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Parution : 18/06/2015
ISBN : 9782360541751
280 pages (148 x 210)

21 €

Alice Cooper

Remember the Coop'

Écrit avec soin, Ɠuvre d’un passionnĂ© qui a prĂ©fĂ©rĂ© s’attarder sur la musique plutĂŽt que sur les frasques maintes fois commentĂ©es d’un artiste hors du commun
Philippe Lageat – Rock Hard

Alice Cooper est un personnage emblĂ©matique et fascinant de l’histoire du rock. Grand provocateur, initiateur d’un rock théùtral dans l’underground et la contre-culture Ă  la toute fin des annĂ©es 1960, il incarne la figure quasi papale d’un hard rock extrĂȘmement riche et flamboyant pendant les annĂ©es 1970. Son Ɠuvre empreinte d’illustrations cinĂ©matographiques est affiliĂ©e au grĂ© des Ă©poques Ă  de nombreux styles (opĂ©ra rock, glam rock, post-punk, heavy metal
) et participe au renouveau du rock. Si les fameuses frasques sex, drugs & rock’n’roll ont jalonnĂ© toute la premiĂšre partie de sa carriĂšre et sont indissociables de sa dualitĂ© schizophrĂ©nique, Jean-Charles Desgroux articule cet ouvrage non pas autour de scandales sulfureux, mais de sa musique et des albums incontournables publiĂ©s depuis quarante-cinq ans.

Revue de presse

- Alice Cooper. Remember the Coop' Jean-Christophe Baugé Paris Move
- Alice Cooper, Remember the Coop' Christian Le Morvan Blues Magazine N°78 Octobre/décembre 2015
- Qui es-tu Alice Cooper ? - Interview de J-C Desgroux Lelo Jimmy Batista noisey.vice.com 28 septembre 2015
- Interview de Jean-Charles Desgroux par Yuzu Melodies Boris Plantier yuzu-melodies.fr 22 septembre 2015
- Un livre monstrueusement bon ! Philippe Lageat Rock Hard Septembre 2015
- Interview de Jean-Charles Desgroux Stéphane Allegret Radio Libertaire // Bulles noires 5 septembre 2015
- Les scandaleux serpents d'Alice Cooper Alexis Hache Le Monde 22 août 2015
- Une biographie d'Alice Cooper Le Perreux octobre 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Noé Gaillard Daily Books 28 août 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Nicko Guts Of Darkness 19 août 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Pierre Krause Babelio 22 août 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Stephan Birlouez Among The Living 29 juillet 2015
- Interview au Hellfest Éric Andres Riff d'enfer 30 juillet 2015
- Interview Arno Jaffré Daily Rock 23 juillet 2015
- Souvenirs d'Alice Cooper Christian Lamet Hard Force 28 juin 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Alexis Hache New Noise juillet/Août 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Cédric Bru Les Obsédés Textuels 6 juillet 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Richard Gaitet Nova // Nova Book Box 17 juin 2015
- Alice Cooper, Remember the Coop' Thierry de Fages Blog de Phaco 22 juin 2015

- Alice Cooper. Remember the Coop'

Le timing Ă©tait presque parfait: Remember The Coop’ paraĂźt le 18 juin, la veille de la prestation coup-de-poing d’Alice Cooper au Hellfest 2015, dixiĂšme du nom. Ce titre n’est pas de l’auteur Jean-Charles Desgroux, expert Ăšs musiques Ă©nervĂ©es sĂ©vissant chez Rock & Folk, mais extrait de ‘Alma Matter’, composition de School’s Out (1972) signĂ©e Neal Smith. En quelques 280 pages qui se dĂ©vorent goulĂ»ment, les 26 albums studio – et plus encore – qu’Alice a produit en un demi-siĂšcle de carriĂšre sont dissĂ©quĂ©s avec force explications de textes. Le tracklisting bancal du bootleg Freak Out, disponible en tĂȘte de gondole de tous les bons Monoprix dans les nineties, est enfin dĂ©mystifiĂ©. Si cette biographie a en commun avec le documentaire tronquĂ© Super Duper (2014) de dĂ©tailler la pĂ©riode pubĂšre prĂ©-discographique, elle traite des annĂ©es 2000 avec le mĂȘme sĂ©rieux. Et ce n’est que justice: Ă  67 ans, Alice Cooper, pĂšre fouettard d’opĂ©rette, pilleur de tendances en vogue, est toujours un fin songwriter et dĂ©couvreur de talents. MalgrĂ© quelques coquilles passĂ©es au travers des mailles de la relecture (‘groupe’ au singulier, conjuguĂ© au pluriel), l’on est pris d’une irrĂ©sistible envie de se repasser les vinyles d’époque. MĂȘme ceux, honnis, du dĂ©but des eighties dont Alice lui-mĂȘme ne se souvient plus de la conception.

Retrouvez cette chronique sur le site de paris-move.com

Jean-Christophe Baugé
Paris Move

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Tout le monde connaĂźt Vincent Furnier, alias AliceCooper, natif de Detroit. Figure de proue du Hard Rock, Heavy Metal, Rock surpuissant, Punk avant l’heure de la fin des 60’s. L’artiste est un grand provocateur, prĂ©curseur du Rock théùtral et dĂ©cadent, dans la contre culture de la fin des annĂ©es 60’s. Rappelez-vous de ses arrivĂ©es sur scĂšne, avec un boa constricteur autour du cou ! Maquillage malĂ©fique et autres extravagances. Ici, l’auteur ne relate pas la pĂ©riode Sexe, Drogue et Rock’n Roll de ses dĂ©buts de carriĂšre et de son duel avec la schizophrĂ©nie. Mais, aprĂšs une 1Ăšre partie biographique, il lui paraissait plutĂŽt nĂ©cessaire de prĂ©senter l’oeuvre discographique de Coop dans l’ordre chronologique de ses 26 albums (studio et quelques 15 en live). Chaque album est ici dissĂ©quĂ©, examinĂ©, les musiciens qui ont participĂ©, les titres principaux et quelques anecdotes
 depuis le 1er album Pretties For You de 1969, jusqu’à Welcome 2 My Nightmare en 2010.
Alice Cooper, personnage emblĂ©matique, n’a jamais vraiment reçu la reconnaissance qu’il mĂ©rite, peut-ĂȘtre Ă  cause de ses frasques sulfureuses et des scandales qui l’on entourĂ©. Son oeuvre est riche et indissociable de l’art cinĂ©matographique. C’est pourtant un bon parolier, visionnaire Ă  l’écriture ciselĂ©e. Cet ouvrage est une belle maniĂšre de rĂ©habiliter un artiste dont on parle en fait assez peu, Remember the Coop’.

Christian Le Morvan
Blues Magazine N°78 Octobre/décembre 2015

- Qui es-tu Alice Cooper ? - Interview de J-C Desgroux

Aussi loin que je m’en souvienne, mes premiers souvenirs musicaux sont pleinement, intĂ©gralement et exclusivement liĂ©s au cinĂ©ma et Ă  la tĂ©lĂ©vision. La musique des Frissons de l’Angoisse d’Argento. Kiss dans 3-2-1 Contact. La B.O. du Nosferatu de Herzog. Le clip de « Ashes To Ashes » de David Bowie, qui passait en boucle sur Antenne 2. Et Alice Cooper, interviewĂ© avec un python autour du cou au journal de 13h de TF1. Un sĂ©quence anecdotique, pas mĂȘme rĂ©pertoriĂ©e sur les archives de l’Ina, qui se dĂ©roulait pourtant Ă  une phase-clĂ© du parcours du chanteur : celle de son grand come-back de 1986, sous les traits d’un incube bardĂ© de cuir, dĂ©vouĂ© corps et Ăąme au heavy metal, aprĂšs une vingtaine d’annĂ©es d’excĂšs, de dĂ©rapages et de coups de gĂ©nie, entre garage, glam-rock, rock psychĂ©dĂ©lique, proto-punk, proto-goth, new wave, post punk et expĂ©rimentations diverses.

Mais si tout le monde connaĂźt aujourd’hui le personnage et sa carriĂšre aussi riche que tourmentĂ©e, peu savent vraiment qui il est. Fils de pasteur Ă  la santĂ© erratique, gamin passionnĂ© de cinĂ©ma plongĂ© presque malgrĂ© lui dans la tourmente garage du milieu des annĂ©es 60, junkie, bohĂ©mien, rock-star, gĂ©nie, alcoolique, acteur, jet-setter, psychopathe, joueur de golf : que sait-on rĂ©ellement de Vincent Furnier, l’homme derriĂšre le masque du plus grand shock-rocker de tous les temps ?

C’est la question que pose en filigrane Remember The Coop’, le livre de Jean-Charles Desgroux paru cette Ă©tĂ© aux Ă©ditions Le Mot Et Le Reste. Un guide disque par disque, loin des structures biographiques classiques, qui s’avĂšre au final l’un des ouvrages les plus solides, fouillĂ©s et passionnants consacrĂ©s Ă  Alice Cooper et le seul dont on ressort avec enfin, l’impression d’avoir rĂ©solu une Ă©nigme aussi tortueuse qu’élĂ©mentaire.
Pistes, indices et repÚres en 10 étapes, avec Jean-Charles Desgroux.

Noisey : Avec quel disque as-tu découvert Alice Cooper ?

Jean-Charles Desgroux: Alors, on m’a souvent fait – amicalement – le reproche d’ĂȘtre nĂ© trop tard et de ne pas avoir dĂ©couvert Alice Cooper au bon moment, et pour cause, ma premiĂšre vraie rencontre avec sa musique, ça a Ă©tĂ© durant l’étĂ© 1989 avec l’album Trash, donc pas forcĂ©ment sa meilleure pĂ©riode, puisque c’est un disque trĂšs commercial, hyper FM. Mais bon, ça faisait un an que j’écoutais du hard-rock, j’habitais en province et je n’avais pas forcĂ©ment accĂšs Ă  beaucoup de choses, donc je faisais avec ce que je trouvais, comme Ă  peu prĂšs tout le monde Ă  l’époque. Je regardais les clips de metal qui passaient sur M6 le mardi soir et une nuit je tombe sur la vidĂ©o de « He’s Back (The Man Behind The Mask) », le morceau qu’il a enregistrĂ© pour la B.O. de Jason Le Mort-Vivant, le sixiĂšme Ă©pisode de la sĂ©rie des Vendredi 13, et je suis fascinĂ© par l’imagerie et la musique de ce type. Quelques jours plus tard, je passe dans un kiosque Ă  journaux et je tombe sur le magazine Hard Force – pour lequel j’écrirai plus tard – avec, justement Alice Cooper en couverture pour la sortie de Trash. Donc j’achĂšte et le magazine et l’album et je plonge de maniĂšre irrĂ©versible dans le monde d’Alice Cooper.

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Découvrez cette interview en intégralité sur Noisey

Lelo Jimmy Batista
noisey.vice.com 28 septembre 2015

- Interview de Jean-Charles Desgroux par Yuzu Melodies

Alice Cooper : l’histoire d’une figure emblĂ©matique du hard rock

Interview. Jean-Charles Desgroux a publiĂ© rĂ©cemment le livre Alice Cooper : Remember the Coop’ aux Editions Le Mot et le reste. L’occasion Ă©tait belle de parler avec lui de ce personnage emblĂ©matique et fascinant de l’histoire du rock.

Parlez-moi de votre dĂ©couverte d’Alice Cooper ?

J’avais 14 ans lorsque “Trash” est sorti. J’écoutais du hard rock depuis une bonne annĂ©e et, depuis ma province oĂč il ne se passait rien d’excitant concernant ma passion dĂ©vorante pour cette musique, je m’abreuve des quelques clips de metal qui passent chaque semaine sur M6. LĂ  je dĂ©couvre Alice Cooper via la vidĂ©o de “He’s Back (The Man Behind The Mask)”, soit la BO du film Vendredi 13, 6Ăšme chapitre ! Si la chanson me parait bien synthĂ©tique et pop, je suis subjuguĂ© par son image. TrĂšs rapidement je trouve en kiosque un numĂ©ro de Hard Force, avec Alice en couverture : ce sera mon tout premier magazine achetĂ©,et qui me donnera plus d’information sur le personnage, sa vie, ses disques, et sur la promo de son nouvel album “Trash”, que je cours acheter en vinyle chez le disquaire ridicule de ma petite ville. Et dĂšs lors, ma fascination pour Cooper ne fait que commencer : deux ans aprĂšs je vis mon Ă©tĂ© 1991, celui de mes 16 ans, Ă  fond, et au son de Hey Stoopid, vĂ©ritable BO de cet Ă©tĂ© rock’n‘roll. Et avec chaque argent de poche mensuel, je complĂšte sa discographie en dĂ©nichant les CDs Warner petits budgets disponibles dans les rayons d’un hypermarché  Et voilĂ  que viennent s’ajouter les School’s Out, les Killer, les Love It To Death, mais aussi parallĂšlement les Dada ou Lace & Whiskey qui m’intriguent tout autant
 Et depuis je n’ai jamais cessĂ© de l’écouter, de l’admirer et de chercher le moindre de ses disques.

Comment était perçu ce groupe un peu à part, par le public et par la critique, à ses débuts ?

Le Alice Cooper Group, Ă  ses dĂ©buts Ă  la fin des annĂ©es 60, injecte tant de rĂ©fĂ©rences liĂ©es au dadaĂŻsme et au surrĂ©alisme que le public branchĂ©, certes hippie mais dĂ©foncĂ© et sophistiquĂ© de Los Angeles autour de 1967-1969, ne les comprend pas. Théùtral, provocateur, offensif, subversif, bruyant, dĂ©calĂ©, ambigu et hirsute, le groupe est perçu comme des freaks incontrĂŽlables qui n’ont rien de commun avec les cadors de la scĂšne West Coast californienne. Ils vident des clubs entiers en provocant le dĂ©goĂ»t, l’ennui ou l’indiffĂ©rence des jeunes. Quant Ă  la critique, elle est tout aussi impermĂ©able Ă  leur Ă©gard. Lorsqu’ils sortent leurs deux premiers albums sur le label de Frank Zappa (Pretties For You et Easy Action chez Straight Records), les mĂ©dias les ignorent ou les descendent en flĂšche, les traitant de dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s maladroits et peu excitants.

Les grands show gore d’Alice Cooper, c’est uniquement du marketing ou est-ce que ça relĂšve aussi d’une dĂ©marche artistique ?

Comme je l’ai Ă©voquĂ©, les shows d’Alice Cooper Ă  l’époque du groupe sont vraiment Ă©laborĂ©s sur une trame liĂ©e au dadaĂŻsme, Ă  cette volontĂ© de rompre avec des schĂ©mas, Ă  sortir des conventions et Ă  instaurer une nouvelle dimension dans leur art, fut-il aussi basique que du rock’n‘roll. Leur dĂ©marche artistique est donc théùtrale, le groupe se mettant en scĂšne Ă  l’aide d’accessoires et de scĂ©nettes plus ou moins chorĂ©graphiĂ©es et/ou complĂštement sauvages et improvisĂ©es Ă  la fin des annĂ©es 60. Mais rapidement, le groupe consolide ses multiples influences et injecte des Ă©lĂ©ments qui seront des moments clĂ© de chacun de leurs concerts : l’exĂ©cution du bad guy (Alice !), que ce soit par chaise Ă©lectrique, puis pendaison et guillotine, ou bien encore la camisole de force pour contenir un psychopathe schizophrĂšne et aliĂ©nĂ© pendant “The Ballad Of Dwight Fry” dĂšs 1971, et bien sĂ»r l’apport iconographique et lĂ©gendaire du serpent, python puis boa constrictor, crĂ©ature aussi repoussante que fascinante censĂ©e provoquer une rĂ©action dans le public.

Plus tard, lors de tournĂ©es monumentales comme celles de “Billion Dollar Babies” en 1973 ou de “Welcome To My Nightmare” en solo dĂšs 1975, l’exercice de la théùtralitĂ© est poussĂ© Ă  son paroxysme, en injectant des Ă©lĂ©ments propres au music-hall, Ă  l’entertainment Ă  l’amĂ©ricaine, factice et surjouĂ©. Jusqu’aux annĂ©es 80 oĂč, en effet, Alice Cooper fait coĂŻncider son grand retour sur le devant de la scĂšne, enfin sobre et sevrĂ©, avec l’essor phĂ©nomĂ©nal des groupes de heavy-metal et surtout la vague des films d’horreur gore si prisĂ©s par les teenagers, avec les Freddy, Vendredi 13, Halloween, etc. Pendant cette seconde moitiĂ© des annĂ©es 80, Alice joue dans la surenchĂšre sanguinolente, et son image prend dĂ©sormais les contours du pĂšre fouettard dĂ©moniaque, sadique et malfaisant, qu’il utilise toujours aujourd’hui, avec un dosage plus mesurĂ© selon les tournĂ©es. Mais honnĂȘtement, tout est affaire de marketing et d’image depuis trĂšs longtemps, bien que la construction de son personnage ait Ă©tĂ© honnĂȘte et basĂ©e sur de multiples rĂ©fĂ©rences, trĂšs cinĂ©matographiques.

Alice Cooper Ă©tait un groupe avant de devenir le nom de scĂšne de son chanteur principal. Est-ce qu’on peut imputer Ă  cette sĂ©paration les problĂšmes personnels et artistiques dont a souffert le chanteur ?

Non. Alice Cooper n’a semble-t-il jamais souffert de la dissolution, Ă  l’amiable, du groupe originel. Exsangue, Ă©puisĂ©, subissant une pression incroyable depuis leurs premiers succĂšs en 1971, le groupe enchainait albums et tournĂ©es sans le moindre repos. L’accent Ă©tait complĂštement mis sur le chanteur, Alice, en terme d’image, de marketing et de promotion. Label et managers ont ainsi tout misĂ© sur la personnalitĂ© d’Alice Cooper, en laissant les quatre autres musiciens un peu plus dans l’ombre, au point que ceux-ci se considĂšrent comme de simples faire-valoirs, Ă©galement lassĂ©s de tout ce jeu mĂ©diatique et de la théùtralitĂ© Ă  outrance sans cesse dĂ©veloppĂ©e, au dĂ©pend d’un simple rock’n‘roll auquel ils auraient souhaitĂ© revenir. Profitant d’une pause Ă  l’issue de la tournĂ©e “Billion Dollar Babies” et aprĂšs la sortie de l’album Muscle Of Love en 1974 (souffrant d’ailleurs lui-mĂȘme de ces stigmates liĂ©s Ă  l’épuisement total de leurs ressources), certains membres du groupe Ă©mettent le souhait de rĂ©aliser un album solo, pour laisser libre cours Ă  leur crĂ©ativitĂ© personnelle, afin de mieux revenir plus tard, revigorĂ©, dans le groupe. OK pour chacun, et surtout pour Alice qui se voit poussĂ© par le label et par son manager Shep Gordon Ă  s’envoler de ses propres ailes.

Par la suite, si le succĂšs de sa carriĂšre solo a Ă©tĂ© assez phĂ©nomĂ©nal, c’est davantage la pression qui l’a rendu si alcoolique et dĂ©pressif. DĂ©jĂ  buveur mondain, Alice Cooper s’est enfoncĂ© dans la boisson, jour aprĂšs jour, biĂšre aprĂšs biĂšre et bouteille de whisky enfilĂ©es les unes aprĂšs les autres, pour supporter sa propre dualitĂ© et sa gestion de son double, entre son personnage de scĂšne et son vrai moi
 La frontiĂšre entre les deux a fini par ĂȘtre gommĂ©e Ă  cause de son rythme de vie, de cette pression incessante, et de cette folie liĂ©e au show-business et au rock’n‘roll ! Mais en aucun cas n’a-t-il vĂ©cu cette dĂ©pression comme un contre coup Ă  la sĂ©paration avec ses camarades. Il n’y a jamais eu de split houleux, de dĂ©clarations haineuses, de procĂšs ou de bataille intestine entre les diffĂ©rentes parties. Tout a Ă©tĂ© correctement rĂ©glĂ©, en privĂ©, par les diffĂ©rents gestionnaires et managers de leur empire.

Alice Cooper, c’est un simple personnage de fiction, ou est-ce que celui qui l’incarne, Vincent Furnier, y a mis beaucoup de lui-mĂȘme ?

Comme je le disais prĂ©cĂ©demment, Alice Cooper est devenu, plus qu’un personnage, une crĂ©ature bien ancrĂ©e dans l’imaginaire collectif, et façonnĂ©e par d’innombrables rĂ©fĂ©rences artistiques, cinĂ©matographiques, littĂ©raires, qui ont toutes jalonnĂ©es la vie, l’enfance et l’adolescence du jeune Vincent Furnier, petit garçon de l’AmĂ©rique moyenne fascinĂ© par la tĂ©lĂ©vision, le cinĂ©ma, puis par l’Art dĂ©calĂ©. Donc Alice Cooper n’a pas Ă©tĂ© créé d’un coup de baguette magique ou bien Ă  coup de brainstorming intense, mais il est bien le fruit d’une Ă©volution du chanteur et de ses acolytes, un patchwork d’idĂ©es qui, certes, furent petit Ă  petit toutes assemblĂ©es dans le but de choquer, dĂ©ranger, et susciter une rĂ©action – quelle qu’elle soit.

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DĂ©couvrez l’interview en intĂ©gralitĂ© sur le site de Yuzu Melodies

Boris Plantier
yuzu-melodies.fr 22 septembre 2015

- Un livre monstrueusement bon !

AprĂšs avoir racontĂ© Ozzy Osbourne dans le livre Du Cauchemar Ă  la rĂ©alitĂ© (2007), le journaliste Jean-Charles Desgroux (Rock&Folk, Rock Sound) s’est attaquĂ© Ă  un autre â€œĂ©pouvanta” du genre. dans Remember The Coop’, c’est Ă  Alice Cooper qu’il rend hommage au grĂ© de 280 pages retraçant la carriĂšre du chanteur en s’attardant plus particuliĂšrement sur ses fĂ©condes discographie et vidĂ©ographie pour mieux en rĂ©vĂ©ler les trĂ©sors cachĂ©s et en dĂ©crypter certains textes. Cet angle original lui permet notamment de rĂ©habiliter certains opus mĂ©sestimĂ©s comme From The Inside (1978), Flush The Fashion (79), Zipper Catches Skin (82) et plus encore Dada (83), que l’auteur dĂ©crit comme “l’un des albums les plus bouleversants et captivants de sa carriĂšre” (ndlr : ce qui n’est pas faut, ainsi qu’Alice le concĂšde dans les pages de ce numĂ©ro.) Écrit avec soin, Ɠuvre d’un passionnĂ© qui a prĂ©fĂ©rĂ© s’attarder sur la musique plutĂŽt que sur les frasques maintes fois commentĂ©es d’un artiste hors du commun, Remember The Coop’, Ă©crit en français, n’a pour seul dĂ©faut que sa maigre iconographie (mais c’est la collection qui veut ça), sa principale force consistant Ă  donner l’envie irrĂ©pressible au lecteur de se replonger dans l’Ɠuvre protĂ©iforme d’un Alice qui s’est fait une spĂ©cialitĂ© de nous surprendre. Chaudement recommandĂ©!

Extrait d’une interview d’Alice Cooper, menĂ©e par Benji, dans le mĂȘme numĂ©ro.

Sais-tu qu’un livre te concernant, intitulĂ© Remember The Coop’, Ă©crit en français par une journaliste français (Jean-Charles Desgroux, aux Ă©ditions Le mot et le reste), et qui s’attache particuliĂšrement Ă  dissĂ©quer tes albums, est rĂ©cemment sorti?

Alice Cooper : Non, je l’ignorais. Mais ça m’intĂ©resse beaucoup ! Remember The Coop’
 Hum, je vais demander Ă  mes assistants de me le trouver sur Internet trĂšs vite. En tout cas, merci beaucoup pour l’info !

Philippe Lageat
Rock Hard Septembre 2015

- Interview de Jean-Charles Desgroux

Stéphane Allegret reçoit Jean-Charles Desgroux pour une émission de deux heures consacrée à son ouvrage sur Alice Cooper.

Écoutez l’émission consacrĂ©e au livre de Jean-Charles Desgroux

Stéphane Allegret
Radio Libertaire // Bulles noires 5 septembre 2015

- Les scandaleux serpents d'Alice Cooper

5/6 Muse à museau – Le chanteur de hard-rock a fait de l’animal à sang froid son image de marque

La bĂȘte enlace et glisse le long du corps, ondule dans les airs, s’enroule autour d’un bras, siffle et s’expose aux yeux Ă©carquillĂ©s des spectateurs. Alice cooper vient de se munir de son cĂ©lĂšbre serpent et toise l’assistance fascinĂ©e. Effet garanti. La premiĂšre fois, c’est en 1971, Neal Smith, batteur de l’Alice Cooper Group, vient alors d’offrir Ă  son leader un boa constricteur. Quelques jours auparavant, une groupie s’était prĂ©sentĂ©e dans les coulisses Ă  l’issus d’un concert Ă  Tampa, en Floride, avec un serpent femelle.
L’anecdote est relatĂ©e par Jean-Charle Desgroux dans sa biographie d’Alice Cooper, Remember The Coop’.

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Lire dans son intĂ©gralitĂ© l’article consacrĂ© Ă  Alice Cooper et Ă  la monographie de Jean-Charle Desgroux

Alexis Hache
Le Monde 22 août 2015

- Une biographie d'Alice Cooper

Perreuxien depuis 2005, Jean-Charles Oesgroux est journaliste et Ă©crivain spĂ©cialisĂ© en rock. Il s’intĂ©resse tout particuliĂšrement au “ hard rock, et au “ heavy metal “, qu’il dissĂšque tel un archĂ©ologue doublĂ© d’un historien obsessionnel. Il vient notamment de publier un ouvrage sur le chanteur Alice Cooper aux Ă©ditions Le Mot et Le Reste. Il s’agit d’une biographie doublĂ©e d’une analyse dit aillĂ©e de toute sa discographie, studio et scĂšne, depuis 45 ans.
_Alice Cooper est l’un des personnages les plus emblĂ©matiques et fascinants de l’histoire du rock
et de la musique pop ; il a traversé 6 décennies en y laissant une empreinte majeure._
Jean-Charles Desgroux

Le Perreux octobre 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Avec un sous-titre que seuls ceux qui connaissent l’Ɠuvre d’Alice Cooper comprendront tout de suite Remember the Coop’. L’explication se trouve dans l’un de leur premier succĂšs : il s’agit d’un court extrait d’une chanson qui fait rĂ©fĂ©rence aux annĂ©es lycĂ©es des membres du groupe et traduit une nostalgie douce-amĂšre.

Vous connaissez maintenant le principe de la collection – du moins j’espĂšre. D’abord une prĂ©sentation gĂ©nĂ©rique du groupe ou du chanteur puis une analyse des productions, opus par opus, entrecoupĂ©e des prĂ©sentations de chaque Ă©volution quand il y en a. C’est en soi une bonne formule dans la mesure oĂč elle permet Ă  l’auteur de compiler avec finesse le contenu de sa bibliographie et de placer son analyse de la musique et des textes produits. Chaque lecteur peut ainsi reconnaĂźtre ou apprendre l’histoire de celui/celle qu’il apprĂ©cie et confronter ce qu’il pense de la musique Ă  l’avis circonstanciĂ© de l’auteur
 Une bonne façon de revisiter ses amours, surtout quand on apprend les donnĂ©es qui ont participĂ© Ă  leurs crĂ©ations
 Petite remarque : le style journalistique de l’auteur me semble parfaitement adaptĂ© au sujet. En utilisant des adjectifs forts et souvent inattendus il valorise ce dont il parle. Je vais laisser Ă  chacun le soin de se faire sa petite idĂ©e sur Alice et je vais simplement signaler l’intĂ©rĂȘt de la photo de Richard Avedon qui prĂ©sente Vincent Furnier (c’est le vrai nom d’Alice) allongĂ© nu le sexe cachĂ© par un serpent
 On peut regretter qu’elle ne figure pas dans le livre


N’oubliez pas – mĂȘme s’il est passionnant Ă  regarder – d’écouter les chansons en lisant


Bonne écoute.

La chronique sur le site Daily Books

Noé Gaillard
Daily Books 28 août 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Vous le savez trĂšs certainement, je suis grand fan d’Alice Cooper. Alors forcĂ©ment, quand une biographie, Ă©crite par un autre trĂšs grand fan de l’amĂ©ricain, sort, je ne peux qu’ĂȘtre interpellĂ©. Ce Remember The Coop’ s’intĂ©resse entiĂšrement Ă  la carriĂšre du chanteur de shock-rock qui, mine de rien, n’est pas loin des 50 ans de carriĂšre. LĂ  oĂč j’aime particuliĂšrement cette biographie, au-delĂ  mĂȘme de l’aspect historique et des anecdotes qui parcellent ces pages, c’est que tout est centrĂ© sur la musique, et plus gĂ©nĂ©ralement l’art créé par Alice. Parce qu’ici, ce livre n’est pas un prĂ©texte pour sortir du sulfureux et de l’anecdote bien graveleuse (et pourtant j’imagine qu’il y avait matiĂšre ici Ă  en incorporer). Non, ce “Remember the Coop’” parle de musique. L’auteur s’est bien documentĂ© pour remettre dans le contexte les diffĂ©rentes sorties de l’artiste et tout l’environnement dĂ©crit dans ce livre n’est lĂ  que pour expliquer les diffĂ©rentes orientations musicales et choix de carriĂšre d’Alice. D’ailleurs, la construction de la biographie, Ă©videmment chronologique (allant mĂȘme jusqu’à la fin du printemps 2015 !), est entrecoupĂ©e de critiques extrĂȘmement dĂ©taillĂ©es des sorties de l’artiste (ou de l’Alice Cooper Band entre 1967 et 1974), que ce soit des albums, mais aussi des lives, vidĂ©os, coffrets et autres best of. Bref, Jean-Charles est un vrai passionnĂ© et cela se ressent ! Et quand je parle de critiques dĂ©taillĂ©es, cela signifie que les albums sont passĂ©es au crible, chanson par chanson qui ont quasiment toutes droit Ă  leur description, y compris les faces B, imports et autres morceaux issus de bandes originales de films ! Et mĂȘme la pĂ©riode beaucoup moins mĂ©diatique de sa carriĂšre, entre 1978 et 1985, est bien dĂ©crite, ce qui permet de mettre en lumiĂšre les albums les moins connus de son rĂ©pertoire comme Zipper Catches Skin ou Flush The Fashion (oui, j’ai rĂ©ussi Ă  trouver quelqu’un qui apprĂ©ciait ce disque !!). Au-delĂ  mĂȘme de l’aspect musical de sa carriĂšre, la biographie n’hĂ©site pas non plus Ă  parler des quelques films auquel Alice a participĂ© ! Et lĂ  oĂč la biographie devient particuliĂšrement intĂ©ressante et prĂ©cise, c’est au niveau des relations entre Alice et les musiciens ainsi que les producteurs. Tous les liens sont bien dĂ©crits et expliquĂ©s, les raisons pour lesquels on retrouve tel ou tel artiste sur les albums de Cooper. Vraiment, bien que je sois fan d’Alice Cooper depuis plus de 15 ans et que je possĂšde tous ses albums et bon nombre de coffrets et autres live (il n’y a qu’à voir la liste des objets chroniquĂ©s sur ces pages), j’ai vraiment appris Ă©normĂ©ment de choses sur la carriĂšre de Monsieur Furnier avec cette biographie. VoilĂ  en tout cas une biographie vivante, complĂšte et trĂšs intĂ©ressante, permettant de mieux comprendre l’Ɠuvre plĂ©thorique d’Alice, qui n’a jamais eu, selon moi, le succĂšs qu’il aurait mĂ©ritĂ© !

Lire la chronique sur le site Guts Of Darkness

Nicko
Guts Of Darkness 19 août 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Il y a peu d’artistes que j’aime autant qu’Alice Cooper, un chanteur dĂ©couvert au lycĂ©e. Je me demande frĂ©quemment ce que je peux tant aimer chez lui, n’étant pourtant pas un fan absolu de hard-rock, n’apprĂ©ciant pas tant que cela les performances théùtralisĂ©es ou mĂȘmes les thĂšmes (sex, death and money, baby) d’un certain nombre de ses chansons.
Pourtant j’achĂšte absolument tous ses disques depuis que je suis au lycĂ©e, sans compter les dvds, certaines rééditions ou les coffrets. C’est l’un des deux ou trois artistes dont je ne rate aucun passage parisien. Confession : je suis mĂȘme allĂ© Ă  Londres pour le voir, le temps d’un concert donnĂ© en compagnie de Motorhead et de Joan Jett.
Autour de moi, cette rĂ©vĂ©rence Ă  Alice a toujours paru suspecte et a souvent fait rire, les gens se focalisant sur certains aspects qui peuvent apparaĂźtre dĂ©testables dans l’Ɠuvre d’Alice : les riffs parfois gras, l’image du chanteur hurlant derriĂšre son maquillage outrancier
 Oui, cela peut faire cheap, je le concĂšde. Et je l’ai souvent concĂ©dĂ© autour de moi tout en insistant sur le seule chose qui compte vraiment : le songwriting.
C’est que depuis ses albums cultes comme Love It to Death ou Killer ( l’un des plus grands disques de rock ever, as simple as that.) enregistrĂ©s au dĂ©but des annĂ©es 1970 avec son groupe Ă©ponyme jusqu’à ses opus solo les plus rĂ©cents, Alice Cooper a plus ou moins toujours rĂ©ussi Ă  sortir des grandes chansons.
Dans n’importe quel album, mĂȘme le plus mĂ©diocre se cache des pĂ©pites d’écriture, de songwriting. Bob Dylan, la rĂ©fĂ©rence absolue qui se situe pourtant Ă  des milliards d’annĂ©es lumiĂšre de l’univers d’Alice le concĂ©da lui aussi un jour, alors qu’il Ă©tait interviewĂ© par le magazine Rolling Stone : « Alice Cooper is an ovelooked songwriter » soit « Alice Cooper est un songwriter sous estimĂ© ». Oui, Dylan ne dit pas qu’il est un « grand »,un « bon » ou un « sympathique » songwriter, il dit qu’il est un songwriter « sous estimĂ© », mettant ainsi au premier plan sa mauvaise rĂ©ception plutĂŽt que son talent pourtant reconnu.
Là se situe certainement le deuxiÚme élément qui réunit, je pense, la plupart de ses fans qui le suivent depuis des années envers et contre tous : une certaine sympathie (et pour moi on peut dire un attachement trÚs fort) envers un grand artiste souvent négligé et cantonné, parfois de son propre chef, à un rÎle de parrain du shock-rock, certes honorifique mais aussi totalement anecdotique.
Et cet attachement est redoublĂ© Ă  l’écoute de ses chansons oĂč Alice parle souvent de lui, de son addiction Ă  l’alcool et de son personnage d’Alice, objet d’une biographie qui vient de sortir chez l’une de mes maisons d’édition prĂ©fĂ©rĂ©es, Le mot et le reste et signĂ©e Jean-Charles Desgroux.
L’intro pour parler d’un livre remarquable est longue, je vous le concĂšde, mais il m’était impossible de parler d’un livre sur Alice sans parler de moi. Quand j’entends quelqu’un, n’importe qui, parler d’Alice Cooper, je lĂšve toujours la tĂȘte, comme si quelqu’un se mettait Ă  parler de moi.
Jean-Charle Desgroux s’est donc mis Ă  parler de moi Ă  travers son ouvrage biographique d’Alice. Ouvrage biographique sur Alice plutĂŽt que biographie puisqu’il n’est en effet pas question, dans Alice Cooper, Remember The Coop’, d’un ouvrage qui reviendrait en long en large et en dĂ©tail sur la vie de Vincent Furnier, l’homme qui se cache sous le maquillage d’Alice. Il s’agit plutĂŽt d’une riche analyse de la seule chose qui compte vĂ©ritablement : sa discographie et sa carriĂšre de chanteur. L’auteur entreprend une analyse de chaque album officiel,dvd, album live ou coffret publiĂ© par Alice. Chaque album est dissĂ©quĂ© Ă  travers ses chansons mais aussi son contexte de production et sa rĂ©ception. Les faits cĂŽtoient, comme chaque ouvrage biographique se doit de le faire, des commentaires plus subjectifs concernant la qualitĂ© desdites chansons.

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Lire l’intĂ©gralitĂ© de la chronique sur le Babelio

Pierre Krause
Babelio 22 août 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Voici un livre qu’il fait bon avoir Ă  ses cĂŽtĂ©s pour les longues journĂ©es d’étĂ© Ă  lĂ©zarder au bord de la piscine ou Ă  l’ombre d’un pin ancestral. Remarquablement bien documentĂ© et sobrement Ă©crit, l’auteur a structurĂ© son Ɠuvre chronologiquement au fil de la sortie des albums d’un Alice Cooper attachant que l’on (re)dĂ©couvre tout au long de sa prolifique carriĂšre.

Sans parti pris, ni polĂ©miques, Jean-Charles Desgroux publie ici une biographie trĂšs bien documentĂ©e d’un Vincent FURNIER en passe de devenir le pape incontestable du shock rock au sortir des 60’s sous le nom d’Alice Cooper. Brossant le portrait de cette icone n’ayant jamais quittĂ© la scĂšne depuis la fin des annĂ©es soixante, malgrĂ© les attaques d’une AmĂ©rique bien-pensante et ses excĂšs en tous genres, Remember The Coop’est un livre indispensable pour tout fan du bonhomme mais pas seulement !

On y apprend beaucoup sur le personnage, mais aussi sur l’évolution du goĂ»t du public au fur et Ă  mesure de la carriĂšre d’Alice Cooper commencĂ©e il y a 50 ans dĂ©jĂ  et avec ses 26 albums studios. Je me suis rĂ©galĂ© Ă  lire ce remarquable bouquin rendant hommage Ă  celui qui a inspirĂ© des gĂ©nĂ©rations de teenagers, de groupes allant des MOTLEYCRÜE Ă  MARILYNMANSON en passant par les MISFITS ou MICHAELJACKSON avec son “ Thriller “ pour ne citer qu’eux.

Inspiration pour des gĂ©nĂ©rations d’écrivains aussi Ă  l’image de Stephen King ou Michael Slade, sans oublier la myriade de rĂ©alisateurs s’étant « imprĂ©gnĂ©s » du personnage comme Tim Burton et son Beetlejuice ou encore dans The Rocky Horror Picture Show, sans oublier les Wes Craven, John Carpenter, Sam Raimi et j’en passe et des meilleurs.
Beaucoup plus qu’une simple rock star d’un systĂšme Ă  broyer les individus, ALICECOOPER a marquĂ© (et continu de le faire) durablement des gĂ©nĂ©rations de fans. Instructif et plaisant Ă  lire, Remember The Coop’ est une bible qui Ă©vite l’écueil du livre documentaire indigeste.

Lire la chronique sur le blog Among The Living

Stephan Birlouez
Among The Living 29 juillet 2015

- Interview au Hellfest

Nous profitons du Hellfest pour rencontrer Jean-Charles Desgroux, l’auteur du superbe livre Remember The Coop’, traitant des chansons de Monsieur Alice Cooper. Un entretien avec une personne charmante et rĂ©ellement passionnĂ©e.

Jean-Charles, d’oĂč t’est venue l’idĂ©e d’écrire ce bouquin, ou plutĂŽt cette analyse sur les chansons d’Alice Cooper ?
J’ai dĂ©jĂ  Ă©cris un livre sur Ozzy Osbourne en 2007, et pour Alice Cooper qui, lui, est une des mes idoles depuis que je suis tout gamin, il me semblait qu’il n’y avait pas assez de littĂ©rature explicite sur le sujet. J’ai toujours eu envie au fond de moi d’écrire un livre comme ça, et un jour je me suis lancĂ©, l’envie Ă©tait trop forte !

Et justement ce n’est pas trop difficile car tu traites album par album et analyser ce personnage mystĂ©rieux, surtout quand on ne le connait pas, on le prend un peu pour un extraterrestre et s’attaquer ainsi album par album c’est un peu comme s’attaquer Ă  une montagne non ?
Absolument, c’est une montagne, un monstre sacrĂ© qui fait partie du panthĂ©on du rock, il a Ă©tĂ© intronisĂ© au Rock and Roll Hall of Fame, c’est un monument, et avec ce livre, je voulais rĂ©habiliter toute la discographie d’Alice Cooper (26 albums) car on parle beaucoup du personnage, de ses frasques, de son alcoolisme et de tous les dĂ©mons de la lĂ©gende, et on ne parle pas assez de sa musique au fond. Moi je voulais Ă  la fois faire une biographie qui allait suivre une trame narrative tout en rĂ©alisant une espĂšce de fiche technique de chacun de ses disques et rĂ©habiliter des albums un peu plus mĂ©connus comme Flush The Fashion (1980), Zipper Catches Skin (1982) ou Dada (1983) et bien Ă©videmment les albums plus connus comme Billion Dollar Babies (1973), School’s Out (1972)
 À mon sens, toute sa discographie mĂ©rite d’ĂȘtre Ă©clairĂ©e, chacun de ses disques mĂ©rite d’ĂȘtre mis en lumiĂšre.

Quel est l’album d’Alice Cooper que tu as eu le plus de mal à analyser et pourquoi ?
Bonne question ! Il ne me semble pas qu’il y en ait eu de plus difficiles Ă  analyser que d’autres car je les connais tellement tous qu’ils font presque partie de mon ADN. Cette musique fait partie de cet artiste que je n’ai jamais cessĂ© d’écouter, mĂȘme les albums plus mĂ©connus. Pour ĂȘtre honnĂȘte, je dirais que les deux premiers albums, Pretties For You (1969) et Easy Action (1970) qui avaient Ă©tĂ© signĂ©s Ă  l’époque sur le label de Frank Zappa ne sont pas forcĂ©ment les meilleurs de sa carriĂšre, mais ce sont les premiers socles de lĂ  oĂč il vient et de lĂ  oĂč il a voulu aller par la suite. C’est pas forcĂ©ment les albums que j’écoute le plus car l’identitĂ© d’Alice Cooper n’est pas vraiment lĂ . La vĂ©ritable identitĂ© d’Alice Cooper est nĂ©e Ă  partir du moment oĂč ils ont rencontrĂ© Bob Ezrin en 1970. Bob Ezrin Ă©tait l’architecte sonore de toute leur musique.

As-tu eu besoin de faire appel aux labels pour approfondir ton analyse ou as-tu tout fait par toi mĂȘme ?
Pour l’analyse des disques, tout a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par moi mĂȘme, j’ai vraiment pris un soin tout particulier Ă  Ă©couter, réécouter et réécouter encore et encore pour pointer tous les dĂ©tails, trouver les cohĂ©rences dans chacun de ces albums. Les labels ne m’ont pas aidĂ©, j’ai juste tentĂ© d’obtenir l’aide du manager d’Alice Cooper


Et tu l’as eue ?
Non non, j’ai rĂ©ussi Ă  obtenir ses coordonnĂ©es, j’ai pu rentrer en contact avec lui mais comme pour le film Super Duper Alice Cooper (2014) de Sam Dunn, le rĂ©alisateur a demandĂ© que le projet soit validĂ©, mais le management d’Alice Cooper a englobĂ© le projet et au final ont sorti un produit de plus sur Alice Cooper. On ne peut pas vraiment faire quelque chose de sĂ©rieux sur Alice Cooper tout en demandant la caution du management et rester indĂ©pendant, c’est soit on reste complĂštement Ă  part et on fait les choses par nous mĂȘme, soit on obtient leur aide et ils auront quoi qu’il arrive le dernier mot sur le produit fini.

Connaissant le passĂ© sulfureux d’Alice Cooper, est-ce que ce livre peut ĂȘtre mis entre les mains de tout le monde, je veux dire par lĂ  pour tout public de 7 Ă  77 ans ?
Oui, car je souhaite mettre en avant la musique, les musiciens, l’artiste et l’icone. Mon livre, c’est tout sauf The Dirt (MÖTLEYCRÜE). Il n’y a pas d’étalage de sexe et de drogues. Bien sĂ»r j’en parle car c’est une part de sa vie mais je ne vais pas rentrer dans les dĂ©tails, mon but premier c’est de parler de la musique d’Alice Cooper, l’étude de l’artiste
 Ce livre est trĂšs bien fait car il est suffisamment croustillant tout en restant soft.

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Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’interview sur le site Riff d’enfer

Éric Andres
Riff d'enfer 30 juillet 2015

- Interview

Le sujet du jour concerne la biographie que tu viens de sortir et qui concerne Alice Cooper. Peux-tu nous la dĂ©crire en quelques mots et nous expliquer les raisons qui t’ont poussĂ© Ă  monter ce projet?

Pour ce projet, j’ai voulu aborder la biographie traditionnelle sous un nouvel angle. Beaucoup de choses ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©crites et racontĂ©es concernant Alice Cooper, et je ne voulais pas ĂȘtre l’éniĂšme type Ă  passer derriĂšre. C’est pourquoi j’ai prĂ©fĂ©rĂ© aborder l’artiste en me focalisant principalement sur sa discographie et sur l’étude de chacun de ses 26 albums studio, ainsi que sur tous les autres documents, lives, DVDs, coffrets, qui ont jalonnĂ© sa carriĂšre depuis 50 ans. Bien sĂ»r, chacune de ces analyses sont reliĂ©es ensemble par une trame biographique, chronologique et narrative consĂ©quente, qui s’apparent bien Ă  une bio, complĂšte et profonde. Mais voilĂ  plus que les frasques et les lĂ©gendes urbaines maintes fois Ă©tayĂ©es, j’ai voulu remettre en avant ce qu’Alice Cooper est Ă  mes yeux : un immense artiste. Il m’a semble, en repassant en revue tous les Ă©crits dĂ©jĂ  disponibles en langue anglaise, que jamais le chanteur n’avait Ă©tĂ© ainsi justement Ă©valuĂ©. Alors inviter sur l’alcoolique dĂ©cadent entourĂ© de serpents et se faisant guillotiner sur scĂšne c’est une chose, mais redĂ©couvrir tous ses disques pour la plupart mĂ©connus m’a semblĂ© ĂȘtre un point de vus aussi inĂ©dit qu’intĂ©ressant, pour les fans comme pour les nĂ©ophytes.

Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’interview sur le site de Daily Rock

Arno Jaffré
Daily Rock 23 juillet 2015

- Souvenirs d'Alice Cooper

Il est formidable, Jean-Charles
 Mis dans la confidence de son projet d’écriture depuis plusieurs mois, j’étais, disons-le, secrĂštement admiratif. Non seulement il voulait se frotter Ă  l’Ɠuvre complĂšte d’un de ces intouchables du rock – un demi-siĂšcle de carriĂšre au compteur -, mais il annonçait “cash” un pĂ©rilleux exercice sans filet : la trame historique, factuelle, qui remonte presque au palĂ©olithique du sonique, se mĂ©langerait en totale subjectivitĂ© Ă  ses propres souvenirs.

Bref, Jean-Charles s’attaquait Ă  une chronique gĂ©ante de la discographie d’Alice Cooper comme d’autres partent gravir l’Everest. ArrivĂ© au sommet, vous n’ĂȘtes qu’à mi-chemin. Encore faut-il ĂȘtre capable de redescendre


Et puis, au cours d’une soirĂ©e de dĂ©cembre 2014, Jean-Charles m’appelle et nous discutons, comme d’habitude, Ă  bĂątons rompus


J’ai bientĂŽt fini l’écriture
 Tu sais, gamin, quand je vivais Ă  Biarritz, pour sortir d’un ennui mortel, j’avais achetĂ© mon premier magazine de hard rock. C’était ta revue, _Hard Force, le numĂ©ro 28 de septembre 1989_ (il est comme ça, Jean-Charles, prĂ©cis).
C’est de lĂ  que tout est parti, la musique, mon envie de partager avec d’autres cette passion, puis l’écriture


(ma petite voix intĂ©rieure) Il est vache ! 25 ans, ça fait un bail


- Si j’ai pu contribuer Ă  ton Ă©panouissement musical adolescent, Jean-Charles, ça me touche beaucoup


(voix intĂ©rieure) Flatteur ! Mais pourquoi me parle-t-il de ce numĂ©ro 28 ? Ne serait-ce pas
 Bon sang, Ă©videmment ! Alice Cooper en couverture et un titre si spirituellement choisi pour la sortie de son album Trash : “Alice au pays des poubelles”
 Suite assez bas-de-gamme, j’avoue, de calembours Ă©culĂ©s dont nous avions alors le secret.

Me reviennent en mĂ©moire “Cooper sur la ville” et autre “Cooper de tĂȘte”

Me reviennent en mĂ©moire bien d’autres choses aussi


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Lire l’article complet sur le site de Hard Force

Christian Lamet
Hard Force 28 juin 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Pythons, araignĂ©es gĂ©antes, cyclopes, vampires, zombies
 Le bestiaire d’Alice Cooper est plein de ces crĂ©atures effrayantes, traumatisantes, prĂȘtes Ă  venir hanter nos nuits de cauchemars terrifiants. Mais Alice Cooper n’est au final aucun de ces animaux fabuleux ou ĂȘtres lĂ©gendaires. Lui est un camĂ©lĂ©on, apte Ă  se fondre dans son environnement, Ă  en prendre couleurs et reflets, pour mieux attaquer sa proie, et survire.

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Consultez l’article en intĂ©gralitĂ© ici

Alexis Hache
New Noise juillet/Août 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

OpportunĂ©ment, les Ă©ditions Le mot et le reste (rare maison Ă  l’instar de Rivage Rouge, Camion Blanc ou Tristram Ă  publier des textes rock
) font paraĂźtre simultanĂ©ment une biographie d’Alice Cooper et de Creedence Clearwater Revival. La premiĂšre est parfaitement Ă©crite par Jean Charles Desgroux et sous titrĂ©e Remember the Coop’ qui rĂ©sonne comme un avertissement et la seconde est signĂ©e par Steven Jezo-Vannier, bien connu de nos lecteurs.

Deux bios qu’apparemment tout oppose. Pourtant, ces deux mastodontes des seventies et leurs destinĂ©es connurent de nombreuses similitudes, qui, au final, les rapprochent. Tout d’abord, Alice Cooper, nĂ© Vincent Furnier en 1948 Ă  Detroit – ville du mĂ©tal par excellence – repaire des Stooges, MC5 ou autre Mytch Ryder qu’Alice adorera trĂšs vite. Le Alice Cooper Group, aprĂšs quelques annĂ©es d’errance et un temps sous la fĂ©rule de Franck Zappa, toujours amateur de curiositĂ©s, va devenir en l’espace de quatre albums et en Ă  peine quatre ans une terrible machine de guerre alliant rock lourd, shock rock et spectacle provocateur qui trĂšs vite enchantera les kids gourmands de transgression. Alice va avant tout le monde (Bowie, Grand Funk, Kiss, Motley Crue
) produire un hard rock dĂ©vastateur, théùtral, et gore. Avec Love it to Death, Killer, School’s out et Billion Dollar Babies, le gang signera une tĂ©tralogie vraisemblablement sans Ă©gale (les quatre premiers Led Zep peut-ĂȘtre
) Viendront ensuite les malĂ©fices que le rock promĂšne dans ses bagages: ego surdimensionnĂ©, alcool, drogues, albums baclĂ©s
 Sous son seul nom Alice produira avec l’insĂ©parable Bob Ezrin, Welcome to my Nightmare, comĂ©die musicale sombre et macabre peuplĂ©e de guest stars prestigieuses et de titres accrocheurs. La musique emmenĂ©e par le duo de bretteurs Dick Wagner et Steve Hunter est soignĂ©e et calibrĂ©e pour les charts. Ensuite – fin des seventies – plus rien de bon ou presque (sauvons Flush the Fashion & Special Forces du dĂ©but des 80’s
) Alice avait crachĂ© son venin. Ses productions suivantes n’ayant plus de reptiliennes que leurs insaisissables directions. Il n’empĂȘche, qu’Alice, un temps roi du monde, mĂ©rite d’ĂȘtre réévaluĂ© aprĂšs avoir inspirĂ© tout le mĂ©tal des dĂ©cennies suivantes. A bientĂŽt soixante dix ans, il tourne toujours en faisant trĂšs honorablement le job.

Lire l’intĂ©gralitĂ© de l’article sur le site des ObsĂ©dĂ©s Textuels

Cédric Bru
Les Obsédés Textuels 6 juillet 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Richard Gaitet vous lit des extraits des derniers ouvrages qui l’ont marquĂ©. Parmi ses derniers choix, Alice Cooper, Remember The Coop’.

Réécouter l’émission sur le site de Nova

Richard Gaitet
Nova // Nova Book Box 17 juin 2015

- Alice Cooper, Remember the Coop'

Dans Alice Cooper Remember The Coop’, Jean-Charles Desgroux – spĂ©cialiste du hard rock et du heavy metal – Ă©voque la carriĂšre et la discographie de l’immense star amĂ©ricaine des annĂ©es 70, inventeur d’un genre musico-théùtral version grand-guignol


Sans doute le principal mĂ©rite de ce livre consacrĂ© Ă  Alice Cooper est de faire resurgir Ă  la mĂ©moire l’une des figures les plus originales et paradoxalement mĂ©connues de l’univers rock. En parfait Ă©rudit, Jean-Charles Desgroux nous dĂ©taille les 26 albums studio du Coop, dont le vrai nom est Vincent Furnier, tout en Ă©voquant chronologiquement son Ă©tonnant parcours artistique qui s’étire sur prĂšs de
 50 ans. Evoluant dans un dĂ©cor scĂ©nique rĂ©solument macabre, Alice Cooper est un peu l’incarnation du rock dĂ©cadent : serpent, guillotine, chaise Ă©lectrique, potence, cyclope, araignĂ©e gĂ©ante, zombie, travelo, danseur Ă  plumes, infirmiĂšre nympho


Avec une succession de shows dĂ©lirants et grotesques, du dĂ©but des seventies Ă  aujourd’hui, le chanteur fantasque a su se tailler une rĂ©putation internationale surfant entre théùtre de carton-pĂąte ambiance films d’horreur et show parodique au parfum Las Vegas, zigzaguant scĂ©niquement dans un univers dĂ©finitivement kitch et dur, qui peut faire songer parfois au théùtre de cruautĂ©, cher Ă  l’illustre Antonin Artaud. En tout cas, l’auteur propose des angles d’approche trĂšs pertinents sur la personnalitĂ© d’Alice Cooper ainsi que sur l’emballement mĂ©diatique qu’il a suscitĂ© dĂšs 1971 avec le tube « I’m Eighteen » , hymne gĂ©nĂ©rationnel au mĂȘme titre que le populaire « My Generation » des Who. Judicieusement, l’auteur Ă©voque le talent de songwriter du Coop et sa perspicacitĂ© Ă  s’entourer de producteurs ou de musiciens particuliĂšrement douĂ©s (de Bob Ezrin Ă  Dick Wagner), rappelant qu’il a enregistrĂ© quelques disques majeurs de l’histoire du rock – l’on songe Ă  Love It To Death (1971), Billion Dollar Babies (1973) ou From The Inside (1978).

Lire cette chronique sur le blog de Phaco

Thierry de Fages
Blog de Phaco 22 juin 2015