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Parution : 18/02/2021
ISBN : 9782361396824
120 pages (14,8 x 21 cm)

Le violon de Scarlet

Au fil de ces nouvelles, Ahmed Kalouaz allie sa plume délicate et son style imagé à son amour des découvertes, humaines et géographiques.

Avec cette vingtaine de nouvelles, le lecteur part Ă  la rencontre du monde et des autres, Ă  SĂšte, dans le Vercors, Ă  la Pointe du Raz, en Aveyron et mĂȘme Ă  New York, Ă  la recherche de Scarlet Rivera, la violoniste de Bob Dylan. Ahmed Kalouaz entremĂȘle habilement autobiographie et romance, c’est ainsi qu’on dĂ©couvre avec plaisir quelques expĂ©riences d’écrivain, lors d’ateliers auprĂšs de collĂ©giens ou au dĂ©tour de rĂ©sidences plus aventureuses, puis qu’on bascule doucement dans la vie d’un jeune prisonnier de retour Ă  Ouessant ou aux cĂŽtĂ©s d’une femme qui fait le deuil de son pĂšre dans la maison familiale. Ahmed Kalouaz aime bourlinguer et nous transmet son envie, on ressort de ce recueil le cƓur gonflĂ© de ses rendez-vous manquĂ©s ou rĂ©ussis, de ce que la vie peut nous apporter de tendre, d’apaisĂ© ou de sombre.

Revue de presse

- Le Violon de Scarlet Daniel Rolland Culture hebdo mai 2021
- Le Violon de Scarlet Noé Gaillard Daily Passions 5 avril 2021
- Le Violon de Scarlet Ronan Manuel Radio Rennes // Si on parlait de lire mars 2021
- Le Violon de Scarlet T.R et A.-M.D. Les notes 25 mars 2021
- Le Violon de Scarlet Brigitte Aubonnet Encres vagabondes 19 mars 2021
- Le Violon de Scarlet Joel Born Centre Presse 28 février 2021
- Le Violon de Scarlet Tawfiq Belfadel Lecture Monde 24 février 2021

- Le Violon de Scarlet

A la rencontre du monde et des autres

L’expression “citoyen du monde” est assez galvaudĂ©e tant les montĂ©es de nationalismes un peu partout sur la planĂšte, teintĂ©es de xĂ©nophobie Ă  divers degrĂ©s, limitent les individus qui peuvent s’en revendiquer. Il reste de beaux spĂ©cimens comme Ahmed Kalouaz un vĂ©ritable nomade. En quatriĂšme de couverture de son recueil de nouvelles Le violon de Scarlett on peut lire fort Ă  propos de lui qu’il va “à la rencontre du monde et des autres”. Et c’est bien vrai. Curieux comme trois petits capucins. Il se dĂ©place rapidement le mec, au point de penser qu’il a des dons d’ubiquitĂ©. C’est qu’il a peut-ĂȘtre la prescience que le temps lui Ă©chappe et qu’il faut faire vite afin d’en savoir un peu plus sur les us et coutumes des lieux qu’il visite. La premiĂšre nouvelle qui donne son titre Ă  l’opuscule, fait rĂ©fĂ©rence Ă  Scarlet Rivera, la violoniste de Bob Dylan, Ă  ses yeux une figure de musicienne mythique. Comme tout excellent nouvelliste, il a un sens de l’observation aiguisĂ©. Et il rend ce qu’il voit, comme les Ă©crivains de jadis, d’avant la photographie, qui livrait un luxe de dĂ©tails pour que nous puissions nous-mĂȘmes nous faire des images. Il y a au fait de trĂšs belles images Ă  se faire dans ces pages.

Une chronique Ă  retrouver sur Culture Hebdo

Daniel Rolland
Culture hebdo mai 2021

- Le Violon de Scarlet

Avec une assez belle illustration photographique en couverture qui, Ă  mon sens, correspond assez au contenu. Je ne sais pas si vous ĂȘtes comme moi mais je trouve trĂšs courageux les Ă©crivains qui « parlent » de musique dans leur rĂ©cit. Ils ont beau faire, on n’entend pas vraiment ce qu’on lit. Pourtant, de temps Ă  autre, il y en a que nous entendons, j’ai dans l’oreille un passage de Sur la route de Jack Kerouac oĂč un saxophoniste nous emporte. LĂ  il s’agit du violon de Scarlet Rivera qui dans le film Ă  propos de la Rolling Thunder Revue (Bob Dylan en tournĂ©e, avec d’autres artistes) accompagne le chanteur. Le morceau m’est revenu en mĂ©moire et j’ai lu « en anglais » une des phrases de la chanson pourtant traduite dans le texte (une tasse de cafĂ© de plus pour la route)


En couverture, un personnage seul sur une route dĂ©serte qui s’en va ou qui s’en vient exactement comme celui qui nous raconte des Ă©cailles, des Ă©clats de vie, des prĂ©sences d’ĂȘtres, des sentiments estompĂ©s par les souvenirs. Des saisons, des paysages habitĂ©s, des gares, des trains, des bouts de rues. Des choses et des gens qui pourraient aussi bien peupler nos souvenirs. Alors, me direz-vous, pourquoi les lire ? Tout simplement pour goĂ»ter deux choses. D’abord la maĂźtrise de la langue dont fait preuve l’auteur et, ensuite, la force, l’intensitĂ© de son Ă©criture poĂ©tique. Imaginez « un veilleur des livres » en charge de ceux abandonnĂ©s dans les boĂźtes Ă  livres. Un vagabond, un homme des rues sauvĂ© par une phrase lue au hasard : « Demain, la lune brillera dans les yeux d’un chat. ».

Si chaque livre a sa petite musique personnelle, celle de celui-ci tient de la mélodie enchanteresse.

A lire lentement, comme on déguste, à la petite cuillÚre. Et pourquoi pas en laisser un exemplaire dans une boßte à livres.

Une chronique Ă  retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 5 avril 2021

- Le Violon de Scarlet

Dans Si on parlait de lire sur Radio Rennes, Ronan Manuel parle du Violon de Scarlet d’Ahmed Kalouaz !

Se rendre sur Radio Rennes

Ronan Manuel
Radio Rennes // Si on parlait de lire mars 2021

- Le Violon de Scarlet

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Des amours perdues, des amitiĂ©s suspendues. Parfois un fait divers minuscule mais poignant, ou un petit miracle dĂ©risoire. En ambiance musicale, de la bonne chanson française, du fado
 La part autobiographique afeure par endroits mais ne s’impose jamais. L’écriture d’Ahmed Kalouaz est classique, poĂ©tique, avec de belles descriptions d’immensitĂ©s oĂč se perdent les faibles appels au secours de ses personnages. Une collection de moments fragiles marquĂ©s par le sentiment du temps qui passe, de la vieillesse qui vient.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Les notes

T.R et A.-M.D.
Les notes 25 mars 2021

- Le Violon de Scarlet

Les vingt-trois courtes nouvelles sont de petites tranches de vie emplies d’émotions, de voyages, de rencontres, de sentiments qui naissent, de fulgurances qui parfois bouleversent le cours d’une vie. La nature est prĂ©sente et joue aussi un rĂŽle essentiel.

L’écriture trĂšs poĂ©tique, emplie de douceur et de tendresse, crĂ©e une harmonie apaisante au recueil mĂȘme si parfois les souffrances existent comme les pertes, les sĂ©parations, les problĂšmes de santĂ©.
« La vie, c’est de la tendresse qui se consume. »

Les mots en suspens rĂ©vĂšlent toute la force des non-dits. Beaucoup d’implicite au fil des textes tĂ©moigne de la complexitĂ© des relations.

La musique, l’écriture, les livres, le théùtre, les concerts, les librairies sont prĂ©sents et peuvent ĂȘtre l’occasion de rencontres. Les bords de l’ArdĂšche peuvent aussi mener Ă  une balade en canoĂ« et peut-ĂȘtre Ă  plus
 Être berger est l’ñme de toute une vie oĂč le rĂȘve prend aussi sa part. Se mobiliser pour dĂ©fendre une femme violentĂ©e par son compagnon, retrouver le lieu d’un premier amour ou se situer dans les prĂ©mices d’une rupture, s’occuper des autres pour les soigner, se sentir attirĂ© par le luxe d’un restaurant et de ses paillettes, se retrouver face Ă  une classe pour parler littĂ©rature, assister au dĂ©samour de ses parents, suivre des acrobates avec tous les risques du mĂ©tier, une chute qui peut aussi permettre de rencontrer une infirmiĂšre, les problĂšmes de santĂ© qui s’invitent et insistent parfois sont « La beautĂ© du monde » offerte par Ahmed Kalouaz. Ces thĂšmes du quotidien prennent vie d’une façon trĂšs poĂ©tique sous sa plume.
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La nature, l’amitiĂ©, l’amour, la solidaritĂ© sont des Ă©lĂ©ments essentiels de la vie, et mĂȘme si la nostalgie s’immisce au cƓur des lignes l’espoir ne disparaĂźt jamais. Est-il nĂ©cessaire de tout dire pour se faire comprendre ? Le lecteur a son rĂŽle Ă  jouer dans ce trĂšs dĂ©licat recueil de nouvelles.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Encres vagabondes

Brigitte Aubonnet
Encres vagabondes 19 mars 2021

- Le Violon de Scarlet

De New York à l’Aveyron
Changement de style, d’ambiance et de dĂ©cor avec l’écrivain franco-algĂ©rien Ahmed Kalouaz, dont une trilogie sur l’histoire de sa famille ainsi que plusieurs romans jeunesse ont Ă©tĂ© publiĂ©s par Le Rouergue. Avec Le Violon de Scarlet, qui vient de sortir chez Le Mot et le Reste, au fil d’une vingtaine de nouvelles servies par un style trĂšs poĂ©tique, entre romance et auto-biographie, rencontres et rendez-vous manquĂ©s, l’auteur qui vit dans le Gard nous transporte de SĂšte Ă  la pointe du Raz, de l’ArdĂšche au
plateau du Vercors, et de New York,sur les traces de la violoniste de Bob Dylan, à l’Aveyron, en compagnie d’un vieux berger du causse. Son chien, le dernier, vient de mourir, mais le vieil homme
continue de promener son bĂąton, sans ses brebis. Peut-ĂȘtre pour lui donner l’impression qu’il est encore utile. Il aimerait bien Ă©crire comme avant. Maisil ne sait plus vraiment Ă  qui. Tout un monde est parti dans les plaines et les villes. Les autres sont au cimetiĂšre


Joel Born
Centre Presse 28 février 2021

- Le Violon de Scarlet

Il s’agit du tout nouveau livre de l’écrivain Ahmed Kalouaz ; recueil de nouvelles intitulĂ© Le violon de Scarlet.

Le recueil comprend une dizaine de courtes nouvelles. Les fictions racontĂ©es sont diverses : de ce passionnĂ© qui va Ă  New York sur les traces de Scarlet Rivera et son violon, jusqu’à ce patient qui comble son sĂ©jour Ă  l’hĂŽpital par la musique, en passant par ce veilleur de livres qui installe des petites bibliothĂšques dans les rues, et ces nombreuses rencontres amoureuses « Son violon (Scarlet) est une ligne plantĂ©e dans les veines, elle court de la paume des mains pour s’accrocher aux cimaises des yeux » (p10).

Alors, quels sont les points communs entre ces nouvelles ? Qu’est ce qui caractĂ©rise les mots de ce recueil ?

Le recueil peint des thĂšmes sensibles qui explorent la condition humaine dans sa profondeur. D’abord, il y a la mĂ©lancolie due Ă  la solitude, Ă  l’absence d’amis et de proches, au poids des souvenirs
Les personnages sont souvent isolĂ©s, mĂȘme en compagnie des gens : solitude dĂ©sirĂ©e. « Solitaires, nous le sommes souvent, avec nos singuliĂšres vies » (p106).

Ensuite, il y a les rencontres nĂ©es du hasard, du miracle. L’amour est omniprĂ©sent. Un voyageur rencontre une femme dans une gare ; un autre rencontre une touriste arnaquĂ©e par une agence de voyage ; des personnages rencontrent d’anciennes amantes « La nostalgie, le destin, l’amour, celui qui a posĂ© son front sur mon Ă©paule un soir d’étĂ© » (p80).

Si les rencontres dissipent la mĂ©lancolie, la solitude reprend le dessus souvent. Par exemple, un homme rencontre son ancienne amante aprĂšs des dĂ©cennies mais passent la nuit chacun dans sa chambre. « (
) il Ă©tait temps de regagner l’hĂŽtel, pour m’offrir une soirĂ©e promise Ă  la solitude » (p33).

Enfin, il y a la nature qui est une alternative, un refuge pour les personnages. Les fictions ont lieu, presque toutes, dans la campagne française, dans des villages Ă  la belle nature avec comme Ă©lĂ©ments de dĂ©cor : montagnes, champs, fermes, animaux, riviĂšres
Parmi les lieux rĂ©els citĂ©s : Vosges, ArdĂšche, Annecy
La nature permet ainsi aux personnages de panser leur mĂ©lancolie, d’ĂȘtre en paix avec eux-mĂȘmes, d’exister dans ce monde imprĂ©gnĂ© de solitude. «(
) ils se glissent entre le court goulet de roches, et pour avoir enfin vue sur le plateau, et juste en face, miracle de la journĂ©e lumineuse, le collier de la chaine des Alpes
 » (p44).

L’écriture est poĂ©tique. Des phrases et des passages sont des poĂšmes en prose insĂ©rĂ©s dans les nouvelles. Certains personnages expriment leur passion pour la poĂ©sie en Ă©voquant Aragon, MallarmĂ© et d’autres poĂštes. Cela embellit davantage le recueil et attire le lecteur par la beautĂ© des mots ; ce qui compte c’est le comment dire et non quoi raconter. « Un amoureux du paysage et de la marche qui portait toutes les terres du monde sous ses semelles » (p24).

Les nouvelles ont un Ă©cho universel, bien qu’elles aient lieu pour la majoritĂ© en France. Les personnages sont souvent dĂ©signĂ©s par des mots gĂ©nĂ©riques (homme, femme, infirmiĂšre
) ou des pronoms personnels.

L’auteur a glissĂ© des Ă©lĂ©ments autobiographiques sans faire de l’autobiographie ; il vit en Villeneuve-lĂšs-Avignon connue par sa belle nature (dĂ©cor des nouvelles) ; enfant dĂ©jĂ , il a grandi au sud de l’IsĂšre ; sa passion pour la poĂ©sie ; hommage au pĂšre ancien tirailleur et travailleur du bĂątiment
 « Mon pĂšre m’avait appris de belles choses Ă  faire de mes mains, ce qu’il avait du connaitre pour pouvoir vivre dĂ©cemment sur la Causse » (pp63-64)

Ce qui constitue le point faible des nouvelles est l’absence de chutes attirantes, le pilier du genre de la nouvelle. Elles se prĂ©sentent comme des anecdotes, des textes Ă©crits en un trait. L’auteur donne davantage d’importance aux mots pleins de poĂ©sie et moins d’intĂ©rĂȘt Ă  la construction. Cependant, ce petit point faible n’altĂšre en rien la qualitĂ© et la beautĂ© du livre.

Bref et sensible, Ă©crit avec une belle poĂ©sie, ce recueil de nouvelles peint la condition humaine dans ce monde mutilĂ© par la mĂ©lancolie. C’est aussi un grand hommage Ă  la nature et Ă  la poĂ©sie !

Une chronique Ă  retrouver sur Lecture-Monde

Tawfiq Belfadel
Lecture Monde 24 février 2021