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Parution : 16/02/2017
ISBN : 9782360542734
384 pages (11 x 17,6 cm)

Walden - poche

Walden, dans la traduction de référence de Brice Matthieussent, enfin disponible en format poche.

traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent
préface de Jim Harrison
notes et postface de Michel Granger

Longuement mĂ»ri, Walden est le chef-d’Ɠuvre littĂ©raire de Thoreau. Ses rĂ©fĂ©rences littĂ©raires, ses images, ses injonctions Ă  vivre de façon plus libre et anticonformiste, ses magnifiques pages de descriptions de la nature sauvage ainsi que ses exercices d’introspection en font une Ɠuvre singuliĂšre, qui garde aujourd’hui intacte toute sa portĂ©e subversive. ConsidĂ©rĂ© comme l’ouvrage fondateur du genre littĂ©raire nature writing, apprĂ©ciĂ© par des gĂ©nĂ©rations d’écrivains amĂ©ricains, Ă  commencer par certains des reprĂ©sentants de la Beat Generation, Walden est aussi Ă  la source de la rĂ©flexion Ă©cologiste sur l’utilisation des ressources et la prĂ©servation des espaces sauvages. La traduction de rĂ©fĂ©rence de Brice Matthieussent est enfin disponible en format poche.

• Lire un extrait

Revue de presse

- La meilleure traduction de Walden ! Frédéric de la librairie La Mandragore Initiales 13 décembre 2017
- Thoreau, précurseur de la décroissance - interview de Michel Granger Catherine Erard RTS // Babel 10 décembre 2017
- Entretien avec Brice Matthieussent - Le phénomÚne Henry David Thoreau Géraldine Mosna-Savoye France Culture // Le Journal de la philo 11 septembre 2017
- Lire nuit gravement à l'ignorance Les libraires ensemble Catalogue été 2017 été 2017
- Lire Thoreau d'un pas lent pour éviter les récupérations Philippe Douroux Libération 30 août 2017
- Walden en poche François Delotte Sans transition ! juin 2017
- Walden Catalogue été Les Libraires Ensemble 4 juillet 2017
- Henry David Thoreau (2/4) : Walden ou la Vie dans les bois AdĂšle Van Reeth France Culture // Les Chemins de la philosophie 25 avril 2017
- Walden Walter Belis L'Ornithologue Avril 2017

- La meilleure traduction de Walden !

Une traduction de rĂ©fĂ©rence (par Brice Matthieussent, le traducteur de Jim Harrison) pour (re)dĂ©couvrir avec un vrai plaisir de lecture l’oeuvre de Thoreau !

L’avis sur le site de l’association des libraires Initiales

Frédéric de la librairie La Mandragore
Initiales 13 décembre 2017

- Thoreau, précurseur de la décroissance - interview de Michel Granger

Il y a prĂšs de 170 ans, Henry D. Thoreau (1817-1862) Ă©crivait que ses contemporains Ă©taient en train de perdre le lien Ă  la nature, quÊčils passaient trop dÊčheures au travail pour acheter des objets inutiles et sÊčinterrogeait sur la nĂ©cessitĂ© dÊčinstaller le tĂ©lĂ©graphe partout si les gens nÊčavaient rien dÊčimportant Ă  se dire. La pensĂ©e de ce pionnier de lÊčĂ©cologie et de la dĂ©croissance suscite aujourdÊčhui beaucoup dÊčintĂ©rĂȘt, en particulier en Europe. Catherine Erard a rencontrĂ© Michel Granger, professeur Ă©mĂ©rite de littĂ©rature amĂ©ricaine Ă  lÊčuniversitĂ© de Lyon et spĂ©cialiste de Henry D. Thoreau.

Réécouter l’interview de Michel Granger sur le site de la RTS

Catherine Erard
RTS // Babel 10 décembre 2017

- Entretien avec Brice Matthieussent - Le phénomÚne Henry David Thoreau

Pourquoi le philosophe dont nous fĂȘtons cette annĂ©e le bicentenaire suscite-t-il un tel engouement Ă©ditorial ?

C’est un phĂ©nomĂšne Ă©ditorial aujourd’hui qui a attirĂ© mon attention : le phĂ©nomĂšne Henry David Thoreau, et la quinzaine d’éditions de ses textes cette annĂ©e !

Nous fĂȘtons certes son bicentenaire, mais depuis les annĂ©es 2000, ses Ɠuvres sont rĂ©guliĂšrement rééditĂ©es et retraduites : pas moins de 8 traductions de La DĂ©sobĂ©issance civile sont disponibles, et 7 de _Walden_
 dont la trĂšs belle traduction de Brice Matthieussent aux Ă©ditions Le mot et le reste, qui m’a racontĂ©, au tĂ©lĂ©phone, sa propre dĂ©couverte de Thoreau, et en dit ainsi un peu plus sur cet engouement pour Thoreau


Fascination pour l’incomprĂ©hensible, intĂ©rĂȘt financier des maisons d’éditions, ou mieux, amour de la nature, curiositĂ© pour la libertĂ© d’esprit, la langue de Thoreau, ou sa vie philosophique, comme le soutient Michel Onfray dans son dernier essai
 les raisons ne manquent pas pour le lire.

Mais comment traduire simplement, lĂ©gĂšrement, sensuellement cette philosophie qui n’en a pas l’air ? Comment traduire celui qui voulait justement ne pas se limiter aux livres, aux mots ? Comment traduire ces textes qui touchent Ă  tout, autant manuel de survie, journal, rĂ©flexions mĂ©taphysiques que morceaux de poĂ©sie ?

À Ă©couter Brice Matthieussent, traduire Thoreau serait presque un cadeau
 un cadeau, ou pas vraiment
 en tout cas, l’occasion d’ĂȘtre dans l’air du temps tout en nous donnant des outils critiques pour l’approcher.

Lisez donc Thoreau !

Walden et Le Journal, traduits par Brice Matthieussent sont disponibles aux Ă©ditions Le mot et le reste. Chez ce mĂȘme Ă©diteur, Teintes d’automne et Marcher viennent de paraĂźtre.

Vous pouvez aussi dĂ©couvrir rĂ©cemment : Walden chez Albin Michel avec une prĂ©face du philosophe FrĂ©dĂ©ric Gros, ou encore la lecture de Michel Onfray aux Ă©ditions Le Passeur, c’est Vivre une vie philosophique : Thoreau le sauvage.

Écoutez la chronique sur le site de France Culture

Géraldine Mosna-Savoye
France Culture // Le Journal de la philo 11 septembre 2017

- Lire nuit gravement Ă  l'ignorance

ƒuvre culte de plusieurs gĂ©nĂ©rations de lecteurs et d’aventuriers, le livre de Thoreau reparaĂźt enfin dans une traduction rĂ©visĂ©e par Brice Matthieussent lui-mĂȘme. Journal de bord d’une immersion totale dans la nature, ce texte impressionnant rĂ©sume aussi la philosophie de l’auteur, cherchant une nouvelle voie entre tradition et progrĂšs. VĂ©ritable hymne Ă  l’individualisme Ă©clairĂ©, et au lien nĂ©cessaire avec la nature, Walden est d’une actualitĂ© brĂ»lante. Indispensable!

Les libraires ensemble
Catalogue été 2017 été 2017

- Lire Thoreau d'un pas lent pour éviter les récupérations

Au milieu du XIXe siĂšcle, l’insoumis de Concord invente le concept de «dĂ©sobĂ©issance civile». Le penseur pose le principe des lanceurs d’alerte d’aujourd’hui, mais se tient Ă  l’écart des combats politiques, arpentant la forĂȘt, son refuge. RepubliĂ©e aujourd’hui, son Ɠuvre s’arrache.

Qui est cet Henry David Thoreau (prononcer «Soreau») dont tout le monde parle ou se revendique sans toujours l’avoir lu ? Ou trop vite. Il n’est jamais celui que l’on croit saisir. Libre penseur ? Sans doute. Anarchiste ? Peut-ĂȘtre, mais qui se tiendrait Ă  l’écart des mobilisations bruyantes et violentes. «Je rĂ©clame non pas la disparition de tout gouvernement, mais la formation immĂ©diate d’un gouvernement meilleur», Ă©crit-il dans la DĂ©sobĂ©issance civile publiĂ©e en 1849. Libertaire ? Oui, quand il pose le principe des lanceurs d’alerte d’aujourd’hui. «La seule obligation que j’ai le droit de suivre est celle de faire en tout temps ce que je pense ĂȘtre le bien», peut-on lire dans la DĂ©sobĂ©issance
 Libertarien individualiste ? Aussi. Les lois l’ennuient.

Il y a en lui beaucoup de La BoĂ©tie, l’auteur du Discours de la servitude volontaire, et un peu de Montaigne, l’introspectif, qui ne serait pas devenu maire de Bordeaux. Rousseau (l’homme – et la femme qu’il oubliait – est bon, la sociĂ©tĂ© le corrompt) a pu l’inspirer sans qu’il en parle, sinon furtivement, mais l’activisme de Voltaire l’aurait sans doute ennuyĂ©.

Aux Etats-Unis, il serait plutĂŽt Bob Dylan que Joan Baez, plutĂŽt Jack Kerouac que Noam Chomsky, prĂ©fĂ©rant l’isolement volontaire au bord du lac Walden sur les bords duquel il passera deux ans, deux mois et deux jours Ă  l’écart de la citĂ© des hommes. Mais, il ne faut pas pour autant en faire un loup solitaire. Sa cabane devenue un lieu de vĂ©nĂ©ration, se situait Ă  deux kilomĂštres de Concord, la ville oĂč il Ă©tait nĂ© en 1817, oĂč il allait vivre et mourir de la tuberculose en 1862.

Il ne faut donc pas lire Thoreau trop vite. Lui allait au rythme de l’arpenteur qu’il Ă©tait devenu pour vivre et pour rester immergĂ© dans cette nature qu’il vĂ©nĂ©rait. Quand on lit la DĂ©sobĂ©issance civile, ce livre court (38 pages) rééditĂ© rĂ©cemment (1), il convient d’aller Ă  son pas, pour Ă©viter les rĂ©cupĂ©rations tapageuses. A l’époque, les Etats-Unis pratiquent l’esclavage et dĂ©clenchent une guerre contre le Mexique pour annexer le Texas estimant que c’est la «destinĂ©e» de cette nation jeune et vigoureuse de conquĂ©rir de nouveaux territoires.

La dĂ©sobĂ©issance civile, selon Thoreau, ne consiste pas Ă  refuser tout commandement. Il accepte de payer l’impĂŽt qui permet d’entretenir les routes, mais refuse de s’acquitter de la poll tax, laquelle donne le droit de vote et fonde la citoyennetĂ© amĂ©ricaine. «Quand un sixiĂšme de la population d’une nation qui s’est donnĂ© pour but d’ĂȘtre le havre de la libertĂ© se trouve rĂ©duit en esclavage, et qu’un pays tout entier se voit injustement envahi et conquis par une armĂ©e Ă©trangĂšre, je crois qu’il est alors plus que temps que les hommes honnĂȘtes se rebellent et fassent la rĂ©volution», explique-t-il dans la DĂ©sobĂ©issance civile sans pour autant prendre la tĂȘte de la rĂ©volution en question. «Ça n’est pas dans son caractĂšre, explique Thierry GillybƓuf, lequel s’est lancĂ© dans la traduction du Journal de Thoreau (2). Il soutient James Brown qui prĂŽne et pratique l’insurrection armĂ©e contre l’esclavagisme, il aidera sa mĂšre et sa sƓur Ă  libĂ©rer des esclaves, mais il reste un contemplatif et prĂ©fĂšre s’installer sur les bords du lac Walden.»

La difficultĂ© avec Thoreau, c’est qu’il est rĂ©fractaire Ă  tout embrigadement. Il semble toujours s’échapper ou ne pas chercher la compagnie y compris celle de son lecteur qu’il tient Ă  distance avec une Ă©criture «aride» notait LibĂ©ration, en 2014, Ă  l’occasion de la publication du troisiĂšme tome du Journal. VoilĂ  son charme. On l’a compris, il arpente plus volontiers la forĂȘt, pour gagner sa vie, que la sociĂ©tĂ© des hommes, estimant que l’essentiel pour chacun est «de trouver son Walden, son point d’équilibre personnel», explique GillybƓuf, auteur de Henry David Thoreau. Le cĂ©libataire de la nature (3).

Un dĂ©tail met en Ă©vidence le caractĂšre insaisissable de Thoreau : le titre si fort de son livre le plus connu, la DĂ©sobĂ©issance civile, Civil Disobedience en anglais, n’est pas de lui. Il ne viendra qu’avec une Ă©dition de 1866, quatre ans aprĂšs sa mort, remplacer le titre initial trop long et trop plat : Resistance to Civil Government. Il est le pĂšre de l’idĂ©e pas du terme.

Alors que faut-il retenir de celui que l’on s’arrache en 2017, deux cents ans aprĂšs sa naissance ? Evidemment, le Journal (2) qui paraĂźt annĂ©e aprĂšs annĂ©e grĂące Ă  la tĂ©nacitĂ© des Ă©ditions Finitude. Mais aussi l’Ɠuvre littĂ©raire avec Walden (4) – peut-ĂȘtre dans l’édition parue chez le Mot et le Reste, avec une prĂ©face de Jim Harrison. Sept Jours sur le fleuve (5) et De la marche, enfin, parue en 2002 chez Mille et Une Nuits. LĂ , on peut le suivre mĂȘme si GillybƓuf, prudent garde frontiĂšre, freine les enthousiasmes : «Je me mĂ©fie aussi quand on dit qu’il est le premier des Ă©cologistes. Il Ă©crivait depuis la nature, plutĂŽt que sur la nature. Il donne un cadre Ă  la rĂ©flexion qui verra le jour Ă  la fin des annĂ©es 60, de lĂ  Ă  en faire le premier des Ă©colos » lui ne franchit pas ce pas.

(1) La DĂ©sobĂ©issance civile, Henry David Thoreau, Ă©ditions Gallmeister, avril 2017, 3 €.(2) Le Journal de Thoreau dont quatre tomes sont parus et qui en comptera quinze. Dernier paru le Journal de Thoreau, 1846-1850, Ă©ditions Finitude, 2016. Prochaine parution prĂ©vue Ă  l’automne 2018.
(3) Henry David Thoreau, Fayard, 2012, 25 €.
(4) Walden, prĂ©face de Jim Harrison, Ă©ditions le Mot et le Reste, 2015, 24 €.
(5) Sept Jours sur le fleuve, Fayard, 2012, 22 €.

Article à retrouver sur le site de Libération

Philippe Douroux
Libération 30 août 2017

- Walden en poche

En 1845, Henry David Thoreau part vivre seul dans la forĂȘt, prĂšs du
lac Walden, non loin de Boston (Massachusetts). L’écrivain y construit
lui-mĂȘme sa cabane en bois et y cultive son jardin. Il rĂ©sidera lĂ , isolĂ©,
jusqu’en 1847. Walden, publiĂ© en 1854, prend appui sur cette expĂ©rience.
Mais le livre n’est pas le journal de bord de ces deux ans passĂ©s
dans les bois. C’est avant tout le moyen pour l’auteur de dĂ©velopper des
réflexions philosophiques et de féroces critiques du mode de vie occidental dont le
matĂ©rialisme est alors alimentĂ© par la RĂ©volution industrielle. Éloge de la sobriĂ©tĂ©
choisie, c’est aussi le tĂ©moignage poĂ©tique d’un homme vivant avec ce que peut lui
offrir la terre. *Cet ouvrage phare du « transcendantalisme » et fondateur de la pensée
écologiste est publié en poche par les éditions Le Mot et le reste, dans la traduction de
rĂ©fĂ©rence de Brice Matthieussent. À mettre dans tous les sacs de rando !*

François Delotte
Sans transition ! juin 2017

- Walden

ƒuvre culte de plusieurs gĂ©nĂ©rations de lecteurs et d’aventuriers, le livre de Thoreau reparaĂźt enfin dans une traduction rĂ©visĂ©e par Brice Matthieussent lui-mĂȘme. Journal de bord d’une immersion totale dans la nature, ce texte impressionnant rĂ©sume aussi la philosophie de l’auteur, cherchant une nouvelle voie entre tradition et progrĂšs. VĂ©ritable hymne Ă  l’individualisme Ă©clairĂ©, et au lien nĂ©cessaire avec la nature, Walden est d’une actualitĂ© brĂ»lante.
Indispensable !

Catalogue été Les Libraires Ensemble 4 juillet 2017

- Henry David Thoreau (2/4) : Walden ou la Vie dans les bois

AdĂšle Van Reeth consacre quatre Ă©pisodes de ses Chemins de la philosophie Ă  l’Ɠuvre de Henry D. Thoreau. Pour ce deuxiĂšme Ă©pisode, elle se consacre Ă  son chef-d’Ɠuvre : Walden.

À propos de notre traduction, dont un extrait est en lecture :
“ Lisez Walden chers auditeurs dans la traduction de votre choix, je vous conseille celle de Brice Matthieussent qui a Ă©tĂ© lue par le comĂ©dien Ivan Morane qu’on trouve aux Ă©ditions Le mot et le reste qui d’ailleurs publient d’autres textes de Thoreau, excellentes Ă©ditions Le mot et le reste qui nous accompagnent cette semaine.”

Michel Granger est l’invitĂ© du quatriĂšme Ă©pisode consacrĂ© au Journal de Thoreau.

Réécouter l’émission consacrĂ© Ă  Walden sur la page des Chemins

Réécouter l’émission consacrĂ©e au Journal avec Michel Granger en invitĂ©

AdĂšle Van Reeth
France Culture // Les Chemins de la philosophie 25 avril 2017

- Walden

Nous louons le courage et l’audace des Ă©ditions Le mot et le reste. Publier des textes plutĂŽt peu connus n’est pas Ă©vident. En plus, sortir le chef d’Ɠuvre de Thoreau, dans la traduction de rĂ©fĂ©rence de Brice Matthieussent en poche, cela tĂ©moigne Ă©galement d’une grande connaissance et apprĂ©ciation de la littĂ©rature mondiale et d’une volontĂ© de partager ce plaisir avec un public trĂšs large. Henry David Thoreau Ă©tait un essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poĂšte amĂ©ricain, nĂ© en 1817 Ă  Concord aux Massachusetts. C’est en quelque sorte le Jean-Jacques Rousseau des États-Unis et ses rĂ©cits nous rappellent ceux de son compatriote Audubon. Thoreau s’est opposĂ© toute sa vie Ă  l’esclavage et a dĂ©fendu le travail des abolitionnistes. Il a proposĂ© une philosophie de rĂ©sistance non violente qui a influencĂ© des figures politiques, spirituelles ou littĂ©raires telles que LĂ©on TolstoĂŻ, Mohandas Karamchand Gandhi et Martin Luther King. Son Ɠuvre majeure est Walden, un texte qui trouve son origine dans une confĂ©rence donnĂ©e par Thoreau sous le titre The Wild en 1851. Le texte sera plusieurs fois remaniĂ© par l’auteur et ne sera publiĂ© qu’aprĂšs sa mort, en 1862. Fin 1844, Thoreau se retire sur un terrain autour de l’étang de Walden, mis Ă  sa disposition, pour Ă©crire dans le calme. C’est le dĂ©but d’une expĂ©rience qui dure deux ans, menĂ©e en autarcie. Pour survivre, Thoreau avait plantĂ© un hectare de pommes de terre, de fĂšves, de blĂ© et de maĂŻs. Dans Walden, l’auteur dĂ©livre ses rĂ©flexions sur une vie simple menĂ©e loin de la sociĂ©tĂ©, dans les bois. La vĂ©ritable sagesse, la vraie philosophie que nous propose Thoreau est de contempler le monde dans sa simple beautĂ© et d’apprĂ©cier la vie et sa richesse sans Ă  avoir Ă  se soucier des contraintes que nous nous sommes créées par malheur. Ça semble simple mais rien ne saurait ĂȘtre aussi compliquĂ© que d’y parvenir. C’est lĂ  l’ambition d’une vie. La plupart des Ɠuvres de Thoreau sont disponibles dans de merveilleuses traductions chez cet Ă©diteur de la citĂ© phocĂ©enne.

Walter Belis
L'Ornithologue Avril 2017