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Parution : 07/01/2021
ISBN : 9782361396879
158 pages (14,8 x 21 cm)

Tordre la douleur

“Un roman fort, Ă©crit d’une plume incandescente qui raconte la vie de personnages en proie Ă  de douloureuses aventures intĂ©rieures et qui affrontent leurs dĂ©mons en un huis clos fascinant.”

Alain Bosmans, Le Dauphiné libéré

Ce qu’en pensent les libraires :

“Entre ronds-points et montagne, accident, deuil et consolation, voici le nouveau roman d’AndrĂ© Bucher, avec une analyse psychologique fine et tendre des personnages. On peut tordre la douleur et retrouver la sĂ©rĂ©nitĂ© et l’amour. Un – presque – roman feel good !“
Corine, Librairie Polinoise (Poligny)

“On a le plaisir de retrouver son univers, son Ă©criture et son engagement.“
Christian, Librairie Nouvelle (Voiron)

Étonnant, que ce nouveau roman d’AndrĂ© Bucher ! S’il rompt, par son lien avec l’actualitĂ©, avec ses prĂ©cĂ©dents, on y retrouve sa poĂ©sie qui accompagne ses personnages et sublime la nature. Encore une fois, il nous livre un roman Ă  la fois beau et tendre. Encore une fois, il reste un des auteurs chouchou de la librairie !
AgnĂšs, Librairies des Thermes (BagnĂšres-de-Luchon)

“La grande joie de retrouver l’écriture d’AndrĂ© Bucher.“
Bertrand, Librairie des Marais (Villefranche-sur-SaĂŽne)

“Tordre la douleur est une ode Ă  notre espace commun, Ă  nos strates de vie, nos rides, nos imperfections, nos douleurs, notre rĂ©silience, nos combats. AndrĂ© Bucher y chante ses gens et sa terre, ses creux, ses bosses, son ariditĂ©, son embrassement, son arĂŽme; Tordre la douleur est un roman Ă  la fois humble et puissant, avec cette pointe de suspense et de tension « Ă  la » Ron Rash, ce qui n’est vraiment pas pour me dĂ©plaire. Fanny, Librairie Le Grenier (Dinan)

Bernie et sa femme ne se remettront pas de la mort soudaine de leur fils. La douleur, insubmersible, a eu raison de leur histoire. À quelques encablures de lĂ , Sylvain et Élodie jouent de malchance lors des premiers remous du mouvement des gilets jaunes: dans un accĂšs de panique, cette derniĂšre a mortellement renversĂ© la mĂšre du jeune garagiste, qui devra lui aussi composer avec le deuil. Plus bas dans la vallĂ©e, Édith fuit vers l’inconnu. Son compagnon a levĂ© une fois de trop la main sur elle mais le hasard la mĂšnera sur la route de Bernie, ermite devenu sauveur. Dans ce nouveau roman, AndrĂ© Bucher dĂ©ploie une galerie de personnages, unis dans le chagrin lors d’une Ă©prouvante pĂ©riode hivernale, oĂč la douleur des ĂȘtres fait Ă©cho Ă  celle des arbres. Mais le hasard des chemins des Alpes-de-Haute-Provence les rassemblera, leur offrant un espoir de guĂ©rison, une chance de tordre la douleur.

Revue de presse

- Tordre la douleur Patrick Beguinel Litzic 28 avril 2021
- Tordre la douleur Patrick Beguinel Radio Activ' / B.O.L. Band Originale de Livres 21 avril 2021
- Tordre la douleur, de la détresse à la souffrance apaisée Justine Aerts Le Suricate Magazine 16 avril 2021
- Tordre la douleur Sébastien Vidal Le souffle des mots 25 mars 2021
- Tordre la douleur Corinne Robial Vivre au jabron avril 2021
- Tordre la douleur Nathalie Glorion Les passions de Chinouk 15 mars 2021
- Tordre la douleur Anne Morin La Cause Littéraire 23 mars 2021
- Tordre la douleur Daniel Rolland Culture hebdo mars 2021
- Tordre la douleur Daniel Raphalen Alternantes FM / Voyage au bout du livre 6 mars 2021
- Tordre la douleur Jean-Pierre Tissier Blues et Polar 4 mars 2021
- Interview d'André Bucher Alexandre Halliez Radio Libertaire 2 mars 2021
- Tordre la douleur BibliothÚque de Bracieux BibliothÚque de Bracieux 9 février 2021
- Tordre la douleur Noé Gaillard Daily Passions 13 février 2021
- La rentrée des auteurs Auvergne RhÎne Alpes Livre et Lecture Auvergne RhÎne Alpes Livre et Lecture 4 février 2021
- Tordre la douleur Flore Delain En lisant, en écrivant 8 février 2021
- Tordre la douleur Josiane Chériau Radio Zinzine Limans février 2021
- Tordre la douleur : une empathie qui serre le coeur Le Télégramme Le Télégramme 27 janvier 2021
- Pour panser la douleur, il y a le temps et André Bucher Laure Ostwalt La Tribune 21 janvier 2021
- Tordre la douleur Dominique Lin Blog de Dominique Lin 23 janvier 2021
- Tordre la douleur Simone Tremblay La livrophage 20 janvier 2021
- Tordre la douleur Les notes Les notes 8 janvier 2021
- André Bucher regarde les hommes tomber et signe son dixiÚme roman Alain Bosmans Le Dauphiné libéré 8 janvier 2021

- Tordre la douleur

Nous sommes dans une sociĂ©tĂ© dure, oĂč tout peut survenir, une rupture d’anĂ©vrisme comme une mauvaise chute aux abords d’un rond-point. On s’éteint, soudain, et nous laissons derriĂšre nous la peine, la tristesse, la mĂ©lancolie et l’amertume. Surtout, nous laissons la vie vide de sens. Pour ceux qui restent, la vie n’a plus de goĂ»t, plus de saveur, simplement de la douleur. Mais il faut, si l’on dĂ©sire continuer Ă  exister un tant soit peu normalement, la torde cette douleur, de grĂ© ou de force, ou bien sous le jeu toujours inĂ©dit, hasardeux, Ă  moins qu’un grand Tout guide tout cela tel un chef d’orchestre facĂ©tieux, des rencontres improbables et inattendues. Tordre la douleur d’AndrĂ© Bucher est un peu tout cela Ă  la fois. [
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Une écriture sensible.
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Avec une Ă©conomie de mots, trĂšs « simplement » choisis, AndrĂ© Bucher esquisse des portraits de personnage arrivĂ©s Ă  des points charniĂšres de leur existence. En deuil, d’une façon ou d’une autre, ils doivent tous continuer Ă  avancer. Se heurtant Ă  la vie elle-mĂȘme, c’est par le partage, l’empathie, qu’ils trouveront une Ă©chappatoire Ă  une voie sans issue, celle qui nous guette quand nous ruminons sur le passĂ© au lieu de vivre l’instant prĂ©sent.

L’écriture de l’auteur s’accorde Ă  la beautĂ© des lieux. AndrĂ© Bucher, sans faire dans le message Ă©cologiste, nous Ă©voque Ă  la fois son amour des hommes et celui de la nature. Nous nous trouvons trĂšs vite embarquĂ©s dans cette histoire, sans qu’il soit possible de lĂącher le livre une fois que nous l’avons entamĂ©.

Ce roman porte indubitablement bien son nom. En se montrant altruiste, solidaire, empathique, , la vie des personnages prend une dimension nouvelle. Pardon, rĂ©surrection, protection, des mots qui rĂ©sumeraient un peu le propos de ce livre profondĂ©ment humain. C’est Ă  regret que nous quittons cet univers dur mais ĂŽ combien gĂ©nĂ©reux en Ă©motions. Qui plus est, l’auteur s’avĂšre extrĂȘmement lucide et ose quelques pics bien sentis Ă  l’encontre de certaines manipulations. Avec intelligence, en quelques lignes seulement, il pose une critique bien sentie de la sociĂ©tĂ© qui est la nĂŽtre.

Vous l’aurez compris, ce court et magnifique roman nous remet un peu les yeux en face des trous. Avec tact, dans un dosage savamment orchestrĂ©, Tordre la douleur est la reprĂ©sentation du chemin Ă  parcourir pour redonner Ă  la vie ses saveurs, mais aussi foi dans une humanitĂ© pervertie par des besoins qui n’en sont pas vĂ©ritablement. Seuls compte finalement la grandeur de certaines Ăąmes, de certaines rencontres. Nous ressortons de ce livre grandis, emplis d’un sentiment de joie qui ne nous quitte pas durant de longues heures. Et c’est Ă©norme.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Litzic

Patrick Beguinel
Litzic 28 avril 2021

- Tordre la douleur

Ce mercredi, l’émission B.O.L. Band Originale de Livres a parlĂ© du roman d’AndrĂ© Bucher, Tordre la douleur, sur les ondes de Radio Activ’ !

À réécouter sur Radio Activ’ 101.9 FM

Patrick Beguinel
Radio Activ' / B.O.L. Band Originale de Livres 21 avril 2021

- Tordre la douleur, de la détresse à la souffrance apaisée

Tordre la douleur est le dixiĂšme roman de l’auteur français AndrĂ© Bucher, publiĂ© en 2021 aux Ă©ditions Le mot et le reste. À travers cette histoire, l’écrivain invite le lecteur dans un voyage empathique Ă  la rencontre des maux qui pĂšsent le cƓur de ses personnages et des relations humaines qui les apaisent.
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Tordre la douleur est un roman relativement court qui plonge le lecteur dans un rĂ©cit de rĂ©silience, oĂč les douleurs des uns se mĂȘlent aux traumatismes des autres pour laisser peu Ă  peu place Ă  l’apaisement. La narration Ă  la troisiĂšme personne saute d’une perspective Ă  l’autre pour rendre compte des sentiments de chaque personnage et la façon dont ceux-ci dĂ©cident d’y faire face. MalgrĂ© ces changements de perspective, le lecteur ne se perd pas dans cette narration multiple, qui a le mĂ©rite de rester claire.

Le rĂ©cit se voit cependant compliquĂ© par la plume poĂ©tique caractĂ©ristique de l’auteur. Si celle-ci prĂ©sente l’avantage d’offrir des tournures de phrases gracieuses aux amateurs de beaux mots, elle a tendance Ă  rendre la lecture de certains passages laborieuse, ce qui pourrait dĂ©courager plus d’un lecteur. Cette tendance est particuliĂšrement apparente dans les descriptions de la nature, qui rappellent l’attachement de l’auteur au monde naturel et sa prĂ©dilection pour le genre du nature writing. Les descriptions de la nature hostile en cette pĂ©riode hivernale se prĂ©sentent comme l’écho de la souffrance des personnages et du processus de guĂ©rison qu’ils s’efforcent d’entamer, leur offrant l’espoir d’un calme aprĂšs la tempĂȘte.

AndrĂ© Bucher promet dĂšs le titre et le rĂ©sumĂ© un rĂ©cit de douleur explorant les thĂšmes du deuil, du traumatisme et de la rĂ©silience, mais il ne tombe pas dans le piĂšge de se livrer Ă  une narration lugubre et suffocante. MĂȘme si la souffrance reste le fil conducteur de l’histoire, celle-ci se veut plutĂŽt empathique et se concentre davantage sur l’évolution Ă©motionnelle des personnages vers une douleur apaisĂ©e plutĂŽt que sur leur agonie.

Si les diffĂ©rentes histoires du roman se rejoignent par ses thĂšmes et ses personnages rassemblĂ©s par le destin au fil du rĂ©cit, l’intrigue manque cependant de densitĂ© fictionnelle. Le roman se prĂ©sente comme un parcours Ă©motionnel, une exploration des sentiments, un voyage de guĂ©rison. Ainsi, le lecteur en quĂȘte d’intrigue pourrait rapidement chercher le suspense et les tensions qui manquent pour pimenter le rĂ©cit. On regrette Ă©galement que certains personnages soient lĂ©gĂšrement mis de cĂŽtĂ© par la narration, comme c’est le cas de Solange et d’Élodie, dont les souffrances complexes auraient mĂ©ritĂ© une plus grande attention de la part de l’auteur. MalgrĂ© tout, le roman fait un bon travail dans son exploration de la souffrance, de la cicatrisation et des relations humaines, en montrant comment chacun d’entre eux trouve en l’autre une source d’apaisement.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Le Suricate Magazine

Justine Aerts
Le Suricate Magazine 16 avril 2021

- Tordre la douleur

L’histoire. De nos jours, du cĂŽtĂ© d’un morceau des Alpes. Bernie, Édith, Élodie et Sylvain ont connu des moments difficiles. Du genre dont on se remet trĂšs mal, et parfois jamais. Ces quatre-lĂ  ne se connaissent pas, ils tracent leur chemin quelque part dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les Ă©vĂšnements vont les amener Ă  se rencontrer, Ă  tisser quelque chose qui leur est nĂ©cessaire pour avoir une chance de continuer. C’est tout ce que vous avez besoin de savoir sur l’histoire.

AndrĂ© Bucher porte les mots au bout de son stylo, il le secoue et ces mots tombent sur le papier, agencĂ©s d’une certaine maniĂšre, qui lui est propre. Sans s’embarrasser de fioritures, il nous fait sentir la campagne, la vie rurale dans ce qu’elle peut contenir de plus sec, de plus solitaire, de plus dĂ©pouillĂ©. Parce que vivre en zone rurale c’est prendre le risque de devoir s’observer, se sonder, et donc de dĂ©couvrir des choses sur soi que l’on n’aimera pas forcĂ©ment.

AndrĂ© Bucher connait bien la rĂ©gion sur laquelle il Ă©crit. Il n’a pas son pareil pour faire surgir un orage, aussi violent que fugace. En claquant des doigts, il dĂ©gage le ciel qui semble s’ouvrir comme la mer Rouge, d’un bout Ă  l’autre du massif aiguisĂ© dont les pointes tailladent le ventre des nuages. Il y a le froid, l’humiditĂ©, des arbres sĂ©culaires dressĂ©s comme des totems, une armĂ©e de totems, et au milieu, un peu perdus, les humains enchĂąssĂ©s dans leurs tourments.

Sans appuyer plus que de raison, l’auteur façonne ses personnages, Ă  coup de coups durs, de peines, de vertiges. Chez lui, Bernie et ses comparses sont semblables Ă  des feuilles d’érables abandonnĂ©es par les ramures Ă  l’automne, c’est-Ă -dire Ă  la merci des vents, ou de l’absence de vent, aux alĂ©as du hasard facĂ©tieux, ils sont le bout de bois qui dĂ©gringole dans le torrent, qui ne dĂ©cide de rien, ne maĂźtrise rien, sauf sa flottaison prĂ©caire, prĂ©caire comme la vie, comme l’envie.

Ce roman, Tordre la douleur (quel beau titre), c’est peut-ĂȘtre simplement le rĂ©cit du combat entre le hasard et la rĂ©silience. DerniĂšrement, on a pas mal grattĂ© sur le sujet, la rĂ©silience. Un peu trop sans doute. Pas sĂ»r que la rĂ©silience survive Ă  ce traitement. L’ironie est partout ma petite dame. Mais de la rĂ©silience il y en a dans ces personnages meurtris, parce qu’il en faut pour encore trouver beau une aube quand on a vĂ©cu les drames qu’ils ont vĂ©cus. Parce que pour parler de rĂ©silience, il faut deux ingrĂ©dients indispensables : d’abord un drame qui vous fend en deux. Et puis une douleur si imbriquĂ©e en vous qu’elle s’installe sur une longue durĂ©e, qu’elle vous Ă©rode, vous travaille au corps, un sparring-partner plus fort que vous, d’une certaine maniĂšre. LĂ  nait la rĂ©silience. Si on ne renonce pas, on rĂ©siste, juste ce qu’il faut pour ne pas mourir, il y a une pĂ©riode de latence, durant laquelle le cƓur et le corps se demandent si ça vaut vraiment le coup, et puis, tel le randonneur en montagne, un pas aprĂšs l’autre, on bouge de nouveau.

Les personnages d’AndrĂ© Bucher bougent encore, ils ne sont pas morts, cela ne veut pas dire qu’ils ne portent pas en eux une forme de dĂ©sespoir, que la lumiĂšre du matin fait un peu reculer, comme un sourire inattendu, une caresse bienvenue, un repas quand on a faim, le craquement du bois dans la cheminĂ©e. Et c’est formulĂ© avec grĂące, il y a de la poĂ©sie dans l’écriture d’AndrĂ© Bucher, une poĂ©sie Ăąpre, tressĂ©e Ă  mĂȘme la nature et les sentiments, et ça donne un curieux vĂȘtement, curieux mais trĂšs agrĂ©able.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Le souffle des mots

Sébastien Vidal
Le souffle des mots 25 mars 2021

- Tordre la douleur

Riche de plusieurs histoires entrelacĂ©es comme les racines au pied de l’arbre, le livre Tordre la douleur d’AndrĂ© Bucher nous parle Ă  point nommĂ© d’ici et maintenant. Chemin faisant, nous entrons avec lui dans l’intimitĂ© des ĂȘtres Ă  travers un rĂ©cit extrĂȘmement attachant qui nous mĂšne jusqu’au long du Jabron. En haut de la VallĂ©e, Bernie et sa femme doivent affronter la mort de leur fils.
La douleur, insoutenable, a eu raison de leur histoire. À Sisteron, Sylvain et Elodie jouent d’une grave malchance lors des premiers mouvements des Gilets Jaunes. La mort, lĂ  aussi, survient. Sur le bitume. Plus bas dans le pays, Edith fuit un compagnon violent, refusant son statut de victime et de femme battue. Les chemins de Haute-Provence vont rassembler ces gens cabossĂ©s par la vie lors d’une Ă©prouvante pĂ©riode hivernale, oĂč l’affliction des ĂȘtres fait Ă©cho Ă  celle des arbres, leur offrant un
espoir de guĂ©rison, une chance de tordre la douleur, vers un renouveau du printemps de l’ñme.
Il n’y a pas de hasard, uniquement des rendez-vous

Par le pouvoir des mots, ces gens-lĂ  se rĂ©vĂšlent ĂȘtre non pas des personnages de papier mais bel et bien des humains, faits de chair et de sang, liĂ©s aux autres dans le chagrin. Jamais pourtant l’auteur ne les dĂ©crit rĂ©ellement physiquement, laissant au lecteur l’espace et le silence suffisant, par touches
subtiles, pour s’en approcher. Bernie lui-mĂȘme est d’une pudeur extrĂȘme.
L’écriture fluide d’AndrĂ© Bucher continue de tisser ainsi, au fil des annĂ©es de son existence dans la VallĂ©e, une Ɠuvre lumineuse tout en abordant la part sombre des drames humains et le mal fait Ă  la nature. Il met ses rĂȘves en marche, il construit un monde Ă©pris de libertĂ©, d’égalitĂ© et de justice.
Au passage, ce rĂ©cit-lĂ  saisit la colĂšre sourde et l’humeur bouillonnante des laissĂ©s pour compte de la sociĂ©tĂ©, Ă©gratignant le systĂšme politique et Ă©conomique en place, mais s’échappe des ronds-points mĂ©diatisĂ©s pour accompagner quelques amis chers et s’élever vers les hauteurs de l’espĂ©rance et les forces salvatrices des arbres. Car nous sommes aussi de l’étoffe dont sont tissĂ©s les rĂȘves
 Il va s’agir de vivre librement et dĂ©libĂ©rĂ©ment, sur la terre ferme, dans les habitats et des lopins de terre obtenus
Ă  la sueur du travail, muscles nouĂ©s, avec des convictions d’entraide ouvertes, accueillantes. Le salut passe par l’intĂ©gritĂ©. En point d’orgue, la forĂȘt, soumise au premier chef Ă  la tourmente d’une tempĂȘte, entonne elle aussi un chant de deuil, de souvenir, de reconstruction et de rĂ©paration du malheur.
Complainte poĂ©tique s’il en est, comme seul AndrĂ© Bucher, dans sa veille solitaire, chaleureuse et empathique, peut nous offrir, en liant l’histoire de Bernie, Edith, Sylvain et Elodie Ă  celle de la VallĂ©e.

Corinne Robial
Vivre au jabron avril 2021

- Tordre la douleur

J’aime Ă©normĂ©ment l’écriture d’AndrĂ© Bucher que j’ai dĂ©couvert avec « DĂ©neiger le ciel » qui fut un Ă©norme coup de cƓur ! Les titres de ses romans sont juste sublimes, tout comme son Ă©criture. Pour « Tordre la Douleur » le Mot et le Reste m’ont fait l’immense surprise de me l’envoyer dĂ©dicacĂ© ! Quelle joie et quelle dĂ©licate attention. Merci encore pour Ă  eux ce cadeau.
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Avec « Tordre la douleur« , AndrĂ© Bucher nous offre un roman oĂč la beautĂ© cĂŽtoie la tristesse. BeautĂ© des paysages de la Drome chĂšre Ă  son coeur, oĂč la rudesse des hivers forge les caractĂšres. Tristesses des personnages qui vont tous vivre un drame familial.

Dans la premiĂšre moitiĂ© du roman, AndrĂ© nous prĂ©sente ses protagonistes et leurs douleurs : pertes violentes d’un enfant, d’une mĂšre, violence conjugale. Pas de grandiloquence dans ces propos, il reste pudique sur les faits et les sentiments en sont exacerbĂ©s.

Au dĂ©but, chaque personnage Ă©volue dans son univers pour petit Ă  petit se rejoindre et s’aider, chacun Ă  leur façon.

Ce roman est d’une dĂ©licatesse incroyable, on est triste pour les personnages tout en Ă©tant Ă©merveillĂ© pas ses descriptions de paysages.

L’écriture d’AndrĂ© Bucher est tellement belle, poĂ©tique, douce et pudique. Il a un don pour parler des gens simples attachĂ©s Ă  leur terre, pour nous dĂ©crire sa rĂ©gion qu’il aime temps. J’ai pris un aller simple pour la vallĂ©e du Jabron avec ce rĂ©cit. MĂȘme le conflit des gilets jaunes, qu’il aborde ici passe parfaitement, alors que je suis trĂšs rĂ©fractaire Ă  ce genre de rĂ©cit d’habitude.

Tordre la douleur est une histoire triste et lumineuse qui sent bon la montagne et la forĂȘt. Un roman magnifiquement bien Ă©crit que je vous invite fortement Ă  dĂ©couvrir.

Une chronique Ă  retrouver sur Les passions de chinouk

Nathalie Glorion
Les passions de Chinouk 15 mars 2021

- Tordre la douleur

C’est une voix bourrue, rude, brute, en accord avec le paysage de montagne et les rapides changements de temps, qui se fait entendre, qui s’élĂšve et s’adoucit pour conter de petits faits, de petites existences brisĂ©es par le quotidien, par le cours des choses, ce qu’on n’attend pas, ce qu’on ne supporte plus
 un trop-plein d’injustice, de minuscules gouttes qui font dĂ©border le vase ou d’un raz-de-marĂ©e brisant une existence
 la vie Ă  vif, qui dĂ©cape.

C’est une sĂ©rie de faits divers advenus Ă  des personnages qui ne se connaissaient pas, et qui se rencontrent, un destin commun, comme on dit un pot commun, de brindilles ballottĂ©es.

La voix des hommes se mĂȘle, sans la reconnaĂźtre, sans se reconnaĂźtre, Ă  celle de la nature, la re-lisant, l’accompagnant parfois sans la dĂ©chiffrer : « La neige, cette douceur sourde surgie de la nuit assiĂ©gĂ©e, attisĂ©e par le vent, se durcissait Ă  vue d’Ɠil et en propulsant ses cristaux Ă  l’horizontale, elle leur fouettait le visage » (p.122).

*Ce sont quelques vies qui se croisent, qui n’auraient pas dĂ» ĂȘtre lĂ  au moment oĂč*
 Ă  la survenue de faits plus ou moins petits, qui s’entrechoquent : une mort accidentelle, une mort « bĂȘte » comme on le dit de toutes, une rencontre fortuite : des vies mises en morceaux par la disparition d’un ĂȘtre cher : le fils de Bernie, la mĂšre de Sylvain, une femme battue qui fuit, et par toutes ces dĂ©chirures se laisse entrevoir aussi la trame d’une autre vie, un espoir, un aprĂšs.

Et tout au long, un chien qui suit les Ă©vĂ©nements, dont on ne sait pas bien Ă  qui il appartient, comme un tĂ©moin, un fil conducteur : « Et ce chien auquel tout d’abord nul ne prĂȘte attention ni ne sait d’ailleurs Ă  qui il appartient. Ce chien qui se couche devant la civiĂšre et se met Ă  gĂ©mir » (p.36), « (
) il avait Ă  nouveau rencontrĂ© ce chien qui dans un Ă©trange mimĂ©tisme, se livrait au mĂȘme manĂšge sur le théùtre de l’accident » (p.74). C’est aussi au chien qu’on demande : « Doit-on tendre ou tordre la douleur ? » (p.102).

Faisant Ă©cho, la voix du narrateur s’adoucit Ă  la misĂšre et au malheur, c’est lui qui donne Ă  la nature son viatique d’apaisement, ainsi des arbres : « ConfrontĂ© Ă  cette complainte si proche du murmure, Bernie estimait que seules des oreilles dĂ©licates, en prise directe avec le cƓur, Ă©taient capables et dignes de l’entendre » (p.84).

Quel est le sens de la douleur ? Quelle est la rĂ©sistance de l’homme face Ă  ce qui survient ? Comment continuer quand on se retourne
 ? Peut-ĂȘtre, si et seulement si, et encore peut-ĂȘtre on est Ă©veillĂ© : « Elle huma l’air et son odeur singuliĂšre. Les fruits en coton de la neige se rĂ©pandaient Ă  nouveau sur la plaine comme un doux duvet sur une blessure » (p.152).

Retrouvez la chronique sur La Cause Littéraire

Anne Morin
La Cause Littéraire 23 mars 2021

- Tordre la douleur

AndrĂ© Bucher sait que le passage terrestre sera ardu. Ce qu’on a oubliĂ© de vous prĂ©venir Ă  votre naissance. Il le montre bien dans son dixiĂšme roman Tordre la douleur. En pĂ©riode hivernale, il nous prĂ©sente un panorama de gens qui connaissent entre autres l’épreuve de la mort. Le poĂšte l’a dit, elle a des douleurs Ă  nulle autre pareille. C’est un ouvrage qui chevauche la nouvelle et le roman. A la diffĂ©rence que les personnages vont se retrouver Ă  la fin dans les Alpes-de-Haute-Provence. L’occasion pour eux de tordre la douleur qui donne cette expression au titre. Donc se terminant sur une note d’espoir en raison de la solidaritĂ© dans l’affliction. Ceux et celles qui aiment les portraits psychologiques soignĂ©s seront ici comme dans une bonbonniĂšre.

Une chronique Ă  retrouver sur Culturehebdo

Daniel Rolland
Culture hebdo mars 2021

- Tordre la douleur

AurĂ©lie et Daniel prĂ©sentent : Brodway de Fabrice Caro (Gallimard), Le bazar du zĂšbre Ă  pois de RaphaĂ«lle Giordano (Plon), La vraie vie de Aline DieudonnĂ© (Livre de poche), L’enfant parfaite de Vanessa Bamberger (Liana Levi), Nos corps Ă©trangers de Carine Joaquim (La manufacture de livres) et Tordre la douleur de AndrĂ© Bucher (Le mot et le reste).

Une émission à réécouter sur Alternantes FM

Daniel Raphalen
Alternantes FM / Voyage au bout du livre 6 mars 2021

- Tordre la douleur

Destins d’hiver au cƓur du Jabron. La forĂȘt est une entitĂ© enjambant les Ă©poques, et pour AndrĂ© Bucher qui s’y est nichĂ© depuis toujours pour cultiver son jardin, la VallĂ©e du Jabron, austĂšre, pentue, dĂ©charnĂ©e mais grandiose, reprĂ©sente pour lui comme un Grand canyon synonyme d’aventures et de destins ruraux. De ceux, qui entre garages improbables du bout du monde et cabanes peuplĂ©es de chouettes ou autres chauves-souris, font des films sublimes sur la nature. A l’image du merveilleux Into the wild de Sean Penn. Avec en toile de fond sonore, un vieil air de J-J Cale ou LĂ©onard Cohen qui rĂ©sonne. Mais dans ce paysage mystĂ©rieux oĂč les cerfs et les toiles argentĂ©es par le froid cĂ©leste semblent descendre en rappel de la Voie lactĂ©e, il faut savourer chaque mot d’AndrĂ© Bucher comme une gourmandise.
Et se lire Ă  haute voix – intĂ©rieurement – chaque phrase sculptĂ©e de ces mots charnus Ă  l’envi pour s’en repaitre pleinement.
Car ici les intrigues sont avant tout montagnardes, mĂȘme si la ville n’est pas loin sans pour autant convaincre si ce n’est le temps d’un verre (ou plus) au bistrot. On s’y accroche pourtant, rudement parfois, Ă  la façon rugueuse des paysans, des solitaires, des chĂŽmeurs complotistes sur les bords qui chargent un peu trop sur le jaune, et des femmes, silencieuses, dociles ou rebelles dont la vie change un jour sur un coup de dĂ©s ou un coup de tĂȘte

Le temps s’y dĂ©roule lentement au rythme des oiseaux qui piaillent, avec parfois le bruit d’une roche qui se brise en se dĂ©tachant de la falaise ou celui d’un fusil qui claque dans la forĂȘt et chasse l’intrus

A quelques encablures du polar, AndrĂ© Bucher nous entraine toujours dans le mĂȘme dĂ©cor depuis des lustres, mais on ne se lasse pas de traverser les ruisseaux, les orages, les tempĂȘtes de neige, les sous-bois moussus oĂč les chanterelles font un tapis ocrĂ©, et suivre les pas de ces destins d’hiver qu’il dĂ©peint si bien. Tel un peintre tenant une palette oĂč les verts et les roux abondent, avec quelques touches de jaune pour donner la vie. « Que pouvait encore espĂ©rer le vieil homme, Ă©crit-il. Sinon chanter le blues ? »

Une chronique Ă  retrouver sur Blues et Polar

Jean-Pierre Tissier
Blues et Polar 4 mars 2021

- Interview d'André Bucher

AndrĂ© Bucher sera l’invitĂ© de Radio Libertaire pour parler de son roman Tordre la douleur.
Écouter l’émission

Alexandre Halliez
Radio Libertaire 2 mars 2021

- Tordre la douleur

Tordre la douleur quel joli titre qui nous annonce un livre à fleur de sentiment. L’expression c’est à fleur de peau mais sentiment est plus parlant je trouve.
AndrĂ© Bucher je me souviens d’une rencontre dans une bibliothĂšque voisine il y a quelques annĂ©es. Un homme Ă©tonnant, au plus prĂšs de la nature. Bernie on se dit que c’est lui lorsque l’on voit sa photo. En tout cas c’est sa rĂ©gion, ses montagnes, ses arbres et cette grande connaissance d’un monde assez mystĂ©rieux pour les citadins.
Destins croisĂ©s de quelques personnages qui ont en commun cette douleur qu’il faudra bien extirper pour continuer Ă  vivre et sous fond de combat social, ah ces gilets jaunes que l’on rencontrent souvent dans les romans. C’est un tĂ©moignage utile quand on aura oubliĂ© ou que l’on ne pourra plus supporter d’entendre comment Ă  Ă©tĂ© dĂ©formĂ© leur combat.
Bernie c’est le personnage central, on suivra son parcours dans cette montagne hivernale, on l’écoutera parler des arbres, des animaux, du vent et de la neige
 Rude, courageux, droit il prendra soin d’Edith, trouvĂ© sur une route. L’autre histoire c’est celle d’un “gamin” des ronds-points dont la mĂšre vient d’ĂȘtre tuĂ©e lors d’un barrage. Un roman dont les personnages se font Ă©chos avec une force touchante.
AndrĂ© Bucher a une Ă©criture poĂ©tique, qui nous met au coeur de ces paysages. Militant ce sorte d’ermite sans concession est un sacrĂ© observateur qui a su placer ses personnages dans une histoire qui fait sens.
Sinon j’ai beaucoup aimĂ© comment il parle de notre prĂ©sident actuel, un petit coup de griffe bien utile. Ce livre n’est pas qu’un nature writing.

BibliothĂšque de Bracieux
BibliothÚque de Bracieux 9 février 2021

- Tordre la douleur

Je n’ai pas trouvĂ© de nom d’auteur pour le clichĂ© en couverture et j’aurais voulu fĂ©liciter celui ou celle qui l’avait choisi pour si bien illustrer ce court roman contemporain. J’insiste sur contemporain parce que le point de dĂ©part en est un accident survenu sur un rond-point occupĂ© par des « Gilets Jaunes » (souvenez-vous c’était il n’y a pas si longtemps : des manifestations de colĂšre en France). Une jeune femme pressĂ©e de retrouver sa fille malade avait tuĂ© une brave femme.

LĂ , l’auteur imagine le rapport qui s’établit, d’une part, entre cette jeune femme et les deux enfants adultes de la morte et, d’autre part, celui qui s’installe entre un « vieux solitaire » que sa femme a quittĂ© suite au dĂ©cĂšs de leur fils (de quarante-deux ans) et une femme serveuse de restaurant, compagne du restaurateur, qui s’est enfuie aprĂšs avoir subi des coups de trop.

Nous sommes loin de la ville en pleine montagne (Alpilles), un peu au cƓur de l’hiver pour des personnes malmenĂ©es par la vie. Les personnages sont simplement des personnes comme celles que l’on peut croiser dans nos vies. Des personnes qui cherchent juste Ă  Ă©chapper Ă  ce qui les coince. Et l’auteur nous dit – je crois – que ce qui nous bloque c’est l’absence de rapport au « vrai ». Notre oubli de la relation Ă  la nature celle avec un grand N comme celle de l’humain
 Et il place sur le chemin des personnages une biche et un labrador


C’est finement Ă©crit pour notre trĂšs bon plaisir de lecture
 et notre capacitĂ© Ă  nous Ă©mouvoir. Mais ce n’est pas mĂ©lo pour autant
 Une lecture de coin du feu pour se rĂ©chauffer l’ñme.

Une chronique Ă  retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 13 février 2021

- La rentrée des auteurs

La RentrĂ©e littĂ©raire d’hiver se rĂ©invente Ă  son tour. Du 1er au 10 fĂ©vrier 2021, retrouvez les auteurs d’Auvergne-RhĂŽne-Alpes en ligne. 2 vidĂ©os seront publiĂ©es chaque jour, Ă  12h et Ă  17h, pour vous prĂ©senter la diversitĂ© de la crĂ©ation littĂ©raire de la rĂ©gion. Les 16 auteurs s’entretiennent avec Danielle Maurel, journaliste et critique littĂ©raire, et vous prĂ©sentent leurs nouvelles publications. A regarder en ligne sur la chaĂźne Youtube et la page Facebook d’Auvergne-RhĂŽne-Alpes Livre et Lecture, puis Ă  retrouver en librairie, bien sĂ»r.

La prĂ©sentation d’AndrĂ© Bucher est Ă  revoir sur Youtube

Auvergne RhĂŽne Alpes Livre et Lecture
Auvergne RhÎne Alpes Livre et Lecture 4 février 2021

- Tordre la douleur

Trois faits divers, trois éclats de vie. Par hasard, par le mouvement imprévisible des ricochets, ces trois trajectoires vont se rencontrer.

Bernie et sa femme ont perdu leur unique enfant. Il n’était ni trĂšs jeune, ni trĂšs malade, il a tout simplement fait un malaise et il s’est Ă©croulĂ©. Annie et Bernie n’ont jamais pu reconstruire leur vie commune, la mort de leur fils a eu raison des 43 ans passĂ©s ensemble. DĂ©sormais, leur existence endeuillĂ©e ne trouve plus la solidaritĂ© nĂ©cessaire et ils vivent sur des orbites diffĂ©rentes, s’éloignant l’un de l’autre chaque jour un peu plus. Rien ne les relie plus, les souvenirs communs sont trop pĂ©nibles et douloureux pour ĂȘtre vĂ©cus Ă  deux.
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Comment survivre Ă  la mort d’un proche, Ă  celle qu’on a malgrĂ© soi donnĂ©e ou qui vous menace ? Comment survivre et prendre soin des autres malgrĂ© le chagrin et la solitude ?

Chacun va trouver en lui une façon de se reconstruire et d’aimer à nouveau, la force de tendre la main, de faire confiance et de surmonter son traumatisme pour aller vers un lendemain.

TrĂšs beaux personnages plein d’une force insoupçonnĂ©e, que l’amour des autres rĂ©pare doucement.

Une chronique à retrouver en intégralité sur le blog En lisant, en écrivant

Flore Delain
En lisant, en écrivant 8 février 2021

- Tordre la douleur

Josiane ChĂ©riau a lu et aimĂ© Tordre la douleur et en parle dans l’émission “Un livre, un jour” sur Radio Zinzine Limans.

Retrouvez la page de la radio

Josiane Chériau
Radio Zinzine Limans février 2021

- Tordre la douleur : une empathie qui serre le coeur

Des personnages cabossĂ©s que le rĂ©cit ramasse sur le bas-cĂŽtĂ© de la vie, des histoires d’amour un peu Ă©brĂ©chĂ©es et la montagne pour théùtre de ces dialogues de la vie et de la mort, oĂč l’Homme, en toute humilitĂ© et en pleine humanitĂ©, se met au diapason de l’éclat de la neige, des fulgurances du vent glacĂ© et de la majestĂ© des arbres.

Les livres d’AndrĂ© Bucher se ressemblent, ils font « famille », mais comme dans toute fratrie, chacun a sa personnalitĂ©. Cette fois, ce sont des parents orphelins, des mamans solitaires et des enfants abandonnĂ©s par la cruautĂ© de l’existence qui promĂšnent leurs silhouettes dĂ©senchantĂ©es dans ce roman clair et simple Ă©crit sur fond de « dĂ©classement social », de gilets jaunes et de quotidien pas toujours folichon. Mais il n’y a ici, ni complaisance, ni misĂ©rabilisme. C’est avec fiertĂ© et dignitĂ© que les mots regardent le lecteur, l’incomparable « petite musique » d’AndrĂ© Bucher faisant une nouvelle fois danser les phrases.

Écrivain-nĂ© et bĂ»cheron de mĂ©tier, il publie ici son dixiĂšme roman, et nous administre une fois encore son remĂšde, cette potion littĂ©raire (avouons-le assez magique) oĂč se mĂ©langent esprit anarcho-libertaire, connaissance profonde de la nature, qu’il dĂ©crit une nouvelle fois comme peu savent le faire, et un amour de l’autre, des femmes en particulier, une empathie qui serre le cƓur. Du haut de ses 75 ans et depuis les cimes de la DrĂŽme, du cĂŽtĂ© de Montfroc, il est notre « Ă©cole du Montana » Ă  lui tout seul, un petit cousin du XXIe siĂšcle de Giono, Ludovic MassĂ©, Ramuz ou Mario Rigoni Stern. AprĂšs avoir lu « Tordre la douleur », – qui nous donne une furieuse envie de nous replonger dans « Le pays qui vient de loin », « DĂ©neiger le ciel » ou « À l’écart » – on a du mal Ă  redescendre. L’ivresse des sommets, probablement


L’éditeur Le mot et le reste publie, en parallĂšle de ce nouveau texte, l’édition en poche de « La cascade aux miroirs » qui, une fois n’est pas coutume, se dĂ©roule en Camargue.

La chronique est à retrouver sur Le Télégramme

Le Télégramme
Le Télégramme 27 janvier 2021

- Pour panser la douleur, il y a le temps et André Bucher

«Un roman Ă  l’architecture qui tient debout»
AndrĂ© Bucher de Montfroc (26) vient de sortir son dernier roman chez Le mot et le reste. L’architecture de «Tordre la douleur» ressemble Ă  un arbre et dĂ©ploie les branches de son histoire
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La nature est un personnage à part entiÚre et puissant dans vos romans. Quel rÎle lui attribuez­vous dans « Tor­dre la douleur » ?
Dans mon livre prĂ©cĂ©dent ­ « Un court instant de grĂące » ­ la nature Ă©tait en danger Ă  cause d’un projet de centrale Ă  bio­ masse,mon roman Ă©tait plus mi­litant. LĂ , il se situe en 2018 mais j’anticipe la tempĂȘte de 2019, la forĂȘt est menacĂ©e par les dĂ©gĂąts de la neige, et ses consĂ©quen­ces, sur les arbres. Pour moi, c’est intimement liĂ© entre les ĂȘtres et les Ă©lĂ©ments naturels, je ne veux pas disso­cier.
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Votre Ă©criture si poĂ©tique donne de la chair aux Ă©lĂ©ments. D’oĂč vous vient cette facultĂ© de traduire les paysages ?
Étant installĂ© depuis 1975 dans la vallĂ©e du Jabron, j’ai eu tout loisir de les parcourir en y vivant, travaillant, plantant
 De ressentir aussi, et de dĂ©ve­lopper l’imaginaire. J’écris dans la nature et non pas sur la natu­re. Je fais un gros travail sur les mĂ©taphores. Avec la nature, on peut som­brer dans les clichĂ©s, mĂȘme Giono parfois, il faut faire trĂšs at­tention. C’est un travail contem­platif, sensoriel avec pour enjeu ensuite d’arriver Ă  retransmet­tre.
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Comprenez­-vous qu’on dise que vous ĂȘtes l’une des voix les plus singuliĂšres de la littĂ©ratu­ re française ?
Ce n’est pas complĂštement faux, et c’est plutĂŽt un compli­ment. Il faut se mĂ©fier des Ă©ti­quettes, mais ce n’est pas sim­plement un argument Ă©ditorial ni du marketing, je ne le ressens pas comme ça. Et les lecteurs me disent qu’ils ne trouvent pas ailleurs des romans comme les miens, c’est la meilleure rĂ©com­pense.

Une interview parue dans La Tribune

Laure Ostwalt
La Tribune 21 janvier 2021

- Tordre la douleur

Ce 10e roman d’AndrĂ© Bucher rompt avec les prĂ©cĂ©dents, tout en gardant la prose poĂ©tique de l’auteur pour chanter la nature.
Le ton du livre est donnĂ© par le titre, renforcĂ© par le tronc noueux de la couverture teintĂ©e de vert, et confirmĂ© par le rĂ©sumĂ© de l’éditeur.
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Le destin de ces personnages va tisser des rencontres entre regrets et espoirs, douleur et résilience.

Cette fois-ci, AndrĂ© Bucher « descend de sa montagne » pour aborder la situation sociale et politique, Ă©gratignant au passage nos dirigeants et le systĂšme actuel. Il aborde ici plusieurs sujets sociaux, tels que la rĂ©volte des gilets jaunes, le deuil prĂ©maturĂ© et la maltraitance des femmes. Il ne s’arrĂȘte pas au malheur, mais poursuit vers la reconstruction et sa rĂ©ussite grĂące aux rencontres, Ă  l’acceptation, Ă  l’entraide.

En lisant le rĂ©sumĂ©, j’avais peur de tomber dans le glauque dont pas grand monde n’a envie en ce moment
 mais l’auteur a su Ă©viter le piĂšge du pathos. Chaque personnage est bien plantĂ© (normal pour un forestier) et le jeu d’assemblage des caractĂšres est finement ciselĂ© dans leur Ă©volution. Le titre est un peu fort et risque de repousser, alors qu’en rĂ©alitĂ©, cette histoire est lumineuse, partant du quotidien, malheureusement ordinaire pour certains, pour s’ouvrir, offrant Ă  chaque personnage un peu de lumiĂšre.

Par certains aspects, j’ai trouvĂ© ce roman plus ouvert que les autres oĂč jalousie, rancƓur, sournoiseries, secrets de famille et rĂšglements de comptes habitaient les montagnes, et ayant sur moi une tendance Ă  me sentir enfermĂ© dans la forĂȘt et les comportements ancestraux de paysans bourrus.
Cela ne m’empĂȘchait pas d’apprĂ©cier l’écriture poĂ©tique d’AndrĂ© que l’on retrouve ici beaucoup plus aĂ©rienne, plus fluide encore, comme dĂ©pouillĂ©e malgrĂ© le poids de l’histoire.

DerriÚre un aspect sombre, une histoire lumineuse et trÚs humaine
 un nouvel André Bucher à découvrir.

Une chronique Ă  retrouver sur le blog de Dominique Lin

Dominique Lin
Blog de Dominique Lin 23 janvier 2021

- Tordre la douleur

Ma premiĂšre lecture d’AndrĂ© Bucher, ce fut « Le cabaret des oiseaux », un pur enchantement d’une intense poĂ©sie. Ce fut un gros coup de cƓur, et j’ai aimĂ© ensuite « Le pays qui vient de loin » et « Pays Ă  vendre ». Ce dernier je lui ai achetĂ© lors d’une dĂ©dicace Ă  la Maison de la Presse de St ChĂ©ly d’Apcher, pour une foire dans le village. Comme lui, j’aime ces rĂ©gions propices Ă  la poĂ©sie, Ă  la contemplation de paysages; il vit dans la vallĂ©e du Jabron. Vous trouverez facilement des topos sur son parcours atypique et sur sa vie.

En tous cas, j’ai eu beaucoup de plaisir Ă  retrouver dans ce court roman ce qui m’a tant plu chez lui, Ă  savoir son talent Ă  parler de la nature ( et j’éviterai de parler de « nature writing », mĂȘme si on retrouve chez cet Ă©crivain les thĂšmes de cette veine littĂ©raire amĂ©ricaine, l’échelle et les points de vue diffĂšrent ), c’est ce que je prĂ©fĂšre dans ses livres. Je crois que j’aimerai lire un texte de lui sans prĂ©sence humaine – s’il en existe un, je suis preneuse ! -. NĂ©anmoins, AndrĂ© Bucher sait faire de trĂšs beaux portraits et ici j’adore Bernie; il est pour moi, humainement, le rĂ©sultat du chagrin et de l’amour, amour vĂ©cu, perdu, chagrin installĂ© mais pansĂ© vaille que vaille par une vie dans les montagnes, entourĂ© de nature; Bernie donne vie aux pages que j’ai prĂ©fĂ©rĂ©es.

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Tous ces personnages vont interagir de prĂšs ou de loin, jusqu’à une fin lumineuse et rĂ©confortante. Une fin qui laisse se dĂ©gager l’horizon des personnages, une autre vie, un autre lieu et d’autres espoirs.

Il en faut, du rĂ©confort, car l’histoire se dĂ©roule en hiver, l’auteur Ă©vite ainsi l’image prĂ©visible de la Haute Provence en Ă©tĂ©, la prĂ©sentant plutĂŽt dans sa rĂ©alitĂ© nue et crue de la mauvaise saison.
Et puis ça met en phase le dĂ©cor et les humeurs des personnages, touchĂ©s par le chagrin, le deuil, la colĂšre, le dĂ©sir de vengeance, mais aussi la soif d’amour et de rĂ©confort. Bernie sait donner de la compassion et de l’amitiĂ© autant aux ĂȘtres qu’aux arbres en souffrance, c’est en cela qu’il est mon prĂ©fĂ©rĂ©. Il offre un rĂ©pit, une attention dĂ©sintĂ©ressĂ©e. J’aime Bernie. Il fait Ă  lui seul de ce livre un livre plein d’amour.

C’est un trĂšs beau livre, rugueux parfois et en mĂȘme temps trĂšs sensuel, AndrĂ© Bucher traite ses personnages avec respect, tendresse et tient Ă  distance les malfaisants d’une plume ferme sans haine stĂ©rile.

Lecture qui enveloppe la lectrice, ça se lit d’une traite.

La chronique est à retrouver en intégralité sur La livrophage

Simone Tremblay
La livrophage 20 janvier 2021

- Tordre la douleur

En 2015, aprĂšs 43 ans de vie commune, Annie et Bernie se sĂ©parent. Leur mariage n’a pas rĂ©sistĂ© Ă  la terrible Ă©preuve du dĂ©cĂšs de leur fils un an auparavant. En 2018, quelque part dans les Alpes-de-Haute-Provence, alors que commence en France le mouvement social des Gilets Jaunes, Bernie croise par hasard Sylvain, un trentenaire militant dĂ©vastĂ© par la mort de sa mĂšre tuĂ©e accidentellement, sur un rond-point occupĂ©, par Élodie. Édith, enfin, fuyant son compagnon violent, va, elle aussi, trouver Bernie sur son chemin.

Est-il possible de survivre Ă  des Ă©vĂ©nements aussi douloureux ? Le roman, inspirĂ© de faits rĂ©els, dissĂšque diffĂ©rentes maniĂšres de souffrir puis de « tordre » la douleur. Peut-ĂȘtre aurait-il pu aller plus loin dans l’analyse du chagrin et de ses corollaires, la rĂ©volte ou la rancƓur. Il use de quelques facilitĂ©s aussi dans le lien tissĂ© entre les personnages et dans les considĂ©rations sociĂ©tales qui les accompagnent sans Ă©vidente nĂ©cessitĂ©. Adouci par la douceur poĂ©tique de ses descriptions, au risque parfois de la « jolie phrase », le rĂ©cit reste nĂ©anmoins poignant, faisant vibrer Ă  l’unisson la nature et les personnages humains. Sombre au premier abord, ce roman se rĂ©vĂšle finalement porteur d’un message lumineux et cicatrisant ! (C.H. et C.B.)

Une chronique Ă  retrouver sur Les notes

Les notes
Les notes 8 janvier 2021

- André Bucher regarde les hommes tomber et signe son dixiÚme roman

Écrivain-paysan des moyennes montagnes, du sud de la DrĂŽme oĂč il a pris voilĂ  10 ans sa retraite d’agriculteur, AndrĂ© Bucher poursuit Ă  Montfroc une brillante carriĂšre d'Ă©crivain en publiant aujourd’hui un dixiĂšme roman « Tordre la douleur », aux Ă©ditions « Le mot et le reste ».
Ce dernier opus est un de ces romans noirs, mĂ©lancoliques et douloureux que l’auteur nous a
habituĂ©s Ă  aimer. Un roman fort, Ă©crit d’une plume incandescente qui raconte la vie de personnages en proie Ă  de douloureuses aventures intĂ©rieures et qui affrontent leurs dĂ©mons en un huis clos fascinant.

Bernie et sa femme ne se remettront pas de la mort soudaine de leur fils. Sylvain et Élodie jouent de malchance lors des premiers remous du mouvement des gilets jaunes. Édith fuit vers l’inconnu,
aprĂšs que son compagnon ait levĂ© une fois de trop la main sur elle. Le hasard la mĂšnera sur la route de Bernie, ermite devenu sauveur Ă  travers lequel on croit reconnaitre l’auteur.

*Une fois de plus, avec sa langue rocailleuse et sonore, AndrĂ© Bucher nous envoĂ»te d’une
dramaturgie particuliĂšrement sombre.* En mettant Ă  l’épreuve, lors d’une redoutable pĂ©riode
hivernale des ĂȘtres que rassemblent le chagrin, la solitude et la tendresse, l’auteur nous offre un roman sur la rĂ©silience. L’affliction des ĂȘtres fait Ă©cho Ă  la nature sauvage, rude et belle des chemins de haute Provence, leur offrant un espoir de guĂ©rison, une chance de tordre la douleur.
« Tordre la douleur » est un roman qui se lit d’une traite, comme un polar, comme on Ă©coute un morceau de blues. A dĂ©guster sans modĂ©ration !

Cette chronique est à retrouver dans Le Dauphiné libéré

Alain Bosmans
Le Dauphiné libéré 8 janvier 2021