🔍
Parution : 19/11/2015
ISBN : 9782360541898
160 pages (14,8 x 21 cm)

15 €

Basse Fidélité

Philippe Dumez est un chic type. Cet homme discret vient de sortir le meilleur livre de l’annĂ©e sur la musique.

Olivier Nuc – Le Figaro

« Je me souviens que, parmi la collection de 45-tours qu’une amie m’offre, figure un disque de Nirvana un peu bizarre, genre pochette photocopiĂ©e. Quelques annĂ©es plus tard, je me rends compte que c’est le pressage original du premier single du groupe. » Philippe Dumez est un insatiable Ă©couteur de disques, un Ă©cumeur de concerts et un fan par dĂ©finition. Afin de donner vie Ă  ses souvenirs, il dĂ©cide de les coucher sur le papier, utilisant la mĂȘme forme fragmentaire que Georges Perec dans Je me souviens. En rĂ©sulte une compilation d’instants de vie, des bribes de souvenirs intimes qui parlent pourtant Ă  tous. Le premier vinyle achetĂ©, les concerts marquants, les concerts manquĂ©s, l’évolution des formats d’écoute, les bacs d’occasions, la mort des idoles etc. Avec humour, dĂ©rision et Ă©motion, cet exercice dresse des ponts entre la mĂ©moire personnelle et collective, dĂ©montrant, s’il le faut, que la musique parle Ă  tout un chacun et rassemble unilatĂ©ralement ceux qu’elle fait vibrer.

• Lire un extrait

Revue de presse

- Basse fidélité Pascal Julou Abus dangereux Avril 2016
- Basse Fidélité AgnÚs Leglise Rock&Folk Mars 2016
- Basse Fidélité Noé Gaillard daily-books.com 12 février 2016
- Random access memories Thibaut Allemand Magic Novembre 2015
- L'indie-rock mode d'emploi. Stephane Davet Le Monde 18 décembre 2015
- Chronique du livre Basse Fidélité, de Philippe DUMEZ Gérald Petitjean ljspoplife.eklablog.fr 5 Décembre 2015
- Interview Philippe Dumez David Blot Nova Club 21 janvier 2016
- Basse Fidélité Anne-Vanessa Prévost France Culture // Les Bonnes Feuilles 28 décembre 2015
- Basse Fidélité Paskal Larsen Foutraque.com 13 janvier 2016
- Jona Lewie, se souvenir du mec Ă  la cuisine dans les fĂȘtes François Gorin TĂ©lĂ©rama // Les disques rayĂ©s 23 novembre 2015
- Classements, anthologies, chronologies... Notre sélection de livres rock pour listomaniaques Hugo Cassavetti Télérama 22 décembre 2015
- La mélodie du bonheur - Nous sommes tous des Philippe Dumez ! Olivier Nuc Le Figaro 3 décembre 2015
- Sélection fin d'année - mélomaniaque JérÎme Provençal Les Inrockuptibles 25 novembre 2015
- Hourrah Gorey ! - Lecture Richard Gaitet Radio Nova // Nova Book Box 19 novembre 2015

- Basse fidélité

Basse FidĂ©litĂ© est une version enrichie et remodelĂ©e de 39 Ans 1/2 pour tous sorti en 2011 chez In My Bed, construit de chroniques commençant par “Je me souviens”. Philippe Dumez raconte ses souvenirs Ă  la premiĂšre personne, ses instants de vie liĂ©s Ă  sa passion pour la musique. Disques, concerts, rencontres, rĂ©flexions diverses, tout est relatĂ© dans l’humeur et l’humour avec un regard plus intĂ©ressĂ© par le dĂ©tail, le poil Ă  gratter, la petite tĂąche qui coule, le bouton mal placĂ©. Philippe Dumez n’a pas dĂ©couvert cette façon d’écrire avec le livre Je me souviens de Georges Perec, mais en lisant Je me souviens du rock de Gilles Verlant. A noter que Georges Perec s’était inspirĂ© du I Remember de l’écrivain amĂ©ricain Joe Brainard. Avec une belle Ă©criture Ă  la fois lĂ©gĂšre, pop et Ă©rudite, proche du vĂ©cu de chacun (pour les fans de musique indĂ© en particulier), les souvenirs de Philippe Dumez nous parlent immĂ©diatement. PassionnĂ© jusqu’à l’obsession, il raconte ses achats de vinyles puis de CD, jusqu’à ses ventes intĂ©grales de vinyles, CD et t-shirts, pour faire le vide le temps d’un instant, car le besoin d’empiler reprend vite fait le dessus. A travers ses chroniques, c’est toute la pĂ©riode musicale des annĂ©es 80, 90 et 2000 qui dĂ©file sous nos yeux. Des noms de groupes qu’on avait oubliĂ© qui ressurgissent dans notre mĂ©moire, comme si tout s’était passĂ© la veille. On prend un malin plaisir Ă  dĂ©vorer ses instants de vie. Ce livre est un bon mĂ©dicament pour nous rassurer que l’on est pas seul Ă  ĂȘtre boulimique de la musique. Bref, si vous voulez passer du bon temps, ce livre est un bon remĂšde, un anti-dĂ©prime.

Pascal Julou
Abus dangereux Avril 2016

- Basse Fidélité

Les lecteurs de ces pages en conviendront, notre mĂ©moire joue un rĂŽle immense dans nos histoires personnelles d’amour avec le rock. Les disques qu’écoutaient nos parents, nos premiers albums, les bons ou les mauvais concerts, les morceaux sur lesquels on a dansĂ© comme ceux sur lesquels on a distillĂ© les pires cafards ne s’oublient jamais. Cette fidĂ©litĂ©-IĂ , dĂ©jĂ  cĂ©lĂ©brĂ©e dans le dĂ©licieux “High Fidelity” de Nick Hornby, est ici aussi hautement revendiquĂ©e et loin, malgrĂ© son titre “Basse FidĂ©litĂ©â€, d’ĂȘtre Ă  bas bruit. Car Dumez, auteur prolixe et blogueur gĂ©nĂ©reux, enthousiaste amateur, tombant littĂ©ralement amoureux de groupes comme d’autres le sont de filles, fan successif et cumulatif de dizaines de musiciens, Dumez, en grand obsessionnel, n’échappe Ă©videmment jamais Ă  sa folie et sa vie toute entiĂšre en montre la grande influence. InspirĂ© par le cher Gilles Verllant, lui-mĂȘme inspirĂ© du grand PĂ©rec – qui n’en avait mĂȘme pas eu l’idĂ©e le premier, nous apprend-il – il a repris ce cĂ©lĂšbre principe du souvenir Ă©grainĂ©, sans contexte, sans stricte chronologie et nous entraĂźne, au fil des rĂ©surgences, visiter les traces profondes de sa riche vie musicale. Anecdotes personnelles s’entremĂȘlent ainsi avec des considĂ©rations technico-sentimentales sur la vie des cassettes ou le son pourri des disques de Joy Division, le collectionneur y converse avec le jeune fan qu’il fut quand il rĂ©vait d’ĂȘtre Philippe Manoeuvre (sic), le pĂšre de famille avec l’amateur frustrĂ© de demi-bibliothĂšques Billy, le danseur clopinant sur les dancefloors avec le fouineur aux genoux usĂ©s pour avoir trop fouillĂ© dans des bacs de disques bon marchĂ© sous les tables des conventions. Le truc bien c’est que la plupart de ces souvenirs-lĂ , dĂ©risoires ou essentiels, sont aussi les nĂŽtres : tout amateur de musique a connu les mĂȘmes interrogations sur le sens de pochettes mystĂ©rieuses, les mĂȘmes joies en dĂ©couvrant un disque rare, les mĂȘmes incertitudes sur l’avenir d’un musicien ou d’un genre et la mĂȘme stupĂ©faction devant le succĂšs ou l’insuccĂšs d’un groupe chĂ©ri ou dĂ©testĂ©. Ajoutez Ă  ce cocktail, l’humour, l’expertise, le style et une putain de bonne mĂ©moire et vous comprendrez aisĂ©ment pourquoi ce livre est un tel dĂ©lice de charme et d’ingĂ©nue rĂ©gression et comment cette vie filtrĂ©e par le prisme de la musique constitue un subtil roman dont nous sommes tous les hĂ©ros.

AgnĂšs Leglise
Rock&Folk Mars 2016

- Basse Fidélité

Un vieux slogan de 68 stipule « Il est interdit d’interdire »  On ne peut donc interdire Ă  quelqu’un d’utiliser un mot ou une formule telle que « je me souviens » mais il me semble que l’utiliser Ă  la maniĂšre de celle « inaugurĂ©e » par Georges PĂ©rec mĂ©riterait d’ĂȘtre signalĂ©. Or ici je n’ai trouvĂ© nulle trace d’un quelconque souvenir de Georges PĂ©rec et encore moins de Serge Valletti (qui lui Ă  propos de ses « Je m’en rappelle » n’oubliait pas l’écrivain).

Le principe est simple : dresser le portrait d’une Ă©poque, d’un sujet au travers d’une sĂ©rie de « je me souviens » sensĂ©s en rendre compte. Philippe Dumez, Ă  travers six chapitres, trace le portrait de sa relation Ă  la musique. Et je suis prĂȘt Ă  parier que beaucoup de lecteurs se souviendront avoir partagĂ© les mĂȘmes Ă©motions. Avant de vous donner quelque exemples, je veux signaler que vous trouverez au moins deux types de « je me souviens », ceux qui concernent directement l’auteur et ceux qui concernent plus directement la musique.

FlorilÚge et Chapitres pour vous donner une idée (mes choix sont totalement arbitraires)

Les annĂ©es vinyle : Je me souviens que dans la jungle, le lion est mort ce soir et qu’Henri Salvador chante ça d’un air presque guilleret. Le Salvador, terre de contrastes.

Les annĂ©es laser : Je me souviens que Bernard Lenoir prend un malin plaisir Ă  matraquer « Kill your television » du groupe anglais Ned’s Atomic Dustbin : la radio, Ă  l’aube des annĂ©es quatre-vingt-dix, n’a pas baissĂ© les bras.

Le retour inattendu des annĂ©es vinyle : Je me souviens d’un artiste amĂ©ricain comparant Catherine Ribeiro + Alpes Ă  du Brigitte Fontaine accompagnĂ©e par Pink Floyd. J’en achĂšte un par hasard, et je constate qu’il n’a pas complĂštement tort. Comme quoi les AmĂ©ricains connaissent mieux nos bacs d’occasion que nous.

Les annĂ©es MP3 : Je me souviens de tous les substituts de new wave sur lesquels je me jette Ă  corps perdu : Junior Boys, Chromatics, Dsire, Superpitcher
 J’adore les groupes Canada Dry.

Le retour encore plus inattendu des annĂ©es laser : Je me souviens du jour de la disparition d’Amy Winehouse comme du jour de la disparition de Jeff Buckley ou de Kurt Cobain. Au XXIe siĂšcle comme au XXe, l’inĂ©luctable a toujours de beaux jours devant lui.

Les annĂ©es streaming : Je me souviens de Frank Fairfield, le sosie amĂ©ricain du jeune Georges Brassens, qui prend un malin plaisir Ă  dĂ©poussiĂ©rer des musiques obsolĂštes : bluegrass, cajun, musette. Ses disques devraient ĂȘtre Ă©ditĂ©s en 78 tours.

Bonne écoute.

Retrouvez cette chronique sur le site du Daily Books

Noé Gaillard
daily-books.com 12 février 2016

- Random access memories

Une collection de disques en rĂ©vĂšle toujours plus sur soi que tous les beaux discours. Partant de ce principe, de nombreux mĂ©lomanes se sont racontĂ©s Ă  travers leurs Ă©tagĂšres. Ces jours-ci deux auteurs en particulier se livrent et content l’histoire de la pop moderne Ă  travers leurs (petites) histoires d’auditeurs.

PHILIPPEDUMEZ est l’auteur de fanzines (Plus Jamais Malade En Auto), de nombreux blogs (citons Les Écumeurs sur Tumblr) et de _39 Ans 1/2 PourTous_(2011), recueil de souvenirs contĂ©s en quelques lignes, inspirĂ© par le procĂ©dĂ© de Georges Perec dans _Je Me Souviens_(1978). Des concerts, des disques, la dĂ©saffection du vinyle et le retour de la cire. Une adolescence. Une vie, en fait.

Sans hiĂ©rarchie apparente, Dumez Ă©voque des oeuvres, des chansons, abat des monuments (Bob Dylan par exemple) ou rĂ©habilite des rĂ©ussites mĂ©connues – on partage sans rĂ©serve son avis sur Trans_(1982) de Neil Young. D’essence volatile, les souvenirs se mĂȘlent Ă  d’autres, ne se narrent pas toujours de la mĂȘme façon, et c’est pourquoi Dumez (un pseudonyme au fait) propose une Ă©dition rĂ©visĂ©e de cet ouvrage Ă©puisĂ© et aujourd’hui rebaptisĂ© _Basse FidelitĂ©_- clin d’oeil Ă©vident Ă  Nick Hornby. OĂč l’on croise Silvain Vanot, Guided By Voices, Pelle Carlberg et
 des _tote bags.

Thibaut Allemand
Magic Novembre 2015

- L'indie-rock mode d'emploi.

A la croisĂ©e de Georges Perec et de Nick Hornby, Basse fidĂ©litĂ© de Philippe Dumez Ă©grĂšne des fragments de souvenirs, scandĂ©s Ă  chaque paragraphe par un « Je me souviens » empruntĂ© Ă  l’auteur de La Vie mode d’emploi. Il dresse un autoportrait de fan de musique pop, tendance « pervers polymorphe », petit frĂšre français du hĂ©ros de Haute FidĂ©litĂ©, un des best-sellers du romancier britannique.

Longtemps rĂ©dacteur de fanzines singuliers. critique rock occasionnel et toujours blogueur impĂ©nitent (Les Ă©cumeurs). Dumez avait « auto-produit » une premiĂšre version de ce livre, 39 ans 1/2 pour tous (aujourd’hui retravaillĂ©e) augmentĂ© de chapitres bonus et distribuĂ© Ă  une plus large Ă©chelle par un Ă©diteur, Le Mot et le reste, au catalogue aussi prĂ©cieux (Girl in a Band de Kim Gordon, Wild Tales de Graham Nash, Music Sounds Better With You de RaphaĂȘl Malkln 
 ) que ceux des labels discographiques lndĂ©pendants vĂ©nĂ©rĂ©s par ce mĂ©lomaniaque.

EntremĂȘlant biographie, obsessions et coups de coeur musicaux, Dumez fait ressurgir dĂ©tails et mĂ©lodies du quotidien arrachĂ©s inconsciemment de l’oubli ou semblait les avoir condamnĂ©s leur insignifiance. Loin des jugements sentencieux des professionnels de la critique, ces rĂ©miniscences dessinent avec une subjectivitĂ© assumĂ©e et une drĂŽlerie, la bande-son d’une vie et d’une esthĂ©tique (celle de l’indie-rock des annĂ©es post-punk). Tout en donnant envie de réécouter- ou de dĂ©couvrir – Guided by Voices, Trisomie 21 ou The Chameleons, ces bouffĂ©es nostalgiques Ă©voquent une gĂ©nĂ©ration pour qui cette musique n’est plus synonyme d’émancipation collective, mais de repli intime et de petits tas de secrets.

Stephane Davet
Le Monde 18 décembre 2015

- Chronique du livre Basse Fidélité, de Philippe DUMEZ

Basse FidĂ©litĂ©, de Philippe DUMEZ, est assurĂ©ment un des meilleurs livres de l’annĂ©e 2015, et probablement un des meilleurs livres sur la musique. Ici, pas d’érudition plombante, pas de technicitĂ© assommante. Non. Juste l’essentiel : des souvenirs, plus ou moins prĂ©cis, plus ou moins flous, de moments musicaux et des fragments d’intime emmĂȘlĂ©s, rĂ©digĂ©s Ă  la premiĂšre personne, Ă  la façon de PĂ©rec dans « Je me souviens ».

Ce livre parle Ă  tous les fans de musique en gĂ©nĂ©ral et de pop indĂ© en particulier, en soulignant avec humour, autodĂ©rision, et aussi beaucoup d’émotion, le lien obsessionnel avec un style de musique, un groupe ou un artiste (Dominique A et Daniel Johnston entre autres), et en faisant ressentir de maniĂšre trĂšs juste les caractĂšres magique et quasi sacrĂ© des concerts.

Parmi les fans de pop indĂ©, les quadras, comme moi, auront l’impression de lire un peu de leur propre histoire : les souvenirs d’enfance liĂ©s Ă  Chantal Goya ou Ă  Dave, l’éducation musicale faite par Bernard Lenoir Ă  la radio ou par Les Inrockuptibles en version mensuelle, les questions mĂ©taphysiques sur l’achat d’une premiĂšre paire de Creepers Ă  plus de 40 ans, la quĂȘte sans fin et probablement vaine de nouvelles Ă©tagĂšres pouvant supporter la collection de disques Ă  l’expansion incontrĂŽlĂ©e et probablement incontrĂŽlable.

« Basse FidĂ©litĂ© » est aussi un hommage au temps long, aujourd’hui si dĂ©modĂ© par internet et les plateformes de streaming : l’attente de la sortie d’un album, presque aussi importante que la premiĂšre Ă©coute ; la recherche d’un album ou d’une chanson, Ă©coutĂ©s il y a longtemps, et dont on ne connaĂźt parfois pas le titre ni le nom de l’artiste ; le suivi fidĂšle d’un groupe pendant plusieurs annĂ©es, avec des phases d’enthousiasme et d’autres de lassitude. Un temps long et une attente qui nous permettent de graver, mĂȘme de façon imparfaite, des sillons dans notre mĂ©moire, de fabriquer et de patiner des souvenirs. A l’opposĂ© de la haute fidĂ©litĂ© numĂ©rique et de l’immĂ©diatetĂ© d’internet qui nous condamnent Ă  la saturation, Ă  la paresse, au bruit de fond perpĂ©tuel, et finalement Ă  l’oubli.
Extraits :

« Je me souviens de la sortie de ‘Haute FidĂ©lité’ de Nick Hornby. Ce n’est pas un grand roman, mais c’est par contre un grand message adressĂ© Ă  tous les fans de musique tendance « pervers polymorphes » dont je fais partie : vous n’ĂȘtes plus seuls. »

« Je me souviens de Daniel Johnston, accompagnĂ© par un groupe composĂ© de fans, rendant enfin justice Ă  son rĂ©pertoire lors d’un concert qui ne ressemble pas pour une fois Ă  un supplice. Il m’aura fallu quinze ans pour voir un bon concert de Daniel Johnston, mais je pourrai dire : j’y Ă©tais. »

« Je me souviens des Black Sessions, concerts organisĂ©s dans le cadre de l’émission de Bernard Lenoir sur France Inter qui ont l’avantage de tenir pile sur une face de cassette audio de quatre-vingt-dix minutes. »

« Je ne me souviens pas du premier fichier mp3 que j’ai tĂ©lĂ©chargĂ©. Contrairement Ă  mon premier 45-tours, ça fait longtemps que je l’ai perdu. »

Un dernier point pour finir cette chronique : bravo et merci aux Ă©ditions Le Mot Et Le Reste (http://lemotetlereste.com/mr) qui, en 2015, ont encore sorti de magnifiques livres sur la musique pop : « Le Renoncement de Howard Devoto » de Benjamin Fogel, « Indie Pop 1979 – 1997 » de Jean-Marie POTTIER, et bien sĂ»r « Basse FidĂ©litĂ© » de Philippe DUMEZ ».

On vous conseille aussi d’aller faire un tour sur le blog de Philippe DUMEZ, « Les Écumeurs » (http://lesecumeurs.tumblr.com/), galerie de portraits de passionnĂ©s de musique et de concerts.

Retrouvez cette chronique sur le site de Little john’s Pop Life

Gérald Petitjean
ljspoplife.eklablog.fr 5 Décembre 2015

- Interview Philippe Dumez

Ce jeudi, David Blot se plongeait dans les souvenirs du collectionneur, journaliste, photographe et Ă©crivain Philippe Dumez, auteur de Basse fidĂ©litĂ© publiĂ© aux Ă©ditions Le Mot et le Reste. Dans ce livre, cet Ă©cumeur de concerts revient sur les souvenirs de sa vie de “fan” et couche sur papier les mille et une anecdotes de sa vie :

“Je me souviens du soir oĂč Bernard Lenoir prend l’antenne en diffusant le morceau d’un complet inconnu : « Va t’en » de Dominique A. Il est obligĂ© de le rediffuser Ă  la fin de l’heure devant le raz-de-marĂ©e provoquĂ©.”

Jean Rouzaud se chargeait d’introduire ce moment de dĂ©licieuse nostalgie.

Réécoutez le Nova Club

David Blot
Nova Club 21 janvier 2016

- Basse Fidélité

Chaque jour, un auteur lit les premiùres pages de son dernier livre. Aujourd’hui, il s’agit de Philippe Dumez qui lit les premiùres pages de son livre.

“Parfois, un marchĂ© secret se conclut entre l’auteur et le lecteur dĂšs le premier paragraphe, Ă  l’insu des personnages qui ignorent que l’auteur et son lecteur Ă©changent un clin d’oeil amusĂ© derriĂšre leur dos”. Amos Oz, L’Histoire commence (Ă©ditions Calmann-Levy)

Réécouter l’émission sur le site de France Culture

Anne-Vanessa Prévost
France Culture // Les Bonnes Feuilles 28 décembre 2015

- Basse Fidélité

Basse FidĂ©litĂ© est une version enrichie et remodelĂ©e de_ 39 ans œ pour tous_ sorti en 2011 chez In My Bed (1). Comme j’ai chroniquĂ© ce livre ici , je vous laisse dĂ©couvrir qui est l’auteur Philippe Dumez.

Basse FidĂ©litĂ© est construit de chroniques qui commencent par « Je me souviens ». Philippe Dumez raconte ses souvenirs Ă  la premiĂšre personne, ses instants de vie liĂ©s Ă  sa passion pour la musique. Disques, concerts, rencontres, rĂ©flexions diverses, tout est relatĂ© dans l’humeur et l’humour avec un regard plus intĂ©ressĂ© par le dĂ©tail, le poil Ă  gratter, la petite tache qui coule, le bouton mal placĂ©. Les chroniques sont rĂ©parties en 6 chapitres : Les annĂ©es vinyle, Les annĂ©es laser, Le retour inattendu des annĂ©es vinyle, Les annĂ©es MP3, Le retour encore plus inattendu des annĂ©es laser et Les annĂ©es streaming.

Philippe Dumez n’a pas dĂ©couvert cette façon d’écrire ces chroniques en lisant le livre Je me souviens de Georges Perec, mais en lisant Je me souviens du rock de Gilles Verlant (chronique page 127). À noter que Georges Perec c’était inspirĂ© du livre I Remember de l’écrivain amĂ©ricain Joe Brainard.

Avec une belle Ă©criture Ă  la fois lĂ©gĂšre, pop et Ă©rudite, proche du vĂ©cu de chacun (pour les fans de musique indĂ© en particulier), les souvenirs de Philippe Dumez nous parlent immĂ©diatement. PassionnĂ© jusqu’à l’obsession, il raconte ses achats de vinyles puis de CD, jusqu’à ses ventes intĂ©grales de vinyles, CD et t-shirts, pour faire le vide le temps d’un instant, car le besoin d’empiler reprend vite fait le dessus. À travers ses chroniques, c’est toute la pĂ©riode musicale des annĂ©es 80, 90 et 2000 qui dĂ©filent sous nos yeux. Des noms de groupes qu’on avait oubliĂ© qui ressurgissent dans notre mĂ©moire, comme si tout c’était passĂ© la veille. On prend un malin plaisir Ă  dĂ©vorer ses instants de vie. Fan de musique depuis notre adolescence, on se sent moins seul, moins malade, face Ă  notre passion dĂ©vorante avec des achats convulsifs de disques (notamment pendant les soldes) et dans le besoin d’écumer des concerts plusieurs jours par semaine. Ce livre est un bon mĂ©dicament pour nous rassurer que l’on est pas seul Ă  ĂȘtre boulimique de la musique. Bref, si vous voulez passer du bon temps, ce livre est un bon remĂšde, un anti-dĂ©prime.

(1) La dĂ©marche de cette réévaluation est prĂ©cisĂ©e Ă  la fin du livre : « Je me souviens, cinq ans aprĂšs la sortie de 39 ans et œ pour tous, avoir ressenti le besoin de retailler dans ce livre exactement comme j’ai retaillĂ© dans ma collection de disques : en enlevant le trop et en rajoutant le mieux. Cette Ă©dition remastĂ©risĂ©e selon des normes Ă  mĂȘme de sĂ©duire les les plus exigeants fait donc figure d’édition dĂ©finitive. DĂ©finitive, bien entendu, jusqu’à la prochaine. »

Lire la chronique sur le site Foutraque

Paskal Larsen
Foutraque.com 13 janvier 2016

- Jona Lewie, se souvenir du mec Ă  la cuisine dans les fĂȘtes

Je me souviens de n’avoir jamais lu le livre de Georges Perec portant ce titre. Je me souviens qu’un soir Ă  la tĂ©lĂ©, j’ai vu un extrait du spectacle oĂč Sami Frey pĂ©dalait sur un vĂ©lo fixe en rĂ©citant le texte de Perec. Je me souviens d’avoir trouvĂ© ça ridicule. Je me souviens d’avoir lu jusqu’au bout un petit ouvrage autoproduit sur le mĂȘme principe que celui de Perec. Il s’appelait 39 ans 1/2 pour tous et le fait que j’en connaisse l’auteur n’était pas la seule raison de cette performance. Philippe Dumez a profitĂ© de la formule pour faire au moins deux choses intĂ©ressantes : se dĂ©crire dans des situations peu flatteuses, ce qui n’est pas le cas de tous les romanciers autofictionnels ; assumer toutes ses fautes de goĂ»t, ce que s’interdisent les critiques professionnels. Je me souviens d’avoir pensĂ© en le lisant que la critique rock aurait toujours dĂ» rester un truc d’amateurs – Ă©clairĂ©s, ça va de soi –, puis je suis retournĂ© au turbin. Ces jours-ci paraĂźt en librairie Basse FidĂ©litĂ©, par Philippe Dumez. C’est 39 ans 1/2 pour tous sous un nouvel habit, remixĂ©, augmentĂ©, chapitrĂ© mĂȘme. Je ne me souviens pas assez de ma lecture de l’ancien pour savoir si le nouveau lui est radicalement supĂ©rieur. Bien peu de ses lecteurs se souviendront, je crois, que l’auteur a confondu Sting avec Mark Knopfler Ă  la page 26. Je ne comprendrai jamais sa passion pour The Chameleons, mais je lui suis au moins reconnaissant de m’avoir incitĂ© Ă  réécouter une chanson de Jona Lewie que j’ai toujours trouvĂ© fort sympathique : “You’ll Always Find Me In The Kitchen At Parties”. Le titre en est long mais l’argument plutĂŽt simple. Il s’agit d’un type qui n’a pas de chance avec les filles et se retrouve Ă  la cuisine dans les soirĂ©es, jusqu’au jour oĂč il en rencontre une avec qui il bavarde, rigole, et danse in a new way. Alors il sort de la cuisine. Jona Lewie Ă©tait un peu le Dean Martin du pub-rock, il est devenu l’excentrique anglais de la pop vaguement new wave.

Ă  suivre

Lire le billet sur le blog de François Gorin

François Gorin
Télérama // Les disques rayés 23 novembre 2015

- Classements, anthologies, chronologies... Notre sélection de livres rock pour listomaniaques

Les livres musicaux se dĂ©clinent souvent sous forme de listes forcĂ©ment plus subjectives qu’objectives. SĂ©lection parmi les derniĂšres parutions.

L’amateur de rock, en particulier, est friand de listes : playlists thĂ©matiques, anthologies exhaustives de l’Ɠuvre plĂ©thorique de certains artistes, classements conventionnels ou subjectifs en tous genres (les 100 meilleurs ci ou meilleurs ça), recueils commĂ©moratifs institutionnels ou individualistes
 Dans la marĂ©e d’ouvrages consacrĂ©s Ă  la musique populaire (un vertigineux phĂ©nomĂšne d’édition qui conduit la majoritĂ© des publications vers les solderies ou le pilon), en voici cinq, parus rĂ©cemment, qui pourraient combler l’inĂ©vitable listomaniaque qui sommeille en vous ou sĂ©vit dans votre entourage.

[
]

Le plus savoureusement nombriliste

Le systĂšme de PĂ©rec peut paraĂźtre convenu ou usĂ© mais, mĂȘme s’il est loin d’ĂȘtre le premier Ă  l’avoir repris, le maniaco affectif Philippe Dumez en a depuis longtemps fait un exercice bien Ă  lui que les habituĂ©s Ă  ses confidentielles auto-fictions connaissent bien : les confessions d’un obsessionnel gravement atteint par le virus de la collectionnite et de la quĂȘte sans fin de mesurer l’émotion que lui procurerait le moindre artiste pop, rock ou autre existant ou ayant existĂ©. Mince programme que le garçon devenu homme mĂ»r (quoique) a recensĂ© dans une suite de courts textes, sur le mode consacrĂ© du souvenir aussi fugace qu’indĂ©lĂ©bile, les innombrables Ă©mois associĂ©s Ă  la musique qui ont jalonnĂ© sa vie, du jour de sa naissance (le mĂȘme que Jean Ferrat ou RĂ©gine, la mĂȘme annĂ©e que la fin du Velvet Underground), jusqu’à sa dĂ©couverte tardive, Ă  44 ans (aujourd’hui, donc) du premier album de Dylan qui le sĂ©duit (la BO quasi instrumentale de Pat Garrett
). Entre les deux, des centaines d’instantanĂ©s, ponctuĂ©s par l’évolution des supports et des modes de consommation (vinyle, cassette, CD, MP3, re-vinyl
), liĂ©s Ă  des disques, des concerts, des rencontres, des dĂ©ceptions ou des rĂ©vĂ©lations qui, Ă  un moment ou Ă  un autre, feront sens, rejoindront une expĂ©rience ou une Ă©motion partagĂ©es par le lecteur, pour peu qu’il soit aussi contaminĂ© par le sujet que l’auteur.

Voir la sélection sur le site de Télérama

Hugo Cassavetti
Télérama 22 décembre 2015

- La mélodie du bonheur - Nous sommes tous des Philippe Dumez !

Philippe Dumez est un chic type. Cet homme discret vient de sortir le meilleur livre de l’annĂ©e sur la musique. Pourtant, ce passionnĂ© n’a pas besoin de se draper des oripeaux du spĂ©cialiste pour nous captiver dĂšs la premiĂšre ligne de son savoureux Basse fidĂ©litĂ©. Pas de liste des meilleurs disques Ă  Ă©couter lorsque vous aurez le temps, foin de trĂ©sors cachĂ©s connus comme des secrets de Polichinelle dans sa prose. L’auteur n’est pas un encyclopĂ©diste, mĂȘme pas un wikipĂ©diste ni encore un spĂ©cialiste, puisqu’il ne parle ici que de lui-mĂȘme. De lui et, par extension, de nous. Chacune de ses Ă©vocations de boulimique de musique fait mouche. Cet ouvrage modeste et Ă©rudit, construit Ă  la façon d’un inventaire Ă  la Perec, illustre l’adage selon lequel on n’est jamais aussi universel que lorsqu’on parle de soi.

[
]

L’article d’Olivier Nuc en intĂ©gralitĂ©

Olivier Nuc
Le Figaro 3 décembre 2015

- Sélection fin d'année - mélomaniaque

Façon Perec (Georges, pas Marie-JosĂ©) et puzzle 5000 piĂšces, le lĂ©gendaire scripte (fanzine et blogueur) Philippe Dumez glane, ordonne et dĂ©roule le film de a vie qui s’avĂšre ĂȘtre un disque (ou un MP3, ou un concert, ou un vieux t-shirt de groupe)! Vitaux ou dĂ©risoires, tendres et drĂŽles, ses souvenirs de quadra mĂ©lomaniaque (on en partage un certain nombre) dessinent un autoportrait Ă  la fois intime et Ă©pique. Indi(e)sensible.

JérÎme Provençal
Les Inrockuptibles 25 novembre 2015

- Hourrah Gorey ! - Lecture

Richard Gaitet lit un extrait de l’ouvrage à l’antenne et en musique à 2h19.

Écoutez l’émission sur le site de Radio Nova

Richard Gaitet
Radio Nova // Nova Book Box 19 novembre 2015