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Parution : 03/12/2021
ISBN : 9782361398743
308 pages (14,8 x 21cm)

Secrets boréals

L’écriture d’Anna Raymonde Gazaille est d’une efficacitĂ© rare. PrĂ©cise, ciselĂ©e avec Ă©lĂ©gance, sans artifice. Au QuĂ©bec, seuls quelques auteurs de polars peuvent prĂ©tendre Ă  une telle hauteur stylistique.

Le Devoir

PRIXSAINT-PACÔME DU MEILLEURROMANPOLICIER 2022

Dans un village aux confins de la forĂȘt borĂ©ale quĂ©bĂ©coise oĂč elle est venue pour fuir son passĂ©, Brigit tente de reconstruire sa vie au contact des paysages sauvages et somptueux du Grand Nord. Mais le malheur semble la poursuivre mĂȘme au sein de cette petite communautĂ© repliĂ©e sur ses mĂ©faits. Dans un ravin Ă  la frontiĂšre de ses terres, elle dĂ©couvre le cadavre d’une gamine rĂ©cemment portĂ©e disparue. Un inspecteur de la capitale est chargĂ© de cette affaire et Brigit, tiraillĂ©e entre l’exigence de taire ses secrets et son implication dans l’enquĂȘte, voit ressurgir ses hantises et les Ă©vĂ©nements tragiques de son ancienne vie. Dans un style prĂ©cis et une langue Ă©lĂ©gante, Anna Raymonde Gazaille aborde les thĂšmes universels de l’identitĂ©, et de la vengeance, nous invitant Ă  embrasser d’un regard la condition humaine.

Revue de presse

- Secrets boréals Elsa La fille qui lit 24 janvier 2022
- Secrets borĂ©als – Meurtre, mystĂšres et nature canadienne Camille Gho Maze 5 janvier 2022
- Secrets boréals Fred Robert Zibeline décembre 2021
- Secrets boréals La livrophage 15 décembre 2021
- Secrets boréals Christophe Dupuis Milieu Hostile 2 décembre 2021
- Secrets boréals Adonis Brunet Litzic 30 novembre 2021
- Secrets boréals Laurence Juan Avoir à lire 21 novembre 2021
- Secrets boréals Brice L'Homme qui lit 4 novembre 2021
- Secrets boréals Muriel Gaillard Blues et Polar 15 novembre 2021
- La mort dans les bois Cédric Fabre Livres hebdo 28 octobre 2021

- Secrets boréals

De ce livre j’ai tout apprĂ©ciĂ©. L’histoire et son Ă©volution, Brigit – notre hĂ©roĂŻne – aux profondes fĂȘlures, la plume et la sublime couverture (ça c’est le petit truc en plus).

Secrets BorĂ©als s’ouvre comme un double rĂ©cit tortueux dont chaque morceau finit par s’emboiter et faire sens. C’est presque un huis clos, dans une minuscule communautĂ© canadienne repliĂ©e sur elle-mĂȘme et noyĂ©e dans une nature rude mais luxuriante. [
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J’ai apprĂ©ciĂ© le rythme tranquille qui avance inexorablement et sans effort. Le sentiment de traque qu’il distille sur la longueur. L’envie de savoir qui tenaille le lecteur. Car nombres de mystĂšres s’enchevĂȘtrent et tiennent en haleine. J’ai aimĂ© la noirceur qui s’en dĂ©gage, autant que la rĂ©silience qui y brille doucement.

Si je cherchais la petite bĂȘte, je vous dirais que les personnages secondaires auraient mĂ©ritĂ©s d’ĂȘtre plus dĂ©taillĂ©s psychologiquement. Ils sont intrigants, plein d’aspĂ©ritĂ©s, de quoi donner envie de les dĂ©couvrir plus en profondeur au lieu de les survoler. Mais finalement, ce dĂ©sir inassouvi, n’est-il pas le signe que je suis profondĂ©ment entrĂ©e dans ce thriller ? Qu’il m’a sĂ©duite au point que j’aurais voulu rester encore un peu entre ses pages ?

Secrets Boréals séduira donc les amateurs du genre, mais pas que
 son univers peut tout aussi bien plaire aux non initiés.

Une chronique Ă  retrouver sur le compte instagram de La fille qui lit

Elsa
La fille qui lit 24 janvier 2022

- Secrets borĂ©als – Meurtre, mystĂšres et nature canadienne

Le polar Secrets borĂ©als arrive, tout en peignant des dĂ©cors saisissants, Ă  maintenir ses lecteur·ices en haleine jusqu’à des rĂ©vĂ©lations peut-ĂȘtre trop prĂ©visibles.

Secrets borĂ©als est le quatriĂšme roman de Anna Raymonde Gazaille, nĂ©e au QuĂ©bec et vivant Ă  Marseille, et le premier Ă  paraĂźtre en France. Un polar haletant entre le soleil brĂ»lant d’un dĂ©sert inconnu et le froid rude de la forĂȘt borĂ©ale quĂ©becoise. Un roman qui n’arrive pas tout Ă  fait Ă  surprendre, malgrĂ© le tissage d’une polyphonie narrative inhabituelle.

Un polar classique

Le roman s’ouvre par la dĂ©couverte sordide d’un cadavre d’adolescente. La maĂźtrise des codes du polar par Anna Raymonde Gazaille entraĂźne le·a lecteur·ice dans un enchaĂźnement de rĂ©vĂ©lations et de pĂ©ripĂ©ties tantĂŽt attendues, tantĂŽt inattendues. Tous les ingrĂ©dients pour faire un bon polar sont lĂ  : familles ennemies depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations dans une toute petite ville oĂč tout le monde se connaĂźt, police corrompue, meurtres sordides en sĂ©rie
 Les pages se tournent vite et on est rapidement entraĂźné·e dans l’histoire aux cĂŽtĂ©s de Brigit. [
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Une quĂȘte identitaire

La maison d’édition reste fidĂšle Ă  son goĂ»t pour le nature writing et les quĂȘtes identitaires avec ce roman. D’ailleurs, l’inspecteur chargĂ© de l’enquĂȘte s’appelle Kerouac. Pour ce qui est des quĂȘtes identitaires, il y en a surtout une : celle de Brigit. Celle qui l’a justement poussĂ©e Ă  choisir cette bourgade pour vivre discrĂštement. [
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C’est dans ces questions d’identitĂ© que rĂ©side la force de ce roman. Si les ressorts narratifs sont classiques du cĂŽtĂ© polar, l’autrice utilise ailleurs une polyphonie inhabituelle. Mais rafraichissante. Les voix qui s’entremĂȘlent au fil des chapitres laissent planer un mystĂšre qui participe Ă  captiver le·a lecteur·ice. La chute, inattendue, se dĂ©voile tardivement – et arrive Ă  crĂ©er un vrai effet de surprise, au milieu de la rĂ©solution trĂšs classique de l’intrigue du polar.

Un premier roman emmenĂ©, passionnĂ©, et qui donne envie d’explorer la nature sauvage canadienne.

Un article à retrouver en intégralité sur Maze

Camille Gho
Maze 5 janvier 2022

- Secrets boréals

Le 28 octobre dernier, dans les locaux des Ă©ditions Le mot et le reste, nous faisions la connaissance d’Anna Raymonde Gazaille, invitĂ©e Ă  parler de son quatriĂšme roman, le premier Ă©ditĂ© en France. Cette autrice quĂ©bĂ©coise, venue Ă  l’écriture il y a une dizaine d’annĂ©es et installĂ©e Ă  Marseille depuis 2020, a choisi le polar, un genre qui lui permet d’aborder, par le biais de fictions palpitantes, les questions sociĂ©tales du QuĂ©bec contemporain. AprĂšs une trilogie centrĂ©e sur la ville et le personnage de l’enquĂȘteur Paul Morel (publiĂ©e chez l’éditeur canadien LemĂ©ac), voici donc, dans une tout autre ambiance, Secrets borĂ©als. Ce roman (trĂšs) noir a pour cadre les confins du Grand Nord quĂ©bĂ©cois, ces Ă©tendues peu habitĂ©es oĂč la toundra est reine, les hivers longs et rigoureux, oĂč la neige a tĂŽt fait d’ensevelir les secrets. La nature sauvage – amplement et superbement dĂ©crite par une Ă©crivaine qui semble bien la connaĂźtre (et en a peut-ĂȘtre la nostalgie ?) – y tient une place prĂ©pondĂ©rante. Tour Ă  tour protectrice ou pĂ©rilleuse, agressive ou sensuelle, elle est un personnage Ă  part entiĂšre de ce polar finement ciselĂ©. S’il y a victimes et enquĂȘte (et bien sĂ»r rĂ©solution finale), s’il y a un enquĂȘteur (le trĂšs charmant Simon Kerouac), lĂ  ne rĂ©side pas l’essentiel. La trame policiĂšre sert de cadre Ă  une vive dĂ©nonciation des violences faites aux femmes. Violences familiales infligĂ©es aux plus fragiles ou aux rebelles Ă  l’ordre immĂ©morial des choses, violences racistes subies par les autochtones, viols et tortures dans de lointains pays en guerre
 Des violences que le personnage principal a vĂ©cues elle aussi. InstallĂ©e depuis trois ans dans un domaine isolĂ©, jalouse de son anonymat, muette sur son passĂ©, Brigit avait cru trouver, enfin, la quiĂ©tude dans ce lieu loin de tout qui lui rappelait ses origines mĂ©tisses. Mais la dĂ©couverte d’une, puis d’une deuxiĂšme jeune victime tout prĂšs de chez elle met Ă  mal sa fragile sĂ©rĂ©nitĂ©. D’autant que la traque semble avoir repris
 Bref, un rĂ©cit policier prenant, doublĂ© d’un roman social et humain trĂšs attachant, peuplĂ© de personnages originaux, au sein d’une nature somptueuse.

Un article Ă  retrouver dans Zibeline

Fred Robert
Zibeline décembre 2021

- Secrets boréals

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] Le livre est rĂ©ussi quand il parle de la nature, quand il dissĂšque les dessous moches de cette petite bourgade apparemment charmante, quand il nous prĂ©sente Sikon, pour moi le plus beau personnage du roman. Et sur lequel je ne vous dis rien. J’ai moins aimĂ© le cĂŽtĂ© sentimental qui comme je le dis plus haut est convenu, y compris sa conclusion. Le passĂ© de Brigit, la poursuit, la hante, lui donne des crises d’angoisse qu’elle a appris Ă  maĂźtriser, mais sa vie est plutĂŽt sur un fil. On suivra au fil des pages la vie en marche de Brigit, ici et lĂ , et le personnage est plus trouble et troublĂ© qu’il ne semble. Et une enquĂȘte qui est l’occasion de dresser les portraits des villageois, pas toujours avantageux.

Brigit est touchante, c’est une femme qui au fond ne sera jamais ni libre ni tranquille. Et quand on sait pourquoi, elle attire d’autant plus la sympathie. En dire plus serait en dire trop.

Un bon petit polar.

Une chronique à retrouver en intégralité sur La livrophage

La livrophage 15 décembre 2021

- Secrets boréals

Secrets borĂ©als est le quatriĂšme roman d’Anna Raymonde Gazaille, mais son premier publiĂ© en France, chez Le Mot et le Reste. Rencontre avec l’autrice quĂ©bĂ©coise et Yves Jolivet, son Ă©diteur français.

Des romans québécois chez Le Mot et le Reste

Yves Jolivet, de quand date votre envie de publier des romans québécois ?
Yves Jolivet : Depuis mes premiers sĂ©jours au QuĂ©bec, j’ai lu avec plaisir les romans et polars qui y Ă©taient publiĂ©s, souvent conseillĂ©s par les libraires que je visitais lors de mes dĂ©placements chez eux. Les accointances avec ce que nous dĂ©veloppions dĂ©jĂ  d’une façon parallĂšle avec nos auteurs (Kenneth White, AndrĂ© Bucher, Patrice Gain, GwenaĂ«lle Abolivier, etc.) ont fait que publier ces romains quĂ©bĂ©cois devenait une Ă©vidence. [
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Anna Raymonde Gazaille, on ne vous connaĂźt pas et vos Ă©diteurs ne font que des prĂ©sentations laconiques de vous, voudriez-vous nous dire quelques mots ou prĂ©fĂ©rez-vous vous effacer derriĂšre votre Ɠuvre ?
Anna Raymonde Gazaille : J’ai vĂ©cu Ă  MontrĂ©al une grande partie de ma vie. Toutefois, j’ai aussi sĂ©journĂ© en Europe sur des pĂ©riodes plus ou moins longues, pour mes Ă©tudes par exemple Ă  Paris et Ă  Londres. J’ai Ă©tĂ© directrice de quelques organismes culturels, dont le Conseil quĂ©bĂ©cois du théùtre. Et alors que je dirigeais MontrĂ©al Danse, nous faisions tous les ans des tournĂ©es un peu partout en Europe. Je dirais donc que je frĂ©quente la France depuis de nombreuses annĂ©es. Mon installation Ă  Marseille est plus rĂ©cente, mais cette ville bigarrĂ©e et foisonnante de vie m’est tout de mĂȘme familiĂšre. [
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Retrouvez l’interview d’Anna Raymonde Gazaille en intĂ©gralitĂ© sur Milieu Hostile

Christophe Dupuis
Milieu Hostile 2 décembre 2021

- Secrets boréals

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Comment ne pas se dĂ©voiler face Ă  l’inspecteur Kerouac qui la trouble ? Rester sur la rĂ©serve, mais l’exercice semble bien compliquĂ© pour Brigit. Tout lui expliquer, sa vie d’avant.
Puis un second meurtre vient semer encore plus de confusion. Est-ce le mĂȘme meurtrier ?Pourquoi s’en prendre Ă  ses jeunes femmes ? Quel lien entre elles ? Tout les ramĂšne Ă  Ben Rondeau, un type pas vraiment droit dans ses bottes qui dirige un entrepĂŽt.

Brigit et Kerouac arriveront-ils à percer cette bulle mystérieuse


Une Ă©criture trĂšs poĂ©tique habille Secrets BorĂ©als, notamment quand l’auteure dĂ©crit les paysages magnifiques du Grand Nord. On se laisse emporter par ce duo qui se cherche, se teste. Jusqu’à quel point ? Tendresse, amour, vengeance. Un roman Ă  dĂ©couvrir sans plus tarder.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Litzic

Adonis Brunet
Litzic 30 novembre 2021

- Secrets boréals

D’emblĂ©e, le prologue donne le ton. Un corps repose dans une grotte, avec une peau de chevreuil lui servant de linceul. Un loup fixe la dĂ©pouille. L’autrice parvient Ă  nous plonger dans un polar psychologique Ă  la fois Ă©tonnant et trĂšs noir. Elle nous conduit Ă  la rencontre de personnages Ă©tranges, Ă  travers deux histoires parallĂšles qui vont finir par se rejoindre.
Le rĂ©cit de Dana, concis et dĂ©pouillĂ©, apparaĂźt accessoire Ă  celui de Brigit. Dana est une femme courage en terre africaine qui Ɠuvre pour aider la population locale, notamment en assistant mĂšres et enfants dans leur fuite contre les massacres et les rebelles. Il y a malgrĂ© tout peu d’élĂ©ments et le contexte est assez flou. Impossible par exemple de dĂ©signer le pays concernĂ© par ces violences ou encore la date des Ă©vĂ©nements. La narration est assez perturbante et il est difficile de faire le lien entre les deux femmes. Du coup, le lecteur a hĂąte de retourner dans le monde de Brigit, pour suivre l’enquĂȘte sur le meurtre de cette jeune fille, mĂȘme s’il lui faudra patienter jusqu’à la page 227 afin d’avoir le fin mot de l’intrigue. Les zones d’ombre qui entourent Brigit sont nombreuses. On s’interroge sur les raisons de ses nuits agitĂ©es, ses angoisses, ses crises Ă  rĂ©pĂ©tition. Les chapitres sont assez courts, le suspense est optimal.
Le passĂ© du personnage nous est livrĂ© par bribes. Le titre, Secrets borĂ©als, est donc en parfaite adĂ©quation avec cette quĂȘte incessante relative Ă  l’identitĂ© de cette protagoniste, son passĂ© trouble et ses mensonges. Le rythme du roman s’accĂ©lĂšre dans la seconde moitiĂ© du livre et on s’empresse de tourner les pages pour connaĂźtre et enfin comprendre le dĂ©nouement. Que se passe-t-il dans cette forĂȘt ? Quels sont les secrets qui entourent la famille de la petite Josiane Rondeau ?
Avec son quatriÚme roman riche et intense, Anna Raymonde Gazaille, originaire du Québec, en profite pour partager avec le lecteur son amour des paysages splendides du Grand Nord et glisser habilement un froid polaire entre les lignes.
Le livre est un thriller rĂ©ussi dans lequel tous les codes du genre sont prĂ©sents et la fin du rĂ©cit s’avĂšre plutĂŽt cohĂ©rente.

Une chronique Ă  retrouver sur Avoir Ă  lire

Laurence Juan
Avoir Ă  lire 21 novembre 2021

- Secrets boréals

Difficile de classer ce roman de l’autrice quĂ©bĂ©coise Anna Raymonde Gazaille dans un genre prĂ©cis, tant il est Ă  mi-chemin entre du nature writing et du polar. On pourrait dire, par simplicitĂ©, que c’est un polar qui se passe dans l’humiditĂ© de la forĂȘt borĂ©ale canadienne, mais ce serait de toute façon rĂ©ducteur tant ce roman nous emmĂšne au-delĂ  des frontiĂšres de tel ou tel genre littĂ©raire.

Brigit vit Ă  l’écart de la communautĂ© dans une maison isolĂ©e et entourĂ©e par les bois Ă  l’orĂ©e d’une petite ville canadienne oĂč elle est arrivĂ©e il y a trois ans, fuyant un passĂ© tourmentĂ© et un homme qui la hante depuis des annĂ©es. C’est dans les bois Ă  la limite de sa propriĂ©tĂ© et de celle de ses parents qu’elle dĂ©couvrira le corps sans vie de la petite Rondeau, treize ans, recherchĂ©e par sa famille et la police depuis la veille.

Elle n’aura pas vraiment d’autre choix que de collaborer avec la police, surtout avec Simon Kerouac, un inspecteur dĂ©pĂȘchĂ© par la SuretĂ© du QuĂ©bec pour mener l’enquĂȘte, qui ne la laisse pas indiffĂ©rente. Comment rĂ©ussira-t-elle Ă  l’aider sans se livrer trop, ni trahir son passĂ© et les secrets qu’elle essaie d’y cacher ? [
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C’est une belle surprise, une trĂšs belle surprise mĂȘme que ce roman. J’ai d’emblĂ©e adorĂ© l’ambiance, cette forĂȘt borĂ©ale Ă©tant un personnage presque Ă  part entiĂšre de l’histoire, avec son passĂ©, ses peuples historiques et les secrets qu’elle abrite. Le style de l’autrice a fait le reste et je me suis retrouvĂ© aimantĂ© Ă  cette histoire que j’ai englouti dans les vingt-quatre heures, pour mon plus grand plaisir. Ne le ratez pas !

Une chronique Ă  retrouver en intĂ©gralitĂ© sur L’Homme qui lit

Brice
L'Homme qui lit 4 novembre 2021

- Secrets boréals

C’est un livre trĂšs plaisant Ă  lire, et pour peu que l’on connaisse le Canada c’est encore beaucoup mieux. L’histoire quant Ă  elle mĂ©lange les meurtres avec des situations horribles vĂ©cues par les Organisations Non Gouvernementales (ONG). Vraiment un rĂ©el plaisir que la dĂ©couverte de cette auteure qui vit aujourd’hui Ă  Marseille.

Muriel Gaillard
Blues et Polar 15 novembre 2021

- La mort dans les bois

La nature sauvage du Grand Nord canadien est au cƓur du nouveau polar de la quĂ©bĂ©coise Anna Raymonde Gazaille, qui campe une femme blessĂ©e venue se terrer dans un village perdu.

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Secrets borĂ©als, qui met en scĂšne des fugitives qui ont en commun de vouloir sauver d’abord d’autres vies que la leur, serait Ă  la jonction de plusieurs histoires, de tranches de vies cabossĂ©es, celles de personnages dĂ©terminĂ©s Ă  toujours se relever alors que restent impunis ceux qui les poussent Ă  terre. Il s’agirait presque d’une sorte d’hommage aux “ĂȘtres humains jetĂ©s sur les radeaux de la MĂ©duse de ce XXIe siĂšcle barbare”.
Proche de l’esprit du nature writing — et non loin de l’Ɠuvre d’une autre quĂ©bĂ©coise, AndrĂ©e Michaud —, ce roman puissant et dramatique, qui porte autant sur la maltraitance ordinaire que sur les remords, est littĂ©ralement traversĂ© par l’esprit des lieux, alors qu’une prĂ©sence fantomatique hante les bois et semble veiller sur Brigit
 Les paysages, liĂ©s Ă  la mythologie de la derniĂšre frontiĂšre et de l’esprit pionnier, façonnnent Ă  la fois l’intrigue et les destins des hommes et des femmes qui perpĂ©tuent les gestes immĂ©moriaux d’une vie en harmonie avec la nature sauvage : “Le long hiver rĂ©gente tout. Les gens de ce pays l’ont apprivoisĂ©, jamais domptĂ©. Il a fait en sorte de mĂȘme modeler leur caractĂšre.”

Une avant-parution Ă  retrouver dans Livres hebdo

Cédric Fabre
Livres hebdo 28 octobre 2021