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Parution : 20/09/2018
ISBN : 9782360548316
416 pages (11 x 17,6 cm)

Histoire naturelle de Selborne - poche

Le pasteur naturaliste, amoureux de l’environnement, dĂ©crit la nature quotidienne sur un mode des plus poĂ©tiques.

Claude-Marie Vadrot – Politis

traduit de l’anglais par Nicoles Mallet
introduction et notes de Anne Dromart

L’ouvrage rassemble deux sĂ©ries de lettres que Gilbert White a Ă©crites Ă  Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps et Ă  Daines Barrington, juriste et naturaliste amateur. Dans ses lettres, White rend compte de ses observations minutieuses de la faune et de la flore, et surtout des oiseaux des alentours du village de Selborne oĂč il a passĂ© la quasi totalitĂ© de son existence. La rigueur scientifique est ici servie par une prose simple et lumineuse, qui rend l’ouvrage accessible Ă  tous. À cĂŽtĂ© de la description de ses dĂ©couvertes, White donne aussi Ă  voir des pans de sa sensibilitĂ© avec humour et modestie.
Un ouvrage clé et fondateur de la pensée écologiste, publié pour la premiÚre fois en France.

Revue de presse

- L'Esprit d'observation de Gilbert White Isabel Contreras Livres Hebdo 7 septembre 2018
- Histoire naturelle de Selborne Fabrice Nicolino PlanĂšte sans visa 9 mai 2012
- Histoire naturelle de Selborne Roger Cans JNE Mars 2012
- A lire Valérie Chansigaud Pour la science Février 2012
- "La nature dans l'éducation au XIXe siÚcle" Olivier Sigaut L'ecologiste Octobre/Décembre 2011
- Histoire naturelle de Selborne Walter Belis L'ornithologue
- Histoire naturelle de Selborne Claude-Marie Vadrot Politis 24 novembre 2011
- Histoire naturelle de Selborne Aude Binet Festival Du Livre Et De La Presse D'écologie Novembre 2011
- Histoire naturelle de Selborne Association pour une histoire de la protection de la nature et de l'environnement 6 novembre 2011
- Histoire naturelle de Selborne Catherine Levesque L'oiseau Magazine Automne 2011
- White is green Guillaume Jan Standard Magazine #33 Octobre 2011
- Ce qu'ils lisent Valérie Chansigaud France Culture 12 septembre 2011
- So, White now. Didier Bazy La cause litteraire Septembre 2011
- Histoire naturelle de Selborne Festival international du film ornithologique Août 2011
- Dossier nature, écologie Véronique Heurtematte Livres Hebdo 11 mars 2011

- L'Esprit d'observation de Gilbert White

L’éditeur marseillais Le Mot et le reste publie Ă  petit prix, le 20 septembre, Histoire naturelle de Selborne (345 pages, 9,90 euros), Ɠuvre majeure sur les prĂ©mices de l’écologie, signĂ©e par l’ornithologue britannique Gilbert White (1720-1793). ConsidĂ©rĂ© comme un classique au Royaume-Uni avec plus de 300 rééditions, ce livre rĂ©unit des lettres sur la faune et la flore du village de Selborne, situĂ© au sud-ouest de Londres. Sa particularitĂ© ? Le sens aiguisĂ© de l’observation de son auteur, qui identifia plusieurs espĂšces et constata, entre autres choses, le rĂŽle du ver de terre dans l’équilibre du terreau.

Lire l’article sur le site de Livres Hebdo

Isabel Contreras
Livres Hebdo 7 septembre 2018

- Histoire naturelle de Selborne

Qui est Gilbert White ? Un curieux Anglais nĂ© en 1720, qui a passĂ© l’essentiel de sa vie dans le village de Selborne. La petite et valeureuse maison d’édition marseillaise Le Mot et le Reste publie un classique d’outre-Manche, parfaitement inconnu chez nous, Histoire naturelle de Selborne (320 pages, 23 euros). Il s’agit de deux sĂ©ries de lettres adressĂ©es par Selborne au zoologiste Thomas Pennant d’une part et au juriste Daines Barrington d’autre part.

Selborne est un village de moins de 700 habitants, Ă  environ 75 km au sud de Londres, que White explore pour nous dans tous les sens. Comme il est un naturaliste, son regard est prĂ©cis, mais aussi chargĂ© d’émotion. Extrait : « Au fur et Ă  mesure que la paroisse s’étend vers la forĂȘt de Woolmer, Ă  la jonction des terres argileuses, le sol devient un terreau sableux et humide, impeccable pour le bois de construction, mais Ă©pouvantable pour la circulation ». Les oiseaux fascinent White, et nous fascinent Ă  notre tour, 220 annĂ©es plus tard. Si peu de choses semblent avoir changĂ© ! Extrait : « L’alouette a commencĂ© d’émettre ses chuintements dans mes champs samedi dernier ». Les pouillots voisinent avec les choucas, le faucon hante les marais Ă  la recherche de sa pitance, l’engoulevent et l’ƓdicnĂšme fendent les airs ou les herbes.

PlanĂšte sans visa

Fabrice Nicolino
PlanĂšte sans visa 9 mai 2012

- Histoire naturelle de Selborne

PropriĂ©taire terrien et pasteur anglican du village de Selborne (75km au sud-ouest de Londres) oĂč il est nĂ© et a toujours vĂ©cu, Gilbert White s’est pris de passion pour la terre, la chasse et la nature. De ses observations, consignĂ©es au jour le jour, et des courriers Ă©changĂ©s avec d’autres naturalistes amateurs comme lui, il a tirĂ© un ouvrage publiĂ© en 1789, L’histoire naturelle de Selborne. Un ouvrage qui a eu un succĂšs incroyable en Grande-Bretagne, avec plus de 200 rééditions, et qui fait de lui l’ouvrage le plus lu en Angleterre aprĂšs la Bible, Shakespeare et le dictionnaire d’Oxford !

Le charme et l’intĂ©rĂȘt de l’ouvrage, qui vient enfin d’ĂȘtre traduit en français, c’est le mĂ©lange de connaissances et de naĂŻvetĂ© de cet ornithologue amateur, qui ne se fie qu’à ses observations personnelles. Il note l’ordre d’arrivĂ©e des oiseaux migrateurs, qu’il appelle « de passage », et aussi les dates de leur disparition du paysage, sans se douter que mĂȘme des petits passereaux comme le roitelet ou la fauvette puissent entreprendre de grandes migrations. Que les martinets et les hirondelles, taillĂ©es pour le vol, puissent franchir le Pas-de-Calais et le dĂ©troit de Gibraltar, soit, mais que ces minuscules oiseaux « Ă  bec fin et ailes courtes » puissent les suivre, il ne peut l’imaginer.

En ouvrant le ventre des vipĂšres, il dĂ©couvre que ce serpent est Ă  la fois ovipare, puisqu’il fabrique des Ɠufs, et vivipare, puisque l’incubation est interne et donne naissance Ă  des petits vivants. En examinant un cadavre d’engoulevent, il remarque que le doigt du milieu est muni d’une griffe en dent de scie, ce qui explique son habiletĂ© Ă  attraper les insectes avec ses pattes, puis Ă  les passer dans le bec, et tout cela en plein vol.

Ecologiste avant l’heure, il veut rĂ©habiliter le ver de terre, qui n’est pas aimĂ© du jardinier soucieux de la propretĂ© de ses allĂ©es ni du cultivateur, qui croit que le ver mange la racine du blĂ© ! Il explique au contraire le rĂŽle indispensable du ver, qui fait respirer l’humus et l’enrichit constamment du produit de sa digestion.

JNE

Roger Cans
JNE Mars 2012

- A lire

Le lecteur ne peut ĂȘtre que frappĂ© par la douceur qui se dĂ©gage de ce recueil de lettres, paru en 1789. Dans cet ouvrage d’histoire naturelle peu ordinaire, il ne s’agit pas d’établir des classifications comme chez LinnĂ©, d’inventorier le vivant et d’en dĂ©gager des lois gĂ©nĂ©rales comme chez Buffon, ni mĂȘme de rĂ©aliser d’ingĂ©nieuses expĂ©riences afin de comprendre le comportement animal comme chez RĂ©aumur, mais d’observer et de dĂ©crire minutieusement la campagne anglaise.
Dans sa paroisse de Selborne, jour aprĂšs jour, le rĂ©vĂ©rend White scrute les migrations des hirondelles, le chant des pouillots, l’entrĂ©e puis la sortie d’hibernation d’une vieille tortue, les fils tissĂ©s par les araignĂ©es, les variations mĂ©tĂ©orologiques
 Les connaissances scientifiques de White sont impressionnantes, mais lorsqu’il Ă©voque les travaux des naturalistes, c’est toujours pour les analyser Ă  la lumiĂšre de sa propre expĂ©rience, d’autant qu’il n’hĂ©site pas, si le sujet s’y prĂȘte, Ă  pratiquer des dissections et Ă  comparer ses rĂ©sultats Ă  ceux des autres anatomistes. L’Histoire naturelle de Selborne est l’un des livres les plus Ă©ditĂ©s au Royaume-Uni aprĂšs la Bible et Shakespeare. Tous les naturalistes britanniques l’ont lu, tel Charles Darwin qui consacre un ouvrage Ă  rĂ©pondre Ă  une question posĂ©e par White au sujet du rĂŽle des lombrics dans la formation de la terre vĂ©gĂ©tale. Plus qu’un simple jalon de l’histoire de l’édition naturaliste, ce recueil de lettres, en ce qu’il montre des animaux dans leurs multiples relations avec leur environnement, est une rĂ©elle Ă©bauche d’une pensĂ©e Ă©cologique. Son succĂšs permet de mieux saisir la passion et l’affection qui caractĂ©risent les relations des Britanniques avec la nature.
Il faut fĂ©liciter le travail accompli par la traductrice, Nicole Mallet, et par l’éditeur, le Mot et le Reste, qui viennent, pour la premiĂšre fois, de rendre accessible en français cet envoĂ»tant ouvrage. Enfin !

Valérie Chansigaud
Pour la science Février 2012

- "La nature dans l'éducation au XIXe siÚcle"

La revue trimestrielle L’Ecologiste, dans non numĂ©ro 35 (octobre-dĂ©cembre 2011), consacre son dossier central Ă  “La nature dans l’éducation au XIXe siĂšcle”. Ce faisant, elle nous parle, entre autres grands classiques littĂ©raires et naturalistes, de L’Histoire naturelle de Selborne de Gilbert White. Extraits.

Depuis le XVIIIe siĂšcle, les manuels scolaires et parascolaires ont participĂ© Ă  la diffusion des connaissances sur la nature mais aussi d’une reprĂ©sentation de la nature oĂč l’homme et l’animal apparaissent singuliĂšrement appartenir Ă  une mĂȘme communautĂ© de destin. (
)
Un peu aprĂšs Berquin et Rousseau, un autre Ă©crivain naturaliste en la personne de Bernardin de Saint-Pierre (1804), l’auteur de Paul et Virginie, qui fut en mĂȘme temps directeur du Jardin des plantes, Ă©crivit en 1784 un livre intitulĂ© Etudes de la nature. Un singulier ouvrage de vulgarisation Ă©cologique qui posait dĂ©jĂ  la question de l’influence nĂ©gative de l’homme sur son milieu naturel, notamment dans les territoires du Sud rĂ©cemment dĂ©couverts. (
) Il faut aussi noter que peu aprĂšs en Angeterre en 1788, le rĂ©vĂ©rend Gilbert White faisait paraĂźtre The Natural History of Selborne (voir encadrĂ©). Ce livre prĂ©figure les Ă©tudes scientifiques du milieu naturel local et les livres de sensibilisation Ă  la nature. Il prĂ©sente un remarquable travail d’inventaire rĂ©alisĂ© par un naturaliste accompli, autour de la ville de Selborne, et destinĂ© au grand public. (
)

Encadré
VoilĂ  la premiĂšre traduction française d’un livre paru en 1789 dont on dit qu’il est le plus lu en Angleterre aprĂšs la Bible et Shakespeare. Son auteur ? Le pasteur Gilbert White, un vĂ©ritable mythe national au Royaume-Uni. Son propos ? “PrĂ©senter au public la conception qu’il se fait de l’histoire paroissiale” (p.27). Une conception peu banale: en plus de 300 pages organisĂ©es en 66 lettres, Gilbert White prĂ©sente ses observations prĂ©cises de la nature sur sa commune. Oiseaux, plantes, insectes
 sont Ă©tudiĂ©s pour eux-mĂȘmes et non pour l’usage que l’homme peut en faire. Avec une belle introduction d’Anne Dromart.

Olivier Sigaut
L'ecologiste Octobre/Décembre 2011

- Histoire naturelle de Selborne

Il faut pour un Ă©diteur une dose d’audace pour publier un tel ouvrage, mais nous lui sommes trĂšs reconnaissant. Gilbert White (1720-1793), est un naturaliste et un ornithologue britannique qui peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un pionnier de l’écologie. Cet ouvrage est une compilation de ses lettres Ă  Thomas Pennant, un grand zoologiste, mais aussi Ă  Daines Barrington, un avocat gallois et naturaliste amateur. Dans ses lettres, White rĂ©sume le rĂ©sultat de ses observations minutieuses de la faune et de la flore, et surtout des oiseaux des alentours du village de Selborne, qu’il n’a presque jamais quittĂ©. La rigueur scientifique se conjugue avec les textes rĂ©digĂ©s dans un langage simple et comprĂ©hensible pour tous. The Natural History of Selborne fut outre-Manche le livre qui s’est le plus vendu aprĂšs, bien sĂ»r, la Bible et les Ɠuvres de Shakespeare et bon nombre de Britanniques se sont laissĂ© sĂ©duire par ce livre avant de devenir ornithologue. Quelle est la valeur scientifique de cette Ɠuvre Ă©pistolaire? Elle n’est pas inestimable: White est l’un des premiers Ă  distinguer des espĂšces d’aspect proche comme le Pouillot vĂ©loce, le Pouillot fitis et le Pouillot siffleur. Il s’est trompĂ© dans d’autres domaines mais nous le lui pardonnons. A l’époque oĂč tout naturaliste Ă©tait collectionneur ou taxidermiste, il pensait que l’observation des oiseaux suffit Ă  les distinguer et qu’il n’est pas besoin de les attraper ou de les tuer. Comme les auteurs du XVIIIe maĂźtrisaient parfaitement le genre Ă©pistolaire, ce livre se lit comme un ouvrage de nos jours.

Walter Belis
L'ornithologue

- Histoire naturelle de Selborne

PubliĂ© en 1789 et Ă©ditĂ© pour la premiĂšre fois en français, Histoire naturelle de Selborne, du pasteur anglais Gilbert White, propose une Ă©tude de la vie naturelle et Ă©cologique d’une commune anglaise d’alors 600 habitants, Ă  75 km au sud-ouest de Londres. Gilbert White explique, Ă  travers une centaine de lettres adressĂ©es Ă  des amis scientifiques, pourquoi il estime, en avance sur les naturalistes du XIXe siĂšcle, que les humains doivent protĂ©ger le milieu naturel. Il se fait l’ardent dĂ©fenseur des paysages et des jardins Ă  l’anglaise, qui martyrisent moins les vĂ©gĂ©taux que les jardins Ă  la française ! Le pasteur naturaliste, amoureux de l’environnement, dĂ©crit la nature quotidienne sur un mode des plus poĂ©tiques.

POLITIS

Claude-Marie Vadrot
Politis 24 novembre 2011

- Histoire naturelle de Selborne

Si l’on s’attache Ă  raconter l’histoire des hommes, pourquoi l’histoire des animaux et des Ă©lĂ©ments naturels qui les entourent n’en font-elle pas partie ? GrĂące Ă  ce recueil de lettres, Gilbert White, naturaliste et ornithologue du XVIIIĂšme siĂšcle, nous livre 20 ans d’observation de la nature du comtĂ© de Selborne, un village au sud de l’Angleterre. Alors qu’a cette Ă©poque, l’acquisition de connaissances sur les animaux passe principalement par la dissection des cadavres, Gilbert White tranche avec ses contemporains et les Ă©tudie en pleine nature.

GrĂące Ă  des observations prĂ©cises, il enrichit les travaux de John Ray (1627-1705), naturaliste reconnu comme « pĂšre de l’histoire naturelle anglaise ». Il dĂ©couvre par exemple de nouvelles espĂšces de souris qui s’abritent dans des petits nids ronds composĂ©s de brins d’herbe et de froment. Et aussi des rats d’eau qui savent parfaitement nager et plonger alors qu’ils n’ont pas de pattes arriĂšres palmĂ©es. Il complĂšte les observations de l’oiseau « gobe-mouche » qui, perchĂ© au sommet d’un poteau ou d’un pieu, plonge sur une mouche dans les airs, sans presque jamais toucher le sol et retourne sur le mĂȘme perchoir plusieurs fois de suite. Il devine mĂȘme un passage au coin intĂ©rieur de l’Ɠil des daims qui communique avec le nez. Cela leur permet de ne pas suffoquer lorsqu’ils plongent longtemps les naseaux dans l’eau et que bouche et narines sont entravĂ©es.

Il ne travaille pas seul et recoupe ses observations avec les jardiniers, les agriculteurs et divers correspondants en Angleterre. Il pensait, par analogie avec les autres oiseaux, que les merles Ă  plastron, connus pour aimer les pays froids et montagneux, migraient du Nord vers le Sud. GrĂące Ă  ses contacts, il dĂ©couvre que ceux qui viennent passer l’hiver Ă  Selborne arrivent des hautes collines de Dartmoor, Ă  l’ouest de Selborne. Les migrations des oiseaux sont dĂ©taillĂ©es annĂ©e par annĂ©es et si l’on peut Ă©couter le doux gazouillis de ceux qui se regroupent avant de dĂ©coller, on peut aussi chercher ceux qui restent cachĂ©s pendant l’hiver. Il est l’un des premiers Ă  dĂ©crire les interactions entre les diffĂ©rents constituants du vivant. En Ă©tĂ©, le bĂ©tail, poussĂ© par la chaleur, vient se prĂ©lasser dans l’eau jusqu’à mi-jambe la majeure partie de la journĂ©e. Il laisse beaucoup de bouses dans lesquelles se nichent les insectes 
 qui nourrissent avec bonheur les carpes, tanches, anguilles et perches des trois grands lacs du comtĂ© !

Par son regard bienveillant et attentif sur la nature Gilbert White peut contredire les observations admises. En s’amusant avec une chauve-souris apprivoisĂ©e, il constate qu’elle est tout Ă  fait capable de se remettre Ă  voler une fois qu’elle est tombĂ©e sur une surface plane, malgrĂ© un dĂ©placement « fort ridicule et grotesque ». Enfin c’est avec beaucoup d’humour que Gilbert White vous livrera les secrets du langage et la richesse du vocabulaire des volailles de la basse-cour, poule commune en tĂȘte ! Empreint de poĂ©sie, ce livre regorge d’anecdotes sur la nature et les animaux. On finit par n’avoir qu’une envie : sortir observer tout cela par soi-mĂȘme. AĂŻe l’hiver arrive 
 la lecture d’une lettre du naturaliste de temps Ă  autre devrait nous permettre de patienter jusqu’au printemps !

Festival du livre et de la presse d’écologie

Aude Binet
Festival Du Livre Et De La Presse D'écologie Novembre 2011

- Histoire naturelle de Selborne

L’auteur, Gilbert White (1720-1793), vicaire de son Ă©tat de la paroisse de Selborne, situĂ©e Ă  80 km au Sud-Est de Londres dans le Hampshire, deviendra, au long de sa vie, un naturaliste et un ornithologue britannique qui, aujourd’hui, compte parmi les pĂšres des sciences naturelles modernes et de l’écologie scientifique. Il est, entre autres, un des premiers Ă  avoir appuyĂ© sa rĂ©flexion sur l’observation en pleine nature. Son Histoire naturelle de Selborne [Natural History of Selborne], oĂč il passa la quasi totalitĂ© de son existence, publiĂ©e pour la premiĂšre fois en 1789, est, Ă©tonnamment, un des ouvrages de langue anglaise qui a Ă©tĂ© le plus Ă©ditĂ©, derriĂšre la Bible, Shakespeare et Harry Potter.

L’ouvrage rassemble deux sĂ©ries de lettres que Gilbert White a Ă©crites Ă  Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps et Ă  Daines Barrington, juriste et naturaliste amateur. Dans ses lettres, White rend compte de ses observations minutieuses de la faune et de la flore, du rythme des saisons et surtout des oiseaux migrateurs qui frĂ©quentaient les alentours du village de Selborne.

Selon Donald Worster (Les pionniers de l’écologie, Sang de la terre, 1992), l’histoire naturelle de White est sans doute l’une des plus importantes contributions Ă  l’écologie de terrain au commencement de la science anglaise. Le projet de White Ă©tait en effet de recenser les ĂȘtres vivants que contenait la paroisse de Selborne et comprendre les liens qui les unissaient au sein d’un mĂȘme systĂšme de corrĂ©lations.

Un ouvrage clé qui participe de la fondation de la de la science écologiste, publié et traduit pour la premiÚre fois en France.

AHPNE

Association pour une histoire de la protection de la nature et de l'environnement 6 novembre 2011

- Histoire naturelle de Selborne

MĂ©connu en France, l’Histoire naturelle de Selborne (1789) est pourtant l’un des ouvrages anglais qui a Ă©tĂ© le plus Ă©ditĂ© derriĂšre la Bible et l’oeuvre de Shakespeare. PubliĂ© pour la premiĂšre fois en français, il rassemble deux sĂ©ries de lettres que Gilbert White, naturaliste et ornithologue, a Ă©crites Ă  Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps, et Ă  Daines Barrington, juriste et naturaliste. Innovant par rapport Ă  ses contemporains, plutĂŽt collectionneurs ou taxinomistes, Gilbert White est l’un des premiers Ă  avoir appuyĂ© sa rĂ©flexion sur une observation minutieuse en pleine nature, autour de son village, Selborne, au sud-ouest de Londres. Pionnier de l’éthologie et de l’écologie, il s’intĂ©resse Ă  “la vie et la conversation des animaux”, en particulier au chant des oiseaux, Ă  leur reproduction, leurs dĂ©placements, leur nourriture
 Il aurait notamment dĂ©couvert l’existence de trois espĂšces de pouillots en les distinguant au chant, tout en faisant fausse route en considĂ©rant les martinets et les hirondelles comme Ă©tant d’une mĂȘme famille. Mais la valeur de ce livre ne rĂ©side pas tant dans ses dĂ©couvertes que dans sa dĂ©marche et sa rigueur scientifique, servies par une prose simple et lumineuse, voire poĂ©tique. Ce recueil Ă©pistolaire, genre prisĂ© au 18e s., a en effet Ă©tĂ© l’objet d’un travail Ă©ditorial et se lit de fait comme un roman au charme dĂ©suet.

Catherine Levesque
L'oiseau Magazine Automne 2011

- White is green

En observant la faune et la flore de son village, la pasteur anglais GILBERTWHITE a -t-il inventĂ© l’écologie ?
Le jardin d’Eden ne l’intĂ©ressait pas plus que ça. Ce qui fascinait vraiment Gilbert White (1720-1793), pasteur de la commune de Selborne, au sud de Londres, c’était la sexualitĂ© des grenouilles, l’ouĂŻe des abeilles, la migration des hirondelles ou la transpiration des arbres. “J’avais dans ma poche une liste d’oiseaux Ă  observer (
) Je notais chaque jour l’absence ou la persistance du chant de chaque oiseau”, Ă©crit-il dans la compilation de lettres qui constitue Histoire naturelle de Selborne, ouvrage publiĂ© pour la premiĂšre fois en 1789. En lisant ces courriers adressĂ©s Ă  ses amis zoophiles (en tout bien tout honneur), on est frappĂ© par l’énergie amoureuse, Ă  la fois candide et rigoureuse, que White met Ă  dĂ©crire les moindres dĂ©tails naturels qui environne sa paroisse. L’homme d’Eglise veut rĂ©soudre chaque Ă©nigme de la faune et de la flore et cherche non seulement Ă  rĂ©pertorier les espĂšces, mais aussi Ă  Ă©tudier “leur vie et leur conversation”. Car ce fervent naturaliste a l’intuition de l’existence d’un Ă©cosystĂšme oĂč chaque Ă©lĂ©ment serait liĂ© aux autres — notion encore dans les choux pour ses contemporains.

Le MystĂšre des bocages
Toute sa vie, Gilbert White fait de l’écologie sans le savoir — le mot naĂźtra quelques dĂ©cennies aprĂšs sa mort, en 1866, sous la plume du biologiste allemand Ernst Haeckel. La “science des relations des organismes avec le monde environnant” Ă©clot avec le dĂ©veloppement de la biologie, aprĂšs la publication de L’Origine des espĂšces, rĂ©digĂ©e par Darwin en 1859. A la mĂȘme Ă©poque, la rĂ©volution industrielle cause ses premiers dĂ©gĂąts et des pionniers de la simplicitĂ© volontaire, comme LĂ©on TolstoĂŻ en Russie ou Henri David Thoreau aux Etats-Unis, posent les bases de l’écologie politique.
Mais revenons Ă  White : en s’enthousiasmant pour les mystĂšres de ses bocages tout en cherchant Ă  faire avancer les sciences naturelles, le pasteur change la façon dont l’humanitĂ© va regarder, Ă©tudier et dĂ©crire la nature. Son livre bucolique devient fĂ©tiche en Angleterre (deux cents rééditions !) et inspire une ribambelle de peintres, de poĂštes romantiques. Surtout, il capte la philosophie de ce qui deviendra le courant vert aux XIXe puis XXe siĂšcle. “Il est sans doute le premier Ă  comprendre et Ă  expliquer la nĂ©cessitĂ© de prĂȘter attention mĂȘme au plus petit ĂȘtre vivant car il est utile Ă  l’écosystĂšme”, Ă©crit en prĂ©face l’universitaire Anne Dromart. GrĂące Ă  sa correspondance champĂȘtre, ce pasteur incollable sur les sangliers ou les merles Ă  plastron est devenu un pape de la pensĂ©e environnementaliste.

STANDARD, le trimestriel de la mode et de la culture

Guillaume Jan
Standard Magazine #33 Octobre 2011

- Ce qu'ils lisent

« La meilleure façon de comprendre le rapport des Britanniques avec la nature est de lire ce livre. C’est un phĂ©nomĂšne culturel. » ValĂ©rie Chansigaud historienne de l’environnement / FRANCECULTURE

Valérie Chansigaud
France Culture 12 septembre 2011

- So, White now.

Traduite pour la premiĂšre fois en français, l’histoire naturelle de Selborne est un monument. Il Ă©tait grand temps de dĂ©couvrir Gilbert White (1720-1789) en France. Car en Grande Bretagne c’est non seulement un classique mais Un des trois livres les plus publiĂ©s et rééditĂ©s. L’hexagone est fermĂ©, il faut le percer du dehors. Les Editions Le mot et le reste s’en occupe.

A premiĂšre vue, deux sĂ©ries de lettres destinĂ©es Ă  deux savants britanniques. En fait, il s’agit bel et bien d’une grande et belle composition. Et le rĂ©gime Ă©pistolaire nous implique et nous interpelle toujours.

Gilbert White est un pasteur Ă©rudit et curieux des choses naturelles. Selborne est un petit village isolĂ© non loin de Londres. White observe, note, vĂ©rifie, expĂ©rimente. Sa mĂ©thode, originale pour l’époque, consiste Ă  analyser les milieux naturels tels qu’ils se donnent et tels qu’ils changent dans le temps. Les plantes, les insectes, les asticots, les oiseaux, la terre, le tout dans cet espace de Selborne et au grĂ© des saisons, voire du climat. Voici le pionnier de l’éthologie, un des premiers Ă©cologues modernes.

White expérimente avec un esprit systémique trÚs contemporain : liens, partie incidente sur le tout, rétroactions etc. Voici en vrac quelques exemples :

⁃ Le rĂŽle du ver de terre dans l’équilibre du terreau (le compost)
⁃ Constat que les émanations gazeuses sont nocives pour les plantes.

⁃ Les abeilles n’ont pas peur de l’écho, contrairement Ă  ce que prĂ©tendait Virgile.

⁃ L’anatomie du coucou n’est pas un obstacle à la couvade, ou à l’absence de couvade.

⁃ Les concombres peuvent pousser avant la saison.

Non seulement il éprouve mais il prouve en provoquant avec des moyens trÚs simples les phénomÚnes naturels. Son ùme de cherchant cÎtoie celle du chercheur. Et il trouve. Il découvre trois espÚces de pouillots, les distinguant par leur chant ! Il classe le rat des moissons ainsi que la noctule commune.

Le pasteur n’a pas la tĂȘte dans les Ă©toiles. Lecteur de LinnĂ© et de Buffon, notre savant jardinier se double d’un zoologue averti et attentif. ModĂšle pour les chercheurs en bio-Ă©thologie de demain, White est un exemple trĂšs concret qui montre que la science (et les sciences) est bien de la littĂ©rature, et de la meilleure : celle qui se nourrit de ce qui n’est pas elle, celle qui ne tourne pas en rond Ă  se regarder le nombril, une littĂ©rature savante et abordable, fondĂ©e sur des phĂ©nomĂšnes observables pour mieux les saisir et les comprendre.

White prĂ©pare Cuvier et Darwin, et sans doute Mendel. Michel Foucault l’aurait honorĂ© lui octroyant une place de choix dans l’archĂ©ologie des sciences humaines.

Il n’est jamais trop tard pour mieux cultiver son jardin. Alors imitons ces Ă©migrants anglais du 19° siĂšcle qui emportaient, outre une Bible, cette gĂ©niale et trĂšs utile Histoire de Selborne. Son titre, trop modeste, touche et pointe du doigt, avec un tact tout britannique, ce vivant universel qui, si nous l’oublions prĂ©tentieusement, ne nous oubliera pas, en toute candeur. So, White now.

la cause littéraire

Didier Bazy
La cause litteraire Septembre 2011

- Histoire naturelle de Selborne

MĂ©connu en France, l’Histoire naturelle de Selborne (1789) est un des ouvrages anglais qui ont Ă©tĂ© les plus Ă©ditĂ©s derriĂšre la Bible et Shakespeare. PubliĂ© pour la premiĂšre fois en français, il rassemble deux sĂ©ries de lettres que Gilbert White, naturaliste et ornithologue, a Ă©crites Ă  Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps, et Ă  Daines Barrington, juriste et naturaliste. Gilbert White est l’un des premiers Ă  avoir appuyĂ© sa rĂ©flexion sur une observation minutieuse en pleine nature, autour de son village, Selborne, au sud-ouest de Londres. Sa rigueur scientifique est servie par une prose simple et lumineuse. Ed. Le Mot et Le Reste (23 €).)

Festival international du film ornithologique de Menigoute

Festival international du film ornithologique Août 2011

- Dossier nature, écologie

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Les amis américains
Tendance lourde cette annĂ©e : l’abondance de traductions de textes de rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de philosophie de la pensĂ©e Ă©cologiste, et d’auteurs de “nature writing”, la littĂ©rature inspirĂ©e par la nature, trĂšs en vogue aux États-Unis. Wildproject veut ainsi donner accĂšs aux ouvrages amĂ©ricains qui ont construit le courant de l’éthique environnementale. (
) Dans un registre similaire, l’éditeur marseillais Le Mot et Le Reste a lancĂ© en janvier Le Pays des petites pluies, un des grands classiques de la tradition amĂ©ricaine de “nature writing”, Ă©crit par Mary Austin. Est Ă©galement prĂ©vu en aoĂ»t Histoire naturelle de Selborne, ouvrage paru pour la premiĂšre fois en 1789 et Ă©crit par Gilbert White, considĂ©rĂ© comme l’un des pĂšres fondateurs de la pensĂ©e Ă©cologiste. L’annĂ©e derniĂšre, la nouvelle version française de Walden de Henry D. Thoreau par Brice Matthieussent, le traducteur notamment de Jim Harrison, avait obtenu un gros succĂšs, les 4000 exemplaires Ă©tant aujourd’hui Ă©puisĂ©s. (
)

Véronique Heurtematte
Livres Hebdo 11 mars 2011