Marcher - Belle édition
Henry David Thoreau nâa jamais Ă©tĂ© aussi indispensable et Marcher est lâun de ses textes les plus Ă©difiants.
préface de Michel Granger
traduit de lâanglais (Ătats-Unis) par Nicole Mallet
Retours de lecture :
« Henry David Thoreau Ă©tait un grand marcheur. Dans ce texte court, il fait lâĂ©loge de la marche et de la communication avec la nature. Il y interroge aussi notre rapport au vivant et sâinquiĂšte du devenir du sauvage dans les sociĂ©tĂ©s occidentales. Un texte essentiel qui porte notre rĂ©flexion. »
Coup de cĆur de Muriel, Vivement Dimanche, Lyon
« Je crois que pour prĂ©server ma santĂ© et ma bonne humeur, il me faut passer au moins quatre heures par jour â et souvent beaucoup plus â Ă me promener Ă travers bois, par monts et par vaux, absolument libre e toute contingence matĂ©rielle. »
Lâattitude du flĂąneur excentrique de Henry D.Thoreau Ă©tait perçue comme une provocation : il nâen avait cure parce que la marche dans la nature Ă©tait essentielle Ă sa libertĂ©; elle formait le cĆur dâun art de vivre exigeant plusieurs heures de promenade par jour. Elle sâinsĂ©rait dans son idĂ©al de culture de soi. Marcher sâouvre sur le ton du plaidoyer et prĂ©sente une lutte : marcher pour affirmer sa libertĂ© dâhomme, pour sâancrer dans lâespace, fuir les villes et les clĂŽtures et mieux penser le monde.
Revue de presse
- Thoreau et les saisons L'écologiste Janvier/Mars 2013
Pourquoi pas âĂȘtre heureuxâ? Sans conditions? Et nous en contenter. [âŠ] Faisons-nous le cadeau, au prĂ©sent, dâaller bien parce quâun bourgeon voit le jour, parce quâun regard se lĂšve sur nous, parce que le langage nous fonde, tout comme lâĂ©change, le partage⊠Et, par-dessus tout, la nature. Lâinfini de la nature, sa prĂ©sence Ă nous. Le contentement absolu.
DĂ©jĂ , au milieu du 19Ăšme siĂšcle, Henry David Thoreau, construisant sa cabane au bord de lâĂ©tang de Walden, dans lâĂ©tat du Massachusetts, Ă©crivait : âLâinnocence et la bienveillance indescriptibles de la Nature, â du soleil, du vent et de la pluie, de lâĂ©tĂ© comme de lâhiver â quelle santĂ© et quelle joie elles dispensent Ă tout jamais !⊠Ne suis-je pas en intelligence avec la terre? Ne suis-je pas moi-mĂȘme en partie feuilles et terreau vĂ©gĂ©tal?â Feuilles et terreau vĂ©gĂ©tal? Cela nous va bien!
Ă LIRE :
- Walden, Henry David Thoreau, Ăditions Le Mot et le Reste
- Teintes dâautomne & La succession des arbres en forĂȘt, Henry David Thoreau, Ăditions Le Mot et le Reste
- Marcher & Une promenade en hiver, Henry David Thoreau, Ăditions Le Mot et le Reste
Lien vers le site de TOPNATURE
Deux ans vĂ©cus en autarcie dans la forĂȘt : voilĂ lâexpĂ©rience narrĂ©e par Thoreau dans Walden. Mais Thoreau a Ă©galement beaucoup Ă©crit par ailleurs. Michel Granger, qui a rĂ©digĂ© la prĂ©face de deux beaux textes trĂšs bien traduits par Nicole Mallet, rappelle quâil est ainsi considĂ©rĂ© comme le fondateur du courant trĂšs dĂ©veloppĂ© en AmĂ©rique du nature writing, de lââĂ©criture natureâ. Teintes dâautomne est un âherbier littĂ©raireâ et un Ă©loge de lâembrasement automnal des forĂȘts de la Nouvelle Angleterre. Admirant la palette des couleurs des arbres en automne, Thoreau se demande : âJe ne comprends pas pourquoi (âŠ) nos feuilles ne pourraient pas rivaliser avec les pierres prĂ©cieuses pour attribuer des noms aux couleurs!â (p.44) Dans Succession des arbres en forĂȘt il livre une belle rĂ©flexion sur les semences : âMon jardin est un coffre aux trĂ©sors inĂ©puisable (âŠ) jâai grande foi dans une graine!â (pp.78-79). Le mĂȘme Ă©diteur a rééditĂ© Marcher & une promenade en hiver, lâouvrage de celui qui dĂ©clare vouloir se faire âlâavocat de la natureâ. Des livres Ă©ditĂ©s de façon soignĂ©e, Ă lire sans hĂ©siter!