Teintes d'automne - Nouvelle édition
Câest Ă la fois en poĂšte et en naturaliste que Thoreau fait lâĂ©loge de lâautomne.
Traduction de Nicole Mallet
Préface et postface de Michel Granger
« Que câest beau de voir un arbre tout entier ressemblant Ă un beau fruit mĂ»r dĂ©bordant de jus savoureux, son feuillage, depuis les branches les plus basses jusquâĂ la cime, en plein embrasement, surtout quand on a regardĂ© dans la direction du soleil ! Que peut-il exister de plus remarquable dans un paysage ? »
Arpenteur infatigable, Thoreau a collectĂ© sa vie durant des observations sur les bois et les forĂȘts. Peu avant sa mort, il rassemble ses notes et en extrait un vĂ©ritable tableau vivant, Teintes dâautomne, emblĂ©matique de ce genre littĂ©raire dont il est considĂ©rĂ© comme le pĂšre fondateur : le nature writing.
Revue de presse
VERSION ORIGINALE # 1ER FEVRIER 2025 â INVITĂ : MICHEL GRANGER Patrick Leon-Emile Aligre FM 1er fĂ©vrier 2025
Gabriel Ullman Journaliste-écrivains pour la Nature et l'Ecologie 18 octobre 2024
- Thoreau et les saisons L'écologiste Janvier/Mars 2013
- Teintes d'automne Noé Gaillard Murmures 4 décembre 2012
« Les beaux jours sont dĂ©sormais loin⊠Alors autant se plonger totalement dans lâesprit de cette saison de transition, oĂč la nature â et parfois les sentiments â se prĂ©parent Ă entrer dans lâhiver.»
« Philosophe américain du XIXe siÚcle, Henry David Thoreau est considéré comme le pÚre du
« nature writing », qui prĂŽne un mode de vie au plus proche de la nature, sorte de rĂ©sistance Ă lâessor de la sociĂ©tĂ© moderne, qui inspira des figures du XXe siĂšcle. Ses textes les plus connus sont La DĂ©sobĂ©issance civile (1849) et surtout Walden ou la Vie dans les bois (1854). »Observateur de la nature, et Ă©cologiste avant lâheure, il a rassemblĂ© ses notes dans Teintes dâautomne (Autumnal Tints dans sa version originale). »
âMichel GRANGER nous aide Ă comprendre lâimportance de lâoeuvre de lâĂ©crivain amĂ©ricain Henry David THOREAU. Analyse du livre de THOREAU_Teintes dâautomne_ Ă©ditions Le mot et le resteâ
âDeux ans vĂ©cus en autarcie, dans une cabane, dans la forĂȘt, prĂšs dâun lac : câest lâexpĂ©rience transformatrice narrĂ©e par Thoreau dans Walden. Mais Thoreau (1817-1862) a beaucoup Ă©crit par ailleurs. Arpenteur infatigable, Thoreau a collectĂ© sa vie durant des observations sur les bois et les forĂȘts. Peu avant sa mort, il rassemble ses notes et en extrait un vĂ©ritable tableau vivant, Teintes dâautomne, emblĂ©matique de ce genre littĂ©raire dont il est considĂ©rĂ© comme le pĂšre fondateur : le nature writing. Teintes dâautomne se lit comme un âherbier littĂ©raireâ dans lequel Thoreau fait notamment lâĂ©loge de lâembrasement automnal des forĂȘts de la Nouvelle Angleterre.â
Deux ans vĂ©cus en autarcie dans la forĂȘt : voilĂ lâexpĂ©rience narrĂ©e par Thoreau dans Walden. Mais Thoreau a Ă©galement beaucoup Ă©crit par ailleurs. Michel Granger, qui a rĂ©digĂ© la prĂ©face de deux beaux textes trĂšs bien traduits par Nicole Mallet, rappelle quâil est ainsi considĂ©rĂ© comme le fondateur du courant trĂšs dĂ©veloppĂ© en AmĂ©rique du nature writing, de lââĂ©criture natureâ. Teintes dâautomne est un âherbier littĂ©raireâ et un Ă©loge de lâembrasement automnal des forĂȘts de la Nouvelle Angleterre. Admirant la palette des couleurs des arbres en automne, Thoreau se demande : âJe ne comprends pas pourquoi (âŠ) nos feuilles ne pourraient pas rivaliser avec les pierres prĂ©cieuses pour attribuer des noms aux couleurs!â (p.44) Dans Succession des arbres en forĂȘt il livre une belle rĂ©flexion sur les semences : âMon jardin est un coffre aux trĂ©sors inĂ©puisable (âŠ) jâai grande foi dans une graine!â (pp.78-79). Le mĂȘme Ă©diteur a rééditĂ© Marcher & une promenade en hiver, lâouvrage de celui qui dĂ©clare vouloir se faire âlâavocat de la natureâ. Des livres Ă©ditĂ©s de façon soignĂ©e, Ă lire sans hĂ©siter!
Vous aurez sans doute un tapis de feuilles mortes devant les yeux quand vous ouvrirez ce livre, les branches des arbres seront nues et leur noir se dĂ©tachera sur le gris du ciel ; peut-ĂȘtre quelques retardataires, jaunes ou rouges, marqueront une volontĂ© de rĂ©sistance. Si vous vous ĂȘtes promenĂ©s avec Jean-Jacques du cĂŽtĂ© dâErmenonville, ou non, vos rĂȘveries vous guideront pour ce petit livre.
Teintes dâautomne est selon la quatriĂšme de couverture âemblĂ©matique de ce genre littĂ©raire dont il (Thoreau) est considĂ©rĂ© comme le fondateur : le nature writing.â âUne Ă©criture qui rassemble les visions du naturaliste et du poĂšteâ nous prĂ©cise Michel Granger dans son introduction. Et câest bien ce qui se passe. Nous entrons en nature en suivant les balises de celui qui en connaĂźt les Ă©lĂ©ments et nous ressentons les sensations de celui qui sâabandonne Ă ce quâil voit, entend, perçoit. Thoreau nous fait partager ses connaissances et ses sensations. On a dit que Thoreau avait inventĂ© le mot âĂ©cologieâ, ce nâest pas certain en tout cas son rapport Ă la nature relĂšve du respect le plus grand et de la conscience du rĂŽle important de lâhomme. Dans la deuxiĂšme partie, une confĂ©rence faite devant des agriculteurs, il met en Ă©vidence le rĂŽle des graines. Bien sĂ»r, aujourdâhui ce type de discours peut paraĂźtre dĂ©passĂ© aux yeux de certains dĂ©fenseurs des OGM, il nâempĂȘche, voir et prĂ©senter la nature autrement que sous ses aspects directement utilitaire et rentable peut aider Ă sauver ce qui est sauvable. A certains endroits de la lecture on se surprend Ă rĂ©diger mentalement des courts rĂ©sumĂ©s de ce que Thoreau raconte et cela pourrait donner quelque chose dans le genre des HaĂŻkus qui traitent de la nature (je rappelle : le HaĂŻku est un poĂšme de trois vers de 5-7 et 5 syllabes), ceux qui tentent de dire la sĂ©rĂ©nitĂ© dâun rapport Ă la nature/monde.
A lire et Ă mĂ©diterâŠ