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Parution : 14/10/2021
ISBN : 9782361398033
468 pages (14,8 x 21cm)

Entre deux mondes

Autobiographie

L’autobiographie d’un nomade intellectuel dont l’Ɠuvre, immense, lui vaut d’ĂȘtre considĂ©rĂ© sur le plan international comme un auteur de tout premier ordre.

« L’autobiographie est irrĂ©sistible », dit Oscar Wilde, et celle de Kenneth White, fondateur des concepts de gĂ©opoĂ©tique et de nomadisme intellectuel, l’est certainement. Tout commence Ă  Glasgow, petite ville ecclĂ©siastique devenue enfer de la rĂ©volution industrielle et qui fut pour le jeune White un poste d’observation riche en rĂ©flexions. Suivent Munich, Paris, l’ArdĂšche et d’autres errances Ă  travers le monde, sur la piste de BashĂŽ en remontant au nord du Japon, dans les terres gelĂ©es du Labrador ou les archipels tropicaux. De ces voyages dĂ©coulent des rencontres littĂ©raires et intimes qui, enrichies par son Ă©tude poussĂ©e de la philosophie occidentale, lui permettent de dessiner un paysage mental inĂ©dit. Kenneth White reprend la plume pour nous livrer toute l’étendue d’une vie qu’on croirait romancĂ©e, tant elle est ouverte aux quatre vents du monde, Ă  l’image de son Ɠuvre.

Revue de presse

- Entre deux mondes Laurent Brunet La Revue des Ressources 27 mars 2022
- Entre deux mondes Bretagne magazine janvier - février 2022
- Interview de Kenneth White Le Trégor 16 janvier 2022
- "Straivaigages" Alexandre Chollier Le Courrier 7 janvier 2022
- Kenneth White ou le panache de déblayer le monde Marc Emile Baronheid Putsch media 22 décembre 2021
- Une Ɠuvre immense et essentielle StĂ©phane Bigeard Le Revue des Ressources 16 dĂ©cembre 2021
- Un passant considérable Richard Blin Le Matricule des Anges novembre 2021
- 3 raisons de découvrir Kenneth White Laetitia Favro LIRE novembre 2021
- Kenneth White : La géopoétique ou comment habiter poétiquement le monde Simon Beyrand La RE-Cyclerie 21 octobre 2021
- Éloge du voyage et de l'ermitage Thierry Clermont Le Figaro littĂ©raire 21 octobre 2021
- Entre deux mondes Livres hebdo octobre 2021

- Entre deux mondes

[
] Ce livre est un phare qui Ă©claire plusieurs lignes d’horizon. Une existence, assurĂ©ment, tĂ©moigne du monde et du temps qui nous ont vus naĂźtre et de leurs nombreuses mĂ©tamorphoses jusqu’au soir d’une vie. Cette traversĂ©e, entre deux siĂšcles, a notamment pour matrice l’universitĂ© de Glasgow qualifiĂ©e « d’établissement post-mĂ©diĂ©val », la ville elle-mĂȘme vivant « les derniers soubresauts de la rĂ©volution industrielle ». Toutefois, dĂšs la prime enfance, l’attraction pour la nature sauvage – celle des landes, des rivages, des collines rocheuses, des bosquets de bouleaux – forge sa sensibilitĂ© et va nourrir son Ɠuvre. Car par-delĂ  toute Ă©rudition – et dans le cas de Kenneth White, elle est impressionnante –, le cri de l’oiseau, le fracas des vagues et le silence vibrant d’énergie ne sont jamais bien loin. [
]

Si l’auteur s’est toujours pleinement engagĂ© dans son Ɠuvre, comme dans ce qu’il a nommĂ© Le champ du grand travail, jamais il n’avait livrĂ© autant d’élĂ©ments biographiques. Ce livre vient donc situer, avec beaucoup de finesse et de dĂ©licatesse, ce que l’auteur a jugĂ© digne d’y faire figurer. TĂ©moin d’un monde qui prend fin (Glasgow) et acteur d’un monde, d’une culture Ă  refonder. C’est la grande aventure collective, certes, de la gĂ©opoĂ©tique, mais celle, aussi, de l’infatigable chercheur, du thĂ©oricien, du poĂšte.

Dans un monde et en un temps oĂč la dĂ©liquescence, la bĂȘtise et la monstruositĂ© ont si souvent droit de citĂ©, ce n’est pas la moindre qualitĂ© d’une Ɠuvre d’avoir Ă©tĂ© entiĂšrement fondĂ©e sur l’émergence d’un monde ouvert. DĂšs lors, faut-il ĂȘtre surpris par l’intitulĂ© du dernier chapitre : _L’Envol_


Une chronique à retrouver en intégralité sur La Revue des ressources

Laurent Brunet
La Revue des Ressources 27 mars 2022

- Entre deux mondes

Dans Entre deux mondes, son autobiographie, l’écrivian Kenneth White raconte sa vie passĂ©e sur le fil qui relie la pensĂ©e poĂ©tique et la gĂ©ographie du rĂ©el. Quand les deux fusionnent, comme ici, quand les livres et les paysages se fondent ensemble, la trajectoire – qui fait halte aujourd’hui en Bretagne – est passionnante Ă  lire.

Bretagne magazine janvier - février 2022

- Interview de Kenneth White

InstallĂ© Ă  TrĂ©beurden, Kenneth White livre son autobiographie. Celle d’un esprit hors du commun, nourri depuis la petite enfance de son vĂ©cu, de ses lectures, puis de ses voyages.

Depuis 40 ans Ă  TrĂ©beurden, Kenneth White se concentre sur son travail de rĂ©flexion et d’écriture dans le penty de la fermette, Gwenved, oĂč il rĂ©side avec sa femme Marie-Claude. « La France, c’est mon premier pays », confie l’écrivain, naturalisĂ© français. « Je n’ai jamais vĂ©cu aussi longtemps au mĂȘme endroit », fait-il remarquer. « Et je n’ai aucun dĂ©sir d’aller vivre ailleurs.»

Installé dans sa bibliothÚque, il déroule le fil de sa vie, retracé dans son autobiographie, Entre deux Mondes, parue en octobre dernier.

Un dĂ©sir d’indĂ©pendance

Depuis le plus jeune ùge, Kenneth White « stravaigue » (marche) en solitaire dans les rues de Glasgow, sa ville natale, puis sur le rivage et à travers les landes de son petit village de Fairlie sur la cÎte écossaise.

“Mes parents me laissaient une libertĂ© totale. Je partais dans la forĂȘt la nuit et je conversais avec le hibou.” Kenneth White

Il chemine dans ses pensĂ©es, aiguisĂ©es par une sensibilitĂ© Ă  fleur de peau. DĂšs 5 ans les noms gĂ©ographiques le font rĂȘver Ă  de lointains voyages.

Une soif de savoir

« J’avais l’impression que personne ne comprenait personne, quand j’écoutais les conversations dans la rue. J’ai commencĂ© Ă  Ă©crire pour y voir plus clair ». Il n’a alors pas 10 ans. TrĂšs tĂŽt, il dĂ©vore aussi bien les Ă©crits scientifiques que la littĂ©rature ou les traitĂ©s de philosophie, dans lesquels il cherche des rĂ©ponses.

NĂ© dans une famille trĂšs modeste mais instruite, il travaille pour s’acheter des livres. Il livre le lait, les journaux et est employĂ© Ă  la ferme ou Ă  la boucherie. Au collĂšge, il apprend le français « Ă  toute vitesse ». Il hĂ©rite de son professeur d’anglais des 19 volumes de Charles Dickens qu’il transporte dans une brouette jusque chez lui. Il apprend le gaĂ©lique en travaillant sur un bateau. [
]

Retrouvez l’article en intĂ©gralitĂ© sur Le TrĂ©gor

Le Trégor 16 janvier 2022

- "Straivaigages"

[
] Une autobiographie ne veut ni ne peut tout raconter. C’est pour cela qu’elle ressemble Ă  s’y mĂ©prendre, lorsqu’elle est rĂ©ussie, Ă  une carte. À chaque carte son Ă©chelle, sa projection, son rĂ©seau de longitudes et de latitudes mais aussi son cadre et sa lĂ©gende. Celle tracĂ©e d’un geste Ă  la fois assurĂ© et minutieux par Kenneth White porte le titre d’Entre deux mondes et vient de paraĂźtre. [
]

A priori Entre deux mondes vient prolonger cette premiĂšre autobiographie, nous projetant Ă  sa suite par-delĂ  la gĂ©ographie immĂ©diate de Fairlie, Largs, Ardrossan et Glasgow pour embrasser successivement celles de l’Europe et du monde entier. Relisant ces lignes parues en 1963, les choses semblent toutefois devoir ĂȘtre vues et comprises de façon lĂ©gĂšrement moins affine. On y apprend par exemple que le poĂšte de 27 ans rĂ©pugnait alors Ă  «retracer ses antĂ©cĂ©dents», affirmant que seul le prĂ©sent est rĂ©el. Ainsi dans ce texte en forme de carnet de notes, «quelque chose qui n’a ni commencement, ni milieu, ni fin», car c’est ainsi qu’il aime Ă  voir la vie, il n’allait parler «jamais que de prĂ©sence au monde».

Si aujourd’hui Entre deux mondes prolonge de toute Ă©vidence En toute candeur, disons qu’un changement de stratĂ©gie a clairement pris place. DĂ©sormais pleinement assumĂ©e, l’autobiographie du penseur accompli perd l’aspect paradoxal qu’avait celle du jeune homme. En complĂ©tant l’Ɠuvre et en en fournissant «la toile de fond», elle y tient mĂȘme un rĂŽle de premier plan.

Libre Ă  chacun·e de se dĂ©placer Ă  sa guise sur cette carte, en faisant toutefois attention Ă  ne pas la prendre pour le territoire. Autrement dit, Ă  ne pas prendre ce rĂ©cit dans un sens trop biographique ou trop historique. Plus qu’une histoire, plus qu’une biographie, il est question ici d’un espace qui se dĂ©ploie autour de l’auteur. Les rencontres y sont nombreuses, les anecdotes souvent instructives et la franchise toujours de mise. Point de bavardages pour celui qui dĂšs son plus jeune Ăąge dĂ©cide de tracer sa propre route sans forcer son talent, et qui n’a pas peur de faire sien le gĂ©nie.

Un article à retrouver en intégralité dans Le Courrier

Alexandre Chollier
Le Courrier 7 janvier 2022

- Kenneth White ou le panache de déblayer le monde

On connait l’adresse de Cioran aux fouineurs : « Il est incroyable que la perspective d’avoir un biographe n’ait fait renoncer personne Ă  avoir une vie ». A quelqu’un lui demandant pourquoi il ne racontait pas l’histoire de sa vie, Franz Liszt rĂ©pondit : « c’est bien assez de la vivre». Robert Charlebois s’amuse simplement Ă  caresser les critiques, ces « ratĂ©s sympathiques ».

Kenneth White a choisi de se prĂ©server des deux mondes en livrant une autobiographie foisonnante de 463 pages, itinĂ©raire d’un circumnavigateur parti de Glasgow pour relĂącher en des lieux fondateurs ou propices Ă  la fermentation de singularitĂ©s, de l’ArdĂšche ensauvagĂ©e au nord du Japon, de Munich Ă  Paris, des terres gelĂ©es du Labrador aux archipels tropicaux Ă©bouriffĂ©s par la rose des quatre vents.
La prose sinue allĂšgrement, au grĂ© d’anecdotes parfois pittoresques, tel cet hommage aux staliniennes, repĂ©rĂ© sur un mur de la cathĂ©drale de Bayonne. En fusion ambulante, la pensĂ©e jalonne un cheminement « dense comme une pierre, limpide comme une source », rĂ©solument Ă  l’écart d’un grand remplacement philosophique du style tardif UniversitĂ© de French Caen Caen. Se dessine un paysage mental, cartographie de ce monde blanc qui attirera disciples et chercheurs de bonne fortune. White harangue son Ă©poque, Ă  l’image du quatriĂšme Henri avant la bataille d’Ivry. Certes, il est parfois sujet Ă  la tentation de Narcisse, mais elle est souriante et donc soluble dans la jalousie. Il serait vain de la chercher dans les amusements de la littĂ©rature monde ou parmi les actuelles illuminations stevensoniennes de la tribu des arpenteurs d’escarpements, que la rencontre d’une Ăąnesse encourage Ă  tutoyer le ciel. La clĂ© de FA du grand Ɠuvre est Ă  trouver dans les prĂ©cieuses « Lettres de Gourgounel », fleuron de toute bibliothĂšque respectable. [
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Un article Ă  retrouver sur Putsch media

Marc Emile Baronheid
Putsch media 22 décembre 2021

- Une Ɠuvre immense et essentielle

Ne cherchez plus le vrai Ă©vĂ©nement littĂ©raire de la rentrĂ©e 2021. Il se trouve du cĂŽtĂ© de Marseille, et dans toutes les bonnes librairies, sous la couverture des Ă©ditions Le Mot et le Reste. Cette excellente maison d’édition a entrepris depuis prĂšs de dix ans d’éditer ou de rééditer des textes majeurs de Kenneth White. Elle nous a livrĂ© en septembre dernier un opus ultime : une imposante somme autobiographique et intellectuelle de prĂšs de 460 pages enrichie de photographies choisies. PrĂ©cisons que l’auteur a rĂ©digĂ© l’ouvrage dans sa langue maternelle et que Brice Matthieussent en a Ă©tabli la traduction, prenant ainsi le relais de Marie-Claude White qui pendant des dĂ©cennies a signĂ© de remarquables traductions des Ɠuvres du poĂšte-penseur. L’ouvrage est par ailleurs dĂ©diĂ© Ă  cette derniĂšre, comme beaucoup d’autres, en tant que compagne de toujours. Elle trouve la place qui lui revient Ă©galement en couverture en nous donnant cette photographie de Kenneth White faisant zazen, mĂ©ditant entre deux langues de terre, le regard fixĂ© sur un espace ocĂ©anique et peut-ĂȘtre plus qu’ocĂ©anique. [
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L’autobiographie intellectuelle de Kenneth White n’a pas d’équivalent Ă  ma connaissance. Il s’agit une nouvelle fois d’un livre hors-norme de sa part. Quel auteur en effet pourrait rendre compte aujourd’hui d’un tel parcours ? d’une telle Ɠuvre ? Elle confirme, s’il fallait s’en convaincre, que le plus grand poĂšte français vivant est Ă©cossais et mĂȘme que le plus grand poĂšte Ă©cossais vivant est français. Et que dans son Ɠuvre plus que magistrale, originelle, se dĂ©ploie tout un monde.

Retrouvez l’article en intĂ©gralitĂ© sur La Revue des Ressources

Stéphane Bigeard
Le Revue des Ressources 16 décembre 2021

- Un passant considérable

En publiant son autobiographie, c’est la vie d’un maĂźtre du gai savoir et d’un nomade intellectuel que nous propose Kenneth White. Celle d’un Ă©veilleur qui est un authentique Ă©veillĂ©.

Un grand existant, un homme qui n’a jamais fait les choses comme tout le monde, qui a toujours Ă©tĂ© dans l’en-dehors, qui vit sa vie comme une expĂ©rience « sans principe, sans modĂšle, sans but fixĂ© Ă  l’avance”, voilĂ  comment apparaĂźt Kenneth White dans son autobiographie. TitrĂ©e Entre deux mondes – le matĂ©riel et l’intellectuel, l’existentiel et le conceptuel, le contemplatif et l’expressif – , elle veut surtout montrer qu’il est possible, depuis cet entre-deux, de gagner un en-dehors, un monde de gĂ©omĂ©trie primitive, un espace qui ouvre l’ĂȘtre Ă  un territoire dĂ©sencombrĂ© de signes et de culture. Un lieu oĂč Ă©couter le monde, oĂč vivre en pleine gĂ©opoĂ©tique. [
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En retraçant sa ligne de vie, en distillant une certaine maniĂšre de se conduire et d’ĂȘtre en chemin et en montrant combien sa vie n’aura Ă©tĂ© qu’une dialectique perpĂ©tuelle entre l’errance et la rĂ©sidence, Kenneth White nous invite aussi Ă  goĂ»ter la qualitĂ© de chaque heure, Ă  croire Ă  une poĂ©tique du monde visant Ă  remanier culture et nature en dĂ©veloppant le « sens de la Terre”.

Richard Blin
Le Matricule des Anges novembre 2021

- 3 raisons de découvrir Kenneth White

Le voyage pour horizon
IntitulĂ©s Entre deux mondes, ces MĂ©moires sont aussi foisonnants que le Mahabharata. Intellectuel nomade nĂ© en 1936, Kenneth White succombe tĂŽt Ă  l’appel du large. Il a touchĂ© toutes les disciplines jusqu’à fonder la sienne, une “gĂ©opoĂ©tique” fidĂšle Ă  la Terre. Des cĂŽtes bretonnes aux Ăźles des CaraĂŻbes, de la Chine aux rives du Saint-Laurent, il cartographie le monde et tente de rĂ©pondre Ă  cette question fondamentale : “Qu’en est-il de la vie sur Terre ?”

Une poésie de plein vent
Aux fondements de sa “gĂ©opoĂ©tique” prĂ©vaut l’idĂ©e “qu’il faut sortir du texte historique et littĂ©raire pour trouver une poĂ©sie de plein vent oĂč l’intelligence (l’intelligence incarnĂ©e) coule comme une riviĂšre”. trait d’union entre l’Orient et l’Occident, son Ɠuvre conjugue le mouvement la contemplation, le passĂ© et l’avenir, le matĂ©riel et l’intellectuel.

Résister au repli sur soi
Conscient trĂšs tĂŽt des ravages du changement climatique, cet exilĂ© volontaire milite pour un dialogue entre sciences et littĂ©rature. Sa poĂ©tique, nourrie des diffĂ©rentes cultures rencontrĂ©es, s’inscrit en rĂ©sistance contre l’enfermement, le repli sur soi et incite, sans livrer de mĂ©thode toute faite, au dĂ©passement, fidĂšle Ă  ces vers de Byron : “Comme nous savons peu ce que nous sommes ! / Encore moins ce que nous pourrions ĂȘtre!”

Laetitia Favro
LIRE novembre 2021

- Kenneth White : La géopoétique ou comment habiter poétiquement le monde

À l’origine des notions de gĂ©opoĂ©tique et d’esprit nomade, Kenneth White est l’un des plus grands penseurs et poĂštes de notre temps. Sa culture-monde questionne notre maniĂšre d’habiter la terre et ouvre un vaste espace de pensĂ©e pour l’écologie.

Kenneth White nous a ouvert les portes de son « Atelier Atlantique », situĂ© sur la cĂŽte nord de la Bretagne. L’occasion de mettre les voiles au-delĂ  de La REcyclerie, de retracer le cheminement sensible et intellectuel d’une figure du dehors, dans la lignĂ©e d’un Walt Whitman et d’un Henry David Thoreau.

« J’ai toujours Ă©tĂ© Ă  la recherche – dans diverses parties du monde – de lieux oĂč vivre intensĂ©ment. Autant j’aime traverser des territoires pour augmenter mon expĂ©rience du monde ; autant je suis intĂ©ressĂ© par habiter profondĂ©ment un lieu. La plupart des gens ont une adresse. Mais combien connaissent leur lieu ? »
NĂ© il y a 85 ans Ă  Glasgow, en Écosse, Kenneth White offre un regard lumineux sur le contexte culturel, politique et Ă©cologique actuel. Une parole rare et prĂ©cieuse Ă  l’approche de la COP26, la prochaine confĂ©rence internationale sur les changement climatiques.

« Le mot Ă©cologie est un mot utile, peut-ĂȘtre pas le mot final. Il y a beaucoup de travail Ă  faire sur la pensĂ©e Ă©cologique, une pensĂ©e qui ne s’appellera peut-ĂȘtre plus comme telle, mais qui sera un en-avant de l’écologie. [
] Une pensĂ©e sensible, riche, et qui fait vivre plus. Et c’est de cela dont il s’agit. Vivre plus. »

Écouter le podcast

Simon Beyrand
La RE-Cyclerie 21 octobre 2021

- Éloge du voyage et de l'ermitage

Rencontre avec le poÚte et essayiste franco-écossais, retiré sur la cÎté bretonne.

C’est une ancienne maison de paysan-pĂȘcheur, toute de granit et de schiste, plantĂ©e sur une propriĂ©tĂ© arborĂ©e, qu’il a baptisĂ©e Gwendel, le “territoire blanc” en gaĂ©lique. C’est lĂ  qu’il a posĂ© ses valises, avec sa compagne de longue date, Marie-Claude, qui est aussi sa fidĂšle traductrice, il y a bientĂŽt quarante ans, Ă  l’écart du bourg de TrĂ©beurden, dans les cĂŽtes d’Armor, Ă  quelques encablures de l’ocĂ©an et de ses rumeurs. C’était en 1983, l’annĂ©e oĂč son rĂ©cit canadien, La Route bleue, remporte le prix MĂ©dicis Ă©tranger, et oĂč il est nommĂ© titulaire de la chaire poĂ©tique de XXe siĂšcle Ă  la Sorbonne. [
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SĂ©duit par ses poĂšmes, AndrĂ© Breton lui Ă©crit, en 1965, louant son “haut accent de nouveautĂ©â€. White attire un peu plus tard l’attention de Maurice Nadeau, qui Ă©dite DĂ©rives et Les limbes incandescents, lesquels forment avec Gourgounel une trilogie qui pourrait avoir pour titre “ItinĂ©raire d’un surnihiliste”. [
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Un portrait à retrouver en intégralité dans Le Figaro littéraire

Thierry Clermont
Le Figaro littéraire 21 octobre 2021

- Entre deux mondes

“Je suis fondamentalement un solitaire qui, de temps Ă  autre, interrompt son isolement par les coups d’éclat de son activitĂ© publique.”

L’inventeur du concept de nomadisme intellectuel et de l’Institut international de gĂ©opoĂ©tique signe son autobiographie Entre deux mondes, publiĂ©e le 14 octobre chez Le mot et le reste, dans une traduction de Brice Matthieussent. De ses vagabondages et errances Ă  travers le monde se dessine un paysage mental inĂ©dit.

Livres hebdo octobre 2021