Une saison de colĂšre
Avec Une saison de colÚre, Sébastien Vidal sonde la vie rurale et met en scÚne des citoyens qui se mobilisent pour reprendre la main sur leur destin.
SĂ©lectionnĂ© pour le Prix Polar LibrâĂ nous 2026
Prix Coup de cĆur du jury du Festival des LittĂ©ratures PoliciĂšres de Libourne
Coups de cĆur de libraires !
*« Un roman noir, social, qui rappelle que des colÚres peuvent construire une lutte nécessaire convergente ! Une galerie de personnages dépeints avec finesse et poésie, attachants pour moultes raisons, des lieux qui parlent, un rythme soutenu, un roman qui bouleverse, secoue, ajuste, face à la dureté du réel et porte la solidarités aux nues. Une certaine forme de résistance !
Haletant et emportant ! »
Hugo, Librairie Passages (Lyon)
« Jâai aimĂ© ce texte. Je trouve que câest un portrait trĂšs juste de notre sociĂ©tĂ© transposĂ© Ă lâĂ©chelle de ce village. Il a encore une fois des personnages puissants. Il y a de lâespoir grĂące au collectif et aux signes de la vie. Câest trĂšs touchant. »
Marie, Librairie Olympique (Bordeaux)
âJâai adorĂ©. Câest un de mes chouchous de la rentrĂ©e. Des personnages qui rĂ©sistent, se rĂ©vĂšlent comme dans âDe neige et de ventâ. De grandes puissances de vie.â
Nicolas, Librairie Quai des mots (Louviers)
« Je ne voulais pas le finir, je lâai fait durer.
Câest un grand roman contemporain, il parcourt beaucoup de thĂ©matiques dâaujourdâhui avec une grande habiletĂ©. Câest beau et rude Ă la fois. Ses personnages sont trĂšs rĂ©ussis, certains sont trĂšs attachants. Ce roman est un antidote Ă la morositĂ© et lâinquiĂ©tude de lâĂ©poque actuelle. â
Xavier, Librairie Le Gang de la Clef Ă Molette (Marmande)
âQuand on termine ce roman, on a traversĂ© avec ses personnages de durs moments, on en a perdu un certain nombre mais câest une belle lueur dâespoir qui germe en nous. Lire les livres de SĂ©bastien Vidal câest se rĂ©concilier un peu avec lâhumain tout en gardant Ă lâesprit que le mal est toujours tapi, lĂ , tout prĂšsâŠâ
Aurélie, La Pléiade (Cagnes sur mer)
âSĂ©bastien Vidal livre un roman noir vibrant, qui capte la tension sociale avec justesse et Ă©motion. Ce livre puissant et sensible rĂ©sonne comme un appel Ă la solidaritĂ© dans ces temps incertains !â
François, Librairie La promesse de lâaube (Autun)
âAprĂšs les fabuleux âOĂč reposent nos ombresâ et âDe neige et de ventâ, SĂ©bastien Vidal poursuit avec talent ses rĂ©cits des 4 saisons â et cette fois-ci, câest celle de la colĂšre. Avec son Ă©criture si juste et si fine, il se place dans la lignĂ©e des grandes fresques sociales littĂ©raires qui dĂ©noncent les injustices du monde mais nâoublie jamais, au cĆur de cette obscuritĂ©, la petite lumiĂšre des ĂȘtres, lâhumanitĂ© et la solidaritĂ©, celles qui font tenir malgrĂ© tout. Une Ă©criture Ăąpre et sincĂšre, un Ă©quilibre parfait entre littĂ©rature et sociologie : on aime !â
Mélanie, Librairie La droguerie de marine (Saint-Malo)
âOn attend toujours le nouveau roman de S.Vidal avec impatience, ses personnages sont trĂšs bien campĂ©s, rien nâest simple, ni noir ni blanc Et chacun tente de rester droit dans ses bottes, enfin presque ⊠roman rural, social, psychologique ⊠avec une trĂšs belle plume !â
Corinne, Librairies Le domaine des murmures (Champagnole)
âUn roman foisonnant et bouillonnant dâactualitĂ©â
RaphaĂ«l, Lâarbre du voyageur (Argenton-sur-Creuse)
âUn roman noir, social, qui rappelle que des colĂšres peuvent construire une lutte nĂ©cessaire, convergente ! Une galerie de personnages dĂ©peints avec finesse et poĂ©sie, attachants pour moult raisons des lieux qui parlent un rythme soutenu un roman qui bouleverse secoue ajuste face Ă la duretĂ© du rĂ©el et porte la solidaritĂ© aux nues. Une certaine forme de rĂ©sistance ! Haletant et emportant !â
Margot, Librairie Passages (Lyon)
âLa petite citĂ© de LamonĂ©dat est secouĂ©e par un mouvement social et un projet touristique Ă©cocide. SĂ©bastien Vidal signe un nouveau polar oĂč lâhumain passe avant tout et oĂč la convergence des luttes se raconte avec poĂ©sie. Un trĂšs bon moment de lecture !â
Marie, Librairie Vents de Terre (39)
âSĂ©bastien clĂŽt sa quadrilogie avec un roman aussi noir que le cafĂ© qui rĂ©chauffe et rĂ©conforte souvent les corps !
Il livre un roman social profondĂ©ment humain oĂč sâexpriment avec force les valeurs qui lui tiennent Ă cĆur (lâentraide, la solidaritĂ© qui naĂźt des luttes, la prĂ©servation de la biodiversitĂ©âŠ) et les combats Ă poursuivre (la violence du monde du travail, les fractures sociales, la corruptionâŠ). Lâattachement sensible et profond de SĂ©bastien Ă son territoire et Ă la nature est lĂ encore prĂ©gnant. Une nature quâil nâhĂ©site pas Ă personnifier, omniprĂ©sente, source infinie dâapaisement et dâĂ©merveillement [âŠ] Social, noir, engagĂ©, un roman protĂ©iforme oĂč se dĂ©ploie toute une palette de couleurs (omniprĂ©sentes dans la description des frondaisons ), de sensations et dâĂ©motions fortes et dans lequel SĂ©bastien affirme sa marque de fabrique.â
Laurence, Librairie La baignoire dâArchimĂšde (19)
De nos jours, Ă LamonĂ©dat en CorrĂšze, cinq mille habitants. Le printemps sâannonce sur les bords de la VĂ©zĂšre. Deux Ă©vĂ©nements bouleversent la quiĂ©tude de la bourgade. Ă lâusine VentureMĂ©tal, la grĂšve gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© votĂ©e pour lutter contre une dĂ©localisation en Roumanie. En outre, un projet portĂ© par le maire a fuitĂ© et fait scandale. Il vise Ă dynamiser le territoire mais il implique de raser la forĂȘt municipale. SurnommĂ©e la CoulĂ©e verte, celle-ci est trĂšs apprĂ©ciĂ©e des habitants qui, pour la dĂ©fendre, se mobilisent et crĂ©ent une ZAD. DĂšs lors, le climat se dĂ©grade Ă LamonĂ©dat et les clans se forment, opposant les pro aux anti. Câest dans ce contexte, que les chemins de Julius, un ancien gendarme dĂ©missionnaire, de GrĂ©gor, le porte-parole des ouvriers, dâAlba, une jeune ouvriĂšre, de JolĂšne, une tueuse Ă gage en perdition et de Jarod, un zadiste surnommĂ© lâĂcureuil, vont se croiser. Tous sont alors en prise avec des sentiments contradictoires â peur, indignation, dĂ©pit, espoir â qui les mĂšneront pourtant ensemble Ă la rĂ©volte.
Revue de presse
«Une saison de colĂšre» de SĂ©bastien Vidal, jâaime lire Guillaume Tion LibĂ©ration 9 novembre 2025
Dans l'Eure, ces libraires dévoilent leurs coups de coeur Actu.fr 3 novembre 2025
_ "Une Saison de colÚre" de Sébastien Vidal Lucie Braud Prologue Magazine de l'agence du livre de Nouvelle Aquitaine 13 octobre 2025
"Une saison de colĂšre" : au cĆur dâun rĂ©cit dâidentitĂ©s et de colĂšres multiples Francis Pian Radio Libertaire // Au fil des pages 8 octobre 2025
UNE SAISON DE COLĂRE Bruno Passion Polar 13 septembre 2025
« Une saison de colÚre » de Sébastien Vidal : la convergence des luttes Gregory Seyer Benzine Mag 6 septembre 2025
Les luttes sociale et environnementale au coeur du nouveau roman du Corrézien Sébastien Vidal Blandine Mercier La Montagne 23 août 2025
Une saison de colÚre Jean-Paul Dos Santos Guerreiro Le ressenti de Jean-Paul 22 août 2025
Rentrée littéraire, automne 2025 : Nos 20 romans favoris Grégory Seyer Benzine Mag 18 août 2025
ROMAN. « Une saison de colÚre » pour Sébastien Vidal Thibaut Fauvergue La Vie Corrézienne 30 juillet 2025
âAprĂšs le succĂšs de De neige et de vent (prix Landerneau Polar 2024), SĂ©bastien Vidal revient avec Une saison de colĂšre, roman noir et lumineux Ă la fois, et dernier volet de son cycle des saisons. En CorrĂšze, la petite ville ouvriĂšre de LamonĂ©dat vacille : entre la fermeture de son usine et un projet touristique qui menace son Ă©quilibre Ă©cologique, la lutte sâorganise, les colĂšres se mĂȘlent et les consciences sâĂ©veillent. Meurtres, secrets, rĂ©volte relient Julius, Gregor, JolĂšne, Jarod et les autres, tous en proie aux doutes. Vidal signe un rĂ©cit haletant portĂ© par une Ă©criture ample et lyrique, oĂč la solidaritĂ© devient arme de survie. Un polar ancrĂ© dans notre Ă©poque mais qui fait aussi Ă©cho aux luttes dâhier.â
âLe roman raconte aussi ses filiations. SĂ©bastien Vidal parsĂšme ses lignes de rĂ©fĂ©rences, poĂ©tiques, musicales ou cinĂ©matographiques : Christian ViguiĂ©, Simon & Garfunkel, Patrick Dewaere, Yves Boisset⊠Mais câest dans la littĂ©rature noire quâil est le plus loquace. Il Ă©voque Ă plaisir Manchette et Jonquet, deux des plus brillants phares du polar français. Dans certains chapitres dâUne saison de colĂšre pulse lâinfluence du premier, tandis quâirradie celle du second dans la mise en place de ce roman non pas choral mais sans hĂ©ros, qui aime quitter la facilitĂ© des extrĂȘmes pour sâaventurer dans tous les niveaux de gris. Il prend du premier la focale politique, et du second le tableau pluvieux des enfances ravagĂ©es. Comme si, aprĂšs la mort de ces deux gĂ©ants, et face Ă leur hĂ©ritage, le polar français lui aussi se cherchait un repreneur qui nâarrivera jamais.â
âVendredi 31 octobre, la librairie Quai des Mots Ă Louviers organisait pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive sa rentrĂ©e littĂ©raire consacrĂ©e aux nouveautĂ©s. StĂ©phane LemaĂźtre et son Ă©quipe ont prĂ©sentĂ© leurs coups de cĆur devant une cinquantaine de personnes en quĂȘte de bons conseils de lecture.
[âŠ]
Une saison de colĂšre de SĂ©bastien Vidal « est un grand livre de rĂ©sistance » pour Nicolas notant que depuis la rentrĂ©e, ce roman qui se passe en CorrĂšze est une des meilleures ventes de la librairie.â
Plusieurs fois rĂ©compensĂ© pour ses Ćuvres, le romancier corrĂ©zien SĂ©bastien Vidal vient de sortir son dernier roman noir, Une saison de colĂšre, dans la maison dâĂ©dition marseillaise Le mot et le reste. Le roman sâattaque au profit et aux dĂ©cideurs sans vergogne, et clĂŽt ce que lâauteur appelle âLe cycle des saisonsâ.
âIl y a dans ce roman un tumulte constant qui emporte tout, les arbres, les vies, les certitudes. Câest un rĂ©cit Ă plusieurs voix qui se heurtent et se croisent, comme un vent au-dessus dâune terre. Si le roman au dĂ©part est une chronique sociale, le vacarme de cette colĂšre se transforme en une Ćuvre ou la fureur des hommes se transforme et se multiplie pour la prĂ©servation de la nature, dans une mĂȘme exigence de dignitĂ©, mot qui rĂšgne de chapitre en chapitre dans tout le roman.
Que peut-il rester Ă ceux quâon prive Ă la fois de leur travail et de leur terre ?â
â(..) Meurtres, disparitions, manipulations politiques, manĆuvres troubles, lâintrigue se tend et se resserre Ă mesure que les combats sâintensifient. Mais derriĂšre le suspense, câest une rĂ©flexion plus large qui sâimpose. Peut-on sauver lâemploi sans sacrifier la nature ? Peut-on dĂ©fendre une cause sans en mĂ©priser une autre ? SĂ©bastien Vidal ne tranche pas, il donne Ă voir la complexitĂ© et, surtout, il place au premier plan la force de la solidaritĂ©. En refermant Une saison de colĂšre, le lecteur garde le sentiment dâavoir traversĂ© une tempĂȘte. ColĂšre, dĂ©sespoir, mais aussi fraternitĂ© et renaissance irriguent ce roman qui, malgrĂ© sa noirceur, laisse briller une lumiĂšre. « une saison de colĂšre » nous rappelle quâil y a dans les combats collectifs, dans la convergence des luttes, une part de beautĂ© et dâespoir. SĂ©bastien Vidal signe un roman puissant et nĂ©cessaire, qui rappelle que la littĂ©rature peut encore dire la rĂ©volte, mais aussi rĂ©vĂ©ler la tendresse tapie dans les replis du rĂ©el.â
âDans Une saison de colĂšre, SĂ©bastien Vidal imagine une petite ville de CorrĂšze secouĂ©e par diffĂ©rentes luttes qui finiront par se rejoindre. Il nous propose ainsi un beau roman noir, social, Ă©cologique et humaniste, portĂ© par un Ă©criture ample et lyrique. Lâintrigue dâUne saison de colĂšre se dĂ©roule en CorrĂšze, Ă LamonĂ©dat plus exactement, petite commune fictive inventĂ©e par SĂ©bastien Vidal pour les besoins de son rĂ©cit. Alors que le printemps sâannonce et que la nature sâĂ©veille doucement au sortir de lâhiver, les ouvriers de lâusine VentureMĂ©tal sâĂ©puisent dans leur combat contre la fermeture du site. La direction parisienne a brutalement annoncĂ© la dĂ©localisation de la production et, depuis cette terrible nouvelle, les hommes et les femmes qui ont tant donnĂ© pour VentureMĂ©tal occupent lâusine et se sont engagĂ©s dans un bras de fer contre leur employeur. Pendant ce temps, le maire de LamonĂ©dat et sa conseillĂšre fomentent en secret un projet pour sâenrichir : profitant de la colĂšre qui gronde Ă VentureMĂ©tal, ils ont mis sur pied un vaste projet de complexe touristique dont la premiĂšre consĂ©quence sera la destruction de la CoulĂ©e verte, magnifique forĂȘt au milieu de laquelle se dresse « Belle mĂšche », un hĂȘtre immense devenu le symbole de la ville. Lorsque les plans du premier Ă©dile sont rĂ©vĂ©lĂ©s, une autre lutte sâorganise et une ZAD est créée au cĆur mĂȘme de la CoulĂ©e verte. Et LamonĂ©dat devient lâĂ©picentre de toutes les colĂšres⊠A partir de ces deux luttes â lâune sociale, lâautre Ă©cologique -, SĂ©bastien Vidal va dĂ©ployer un rĂ©cit aux multiples personnages : Gregor, le dĂ©lĂ©guĂ© syndical altruiste ; Julius, lâancien gendarme qui possĂšde un mystĂ©rieux « don » ; JolĂšne, une tueuse professionnelle amatrice de polars ; ou encore Jarod, un zadiste surnommĂ© lâĂ©cureuil⊠Tous sont rĂ©ussis et attachants, y compris JolĂšne qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© longtemps au service des basses Ćuvres de lâĂtat, va elle aussi se rĂ©volter et laisser parler sa colĂšre. Ces quatre personnages, et tous ceux qui gravitent autour dâeux, sâĂ©toffent progressivement au fur et Ă mesure du roman. Vidal ausculte leurs plaies, analyse leurs doutes, loue leurs qualitĂ©s et lâon perçoit alors tout lâhumanisme dâun auteur qui, en dĂ©pit de la noirceur de son intrigue, croit encore en la bontĂ© et en la solidaritĂ©. Et en effet, lâun des enjeux du roman rĂ©side dans la façon dont les trajectoires de ces individus vont finir par se rejoindre. Une saison de colĂšre raconte donc deux luttes : lâune pour la prĂ©servation de lâemploi, lâautre pour la protection de la nature. Si leurs causes et leurs objectifs peuvent dâabord paraĂźtre antithĂ©tiques â dâailleurs Vidal Ă©voque assez bien les fractures qui vont venir diviser la population de LamonĂ©dat -, les principaux personnages du roman vont bientĂŽt comprendre que la convergence de leurs combats est nĂ©cessaire, voire inĂ©vitable. Finalement, ouvriers et zadistes Ćuvrent ici pour une seule et mĂȘme chose : une forme de dignitĂ©. La colĂšre qui gronde finit par Ă©clater alors que jaillit le printemps, saison du renouveau et de lâespoir. Faut-il aussi y voir une allusion Ă Germinal, autre roman de la colĂšre ? Câest probable. Ce qui est certain, câest que SĂ©bastien Vidal Ă©voque le printemps et la nature avec beaucoup de soin et les passages descriptifs qui parsĂšment le roman lui permettent de dĂ©ployer une belle Ă©criture, prĂ©cise et lyrique, et le lecteur perçoit alors tout lâamour de lâauteur pour la nature.
Pour autant, on aurait tort de croire quâUne saison de colĂšre nâest quâun roman Ă thĂšse. Des idĂ©es, des convictions, il y en a dans ce livre tout en nuances mais qui nâoublie pas son intrigue policiĂšre. Un complot, plusieurs meurtres, une enquĂȘte policiĂšre : Vidal use parfaitement des ingrĂ©dients habituels du genre. Une Saison de colĂšre est donc bien un polar, genre auquel lâauteur semble trĂšs attachĂ© et auquel il rend discrĂštement hommage. Ainsi JolĂšne est-elle une lectrice de polars (Manchette, Jonquet et Elmore Leonard sont Ă©voquĂ©s). Et puis, comment ne pas voir dans le nom donnĂ© Ă lâarbre au centre de La CoulĂ©e Verte un clin dâĆil au cĂ©lĂšbre Dave Robicheaux de James Lee Burke, lui aussi surnommĂ© « Belle MĂšche »⊠On lâaura compris, Une saison de colĂšre est une belle rĂ©ussite et, en le refermant, on nâa quâun seul regret : ĂȘtre passĂ© Ă cĂŽtĂ© des prĂ©cĂ©dents romans de SĂ©bastien Vidal. Une erreur que lâon va rĂ©parer le plus rapidement possible.â
âLâĂ©crivain tulliste SĂ©bastien Vidal a publiĂ© ce vendredi 22 aoĂ»t Une saison en colĂšre (Le mot et le reste). Un roman choral qui explore les affres du capitalisme et du changement climatique. Sur la couverture, le ciel rougeoie, menaçant. Sous sa plume, la colĂšre enflait depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ . « Elle couvait comme de la braise », reconnaĂźt SĂ©bastien Vidal. Comme un symbole, deux scĂšnes de feu ouvrent et ferment le nouveau roman quâa publiĂ©, ce vendredi 22 aoĂ»t, lâĂ©crivain corrĂ©zien. QuatriĂšme opus dâune sĂ©rie Ă©voquant les saisons, aprĂšs Ăa restera comme une lumiĂšre, OĂč reposent nos ombres et De neige et de vent (prix Landerneau polar 2024). « Ce roman vient de loin, il me brĂ»lait. » La vision dâun homme faisant la manche lâa lancĂ© sur la piste de ce roman choral aux allures de polar, engagĂ© et poĂ©tique. « Je savais que ce serait un roman, quâil y avait un potentiel derriĂšre cette scĂšne », raconte-t-il.â
âJe viens de tourner la derniĂšre page dâUne saison de colĂšre et je peux le dire, je lâai lu dâune traite, le souffle court, les dents serrĂ©es. DĂšs les premiĂšres pages, la colĂšre a jailli. Celle des personnages, mais aussi la mienne. Une colĂšre sourde, enfouie, que SĂ©bastien Vidal fait remonter Ă la surface avec une intensitĂ© rare. Jâavais dĂ©couvert lâauteur avec De neige et de vent, un polar en huis clos, qui nâen Ă©tait pas vraiment un, oĂč la nature et lâhumanitĂ© se rĂ©pondaient. Avec son nouveau roman, il va encore plus loin. Ce polar est un prĂ©texte pour mettre en avant la voix collective, celle des habitants de LamonĂ©dat, qui pris au piĂšge dâun systĂšme injuste, broyĂ©s par les dĂ©cisions dâune multinationale toute-puissante, se doivent de rĂ©agir. VentureMĂ©tal ferme ses portes. DerriĂšre les licenciements, les mensonges, les manĆuvres politiques, se cache une vĂ©ritĂ© bien plus sombre. Et quand les plus riches imposent leurs rĂšgles, que reste-t-il aux autres, sinon la colĂšre et la rĂ©volte ? SĂ©bastien est un Ă©crivain courageux. Il ose pointer du doigt ce qui dĂ©range. Lâargent-roi, lâinjustice sociale, le mĂ©pris des puissants pour les plus fragiles. Mais il ne sâarrĂȘte pas Ă la noirceur, il y met aussi de la tendresse, de la solidaritĂ©, de lâamour. Ses personnages, profondĂ©ment humains, malgrĂ© certaines faiblesses, portent chacun une Ă©tincelle de lumiĂšre dans ce rĂ©cit oĂč tout pourrait basculer vers le chaos. Câest ce mĂ©lange qui mâa bouleversĂ©, la duretĂ© du rĂ©el, mais aussi la poĂ©sie, lâĂ©motion, la beautĂ©. Un roman fort, engagĂ©, terriblement actuel, qui serre le cĆur et le rĂ©chauffe Ă la fois. Oui, Une saison de colĂšre est un grand livre. Et je ne peux quâinviter chacun dâentre vous Ă le lire. Parce que nous devons rester unis et solidaires. Parce que la littĂ©rature, parfois, nous aide Ă transformer notre colĂšre en force.â
âCâest parti pour la rentrĂ©e littĂ©raire de cet automne 2025 ! Parmi les 484 romans attendus, nous vous proposons de dĂ©couvrir les 20 « coups de cĆur » de la rĂ©daction. Des livres Ă retrouver dans nos pages, au cours des semaines Ă venir.â
âSaint-Jal â SĂ©bastien Vidal est un homme en colĂšre. En colĂšre contre lâinjustice, la xĂ©nophobie, la quĂȘte infernale du gain, les dĂ©gradations environnementales⊠Une colĂšre qui transpire dans ses romans et tout particuliĂšrement dans son dernier opus « Une saison de colĂšre » publiĂ© chez le Mot et le reste.â