BEATLESTONES
Un duel, un vainqueur
Gancel et Delmas prennent leur courage Ă deux mains, quitte Ă se faire, toutes conclusions remises, une foule dâirrĂ©ductibles ennemis et autant dâamis reconnaissants.
Des controverses, il y en a eu et il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond ? Fender ou Gibson ? Borg ou McEnroe ? Mais lâune dâentre elles a marquĂ© la fin du XX^e^ siĂšcle et rĂ©sonne encore : ĂȘtes-vous Beatles ou Rolling Stones ? Mieux quâaucun autre, mais chacun Ă sa façon, ces deux groupes auront incarnĂ© leur Ă©poque et la gĂ©nĂ©ration qui les a portĂ©s : gĂ©nie crĂ©atif, jeunesse, insolence, libĂ©ration, sexe, drogue. Lâhistoire commune qui les a rapprochĂ©s les oppose pourtant en permanence. Pas de place pour le compromis. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment oĂč il faut trancher, selon les faits et non les goĂ»ts. Nos deux auteurs le font, avec la tendresse qui sied Ă ces deux gĂ©ants quâils admirent, et dĂ©montrent qui, des Stones ou des Beatles, est la vĂ©ritable matrice musicale et culturelle de ces cinquante derniĂšres annĂ©es.
Revue de presse
- Beatlestones Vincent Garnier Le petit journal 21 février 2021
- Beatlestones Nathalie Jungerman FloriLettres 217 février 2021
- PlutÎt Beatles ou Rolling Stones ? Serge Hartmann DerniÚres Nouvelles d'Alsace 8 février 2021
- Beatlestones Télérama Télérama 10 décembre 2020
- Beatlestones Sophie Chambon Les DerniÚres Nouvelles du Jazz 9 août 2020
- Beatlestones la rédaction refrainS 29 juillet 2020
- Beatlestones, un duel, un vainqueur, un livre Ă ne pas manquer de lire ! Van Memento Mory Lust For Live 30 juillet 2020
- Beatlestones, le combat des géants Sylvain Bonnet Boojum 30 juin 2020
- BeatlesStones Noé Gaillard Daily Passions! 13 juin 2020
- BeatlesStones Fred Haffner OUĂ FM // Le Morning rock 20 mai 2020
- Beatles, Stones et politique Laurent Joffrin Libération 31 mars 2020
- Le match du siĂšcle Challenge 9 avril 2020
Un livre sur le rock, âBeatlestonesâ, Ă©crit par un dirigeant du Groupe La Poste, cela valait bien une interview dans Forum ! Entretien dĂ©bridĂ© avec le postier Ă©crivain 202, Ă propos dâun livre haut en couleurs consacrĂ© au âduelâ qui opposa deux groupes de lĂ©gende.
Comme nous lâĂ©crivions dans notre article consacrĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie des voeux de Philippe Wahl, le pris des postiers Ă©crivains 2021 nâest pas banal puisquâil a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă Yves Delmas, directeur gĂ©nĂ©ral Europe de GeoPost-DPDgroup. Qui plus est pour un ouvrage consacrĂ© au rock !
[âŠ]
Ă lâoccasion de la sortie du Journal des postiers de lâannĂ©e, Forum a proposĂ© Ă Yves Delmas une interview plutĂŽt⊠rockânâroll !
âĂ lire en ligneâ :https://www.forum.extra.laposte.fr/contenu/stones-ou-beatles-interview-dyves-delmas-dg-de-dpdgroup-et-posti
Beatles ou Rolling Stones ? La controverse est planĂ©taire comme, dans une certaine mesure, celle qui oppose le Real au Barça, Ronaldo Ă Messi. Dans le livre Beatlestones â Un duel, un vainqueur quâil a co-Ă©crit avec son comparse Charles Gancel, le dirigeant dâentreprise expatriĂ© en Espagne depuis plus de vingt ans, Yves Delmas, tranche la question. Un livre qui sans surprise regorge de sexe, de drogue et de riffs de guitare.
PrĂ©sident de SEUR en Espagne, Yves Delmas est depuis 2016 Directeur GĂ©nĂ©ral de âDPDgroupâ, la marque europĂ©enne qui fĂ©dĂšre les activitĂ©s commerciales de GeoPost sur le Vieux continent et gĂ©nĂšre prĂšs de 10 milliards de chiffre dâaffaires par an. [âŠ] Comme dâautres le week-end quittent la boĂźte pour le club (de golf), cet ancien de Sciences Po Paris, de lâENA puis de lâENSPTT, originaire dâAlbi, a 10 ans durant, pendant les temps morts, troquĂ© ses mocassins de cuir noir contre une vieille paire de pompes brunes [âŠ] et planchĂ© sur les plans dâun livre dont le sujet lui tenait Ă cĆur.
Le rĂ©sultat est depuis lâan dernier disponible dans les meilleures librairies de France et de Navarre, et prochainement en Espagne, dans la langue de la Movida. Un ouvrage de quelque 250 pages qui revient, chapitre aprĂšs chapitre, sur les concordances et les divergences de deux groupes qui ont marquĂ© lâhistoire du Rock, et oĂč les adeptes du genre trouveront une multitude dâanecdotes, dâanalyses musicales et de donnĂ©es chiffrĂ©es. Ă grapiller sans modĂ©ration ou Ă dĂ©vorer de façon mĂ©thodique, le recueil, dument documentĂ©, constitue en tous cas la premiĂšre analyse systĂ©matique des pour et des contre pour chacun des deux camps, analysant de façon ludique, mesures et comparaisons Ă lâappui, en quoi un groupe peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© supĂ©rieur Ă lâautre. [âŠ]
Pour Yves Delmas, Beatlestones ne constitue en tous cas pas une premiĂšre, puisque le cadre supĂ©rieur et lâĂ©crivain quâil est avait dĂ©jĂ publiĂ© Protest Song: La chanson contestataire dans lâAmĂ©rique des Sixties, en 2005, co-Ă©crit lĂ encore avec Charles Gancel. âNous sommes deux passionnĂ©s de musiqueâ, Ă©voque Yves Delmas, âlecteurs avides de tout ce qui touche au Rockâ. LaurĂ©at du Prix des postiers Ă©crivains, Beatlestones a curieusement connu un succĂšs qui transcende les limites de lâĂ©cosystĂšme musical et promet encore de belles ventes avec, outre la prochaine Ă©dition espagnole, une traduction en anglais, sur laquelle travaillent actuellement les auteurs. [âŠ]
âIl nous faut donc choisirâ continuent Delmas et Gancel. Au lecteur, on laissera le plaisir de dĂ©couvrir qui des âgentils Beatlesâ ou des âmĂ©chants Rolling Stonesâ les auteurs consacrent. On dira seulement que le verdict est sans appel et la victoire dĂ©clarĂ©e par K.O. Quant Ă Yves Delmas, il rĂ©flĂ©chit dĂ©jĂ Ă son prochain bouquin. [âŠ] Et sâil a depuis longtemps raccrochĂ© sa guitare â tandis que son compagnon de plume sâest construit une certaine renommĂ©e avec son groupe âFormixxaâ- Yves Delmas ne renie pas une seule note de ses amours musicaux. Pour les curieux, on peut en Ă©couter sa sĂ©lection, compilĂ©e annuellement sous forme de playlist, de 1962 Ă nos jours, sur Spotify.
Un article à retrouver en intégralité sur Le petit journal
Avec un propos Ă©rudit dont le ton est Ă la fois sĂ©rieux, vivant, amusĂ© ou ironique, une Ă©criture qui aime jouer avec les mots, Beatlestones, Un duel, un vainqueur, paru aux Ă©ditions Le mot et le reste, est captivant : le lecteur nâinterrompt sa lecture que pour Ă©couter les chansons dont les paroles sont examinĂ©es ou pour regarder concerts enregistrĂ©s, documentaires et interviews Ă©voquĂ©s. Yves Delmas* a reçu pour ce livre le prix des Postiers Ă©crivains lors de la cĂ©rĂ©monie des vĆux du PrĂ©sident du Groupe La Poste en janvier dernier. Beatlestones est le deuxiĂšme ouvrage quâil a Ă©crit avec Charles Gancel, chef dâentreprise, musicien collectionneur de guitares, auteur dâun roman et de plusieurs recueils de nouvelles. Le premier sâintitulait Protest Song, la chanson contestataire dans lâAmĂ©rique des sixties, publiĂ© en 2005 chez Textuel et rééditĂ© au Mot et le reste en 2012. Ces deux grands amateurs de rock signent un livre documentaire qui explore « les parallĂ©lismes mais surtout les intersections dans lâitinĂ©raire des Beatles et des Rolling Stones sous Ă peu prĂšs tous les angles possibles (âŠ) ». Yves Delmas et Charles Gancel dĂ©cortiquent le travail des musiciens, leurs prestations scĂ©niques, Ă©tudient la relation entre eux, leurs influences, leurs orientations politiques et religieuses, comparent les diffĂ©rents musiciens ou chanteurs, analysent leurs pochettes dâalbums, Ă©voquent la drogue, le sexe, les guitaresâŠ
ComplĂ©tĂ©e en annexe par les classements de la presse spĂ©cialisĂ©e et par une bibliographie consĂ©quente, cette Ă©tude comparative, entre les deux groupes britanniques qui ont marquĂ© lâhistoire du rock, est balancĂ©e et Ă©lectrique !
Câest la ligne de fracture qui parcourt lâhistoire du rock depuis les annĂ©es 60 : plutĂŽt Beatles ou plutĂŽt Stones ? PlutĂŽt les gĂ©nies de studio ou plutĂŽt les dĂ©miurges de la scĂšne ? PlutĂŽt pop ou plutĂŽt rock ?
DĂ©jĂ repĂ©rĂ© pour un ouvrage consacrĂ© au protest song amĂ©ricain, le duo Yves Delmas et Charles Gancel sâempare du dĂ©bat dans Beatlestones (chez Le Mot et Le Reste). Sous-titrĂ© Un duel, un vainqueur, il annonce clairement que la question est, pour eux, dĂ©sormais tranchĂ©e. Les fans des Stones crieront au dossier instruit Ă charge par deux fans des Beatles, mais le livre est un rĂ©gal. On attend juste la version de lâautre camp. Et repartir ainsi pour un tour !
Beatlestones est dans Télérama !
âBeatlestones de Charles Gancel et Yves Delmas, se pose comme lâĂ©tude dĂ©finitive de la rivalitĂ© qui oppose les fans des Beatles aux dingues des Stones. En comparant, point par point, les mĂ©rites respectifs des deux monuments, les auteurs ne nĂ©gligent aucun dĂ©tail, aucune piste. Le gagnant Ă lâarrivĂ©e ? Suspense.â
Puisque lâĂ©tĂ© est le temps de la vacance de lâesprit, propice Ă toutes sortes de jeux plus ou moins futiles, dâĂ©tablissement de listes (films cultes, sĂ©ries Ă conserver dans notre mĂ©moire collective, meilleurs podcasts), faisons une exception et laissons de cĂŽtĂ© trĂšs momentanĂ©ment le jazz. Pour revenir, par la grĂące dâun livre Ă©crit Ă quatre mains pour les Ă©ditions marseillaises du MOT et du RESTE, sur cette question qui agite rĂ©guliĂšrement le petit monde de la musique pop rock Ătes vous Beatles ou Stones?
En gĂ©nĂ©ral, il est difficile de ne pas choisir son camp et la discussion tourne court, aprĂšs avoir balancĂ© une liste (encore une!) de titres dĂ©terminants. On sait bien cependant quâau delĂ de lâengouement suscitĂ© Ă lâĂ©poque, (Beatlemania contre Stonefuria), ces groupes ont laissĂ© une empreinte durable, les Stones gagnant haut la main la palme de la longĂ©vitĂ©. Il nâest donc pas vain de revenir sur les apports historiques, sociaux, voire politiques des deux gĂ©ants britanniques!
Les auteurs Yves DELMAS et Charles GANCEL, chefs dâentreprise reconnus, sâavĂšrent aussi experts dans cette passionnante Ă©tude comparative, Ă coup dâarguments irrĂ©futables, de chiffres et de faits historiques rĂ©vĂ©rĂ©s. Un critique de bonne foi nâa dâautre droit et devoir que de saisir lâopportunitĂ© dâune comparaison entre les talents respectifs des deux groupes en les jugeant sur piĂšces! Il ne montrent aucun sentimentalisme niais ni aucune bouffĂ©e nostalgique, mais le suspense sera de courte durĂ©e, la comparaison vite biaisĂ©e, annonce rapidement une prĂ©fĂ©rence nette pour lâun des groupes. Le rĂ©sultat final de cette trĂšs sĂ©rieuse âbattleâ ne vous Ă©tonnera pas si vous lisez le livre. Mais ne vaut-il pas mieux prendre un angle du vue, choisir une position dâattaque que lâon conforte, consolide et qui va sâavĂ©rer plutĂŽt rigoureuse dans sa dĂ©fense et illustration? Si jâai aussi le mĂȘme parti pris, tous deux arriveront Ă convaincre leurs adversaires, les tenants de lâautre bord, par des dĂ©monstrations logiques, solidement Ă©tayĂ©es.
Il ne sâagit pas dâune biographie hagiographique, dâune histoire des Beatles ou/et des Stones, dâun gros pavĂ© qui vous apprend tout jusquâaux plus intimes potins avec rĂ©vĂ©lations crapoteuses, mais dâune authentique recherche quasi-scientifique. Sous une forme ludique et claire, ce livre est instructif, voire didactique! Vous pourrez damer le pion Ă nâimporte quel amateur, mĂȘme Ă©clairĂ© sur le sujet, qui, en gĂ©nĂ©ral, et câest lĂ oĂč le bĂąt blesse, connaĂźt beaucoup mieux un groupe que lâautre! Nos deux auteurs eux connaissent parfaitement les deux camps, et se demandent si cette rivalitĂ© nâa pas Ă©tĂ© créée artificiellement par un marketing ingĂ©nieux. âLes annĂ©es soixante, en les opposant, les associent, couple tumultueux et indissociable qui a su mettre en musique et en mots une Ă©poque.â Beatles et Stones se sont dâailleurs prĂȘtĂ©s au jeu qui opposait les premiers, gentils garçons, gendres parfaits aux seconds, âbad boysâ qui ne souriaient jamais, et ne semblent toujours pas atteints par la limite dâĂąge! Si les Stones se placent contre les Beatles, ils sont vraiment tout contre et leur parcours en est indissociable.
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Sans mauvaise foi. Un sans faute! BasĂ© sur des interrogations pertinentes et des rĂ©ponses parfaitement documentĂ©es, vous aimerez ce livre que vous soyez connaisseur de la musique des Beatles, des Stones, ou pour les plus jeunes, que vous ayez juste entendu Blur ou Oasis, et assistĂ© Ă un concert des Stones avec parents ou/et grand parents; ce Beatlestones, un duel un vainqueur propose une dĂ©couverte dâ une histoire dĂ©jĂ ancienne oĂč la musique Ă©tait en Ă©bullition constanteâŠ
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Câest un dĂ©bat enflammĂ© qui mĂ©ritait un ouvrage digne de ce nom : âBeatlestonesâ. Dans leur livre Ă©crit Ă quatre mains, Yves Delmas et Charles Gancel tentent dĂ©partager les deux groupes. Mais ? Yâa-t-il rĂ©ellement un vĂ©ritable vainqueur ?
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Yves Delmas et Charles Gancel, deux chefs dâentreprises fĂ©rus de musique, entre les deux groupes le cĆur de leur Ă©criture balance. Ils co-signent un ouvrage de grande qualitĂ© et essentiel Ă toute personne souhaitant poursuivre avec bonheur le dessein de se replonger dans lâĂšre prĂ©-covid de dĂ©veloppement du pop rock britannique, lâanglais chantant et internationalisant la musique comme jamais auparavant (euh si mais en fait avec deux groupes mythiques comme ça⊠lâavant ne compte pas plus que le pendant de lâaprĂšs) concerts mythiques, vies trĂ©pidantes de stars adulĂ©es et approchĂ©es sans distanciation, parfois mĂȘme jusquâĂ ce que la mort les sĂ©pare (John Lennon et Brian Jones), ou que la vie permette Ă de tels gĂ©nies sonores dâĂ©clore et servir magnifiquement et durablement la culture internationale.
La chronique intégrale est sur Lust4Life
Un vieux débat
Voici un ouvrage Ă©crit par deux passionnĂ©s qui a traversĂ© la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle jusquâĂ aujourdâhui : des Stones ou des Beatles, qui furent les meilleurs ? Cette question a provoquĂ© pas mal de bagarres dans les cours dâĂ©coles, de collĂšges et de lycĂ©es et mĂȘme dans les bars. Aujourdâhui que lâagitation est retombĂ©e et que les jeunes nâĂ©coutent plus, dans leur majoritĂ©, de rock, penchons-nous donc sur ce dĂ©bat avec Yves Delmas et Charles Gancel, auteurs de Beatlestones.
Et un rĂ©sultat couru dâavance
Soyons honnĂȘtes : lâauteur de ces lignes est un fanatique des Beatles. Et pour lui le dĂ©bat est clos, forclos : les petits gars de Liverpool sont les meilleurs. Non seulement ils ont Ă©tĂ© les premiers mais ont su passer en quatre annĂ©es de She loves you Ă A day in the life : une progression fulgurante qui classe le duo Lennon/MCartney trĂšs haut dans lâĂ©chelle des compositeurs de musique. Le camp dâen face est douĂ© bien sĂ»r mais il vient aprĂšs ses aĂźnĂ©s quâil copie parfois (rien de grave, les Beatles ont aussi copiĂ© Ă leurs dĂ©but) et il leur manquera toujours un petit plus dâuniversel.
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Réconcilions-nous
Au fond, la lecture de cet essai doit amener les fans des deux camps Ă se parler (beaucoup le font dĂ©jĂ ). Nous autres fans de rock ne sommes plus majoritaires et les combats de coqs Ă cheveux blancs ne sont pas trĂšs intĂ©ressants. De plus, on peut aimer les deux groupes. Keith Richards est une formidable machine Ă riffs, de Satisfaction Ă Start me up, en passant par lâinĂ©narrable Gimme Shelter que Scorsese a placĂ© dans la plupart de ses films (un vrai DJ celui-lĂ ). Et ils font toujours rĂȘver des foules, incluant des rappeurs qui les samplent en cachette pour ne pas payer de droits⊠Beatlestones, aprĂšs avoir rappelĂ© le gĂ©nie des Beatles, est un appel Ă lâĂ©vidence : les Stones aident aussi Ă vivre.
Je vous laisse, je vais faire dĂ©couvrir Ă mon neveu Jumpinâ Jack FlashâŠ
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Je supposerai sans trop de difficultĂ©s que, quel que soit le groupe que vous prĂ©fĂ©rez, il y en a un â et un seul â dont votre mĂ©moire a gardĂ© plus de chansons. On pourrait aussi dĂ©cider que ce livre est inutile, tant les avis sont tranchĂ©s ou intranchables. Or, non content dâĂȘtre Ă©crit avec un sens certain de lâhumour, le fait dâen faire un duel et dâopposer chanteur Ă chanteur, batteur Ă batteur, etc., le rend passionnant.
Jâai notĂ© que « les sales gosses ayant des sympathies pour le diable » Ă©taient issus dâune petite bourgeoisie et que « les futurs gendres propres sur eux » Ă©taient issus des classes laborieuses pauvres. Et que, sous des dehors soignĂ©s et des attitudes de gens bien Ă©levĂ©s, les seconds sâĂ©taient, avant les premiers, adonnĂ©s aux « joies » des substances toxiques et interdites. Bien sĂ»r, les premiers ne furent pas longtemps en reste. Ăa câest pour alimenter les colonnes des tabloĂŻds, lâessentiel est dans la musique, les chansons des deux groupes. Si vous avez vu par hasard une de ces nombreuses sĂ©quences dâactualitĂ© qui montre les Beatles, vous avez certainement Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© par les cris et hurlements des jeunes filles, il est dit quâen concert ils couvraient la musique. Ă Ă©couter les chansons de McCartney et Lennon, on peut regretter quâelles nâaient pas Ă©coutĂ©. Bien sĂ»r, câest moins rock et moins blues que les autres mais câest « pop » (populaire) et ça se chante facilement pour sĂ©duire (rappelez-vous Michelle⊠ou I want to hold your hand !). Auriez-vous tentĂ© votre chance en « massacrant » Satisfaction ?âŠ
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En rĂ©digeant cette chronique je me demande Ă qui ce livre est destinĂ©. Aux « boomers » qui « nostalgiquent » parfois avec Sister Morphine ou Let it be ? Ou aux « jeunes » qui dĂ©couvrent ces deux groupes dans les discothĂšques des parents ? La rĂ©ponse est dans sa lecture agrĂ©mentĂ©e de lâaudition des titres citĂ©s au fur et Ă mesure. Il me semble que ce qui sort vainqueur de cette lecture câest le plaisir dâĂ©couter Le sergent Poivre et sa bande de cĆurs solitaires en sâexilant sur Main StreetâŠ
Bonne lecture, lente pour savourerâŠ
La chronique intégrale est en ligne
Fred Haffner sâenthousiasme pour le livre de Gancel et Delmas dans son Morning rock.
âUn livre passionnant [âŠ] trĂšs documentĂ© [âŠ] je vous en recommande vivement la lecture.â
Un nouvel ouvrage sur le match entre les deux groupes stars des sixties nous apprend que mĂȘme si les Beatles ou les Stones nâont pas fait de la «protest song», ils ont radicalement changĂ© lâesprit du temps.
Cela commence par un jeu de sociĂ©tĂ© des plus Ă©culĂ©s, de ceux qui nourrissent Ă intervalles rĂ©guliers les conversations de fin de dĂźner, bien au-delĂ du cercle chenu des baby-boomers : finalement, tout compte fait, avec le recul du temps, quel est le meilleur groupe, les Beatles ou les Rolling Stones ? Leitmotiv des dĂ©bats entre fans depuis la bataille symbolique qui a opposĂ© les deux formations au milieu des sixties, la question a Ă©tĂ© retournĂ©e mille fois, dans tous ses aspects, sous tous ses angles, musicaux, littĂ©raires, commerciaux, sociologiques, politiques et mĂȘme mĂ©taphysiques. Pourtant Yves Delmas et Charles Gancel, deux chefs dâentreprise qui ont manifestement passĂ© autant de temps Ă Ă©couter du rock quâĂ lire leurs comptes dâexploitation, rĂ©ussissent Ă renouveler le genre, sur la base dâune Ă©rudition sans faille.
Musicalement, la rĂ©ponse nâest pas douteuse. Le duo Lennon-McCartney fut Ă coup sĂ»r plus inventif, plus productif, plus harmonieux que la paire Jagger-Richards, mĂȘme si le grand Keith fut justement surnommĂ© le «Roi du riff», auteur de quelques incipit musicaux les plus cĂ©lĂšbres au monde. Le hasard a fait naĂźtre Ă quelques centaines de mĂštres lâun de lâautre, dans le Liverpool Ă©prouvĂ© par la guerre, deux des mĂ©lodistes les plus douĂ©s du siĂšcle. Sir Paul Ă©tait meilleur bassiste que le mĂ©tronomique Bill Wyman, sa voix plus souple et les chĆurs des Beatles trĂšs supĂ©rieurs Ă ceux des Stones, mĂȘme si les performances scĂ©niques de Jagger sont inĂ©puisables.
Ringo Starr et Charlie Watts étaient des batteurs passables, tout juste bons professionnels, mais Ringo devint une mascotte mondialement connue, ce qui ne fut pas permis à son collÚgue des Stones.
ConfinĂ©s en studio pour cause de beatlemania ingĂ©rable, les quatre dâAbbey Road ont fait preuve dâune audace et dâune inventivitĂ© inĂ©galĂ©e dans le monde du rock. Un seul exemple : le classique des classiques Sergent Pepperâs est Ă cent coudĂ©es au-dessus du trop inĂ©gal Their Satanic Majesties Request lancĂ© par les Stones la mĂȘme annĂ©e 1967 pour contrer leurs rivaux. Au total, les Beatles ont construit leur lĂ©gende en dix annĂ©es dâune chevauchĂ©e fantastique, quand les Stones ont Ă©tirĂ© la leur sur un demi-siĂšcle, mĂȘme si les concerts de McCartney font revivre indĂ©finiment la nostalgie des mousquetaires de Liverpool.
A cette opposition traditionnelle, il y a un versant politique, plus neuf. LâingĂ©niositĂ© commerciale des Stones, ou de leurs hommes de marketing, a opposĂ© des Beatles sages et consensuels, auteurs de bluettes pop inoffensives, Ă un groupe de blues agressif et rebelle, aux paroles plus sombres, teintĂ©es dâune misogynie revendiquĂ©e. «Laisseriez-vous votre fille Ă©pouser un Rolling Stone ?» Le slogan Ă©tait destinĂ© Ă installer lâimage de cinq lascars mal Ă©levĂ©s, baignant dans le stupre, lâalcool et les stupĂ©fiants, faisant trembler sur ses bases la morale Ă©triquĂ©e et petite-bourgeoise qui prĂ©valait Ă lâĂ©poque, Ă lâopposĂ© des Beatles en costumes uniformes et Ă lâhumour bon enfant. Pure invention publicitaire : le mode de vie des deux groupes Ă©tait en fait rigoureusement le mĂȘme, concerts hystĂ©riques, groupies innombrables, beuveries frĂ©quentes, drogues diverses et variĂ©es consommĂ©es sans modĂ©ration. «Avant Rubber Soul, notre source dâinspiration Ă©tait lâalcool, ensuite la drogue», dit un jour McCartney dans un aphorisme sarcastique. Beatles et Rolling Stones, sans lâavoir vraiment calculĂ©, Ă©taient Ă la tĂȘte dâun mouvement mondial lâĂ©mancipation adolescente et de destruction des canons de la morale traditionnelle. Ce fut leur influence principale, et dĂ©cisive pour le mode de vie occidental. Ils voyaient la politique de loin, sinon par la frĂ©quentation intermittente des stars de la protest song, Dylan, Baez, Donovan, Country Joe et les autres, dont ils approuvaient les idĂ©es sans trop sâen mĂȘler, concentrĂ©s sur leur musique et leur vertigineux succĂšs. «Nous sommes plus cĂ©lĂšbres que le Christ», a dit Lennon. La phrase a Ă©tĂ© prise au pied de la lettre, suscitant lâire des autoritĂ©s religieuses. En fait, le chanteur voulait surtout dĂ©plorer la dĂ©mesure du culte qui les entourait, rĂ©flexion plutĂŽt sage et lucide. Comme les mouvements de rĂ©bellion se multipliaient au son des tubes quâils enchaĂźnaient, ils jugĂšrent nĂ©cessaire de se prononcer. En 1968, Lennon Ă©crivit Revolution, oĂč le groupe prenait acte du climat ambiant, mais oĂč il condamnait sans ambages la violence et le culte du prĂ©sident Mao, câest-Ă -dire la rĂ©volution elle-mĂȘme, dans son acception radicale. Jagger rĂ©pliqua avec Street Fighting Man, mais ce fut pour expliquer quâil nây avait pas grand-chose Ă faire pour un groupe de rock dans une ville de Londres endormie, sinon chanter des refrains populaires.
A lâinverse du clichĂ© initial, câest au sein des Beatles que la politisation fut la plus intense. Les Stones soutinrent prudemment les causes qui unifiaient leur public, la condamnation de la guerre du Vietnam ou dâIrak, la lutte contre lâapartheid en Afrique du Sud, poursuivant sans dĂ©semparer leur carriĂšre au long cours de rebelles milliardaires soucieux de ne pas diviser lâopinion. McCartney, travailliste Ă lâancienne, social-dĂ©mocrate Ă la mode de Liverpool, critiqua Margaret Thatcher, rendit hommage dans Blackbird Ă une activiste anti-apartheid et mena une constante campagne dâĂ©colo vĂ©gĂ©tarien. George Harrison lança le cycle des concerts humanitaires avec son festival pour le Bangladesh, ce qui nâest pas rien, avant de se retrancher dans ses passions orientalo-mystiques.
Câest en fait Lennon, le plus tĂ©mĂ©raire et le plus sensible, qui se lança dans le militantisme mondialisĂ©. Pacifiste, non-violent, influencĂ© par les performances de lâavant-gardiste Yoko Ono, il inventa les «bed in», manifestations couchĂ©es pendant lesquelles il dĂ©livrait son message anti-guerre installĂ© dans un lit avec sa compagne. Il a favorisĂ©, popularisĂ©, et mĂȘme financĂ©, le mouvement amĂ©ricain des droits civiques, la cause de lâindĂ©pendance irlandaise, et toute une myriade de combats minoritaires. Il a surtout composĂ© trois hymnes dâĂ©poque, restĂ©s dans les mĂ©moires de la planĂšte : All You Need is Love, Imagine et Give Peace a Chance, qui ressortent rĂ©guliĂšrement Ă lâair libre dans telle ou telle manifestation.
Les deux groupes nâont pas fait de politique en tant que telle mais ils ont changĂ© lâesprit du temps, ce qui leur donne une importance supĂ©rieure Ă la plupart des responsables politiques. Et dans cet exercice, il est clair que le groupe gentillet de Liverpool a plus comptĂ© que les «bad boys» de Mick Jagger.
Sur le plan musical, la plupart des spĂ©cialistes sont dâaccord : les Beatles seraient supĂ©rieurs aux Rolling Stones. Mais voilĂ un livre qui modifie les donnĂ©es du âmatchâ : lequel des deux groupes a exercĂ© le plus dâinfluence sur la sociĂ©tĂ© occidentale moderne? Les âsagesâ Beatles? Ou les Stones ârebellesâ? LĂ aussi, les deux auteurs donnent un (net) avantage aux quatre de Liverpool, insistant sur les engagements de Lennon mais aussi de McCartney, adversaire de Thatcher, et de Harrisson, Ă lâinitiative des concerts humanitaires (pour le Bangladesh). Passionnant.