FenĂȘtres
open space
Que les lecteurs prĂ©cis ou pressĂ©s qui sâen iraient tout Ă lâheure fureter dans leur librairie prĂ©fĂ©rĂ©e nâhĂ©sitent pas Ă commencer Ă feuilleter le livre par la fin. Ils pourront y dĂ©couvrir les constellations tournoyantes de mobiles et dâimages qui animent ce livre, dont lâauteur leur a malicieusement dessinĂ© la carte.
Sereine Berlottier â Remue.net
Tous les jours, le mĂ©tro parisien â ainsi que dans toutes les grandes villes du monde â transporte par milliers, son flot de voyageurs. Parmi eux, sur la ligne 2, en partie aĂ©rienne, une femme note sur son carnet, quotidiennement, des bribes du paysage urbain qui dĂ©file continuellement derriĂšre les vitres. Ce trajet rythmĂ© par des sĂ©ries de fenĂȘtres dâhabitations ou de bureaux lui permet de saisir une part dâhumanitĂ© : une femme sur son balcon entre la lessive et une parabole, un homme qui boit son cafĂ© au soleil⊠Tout est une question de regard.
Revue de presse
Journal du regard autant que tentative dâinventaire de lâespace urbain, FenĂȘtres, Open Space procĂšde par rĂ©pĂ©titions, dĂ©clinaisons, diffractions de ce qui se donne Ă voir et Ă comprendre, dans la briĂšvetĂ© et le mouvement, pendant les quelques minutes passĂ©es chaque jour Ă prendre le mĂ©tro sur le mĂȘme parcours, entre les stations Colonel Fabien et BarbĂšs.
Une Ă©criture qui dialogue sans cesse, on lâaura devinĂ©, avec une autre tentative dâĂ©puisement cĂ©lĂšbre autant quâavec Paysage Fer, pour ce que le visible sans cesse y reste Ă construire, Ă conquĂ©rir, Ă arracher Ă la torpeur, Ă lâhabitude, Ă lâemportement.
Que les lecteurs prĂ©cis ou pressĂ©s qui sâen iraient tout Ă lâheure fureter dans leur librairie prĂ©fĂ©rĂ©e nâhĂ©sitent pas Ă commencer Ă feuilleter le livre par la fin. Ils pourront y dĂ©couvrir les constellations tournoyantes de mobiles et dâimages qui animent ce livre, dont lâauteur leur a malicieusement dessinĂ© la carte.