🔍
Parution : 22/04/2022
ISBN : 9782361399726
236 pages (14,8 x 21cm)

19 €

Fille de fer

Abordant à la fois des enjeux féministes, environnementaux et sociaux, Fille de fer est avant tout un récit haletant, qui se lit comme un thriller.

Iris Gagnon-Paradis – La Presse

Les libraires vous en parlent

Jouant sur plusieurs partitions, roman policier, fĂ©ministe, invitation au voyage, la musique d’Isabelle GrĂ©goire vous emporte. J’étais avec les orignaux (orignal au singulier, c’est comme un « cerf gĂ©ant » !), j’étais avec Marie conduisant le train, j’étais avec les manifestants Innus contre la compagnie miniĂšre
j’étais loin
 et ça faisait du bien !
La curieuse librairie Troquet Ă  Arudy

Encore une preuve si besoin est que la forĂȘt n’est pas notre amie. (Je ne suis pas objective un accident malheureux de ramassage d’asperges en atteste !) Mais je sais que Marie, l’hĂ©roĂŻne de roman noir gĂ©nial partage sans doute mon avis, surtout quand la forĂȘt en question fait partie du grand nord canadien et qu’elle n’abrite pas que des ratons laveurs ! Un huis clos intelligent qu’on a du mal Ă  quitter ! »
Librairie les Grandes Largeurs Ă  Arles

“Une histoire qui colle Ă  la peau
 A bord d’un train minier, convoi gĂ©ant serpentant dans le grand nord, les femmes ne sont pas toujours bien vues. En pleine forĂȘt borĂ©ale, Marie lutte contre les hommes pour dĂ©fendre sa place de pilote. Victime d’une Ă©trange panne elle sera accueillie par un ermite aussi tendre que mystĂ©rieux ; s’enchaĂźne alors une recherche effrĂ©nĂ©e de vĂ©ritĂ©. Une pĂ©pite venue du QuĂ©bec !“
Emma, Le vent délire, Capbreton

Fille de fer, coup de cƓur de Mireille, Fnac de Lyon Part-Dieu.

Seule femme dans un monde d’hommes qui lui est hostile, Marie est conductrice de train minier dans le Nord quĂ©bĂ©cois. Un soir de tempĂȘte, son convoi long de plusieurs kilomĂštres est contraint de s’arrĂȘter en urgence. ForcĂ©e d’affronter la neige et la nuit pour trouver l’origine de la panne, elle se retrouve immobilisĂ©e aprĂšs une lourde chute. Lorsqu’elle est secourue par un mystĂ©rieux ermite qui la recueille dans un immense manoir dĂ©bordant de livres, la frontiĂšre entre rĂ©alitĂ© et rĂȘve se brouille. Marie tente de comprendre ce qui s’est vraiment passĂ© et pourquoi personne ne semble s’inquiĂ©ter de son absence alors qu’elle Ă©prouve une passion grandissante envers son sauveur dont elle ne sait rien. Entre un passĂ© chaotique qui revient la visiter et un avenir obscur, elle devra trouver sa vĂ©ritĂ© dans cette histoire pĂ©rilleuse et sauvage.

Revue de presse

- Fille de fer Nathalie Les passions de Chinouk 26 juillet 2022
- Fille de fer Corinne Renou-Nativel La Croix 18 juillet 2022
- Fille de fer Fanny Haquette Collectif Polar 6 juillet 2022
- Fille de fer Thomas Messias Slate 23 juin 2022
- "Tabarnak", "crisse", "niaiseries"... La délicate traduction des livres québecois Marianne Payot L'Express 11 juin 2022
- Fille de fer Evelyne Leraut L'élégance des livres 13 mai 2022
- Fille de fer Adonis Brunet Litzic 17 mai 2022

- Fille de fer

Dans ce rĂ©cit, on va suivre Marie qui est la seule femme conductrice de train minier dans le nord du QuĂ©bec. Tous les jours, elle doit faire face Ă  la misogynie de ses collĂšgues masculins. Marie est aussi mĂ©tisse de pĂšre français et de mĂšre premiĂšre Nation , et lĂ  aussi elle doit ce battre, car pour certains elle n’est pas une « vraie ». Lors d’un de ses trajets, elle se blesse en voulant dĂ©panner son train et est secourue par Jonas Melville, un trappeur qui vit en ermite – au fin fond de nulle part — et qui est passionnĂ© de littĂ©rature. À ce moment-lĂ  le rĂ©cit bascule et l’histoire devient captivante.

Beaucoup de sujets sont abordĂ©s dans cette histoire, la place de la femme dans un monde d’homme, les premiĂšres nations, les questions environnementales.

L’autrice a parfaitement su nous immerger dans les grands espaces du Nord-du-QuĂ©bec, une histoire presque onirique, complĂštement addictifs.
Dans ce rĂ©cit il va souvent ĂȘtre question de deux grands romans : « La bĂȘte humaine » et « Moby Dick ». Deux romans que je n’ai pas encore lu, mais Isabelle GrĂ©goire m’a furieusement donnĂ© envie de de me plonger dans ces deux monuments de la littĂ©rature !

Encore une fois, si vous cherchez un roman captivant et rafraĂźchissant, n’hĂ©sitez pas et lisez « Fille de fer » d’Isabelle GrĂ©goire.

Une chronique Ă  retrouver en ligne

Nathalie
Les passions de Chinouk 26 juillet 2022

- Fille de fer

Dans ce roman haletant, la toute premiĂšre conductrice de trains d’une compagnie miniĂšre quĂ©bĂ©coise est confrontĂ©e Ă  une sĂ©rie de dĂ©raillements dans des milieux rĂ©solument hostiles.

[
] Journaliste et globe-trotteuse quĂ©bĂ©coise, Isabelle GrĂ©goire a fait des dĂ©buts remarquĂ©s en littĂ©rature en 2014 avec son premier roman, Sault-au-Galant. Premier livre publiĂ© en France, Fille de fer en reprend les ingrĂ©dients : un rĂ©cit menĂ© bon train dans un style alerte, apte Ă  dĂ©crire de maniĂšre vivante le monde que la reporter a brossĂ© pour ses articles. DĂ©paysement et frissons garantis avec cette immersion dans un univers que nous, « maudits Français », ignorons pour l’essentiel, avec ses compagnies miniĂšres qui font leurs lois sur des milliers de kilomĂštres, leurs cheminots durs Ă  la tĂąche et des autochtones qui, malgrĂ© la manne financiĂšre, n’acceptent pas toujours de fermer les yeux sur les destructions environnementales.

Un article Ă  retrouver dans La Croix

Corinne Renou-Nativel
La Croix 18 juillet 2022

- Fille de fer

[
] Dans Fille de fer, Isabelle GrĂ©goire a choisi de mettre en avant plusieurs sujets importants : en premier, la difficultĂ© dans notre monde pour une femme de faire sa place dans un milieu entiĂšrement masculin et de plus, si l’on est mĂ©tissĂ© ; en second, les terrains pris au tribu pour diverses constructions entre autres (conflit qui opposa le gouvernement quĂ©bĂ©cois aux diffĂ©rentes tribus), l’auteure cite : “A l’étĂ© 1990 les Mohawks s’opposent Ă  un projet de construction sur leurs terres dans la ville quĂ©bĂ©coise d’Oka. Le conflit face au gouvernement quĂ©bĂ©cois durera prĂšs de trois mois, faisant deux morts et une centaine de blessĂ©s” et en troisiĂšme, l’accent est mis sur l’environnement et le contournement des lois par les industries en gĂ©nĂ©ral.

Fille de fer est avant tout l’histoire d’une conductrice de chemin de fer inspirĂ©e de faits rĂ©els comme nous l’explique Isabelle GrĂ©goire, du moins pour bĂątir son rĂ©cit. Ici, nous retrouvons une femme fragile et forte Ă  la fois (comme beaucoup de femmes) dans un milieu en tout point hostile qui se battra jusqu’au bout pour ses convictions. Ce livre m’a beaucoup plu, j’y ai retrouvĂ© pleinement ce que j’aime chez certains auteurs quĂ©bĂ©cois : la nature, belle et sauvage. Une auteure Ă  suivre.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Collectif Polar

Fanny Haquette
Collectif Polar 6 juillet 2022

- Fille de fer

De mine et de rails, il en est aussi question dans Fille de fer, roman quĂ©bĂ©cois signĂ© par une journaliste voyageuse qui a arpentĂ© le globe pour ses reportages. Son hĂ©roĂŻne, Marie, est conductrice de trains miniers. Seule femme dans un monde d’hommes, elle doit rĂ©guliĂšrement jouer des coudes pour se faire respecter. Ce soir-lĂ , dans le «nord du Nord» du QuĂ©bec, la tempĂȘte fait rage, et son interminable convoi (plusieurs kilomĂštres de long) est contraint de s’arrĂȘter en urgence.
Bien que les Ă©vĂ©nements se dĂ©roulent Ă  une Ă©poque assez proche de nous (dĂšs les premiĂšres pages, l’hĂ©roĂŻne Ă©coute «Lose yourself» d’Eminem), il y a quelque chose d’intemporel dans le roman d’Isabelle GrĂ©goire. Sans tarder, elle nous extirpe du monde tel qu’on le connaĂźt, puisqu’aprĂšs une nouvelle tuile, Marie est tirĂ©e du pĂ©trin par un Ă©trange ermite, un gĂ©ant anglophone qui commence d’abord par la mettre profondĂ©ment mal Ă  l’aise.

À la lisiĂšre du polar et du roman d’aventures, le deuxiĂšme roman d’Isabelle GrĂ©goire est pourtant loin de chercher le suspense Ă  tout prix. TraversĂ© par des enjeux fĂ©ministes et environnementaux, le livre fait se tĂ©lescoper des identitĂ©s, des langages et des territoires, le tout au sein de l’étrange manoir forestier de l’hĂŽte de Marie, rempli de livres et de curiositĂ©s. À l’image de ce lieu, Fille de fer opĂšre comme un Ă©trange et attirant refuge.

Retrouvez l’article en intĂ©gralitĂ© sur Slate

Thomas Messias
Slate 23 juin 2022

- "Tabarnak", "crisse", "niaiseries"... La délicate traduction des livres québecois

[
] D’autres ouvrages, scrutĂ©s Ă  la loupe, connaissent des modifications plus importantes. TĂ©moignage de la journaliste Isabelle GrĂ©goire, auteure de Fille de fer (Le Mot et le Reste) qui a plantĂ© son intrigue puissante et singuliĂšre au sein du rude monde des cheminots miniers du cĂŽtĂ© de Terre-Neuve-et-Labrador. “Nous avons fait beaucoup d’allers et retours avec l’éditeur, la premiĂšre copie m’étant arrivĂ©e avec quelque 800 modifications. Il est vrai qu’il y a des mots ou des formules qui prĂȘtent Ă  confusion, comme “avoir la chienne” (“avoir peur”), une “chienne” (un “uniforme”), “sacrer son camp” (foutre le camp), la “moppe” (serpilliĂšre)
 Mais il faut garder la crĂ©dibilitĂ© des dialogues. L’éditeur voulait changer les “pisseuses” qui vont nous “bosser” en “gonzesses qui vont nous casser les couilles”. Impossible ! Aucun cheminot n’utilisera ces mots-lĂ  qui sont trĂšs franco-français. Il faut faire attention avec les jurons, cela peut trĂšs vite ressembler Ă  un mauvais doublage. Et j’ai tenu bon pour “une job” (au fĂ©minin), “crisse” (juron), “My God !”, “c’est l’fun” (trĂšs usitĂ©s), “jaser dans le vide” ou “je trippe sur toi”.” Sans parler des multiples niaiseries, chicanes, chanceuse, maudits, pis (puis), cellulaires, dĂ©panneurs (supĂ©rettes) prĂ©sents dans la plupart des Ă©crits quĂ©bĂ©cois et familiers aux lecteurs français.
“Finalement, tout s’est bien passĂ©, poursuit Isabelle GrĂ©goire, la discussion a Ă©tĂ© trĂšs enrichissante, il n’y a plus de condescendance du cĂŽtĂ© français.” Toutes les nĂ©gociations se dĂ©roulent-elles toujours harmonieusement entre les auteurs et leurs Ă©diteurs europĂ©ens ? [
]

Retrouvez l’article en intĂ©gralitĂ© sur L’Express

Marianne Payot
L'Express 11 juin 2022

- Fille de fer

D’emblĂ©e l’incipit donne le ton.* « Fille de fer » est un roman serrĂ© comme un cafĂ© fort. Virtuose de sensations et de signaux*, on pourrait presque dire qu’il s’agit d’un thriller. Eh bien non. L’ambiance est certes crissante, l’évĂšnementiel vertigineux, mais l’enjeu de ce livre est le dĂ©passement de soi. Bien au-delĂ , une femme rayonne dans ce livre aux pouvoirs multiples. Marie.

« Fille de fer » est une fiction Ă©cologique, Ă©vocatrice, fĂ©ministe et engagĂ©e dont la maĂźtrise est superbe. Nous sommes en transmutation dans le Nord quĂ©bĂ©cois. Marie est conductrice de train minier. C’est la premiĂšre fois qu’elle conduit un train de plusieurs kilomĂštres de long, c’est la nuit et elle est seule. [
]

Hypnotique, entre une hĂ©roĂŻne battante dont on envie sa quĂȘte de rĂ©alisation, la beautĂ© d’un langage dont on aime l’exploit de transmutation, la nature qui ensorcelle le livre mĂȘme. L’évasion et la dĂ©couverte d’un QuĂ©bec blanc, ici, tout est charme et adrĂ©naline.

Contemporain, sociĂ©tal, Fille de fer est magistral et une valeur sĂ»re. Isabelle GrĂ©goire est douĂ©e. L’art de faire un roman avec du vrai. Apprendre Ă  se surpasser et briser les carcans et les prĂ©jugĂ©s. Telle est la clĂ©.

Retrouvez la chronique en intĂ©gralitĂ© sur L’élĂ©gance des livres

Evelyne Leraut
L'élégance des livres 13 mai 2022

- Fille de fer

[
]
Un rythme haletant.

Le retour Ă  la rĂ©alitĂ© est bien difficile pour Marie. Tellement de questions sans rĂ©ponse. Mais qui est rĂ©ellement Jonas ? Il l’a sauvĂ©e, soignĂ©e sans rien demander en retour. C’est vraiment la premiĂšre fois que l’on fait attention Ă  elle de cette façon. Avant de partir il lui a donnĂ© son adresse mail. C’est dĂ©cidĂ© elle veut absolument le revoir et connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.

Commence alors une histoire d’amour pĂ©rilleuse qui va conduire Jonas Ă  faire tomber toutes ses dĂ©fenses et lui faire avouer la vĂ©ritĂ©. Qui des deux protagonistes en sortira vainqueur ?

Ce roman se lit comme un thriller, haletant du dĂ©but Ă  la fin. On prend place dans le train, sans escale vers une destination inconnue. L’auteure avec ses phrases courtes et ses dialogues nous accroche vĂ©ritablement.

Retrouvez la chronique en intégralité sur Litzic

Adonis Brunet
Litzic 17 mai 2022