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Parution : 21/10/2014
ISBN : 9782360541492
656 pages (14,8 x 21)

Journal

C’est une rĂ©ussite, d’autant plus agrĂ©able que la mise en page Ă©lĂ©gante donne leur place, ici ou lĂ , aux charmants petits croquis de Thoreau lui-mĂȘme, nous rendant le “philosophe des bois” plus Ă©mouvant et plus proche. IdĂ©al pour qui aime lever les yeux de ces Ă©crans, sortir au grand air, exercer avec une humble exigence sa facultĂ© d’observer, et mĂ©diter, une graminĂ©e Ă  la bouche, sur la place qu’il peut occuper dans notre vaste monde.

Claude Grimal – La Nouvelle Quinzaine littĂ©raire

traduit de l’anglais (Ă©tats-unis) par Brice Matthieussent
sélection de Michel Granger

Homme de lettres et philosophe non conformiste, rĂ©fractaire Ă  l’emprise de l’état sur l’individu, mais aussi naturaliste prĂ©curseur de l’écologie, Henry D. Thoreau a rĂ©guliĂšrement consignĂ© ses pensĂ©es et ses notes de terrain dans un journal de 7000 pages entre 1837 et 1861. Fragmentaire par essence, cette Ɠuvre brosse le portrait de l’auteur et dessine son systĂšme de pensĂ©e : elle est prĂ©cieuse pour corriger les stĂ©rĂ©otypes dont on a trop souvent affublĂ© « l’ermite de Walden ». Dans un souci de pertinence et d’homogĂ©nĂ©itĂ©, Michel Granger a opĂ©rĂ© une sĂ©lection qui s’efforce de privilĂ©gier les bonnes pages du penseur arrivĂ© Ă  la maturitĂ©, celui pour qui le Journal est devenu une Ɠuvre primordiale Ă  partir de 1851. Au fil des jours, l’écriture rĂ©vĂšle une figure plus complexe, plus libre, plus originale que dans Walden, qui aspire Ă  l’émergence d’une humanitĂ© plus vertueuse, moins viciĂ©e par l’attrait de l’argent, telle que le peuple de la campagne en donne l’exemple. Cet autre Thoreau du Journal, authentique dans le dialogue avec lui-mĂȘme, drĂŽle dans le regard qu’il porte sur ses concitoyens, intransigeant dans ses choix Ă©thiques, offre Ă  notre Ă©poque des remarques pleines d’actualitĂ©.

Revue de presse

- Interview Michel Granger - Henry David Thoreau (4/4) Journal d’une vie ordinaire Adùle Van Reeth France Culture // Les Chemins de la philosophie 27 avril 2017
- Transcendant Thoreau Christian Désagulier Cahiers de poésie 24 avril 2015
- Journal de Thoreau (sélection Michel Granger) Didier Bazy La Cause littéraire 23 mars 2015
- Journal Noé Gaillard Daily Books 19 février 2015
- Dans la nature avec Thoreau Claude Grimal La Nouvelle Quinzaine littéraire 1 février 2015
- Écologiste avant la lettre Claude-Marie Vadrot Politis DĂ©cembre 2014
- Thoreau, archiviste du climat Andrea Wulf Books Octobre 2014

- Interview Michel Granger - Henry David Thoreau (4/4) Journal d’une vie ordinaire

AdĂšle Van Reeth consacre quatre Ă©pisodes de ses Chemins de la philosophie Ă  l’Ɠuvre de Henry D. Thoreau. Pour le quatriĂšme et dernier Ă©pisode, elle se consacre au Journal et invite notre spĂ©cialiste de Thoreau pour en discuter.

DĂ©couvrez, en compagnie de Michel Granger comment David Henry Thoreau, ce penseur excentrique fait surgir l’extraordinaire au sein de l’ordinaire.
Le Journal est le lieu oĂč Thoreau construit sa pensĂ©e Ă  partir de la contemplation de la nature : en brouillant la limite entre l’humain et l’animal, Thoreau utilise les enseignements tirĂ©s de la faune et de la flore de son village Concord, afin de crĂ©er un art de vivre.

Réécouter Michel Granger en interview sur la page des Chemins de la philosophie

AdĂšle Van Reeth
France Culture // Les Chemins de la philosophie 27 avril 2017

- Transcendant Thoreau

Le Journal de Thoreau est un grenier de pensĂ©es qui passent, conduisent et reviennent. Plus-que-Journal que nous relisons par dessus son Ă©paule, sous l’épais toit de pages qu’il forme quand on a reposĂ© le livre ouvert Ă  l’envers – cabane Ă  tranche prĂ©, relai de multiples explorations de Nouvelle-Angleterre Ă  jambes de fourmi.

Journal-poĂšme d’historien naturel au bĂąton de marcheur Ă©crivant, capteur de traces de vies accordĂ©es au manche du monde, dĂ©busquĂ©es jusque sous les galets des riviĂšres Ă  formes d’oreilles et d’yeux qu’ils prennent au fil du courant – de ces oreilles qui vous poussent, de ces yeux qui se dilatent au fil de l’écriture de Thoreau.

Mais l’oreille plaquĂ©e au sol dĂ©crit aussi le mouvement des bĂȘtes Ă  la traque comme celui des hommes affolĂ©s qui ignorent leur affolement – et l’oreille au rail des machines Ă  raccourcir le temps prĂ©dit leur retard dans une langue anglaise en train de s’amĂ©ricaniser.

Consulter l’intĂ©gralitĂ© de l’article sur les Cahiers de poĂ©sie

Christian Désagulier
Cahiers de poésie 24 avril 2015

- Journal de Thoreau (sélection Michel Granger)

Un autre Thoreau. Thoreau intime. Thoreau extime. Il Ă©tait grand temps de sortir le Journal de Thoreau de sa « quasi-obscuritĂ© ». Michel Granger a tranchĂ© dans les 7000 pages du journal de Thoreau. Avant de choisir, il faut arpenter le champ de l’écriture d’une vie, le travail d’une vie. Saluons la tĂ©nacitĂ©, la patience, la passion raisonnĂ©e et la science de l’homme du choix. Ici, c’est un travail de jardinier respectueux des rĂšgles mĂȘmes de la nature de son objet monumental. Qui lirait un journal de 7000 pages s’étalant sur prĂšs de 25 ans ?
Thoreau (1817-1862) est mort « jeune » (au regard de notre Ă©poque et de nos lieux). C’est dire le temps pris sur une vie pour l’écriture. Il prenait du temps pour marcher, pour contempler et pour « gagner sa vie honnĂȘtement ». Une telle quantitĂ© de pages recĂšle inĂ©vitablement de la qualitĂ©. De quoi s’agit-il ?

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lire l’intĂ©gralitĂ© de la chronique sur le site de la Cause littĂ©raire

Didier Bazy
La Cause littéraire 23 mars 2015

- Journal

Deux prĂ©cisions en couverture : « SĂ©lection de Michel Granger » et « Traduction de Brice Matthieussent ». Des informations non nĂ©gligeables. Le traducteur faisant partie du petit groupe des meilleurs et la sĂ©lection des pages Ă©tant une obligation. On imagine mal un lecteur lisant les 7000 pages de l’intĂ©gralitĂ© du Journal.

Attention ! il s’agit d’un livre qui se lit nĂ©cessairement Ă  petites doses et donc qui va ĂȘtre beaucoup manipulĂ© – par vous ou vos invitĂ©s. Je vous conseillerais d’en faire une lecture Ă  raison de trois Ă  quatre jours Ă  chaque fois et peut-ĂȘtre de vous laisser guider par le hasard pour ce qui est des passages. Une lecture de hasard. Pour Ă©viter de peut-ĂȘtre vous lasser, pour vous faire la surprise de la dĂ©couverte et peut-ĂȘtre surtout pour avoir le plaisir de mettre en relation les passages lus
Si j’osais, je rangerais ce livre entre Les Essais de Michel de Montaigne et Les Nourritures terrestres d’AndrĂ© Gide
 Un homme s’y raconte, un homme y vit de sensations, de sensualitĂ© et il analyse ses semblables – les blancs sont durement traitĂ©s. Allez, par exemple, directement aux pages 411 et 412 Ă  la date du 30 dĂ©cembre 1856, il y est question des blancs et des Indiens
 (on notera une mise en page intelligente : le chiffre de l’annĂ©e du journal voisinant le numĂ©ro des pages). Et si l’ensemble s’écrit au 19e siĂšcle, Ă  une Ă©poque techniquement bien loin de la nĂŽtre, on constatera que Thoreau voyait bien au-delĂ  de son prĂ©sent.

Vous me connaissez, je ne résiste jamais au plaisir de la citation, alors en voilà quelques unes ( à vous de vous faire les vÎtres) :

« Ce qu’on appelle la foi est un immense prĂ©jugĂ© »

« CĂ©lĂ©brez non pas le jardin d’Eden mais le vĂŽtre »

« Il est stupide que l’homme accumule surtout des biens matĂ©riels des maisons et des terres »

« Un Ă©crivain, un homme qui Ă©crit, est le scribe de toute la nature; il est le maĂŻs et l’herbe et l’atmosphĂšre Ă©crivant »

« Les grandes pensĂ©es sanctifient n’importe quelle tĂąche »

« Le langage est l’Ɠuvre d’art la plus parfaite du monde »

« Pour ĂȘtre seul je trouve nĂ©cessaire d’échapper au prĂ©sent : je m’évite »

« Des faits que l’esprit a perçus, des pensĂ©es que le corps a pensĂ©es, voilĂ  mon sujet ».

Bonnes lectures.

DÉCOUVRIR L’ARTICLESUR LE SITE DE DAILYBOOKS

Noé Gaillard
Daily Books 19 février 2015

- Dans la nature avec Thoreau

Aujourd’hui, zadistes de terrain ou de coin du feu peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une sĂ©lection de l’imposant journal que Thoreau rĂ©digea de 1837 Ă  1861, c’est-Ă -dire de la fin de ses Ă©tudes au Harvard College Ă  la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant immĂ©diatement sa mort. Les lecteurs les plus vaillants se tourneront ensuite, histoire de prolonger et d’approfondir le plaisir de cette lecture si particuliĂšre, vers le feuilletage des sept mille pages de l’édition originale, ou bien attendront leur publication complĂšte aux Ă©ditions Finitude (trois tomes, sur la quinzaine projetĂ©e, ont dĂ©jĂ  paru, dans la traduction de Thierry GillybƓuf, que, par une omission peu gracieuse, la bibliographie du prĂ©sent ouvrage ne mentionne pas).

Les six cents pages choisies du Journal constitueront, pour le lecteur d’aujourd’hui un trĂšs utile antidote Ă  l’addiction consommatrice et Ă  la fascination pour le trivial qui caractĂ©risent l’époque. La sĂ©lection de Michel Granger, spĂ©cialiste de Thoreau, est judicieuse : les textes sont beaux, entrent en rĂ©sonance avec des prĂ©occupations contemporaines, ou parfois au contraire sont en dissonance complĂšte avec elles ; ils sont suffisamment variĂ©s pour faire percevoir les diffĂ©rentes facettes de la pensĂ©e de celui qui est un philosophe de la nature et de l’individualisme Ă©thique. L’introduction donne des repĂšres permettant de comprendre les conditions et les enjeux du Journal : ce n’est pas Ɠuvre autonome, sĂ©parĂ©e du reste des Ă©crits de Thoreau, mais un cahier de brouillon, un aide-mĂ©moire, et un vaste travail qui, selon Michel Granger, prĂ©sente “une variĂ©tĂ© de visages avec lesquels l’auteur n’avait pas prĂ©vu d’affronter le regard d’autrui” (une partie de ce Journal semble bien pourtant avoir Ă©tĂ© Ă©crite avec un Ɠil sur la postĂ©ritĂ©, ne serait-ce que parce que s’y dĂ©veloppe une rĂ©flexion sur la vocation littĂ©raire, et en particulier sur le rapport entre l’écrivain et ses lecteurs).

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Ce Journal permet ainsi de faire, en compagnie de son auteur, une expĂ©rience de la sensibilitĂ© et de l’intelligence. C’est une rĂ©ussite, d’autant plus agrĂ©able que la mise en page Ă©lĂ©gante donne leur place, ici ou lĂ , aux charmants petits croquis de Thoreau lui-mĂȘme, nous rendant le “philosophe des bois” plus Ă©mouvant et plus proche. IdĂ©al pour qui aime lever les yeux de ces Ă©crans, sortir au grand air, exercer avec une humble exigence sa facultĂ© d’observer, et mĂ©diter, une graminĂ©e Ă  la bouche, sur la place qu’il peut occuper dans notre vaste monde.

Article dans son intégralité :

Partie I

Partie II

Claude Grimal
La Nouvelle Quinzaine littéraire 1 février 2015

- Écologiste avant la lettre

Le journal d’Henry Thoreau paraüt en France. Un naturaliste, poùte et libertaire en avance sur son temps.

Au cƓur du XIX’ siĂšcle, alors que les naturalistes conservateurs français s’enferment encore dans la nomenclature des espĂšces sans s’interroger sur les relations entre la politique, la sociĂ©tĂ© et la protection de la nature, un AmĂ©ricain mĂšne une profonde rĂ©flexion sur son environnement naturel. Henry David Thoreau, nĂ© en 1817 dans le Massachusetts et mort en 1862, discerne dĂ©jĂ  toutes les interrogations liĂ©es Ă  un concept qui ne sera nommĂ© â€œĂ©cologie” qu’une quinzaine d’annĂ©es aprĂšs sa disparition. Un mot inventĂ© par le naturaliste allemand Ernst Haeckel, libre-penseur partageant avec Thoreau une saine mĂ©fiance envers les explications donnĂ©es par la religion sur le monde et la nature. Dans son journal de 7000 pages, dont de larges extraits sont pour la premiĂšre fois publiĂ©s en France, le naturaliste amĂ©ricain Ă©crit dĂšs les annĂ©es 1840 : « Le voyageur laisse son chien attaquer les marmottes, mais lui-mĂȘme ne s’arrĂȘte pas, tant l’homme a peu progressĂ© depuis l’état sauvage. BientĂŽt il reviendra sauver la Nature et le lĂ©gislateur promulguera peut-ĂȘtre des lois pour sa protection. » Une prophĂ©tie prĂ©cĂ©dant d’une vingtaine d’annĂ©es la crĂ©ation du premier parc naturel amĂ©ricain, Yosemite, en 1864. Alors qu’il faudra attendre 1963 pour que les deux premiers parcs nationaux français soient créés, la loi sur la protection de la nature ne voyant le jour qu’en 1976. Libertaire, militant de l’abolition de l’esclavage, avocat de la protection des Indiens, objecteur de conscience et dĂ©sobĂ©issant civil, refusant de payer ses impĂŽts pour protester contre la guerre menĂ©e par son pays au Mexique, Thoreau a passĂ© son existence Ă  rĂ©flĂ©chir et Ă  Ă©crire sur les rapports entre l’homme, la nature et l’agriculture. Non pas en ermite, comme on l’a trop souvent racontĂ©, mais en scientifique autodidacte qui voulait explorer les rapports unissant ou opposant l’espĂšce humaine Ă  son environnement. C’est son livre publiĂ© en 1854, Walden ou la vie dans les bois, rĂ©cit de ses deux annĂ©es passĂ©es au plus prĂšs de la nature dans une cabane forestiĂšre, prĂšs de Concord, sa ville natale, qui lui a forgĂ© cette image d’homme des bois. Thoreau a voyagĂ© Ă  travers le Nord des États-Unis, New York, Boston et dans le Sud du Canada, mais il vĂ©cut principalement Ă  Concord. AprĂšs des Ă©tudes Ă  Harvard, oĂč il provoqua un premier scandale en ponctuant la remise de son diplĂŽme par un discours sur « l’esprit commercial des temps modernes », il devint instituteur, avant de dĂ©missionner car il refusait d’appliquer des chĂątiments corporels Ă  ses Ă©lĂšves. Le dĂ©but d’une existence au cours de laquelle il fur prĂ©cepteur, poĂšte, Ă©crivain, confĂ©rencier et auteur fĂ©cond. Pour vivre, il fut aussi gĂ©omĂštre-arpenteur, puis aida sa famille Ă  gĂ©rer une petite manufacture fabricant les crayons Ă  mine de graphite avec lesquels il rĂ©digeait quotidiennement son journal de naturaliste et de philosophe. Dans ce journal, Henry David Thoreau a notĂ© ses observations sur les espĂšces vĂ©gĂ©tales et animales, sur les activitĂ©s agricoles, livrant aussi ses sentiments sur l’esclavage ou le sort des Indiens, mĂȘlant ses rĂ©flexions sur la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine dans laquelle il Ă©voluait. Écrivant ainsi, plus d’un siĂšcle avant les Ă©cologistes français: « Nous vivons trop vite et grossiĂšrement, tout comme nous mangeons trop vite, sans connaĂźtre l’authentique saveur de nos aliments. » DĂ©jĂ  contempteur de la sociĂ©tĂ© de consommation, il note aprĂšs l’acquisition de jumelles pour observer les animaux : « Je n’achĂšte les choses qu’aprĂšs les avoir, longuement dĂ©sirĂ©es. » Fustigeant les citadins, ignorants de la nature et « craignant d’attraper toutes sortes de maladies quand ils se promĂšnent dans la forĂȘt », il Ă©voque « les imbĂ©ciles qui achĂštent un billet de loterie ». DĂ©couvrant une variĂ©tĂ© de gentiane qu’il ne connaissait pas, il inscrit dans son journal : « Tant de fleurs naissent pour s’épanouir sans ĂȘtre vues par l’homme. Je rends visite Ă  des fleurs comme je rends visite Ă  mes voisins. » Humaniste, Thoreau participa activement Ă  la lutte contre l’esclavage, n’hĂ©sitant pas Ă  aider ceux qui fuyaient vers le Canada. II ne mĂ©nageait ni les esclavagistes, ni les politiciens, ni la religion : « Sans la mort et l’enterrement, je crois que l’institution de l’Église sombrerait. [
 ) L’homme qui croit Ă  un autre monde et non Ă  celui-ci me dĂ©goĂ»te du christianisme. » Comme il dĂ©testait les Ă©lus, il leur rĂ©servait de nombreuses flĂšches, dont cette derniĂšre rĂ©sume bien sa pensĂ©e: « Le plus vieux, le plus sage des politiciens se transforme en chapardeur. Il prend l’habitude de congĂ©dier le Bien, le Mal et la morale au profit du droit de la politique, il se suicide Ă  petit feu. » Henry David Thoreau mĂ©rite d’ĂȘtre lu et relu attentivement car, Ă  chaque page, il parle de nous et du XXI’ siĂšcle, mĂȘme quand il raconte la vie d’un voisin ou les moeurs d’un Ă©cureuil volant.

Claude-Marie Vadrot
Politis Décembre 2014

- Thoreau, archiviste du climat

À l’occasion de la traduction d’un superbe article du New York Times sur Thoreau, Books tire les traductions de texte de notre Journal et annonce la sortie de l’ouvrage.

Lire l’article publiĂ© dans books

Andrea Wulf
Books Octobre 2014