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Parution : 28/05/2025
ISBN : 9782384316373
176 pages (14,8 x 21 cm)

17 €

Requiem sur roues

Le traducteur, la Saab et la SuĂšde

Je roule dans un requiem sur roues, un tombeau poĂ©tique Ă©crit Ă  la mĂ©moire d’un pays, la SuĂšde, qui avait pourtant inventĂ© et incarnĂ© Ă  mes yeux un modĂšle et une certaine idĂ©e du progrĂšs.

Au printemps 2024, Alain Gnaedig a entrepris un voyage en SuĂšde pour acheter une voiture trĂšs particuliĂšre – une Saab 900 de 1993 –, avec l’intention de la ramener en France. Il a surtout effectuĂ© un voyage particulier dans l’histoire et l’ñme suĂ©doises, Ă  la poursuite d’un rĂȘve. Partant du microcosme, HöganĂ€s, une petite ville du sud de la SuĂšde, il a Ă©largi le champ de vision vers le macrocosme, la SuĂšde industrielle, l’Europe, le monde globalisĂ©, Ă  bord d’un vĂ©hicule emblĂ©matique qui lui a servi de fil rouge dans cette histoire. Évidemment, l’expĂ©rience est rĂ©vĂ©latrice Ă  diffĂ©rents niveaux, au fil du voyage et des rencontres, des hasards, des coĂŻncidences et des retours du rĂ©el.

Revue de presse

Requiem sur roues, glissement d'un modÚle Vincent Penninckx Le Suricate littérature 24 octobre 2025
Requiem sur roues, Alain Gnaedig Marc Malcor Etvdes septembre 2025
Dans le rĂ©troviseur de la Saab 900, l’auteur Alain Gnaedig prĂ©sente son dernier romain Ă  Indre Ouest France 29 juin 2025
Requiem sur roues – Alain Gnaedig Patrice Et si on bouquinait 18 juin 2025
Requiem sur roues Alain Gnaedig Marc Verlynde La viduité 8 juillet 2025
Il raconte son odyssée suédoise en Saab Stéphane Pajot Presse Océan 9 juin 2025
_ Une Saab 900 pour remonter le fil du temps Ewen Berton actualitté 5 mai 2025

Requiem sur roues, glissement d'un modĂšle

“Carnet de voyage, recueil d’anecdotes et de rĂ©flexions personnelles, Requiem sur roues interroge le prĂ©sent en le confrontant Ă  l’image, sans doute un peu idĂ©alisĂ©e, que s’est bĂąti l’auteur, d’un pays qu’il connait depuis quarante ans maintenant. On y retrouve pĂȘle-mĂȘle des rĂ©flexions sur la dĂ©sindustrialisation de la SuĂšde – via ses chantiers navals, la faillite de Saab – mais Ă©galement le lent glissement du modĂšle suĂ©dois de social-dĂ©mocratie vers une sociĂ©tĂ© plus orientĂ©e Ă  droite politiquement ou encore celui de la place de l’automobile dans la sociĂ©tĂ© et l’impact de celle-ci sur l’amĂ©nagement urbain.”

Vincent Penninckx
Le Suricate littérature 24 octobre 2025

Requiem sur roues, Alain Gnaedig

“Une main tenant la plume et l’autre le volant, l’auteur et traducteur spĂ©cialiste des langues scandinaves Alain Gnaedig nous transporte Ă  bord de sa Saab 900 Ă  travers les paysages et l’histoire de la SuĂšde. Son attachement pour la culture nordique se double d’un amour vrai pour son vĂ©hicule, symbole du « modĂšle suĂ©dois », alliant style et rigueur. Les petites observations automobiles qui raviront les amateurs prennent un tour poĂ©tique et philosophique Ă  mesure que l’auteur relie dans un mĂȘme geste l’évocation de paysages rappelant les vers de Tomas Tranströmer Ă  la rĂ©flexion critique du monde moderne portĂ©e par Mathew B. Crawford. En effet, ce laboratoire de la modernitĂ© qu’est la SuĂšde est hantĂ© par les fantĂŽmes d’une dĂ©sindustrialisation traumatisante. Dans la lignĂ©e des Ă©crivains voyageurs d’aujourd’hui, Gnaedig est d’abord sensible aux marges. Il ne s’agit pas de partir loin pour satisfaire ses dĂ©sirs d’ailleurs. De sa prose amusĂ©e et ne reculant jamais devant un bon mot, l’auteur comprend que l’étonnement se trouve dans les zones liminaires de notre monde contemporain, dans ces zones industrielles et aires d’autoroute oĂč le temps s’est arrĂȘtĂ©. L’existence y est encore dĂ©licieusement analogique. On dĂ©couvre alors qu’il existe un plaisir de la conduite, comme du texte. Roland Barthes parlait de la « dĂ©rive » crĂ©atrice du lecteur qui, suivant les chemins du texte qu’il aime dans « un acte lĂ©ger, complexe, tĂ©nu, presque Ă©tourdi », a les meilleures pensĂ©es, les plus belles idĂ©es. Ainsi va le saabiste. PortĂ© par le ronflement des seize soupapes de son moteur Ă  injection, il divague sur l’asphalte parfaitement lisse des routes de la Scanie ainsi que parmi ses souvenirs nostalgiques d’une SuĂšde rĂȘvĂ©e.”

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Marc Malcor
Etvdes septembre 2025

Dans le rĂ©troviseur de la Saab 900, l’auteur Alain Gnaedig prĂ©sente son dernier romain Ă  Indre

“Que se passe-t-il lorsque l’on achĂšte une Saab 900 et que l’on roule autour d’HöganĂ€s, en SuĂšde ? C’est ce que l’on dĂ©couvre, en lisant Requiem sur roues, le nouveau roman d’Alain Gnaedig, prĂ©sentĂ© mercredi 25 juin, Ă  la Librairie du quai, Ă  Indre (Loire-Atlantique).”

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Ouest France 29 juin 2025

Requiem sur roues – Alain Gnaedig

“Traducteur du suĂ©dois (mais Ă©galement du danois, du norvĂ©gien et de l’anglais), comptant Ă  son actif plus de 150 ouvrages traduits, Alain Gnaedig est lui-mĂȘme Ă©crivain. Dans Requiem sur roues, il nous emmĂšne dans un pays qu’il aime tout particuliĂšrement, la SuĂšde : l’achat d’une voiture, une Saab 900, est prĂ©texte Ă  une escapade nous conduisant sur les lieux qui furent naguĂšre ceux oĂč fut produite cette marque emblĂ©matique aujourd’hui disparue, mais plus largement nous offre une rĂ©flexion sur l’évolution de notre continent. Alain Gnaedig est un passionnĂ© de la marque SAAB, dont il a dĂ©jĂ  possĂ©dĂ© 7 exemplaires diffĂ©rents. PremiĂšres voitures Ă  avoir Ă©tĂ© conçues et testĂ©es en soufflerie (SAAB ayant d’abord Ă©tĂ© constructeur aĂ©ronautique), elles ont fait la fiertĂ© de l’industrie automobile suĂ©doise. Commençant son pĂ©riple dans le Nord-Ouest de la Scanie (le nom de la rĂ©gion rappellera quelque chose aux amoureux de l’inspecteur Wallander !), Ă  HöganĂ€s, l’auteur nous montre les transformations qui ont Ă©tĂ© Ă  l’oeuvre en SuĂšde, qu’il s’agisse de la fermeture de chantiers navals, de la fin des travailleurs de la mer, d’une usine de production de cĂ©ramique fermĂ©e et dĂ©localisĂ©e en ThaĂŻlande
 et bien sĂ»r de la fin des anciennes usines Saab, dont les immenses parkings sont dĂ©sormais vides ou n’accueillent plus que des touristes souhaitant se remĂ©morer la marque sur l’un des sites. Cette certaine idĂ©e du progrĂšs, c’est celle de la sociale-dĂ©mocratie suĂ©doise, ce « vent qui sentait bon, (
) qui soufflait dans le sens du progrĂšs, et qui me portait », dit d’ailleurs d’elle Alain Gnaedig, lorsqu’il pose la premiĂšre fois le pied dans ce pays. Un concept Ă  part, combinant un marchĂ© du travail rĂ©gulĂ© par les accords entre partenaires sociaux, des services publics trĂšs consĂ©quents et un haut niveau de protection sociale, mais qui fut dĂ©pecĂ© Ă  partir des annĂ©es 90. Requiem sur roues est un livre court, d’un peu plus de 150 pages constituĂ©es de courts chapitres, et se lit relativement vite. Il n’en laisse pas moins une rĂ©elle trace dans l’esprit du lecteur ; il nous montre une SuĂšde frappĂ©e par la concurrence mondialisĂ©e, qui a dĂ» se sĂ©parer de certains joyaux de son industrie (Saab automobile fut rachetĂ© par General Motors avant d’ĂȘtre mis en cessation d’activitĂ© dans les annĂ©es 2010) ; au-delĂ  de la SuĂšde, le livre interroge le lecteur sur la place de l’industrie dans nos sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes, le dĂ©clin de notre modĂšle et de notre place dans le monde. Ce constat est livrĂ© sans le moindre misĂ©rabilisme, les faits dĂ©roulent sous nos yeux, comme les paysages de SuĂšde que j’imaginais lorsque la Saab 900 parcourait les routes du pays. Une trĂšs belle invitation au voyage qui ne se refuse pas !”

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Patrice
Et si on bouquinait 18 juin 2025

Requiem sur roues Alain Gnaedig

“MĂ©ditation mĂ©lancolique sur le mythe du modĂšle social suĂ©dois, sur celui insoutenable de la bagnole et sur la disparition de l’industrie, de l’attachement Ă  l’objet manufacturĂ©, Ă  l’endroit oĂč il est produit et surtout sur ce que l’ensemble rĂ©vĂšle de nos sociĂ©tĂ©s. Avec une plume dĂ©licieusement ironique, moqueuse et attendrie, en traducteur attentif, Alain Gnaedig nous promĂšne dans son aventure, mi burlesque mi spĂ©culative, qui consiste Ă  acheter un Saab 900 afin de la ramener en France, Ă  explorer ainsi son lien avec la SuĂšde, avec une certaine vision de l’État providence. Requiem sur roue s’avĂšre un joli portrait de nos attachements Ă  ce que l’on perd, de nos lubies dans ce qui nous en dĂ©tache. On pourrait commencer par de l’anecdotique : pas si souvent que l’on entend parler, dans un livre de Basse-Indre, de son bassin industriel dont seul la Loire nous sĂ©pare. On Ă©voquera donc ce joli rĂ©cit en quasi voisin, attentif Ă  la description des paysages dits sans histoires. MĂȘme si les colorĂ©es maisons de Basse-Indre montrent une gentrification assez ancienne et, parions, pĂ©renne, on sait que ces derniĂšres aciĂ©ries, aux mains d’un groupe indien mondialisĂ©, sans doute ne survivront pas Ă  un processus de dĂ©localisation, de quĂȘte du profit et de la rentabilitĂ© dont il est grand temps de se passer. Nous sommes lĂ  au centre du sujet de Requiem sur roues : quelle place laisser Ă  une industrie en dĂ©shĂ©rence, pourquoi l’abandonner, comment en rĂ©inventer une Ă©cologique, c’est-Ă -dire locale et la moins injuste possible. Le sujet, au dĂ©but, laisse un rien sceptique : on n’y connaĂźt pas grand-chose, cycliste on pense le plus grand mal des voitures dont il faudra faire l’économie, habitant dans une ancienne ville ouvriĂšre, pas encore entiĂšrement gentrifiĂ©e puisque pavillonnaire, on se mĂ©fie toujours un rien de la nostalgie ouvriĂšre. C’est Perec, je crois qui le premier Ă©voqua l’écrivain comme lumpen prolĂ©taire au sens qu’il n’est pas maĂźtre de ses moyens de productions. La mĂ©taphore me paraĂźt confortable. Nous sommes des cols blancs, de notre confort, sans doute de plus en plus prĂ©carisĂ©s, nous ignorons tout de la souffrance et l’aliĂ©nation d’un travail rĂ©pĂ©titif, parcellaire et d’une extrĂȘme pĂ©nibilitĂ© physique. Nous n’en savons rien. Ce qui n’empĂȘche pas de questionner la place de l’industrie sans cĂ©der Ă  sa mythification. Alain Gnaedig insiste sur la fiertĂ© de ceux qui produisaient un objet, une Saab. Était-ce aussi transparent, Ă©vident ? Pas en France me semble-t-il. Et pourtant, cette phrase, dans les doutes qu’elle suscite, dit quelque chose de notre moment : « si l’on tourne le dos Ă  l’industrie et au labeur, reste le loisir. » Quelle horreur. Un Ă©ternel prĂ©sent, le tourisme
 On serait tentĂ© d’ajouter les scies de la nostalgie, l’écueil du c’était mieux avant dans lequel Requiem sur roues semble parfois bien proche de sombrer. (Qui parle encore de Loire-InfĂ©rieure?) Avant, fort heureusement, l’humour : « Soudain, je me suis fait l’effet du vieux schnock pitoyable qui s’accroche au volant de sa bagnole, Ă  tout prix. Alors que la maison brĂ»le. » Avant, aussi, une forme de dĂ©cence commune qui permet Ă  l’auteur, entre pensĂ©e et mĂ©moire, d’évoquer avec une belle justesse le modĂšle suĂ©dois, cette croyance au progrĂšs qui nous fait aujourd’hui dĂ©faut. Le progrĂšs serait-il, par essence, iconoclaste ? Nous rentrerons dans la carriĂšre quand nous aurons cassĂ© la gueule Ă  nos aĂźnĂ©s. Faire table rase, pour le moins, d’une encombrante nostalgie. Et c’est aussi cela que propose Requiem sur roues. Alain Gnaedig part acheter une Saab, un certain modĂšle, une certaine reprĂ©sentation de la SuĂšde qui assez mal continue pourtant Ă  marcher. Il offre, au passage, une belle image de nos sociĂ©tĂ©s centrĂ©es sur la bagnole : « la vision du vide qui alterne avec la vision du nĂ©ant. » Le parking d’un centre-commercial, un monde mondialisĂ©. Une croyance qui jamais n’apparaĂźt qu’abolie : « Et dans ces questions de foi, pourrait-on dire que les automobilistes sont une secte qui a rĂ©ussi ? » Sans doute. L’auteur, en tout cas, parvient Ă  nous promener dans ses souvenirs, comment il connaĂźt la SuĂšde par le dictionnaire, par ses traductions. Au passage, on se permet de rappeler que sur cette question, il faut lire les livre de Roy Jacobsen traduits par Alain Gnaedig comme il faut se laisser prendre Ă  ce voyage dans un imaginaire finement auscultĂ©.”

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Marc Verlynde
La viduité 8 juillet 2025

Il raconte son odyssée suédoise en Saab

“« Requiem sur roues » est un ouvrage Ă©crit au fil d’un pĂ©riple dans le sud de la SuĂšde Ă  bord
d’une voiture mythique et disparue, une Saab 900 de 1993. Le Nantais Alain Gnaedig nous embarque avec lui. Traducteur, auteur et conducteur de Saab, Alain Gnaedig est de retour avec un ouvrage Ă©tonnant rĂ©alisĂ© Ă  bord de la mythique voiture des SuĂ©dois, un «tombeau poĂ©tique»,
selon ses mots, «à la mĂ©moire d’un pays qui a incarnĂ© un modĂšle et une certaine idĂ©e du
progrÚs».
Pouvez-vous nous présenter ce dernier voyage littéraire?
Alain Gnaedig : « Requiem sur roues, c’est le rĂ©cit d’un voyage dans une partie de la Scanie, une rĂ©gion du sud de la SuĂšde, autour de la petite ville de HöganĂ€s. Mon intention, c’était d’acheter une Saab 900, une des derniĂšres produites en 1993, et de raconter ce que je voyais sur place et d’élargir l’angle de vue, sur l’Europe et le monde globalisĂ©. Il s’agissait de partir
d’une rĂ©alitĂ© vĂ©cue pour effectuer en mĂȘme temps un voyage dans l’histoire et l’ñme suĂ©doises. Avec cette voiture emblĂ©matique en guise de fil rouge et de prĂ©texte, il s’agissait de montrer
et d’expliquer les changements dans ce pays que je connais depuis plus de quarante ans. Et puis, de rĂ©flĂ©chir sur le progrĂšs et la marche du monde, de montrer ses dĂ©routes en suivant la
route.»
Comment est né ce livre ?
« AprĂšs avoir Ă©crit un livre basĂ© sur le GR du Pays nantais – Le Grand Chemin nantais –, j’ai eu besoin de me pencher sur une des autres rĂ©gions du monde qui est essentielle pour moi : la Scanie. J’ai eu envie de partager cette expĂ©rience, en racontant des histoires, petites et grandes, en partant du rĂ©el, sans jamais perdre de vue une intention littĂ©raire. »
De quelle façon avez-vous rédigé ce périple ?
« Je l’ai rĂ©digĂ© en SuĂšde, au printemps 2024, en consignant beaucoup de notes dans un carnet. Je procĂšde toujours ainsi, avec des notes manuscrites qui constitueront le matĂ©riau premier du texte. Je prends aussi des photos. Une fois rentrĂ© sur les bords de la Loire maritime, j’ai travaillĂ© et retravaillĂ© ces notes. J’ai vĂ©rifiĂ© certains faits via des sources Ă©crites diverses : cela va d’articles de presse Ă  des catalogues, en passant par des textes du XVIIIe siĂšcle, comme le rĂ©cit de voyage dans le sud de la SuĂšde effectuĂ© par LinnĂ©, le pĂšre de la botanique moderne. »
D’oĂč vous vient cet amour inconditionnel pour cette Saab 900 de 1993 ?
« Pour les Français, la voiture mythique, c’est la 2 CV ou la DS, la 4L, la 504. Pour un SuĂ©dois, il y a de fortes chances que ce soit une Saab 900. C’est une voiture d’ingĂ©nieurs pour un pays d’ingĂ©nieurs, trĂšs en avance techniquement et au design unique, une voiture sĂ»re, qui protĂšge ses passagers. C’est cet intĂ©rĂȘt pour cette voiture si particuliĂšre qui est un des sujets du livre. MĂȘme si la marque Saab a disparu en 2011, je suis un fan. J’en ai eu huit et je roule encore en Saab. Pour moi, la Saab 900 reste une des plus belles voitures jamais construites. »
Qu’est-ce qui t’attire tant dans l’histoire et l’ñme suĂ©doises ?
« Il y a une quarantaine d’annĂ©es, j’ai Ă©tĂ© attirĂ© par la SuĂšde pour son modĂšle social, trĂšs en avance en ce qui concernait les droits des femmes et des enfants, sur l’écologie et le partage des richesses. Il y avait surtout une exigence de justice sociale : dans la sociĂ©tĂ© suĂ©doise et son programme, on ne laissait tomber personne. Cela me semblait bien. C’est pour cela que j’ai appris la langue et que je suis allĂ© lĂ -bas. Et puis, c’est le pays qui consacre les grands Ă©crivains, n’est-ce pas ? Le Prix Nobel est dĂ©cernĂ© par l’AcadĂ©mie suĂ©doise. »”

Stéphane Pajot
Presse Océan 9 juin 2025

_ Une Saab 900 pour remonter le fil du temps

Dans un rĂ©cit Ă  la fois Ă©rudit et personnel, Alain Gnaedig prend le volant d’une Saab 900 pour retracer, au fil de la route, l’histoire d’un pays, de son industrie, et de ses utopies sociales. Un carnet de bord singulier oĂč mĂ©canique et mĂ©lancolie se confondent.

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Ewen Berton
actualitté 5 mai 2025