professionnel attachant et perfectionniste.
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Un livre qui dĂ©voile le dessous de cartes pas toujours trĂšs propres. Mais lâhomme Ă©tait au rendez-vous de notre histoire. Et pour nous, pauvres europĂ©ens, chaque prise de parole, chacune des 800 pages sont une aventure menĂ©e tambour battant au cĆur des annĂ©es flower power de Haight Ashbury. Une aventure qui dĂ©voile ses pires secrets, mais aussi lâĂąme de ces Ă©vĂ©nements. Et surtout ce quâallait devenir la musique. Bill Graham Ă©tait un des Ă©lĂ©ments moteurs de ce voyage, un des personnages clĂ©s qui a su faire vibrer pendant 20 ans lâaventure rock au sommet de sa gloire et donner Ă notre culture la folie des grandeurs.
Depuis le rock sâen est allĂ©. Depuis 1991, Bill Graham avec lui. La nouvelle Ă©dition (2019 â la premiĂšre sortie aux Etats-Unis date de 2004) de ce livre reste un hymne Ă la gloire de cet homme qui a mariĂ© musique et business. Pour le meilleur et pour le pire. Un livre indispensable pour tous ceux qui veulent plonger dans ces annĂ©es et comprendre comment la violence des chocs que nous subissons aujourdâhui. Oui, seul le mot business est restĂ©.
La chronique intégrale est à retrouver en ligne
Et si lâun des personnages les plus importants de lâhistoire du rock vous Ă©tait totalement inconnu ? Difficile Ă croire hein et pourtant, Ă lire les gigantesques mĂ©moires de lâimpresario et organisateur de concerts Bill Graham Bill Graham PrĂ©sente â Une Vie RockâNâRoll Ă©paisses de, tenez-vous bien, prĂšs de fucking huit cent cinquante pages, câest sans aucun doute un de ces cas rarissimes oĂč un homme a, Ă lui seul, vraiment fait une diffĂ©rence dans un domaine qui, ça tombe bien, est aussi le nĂŽtre, le rock. Le truc fou, câest quâavant de transformer lâindustrie du rock business, Graham avait dĂ©jĂ vĂ©cu plusieurs vies et survĂ©cu au pire drame possible, la Shoah. Juif allemand nĂ© en 1931, le petit garçon a dĂ» sa survie Ă quelques Justes qui lâont hĂ©bergĂ© et cachĂ© dans son long pĂ©riple solitaire en Europe alors que ses parents disparaissaient dans les camps, avant dâatterrir en AmĂ©rique oĂč il trouva une famille dâadoption et enfin, des annĂ©es plus tard, ses sĆurs perdues rescapĂ©es. Soldat en CorĂ©e avant mĂȘme dâĂȘtre citoyen amĂ©ricain, Il y ramasse quelques mĂ©dailles et, revenu au pays, devient serveur speedĂ© dans des hĂŽtels de luxe oĂč il dĂ©couvre un sens de lâorganisation, une attention aux dĂ©tails et Ă la satisfaction des clients qui lui seront trĂšs utiles quand il sâagira de traiter avec des stars sourcilleuses et des hordes de fans dĂ©chainĂ©s. Câest une envie irrĂ©sistible de tenter sa chance dâacteur qui le fait dĂ©barquer en Californie et câest grĂące Ă un concert quâil organise pour aider une troupe de théùtre expĂ©rimental top branchouille quâil va rĂ©aliser lâimmense potentiel â essentiellement financier Ă ses yeux â de la musique rock alors encore naissante. Il reprend donc, en 1966, le Filmore Auditorium de San Francisco et en fait le berceau du rock de la cĂŽte ouest et the place to be pour tout ce qui comptait dans la contre-culture des annĂ©es 60. Intelligent, malin, curieux, mĂ©ticuleux, Graham est vite devenu incontournable, manager de Jefferson Airplane mais, surtout, oreille attentive, ouverte et trĂšs vite, le producteur de concerts le plus hype, le plus demandĂ© et le plus respectĂ© par le public comme les artistes. Plus ĂągĂ©, plus expĂ©rimentĂ© et surtout pas dĂ©foncĂ©, il a compris mieux et avant tout le monde la transformation que subissait alors lâindustrie du rock, passant des petites salles aux stades gĂ©ants. Impossible de dresser une liste des concerts, tournĂ©es, festivals, manifestations organisĂ©s par Bill Graham vu quâaucun musicien nâa travaillĂ© ces annĂ©es-lĂ sans collaborer Ă un moment ou Ă un autre avec Bill Graham, que ce soit des tournĂ©es avec les Rolling Stones, des concerts comme Live Aid, le tournage de The Last Waltz ou des sĂ©ries de concerts devenus lĂ©gendaires de Grateful Dead, Neil Young, Van Morrison, Chuck Berry, The Doors ou Bob Dylan dans ses salles mythiques de San Francisco. PrĂšs de soixante albums live furent enregistrĂ©s chez Graham, dix-sept furent disque dâor et le rĂŽle de premier plan quâil y a jouĂ© mĂ©rite bien une si longue lecture. Ironie du sort, la chute de lâhĂ©licoptĂšre qui le transportait aprĂšs un concert troubla les circuits Ă©lectriques et fit vaciller quelques instants les amplis de Huey Lewis, qui jouait Ă quelques centaines de mĂštres. Cette brĂšve coupure du son, qui aurait rendu fou lâobsessionnel maniaque quâĂ©tait Bill Graham, furent ses adieux Ă la scĂšne.
Un excellent bouquin est sorti, un monument, aux Ă©ditions Le Mot et Le Reste, dans la collection âAttitudesâ, Bill Graham prĂ©sente : une vie rockânâroll avec une prĂ©face de Pete Townshend.
Câest un trĂšs beau livre dâĂ peu prĂšs 800 pages qui raconte lâhistoire de Bill Graham, rescapĂ© des camps de concentration parti aux Ătats-Unis, passant sa jeunesse dans les rues du Bronx avant de finir un jour par ouvrir une salle mythique aux Ătats-Unis, le Fillmore, oĂč ont jouĂ© la plupart des grands groupes en 1968-69 (Janis Joplin, Grateful Dead, Cream, les Doors, Jefferson AirplaneâŠ). Bill Graham Ă©tait un personnage haut-en-couleur, trĂšs apprĂ©ciĂ©, souvent trĂšs dĂ©testĂ©. Le livre raconte aussi les festivals de Monterey, Woodstock, Altamont.
Il est mort en 1991, figure fascinante des sixties, du flower power.
Câest un trĂšs beau bouquin de Robert Greenfield, qui avait dĂ©jĂ sorti deux bouquins sur les Stones aux Ă©ditions Le Mot et Le Reste, je vous le conseille vraiment, câest un monument de lâhistoire du rock.
Easy Rider en écoute sur Radio PFM
Ce pavĂ© retrace la vie et la carriĂšre de Bill Graham, nĂ© en Europe, Ă©migrĂ© Ă New York dans le Bronx, puis dans les Catskill Mountains, avant de sâinstaller Ă San Francisco et dây crĂ©er le mythique Fillmore West puis le Fillmore East de New York. En toile de fond, les festivals de Monterey, Woodstock et Altamont et trois dĂ©cennies de rock psychĂ© pour lâhistoire chaotique dâun homme qui inventa le rock business et disparut en 1991.
LâĂšre psychĂ©dĂ©lique est toujours regardĂ©e dans le rĂ©troviseur avec fascination. Câest le temps de lâamour sans frein et de la crĂ©ativitĂ© infinie. Lâesprit nâa jamais Ă©tĂ© aussi ouvert quâen ces annĂ©es oĂč lâon traversait les portes de la perception en Ă©coutant Grateful Dead, un livre dâAllen Ginsberg ou de William Burroughs Ă portĂ©e de mains. Le psychĂ©dĂ©lisme est une contre-culture de vaste dimension qui possĂšde ses connaisseurs, parmi lesquels Philippe Thieyre, Steven Jezo-Vannier et Bill Graham. Leurs Ă©clairages rendent intelligibles le Psychedelic Sound et lâart rĂ©tinien des affiches de la Bay Area aussi hermĂ©tique que trippant.
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The Psychedelic Experience, lâouvrage que Richard Alpert, Timothy Leary et Ralph Metzner ont publiĂ© en 1964 est un manuel cĂ©lĂ©brant Carl Gustav Jung et le Bardo Thödol dans le but dâexpliquer les Ă©tapes du voyage Ă lâacide. A ce moment, la rĂ©volution psychĂ©dĂ©lique est en marche.
Cette double promotion par The Psychedelic Experience et les Merry Pranksters qui ont achetĂ©, au printemps 1964, un bus scolaire International Harvester aboutit Ă lâĂ©closion des acid tests, âune Ă©preuve individuelle et collectiveâ (Steven Jezo-Vannier) pour connaĂźtre lâaventure intĂ©rieure, celle que promet le LSD et qui rĂ©alise, Ă travers des visions, la disparition des contours entre lâusager et le reste du monde.
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Les Pranksters ont de bonnes frĂ©quentations. Pour le dĂ©veloppement de leurs tests, ils comptent sur un ami de choix. Bill Graham, organisateur du Trips Festival de San Francisco qui rĂ©unit, en janvier 1966, Grateful Dead, Allen Ginsberg, le Living Theathre de Julian Beck et Judith Malina, Big Brother & The Holding Company, Steward Brand, Ă©diteur du Whole Earth Catalogue, bible de la contre-culture, est le gĂ©rant du Fillmore Auditorium, lâune des grandes scĂšnes de la musique psychĂ©dĂ©lique, qui verra se produire Pink Floyd, Quicksilver Messenger Service, Jefferson Airplane et Janis Joplin.
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Entre 1966 et 1971, prĂšs de 600 affiches sont rĂ©alisĂ©es par une poignĂ©e de graphistes maniant le code psychĂ©dĂ©lique avec un sens aigu de lâhermĂ©tisme qui est le vocabulaire secret des initiĂ©s. Leurs messages destinĂ©s Ă rameuter aux portes du Filmore, de lâAvalon Ballroom et du Matrix les hipsters en mal de sensations fortes deviennent bientĂŽt des objets de culte.
Bill Graham se souvient : âJe partais sur le coup de 4 heures du matin, je roulais jusquâĂ Berkeley et je recouvrais dâaffiches tous les murs de la ville, avec une prĂ©fĂ©rence pour les chantiers, avec leurs grandes palissades. Quand les gens se rĂ©veillaient le matin, il y en avait partout. Au dĂ©but, les affiches coĂ»taient 5 ou 600 chacune Ă imprimer. Jâen faisais fabriquer 5000. Ensuite le prix a beaucoup augmentĂ©. Bichromie, quadrichromie⊠Certaines Ă©taient quasiment illisibles ! Au point que je disais aux dessinateurs âsi on garde ce dessin, il faudra rajouter un astĂ©risque, et une lĂ©gende en bas pour tout expliquer.â Mais ça a fini par devenir le jeu Ă la mode, chaque semaine : essayer de dĂ©chiffrer ce qui Ă©tait Ă©crit sur lâaffiche !â
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Lâart psychĂ©dĂ©lique rĂ©tinien expire en 1971 avec la fermeture des deux Fillmore de Bill Graham, laissant derriĂšre lui une cohorte de morts (Jimi Hendrix, Alan Wilson, Janis Joplin, Neal Cassady, Lenny BruceâŠ) alors que se profilent Goa et Katmandou, ces routes cul-de-sac oĂč sâĂ©tiolent les derniers hippies aux cerveaux incolores, accrochĂ©s machinalement Ă une seringue psycholeptique.
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Bon, câest pas parce que NoĂ«l approche quâil faut continuer Ă rĂȘver bĂ©atement sur ses posters des Doors et sâimaginer que Mick Jagger nâest intĂ©ressĂ© que par lâamour et lâharmonie entre tous ses brothers et ses sisters. Tsss⊠Jeunes crĂ©dules boutonneux, depuis que le rock est rock, et que la musique est zic, le monde est confrontĂ© au mĂȘme problĂšme : la maille, lâoseille, le flouze, les pĂ©pettes, le dentier de grand-mĂšre. En un mot comme en 100, les sous. Un sujet spĂ©cial crise Ă aborder avec dextĂ©ritĂ©, donc attention aux Ăąmes sensibles : si vous croyez encore Ă Saint-Nicolas et Ă la Petite Souris, que vos artistes favoris se baladent la fleur Ă la Gibson uniquement pour prĂȘcher la beautĂ© de lâart, gare Ă vous ! En retraçant le destin hallucinant de Bill Graham, câest tout lâenvers du rock qui se dĂ©robe sous nos pieds, lâenfer des tractations, lâomniprĂ©sence des egos, des managers et des agents, la starification et lâinflation galopante des cachets. Bref, le rockânâroll, câest dâla merde, et ce magnifique livre de tĂ©moignages en dĂ©sosse les rouages. Une plongĂ©e saisissante dans les coulisses du rock business, aussi dĂ©pourvue de glamour quâun ouvrage suivant un nain dans la fabrique Ă jouets du PĂšre NoĂ«l. La GROGOLISTE est ouverte, rĂ©duite mais avec de gros articles.
Lire cet excellent article en intégralité : LE GROGSTORE
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Ceci est la monumentale biographie de lâun des personnages clĂ©s de lâhistoire du rockânâroll et de ses dĂ©rivĂ©s. Je passe sur ses premiĂšres annĂ©es et embraye tout de suite sur lâĂ©pisode de la San Francisco Mime Troupe, Ă laquelle il se joint dans le milieu des annĂ©es 1960. Rapidement dans le besoin pĂ©cuniaire, il fait organiser des concerts de soutien pour lui venir financiĂšrement en aide, et câest lĂ que tout commence. LâidĂ©e des concerts Ă organiser et des moyens Ă mettre en Ćuvre pour y parvenir. Dâabord une salle de fortune, puis un Filmore West Ă San Francisco, et plus tard, un Filmore East Ă New York, et la succession des groupes les plus fameux de lâĂ©poque qui viennent y effectuer leurs meilleures prestations jusquâen 1971, date de la cessation dâactivitĂ© des deux prestigieuses salles.
Puis, arrivent les grands concerts en plein air, Ă dimension gigantesque, et Ă la suite, les grands festivals sans prĂ©texte, avant ceux inspirĂ©s par les causes sociales et humanitaires. Tous les acteurs et protagonistes de lâhistoire ont la parole et rendent le rĂ©cit particuliĂšrement rĂ©aliste et terriblement dâactualitĂ©. Il faut dire que cette histoire revisite lâadolescence de bon nombre dâentre nous. Câest un tragique accident dâhĂ©licoptĂšre qui vient mettre fin Ă cette destinĂ©e particuliĂšre, en 1971âŠ
Une immersion dans les annĂ©es dâavant le Flower Power qui sera une vĂ©ritable cure de jouvence pour certains. De lĂ Ă revendiquer le remboursement de lâouvrage par la sĂ©curitĂ© sociale, il nây a quâun pas.
Samedi 19 novembre, Aymeric Leroy Ă©tait lâinvitĂ© de lâĂ©mission Bulles noires de Radio Libertaire. Entre une discussion endiablĂ©e autour de Bill Graham, de grands morceaux liĂ©s Ă la carriĂšre de ce manager, longtemps directeur du Filmore Ă San Francisco, ont Ă©tĂ© passĂ© : Jefferson Airplane, Grateful Dead, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Santana, Cream, Crosby Stills Nash & Young, Butterfield Blues BandâŠ
Hier soir (jeudi 17 novembre), lâĂ©mission Addictions prĂ©sentĂ©e par Laurence Pierre du lundi au jeudi Ă©tait largement consacrĂ©e au folk ainsi quâĂ la sortie de lâouvrage Folk & Renouveau (ââŠun Ă©vĂ©nement, câest la sortie de ce livre absolument Ă©norme⊠Le livre est trĂšs trĂšs bien fait âŠâ). A la clĂ© aussi une playlist Folk en partie issue de lâouvrage. Laurence Pierre et Philippe Thieyre ont Ă©galement prĂ©sentĂ© lâouvrage de et sur Bill Graham.