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Parution : 21/02/2019
ISBN : 9782360549221
192 pages (11 x 17,6 cm)

La Pays des petites pluies - poche

On est donc Ă©merveillĂ© par l’émerveillement de cette Ă©crivaine aventureuse et fĂ©ministe, amie de Jack London, face aux miroitements subtils de la Sierra Nevada. Modestie, patience
 L’écologie avant l’heure.

Arnaud Gonzague – Terra Eco

traduit de l’anglais (Ă©tats-unis) par François Specq

Ce texte de Mary Austin est l’un des grands classiques de la tradition amĂ©ricaine de nature writing et les critiques de son temps ont comparĂ© sa sensibilitĂ© Ă  l’environnement Ă  celles de Thoreau et Muir. Sa cĂ©lĂ©bration de la beautĂ© du dĂ©sert la place au commencement de toute une lignĂ©e d’écrivains amĂ©ricains qui, de John Van Dyke Ă  Edward Abbey, ont fait porter sur ces rĂ©gions un regard Ă  contre-courant du dĂ©sir d’exploitation indissociable de l’histoire de l’Ouest amĂ©ricain. Se tenant Ă  l’écart tant de l’esthĂ©tisme que du sentimentalisme, Austin n’en parvient pas moins, dans une prose sobre mais intense, Ă  Ă©voquer les singuliers pouvoirs d’envoĂ»tement du dĂ©sert de l’Ouest, tout en laissant entendre de maniĂšre poignante la rĂ©sonance intime du mĂ©lange de beautĂ© et de douleur propre Ă  ce lieu.

Revue de presse

- Le Pays des petites pluies Yasmina Mahdi La Cause littéraire 8 mars 2019
- Le pays des petites pluies
 Jean Rouzaud Radio Nova // La chronique de Jean Rouzaud 5 mars 2019

- Le Pays des petites pluies

Les Ă©ditions Le Mot et le Reste nous donnent Ă  lire l’ouvrage lumineux de Mary Austin (1868-1934), Le Pays des petites pluies, dans lequel le paysage est le sujet du rĂ©cit, « pays des frontiĂšres perdues » soumis l’étĂ© Ă  « un intolĂ©rable Ă©blouissement solaire ». Et pourtant il y pleut. Il y a des couleurs, des plus claires aux plus obscures, des formes, des plus Ă©levĂ©es aux plus abyssales. Des accalmies et des tempĂȘtes. De la chaleur intense et du gel. Et l’Indien veille, rĂ©siste, fier, dans la VallĂ©e de la Mort. L’essence mĂȘme de la vie sur terre trouve son accomplissement dans ce « vĂ©ritable dĂ©sert ». C’est une leçon de nature, presque une parthĂ©nogenĂšse dans laquelle certaines espĂšces s’auto-multiplient, s’épanouissent, non dans le chaos mais dans l’ordre primordial. Mary Austin identifie chaque arpent de cette terre de l’Ouest amĂ©ricain, l’inventorie, en confectionne un herbier vivace. Elle dĂ©crit avec dĂ©licatesse les vibrations de la vĂ©gĂ©tation, les plantes adaptĂ©es Ă  la sĂ©cheresse ou aux milieux aquatiques, les vĂ©gĂ©taux d’altitude, leurs types biologiques, le pelage des petites bĂȘtes de cette rĂ©gion ; d’oĂč un amour et une compassion Ă  l’égard des espĂšces du monde vĂ©gĂ©tal et animal.

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La beautĂ© sculpturale des plantes et leur effloraison est telle que Mary Austin y voit la rĂ©vĂ©lation biblique, « peut-ĂȘtre l’explication du buisson ardent ». Dans Le Pays des petites pluies, « quel que soit ce qui monte ou descend les rues des montagnes, l’eau a la prioritĂ© » et engendre « la floraison luxuriante qui est la merveille des canyons de la sierra ». Ce prĂ©cis de nature est un trope, une rhĂ©torique, depuis Rousseau, et l’auteure emprunte le plus souvent Ă  l’hypallage, Ă  la catachrĂšse, pour dĂ©crire le sublime du paysage. La grande romanciĂšre sacralise les arbres, « les sapins (
) des pentes orientales [dont les] minarets de branches fixĂ©s en Ă©toiles touchent au ciel ». En musicienne, elle recueille les sons de tous les Ă©lĂ©ments du macrocosme. En pionniĂšre, elle recueille les propos d’une PaĂŻute. PassĂ©s les guerres et les conflits, le vol des terres, la femme indienne se confie Ă  elle. Tour Ă  tour victime et « proie des conquĂ©rants », elle Ă©lĂšve seule ses enfants Ă  l’intĂ©rieur de ce pays rude et sauvage, mais, nous dit Mary Austin, « en fait elle en sait tout autant que vous qui ĂȘtes habituĂ© d’un plus grand espoir » 

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Yasmina Mahdi
La Cause littéraire 8 mars 2019

- Le pays des petites pluies


C’est sous ce titre sibyllin que les Ă©ditions Le Mot et Le Reste publient en version poche le texte planant de Mary Hunter Austin (1886-1934), sorte de pionniĂšre de l’ouest, Ă  plusieurs titres


J’ai envie de dire Mary Austin, « folle du dĂ©sert », tant cette forte femme au physique de cow-boy girl, avec stetson et regard altier, entre dans cette littĂ©rature amĂ©ricaine appelĂ©e « Nature Writing », par la grande porte, comme on pousse les portes du saloon*.

À la suite de Henri David Thoreau, John Muir, mais j’y mets aussi Walt Whitman, ou mĂȘme Jack London et bien d’autres, elle rejoint ces grands inspirĂ©s amĂ©ricains, anti-sociaux et rĂ©voltĂ©s, ne croyant qu’à la rĂ©demption par les grands espaces


Ce livre est un Ă©merveillement de notes, petites histoires, descriptions de ce fameux dĂ©sert de l’Ouest amĂ©ricain ou vivaient les tribus lointaines du sud-ouest, Utes et Shoshones.

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Il faut avant tout savoir attendre, Ă©couter la terre, creuser, ou suivre un orage, pour retrouver de l’abondance : mouflons, liĂšvres, wapitis, lĂ©zards, oiseaux divers, cerfs, ours, cougars, lynx


Les photos stupéfiantes de cette région en ont fait un lieu de pÚlerinage de tourisme supérieur avec quelques rares auberges pour courageux.

C’est un des livres fondateurs de cette littĂ©rature amĂ©ricaine des grands espaces. Lumineux, Ă©cologique, zen et inspirĂ©, chacun peut y puiser une leçon de vie, une mystique douce, au ras d’un sol magique et changeant comme un mirage.

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Jean Rouzaud
Radio Nova // La chronique de Jean Rouzaud 5 mars 2019