Berlin avant la techno
Du post-punk Ă la chute du mur
Musique bruitiste, Ă©lectro embryonnaire, new wave dĂ©calĂ©e y germaient Ă lâenvi. Des AbwĂ€rts Ă Xmal Deutschland, en passant par EinstĂŒrzende Neubauten ou Mona Mur, le rĂ©cit fragmentĂ© de centaines dâinterviews rĂ©alisĂ©es durant quatre ans. KalĂ©idoscopique.
Jean-Pierre Simard â Rolling Stone
Berlin avant la techno, du post-punk Ă la chute du mur est un recueil dâentretiens avec les acteurs qui ont façonnĂ©, bĂąti et Ă©crit la face underground de la musique de Berlin-Ouest, celle-ci nâayant pu exister quâĂ travers une conjugaison de facteurs politiques historiques. Cette ville accueillait une population bigarrĂ©e, un melting-pot unique au monde qui sâest dĂ©veloppĂ© en pleine guerre froide, entre les puissances capitalistes et communistes. LâEst et lâOuest comptaient leurs fusĂ©es atomiques pour imposer leur philosophie et leur moralitĂ© sur la pensĂ©e humaine pendant que la jeunesse scandait « Vivre est illĂ©gal ». Ces artistes contemporains rejetĂšrent le passĂ© pour donner une identitĂ© Ă leur quotidien, pour trouver un sens Ă lâinstant prĂ©sent dans le but de le rendre authentique. Cette dĂ©marche artistique inconsciente qui nâĂ©tait pas censĂ©e connaĂźtre de lendemain reste aujourdâhui le tĂ©moignage dâune Ă©poque crĂ©atrice, marginale et bouillonnante. Dans cet ouvrage apparaissent les figures de David Bowie, Iggy Pop Nick Cave, O.U.T, Ton Steine Scherben et tant dâautres.
Revue de presse
- Berlin avant la techno Pascal Julou Abus dangereux Août 2016
- Politiques culturelles 3/4 Création à contre-courant Florian Delorme France Culture // Culturesmonde 22 juin 2016
- Berlin avant la techno. Du post-punk Ă la chute du mur Paskal Larsen foutraque.com 5 avril 2016
- Berlin avant la techno Clément Marchal Twice Magazine Octobre 2015
- Berlin avant la techno Alexandre Bibert Empreintes Magazine Décembre 2015
- Berlin avant la techno Noé Gaillard daily-books.com 16 octobre 2015
- Berlin avant la techno Jean Rouzaud Radio Nova 25 septembre 2015
- Berlin avant la techno BenoĂźt Carretier Tsugi Septembre 2015
- Interview de Frédéric Cisnal Christian Hahn France 3 Alsace // Gsuntheim 22 novembre 2015
- Ne dormez jamais ! Emmanuel Dosda Poly 21 octobre 2015
- Panier Culture Emmanuel Abela Zut ! Automne 2015
- Berlin avant la techno Arnaud Rapp France 3 Alsace // Route 67 9 novembre 2015
- Berlin avant la techno David Blot - Jean Rouzaud Radio Nova // Nova Club 15 octobre 2015
- Berlin avant la techno Olivier Pernot Trax Septembre 2015
- Read this ! Jean-Pierre Simard Rolling Stone Septembre 2015
- Movement(s) 2 François Girodineau Silence Is Sexy 10 août 2015
Pour les trente ans de la chute du Mur de Berlin, La PremiĂšre â RTBF a conviĂ© FrĂ©dĂ©ric Cisnal pour lâĂ©mission Le Mug. Ils ont abordĂ© son livre Berlin avant la techno et la vie Ă Berlin avant la chute.
Ăcouter lâĂ©mission sur le site de la RTBF
Sous titrĂ© Du post-punk Ă la chute du mur, Berlin avant la techno raconte le milieu alternatif et underground de la musique rock allemande entre 1977 et 1989 Ă Berlin-Ouest. Parmi les activistes de ses cultures Ă©mergentes â groupes musicaux, acteurs, perforateurs, gratteurs (Thierry Noir), crĂ©ateurs de labels (Zick Zack, Rip Off, Monogram), salles de concerts (So36), boutiques de disques (Zensor) et vĂȘtements (Esengrau, lieu de rencontre de la scĂšne berlinoise devenu un magasin de fringues et de K7 autoproduites⊠â on trouve les membres dâEinstĂŒrzende Neubauten, Di Haut, Sprung Aus Den Wolken, Xmal Deutschland, Malaria!, Mania D ⊠avec en toile de fond, les passages en ville dâIggy Pop, David Bowie (sa trilogie Berlinoise et son apparition dans le film Moi, Christiane F. 13 ans, droguĂ©e, prostituĂ©e⊠), Lydia Lunch, les premiers pas de Nick Cave avec The Birthday Party, Depeche Mode, Fad Gadget et aussi Wim Wenders et son magnifique film Les Ailes du DĂ©sir. Les chapitres ne sont construits exclusivement quâavec les tĂ©moignages. Pas de rĂ©dactions de lâauteur hormis un avant-propos, ni dâhistorique, juste les tĂ©moignages. FrĂ©dĂ©ric Cisnal connait bien Berlin pour y avoir vĂ©cu de 1974 Ă 1990, le choix des activistes est pertinent, les interviews sont complĂštes et prĂ©cises â il lui a fallu 4 ans pour les mener Ă bien â et la mise en forme de cette somme de rĂ©ponses est trĂšs fluide.Le lecteur entre facilement du cotĂ© backstage, du cotĂ© crĂ©atif des acteurs et surtout il pĂ©nĂštre dans le point de dĂ©part, dans lâĂ©mergence de ces talents. TrĂšs bel ouvrage vivement recommandĂ©.
Florian Delorme reçoit Frédéric Cisnal pour parler de la contre-culture à Berlin.
De la musique de lâunderground berlinois Ă celle des boĂźtes gays aux Etats-Unis, les contre-culture ont parfois jouĂ© un rĂŽle primordial dans lâidentitĂ© de certains lieux. Mais peut-on encore aujourdâhui parler de contre-cultures lorsquâelles se popularisent ? Et avec quels effets sur ces lieux ?
Le TrĂ©sor : un club mythique installĂ© Ă lâintĂ©rieur du coffre dâun ancien grand magasin. InaugurĂ© en 1991, il a accueilli les plus grands DJ de la scĂšne allemande et internationale. Un vĂ©ritable no manâs land avant de renaĂźtre sous une forme inattendue : cet espace de fĂȘte, créé par Dimitri Hegermann et devenu lâun des piliers de la mythique nuit berlinoise rythmĂ©e par la musique Techno. Musique qui sâest ensuite rapidement diffusĂ©e, franchissant le mur et attirant des amateurs du monde entier, et qui, aujourdâhui, ne constitue plus vraiment une contre-culture tant elle est Ă©coutĂ©e et tant elle reprĂ©sente une industrie de masse.
Berlin : LA capitale europĂ©enne de la contre-culture. Une ville qui, Ă la fin du 20Ăšme siĂšcle sâest rĂ©inventĂ©e aprĂšs avoir subi la destruction de la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi la torpeur de la Guerre Froide lorsque, Ă lâombre du mur, tout semblait figĂ©. Câest dans cet environnement en apparence immobile que, pourtant, dans les annĂ©es 1980, quelque chose se passait : une scĂšne artistique novatrice, inventive, provocatrice, en rupture avec le passĂ©, et dĂ©sireuse dâinventer lâavenir.
Mais de quoi Ă©tait faite cette scĂšne alternative berlinoise ? Qui Ă©taient les acteurs de cette histoire de la contre-culture musicale qui nous Ă©claire sur la grande Histoire de cette ville qui sâest rĂ©inventĂ©e une identitĂ© depuis ses marges ? Et que reste-il, aujourdâhui, de cette contre-culture produite sur la scĂšne berlinoise des annĂ©es 1980 ? Comment la chute du mur de Berlin lâa-t-elle transformĂ©e ?
Nous irons aux USA oĂč, rĂ©cemment, la culture des clubs sâest trouvĂ©e brutalement sous pression, avec lâĂ©pisode de la tuerie du Pulse Ă Orlando il y a un peu plus dâune semaine. Un club gay, dans un quartier essentiellement latino, et dans une AmĂ©rique toujours sujette Ă un climat homophobe latent. LĂ aussi la production musicale sâest faite de maniĂšre presque cachĂ©e, confidentielle et reste encore largement Underground.
Pression sociale, pression parfois explicitement politique, et Ă©mergence dâune timide contre culture pas forcĂ©ment lĂ oĂč on lâattend : nous ferons un pas de cĂŽtĂ© au Royaume du Bhoutan en fin dâĂ©mission. Royaume qui a fait du Bonheur un indicateur national qui a remplacĂ© le PIB classique et a mis en place une politique volontariste en la matiĂšre. Comment alors comprendre lâĂ©mergence en ce moment dâun art du tatouage pourtant officiellement prohibĂ© par les autoritĂ©s ?
Ăcouter lâĂ©mission sur le site de France Culture
Sous titrĂ© « du post-punk Ă la chute du mur », Berlin avant la techno raconte le milieu alternatif et underground de la musique rock allemande entre 1977 et 1989 Ă Berlin-Ouest. Parmi les activistes de ses cultures Ă©mergentes (groupes musicaux, acteurs, performeurs, graffeurs, crĂ©ateurs de labels (Zick Zack, Rip Off, Zensor, Monogram), de boutiques de disques (SO 36, Eisengrau), de vĂȘtements âŠ), on trouve les membres dâEinstĂŒrzende Neubauten, Di Haut, Sprung Aus Den Wolken, Liaisons Dangereuses, O.U.T., Xmal Deutschland, Malaria !, Mania D, Matador, avec en toile de fond, les passages en ville dâIggy Pop, David Bowie (sa trilogie Berlinoise et son apparition dans le film Moi, Christiane F. 13 ans, droguĂ©e, prostituĂ©eâŠ), Lydia Lunch et les premiers pas de Nick Cave (avec The Birthday Party), Depeche mode, Fad Gadget et aussi Wim Wenders et son magnifique film Les ailes du dĂ©sir (sorti en 1987).
Les chapitres ne sont construits exclusivement quâavec les tĂ©moignages. Pas de rĂ©dactions de lâauteur (sauf un avant-propos), nây dâhistorique, juste les tĂ©moignages. Si le style peut ĂȘtre casse gueule (voir le livre trĂšs dur Ă digĂ©rer, Pas de beautĂ© sans danger consacrĂ© Ă EinstĂŒrzende Neubauten ~~Ă©ditĂ© chez Camion Blanc~~), ici câest une rĂ©ussite. Lâauteur et journaliste FrĂ©dĂ©ric Cisnal, connait bien Berlin pour y avoir vĂ©cu 16 ans (de 1974 Ă 1990). Le choix des activistes est pertinent, les interviews sont complĂštes et prĂ©cises (il lui a fallu 4 ans pour les faires) et la mise en forme de cette somme de rĂ©ponses est dans la lecture trĂšs fluide. Ainsi le lecteur entre facilement du cotĂ© back stage, du cotĂ© crĂ©atif des acteurs et surtout il pĂ©nĂštre dans le point de dĂ©part, dans lâĂ©mergence de ces talents. Blixa Bargeld (Neubauten) travaille dans une boutique, Alexander Hacke (Neubauten) nâa que 14 ans et est dĂ©jĂ bien actif, Christoph Dreher (Die Haut) loge les Birthday Party dans son loft, Mania D enregistre dans le studio de Christopher Franke de Tangerine Dream, Elisabeth Recker crĂ©e le label Monogram Records pour sortir les disques de ces potes. A travers les interviews, on apprend une multitude de choses sur la vie Ă Berlin (des sorties en clubs Ă la vie quotidienne), sur le dĂ©but des groupes, sur la façon de vivre et de se dĂ©brouiller pour sâen sortir. Câest quelque part une leçon de libertĂ© de crĂ©er en zone urbaine. On sent Ă la lecture des propos, le bouillonnement crĂ©atif dans lâambiance grise de Berlin Ouest, avec son mur « cicatrice » (il faut plus dâune heure pour passer la « douane »), les bĂątiments qui gardent encore des traces de la seconde guerre mondiale, les lofts non chauffĂ©s aux prix dĂ©risoires. Le tout avec un brassage de jeunes marginaux dâEurope qui viennent vivre Ă Berlin pour ne pas faire le service militaire. Berlin est Ă lâEurope ce que New-York est aux Etats-Unis, Ă savoir une ville en friche en pleine reconstruction. A Berlin il y a la scĂšne industrielle, Ă NYC il y a la scĂšne no-wave, soit 2 façons de repartir Ă zĂ©ro avec le rock. Bizarrement Berlin sera moins proche de la scĂšne punk de Londres.
Au risque de se rĂ©pĂ©ter, la force de ce livre est de nous plonger dans le Berlin des annĂ©es 80âs sans tomber dans la nostalgie du « câĂ©tait mieux avant » et sans lire un Ă©niĂšme texte sans saveur (car trop gĂ©nĂ©raliste) sur la scĂšne post punk/new wave. Enfin, en belle conclusion, le dernier chapitre relate ce que faisaient les artistes le 9 novembre 1989, jour de la chute du mur. Bref bravo Ă lâauteur FrĂ©dĂ©ric Cisnal pour ce livre quâon ne refilera pas Ă Christiane F (Ă©galement ex petite amie dâAlexander Hacke) pour quâelle ne le vende pas pour sâacheter sa dose de came, mais quâon vous recommande dâacheter pour le lire, si vous ne lâavez pas encore fait vu quâil est sorti en aoĂ»t 2015.
Comme le chante Guerre Froide sur son titre Demain Berlin, « Nous nous rencontrerons dans les ruines de Berlin (âŠ) La mort semble parfois un bien », les ruines câĂ©taient en 1981, en 2016 place au Kreuzberg Boboland avec quelques punks Ă chiens Ă©garĂ©s entre les boutiques bio. Serions nous nostalgique des ruines?
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DĂšs que jâentend le nom de Berlin, je fais un bond en 1994, et je repense Ă ses murs bariolĂ©s, ses squats, ses bars dans les Ă©tages dâimmeubles improbables, ses clubs, et bien-sĂ»r la musique et des noms : EinstĂŒrzende Neubauten, Die Toten Hausen, X Mal Deutschland, Malaria ! Mais aussi Bowie, DĂ©pĂȘche Mode ou Nick Cave. Une ville qui a fait rĂȘver sans faire faire rĂȘver, grise et cassĂ©e par une guerre trop connue et un certain genre de mur des lamentations tombĂ© finalement en 89. Et bien on est en plein dedans dans ce livre Ă©tonnant oĂč chaque acteur qui a vĂ©cu les annĂ©es antĂ©rieures Ă la chute du Mur sâexprime, chacun son tour, sur les moments de sa vie artistique et sociale, au coeur des annĂ©es 80. Un recueil dâentretiens avec les acteurs qui ont façonnĂ©, bĂąti et Ă©crit la face underground de la musique de Berlin-Ouest et qui eu des rĂ©sonances sur le monde entier. Alors oui, je conseille vivement de jumeler votre lecture avec les diffĂ©rents reportages que Arte a dĂ©jĂ proposĂ©s, câest pile le crĂ©neau ! Et de ressortir de votre discothĂšque industrielle les meilleurs albums bruitantes de EinstĂŒrzende NeubautenâŠ
Cet ouvrage dâun Strasbourgeois nĂ© en 1969 revient sur la scĂšne musicale berlinoise des annĂ©es 1980. Il touchera particuliĂšrement ceux qui aiment Berlin et le cĂŽtĂ© alternatif de cette ville. Construit autour groupes et Ă partir dâextraits dâinterviews dâacteurs du milieu crĂ©atif, ce livre ne manque vraiment pas de rythme. Il permet Ă merveille de ressentir lâambiance de lâĂ©poque. Ă ce livre extrĂȘmement intĂ©ressant, il ne manque quâune bande-son changeant Ă chaque page⊠En fin dâouvrage, une discographie succincte, mais essentielle, permet toutefois au lecteur de faire le nĂ©cessaire ! Pour complĂ©ter lâexpĂ©rience, il pourrait ĂȘtre bon de voir, dans la foulĂ©e, le film documentaire B-movie qui traite du mĂȘme sujet. Et puis de faire un voyage Ă Berlin, Ă©videmmentâŠ
Berlin avant la techno
Avec un sous-titre trĂšs prĂ©cis : Du post-punk Ă la chute du mur. Et en illustration de couverture une photo de ce fameux mur⊠Entre nous, un autre choix de photo â celles montrant le mur taguĂ© â associĂ© avec celle que lâon voit aurait peut-ĂȘtre tirĂ© lâĆil et donnĂ© envie.
Lâauteur nous dit quâil lui a fallu quatre annĂ©es pour rencontrer et faire parler tous les individus â des deux sexes â qui ont participĂ© Ă la crĂ©ation de la musique berlinoise dâavant 1989. Je pense que ce livre trouvera seul ses lecteurs mais tant quâĂ nous donner une version française des rencontres et interviews â on ne doutera pas du succĂšs dâune version allemande â il aurait pu aussi nous offrir une traduction des noms de groupe (tous ne sont pas traduits) et des reproductions de flyers et de tags qui illustrent lâintĂ©rieur.
Difficile de remettre en cause lâhistoire et les histoires racontĂ©es ici. En revanche, on peut sâinterroger sur deux choses. Dâabord le fait que manifestement les personnes qui se racontent et parlent de leur expĂ©rience musicale ne se vantent pas, ils/elles ne montent pas en Ă©pingle ce quâils/elles ont rĂ©alisĂ©. Jâinsiste sur ils/elles parce que les femmes ont pris une part importante. Ensuite, et câest sans aucun doute le plus surprenant, peu dâentre eux se sont posĂ©s des questions sur leur rĂŽle, leur importance ou non. En fait ils/elles semblent avoir tout simplement vĂ©cuâŠ
On aurait aimĂ© aussi une discographie critique ou sĂ©lective pour ceux et celles dont lâallemand nâest connu.
Bonne lecture, bonne Ă©couteâŠ
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Folle pĂ©riode inconnue que cet intervalle vers 1979-80 (et aprĂšs) ou les berlinois â isolĂ©s dans une ville Ă moitiĂ© en dĂ©shĂ©rence -, ont recommencĂ© Ă crĂ©er sous le choc de la vague Punk anglaise. Le livre de FrĂ©dĂ©ric Cisnal Berlin avant la Techno, tente de reconstituer la scĂšne Ă©mergente Ă Berlin ouest, en faisant parler les acteurs pionniers de ce mouvement qui allait finir en Techno allemande.
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âRetrouvez lâarticle en intĂ©gralitĂ© sur le site de Radio Novaâ: http://www.novaplanet.com/novamag/49379/berlin-avant-la-techno
Les plus anciens ont en mĂ©moire quâavant la dĂ©ferlante techno qui sâest abattue sur Berlin aprĂšs la chute du Mur en 1989. positionnant la future capitale allemande comme lâun des points cardinaux du 4/4 europĂ©en. Berlin-Ouest fut le théùtre dâune scĂšne rock indĂ©pendante bouillonnante, Ă lâimage de la ville. ilot de libertĂ© posĂ© au milieu de la RDA totalitaire. Ăvidemment, quand on pense Ă Berlin-Ouest, les premiers noms qui viennent Ă lâesprit sont ceux de David Bowie, qui y a enregistrĂ© pour partie ses meilleurs albums ou au groupe Birthday Party de Nick Cave. Mais lâintĂ©rĂȘt de Berlin avant la techno rĂ©side justement dans le choix des personnalitĂ©s interrogĂ©es. FrĂ©dĂ©ric Cisnal. par ailleurs collaborateur de Tsuqi, a vĂ©cu Berlin de lâintĂ©rieur entre 1974 et 1990, et son ouvrage, prĂ©sentĂ© comme une suite de propos rapportĂ©s classĂ©s par thĂšmes (âla maladie berlinoiseâ. âoĂč Ă©tais-tu le 9 novembre 1989ââŠ) fait la part belle Ă des acteurs de la scĂšne indĂ©pendante locale. comme Gudrun Gut, Alexander Hacke. Mark Reeder ou FM Einheit. *Une plongĂ©e instructive et pointue dans la bulle de Berlin-Ouest, oĂč art de la dĂ©brouille et crĂ©ativitĂ© allaient souvent de pair.
Gsuntheim consacre un reportage au livre de FrĂ©dĂ©ric Cisnal et HervĂ© interview ce dernier sur les motivations qui lâont poussĂ© Ă Ă©crire cet ouvrage.
Visualisez le reportage consacrĂ© Ă FrĂ©dĂ©ric Cisnal Ă partir de 20â30
Le Strasbourgeois FrĂ©dĂ©ric Cisnal est retournĂ© Ă Berlin afin de recueillir le tĂ©moignage des acteurs de la scĂšne musicale underground des eighties. Ils sont rassemblĂ©s dans un passionnant ouvrage prenant la forme dâun recueil dâinterviews.
Le Berlin des 80âs ? Une ville portant « encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale ». Dans son introduction, FrĂ©dĂ©ric Cisnal, dĂ©crit ainsi la « citĂ© malade » : « Les hivers rigoureux, la pollution engendrĂ©e par lâindustrie de la RĂ©publique dĂ©mocratique allemande et le chauffage au lignite rendaient lâatmosphĂšre suffocante. » Lâauteur qui, de pĂšre militaire habita Ă Berlin-Ouest de 1974 (il a 4 / 5 ans) Ă 1990, nâidĂ©alise pas cette Ă©poque. Il nous confie : « La vie Ă©tait dure, câĂ©tait triste, trĂšs diffĂ©rent dâaujourdâhui. Berlin Ă©tait une ville emmurĂ©e, sous perfusion, avec une jeunesse Ă lâabandon. »
Dans ce sinistre contexte de Guerre froide, une scĂšne artistique foisonnante sâest dĂ©veloppĂ©e. De jeunes gens Ă la marge, fuyant le service militaire, se rĂ©unissaient dans des caves, squats, cinĂ©s alternatifs ou apparts communautaires pour inventer un nouveau langage, des concepts artistiques novateurs oĂč lâaccident nâest pas exclu, afin de « fuir un quotidien morne et de lui donner un sens », Ă©crit-il en prĂ©ambule dâun livre qui donne la parole aux hĂ©ros de la pĂ©riode allant de 1977 Ă la chute du Mur, en 1989.
Durant quatre ans, FrĂ©dĂ©ric mena une sĂ©rie dâentretiens dans des bars devant une biĂšre, en backstage ou dans le hall dâun hĂŽtel. Un fil conducteur sâest tissĂ©, « une histoire se racontait ». Berlin avant la techno se compose ainsi dâune succession dâinterventions : Edgar Domin de MekanĂŻk DestrĂŒktĂŻw Komandöh, Jochen Arbeit de Sprung aus den Wolken ou Die Haut, Kiddy Citny, peintre du Mur et membre (entre autres) de O.U.T. (qui accompagna Nina Hagen), Wolfgang MĂŒller de Die Tödliche Doris⊠La figure tutĂ©laire : EinstĂŒrzende Neubauten. La statue du commandeur : Blixa Bargeld, leader dâun groupe cherchant Ă briser les conventions, jour et nuit, en sâinterdisant de dormir pour crĂ©er, aidĂ© par les effets de substances. « Qui dort perd » est la devise.
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Lire lâintĂ©gralitĂ© de lâarticle mis en images et en musique sur le site de Poly
On a tous fantasmĂ© Berlin au cours de la pĂ©riode qui a prĂ©cĂ©dĂ© la chute du Mur. Il y avait Iggy Pop et David Bowie dans les annĂ©es 70, mais il y avait surtout cette scĂšne incroyable dont les sons nous parvenaient avec la part de romantisme quâon leur associait. Le journaliste et DJ FrĂ©dĂ©ric Cisnal, qui a vĂ©cu Ă Berlin-Ouest tout au long des annĂ©es 80, nous livre un rĂ©cit choral par lâintermĂ©diaire des acteurs mĂȘmes de la scĂšne post-punk et industrielle. Lequel raconte autant un pan dâhistoire culturelle de la ville que son cheminement propre.
Consulter le numéro 27 de Zut ! sur Issu.com
Il est journaliste et DJ. Un vrai passionnĂ© de musique. Durant quatre ans, FrĂ©dĂ©ric Cisnal est allĂ© retrouver les artistes berlinois emblĂ©matiques de la scĂšne musicale dâavant 1989. Il vient de sortir un livre Ă lâoccasion des 26 ans de la chute du mur, un recueil dâentretiens avec les acteurs qui ont façonnĂ©, bĂąti et Ă©crit la face underground de la musique de Berlin-Ouest, celle-ci nâayant pu exister quâĂ travers une conjugaison de facteurs politiques et historiques. Cette ville accueillait une population bigarrĂ©e, un melting-pot unique au monde qui sâest dĂ©veloppĂ© en pleine guerre froide, entre les puissances capitalistes et communistes. Cette dĂ©marche artistique inconsciente qui nâĂ©tait pas censĂ©e connaĂźtre de lendemain reste aujourdâhui le tĂ©moignage dâune Ă©poque crĂ©atrice, marginale et bouillonnante.
Voir lâĂ©mission consacrĂ©e Ă FrĂ©dĂ©ric Cisnal
Il y a quelques temps, Jean Rouzaud était dans le Nova Club de David Blot et vous expliquait pourquoi il ne fallait pas passer à cÎté du Berlin avant la techno, du post-punk à la chute du mur de Frédéric Cisnal.
Réécoutez la chronique de Jean Rouzaud
Dans les annĂ©es 1980, Berlin, capitale coupĂ©e en deux par le mur, a Ă©tĂ© lâun des creusets europĂ©ens de la musique Ă©lectronique. Lâesprit underground rĂ©gnait alors en ville, dans la prolongation du mouvement punk. Les machines commençaient Ă sây mĂ©langer aux guitares. Lâauteur FrĂ©dĂ©ric Cisnal, qui a vĂ©cu Ă Berlin-Ouest de 1974 Ă 1990, retrace cette pĂ©riode dâeffervescence politique et artistique au contact des musiciens/activistes qui ont participĂ© Ă cette scĂšne alternative.
Eno, Bowie et Iggy nâĂ©taient pas Ă Berlin sans raison au milieu des 70âs. Son statut de ville assiĂ©gĂ©e au milieu de la DDR en faisait un Ăźlot de rĂ©sistance aux luttes des deux blocs, et sa jeunesse se distinguait par des pratiques musicales assez Ă©loignĂ©es du rock. Musique bruitiste, Ă©lectro embryonnaire, new wave dĂ©calĂ©e y germaient Ă lâenvi. Des AbwĂ€rts Ă Xmal Deutschland, en passant par EinstĂŒrzende Neubauten ou Mona Mur, le rĂ©cit fragmentĂ© de centaines dâinterviews rĂ©alisĂ©es durant quatre ans. KalĂ©idoscopique.
Nous poursuivons notre recension dâouvrages incontournables sur lâhistoire du rock, en choisissant cette fois-ci de traiter des villes oĂč se sont dĂ©veloppĂ©es des scĂšnes musicales essentielles Ă nos ouĂŻes : Berlin, Detroit, Manchester, Memphis, lâAustralie et Los Angeles. Une fois de plus, les ouvrages prĂ©sentĂ©s ici sont rĂ©cents ou Ă chiner chez les meilleurs bouquinistes.
Parce quâelle Ă©tait grise, pauvre, encore Ă moitiĂ© dĂ©truite par la guerre et polluĂ©e, parce quâelle Ă©tait coupĂ©e par un mur, la ville de Berlin a longtemps incarnĂ© LA ville des poĂštes maudits et des artistes undergounds. Ă tel point que David Bowie y fait venir un Iggy Pop en pleine dĂ©pression au dĂ©but des annĂ©es 1970, pour lây faire enregistrer deux superbes albums. Ce nâest pourtant pas aux stars que Cisnal sâest intĂ©ressĂ© pour Ă©crire ce livre, mais aux acteurs locaux et nĂ©anmoins lĂ©gendaires quâon connaĂźt aujourdâhui sous les noms dâEinsturzende Neubauten, Mania D, Matador et Malaria, Die Haut ou encore Mekanik DestrĂŒktiv Kommandöh. En prenant le parti de publier des entretiens, fussent-ils organisĂ©s en quatre grandes parties, plutĂŽt quâun long rĂ©cit qui aurait Ă©tĂ© dĂ©personnalisĂ©, lâauteur rend Ă cette scĂšne un vibrant hommage en faisant renaĂźtre lâhumanitĂ© et le charme exotique qui la caractĂ©risaient.
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