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Parution : 22/08/2019
ISBN : 9782361390372
194 pages (14,8 x 21,0cm)

Et qu'importe la révolution ?

Un rĂ©cit empreint de poĂ©sie grĂące Ă  laquelle l’idĂ©alisme triomphe de la nostalgie.

EugĂ©nie Bourlet – _Le Nouveau Magazine LittĂ©raire

25 novembre 2016, RaĂșl Castro annonce en direct la mort de son frĂšre. Depuis son plateau ardĂ©chois, figĂ©e par la nouvelle, Jeanne sent le vent du passĂ© raviver sa jeunesse rĂ©volutionnaire. Mais lorsque la lettre d’un ancien camarade, amour de jeunesse inachevĂ© fait surgir les souvenirs, un puissant dĂ©sir d’avenir la submerge. Depuis les roches brĂ»lantes de Cassis, Ruben a trouvĂ© la force d’écrire, lui qui ne sait plus rien d’elle depuis si longtemps. En dĂ©pit des idĂ©aux qui les
ont amenés à se rencontrer
et Ă  s’aimer, c’est le dĂ©part de Jeanne pour Cuba qui a scellĂ© leur Ă©loignement. À moins que ce ne soit le refus de Ruben de la suivre, horrifiĂ© Ă  l’idĂ©e de retrouver les drapeaux sanglants de la rĂ©volution, lui qui a dĂ» fuir l’Espagne franquiste. Mais peu importent les rĂ©volutions, seules leurs retrouvailles comptent car plus de cinquante ans aprĂšs, tout reste Ă  vivre.

Revue de presse

- Ces legs qui nous façonnent ANNE-FRÉDÉRIQUE HÉBERT-DOLBEC Le Devoir 31 aoĂ»t 2019
- Et qu'importe la révolution? Evelyne Leraut Onlalu 24 novembre 2019
- Une révolution que rien ne doit séparer et les essentiels de la new wave Daniel Rolland Culture Hebdo octobre 2019
- L'avenir ne meurt pas Jean-Claude Lebrun L'Humanité 17 octobre 2019
- Et qu'importe la révolution? Aurélien Martinez Le Petit bulletin 2 octobre 2019
- Et qu'importe la révolution? Eugénie Bourlet Le Nouveau Magazine Littéraire octobre 2019
- Et qu'importe la révolution? Evelyne Leraut Evlireàvous 24 septembre 2019
- Et qu'importe la révolution? Jostein Sur la route de Jostein 13 septembre 2019
- Interview Catherine Gucher - À vous de lire Michùle Caron France Bleu Isùre 7 septembre 2019
- Rentrée française : ces legs qui nous façonnent Anne-Frédérique Hébert-Dolbec Le Devoir 31 août 2019
- Histoire(s) de lire
 Christine Le Garrec À vos marques
 Tapage! 27 aoĂ»t 2019
- L'amour survit aux années, les convictions aussi Mimiche Actualitté 22 août 2019
- Et qu'importe la révolution? lectrice en campagne Livrophage 25 août 2019

- Ces legs qui nous façonnent

Parmi les premiers romans les plus attendus de cette rentrĂ©e littĂ©raire, notons le puissant ZĂ©bu Boy (Monsieur Toussaint Louverture – 24 septembre).
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Autrice et sociologue Catherine Gucher met sa passion pour les ĂȘtres humains et les territoires qui les façonnent au service de sa fibre crĂ©ative. Dans Et qu’importe la rĂ©volution? (Le Mot et le reste, 24 septembre), elle s’intĂ©resse Ă  Cuba et aux promesses dĂ©chues d’une gĂ©nĂ©ration de rĂ©volutionnaires. À l’annonce de la mort de Fidel Castro, le 25 novembre 2016, une jeune femme renoue avec son amour et ses idĂ©aux de jeunesse. Un grand roman gĂ©nĂ©rationnel « qui l’emporte sur les lendemains qui dĂ©chantent”.

ANNE-FRÉDÉRIQUE HÉBERT-DOLBEC
Le Devoir 31 août 2019

- Et qu'importe la révolution?

Touchant, saisissant, « Et qu’importe la RĂ©volution ? » est un roman Ă  apprendre par cƓur. Sa qualitĂ© premiĂšre soulĂšve un vent d’humilitĂ© et de fraternitĂ©. Sa beautĂ© est vertu. On peut rester courber des heures devant l’harmonie de la trame. La puissance verbale, signifiante, affirme, sa dignitĂ©. L’envolĂ©e du sens, de la forme, du donnant, enclenche une histoire sentimentale, engagĂ©e, existentialiste. Catherine Gucher est douĂ©e. Elle sait, peint une Ɠuvre gĂ©nĂ©reuse, vivifiante dans une intimitĂ© hors norme. Ses personnages sont nos alliĂ©s, salvateurs combattants de cette intĂ©rioritĂ© dont il ne faut pas craindre l’ombre. « Jeanne sait que ce qui la sĂ©pare de son fils, une vision du monde, les voix des exilĂ©s, les dĂ©nonciations des militants des droits de l’homme. Elle comprend le refus du vieux monde, d’un ordre trop Ă©tabli qui, ne laisse aucune place Ă  ces trentenaires dĂ©sabusé  » « Leurs regards ne se portent pas au mĂȘme endroit. » Ce rĂ©cit est la mappemonde des idĂ©aux Ă©cartelĂ©s. Un chant grave et pur, l’ode, des amours vrais enracinĂ©s dans les diffĂ©rences et la constance du nostalgique. Ruben, l’ubiquitĂ© entre l’Espagne et les oppressions sous l’ùre de Franco, l’AlgĂ©rie l’accueillante et ses orangers altruistes, le sud de la France et ses douceurs chaleureuses. Jeanne qu’il aime en rĂ©silience d’un passĂ© qui aurait pu joindre les mains de ces HĂ©loĂŻse et AbĂ©lard. L’éternel retour Ă  flanc de montagne. « C’est dans la clartĂ© qu’il retrouvera Jeanne, elle le reconnaĂźtra Ă  l’odeur d’argousier qu’il porte sur sa peau lorsque l’ombre est absente. » Cette histoire est l’enivrant de l’existence. Ce qui se passe dans ce diapason oĂč les regrets sont un solfĂšge de lumiĂšre. Faut-t-il dire ici ce qui va advenir de ces ĂȘtres qui se retrouvent, gerbes de blĂ© en regain dont ils ne veulent pas bouger un seul grain ? Ruben le cosmopolite, Jeanne la Cubaine. Taire le furtif, le dĂ©licat, le doigt glissant subrepticement sur un bras nu. Taire l’embrasement des retrouvailles. « Hasta la victoria sienne » « El pueblo unido jamĂ s serĂ  vencido » « Ces mots sont ceux de Jeanne Ă  jamais. » Jeanne, solennelle, libre va cĂ©lĂ©brer la liturgie du crĂ©puscule de ses jours. Ouvrir les rideaux et quĂȘter la splendeur du retour en soi. Ce rĂ©cit publiĂ© par Les Editions « Le mot et le reste » trouve sa voie dans la ligne Ă©ditoriale si intuitive. Le mot : dire, le reste : assembler. « L’homme est toujours plus qu’il ne sait de lui-mĂȘme et que les autres ne savent de lui. » A mĂ©diter. En lice pour le Prix Hors Concours 2019 GaĂ«lle BohĂ© , c’est une grande fiertĂ©, enrobĂ©e de chance.

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Evelyne Leraut
Onlalu 24 novembre 2019

- Une révolution que rien ne doit séparer et les essentiels de la new wave

La collaboration Ă©troite que nous avons avec la maison d’édition française Le mot et le reste nous a permis de dĂ©couvrir de nouveaux trĂ©sors, car ils ont dĂ©jĂ  un catalogue impressionnant de qualitĂ© qui ne cesse de s’enrichir. Et deux derniers arrivages vont l’enrichir. Et ce dans deux sphĂšres totalement diffĂ©rentes. Le premier Et qu’importe la rĂ©volution ? de Catherine Gucher. Pour l’anecdote et qui la rapproche de nous, elle a remportĂ© entre autres distinctions le prix QuĂ©bec-France Marie-Claire Blais. C’est un tendre roman. Qui narre les alĂ©as du cƓur d’une prĂ©nommĂ©e Jeanne qui vit en ArdĂšche. Jadis elle avait eu une romance avec Ruben. Puis la jeune femme ira s’établir Ă  Cuba ce qui provoquera la rupture pour cause d’éloignement. Et lui qui avait connu les heures sanglantes franquistes ne se sentait pas de taille Ă  vivre dans un climat politiquement inquiĂ©tant. Les annĂ©es ont passĂ© et voilĂ  que n’ayant pas oubliĂ© sa dulcinĂ©e, il va lui Ă©crire. Une missive qu’elle lira et relira encore. Que va t’il se passer ensuite ? Nous vous le laissons dĂ©couvrir ce beau texte qui coule comme un flot poĂ©tique. De la belle littĂ©rature comme il s’en fait plus rarement.

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Daniel Rolland
Culture Hebdo octobre 2019

- L'avenir ne meurt pas

Son premier roman, Transcolorado (2017), qui restituait le parcours de deux ĂȘtres cabossĂ©s dans l’AmĂ©rique profonde, retenait l’attention par sa puissance d’évo­cation et son souffle. La sociologue greno­bloise confirme aujourd’hui, sur un sujet dont le titre dessine les enjeux, tandis que deux citations placĂ©es en Ă©pigraphe, d’AnaĂŻs Nin et d’Ernest Hemingway («Le voyage le plus lointain, c’est Ă  l’intĂ©rieur de soi-mĂȘme», «Heureusement qu’on n’est pas obligĂ© de tuer les Ă©toiles»), situent la nature et le ter­rain de la dĂ©marche, inscrivant d’originale façon ce livre dans le courant redevenu vivace du roman d’idĂ©es.
Quelque part dans la solitude du plateau ardĂ©chois, un jour de novembre 2016, Jeanne entend Raul Castro annoncer la mort de son frĂšre. Des souvenirs d’un engagement ancien, qu’elle croyait avoir dĂ©finitivement enfouis, alors remontent. Cinquante ans plus tĂŽt, portĂ©e par l’enthousiasme rĂ©volutionnaire de sa gĂ©nĂ©ra­tion, elle avait en effet effectuĂ© un voyage Ă  Cuba, qui l’avait affermie dans ses certitudes. La tournure prise ensuite par la marche du monde l’avait conduite au retrait, en quĂȘte d’un bonheur plus personnel. À l’époque, elle s’était Ă©prise d’un militant espagnol qui avait fui le franquisme. Mais, fatiguĂ© des affrontements, celui-ci avait refusĂ© de la suivre. Elle l’avait perdu de vue. Il s’appelait Ruben.
À la disparition du « Lider Maximo », il lui Ă©crit enfin la lettre qu’elle avait attendue, depuis Cassis oĂč il vit dĂ©sormais. Le fil avec le passĂ© se retend. Catherine Gucher, en mĂȘme temps qu’elle revisite les idĂ©aux des annĂ©es 1960, alliage de rĂ©flexion thĂ©orique et de romantisme, explore avec une admirable finesse ce qu’il en advint souvent par la suite, entre renoncements et recherches de voies alternatives.
Elle donne Ă©galement Ă  voir comment le dĂ©sir d’avenir, mĂȘme en un temps dĂ©nuĂ© de perspectives, ne s’éteint jamais complĂšte­ment. Se dĂ©fiant des simplifications, son rĂ©cit dĂ©mĂȘle avec une rare dĂ©licatesse ce qui avait tenu sĂ©parĂ©s Jeanne et Ruben. Le romanesque est ici conçu pour restituer une complexitĂ© et stimuler une rĂ©flexion, puisque « chacun est responsable de l’avenir qu’il offre Ă  ses rĂȘves ». Un autre voyage cubain est maintenant programmĂ©, avec Ruben. Mais qui ne se passe pas tout Ă  fait comme prĂ©vu : Jeanne s’y trouve confrontĂ©e aux trivialitĂ©s universelles de la vie, Ă  la mort. Au cƓur de cet Ă©mouvant rĂ©cit, l’avenir attend encore de prendre forme.

Jean-Claude Lebrun
L'Humanité 17 octobre 2019

- Et qu'importe la révolution?

Comment fait-on avec ses rĂȘves? C’est la question que semble poser le livre de Catherine Gucher oĂč une femme au seuil de la vieillesse fait ressortir, Ă  la mort de Castro, les souvenirs d’une utopie et d’un amour perdu. Quelque chose, dans l’approche de la nostalgie de l’utopie, du Land & Freedom de Ken Loach.

Aurélien Martinez
Le Petit bulletin 2 octobre 2019

- Et qu'importe la révolution?

C’est le roman d’une jeunesse pleine de passions, au passĂ© et au prĂ©sent. Lorsque, de son fief ardĂ©chois, Jeanne, 68 ans, apprend la mort de Fidel Castro, ses combats d’antan lui reviennent toujours plus vifs. Le craquement produit par cet Ă©vĂšnement dans la tranquillitĂ© apparente de sa vie trouvera mille rĂ©sonances symboliques, durant des retrouvailles avec ses proches. Un rĂ©cit empreint de poĂ©sie grĂące Ă  laquelle l’idĂ©alisme triomphe de la nostalgie.

Lisez la chronique sur le site du NML

Eugénie Bourlet
Le Nouveau Magazine Littéraire octobre 2019

- Et qu'importe la révolution?

Touchant, saisissant, « Et qu’importe la RĂ©volution ? » est un roman Ă  apprendre par cƓur. Sa qualitĂ© premiĂšre soulĂšve un vent d’humilitĂ© et de fraternitĂ©. Sa beautĂ© est vertu. On peut rester courber des heures devant l’harmonie de la trame. La puissance verbale, signifiante, affirme, sa dignitĂ©. L’envolĂ©e du sens, de la forme, du donnant, enclenche une histoire sentimentale, engagĂ©e, existentialiste. Catherine Gucher est douĂ©e. Elle sait, peint une Ɠuvre gĂ©nĂ©reuse, vivifiante dans une intimitĂ© hors norme. Ses personnages sont nos alliĂ©s, salvateurs combattants de cette intĂ©rioritĂ© dont il ne faut pas craindre l’ombre. « Jeanne sait que ce qui la sĂ©pare de son fils, une vision du monde, les voix des exilĂ©s, les dĂ©nonciations des militants des droits de l’homme. Elle comprend le refus du vieux monde, d’un ordre trop Ă©tabli qui, ne laisse aucune place Ă  ces trentenaires dĂ©sabusé  » « Leurs regards ne se portent pas au mĂȘme endroit. » Ce rĂ©cit est la mappemonde des idĂ©aux Ă©cartelĂ©s. Un chant grave et pur, l’ode, des amours vrais enracinĂ©s dans les diffĂ©rences et la constance du nostalgique. Ruben, l’ubiquitĂ© entre l’Espagne et les oppressions sous l’ùre de Franco, l’AlgĂ©rie l’accueillante et ses orangers altruistes, le sud de la France et ses douceurs chaleureuses. Jeanne qu’il aime en rĂ©silience d’un passĂ© qui aurait pu joindre les mains de ces HĂ©loĂŻse et AbĂ©lard. L’éternel retour Ă  flanc de montagne. « C’est dans la clartĂ© qu’il retrouvera Jeanne, elle le reconnaĂźtra Ă  l’odeur d’argousier qu’il porte sur sa peau lorsque l’ombre est absente. » Cette histoire est l’enivrant de l’existence. Ce qui se passe dans ce diapason oĂč les regrets sont un solfĂšge de lumiĂšre. Faut-t-il dire ici ce qui va advenir de ces ĂȘtres qui se retrouvent, gerbes de blĂ© en regain dont ils ne veulent pas bouger un seul grain ? Ruben le cosmopolite, Jeanne la Cubaine. Taire le furtif, le dĂ©licat, le doigt glissant subrepticement sur un bras nu. Taire l’embrasement des retrouvailles. « Hasta la victoria siempre » « El pueblo unido jamĂ s serĂ  vencido » « Ces mots sont ceux de Jeanne Ă  jamais. » Jeanne, solennelle, libre va cĂ©lĂ©brer la liturgie du crĂ©puscule de ses jours. Ouvrir les rideaux et quĂȘter la splendeur du retour en soi. Ce rĂ©cit publiĂ© par Les Editions « Le mot et le reste » trouve sa voie dans la ligne Ă©ditoriale si intuitive. Le mot : dire, le reste : assembler. « L’homme est toujours plus qu’il ne sait de lui-mĂȘme et que les autres ne savent de lui. » A mĂ©diter. En lice pour le Prix Hors Concours 2019 GaĂ«lle BohĂ© , c’est une grande fiertĂ©, enrobĂ©e de chance.

Evelyne Leraut
EvlireĂ vous 24 septembre 2019

- Et qu'importe la révolution?

Que reste-t-il de nos luttes de jeunesse quand approche l’ñge de la retraite? IsolĂ©s Au Revest, dans la montagne, vivent quelques communistes militants des annĂ©es 60. Adolescents, ils voulaient rompre avec la vie difficile de leurs parents, paysans ou ouvriers. Étudiants Ă  GuĂ©ret, ils rĂȘvaient d’une vie meilleure, admiratifs du plus grand rĂ©volutionnaire cubain, Fidel Castro.

« Le conquistador aux yeux de braise donnait raison à leurs élans. »

Ils ont voulu tant de libertĂ© pour leurs enfants qu’ils sont partis vivre ailleurs.

Jeanne fait partie de ce groupe d’anciens rĂ©volutionnaires. En ce 26 novembre 2006, elle apprend la mort de son idole. Elle revĂȘt alors sa longue robe vermillon qu’elle portait Ă  Cuba en 1967. Elle n’a qu’un objectif, retourner Ă  Cuba.

« Cette nuit, dans son rĂȘve, elle a retrouvĂ© sur sa peau la chaleur brĂ»lante des Ă©tĂ©s de Santiago et tout son corps, ses os, ses muscles, ses artĂšres, son sang, rĂ©clament de vivre Ă  nouveau cette ferveur et ce bouillonnement de lumiĂšre. »

La lettre de Ruben, son amour de jeunesse, tombe Ă  pic. Lui, l’espagnol qui, Ă  trois ans, a dĂ» fuir le rĂ©gime de Franco avec sa grand-mĂšre, n’avait pas voulu la suivre Ă  Cuba.. TraumatisĂ© par tous les bruits de guerre en Espagne puis en AlgĂ©rie, il ne pouvait plus voir les drapeaux rouges de la RĂ©volution.

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Catherine Gucher cherche la beautĂ© du monde, l’espoir de l’apaisement au travers du prĂ©sent et de l’avenir de ces adultes marquĂ©s par les terreurs de la guerre et de l’exil. Ses descriptions de paysage, la montagne du Revest, les calanques de Cassis sont lumineuses.

Ruben est un homme particuliĂšrement attachant pour son humilitĂ© et son regard attendri sur tous ceux qui l’entourent. Par son regard, les personnages secondaires se trouvent grandis.

Je me suis beaucoup moins attachĂ©e Ă  Jeanne, plus Ă©goĂŻste. ObnubilĂ©e par sa passion cubaine, elle peine Ă  voir la valeur des ĂȘtres qui l’entourent.

« Elle n’a jamais cru que la tendresse humaine pouvait tenir lieu d’avenir. Il lui faut des combats, des mondes Ă  reconstruire, des utopies en chantier. »

AprĂšs mon coup de cƓur pour Transcolorado, je souhaitais absolument lire ce second roman de Catherine Gucher. Un peu moins emballĂ©e, j’y retrouve pourtant des personnages particuliĂšrement attachants, de superbes descriptions de paysages. Et toujours cette lueur d’espoir dans les yeux des ĂȘtres blessĂ©s par le passĂ©.

Lisez la chronique complĂšte en ligne!

Jostein
Sur la route de Jostein 13 septembre 2019

- Interview Catherine Gucher - À vous de lire

MichĂšle Caron interview Catherine Gucher Ă  propos de son dernier roman Et qu’importe la rĂ©volution?

“Encore un roman d’une grande sensibilitĂ©, une belle Ă©criture.”

Une interview à réécouter sur le site de France Bleu IsÚre

MichĂšle Caron
France Bleu IsĂšre 7 septembre 2019

- Rentrée française : ces legs qui nous façonnent

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L’autrice et sociologue Catherine Gucher met sa passion pour les ĂȘtres humains et les territoires qui les façonnent au service de sa fibre crĂ©ative. Dans Et qu’importe la rĂ©volution ? (Le Mot et le reste, 24 septembre), elle s’intĂ©resse Ă  Cuba et aux promesses dĂ©chues d’une gĂ©nĂ©ration de rĂ©volutionnaires. À l’annonce de la mort de Fidel Castro, le 25 novembre 2016, une jeune femme renoue avec son amour et ses idĂ©aux de jeunesse. Un grand roman gĂ©nĂ©rationnel « qui l’emporte sur les lendemains qui dĂ©chantent. »

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L’article intĂ©gral sur le site du Devoir

Anne-Frédérique Hébert-Dolbec
Le Devoir 31 août 2019

- Histoire(s) de lire


Et voici les premiers titres de ma sĂ©lection de cette rentrĂ©e littĂ©raire qui s’annonce, comme tous les ans, fort chargĂ©e ! Je vous propose donc de dĂ©couvrir les premiers romans (fort prometteurs !) d’Olivier Dorchamps et de Lola Nicolle, des romans d’auteurs confirmĂ©s comme Thomas Gunzig, Catherine Gucher et Didier Delome (dont je vous ai dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©s pour certains les prĂ©cĂ©dents ouvrages) qui nous offrent tour Ă  tour un « faux » feel good Ă©tonnant (et brillantissime !) et des histoires intimes bouleversantes d’humanitĂ©. Pour finir, je vous invite Ă  dĂ©vorer le polar haletant et bien ficelĂ© signĂ© par Gilles Vidal
 Allez, bon courage pour la rentrĂ©e ! Bonnes lectures Ă  toutes et Ă  tous
 Et Ă  trĂšs bientĂŽt pour une autre sĂ©lection !

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25 Novembre 2016 : Fidel Castro vient de mourir. Un vrai coup de tonnerre pour Jeanne, dont les souvenirs de sa jeunesse rebelle et rĂ©volutionnaire se rallument aprĂšs cette funĂšbre nouvelle, comme un feu mal Ă©teint dont les braises se mettent Ă  crĂ©piter aprĂšs un souffle d’air
 Femme libre et passionnĂ©e, Jeanne a militĂ© toute sa vie sur tous les fronts et Ă  68 ans, elle n’a renoncĂ© Ă  aucun de ses idĂ©aux
 MĂȘme si ceux-ci ont pris toute la place dans son existence, Ă©loignant d’elle son mari et son fils, lassĂ©s de ses incessants combats. Un fils d’ailleurs parti loin de cette « pasionaria » davantage prĂ©occupĂ© des soubresauts du monde que de sa progĂ©niture, ulcĂ©rĂ© par ses emportements politiques auxquels d’ailleurs il est loin d’adhĂ©rer, ces certitudes et ces luttes lui ayant volĂ© l’amour de sa mĂšre


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AprĂšs « Transcolorado » (chroniquĂ© ici !), quel plaisir de retrouver l’écriture poĂ©tique, sensible et puissante de Catherine Gucher ! En nous offrant ce beau portrait de femme engagĂ©e, elle nous emporte avec grĂące au cƓur des espoirs d’une gĂ©nĂ©ration intimement convaincue de la nĂ©cessitĂ© de construire un monde meilleur et plus juste
 Un idĂ©alisme qui fait dĂ©faut aux nouvelles gĂ©nĂ©rations « aquabonistes », lassĂ©s de la politique qui ne se montre pas, il faut bien l’avouer sous son meilleur jour, depuis quelques dĂ©cennies
 « Et qu’importe la rĂ©volution » nous embarque sur les chemins de la passion, qu’elle soit amoureuse ou dictĂ©e par des convictions humanistes inĂ©branlables, avec une incroyable justesse de ton et dans un style narratif fluide, qui coule de source. Magnifique
 Et passionnant !

La chronique intégrale est à consulter en ligne

Christine Le Garrec
À vos marques
 Tapage! 27 aoĂ»t 2019

- L'amour survit aux années, les convictions aussi

Depuis des annĂ©es, Jeanne a garĂ© sa vie de femme libre mais engagĂ©e, dans un village de l’ArdĂšche, aprĂšs avoir fait siennes toutes les grandes causes, car aucune ne lui Ă©tait Ă©trangĂšre.

Sans nouvelle de son fils, parti ailleurs vivre une autre vie puisqu’il n’adhĂšre Ă  aucun des combats de sa mĂšre, elle n’est pas pour autant isolĂ©e : des couples avec lesquels elle a partagĂ© tant d’idĂ©es et de luttes, des gens du cru avec lesquels elle a liĂ© des amitiĂ©s, tissĂ© des liens d’entraide, nouĂ© des relations un peu plus qu’amicales.

Parce que, Ă  soixante-huit ans, Jeanne n’a renoncĂ© Ă  rien, surtout pas Ă  la solidaritĂ©, encore moins Ă  ses principes, ses idĂ©aux ou sa libertĂ©. Et elle embellit avec l’ñge comme ne manque jamais de le lui faire sentir Paul qui pourtant « n’habite pas le mĂȘme monde ». Lui qui recherche plĂ©nitude et sĂ©rĂ©nitĂ©. Elle toujours en quĂȘte de « mondes Ă  reconstruire ».

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Ce livre est superbe.

D’abord, il faut reconnaĂźtre Ă  Catherine Gucher une plume d’une douceur et d’une poĂ©sie infinies. MĂȘme avec les mots les plus terribles et les plus durs. Entre ses doigts, ceux-ci volent comme des papillons, se posent au dĂ©tour d’une fleur, s’enflamment sur des idĂ©es et des convictions, font une pause face Ă  la plĂ©nitude sereine mais rude d’un hiver ardĂ©chois, repartent de plus belle sur la conviction tĂȘtue d’une femme qui a cru Ă  ses engagements et qui finira par, non pas les remettre en question, mais s’interroger sur les dĂ©rives qui ont pu accompagner cette RĂ©volution que Jeanne continue pourtant d’appeler de se vƓux.

L’amour survit aux annĂ©es. Les convictions aussi. MĂȘme s’il est nĂ©cessaire (et peut-ĂȘtre plus facile, les annĂ©es aidant) de composer avec les contradictions.

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Et toujours, tout au long de ce livre, de magnifiques envolĂ©es poĂ©tiques, sur le temps, les nuages, la nature qui nous entoure et toutes ses beautĂ©s changeantes et diverses. Dans une langue claire, qui coule de source, comme pour nous convaincre de la vanitĂ© (Et qu’importe
) de toutes nos obstinations humaines (
 la RĂ©volution) devant tant de merveilles qui s’offrent gratuitement Ă  nous.

L’intĂ©gralitĂ© de la chronique est disponible en ligne

Mimiche
Actualitté 22 août 2019

- Et qu'importe la révolution?

PremiĂšre expĂ©rience pour moi avec cette maison d’édition marseillaise. Un joli roman, dont pourtant j’ai prĂ©fĂ©rĂ© la premiĂšre moitiĂ© Ă  la suite, plus centrĂ©e sur l’histoire d’amour entre Jeanne et Ruben. Mais ça se lit avec plaisir car l’écriture est de qualitĂ©, avec de trĂšs beaux passages poĂ©tiques liĂ©s Ă  la nature. Et puis en fait j’ai bien aimĂ© retrouver des endroits que je connais, le plateau ardĂ©chois et Cassis. Les deux premiĂšres pages sont une trĂšs belle accroche avec le portrait de Jeanne.

Voici donc Jeanne et ses amis, Jeanne fĂąchĂ©e avec son fils qui ne la comprend pas, Ă  qui elle a manquĂ© en fait. Voici Jeanne, produit pur jus des rĂ©volutions des annĂ©es 70, des idĂ©aux plein la tĂȘte, des rĂȘves de monde meilleur plein les yeux, et un tenace refus de ne plus y croire. On pourrait voir ici un florilĂšge de clichĂ©s liĂ©s Ă  cette Ă©poque. Ruben est un rĂ©fugiĂ© espagnol qui a fui le franquisme et Jeanne une pasionaria Ă©prise de Fidel Castro; elle partira Ă  Cuba fĂȘter la rĂ©volution mais Ruben ne la suivra pas. Et aussi clichĂ© que cela puisse paraĂźtre c’est ce qui est pour moi le plus intĂ©ressant, les points de vue divergents de Jeanne et Ruben. Car Ruben qui a fui la guerre, passant d’Oran Ă  Paris, Ruben ne veut plus voir de drapeaux sanglants, quelle que soit la cause du sang versĂ©, pour lui, elle n’est jamais bonne.

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Aux illusions perdues, au renoncement, au bonheur trouvĂ© dans les choses simples et dans l’amitiĂ©, Ă  ce qui fait de nous des ĂȘtres humains dignes de ce nom
De multiples rĂ©flexions toujours d’actualitĂ©, mĂȘme si comme Jeanne et ses amis, il est grand temps d’admettre que les temps et les gens et les sociĂ©tĂ©s ont changĂ©.

Je ne saurai trop conseiller la lecture de Leonardo Padura pour Cuba, un regard d’une vie Ă  l’intĂ©rieur – car il vit depuis toujours Ă  Cuba et n’a pas l’intention de s’en aller – pour l’avoir Ă©coutĂ© avec dĂ©lectation raconter ses annĂ©es Fidel et la suite, lire Padura, pour ça et son immense talent.

Quant Ă  ce livre, c’est – comme ça m’arrive souvent – en essayant de le partager avec vous que j’en saisis plus profondĂ©ment la complexitĂ©.

Bonne lecture !

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lectrice en campagne
Livrophage 25 août 2019