Fille de fer
Abordant à la fois des enjeux féministes, environnementaux et sociaux, Fille de fer est avant tout un récit haletant, qui se lit comme un thriller.
Iris Gagnon-Paradis â La Presse
Les libraires vous en parlent
Jouant sur plusieurs partitions, roman policier, fĂ©ministe, invitation au voyage, la musique dâIsabelle GrĂ©goire vous emporte. JâĂ©tais avec les orignaux (orignal au singulier, câest comme un « cerf gĂ©ant » !), jâĂ©tais avec Marie conduisant le train, jâĂ©tais avec les manifestants Innus contre la compagnie miniĂšreâŠjâĂ©tais loin⊠et ça faisait du bien !
La curieuse librairie Troquet Ă Arudy
Encore une preuve si besoin est que la forĂȘt nâest pas notre amie. (Je ne suis pas objective un accident malheureux de ramassage dâasperges en atteste !) Mais je sais que Marie, lâhĂ©roĂŻne de roman noir gĂ©nial partage sans doute mon avis, surtout quand la forĂȘt en question fait partie du grand nord canadien et quâelle nâabrite pas que des ratons laveurs ! Un huis clos intelligent quâon a du mal Ă quitter ! »
Librairie les Grandes Largeurs Ă Arles
âUne histoire qui colle Ă la peau⊠A bord dâun train minier, convoi gĂ©ant serpentant dans le grand nord, les femmes ne sont pas toujours bien vues. En pleine forĂȘt borĂ©ale, Marie lutte contre les hommes pour dĂ©fendre sa place de pilote. Victime dâune Ă©trange panne elle sera accueillie par un ermite aussi tendre que mystĂ©rieux ; sâenchaĂźne alors une recherche effrĂ©nĂ©e de vĂ©ritĂ©. Une pĂ©pite venue du QuĂ©bec !â
Emma, Le vent délire, Capbreton
Fille de fer, coup de cĆur de Mireille, Fnac de Lyon Part-Dieu.
Seule femme dans un monde dâhommes qui lui est hostile, Marie est conductrice de train minier dans le Nord quĂ©bĂ©cois. Un soir de tempĂȘte, son convoi long de plusieurs kilomĂštres est contraint de sâarrĂȘter en urgence. ForcĂ©e dâaffronter la neige et la nuit pour trouver lâorigine de la panne, elle se retrouve immobilisĂ©e aprĂšs une lourde chute. Lorsquâelle est secourue par un mystĂ©rieux ermite qui la recueille dans un immense manoir dĂ©bordant de livres, la frontiĂšre entre rĂ©alitĂ© et rĂȘve se brouille. Marie tente de comprendre ce qui sâest vraiment passĂ© et pourquoi personne ne semble sâinquiĂ©ter de son absence alors quâelle Ă©prouve une passion grandissante envers son sauveur dont elle ne sait rien. Entre un passĂ© chaotique qui revient la visiter et un avenir obscur, elle devra trouver sa vĂ©ritĂ© dans cette histoire pĂ©rilleuse et sauvage.
Revue de presse
- Fille de fer Corinne Renou-Nativel La Croix 18 juillet 2022
- Fille de fer Fanny Haquette Collectif Polar 6 juillet 2022
- Fille de fer Thomas Messias Slate 23 juin 2022
- "Tabarnak", "crisse", "niaiseries"... La délicate traduction des livres québecois Marianne Payot L'Express 11 juin 2022
- Fille de fer Evelyne Leraut L'élégance des livres 13 mai 2022
- Fille de fer Adonis Brunet Litzic 17 mai 2022
Dans ce rĂ©cit, on va suivre Marie qui est la seule femme conductrice de train minier dans le nord du QuĂ©bec. Tous les jours, elle doit faire face Ă la misogynie de ses collĂšgues masculins. Marie est aussi mĂ©tisse de pĂšre français et de mĂšre premiĂšre Nation , et lĂ aussi elle doit ce battre, car pour certains elle nâest pas une « vraie ». Lors dâun de ses trajets, elle se blesse en voulant dĂ©panner son train et est secourue par Jonas Melville, un trappeur qui vit en ermite â au fin fond de nulle part â et qui est passionnĂ© de littĂ©rature. Ă ce moment-lĂ le rĂ©cit bascule et lâhistoire devient captivante.
Beaucoup de sujets sont abordĂ©s dans cette histoire, la place de la femme dans un monde dâhomme, les premiĂšres nations, les questions environnementales.
Lâautrice a parfaitement su nous immerger dans les grands espaces du Nord-du-QuĂ©bec, une histoire presque onirique, complĂštement addictifs.
Dans ce rĂ©cit il va souvent ĂȘtre question de deux grands romans : « La bĂȘte humaine » et « Moby Dick ». Deux romans que je nâai pas encore lu, mais Isabelle GrĂ©goire mâa furieusement donnĂ© envie de de me plonger dans ces deux monuments de la littĂ©rature !
Encore une fois, si vous cherchez un roman captivant et rafraĂźchissant, nâhĂ©sitez pas et lisez « Fille de fer » dâIsabelle GrĂ©goire.
Une chronique Ă retrouver en ligne
Dans ce roman haletant, la toute premiĂšre conductrice de trains dâune compagnie miniĂšre quĂ©bĂ©coise est confrontĂ©e Ă une sĂ©rie de dĂ©raillements dans des milieux rĂ©solument hostiles.
[âŠ] Journaliste et globe-trotteuse quĂ©bĂ©coise, Isabelle GrĂ©goire a fait des dĂ©buts remarquĂ©s en littĂ©rature en 2014 avec son premier roman, Sault-au-Galant. Premier livre publiĂ© en France, Fille de fer en reprend les ingrĂ©dients : un rĂ©cit menĂ© bon train dans un style alerte, apte Ă dĂ©crire de maniĂšre vivante le monde que la reporter a brossĂ© pour ses articles. DĂ©paysement et frissons garantis avec cette immersion dans un univers que nous, « maudits Français », ignorons pour lâessentiel, avec ses compagnies miniĂšres qui font leurs lois sur des milliers de kilomĂštres, leurs cheminots durs Ă la tĂąche et des autochtones qui, malgrĂ© la manne financiĂšre, nâacceptent pas toujours de fermer les yeux sur les destructions environnementales.
Un article Ă retrouver dans La Croix
[âŠ] Dans Fille de fer, Isabelle GrĂ©goire a choisi de mettre en avant plusieurs sujets importants : en premier, la difficultĂ© dans notre monde pour une femme de faire sa place dans un milieu entiĂšrement masculin et de plus, si lâon est mĂ©tissĂ© ; en second, les terrains pris au tribu pour diverses constructions entre autres (conflit qui opposa le gouvernement quĂ©bĂ©cois aux diffĂ©rentes tribus), lâauteure cite : âA lâĂ©tĂ© 1990 les Mohawks sâopposent Ă un projet de construction sur leurs terres dans la ville quĂ©bĂ©coise dâOka. Le conflit face au gouvernement quĂ©bĂ©cois durera prĂšs de trois mois, faisant deux morts et une centaine de blessĂ©sâ et en troisiĂšme, lâaccent est mis sur lâenvironnement et le contournement des lois par les industries en gĂ©nĂ©ral.
Fille de fer est avant tout lâhistoire dâune conductrice de chemin de fer inspirĂ©e de faits rĂ©els comme nous lâexplique Isabelle GrĂ©goire, du moins pour bĂątir son rĂ©cit. Ici, nous retrouvons une femme fragile et forte Ă la fois (comme beaucoup de femmes) dans un milieu en tout point hostile qui se battra jusquâau bout pour ses convictions. Ce livre mâa beaucoup plu, jây ai retrouvĂ© pleinement ce que jâaime chez certains auteurs quĂ©bĂ©cois : la nature, belle et sauvage. Une auteure Ă suivre.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Collectif Polar
De mine et de rails, il en est aussi question dans Fille de fer, roman quĂ©bĂ©cois signĂ© par une journaliste voyageuse qui a arpentĂ© le globe pour ses reportages. Son hĂ©roĂŻne, Marie, est conductrice de trains miniers. Seule femme dans un monde dâhommes, elle doit rĂ©guliĂšrement jouer des coudes pour se faire respecter. Ce soir-lĂ , dans le «nord du Nord» du QuĂ©bec, la tempĂȘte fait rage, et son interminable convoi (plusieurs kilomĂštres de long) est contraint de sâarrĂȘter en urgence.
Bien que les Ă©vĂ©nements se dĂ©roulent Ă une Ă©poque assez proche de nous (dĂšs les premiĂšres pages, lâhĂ©roĂŻne Ă©coute «Lose yourself» dâEminem), il y a quelque chose dâintemporel dans le roman dâIsabelle GrĂ©goire. Sans tarder, elle nous extirpe du monde tel quâon le connaĂźt, puisquâaprĂšs une nouvelle tuile, Marie est tirĂ©e du pĂ©trin par un Ă©trange ermite, un gĂ©ant anglophone qui commence dâabord par la mettre profondĂ©ment mal Ă lâaise.
Ă la lisiĂšre du polar et du roman dâaventures, le deuxiĂšme roman dâIsabelle GrĂ©goire est pourtant loin de chercher le suspense Ă tout prix. TraversĂ© par des enjeux fĂ©ministes et environnementaux, le livre fait se tĂ©lescoper des identitĂ©s, des langages et des territoires, le tout au sein de lâĂ©trange manoir forestier de lâhĂŽte de Marie, rempli de livres et de curiositĂ©s. Ă lâimage de ce lieu, Fille de fer opĂšre comme un Ă©trange et attirant refuge.
Retrouvez lâarticle en intĂ©gralitĂ© sur Slate
[âŠ] Dâautres ouvrages, scrutĂ©s Ă la loupe, connaissent des modifications plus importantes. TĂ©moignage de la journaliste Isabelle GrĂ©goire, auteure de Fille de fer (Le Mot et le Reste) qui a plantĂ© son intrigue puissante et singuliĂšre au sein du rude monde des cheminots miniers du cĂŽtĂ© de Terre-Neuve-et-Labrador. âNous avons fait beaucoup dâallers et retours avec lâĂ©diteur, la premiĂšre copie mâĂ©tant arrivĂ©e avec quelque 800 modifications. Il est vrai quâil y a des mots ou des formules qui prĂȘtent Ă confusion, comme âavoir la chienneâ (âavoir peurâ), une âchienneâ (un âuniformeâ), âsacrer son campâ (foutre le camp), la âmoppeâ (serpilliĂšre)⊠Mais il faut garder la crĂ©dibilitĂ© des dialogues. LâĂ©diteur voulait changer les âpisseusesâ qui vont nous âbosserâ en âgonzesses qui vont nous casser les couillesâ. Impossible ! Aucun cheminot nâutilisera ces mots-lĂ qui sont trĂšs franco-français. Il faut faire attention avec les jurons, cela peut trĂšs vite ressembler Ă un mauvais doublage. Et jâai tenu bon pour âune jobâ (au fĂ©minin), âcrisseâ (juron), âMy God !â, âcâest lâfunâ (trĂšs usitĂ©s), âjaser dans le videâ ou âje trippe sur toiâ.â Sans parler des multiples niaiseries, chicanes, chanceuse, maudits, pis (puis), cellulaires, dĂ©panneurs (supĂ©rettes) prĂ©sents dans la plupart des Ă©crits quĂ©bĂ©cois et familiers aux lecteurs français.
âFinalement, tout sâest bien passĂ©, poursuit Isabelle GrĂ©goire, la discussion a Ă©tĂ© trĂšs enrichissante, il nây a plus de condescendance du cĂŽtĂ© français.â Toutes les nĂ©gociations se dĂ©roulent-elles toujours harmonieusement entre les auteurs et leurs Ă©diteurs europĂ©ens ? [âŠ]
Retrouvez lâarticle en intĂ©gralitĂ© sur LâExpress
DâemblĂ©e lâincipit donne le ton.* « Fille de fer » est un roman serrĂ© comme un cafĂ© fort. Virtuose de sensations et de signaux*, on pourrait presque dire quâil sâagit dâun thriller. Eh bien non. Lâambiance est certes crissante, lâĂ©vĂšnementiel vertigineux, mais lâenjeu de ce livre est le dĂ©passement de soi. Bien au-delĂ , une femme rayonne dans ce livre aux pouvoirs multiples. Marie.
« Fille de fer » est une fiction Ă©cologique, Ă©vocatrice, fĂ©ministe et engagĂ©e dont la maĂźtrise est superbe. Nous sommes en transmutation dans le Nord quĂ©bĂ©cois. Marie est conductrice de train minier. Câest la premiĂšre fois quâelle conduit un train de plusieurs kilomĂštres de long, câest la nuit et elle est seule. [âŠ]
Hypnotique, entre une hĂ©roĂŻne battante dont on envie sa quĂȘte de rĂ©alisation, la beautĂ© dâun langage dont on aime lâexploit de transmutation, la nature qui ensorcelle le livre mĂȘme. LâĂ©vasion et la dĂ©couverte dâun QuĂ©bec blanc, ici, tout est charme et adrĂ©naline.
Contemporain, sociĂ©tal, Fille de fer est magistral et une valeur sĂ»re. Isabelle GrĂ©goire est douĂ©e. Lâart de faire un roman avec du vrai. Apprendre Ă se surpasser et briser les carcans et les prĂ©jugĂ©s. Telle est la clĂ©.
Retrouvez la chronique en intĂ©gralitĂ© sur LâĂ©lĂ©gance des livres
[âŠ]
Un rythme haletant.
Le retour Ă la rĂ©alitĂ© est bien difficile pour Marie. Tellement de questions sans rĂ©ponse. Mais qui est rĂ©ellement Jonas ? Il lâa sauvĂ©e, soignĂ©e sans rien demander en retour. Câest vraiment la premiĂšre fois que lâon fait attention Ă elle de cette façon. Avant de partir il lui a donnĂ© son adresse mail. Câest dĂ©cidĂ© elle veut absolument le revoir et connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Commence alors une histoire dâamour pĂ©rilleuse qui va conduire Jonas Ă faire tomber toutes ses dĂ©fenses et lui faire avouer la vĂ©ritĂ©. Qui des deux protagonistes en sortira vainqueur ?
Ce roman se lit comme un thriller, haletant du dĂ©but Ă la fin. On prend place dans le train, sans escale vers une destination inconnue. Lâauteure avec ses phrases courtes et ses dialogues nous accroche vĂ©ritablement.
Retrouvez la chronique en intégralité sur Litzic