Pas mĂȘme le bruit d'un fleuve
« PoĂšte, romanciĂšre, essayiste, autrice dâune Ćuvre de trente-cinq ouvrages traduits dans quinze pays, HĂ©lĂšne Dorion est une Ă©crivaine du collage, qui rapiĂšce les fragments de vie de ses personnages avec une prose poĂ©tique vibrante dâĂ©motion pure. »
Gladys Marivat, Le Monde des livres
« Une belle écriture poétique, pour un roman empli de douceur et de nostalgie.»
Marion D. â Librairie Garin Ă Chambery
« Magnifique ! Entre mĂšre et filles, dans les flots tumultueux du fleuve et des souvenirs, un roman dâune immense poĂ©sie et infiniment inspirant!»
Juliette â Librairie Montbardon Ă Bourg en Bresse
Quand Hanna dĂ©couvre, parmi les effets de sa mĂšre rĂ©cemment dĂ©cĂ©dĂ©e, des carnets, photographies et coupures de journaux, elle dĂ©cide de suivre le cours du fleuve jusquâĂ Kamouraska pour tenter de rattacher son histoire Ă celle de cette femme silencieuse, absente de sa propre vie. Remontant le siĂšcle, le long du Saint-Laurent, de MontrĂ©al Ă Pointe-au-PĂšre, suivant des marĂ©es parfois cruelles, Hanna retrouve la trace du premier amour de sa mĂšre et retourne jusquâen 1914, au moment du naufrage de lâ Empress of Ireland. Elle apprend que les femmes de la famille sont unies par une mĂȘme tragĂ©die et que les survivants sont parfois les vrais naufragĂ©s. Sur cette route qui la conduit vers elle-mĂȘme, elle devra composer avec le poids des secrets et des douleurs enfouies, que mĂȘme les eaux chargĂ©es du fleuve nâont su emporter.
Revue de presse
- "Tabarnak", "crisse", "niaiseries"... La délicate traduction des livres québécois Marianne Payot L'Express 11 juin 2022
- Pas mĂȘme le bruit d'un fleuve Simone Tremblay La livrophage 25 avril 2022
- Pas mĂȘme le bruit d'un fleuve Gladys Marivat Le Monde 24 mars 2022
- Pas mĂȘme le bruit d'un fleuve Patrice Perrin Radio B 90FM // Le CafĂ© littĂ©raire 8 mars 2022
- Star québécoise Cécilia Lacour Livres hebdo mars 2022
- Pas mĂȘme le bruit d'un fleuve Adonis Brunet Litzic 2 mars 2022
[âŠ] La thĂ©matique de lâeau court tout le long de ce rĂ©cit fragmentaire. Lâeau, source de vie ou de mort Ă©voquĂ©e dans une Ă©criture sensible et poĂ©tique. Lâauteure quĂ©bĂ©coise avance pas Ă pas et dans le dĂ©sordre pour recrĂ©er lâessence dâune vie, avec des allers-retours entre diffĂ©rentes Ă©poques et diffĂ©rentes villes. Au lecteur de reconstituer le puzzle. LâenquĂȘte est poignante parsemĂ©e de rĂ©flexions sur la vie et lâamour, ressuscitant les destins imbriquĂ©s de familles marquĂ©es par des tragĂ©dies qui pĂšsent sur les gĂ©nĂ©rations suivantes. Seule issue, les mots et la poĂ©sie qui sauvent de tout.
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[âŠ] Evidemment, tout dĂ©pend du texte originel. LittĂ©raire et peu oralisĂ© ou âtypĂ©â, il ne subira guĂšre de remaniements. Ainsi de Pas mĂȘme le bruit dâun fleuve (Le Mot et le Reste), le nouveau roman de la poĂ©tesse (Mes forĂȘts, Bruno Doucey) et autrice renommĂ©e HĂ©lĂšne Dorion, dont seuls une dizaine de mots ont Ă©tĂ© substituĂ©s tels shopping, parking ou condo (appartement) ; et puis, note HĂ©lĂšne Dorion avec une pointe dâironie, âon ne traduit pas chez nous les livres des auteurs français qui regorgent de âdu coupâ, une locution inusitĂ©e au QuĂ©becâ. [âŠ]
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[âŠ] Jâai volontairement choisi ce dĂ©but assez long pour entamer ma chronique, car ce dĂ©but est si juste, si clair dans ce quâil dit, quâil rĂ©sume parfaitement le sujet de ce roman extrĂȘmement poĂ©tique; il contient en germe tout le sujet, la beautĂ© de lâĂ©criture et lâintense mĂ©lancolie, voire la tristesse du propos.
Je dois le dire, cette lecture nâa pas Ă©tĂ© simple pour moi, cĂŽtĂ© Ă©motions. Jâai Ă©crit il y a quelques annĂ©es un article sur les romans qui abordent le thĂšme de la relation mĂšre/fille et câest prĂ©cisĂ©ment selon moi ici le cĆur du sujet: la filiation, mais aussi la façon dâĂȘtre mĂšre de ou fille de. [âŠ]
La nature est ici omniprĂ©sente, lâeau et les arbres, leur force et leur capacitĂ© Ă rĂ©sister, une puissante mĂ©taphore de la vie qui malgrĂ© les naufrages continue Ă se perpĂ©tuer.
Beau livre, infiniment poĂ©tique, dans lequel le portrait de Simone domine par son caractĂšre froid, mutique et finalement plus triste que dĂ©plaisant. On finit par lâadopter. Et on est tout de mĂȘme bouleversĂ© quand on apprend toute lâhistoire de Simone, et celle dâHanna qui contre sa volontĂ© en est imprĂ©gnĂ©e. Savoir enfin le pourquoi sur Simone sera pour sa fille non pas une consolation, mais un chemin vers la comprĂ©hension et le pardon.
Jâai dĂ©couvert par cette occasion lâhistoire de ce naufrage dĂ» Ă une collision avec un autre bateau. LâEmpress of Ireland, paquebot canadien rentrant au QuĂ©bec sur le Saint Laurent en 1914 coule prĂšs de Rimouski, avec 1012 victimes sur les 1477 embarquĂ©es. Ce naufrage est parmi les plus importants aprĂšs le Titanic et le Lusitania.
Une chronique à retrouver en intégralité sur La livrophage
Triant les affaires de sa mĂšre, Simone, qui vient de mourir, Hanna dĂ©terre des secrets : la photo dâun amour de jeunesse disparu dans un accident de voilier ; des coupures de journaux qui retracent le naufrage de lâ Empress of Ireland , en 1914, dans lâestuaire du Saint-Laurent (1012 victimes, câest un drame, mais en quoi cela concerne sa famille ?), enfin, le journal intime de Simone, qui rĂ©vĂšle une inconnue. Hanna parcourt chaque document archivĂ© par la dĂ©funte. Tous mĂšnent au fleuve, et Ă âla tristesse venue de nulle partâ qui la ronge. PoĂšte, romanciĂšre, essayiste, autrice dâune Ćuvre de trente-cinq ouvrages traduits dans quinze pays, HĂ©lĂšne Dorion est une Ă©crivaine du collage, qui rapiĂšce les fragments de vie de ses personnages avec une prose poĂ©tique vibrante dâĂ©motion pure.
Patrice Perrin prĂ©sente son coup de cĆur pour le roman dâHĂ©lĂšne Dorion, Pas mĂȘme le bruit dâun fleuve.
On la connaĂźt en France pour ses poĂšmes et ses anthologies. La quĂ©bĂ©coise HĂ©lĂšne Dorion publie son premier roman dans lâHexagone, Pas mĂȘme le bruit dâun fleuve (Le mot et le reste, 3 mars). Lâautrice, notamment rĂ©compensĂ©e du prix Athanase-David pour lâensemble de sa carriĂšre, y met en scĂšne Hanna, qui plonge dans le passĂ© de sa mĂšre dĂ©cĂ©dĂ©e.
[âŠ] Elle apprend que les femmes de sa famille sont unies par une mĂȘme tragĂ©die et que les survivants sont parfois les vrais naufragĂ©s. Sur cette route qui la conduit vers elle-mĂȘme, elle devra composer avec le poids des secrets et des douleurs enfouies , que mĂȘme les eaux chargĂ©es nâont su emporter.
La premiĂšre fois que Simone rencontre Antoine, elle sait quâelle lâaimera dâun amour inconditionnel. Ils ont vingt ans dâĂ©cart mais elle sâen moque. Elle veut tout dĂ©couvrir avec lui. Elle lui donne tout son corps, son cĆur. Plus rien ne compte. Câest lui. Mais Antoine est marin et il doit repartir car la mer est toute sa vie. Malheureusement dans une nuit de tempĂȘte le bateau dâAntoine sombre au large. Pour Simone plus rien ne sera comme avant. Alors elle Ă©crit des poĂšmes. [âŠ]
Le poids des mots.
Mais les poĂšmes peuvent-ils nous sauver du naufrage ? Peuvent-ils souffler sur le brouillard qui a effacĂ© lâhorizon et dĂ©voiler ces montagnes quâon nâavait pas encore vues, dont on ne soupçonnait pas lâexistence ? Avec une Ă©criture poĂ©tique HĂ©lĂšne Dorion nous entraĂźne dans sa quĂȘte de vĂ©ritĂ©. ConnaĂźt-on vraiment la vĂ©ritĂ© entiĂšre de nos parents ?
Je me suis laissĂ© emporter sur les vagues de cette histoire dâamour dâune puissance incroyable. Tout donner Ă lâautre jusquâĂ sâoublier, mais comment survivre aprĂšs un tel drame. Un roman qui interpelle par la force de son rĂ©cit que je recommande vivement. Dâailleurs, HĂ©lĂšne Dorion sera prĂ©sente en France au mois de juin, ce qui fait une excellente raison de dĂ©couvrir son roman pour pouvoir aller la rencontrer et en parler avec elle.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Litzic