La Plaine
Dans le deuxiĂšme opus de son triptyque, Pascal Escobar ancre son enquĂȘte dans le milieu de la nuit marseillaise armĂ© de son sens aigu de lâobservation et de la dĂ©rision.
Coups de cĆur de libraires
âVĂ©ritable coup de cĆur aprĂšs « Belle de Mai », deuxiĂšme opus dâune trilogie sur les quartiers marseillais. « La Plaine » fait partie de ces fictions qui nous promĂšnent dans des lieux qui sont un personnage Ă part entiĂšre, ce qui peut expliquer le titre. Les autres personnages sont des rebelles solidaires qui, sous la plume de lâauteur, dĂ©voilent leur empathie pour autrui. LâĂ©criture est fluide, teintĂ©e dâhumour, adaptĂ©e au contexte de lâenquĂȘte.
Pascal Escobar confirme ici son engagement dans la lutte contre la pauvretĂ© et les maladies de lâĂąme. Un nom du roman noir Ă retenir et Ă lire sans attendre !
Sylvie, Librairie La Tache Noire (Strasbourg)
âPour dĂ©crire Marseille noir dans les annĂ©es 90 il y avait Izzo. Maintenant il y a Escobar. Plongez dans ce polar et dans les rues populaires de la ville, vous ne le regretterez pas. Câest fascinant, câest chaleureux, câest bordĂ©lique, câest talentueux, câest Marseille !!â
Anne, Librairie Charlemagne (Toulon)
âDans La Plaine, on retrouve avec un grand plaisir la plume de Pascal Escobar. LâĂ©criture est toujours aussi alerte, lâambiance toujours aussi captivante, et vous avez deux intrigues en une : un polar parfaitement maitrisĂ©. â
Thomas, Librairie du Pincerais (78)
La Plaine, Marseille. Un individu sĂšme a terreur en attaquant les camions de pizza des environs Ă la grenade lacrymogĂšne. ParallĂšlement, Esmeraldo Platinium, rappeur n° 1 en France et originaire de ce quartier, reçoit des menaces de mort pour le dissuader de donner son concert Ă©vĂ©nement au stade VĂ©lodrome. Stanislas Carrera, enquĂȘteur social et dĂ©tective privĂ© se voit confier ces affaires. FlanquĂ© de son inaltĂ©rable cousin et associĂ© Fruits LĂ©gumes, ses investigations vont lui faire dĂ©couvrir que les relations entre le milieu du rap marseillais et le banditisme ne sont pas toujours celles quâon croit et que les motivations profondes de lâĂȘtre humain sont parfois insondables.
Revue de presse
« La Plaine » : Rap, pizzas et bande organisée Guillaume Chérel La grande parade 3 novembre 2025
_ La Plaine Julien Védrenne K-libre 10 octobre 2025
_ Noir, Polar, Suspense, La Plaine Blog Le ressenti de Jean-Paul 3 octobre 2025
âDans le deuxiĂšme volume, il nous conduit dans le quartier de La Plaine (5Ăšme arrondissement) non loin du vieux port. Le peuple de Marseille livre des noms qui montrent la diversitĂ© des origines, des Corses, des ArmĂ©niens, des MaghrĂ©bins, du monde entier.
Nous retrouvons Stanislas Carrera, ancien Ă©ducateur rattachĂ© au juge pour enfants reconverti en enquĂȘteur privĂ©. Plusieurs intrigues dans le livre. Une menace pĂšse sur les camions de pizzas, un individu les dĂ©truit prononçant des mots abscons. Evoluons dans le milieu de la restauration rapide. Le verbe est fort, les mots traduisent la vie.
Et lâautre histoire ? nous rentrons dans le monde du rap. Le rap Ă Marseille, les vedettes, les spectacles, les menaces, les gardes du corps⊠câest un polar, une atmosphĂšre lourde, sombre comme la nuit des rues de ce quartier de Marseille. Pascal Escobar a lâart de dĂ©crire ce Marseille aux quartiers si diffĂ©rents.â
âUn roman noir, couleur anarco-no-Future, de Pascal Escobar, malgrĂ© un nom pareil, ça se dĂ©guste paisiblement, en savourant les dialogues, entre deux apĂ©ros, aprĂšs un bon repas, comme ce fut le cas avec le « maĂźtre » (lâauteur barcelonnais, pas le trafiquant de cocaĂŻne colombien). Stanislas, en bon marseillais, est un nĂ©o-dĂ©tective qui sait prendre le temps de vivre, comme celui de continuer Ă courtiser sa compagne, et de poursuivre, comme il peut, lâĂ©ducation de son adolescente de fille. Câest un macho, Ă sudistes, mais fĂ©ministe, LGBTQ+ friendly. Antiraciste et progressiste mais pas encartĂ©. Câest un justicier solitaire, mais altruiste, trĂšs famille et bande de potes. En le lisant, on pense aussi Ă Andrea Camilleri, lâauteur sicilien, et Ă Leonardo Padura, le cubain, au sens oĂč lâintrique du roman nâest quâun prĂ©texte Ă dresser le portrait dâune ville, dâune sociĂ©tĂ© basĂ©e sur les rapports de force. OĂč les vrais « bandits » ne sont pas toujours ceux que lâon dĂ©signe du doigt dans les mĂ©dias, oubliant la lune cachĂ©e derriĂšre les montagnes dâordures en tout genre.â
Pascal Escobar avec La Plaine sâinscrit dans la lignĂ©e des auteurs urbains de la CitĂ© phocĂ©enne avec son dĂ©tective privĂ© Stanislas Carrera. Le tout avec deux enquĂȘtes (rap & food-truck) emblĂ©matiques et un style affirmĂ©.
âAvec La Plaine, Pascal signe un deuxiĂšme tome puissant, Ă la fois noir et profondĂ©ment humain. Je lirai sans hĂ©siter le troisiĂšme volet de cette trilogie qui sâannonce dĂ©jĂ incontournable. Car, malgrĂ© ses horreurs et ses dangers, Marseille a ce charme brut et indomptable⊠et je crois bien que Pascal a rĂ©ussi Ă ensorceler ma sensibilitĂ©.â