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Parution : 03/09/2020
ISBN : 9782361395278
154 pages (14,8 x 21 cm)

L'apparition du chevreuil

À couper le souffle.
Anne-FrĂ©dĂ©rique HĂ©bert-Dolbec – Le Devoir

Ce qu’en pensent les libraires :

« 150 pages denses, brillamment construites qui font le pari de l’intelligence. »
SĂ©bastien Le Benoist – Quai des brumes, Strasbourg

« Terrifiant et nécessaire. »
Charlotte Desmousseaux – La Vie devant soi, Nantes

« Un roman trĂšs intense sur l’importance de la parole et la construction du rĂ©cit, dans notre sociĂ©tĂ© post #metoo oĂč il est nĂ©cessaire de faire rayonner le discours des invisibilisĂ©es. Magnifiquement Ă©crit. »
Lucie Leroy – Librairie Mollat, Bordeaux

« Avec L’Apparition du chevreuil, Élise Turcotte sonde les profondeurs de l’intime, de l’entre-soi, de la famille, de l’emprise et des diktats de la masculinitĂ© et de la normalitĂ©. Le style Ă  la fois dense et saccadĂ©, onirique et prĂ©cis confĂšre une atmosphĂšre inquiĂ©tante et oppressante qui maintient le lecteur au cĂŽtĂ© de la narratrice en permanence aux aguets. Un texte charnel, au plus prĂšs du corps et des Ă©motions.
Une parole libérée. Une réussite ! »
Élodie Murzi – ICI Librairie, Paris

« C’est un texte marquant, qu’il faut lire d’une traite, sur le rĂ©cit d’une emprise, le rĂ©cit d’une colĂšre et d’un silence qui ne doit pas se faire, le rĂ©cit d’une famille comme il en existe tant d’autres, emmurĂ©e dans la peur du conflit. La langue d’Élise Turcotte est poĂ©tique, intense et constitue la puissance de ce conte noir, chaque phrase est forte, troublante et son style
a quelque chose de magnĂ©tique qui renforce la tension et l’angoisse qui montent au fil
des pages. »
Kim Dagron – Ombres blanches, Toulouse

« J’ai Ă©tĂ© complĂštement happĂ©e par la narration et la force de captation de l’écriture. Je me sentais Ă  la fois prisonniĂšre du rĂ©cit en cours et en mĂȘme temps aux cĂŽtĂ©s d’une femme libre ! »
CĂ©cile – Les Biens-AimĂ©s, Nantes

« Lorsque la menace se fait trop lourde, il faut parfois fuir. C’est tel un animal blessĂ© que la narratrice de ce roman s’éloigne de la civilisation, dans une cabane, dans les bois. Mais ce lieu est-il un refuge ou une nouvelle menace ? Un roman fascinant, engagĂ©, profond, mĂ©taphysique oĂč le fond et la forme se rejoignent dans une expĂ©rience sensorielle tantĂŽt calme tantĂŽt chaotique. Une vĂ©ritable tempĂȘte de flocons de mots, pour tenter d’apaiser les maux. J’ai aimĂ© ĂȘtre malmenĂ© comme un chevreuil blessĂ© par cette histoire qui ne laisse pas indiffĂ©rente. »
AurĂ©lie Janssens – Page et Plume, Limoges

“Écrivaine fĂ©ministe, elle est la sƓur dans cette famille blessĂ©e. Elle est celle Ă  qui on impose le silence et qui s’isole en pleine forĂȘt. Elle nous entraĂźne dans cet univers de rage, de peur et de courage par un texte envoĂ»tant et poĂ©tique. Merveilleux !“
Muriel Martinez-Pat – Vivement dimanche, Lyon

“Voici un roman durement ancrĂ© dans notre Ă©poque. Une Ă©crivaine victime de cyberintimidation par un groupe qui sĂ©vit sur les rĂ©seaux sociaux se rĂ©fugie dans un chalet en forĂȘt. Au dehors, tempĂȘte de neige et tempĂȘte sociale grondent, s’invitant dans ce huis clos d’une Ă©criture haletante.
Roman fĂ©ministe Ă  la construction finement ciselĂ©e, court, dense, on y plonge avec cette curiositĂ© dangereuse de dĂ©couvrir ce qui se chache derriĂšre la toile et le blizzard.“
Clarence – Les yeux qui pĂ©tillent, Valenciennes

“C’est le roman d’une lutte contre la prĂ©dation de la parole. les mots des femmes se sont certes libĂ©rĂ©s, mais en mĂȘme temps qu’une violence inouĂŻe Ă  leur encontre. Que peut la littĂ©rature contre l’enfouissement des faits ? Contre le mythe du « grand roman amĂ©ricain » la quĂ©bĂ©coise Elise Turcotte tisse une histoire tout en tensions et voix entremĂȘlĂ©es. La forme du roman explore la violence tel un anneau de mobius, et cĂ©lĂšbre la littĂ©rature comme un puissant outil de dĂ©fense de l’innocence.“
Lucie Eple – Le Pied à Terre, Paris

CiblĂ©e par de nombreuses menaces, dues Ă  son statut d’écrivaine fĂ©ministe et militante, la narratrice s’isole dans un chalet en pleine forĂȘt pour disparaĂźtre. Face Ă  la neige qui recouvre tout au-dehors, elle peut s’abandonner Ă  son monde intĂ©rieur et retrace pour nous le fil des Ă©vĂ©nements. Elle se souvient de l’arrivĂ©e du beau-frĂšre dans la famille, toute la violence des hommes qu’il cristallise Ă  lui seul. À son contact les personnalitĂ©s s’effilochent et l’inacceptable devient pardonnable ; la famille dĂ©tourne les yeux, on lui demande Ă  elle, l’écrivaine, de maintenir la paix par le silence, de cĂ©der Ă  ceux qui tentent depuis toujours de tuer le langage. Or, malgrĂ© le danger, elle sait bien qu’il faut raconter et, face Ă  cette violence, elle ne peut qu’ouvrir une porte Ă  la vĂ©ritĂ© par l’écriture et tenter de construire un tĂ©moignage universel.

Revue de presse

- L'Apparition du chevreuil Revue Collections Revue Collections Hiver 2021
- L'apparition du chevreuil Aline Sirba Avoir Ă  lire 22 novembre
- L'apparition du chevreuil Ronan Manuel Radio Rennes // Si on parlait de lire 19 octobre 2020
- L'apparition du chevreuil Amandine Farges Encres Vagabondes 15 octobre 2020
- Aux frontiĂšres de la folie Robert Colonna d'Istria Corse-Matin // Settimana 23 octobre 2020
- L'Apparition du chevreuil T.R. et E.M. les notes 5 octobre 2020

- L'Apparition du chevreuil

C’est au cƓur de la rĂ©cente tempĂȘte de dĂ©nonciations d’agressions faites aux femmes qu’Élise Turcotte a Ă©crit L’apparition du chevreuil, le produit d’un dialogue intĂ©rieur l’ayant occupĂ©e pendant plusieurs annĂ©es. Aussi publiĂ© aux Ă©ditions Le mot et le reste en Europe francophone, le dernier roman de l’autrice a connu un accueil remarquĂ© au QuĂ©bec, oĂč il s’est retrouvĂ© fnaliste du prix Ringuet et du Prix des libraires du QuĂ©bec, en plus de se tailler une place dans la prĂ©sĂ©lection du prix France-QuĂ©bec.
Dans ce livre court et dense Ă  la forme dĂ©stabilisante, une Ă©crivaine s’isole dans un chalet «quelque part dans la forĂȘt» afn d’échapper aux menaces qu’elle reçoit sur les mĂ©dias sociaux, aprĂšs s’ĂȘtre prononcĂ©e contre des propos violents adressĂ©s aux femmes. EnveloppĂ©e par la neige qui envahit peu Ă  peu son environnement, la narratrice laisse les souvenirs se frayer un chemin sur la page. Le vin aide Ă  la dĂ©sobĂ©issance de l’écriture, qui est alimentĂ©e par un instinct de survie puissant. Mis Ă  part le propriĂ©taire du chalet, personne n’est censĂ© savoir oĂč la trouver. La maison voisine, la seule Ă  des kilomĂštres, est inhabitĂ©e depuis longtemps et grugĂ©e par la mĂ©rule, un champignon qui s’attaque au bois de charpente. Mais la narratrice ressent une prĂ©sence, qui fnit par se matĂ©rialiser devant ses yeux. Elle se remĂ©more l’arrivĂ©e de son beau-frĂšre dans la cellule familiale, la violence des hommes qu’il incarne Ă  lui seul. Ce qu’elle cherchait Ă  fuir serait-il venu la
retrouver? Un roman qui brise tant les idées masculinistes que les conventions littéraires et la linéarité du récit.

Revue Collections
Revue Collections Hiver 2021

- L'apparition du chevreuil

Une auteure fĂ©ministe trouve refuge dans un chalet en forĂȘt aprĂšs avoir Ă©tĂ© victime de harcĂšlement en ligne et confrontĂ©e Ă  l’aveuglement de sa famille concernant le comportement agressif de son beau-frĂšre. Dans cet Ă©loignement temporaire, elle espĂšre trouver la bonne distance pour laisser venir les mots Ă  elle, les mots justes et vrais qui disent la violence sociale et familiale, et dĂ©noncent une forme d’intimidation insidieuse envers les femmes, visant Ă  les rĂ©duire au silence au nom de la paix domestique et extĂ©rieure.

Par ailleurs, la solitude s’avĂšre le meilleur remĂšde pour se rĂ©approprier son corps et ses pensĂ©es ; la narratrice y puisera la force de sa rĂ©sistance face au dĂ©ni, Ă  la dĂ©formation des paroles, au soupçon et aux discours radicaux. Mais une inquiĂ©tude teintĂ©e de paranoĂŻa la gagne lorsqu’une tempĂȘte de neige se lĂšve et qu’elle pressent que la cabane voisine de la sienne est Ă©tonnamment habitĂ©e.

Élise Turcotte imprime Ă  son intrigue une atmosphĂšre oppressante et menaçante qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Dans le silence de la forĂȘt, passĂ© et prĂ©sent se confondent parfois en une confusion accentuĂ©e par la peur et les cauchemars, le flux de conscience charrie les discours acrimonieux qui poursuivent l’hĂ©roĂŻne jusque dans sa retraite, rĂ©veillant l’angoisse pour sa sĂ©curitĂ© et pour celle de son neveu, enfant maltraitĂ© par un pĂšre sadique et misogyne.

La noirceur s’exprime via une Ă©criture poĂ©tique, au plus prĂšs des sensations du personnage tourmentĂ© par les consĂ©quences de la crĂ©ation littĂ©raire, mais persuadĂ© de l’importance du tĂ©moignage et du pouvoir de l’écrit.

Une chronique Ă  retrouver sur Avoir Ă  lire

Aline Sirba
Avoir Ă  lire 22 novembre

- L'apparition du chevreuil

Dans l’émission Si on parlait de lire, Ronan Manuel nous donne son avis sur L’apparition du chevreuil :

“Ce livre de nature est en fait un huit clos. La narratrice fuit les rĂ©seaux sociaux, les menaces, le monde de la toile pour se tourner dans une autre toile, fermĂ©e, sombre, menaçante : la forĂȘt.
Je suis tombĂ©e amoureux de ce rĂ©cit, il y a du Stephen King dans son apprĂ©hension, ses premiers pas vers le chalet [
].”

Une émission diffusée sur Radio Rennes.

Ronan Manuel
Radio Rennes // Si on parlait de lire 19 octobre 2020

- L'apparition du chevreuil

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Sous des aspects de conte horrifique, le roman d’Elise Turcotte s’intĂ©resse au plus concret : la prise de parole des femmes et ses difficultĂ©s, que ce soit dans la sphĂšre publique ou privĂ©e. En effet ici l’ogre s’appelle Rock Dumont, « Patriarche radical » du groupe extrĂ©miste « La Souche », chef d’une meute qui la poursuit.
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Le tour de force d’Élise Turcotte est de nous faire ressentir physiquement l’angoisse, la sensation d’emprisonnement, d’impuissance qui est celle de la narratrice. En donnant Ă  son rĂ©cit de nombreuses caractĂ©ristiques du conte de fĂ©es et en le combinant Ă  la psychanalyse (la narratrice rapporte nombre de ses sĂ©ances) l’auteure nous offre un roman regorgeant de symboles, de peurs et de fantasmes, miroir de notre sociĂ©tĂ© : « Je laisse les choses revenir, j’attends la cristallisation de l’émotion, celle qui demeure, celle qui Ă©claire tout. Pendant que j’écris, je sauve l’enfant et la neige passe du blanc au grisĂątre. »

Une chronique à lire en intégralité sur Encres Vagabondes

Amandine Farges
Encres Vagabondes 15 octobre 2020

- Aux frontiĂšres de la folie

Écrivaine fĂ©ministe, la narratrice a Ă©tĂ© victime de menaces. Elle a trouvĂ© refuge Ă  la campagne dans un chalet loin de tout. LĂ , ses terreurs la poursuivent. L’envahissent. Elle parle. Une jolie pĂ©pite littĂ©raire.

Ce roman arrive du QuĂ©bec. Il est Ă©crit dans une langue admirable. Surprenante au premier abord, parfois dĂ©concertante, mais admirable. Intelligente, prĂ©cise, originale. Cette Apparition, c’est d’abord cela : la musique d’une phrase, qui intrigue, emporte, et emmĂšne dans un univers sĂ©parĂ© de l’univers normal.

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Un texte haletant, angoissant, affolant – sans cesse aux limites de la folie –, de belle tenue, animĂ© par ce constat terrible : “C’est de la colĂšre que vient la sagesse, car seule la colĂšre est capable de dĂ©passer toute frontiĂšre.” À dĂ©couvrir.

Robert Colonna d'Istria
Corse-Matin // Settimana 23 octobre 2020

- L'Apparition du chevreuil

HarcelĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux pour ses prises de position fĂ©ministes, une Ă©crivaine se retire dans un chalet isolĂ© en pleine nature. À peine installĂ©e, elle sort ses carnets de notes en prĂ©vision de l’écriture d’un roman inspirĂ© par un conflit familial rĂ©cent. Elle se voit enfin Ă  l’abri de menaces difficiles Ă  identifier, vigilante mais plus solide, en harmonie avec le paysage automnal. Mais trĂšs vite son inquiĂ©tude renaĂźt : une lueur dans la nuit, une tempĂȘte de neige qui s’annonce, le passĂ© qui resurgit, les cauchemars


Fuir et se taire ? Faire face, dire l’indicible, Ă©crire pour dĂ©noncer l’inacceptable ? Les consĂ©quences de l’une ou l’autre attitude sont-elles les mĂȘmes pour les dĂ©bats sur internet, ou dans la sphĂšre privĂ©e ? RĂ©agit-on pareil sous les injures Ă  distance, ou quand on fait face Ă  la violence physique, lorsque la vie d’un enfant est en jeu ? L’auteure quĂ©bĂ©coise rĂ©pond en faisant passer son hĂ©roĂŻne par divers degrĂ©s de conscience : le doute, la culpabilitĂ©, la colĂšre. L’écriture est trĂšs introspective : le flot des pensĂ©es de la narratrice mĂ©lange observations du prĂ©sent, interrogations sur elle-mĂȘme, mises en scĂšne de ses souvenirs. C’est parfois difficile Ă  dĂ©mĂȘler mais cela confĂšre une atmosphĂšre oppressante Ă  ce court roman, intense et dĂ©rangeant.

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T.R. et E.M.
les notes 5 octobre 2020