Soixante-quinze mĂštres
Un artiste dĂ©cide de sauter dâune falaise : art de la performance ou constat dâune vie ratĂ©e ? Lâouvrage dĂ©roule ces deux lignes de fuite qui finissent par se rejoindre, avec le narrateur, en bas des 75 mĂštres.
Luc Stablinski est un artiste Ă©mĂ©rite, lucide et heureux. Fils dâune mĂšre qui a sacrifiĂ© sa carriĂšre pour lâĂ©lever seule, mari de Marie, infirmiĂšre comprĂ©hensive arborant une galaxie de taches de rousseur, et fils dâun pĂšre inconnu mais cĂ©lĂšbre, il ne goĂ»te guĂšre au conformisme et accorde plus de crĂ©dit aux lois physiques qui encadrent la chute dâun corps quâau concept de paternitĂ©. Luc sâest construit entre Paris et Aix-en-Provence mais câest Ă Calais que nous le rejoignons, lĂ oĂč il a rencontrĂ© Abraham, un rĂ©fugiĂ© Ă©rythrĂ©en, lĂ oĂč le lecteur passera un peu moins de quatre secondes avec lui. Plus de temps quâil nâen faut pour raconter une vie. Suffisamment de temps aussi pour marquer les esprits avec un happening unique, une Ćuvre testamentaire. Car câest bien de cela dont il sâagit. Un suicide ? Vous rigolez ? Nâoubliez pas, Luc Stablinski est un artiste Ă©mĂ©rite, lucide et heureux.
Revue de presse
- Soixante-quinze mÚtres Grain de sel Février 2018
- Interview : Enfant dyslexique, Philippe a écrit un roman 2 février 2018 Ouest-France
- Philippe Borsoï. Un premier roman pour s'élever par la magie des mots Catherine Lozac'h Le Télégramme 3 juillet 2017
- « Soixante-quinze mÚtres », le fruit de la délivrance Ouest France 29 juin 2017
MĂštre par mĂštre, la chute dâun homme qui fait de sa mort une Ćuvre dâart et de sa vie un livre oĂč la chute est aussi une maniĂšre de sâĂ©lever Ă hauteur de lâamour.
Philippe BorsoĂŻ rĂ©ussit le parfait assemblage entre rĂ©cit intime et Ă©popĂ©e fantasmĂ©e. Dâune part parce quâil utilise dâemblĂ©e une forme totalement maĂźtrisĂ©e. Je dirais comme un journal intime mais un journal oĂč de nombreuses pages auraient Ă©tĂ© arrachĂ©es, pour laisser place Ă toute une sĂ©rie de morceaux choisis, un peu comme le fait spontanĂ©ment la mĂ©moire, choisissant, dans son for intĂ©rieur, un moment plutĂŽt quâun autre, un instantanĂ©, une Ă©motion, plutĂŽt que le rĂ©cit global ou la simple anecdote.
Dâautre part, câest dans le contrepoint de la figure tutĂ©laire de Rudolf Noureev quâapparaĂźt lâĂ©pique et la figure du pĂšre, sans cesse absent de lĂ oĂč il devrait ĂȘtre pour laisser grandir son art au-dedans de lui. Une forme dâĂ©goĂŻsme qui le mĂšnera Ă un totalitarisme tout aussi prĂ©gnant que celui quâil a fui, Ă lâimage de la Russie soviĂ©tique. Le pĂšre nâa cessĂ© de fuir : son pays, ses femmes, ses amants, un enfant nĂ© quelque part dans lâivresse du hasard, Ă Paris, et qui deviendra le narrateur de ce happening en forme de performance. Car comme le dit lâĂ©crivain il sâagit dâĂȘtre happĂ©, il sâagit de perforer lâinstant, qui fait partie de la grande et de la petite histoire, du moins le temps dâune chute, et câest ce qui est trĂšs rĂ©ussi dans ce livre.
Pour ce qui est du titre, vous comprendrez aisĂ©ment quâil sâagit dâune altitude, dâun voyage, dâune odyssĂ©e Ă travers lâespace et le temps, matiĂšre trouĂ©e par le passage dâun homme qui Ă©tablit scientifiquement sa chute avant de lâentreprendre. Car, attention, il ne sâagit pas dâun suicide mais dâune Ćuvre dâart ! Pas nâimporte quel lieu, pas nâimporte quel moment, pas nâimporte quel prĂ©texte.
Le lieu, tout dâabord : chargĂ© dâhistoire, celle quâon lit dans les livres mais aussi lâhistoire contemporaine, celle dont on nous rebat les oreilles dans les mĂ©dias mais dont on ne sait finalement que peu de choses. Nous sommes non loin de Calais, au Cap blanc nez, tout prĂšs de la fameuse « Jungle », dont on apprendra dâailleurs lâorigine du nom usitĂ© par les migrants qui y affluent de tous bords. Ainsi paraĂźtra lâami : Abraham, qui sera compagnon de joie de lâartiste juste avant de mourir. Un ami qui lui ouvrira les portes de lâinstant, rythmant de ce fameux moment prĂ©sent une vie toute empesĂ©e par le furieux dĂ©sir dâen finir avec ses dĂ©mons.
Pas nâimporte quel moment puisque câest le jour de son trente-troisiĂšme anniversaire que Luc Stablinski, hĂ©ros de cette histoire en chute libre, dĂ©cide dâĂȘtre le narrateur scrupuleux de sa propre mort, en direct, sans filet. Une chute aussi vertigineuse, câest un peu comme plonger au cĆur du miroir et sâil est bien dangereux de se pencher au-dedans, cela donne une mĂ©moire oĂč la nostalgie se fait la part belle, oĂč lâon voit dĂ©filer le film de sa vie. TantĂŽt avec des scĂšnes en couleurs (les souvenirs de Luc avec sa femme Marie, Ă qui il ne donnera pas dâenfant mais dont il connaĂźt pourtant par cĆur le corps, fait de ces mille et une taches de rousseurs qui sont autant de souvenirs Ă©grainĂ©s), tantĂŽt avec des scĂšnes en noir et blanc (les souvenirs de Stablinski, Ă Paris, avec sa mĂšre qui a tout sacrifiĂ© pour faire semblant de vivre avec son fils, tels quâils auraient dĂ» vivre, dans la voluptĂ© dâun certain luxe).
Pas nâimporte quel prĂ©texte non plus puisque lâamour semble ĂȘtre le seul moteur du hĂ©ros. Lâamour de son pĂšre, quâil nâa pas eu, et celui de sa mĂšre, dĂ©mesurĂ©, qui aboutissent finalement Ă une mĂȘme forme dâĂ©goĂŻsme oĂč lâon ne vit que pour soi, sans se rĂ©aliser vraiment. Aimer, dâun simple geste envers lâautre, par le regard portĂ©, par la parole donnĂ©e. Alors, on sent dĂšs les premiĂšres touches impressionnistes de ce livre (oĂč lâon pense parfois Ă des tableaux du dix-neuviĂšme siĂšcle) que la quĂȘte du hĂ©ros, dans sa chute millimĂ©trĂ©e, au bout de ce prĂ©cipice de soixante-quinze mĂštres, nâest autre que de rencontrer le fracas de lâamour total.
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LâAUTEURSINAGOTPHILIPPEBORSOĂ Ă GRAIN DE SEL
Philippe BorsoĂŻ sera prĂ©sent Ă Grain de Sel samedi 3 fĂ©vrier pour prĂ©senter son premier ouvrage, Soixante-quinze mĂštres. Ce Sinagot dâadoption nous raconte comment son roman est nĂ©.
Pourquoi avez-vous commencé à écrire ?
P. B. : Je suis concepteur-rĂ©dacteur en agence de pub depuis huit ans, aprĂšs 30 ans en tant quâindĂ©pendant. Mon mĂ©tier consiste, en autres, Ă Ă©crire un maximum de choses en un minimum de mots. Pourtant ma scolaritĂ© a Ă©tĂ© difficile. JâĂ©tais dyslexique ! Cela mâa beaucoup gĂȘnĂ©, freinĂ© dans lâapprentissage de la langue et de lâĂ©criture. Mais une fois que lâai eu acceptĂ©. ça mâa fait avancer trĂšs vite et aujourdâhui ça me passionne! Ce qui Ă©tait ma hantise est devenu obsessionnel, mais dans le bon sens.
Soixante-quinze mĂštres est votre premier ouvrage ?
P. B. : Jâai dâabord Ă©crit un premier manuscrit trop autobiographique Ă mon goĂ»t mais il mâa permis de prendre confiance en moi. Et puis Jâai voulu que mon deuxiĂšme ouvrage sâadresse davantage aux lecteurs, quâil leur apporte une rĂ©flexion. Jâai eu la chance dâĂȘtre Ă©ditĂ© chez Le mot et le reste, et dâĂȘtre conviĂ© au Salon du Livre de SĂ©nĂ© par la librairie MarĂ©es-Pages, que je frĂ©quente rĂ©guliĂšrement.
Parlez-nous de lâhistoire de ce roman, quâa-t-il de particulier ?
P. B. : Le personnage principal est un artiste. Il saute de la falaise du Cap Blanc-Nez, persuadĂ© de rĂ©aliser un happening unique et que sa chute lui apportera LA rĂ©ponse. Dans ce rĂ©cit il est question dâurgence de la pensĂ©e et ses prioritĂ©s quand on a peu de temps pour rĂ©flĂ©chir (pour mon personnage, 3 secondes91 centiĂšmes). 75 mĂštres, ce sont 75 chapitres, au cours desquels trois histoires se tressent pour finir en une seule chute⊠si je puis me permettre ! Il y a beaucoup de digressions, je mâamuse Ă perdre les gens mais au final les ramĂšne toujours lĂ oĂč je veux quâils aillent. Cette histoire est bien une fiction mais les Ă©vĂ©nements historiques et les faits de sociĂ©tĂ© citĂ©s sont rĂ©els et les dĂ©tails scientifiques vĂ©rifiables. Jâai aussi visitĂ© les lieux que je dĂ©cris. Car comme dit Francis Ponge, le poĂšte de lâobjet « on ne peut dĂ©crire une chose si on ne lâa jamais vue ».
Avez-vous dâautres projets dâĂ©criture ?
P. B. : Je prĂ©pare, non pas une suite, mais un ou deux rĂ©cits parallĂšles pour faire vivre les personnages secondaires du premier livre. Etre prĂ©sent au Salon du livre et Ă Grain de Sel est aussi important pour moi, car avec mon Ă©pouse, nous avons eu un vrai coup de cĆur pour SĂ©nĂ©. Nous avons pourtant dĂ©mĂ©nagĂ© une vingtaine de fois dans toute la France mais cette fois câest diffĂ©rent. Jâai lâimpression de connaĂźtre SĂ©nĂ© depuis toujours. Jâaime son bourg et son environnement. Jâaime fouiner Ă MarĂ©es-Pages. Câest dĂ©sormais ma librairie fĂ©tiche.
Que raconte votre roman Soixante-quinze mÚtres, paru aux éditions Le Mot et le Reste ?
Câest lâhistoire dâun artiste qui dĂ©cide de sauter dâune falaise⊠Art de la performance ou constat dâune vie ratĂ©e ? Lâouvrage dĂ©roule ces deux lignes de fuite qui finissent par se rejoindre, avec le narrateur, 75 m plus bas.
Ăcrire nâa pas Ă©tĂ© une Ă©videnceâŠ
JâĂ©tais un enfant dyslexique. Apprendre Ă lire a Ă©tĂ© trĂšs dur. Ă Ă©crire, nâen parlons pas. Je crois que je nâai jamais eu un point Ă une dictĂ©e. Un parcours scolaire chaotique mâa menĂ© Ă faire plus dâune dizaine de mĂ©tiers.
Vous nâen ĂȘtes pas Ă votre premier essai ?
Il y a quelques annĂ©es, jâai Ă©tĂ© pris dâune boulimie de lecture. Et Ă force de lire, est nĂ©e une envie dâĂ©crire. Jâai dĂ©jĂ portĂ© deux projets de littĂ©rature jeunesse dans les annĂ©es 1990, qui ont connu un joli succĂšs : La Piste des couleurs, aux Ă©ditions Larousse et la mini-collection Qui se cache ? aux Ă©ditions Milan.
Comment vous y prenez-vous pour écrire une histoire ?
TrĂšs tĂŽt le matin, le week-end et pendant les vacances. Et je me documente le soir. Lâhistoire que jâavais en tĂȘte est surrĂ©aliste, alors je voulais lui donner des repĂšres concrets, solides, que ce soit en gĂ©ologie, en Ă©tymologie, en histoire⊠Je me suis rendu sur les lieux Ă©voquĂ©s dans le roman, les ai photographiĂ©s pour mieux faire revivre des atmosphĂšres.
Quelles ont Ă©tĂ© vos sources dâinspiration ?
Un personnage et un lieu : le danseur Rudolf Noureev et le cap Gris-Nez, dans le Pas-de-Calais.
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Ce nâest sans doute pas un roman Ă lire sur nâimporte quelle plage⊠Le sinagot Philippe BorsoĂŻ vient de publier « Soixante-quinze mĂštres », un portrait vertigineux.
Philippe BorsoĂŻ nâen est pas Ă son premier livre. NĂ© dans la DrĂŽme, Sinagot depuis dix ans suite Ă un coup de coeur pour le golfe, il avait dĂ©jĂ portĂ© deux projets de littĂ©rature jeunesse dans les annĂ©es 1990 qui ont connu un joli succĂšs : « La piste des couleurs » aux Ă©ditions Larousse et la mini-collection « Qui se cache ? » aux Ă©ditions Milan.
Premier roman
Cette fois, il sâattaque Ă un roman, une falaise. « JâĂ©tais un enfant dyslexique. Apprendre Ă lire a Ă©tĂ© trĂšs dur. Ă Ă©crire, nâen parlons pas. Je crois que je nâai jamais eu un point Ă une dictĂ©e », raconte Philippe BorsoĂŻ. Un parcours scolaire chaotique qui lâa menĂ© Ă faire plus dâune dizaine de mĂ©tiers. De bĂ»cheron Ă pompiste, de rĂ©gisseur de théùtre Ă aujourdâhui concepteur-rĂ©dacteur dans lâagence de communication PhilĂ©as. « Il y a quelques annĂ©es, ma directrice mâa prĂȘtĂ© des livres, fait dĂ©couvrir des auteurs. Jâai Ă©tĂ© pris dâune boulimie de lecture. Et Ă force de lire, par une envie dâĂ©crire ». Il juge son premier manuscrit trop autobiographique. Puis en 2015, il donne vie Ă Luc, « un artiste Ă©mĂ©rite, lucide et heureux ». Philippe BorsoĂŻ Ă©crit trĂšs tĂŽt le matin, le week-end et pendant les vacances et se documente le soir. Car lâhistoire quâil a en tĂȘte est surrĂ©aliste, alors il veut lui donner des repĂšres concrets, solides, que ce soit en gĂ©ologie, en Ă©tymologie, en histoire⊠Il se rend sur les lieux Ă©voquĂ©s dans le roman, les photographie pour mieux faire revivre des atmosphĂšres. « Câest ce que jâaime dans lâĂ©criture : la magie des mots ».
Fascinations
Pour son roman-concept, ramassĂ© en 120 pages, il sâinspire tout particuliĂšrement dâun personnage et dâun lieu qui lâont impressionnĂ© : le danseur Rudolf Noureev et le cap Gris-Nez dans le Pas-de-Calais. « Je suis aussi fascinĂ© par la quĂȘte artistique, par la dĂ©finition de lâart, par son rĂŽle », explique Philippe BorsoĂŻ, qui a commencĂ© son livre par la fin, par la toute derniĂšre phrase : « Jâadmets enfin, Ă un tout petit centimĂštre du sol, quâil est temps pour moi dâaimer ». Puis il a remontĂ© le fil de lâhistoire. « Quand jâai envoyĂ© mon manuscrit, jâavais un peu peur du fantĂŽme de la prof de français, mais lâĂ©diteur a Ă©tĂ© enthousiaste. Les rencontres sont importantes : câest ce qui mâa permis dâeffacer les galĂšres liĂ©es Ă la dyslexie » rĂ©sume cet « intellec-truelle », comme le qualifie son Ă©pouse, devenu aussi confiant dans ses mains pour lâĂ©criture que pour le bricolage. Ă 60 ans, Philippe BorsoĂŻ voulait pouvoir se dire « jâen ai fait un » et tourner une page. Maintenant⊠il a bien envie de continuer Ă Ă©crire, en changeant de point de vue.
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Depuis quâil a franchi le pas en haut dâune falaise de la CĂŽte dâOpale, Luc Stablinski jure, face au lecteur, « quâil sâagit dâune performance artistique ».
Mais, durant les 75 mĂštres qui le sĂ©parent du sol, ses pensĂ©es le ramĂšnent Ă sa vie dâartiste, la tendresse pour sa mĂšre qui a sacrifiĂ© sa carriĂšre de danseuse Ă©toile pour Ă©lever son garçon, la quĂȘte dâun pĂšre inconnu et danseur cĂ©lĂšbre, son amitiĂ© avec Abraham, rĂ©fugiĂ© Ă©rythrĂ©en rencontrĂ© Ă Calais, et Marie, sa femme Ă la belle chevelure rousse et aux innombrables taches de rousseur, quâil aime Ă en perdre la raison.
Philippe Borsoï signe ici son premier roman, Soixante-quinze mÚtres. « Ce livre est une délivrance pour moi, car je peux non seulement lire, mais aussi écrire », confie Philippe Borsoï.
Il a longtemps Ă©tĂ© fĂąchĂ© avec la lecture lorsquâil Ă©tait Ă lâĂ©cole. « CâĂ©tait une vraie galĂšre, confirme-t-il. Jâai toujours combattu cette dyslexie en mâexprimant avec les mots, dans la publicitĂ©. PassĂ© lâĂąge de 50 ans, je me suis mis Ă lire tout ce qui me tombait sous la main, et je suis carrĂ©ment rĂ©conciliĂ© avec lâĂ©criture et la lecture, qui me permettent de me poser et de prendre mon temps. »
Cet Ă©crivain sinagot, qui a choisi de vivre sur la presquâĂźle de Langle, est nĂ© en 1956 Ă Saint-Paul-Trois-ChĂąteaux, dans la DrĂŽme.
Il partage maintenant sa vie entre SĂ©nĂ© et sa famille, et Rennes, oĂč il est concepteur-rĂ©alisateur dans la publicitĂ©.
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