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Parution : 20/08/2015
ISBN : 9782360541591
256 pages (148 x 210)

Berlin avant la techno

Du post-punk Ă  la chute du mur

Musique bruitiste, Ă©lectro embryonnaire, new wave dĂ©calĂ©e y germaient Ă  l’envi. Des AbwĂ€rts Ă  Xmal Deutschland, en passant par EinstĂŒrzende Neubauten ou Mona Mur, le rĂ©cit fragmentĂ© de centaines d’interviews rĂ©alisĂ©es durant quatre ans. KalĂ©idoscopique.
Jean-Pierre Simard – Rolling Stone

Berlin avant la techno, du post-punk Ă  la chute du mur est un recueil d’entretiens avec les acteurs qui ont façonnĂ©, bĂąti et Ă©crit la face underground de la musique de Berlin-Ouest, celle-ci n’ayant pu exister qu’à travers une conjugaison de facteurs politiques historiques. Cette ville accueillait une population bigarrĂ©e, un melting-pot unique au monde qui s’est dĂ©veloppĂ© en pleine guerre froide, entre les puissances capitalistes et communistes. L’Est et l’Ouest comptaient leurs fusĂ©es atomiques pour imposer leur philosophie et leur moralitĂ© sur la pensĂ©e humaine pendant que la jeunesse scandait « Vivre est illĂ©gal ». Ces artistes contemporains rejetĂšrent le passĂ© pour donner une identitĂ© Ă  leur quotidien, pour trouver un sens Ă  l’instant prĂ©sent dans le but de le rendre authentique. Cette dĂ©marche artistique inconsciente qui n’était pas censĂ©e connaĂźtre de lendemain reste aujourd’hui le tĂ©moignage d’une Ă©poque crĂ©atrice, marginale et bouillonnante. Dans cet ouvrage apparaissent les figures de David Bowie, Iggy Pop Nick Cave, O.U.T, Ton Steine Scherben et tant d’autres.

Revue de presse

- Le Mug - Interview de FrĂ©dĂ©ric Cisnal Élodie de SĂ©lys et Xavier Vanbuggenhout RBTF // La PremiĂšre 8 novembre 2019
- Berlin avant la techno Pascal Julou Abus dangereux Août 2016
- Politiques culturelles 3/4 Création à contre-courant Florian Delorme France Culture // Culturesmonde 22 juin 2016
- Berlin avant la techno. Du post-punk Ă  la chute du mur Paskal Larsen foutraque.com 5 avril 2016
- Berlin avant la techno Clément Marchal Twice Magazine Octobre 2015
- Berlin avant la techno Alexandre Bibert Empreintes Magazine Décembre 2015
- Berlin avant la techno Noé Gaillard daily-books.com 16 octobre 2015
- Berlin avant la techno Jean Rouzaud Radio Nova 25 septembre 2015
- Berlin avant la techno BenoĂźt Carretier Tsugi Septembre 2015
- Interview de Frédéric Cisnal Christian Hahn France 3 Alsace // Gsuntheim 22 novembre 2015
- Ne dormez jamais ! Emmanuel Dosda Poly 21 octobre 2015
- Panier Culture Emmanuel Abela Zut ! Automne 2015
- Berlin avant la techno Arnaud Rapp France 3 Alsace // Route 67 9 novembre 2015
- Berlin avant la techno David Blot - Jean Rouzaud Radio Nova // Nova Club 15 octobre 2015
- Berlin avant la techno Olivier Pernot Trax Septembre 2015
- Read this ! Jean-Pierre Simard Rolling Stone Septembre 2015
- Movement(s) 2 François Girodineau Silence Is Sexy 10 août 2015

- Le Mug - Interview de Frédéric Cisnal

Pour les trente ans de la chute du Mur de Berlin, La PremiĂšre – RTBF a conviĂ© FrĂ©dĂ©ric Cisnal pour l’émission Le Mug. Ils ont abordĂ© son livre Berlin avant la techno et la vie Ă  Berlin avant la chute.

Écouter l’émission sur le site de la RTBF

Élodie de SĂ©lys et Xavier Vanbuggenhout
RBTF // La PremiĂšre 8 novembre 2019

- Berlin avant la techno

Sous titrĂ© Du post-punk Ă  la chute du mur, Berlin avant la techno raconte le milieu alternatif et underground de la musique rock allemande entre 1977 et 1989 Ă  Berlin-Ouest. Parmi les activistes de ses cultures Ă©mergentes – groupes musicaux, acteurs, perforateurs, gratteurs (Thierry Noir), crĂ©ateurs de labels (Zick Zack, Rip Off, Monogram), salles de concerts (So36), boutiques de disques (Zensor) et vĂȘtements (Esengrau, lieu de rencontre de la scĂšne berlinoise devenu un magasin de fringues et de K7 autoproduites
 – on trouve les membres d’EinstĂŒrzende Neubauten, Di Haut, Sprung Aus Den Wolken, Xmal Deutschland, Malaria!, Mania D 
 avec en toile de fond, les passages en ville d’Iggy Pop, David Bowie (sa trilogie Berlinoise et son apparition dans le film Moi, Christiane F. 13 ans, droguĂ©e, prostituĂ©e
 ), Lydia Lunch, les premiers pas de Nick Cave avec The Birthday Party, Depeche Mode, Fad Gadget et aussi Wim Wenders et son magnifique film Les Ailes du DĂ©sir. Les chapitres ne sont construits exclusivement qu’avec les tĂ©moignages. Pas de rĂ©dactions de l’auteur hormis un avant-propos, ni d’historique, juste les tĂ©moignages. FrĂ©dĂ©ric Cisnal connait bien Berlin pour y avoir vĂ©cu de 1974 Ă  1990, le choix des activistes est pertinent, les interviews sont complĂštes et prĂ©cises – il lui a fallu 4 ans pour les mener Ă  bien – et la mise en forme de cette somme de rĂ©ponses est trĂšs fluide.Le lecteur entre facilement du cotĂ© backstage, du cotĂ© crĂ©atif des acteurs et surtout il pĂ©nĂštre dans le point de dĂ©part, dans l’émergence de ces talents. TrĂšs bel ouvrage vivement recommandĂ©.

Pascal Julou
Abus dangereux Août 2016

- Politiques culturelles 3/4 Création à contre-courant

Florian Delorme reçoit Frédéric Cisnal pour parler de la contre-culture à Berlin.

De la musique de l’underground berlinois Ă  celle des boĂźtes gays aux Etats-Unis, les contre-culture ont parfois jouĂ© un rĂŽle primordial dans l’identitĂ© de certains lieux. Mais peut-on encore aujourd’hui parler de contre-cultures lorsqu’elles se popularisent ? Et avec quels effets sur ces lieux ?

Le TrĂ©sor : un club mythique installĂ© Ă  l’intĂ©rieur du coffre d‘un ancien grand magasin. InaugurĂ© en 1991, il a accueilli les plus grands DJ de la scĂšne allemande et internationale. Un vĂ©ritable no man’s land avant de renaĂźtre sous une forme inattendue : cet espace de fĂȘte, créé par Dimitri Hegermann et devenu l’un des piliers de la mythique nuit berlinoise rythmĂ©e par la musique Techno. Musique qui s’est ensuite rapidement diffusĂ©e, franchissant le mur et attirant des amateurs du monde entier, et qui, aujourd’hui, ne constitue plus vraiment une contre-culture tant elle est Ă©coutĂ©e et tant elle reprĂ©sente une industrie de masse.

Berlin : LA capitale europĂ©enne de la contre-culture. Une ville qui, Ă  la fin du 20Ăšme siĂšcle s’est rĂ©inventĂ©e aprĂšs avoir subi la destruction de la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi la torpeur de la Guerre Froide lorsque, Ă  l’ombre du mur, tout semblait figĂ©. C’est dans cet environnement en apparence immobile que, pourtant, dans les annĂ©es 1980, quelque chose se passait : une scĂšne artistique novatrice, inventive, provocatrice, en rupture avec le passĂ©, et dĂ©sireuse d’inventer l’avenir.

Mais de quoi Ă©tait faite cette scĂšne alternative berlinoise ? Qui Ă©taient les acteurs de cette histoire de la contre-culture musicale qui nous Ă©claire sur la grande Histoire de cette ville qui s’est rĂ©inventĂ©e une identitĂ© depuis ses marges ? Et que reste-il, aujourd’hui, de cette contre-culture produite sur la scĂšne berlinoise des annĂ©es 1980 ? Comment la chute du mur de Berlin l’a-t-elle transformĂ©e ?

Nous irons aux USA oĂč, rĂ©cemment, la culture des clubs s’est trouvĂ©e brutalement sous pression, avec l’épisode de la tuerie du Pulse Ă  Orlando il y a un peu plus d’une semaine. Un club gay, dans un quartier essentiellement latino, et dans une AmĂ©rique toujours sujette Ă  un climat homophobe latent. LĂ  aussi la production musicale s’est faite de maniĂšre presque cachĂ©e, confidentielle et reste encore largement Underground.

Pression sociale, pression parfois explicitement politique, et Ă©mergence d’une timide contre culture pas forcĂ©ment lĂ  oĂč on l’attend : nous ferons un pas de cĂŽtĂ© au Royaume du Bhoutan en fin d’émission. Royaume qui a fait du Bonheur un indicateur national qui a remplacĂ© le PIB classique et a mis en place une politique volontariste en la matiĂšre. Comment alors comprendre l’émergence en ce moment d’un art du tatouage pourtant officiellement prohibĂ© par les autoritĂ©s ?

Écouter l’émission sur le site de France Culture

Florian Delorme
France Culture // Culturesmonde 22 juin 2016

- Berlin avant la techno. Du post-punk Ă  la chute du mur

Sous titrĂ© « du post-punk Ă  la chute du mur », Berlin avant la techno raconte le milieu alternatif et underground de la musique rock allemande entre 1977 et 1989 Ă  Berlin-Ouest. Parmi les activistes de ses cultures Ă©mergentes (groupes musicaux, acteurs, performeurs, graffeurs, crĂ©ateurs de labels (Zick Zack, Rip Off, Zensor, Monogram), de boutiques de disques (SO 36, Eisengrau), de vĂȘtements 
), on trouve les membres d’EinstĂŒrzende Neubauten, Di Haut, Sprung Aus Den Wolken, Liaisons Dangereuses, O.U.T., Xmal Deutschland, Malaria !, Mania D, Matador, avec en toile de fond, les passages en ville d’Iggy Pop, David Bowie (sa trilogie Berlinoise et son apparition dans le film Moi, Christiane F. 13 ans, droguĂ©e, prostituĂ©e
), Lydia Lunch et les premiers pas de Nick Cave (avec The Birthday Party), Depeche mode, Fad Gadget et aussi Wim Wenders et son magnifique film Les ailes du dĂ©sir (sorti en 1987).

Les chapitres ne sont construits exclusivement qu’avec les tĂ©moignages. Pas de rĂ©dactions de l’auteur (sauf un avant-propos), n’y d’historique, juste les tĂ©moignages. Si le style peut ĂȘtre casse gueule (voir le livre trĂšs dur Ă  digĂ©rer, Pas de beautĂ© sans danger consacrĂ© Ă  EinstĂŒrzende Neubauten ~~Ă©ditĂ© chez Camion Blanc~~), ici c’est une rĂ©ussite. L’auteur et journaliste FrĂ©dĂ©ric Cisnal, connait bien Berlin pour y avoir vĂ©cu 16 ans (de 1974 Ă  1990). Le choix des activistes est pertinent, les interviews sont complĂštes et prĂ©cises (il lui a fallu 4 ans pour les faires) et la mise en forme de cette somme de rĂ©ponses est dans la lecture trĂšs fluide. Ainsi le lecteur entre facilement du cotĂ© back stage, du cotĂ© crĂ©atif des acteurs et surtout il pĂ©nĂštre dans le point de dĂ©part, dans l’émergence de ces talents. Blixa Bargeld (Neubauten) travaille dans une boutique, Alexander Hacke (Neubauten) n’a que 14 ans et est dĂ©jĂ  bien actif, Christoph Dreher (Die Haut) loge les Birthday Party dans son loft, Mania D enregistre dans le studio de Christopher Franke de Tangerine Dream, Elisabeth Recker crĂ©e le label Monogram Records pour sortir les disques de ces potes. A travers les interviews, on apprend une multitude de choses sur la vie Ă  Berlin (des sorties en clubs Ă  la vie quotidienne), sur le dĂ©but des groupes, sur la façon de vivre et de se dĂ©brouiller pour s’en sortir. C’est quelque part une leçon de libertĂ© de crĂ©er en zone urbaine. On sent Ă  la lecture des propos, le bouillonnement crĂ©atif dans l’ambiance grise de Berlin Ouest, avec son mur « cicatrice » (il faut plus d’une heure pour passer la « douane »), les bĂątiments qui gardent encore des traces de la seconde guerre mondiale, les lofts non chauffĂ©s aux prix dĂ©risoires. Le tout avec un brassage de jeunes marginaux d’Europe qui viennent vivre Ă  Berlin pour ne pas faire le service militaire. Berlin est Ă  l’Europe ce que New-York est aux Etats-Unis, Ă  savoir une ville en friche en pleine reconstruction. A Berlin il y a la scĂšne industrielle, Ă  NYC il y a la scĂšne no-wave, soit 2 façons de repartir Ă  zĂ©ro avec le rock. Bizarrement Berlin sera moins proche de la scĂšne punk de Londres.

Au risque de se rĂ©pĂ©ter, la force de ce livre est de nous plonger dans le Berlin des annĂ©es 80’s sans tomber dans la nostalgie du « c’était mieux avant » et sans lire un Ă©niĂšme texte sans saveur (car trop gĂ©nĂ©raliste) sur la scĂšne post punk/new wave. Enfin, en belle conclusion, le dernier chapitre relate ce que faisaient les artistes le 9 novembre 1989, jour de la chute du mur. Bref bravo Ă  l’auteur FrĂ©dĂ©ric Cisnal pour ce livre qu’on ne refilera pas Ă  Christiane F (Ă©galement ex petite amie d’Alexander Hacke) pour qu’elle ne le vende pas pour s’acheter sa dose de came, mais qu’on vous recommande d’acheter pour le lire, si vous ne l’avez pas encore fait vu qu’il est sorti en aoĂ»t 2015.

Comme le chante Guerre Froide sur son titre Demain Berlin, « Nous nous rencontrerons dans les ruines de Berlin (
) La mort semble parfois un bien », les ruines c’étaient en 1981, en 2016 place au Kreuzberg Boboland avec quelques punks Ă  chiens Ă©garĂ©s entre les boutiques bio. Serions nous nostalgique des ruines?

Retrouvez cette chronique sur le site foutraque.com

Paskal Larsen
foutraque.com 5 avril 2016

- Berlin avant la techno

DĂšs que j’entend le nom de Berlin, je fais un bond en 1994, et je repense Ă  ses murs bariolĂ©s, ses squats, ses bars dans les Ă©tages d’immeubles improbables, ses clubs, et bien-sĂ»r la musique et des noms : EinstĂŒrzende Neubauten, Die Toten Hausen, X Mal Deutschland, Malaria ! Mais aussi Bowie, DĂ©pĂȘche Mode ou Nick Cave. Une ville qui a fait rĂȘver sans faire faire rĂȘver, grise et cassĂ©e par une guerre trop connue et un certain genre de mur des lamentations tombĂ© finalement en 89. Et bien on est en plein dedans dans ce livre Ă©tonnant oĂč chaque acteur qui a vĂ©cu les annĂ©es antĂ©rieures Ă  la chute du Mur s’exprime, chacun son tour, sur les moments de sa vie artistique et sociale, au coeur des annĂ©es 80. Un recueil d’entretiens avec les acteurs qui ont façonnĂ©, bĂąti et Ă©crit la face underground de la musique de Berlin-Ouest et qui eu des rĂ©sonances sur le monde entier. Alors oui, je conseille vivement de jumeler votre lecture avec les diffĂ©rents reportages que Arte a dĂ©jĂ  proposĂ©s, c’est pile le crĂ©neau ! Et de ressortir de votre discothĂšque industrielle les meilleurs albums bruitantes de EinstĂŒrzende Neubauten


Clément Marchal
Twice Magazine Octobre 2015

- Berlin avant la techno

Cet ouvrage d’un Strasbourgeois nĂ© en 1969 revient sur la scĂšne musicale berlinoise des annĂ©es 1980. Il touchera particuliĂšrement ceux qui aiment Berlin et le cĂŽtĂ© alternatif de cette ville. Construit autour groupes et Ă  partir d’extraits d’interviews d’acteurs du milieu crĂ©atif, ce livre ne manque vraiment pas de rythme. Il permet Ă  merveille de ressentir l’ambiance de l’époque. À ce livre extrĂȘmement intĂ©ressant, il ne manque qu’une bande-son changeant Ă  chaque page
 En fin d’ouvrage, une discographie succincte, mais essentielle, permet toutefois au lecteur de faire le nĂ©cessaire ! Pour complĂ©ter l’expĂ©rience, il pourrait ĂȘtre bon de voir, dans la foulĂ©e, le film documentaire B-movie qui traite du mĂȘme sujet. Et puis de faire un voyage Ă  Berlin, Ă©videmment


Alexandre Bibert
Empreintes Magazine Décembre 2015

- Berlin avant la techno

Berlin avant la techno

Avec un sous-titre trĂšs prĂ©cis : Du post-punk Ă  la chute du mur. Et en illustration de couverture une photo de ce fameux mur
 Entre nous, un autre choix de photo – celles montrant le mur taguĂ© – associĂ© avec celle que l’on voit aurait peut-ĂȘtre tirĂ© l’Ɠil et donnĂ© envie.

L’auteur nous dit qu’il lui a fallu quatre annĂ©es pour rencontrer et faire parler tous les individus – des deux sexes – qui ont participĂ© Ă  la crĂ©ation de la musique berlinoise d’avant 1989. Je pense que ce livre trouvera seul ses lecteurs mais tant qu’à nous donner une version française des rencontres et interviews – on ne doutera pas du succĂšs d’une version allemande – il aurait pu aussi nous offrir une traduction des noms de groupe (tous ne sont pas traduits) et des reproductions de flyers et de tags qui illustrent l’intĂ©rieur.

Difficile de remettre en cause l’histoire et les histoires racontĂ©es ici. En revanche, on peut s’interroger sur deux choses. D’abord le fait que manifestement les personnes qui se racontent et parlent de leur expĂ©rience musicale ne se vantent pas, ils/elles ne montent pas en Ă©pingle ce qu’ils/elles ont rĂ©alisĂ©. J’insiste sur ils/elles parce que les femmes ont pris une part importante. Ensuite, et c’est sans aucun doute le plus surprenant, peu d’entre eux se sont posĂ©s des questions sur leur rĂŽle, leur importance ou non. En fait ils/elles semblent avoir tout simplement vĂ©cu


On aurait aimĂ© aussi une discographie critique ou sĂ©lective pour ceux et celles dont l’allemand n’est connu.

Bonne lecture, bonne écoute


Retrouvez cette chronique sur le site Dayli Books

Noé Gaillard
daily-books.com 16 octobre 2015

- Berlin avant la techno

Folle pĂ©riode inconnue que cet intervalle vers 1979-80 (et aprĂšs) ou les berlinois – isolĂ©s dans une ville Ă  moitiĂ© en dĂ©shĂ©rence -, ont recommencĂ© Ă  crĂ©er sous le choc de la vague Punk anglaise. Le livre de FrĂ©dĂ©ric Cisnal Berlin avant la Techno, tente de reconstituer la scĂšne Ă©mergente Ă  Berlin ouest, en faisant parler les acteurs pionniers de ce mouvement qui allait finir en Techno allemande.

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“Retrouvez l’article en intĂ©gralitĂ© sur le site de Radio Nova”: http://www.novaplanet.com/novamag/49379/berlin-avant-la-techno

Jean Rouzaud
Radio Nova 25 septembre 2015

- Berlin avant la techno

Les plus anciens ont en mĂ©moire qu’avant la dĂ©ferlante techno qui s’est abattue sur Berlin aprĂšs la chute du Mur en 1989. positionnant la future capitale allemande comme l’un des points cardinaux du 4/4 europĂ©en. Berlin-Ouest fut le théùtre d’une scĂšne rock indĂ©pendante bouillonnante, Ă  l’image de la ville. ilot de libertĂ© posĂ© au milieu de la RDA totalitaire. Évidemment, quand on pense Ă  Berlin-Ouest, les premiers noms qui viennent Ă  l’esprit sont ceux de David Bowie, qui y a enregistrĂ© pour partie ses meilleurs albums ou au groupe Birthday Party de Nick Cave. Mais l’intĂ©rĂȘt de Berlin avant la techno rĂ©side justement dans le choix des personnalitĂ©s interrogĂ©es. FrĂ©dĂ©ric Cisnal. par ailleurs collaborateur de Tsuqi, a vĂ©cu Berlin de l’intĂ©rieur entre 1974 et 1990, et son ouvrage, prĂ©sentĂ© comme une suite de propos rapportĂ©s classĂ©s par thĂšmes (“la maladie berlinoise”. “oĂč Ă©tais-tu le 9 novembre 1989”
) fait la part belle Ă  des acteurs de la scĂšne indĂ©pendante locale. comme Gudrun Gut, Alexander Hacke. Mark Reeder ou FM Einheit. *Une plongĂ©e instructive et pointue dans la bulle de Berlin-Ouest, oĂč art de la dĂ©brouille et crĂ©ativitĂ© allaient souvent de pair.

BenoĂźt Carretier
Tsugi Septembre 2015

- Interview de Frédéric Cisnal

Gsuntheim consacre un reportage au livre de FrĂ©dĂ©ric Cisnal et HervĂ© interview ce dernier sur les motivations qui l’ont poussĂ© Ă  Ă©crire cet ouvrage.

Visualisez le reportage consacrĂ© Ă  FrĂ©dĂ©ric Cisnal Ă  partir de 20’30

Christian Hahn
France 3 Alsace // Gsuntheim 22 novembre 2015

- Ne dormez jamais !

Le Strasbourgeois FrĂ©dĂ©ric Cisnal est retournĂ© Ă  Berlin afin de recueillir le tĂ©moignage des acteurs de la scĂšne musicale underground des eighties. Ils sont rassemblĂ©s dans un passionnant ouvrage prenant la forme d’un recueil d’interviews.

Le Berlin des 80’s ? Une ville portant « encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale ». Dans son introduction, FrĂ©dĂ©ric Cisnal, dĂ©crit ainsi la « citĂ© malade » : « Les hivers rigoureux, la pollution engendrĂ©e par l’industrie de la RĂ©publique dĂ©mocratique allemande et le chauffage au lignite rendaient l’atmosphĂšre suffocante. » L’auteur qui, de pĂšre militaire habita Ă  Berlin-Ouest de 1974 (il a 4 / 5 ans) Ă  1990, n’idĂ©alise pas cette Ă©poque. Il nous confie : « La vie Ă©tait dure, c’était triste, trĂšs diffĂ©rent d’aujourd’hui. Berlin Ă©tait une ville emmurĂ©e, sous perfusion, avec une jeunesse Ă  l’abandon. »

Dans ce sinistre contexte de Guerre froide, une scĂšne artistique foisonnante s’est dĂ©veloppĂ©e. De jeunes gens Ă  la marge, fuyant le service militaire, se rĂ©unissaient dans des caves, squats, cinĂ©s alternatifs ou apparts communautaires pour inventer un nouveau langage, des concepts artistiques novateurs oĂč l’accident n’est pas exclu, afin de « fuir un quotidien morne et de lui donner un sens », Ă©crit-il en prĂ©ambule d’un livre qui donne la parole aux hĂ©ros de la pĂ©riode allant de 1977 Ă  la chute du Mur, en 1989.

Durant quatre ans, FrĂ©dĂ©ric mena une sĂ©rie d’entretiens dans des bars devant une biĂšre, en backstage ou dans le hall d’un hĂŽtel. Un fil conducteur s’est tissĂ©, « une histoire se racontait ». Berlin avant la techno se compose ainsi d’une succession d’interventions : Edgar Domin de MekanĂŻk DestrĂŒktĂŻw Komandöh, Jochen Arbeit de Sprung aus den Wolken ou Die Haut, Kiddy Citny, peintre du Mur et membre (entre autres) de O.U.T. (qui accompagna Nina Hagen), Wolfgang MĂŒller de Die Tödliche Doris
 La figure tutĂ©laire : EinstĂŒrzende Neubauten. La statue du commandeur : Blixa Bargeld, leader d’un groupe cherchant Ă  briser les conventions, jour et nuit, en s’interdisant de dormir pour crĂ©er, aidĂ© par les effets de substances. « Qui dort perd » est la devise.

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Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’article mis en images et en musique sur le site de Poly

Emmanuel Dosda
Poly 21 octobre 2015

- Panier Culture

On a tous fantasmĂ© Berlin au cours de la pĂ©riode qui a prĂ©cĂ©dĂ© la chute du Mur. Il y avait Iggy Pop et David Bowie dans les annĂ©es 70, mais il y avait surtout cette scĂšne incroyable dont les sons nous parvenaient avec la part de romantisme qu’on leur associait. Le journaliste et DJ FrĂ©dĂ©ric Cisnal, qui a vĂ©cu Ă  Berlin-Ouest tout au long des annĂ©es 80, nous livre un rĂ©cit choral par l’intermĂ©diaire des acteurs mĂȘmes de la scĂšne post-punk et industrielle. Lequel raconte autant un pan d’histoire culturelle de la ville que son cheminement propre.

Consulter le numéro 27 de Zut ! sur Issu.com

Emmanuel Abela
Zut ! Automne 2015

- Berlin avant la techno

Il est journaliste et DJ. Un vrai passionnĂ© de musique. Durant quatre ans, FrĂ©dĂ©ric Cisnal est allĂ© retrouver les artistes berlinois emblĂ©matiques de la scĂšne musicale d’avant 1989. Il vient de sortir un livre Ă  l’occasion des 26 ans de la chute du mur, un recueil d’entretiens avec les acteurs qui ont façonnĂ©, bĂąti et Ă©crit la face underground de la musique de Berlin-Ouest, celle-ci n’ayant pu exister qu’à travers une conjugaison de facteurs politiques et historiques. Cette ville accueillait une population bigarrĂ©e, un melting-pot unique au monde qui s’est dĂ©veloppĂ© en pleine guerre froide, entre les puissances capitalistes et communistes. Cette dĂ©marche artistique inconsciente qui n’était pas censĂ©e connaĂźtre de lendemain reste aujourd’hui le tĂ©moignage d’une Ă©poque crĂ©atrice, marginale et bouillonnante.

Voir l’émission consacrĂ©e Ă  FrĂ©dĂ©ric Cisnal

Arnaud Rapp
France 3 Alsace // Route 67 9 novembre 2015

- Berlin avant la techno

Il y a quelques temps, Jean Rouzaud était dans le Nova Club de David Blot et vous expliquait pourquoi il ne fallait pas passer à cÎté du Berlin avant la techno, du post-punk à la chute du mur de Frédéric Cisnal.

Réécoutez la chronique de Jean Rouzaud

David Blot - Jean Rouzaud
Radio Nova // Nova Club 15 octobre 2015

- Berlin avant la techno

Dans les annĂ©es 1980, Berlin, capitale coupĂ©e en deux par le mur, a Ă©tĂ© l’un des creusets europĂ©ens de la musique Ă©lectronique. L’esprit underground rĂ©gnait alors en ville, dans la prolongation du mouvement punk. Les machines commençaient Ă  s’y mĂ©langer aux guitares. L’auteur FrĂ©dĂ©ric Cisnal, qui a vĂ©cu Ă  Berlin-Ouest de 1974 Ă  1990, retrace cette pĂ©riode d’effervescence politique et artistique au contact des musiciens/activistes qui ont participĂ© Ă  cette scĂšne alternative.

Olivier Pernot
Trax Septembre 2015

- Read this !

Eno, Bowie et Iggy n’étaient pas Ă  Berlin sans raison au milieu des 70’s. Son statut de ville assiĂ©gĂ©e au milieu de la DDR en faisait un Ăźlot de rĂ©sistance aux luttes des deux blocs, et sa jeunesse se distinguait par des pratiques musicales assez Ă©loignĂ©es du rock. Musique bruitiste, Ă©lectro embryonnaire, new wave dĂ©calĂ©e y germaient Ă  l’envi. Des AbwĂ€rts Ă  Xmal Deutschland, en passant par EinstĂŒrzende Neubauten ou Mona Mur, le rĂ©cit fragmentĂ© de centaines d’interviews rĂ©alisĂ©es durant quatre ans. KalĂ©idoscopique.

Jean-Pierre Simard
Rolling Stone Septembre 2015

- Movement(s) 2

Nous poursuivons notre recension d’ouvrages incontournables sur l’histoire du rock, en choisissant cette fois-ci de traiter des villes oĂč se sont dĂ©veloppĂ©es des scĂšnes musicales essentielles Ă  nos ouĂŻes : Berlin, Detroit, Manchester, Memphis, l’Australie et Los Angeles. Une fois de plus, les ouvrages prĂ©sentĂ©s ici sont rĂ©cents ou Ă  chiner chez les meilleurs bouquinistes.

Parce qu’elle Ă©tait grise, pauvre, encore Ă  moitiĂ© dĂ©truite par la guerre et polluĂ©e, parce qu’elle Ă©tait coupĂ©e par un mur, la ville de Berlin a longtemps incarnĂ© LA ville des poĂštes maudits et des artistes undergounds. À tel point que David Bowie y fait venir un Iggy Pop en pleine dĂ©pression au dĂ©but des annĂ©es 1970, pour l’y faire enregistrer deux superbes albums. Ce n’est pourtant pas aux stars que Cisnal s’est intĂ©ressĂ© pour Ă©crire ce livre, mais aux acteurs locaux et nĂ©anmoins lĂ©gendaires qu’on connaĂźt aujourd’hui sous les noms d’Einsturzende Neubauten, Mania D, Matador et Malaria, Die Haut ou encore Mekanik DestrĂŒktiv Kommandöh. En prenant le parti de publier des entretiens, fussent-ils organisĂ©s en quatre grandes parties, plutĂŽt qu’un long rĂ©cit qui aurait Ă©tĂ© dĂ©personnalisĂ©, l’auteur rend Ă  cette scĂšne un vibrant hommage en faisant renaĂźtre l’humanitĂ© et le charme exotique qui la caractĂ©risaient.

Consulter l’article sur Silence Is Sexy

François Girodineau
Silence Is Sexy 10 août 2015