Entre deux mondes
Autobiographie
Lâautobiographie dâun nomade intellectuel dont lâĆuvre, immense, lui vaut dâĂȘtre considĂ©rĂ© sur le plan international comme un auteur de tout premier ordre.
« Lâautobiographie est irrĂ©sistible », dit Oscar Wilde, et celle de Kenneth White, fondateur des concepts de gĂ©opoĂ©tique et de nomadisme intellectuel, lâest certainement. Tout commence Ă Glasgow, petite ville ecclĂ©siastique devenue enfer de la rĂ©volution industrielle et qui fut pour le jeune White un poste dâobservation riche en rĂ©flexions. Suivent Munich, Paris, lâArdĂšche et dâautres errances Ă travers le monde, sur la piste de BashĂŽ en remontant au nord du Japon, dans les terres gelĂ©es du Labrador ou les archipels tropicaux. De ces voyages dĂ©coulent des rencontres littĂ©raires et intimes qui, enrichies par son Ă©tude poussĂ©e de la philosophie occidentale, lui permettent de dessiner un paysage mental inĂ©dit. Kenneth White reprend la plume pour nous livrer toute lâĂ©tendue dâune vie quâon croirait romancĂ©e, tant elle est ouverte aux quatre vents du monde, Ă lâimage de son Ćuvre.
Revue de presse
- Entre deux mondes Bretagne magazine janvier - février 2022
- Interview de Kenneth White Le Trégor 16 janvier 2022
- "Straivaigages" Alexandre Chollier Le Courrier 7 janvier 2022
- Kenneth White ou le panache de déblayer le monde Marc Emile Baronheid Putsch media 22 décembre 2021
- Une Ćuvre immense et essentielle StĂ©phane Bigeard Le Revue des Ressources 16 dĂ©cembre 2021
- Un passant considérable Richard Blin Le Matricule des Anges novembre 2021
- 3 raisons de découvrir Kenneth White Laetitia Favro LIRE novembre 2021
- Kenneth White : La géopoétique ou comment habiter poétiquement le monde Simon Beyrand La RE-Cyclerie 21 octobre 2021
- Ăloge du voyage et de l'ermitage Thierry Clermont Le Figaro littĂ©raire 21 octobre 2021
- Entre deux mondes Livres hebdo octobre 2021
[âŠ] Ce livre est un phare qui Ă©claire plusieurs lignes dâhorizon. Une existence, assurĂ©ment, tĂ©moigne du monde et du temps qui nous ont vus naĂźtre et de leurs nombreuses mĂ©tamorphoses jusquâau soir dâune vie. Cette traversĂ©e, entre deux siĂšcles, a notamment pour matrice lâuniversitĂ© de Glasgow qualifiĂ©e « dâĂ©tablissement post-mĂ©diĂ©val », la ville elle-mĂȘme vivant « les derniers soubresauts de la rĂ©volution industrielle ». Toutefois, dĂšs la prime enfance, lâattraction pour la nature sauvage â celle des landes, des rivages, des collines rocheuses, des bosquets de bouleaux â forge sa sensibilitĂ© et va nourrir son Ćuvre. Car par-delĂ toute Ă©rudition â et dans le cas de Kenneth White, elle est impressionnante â, le cri de lâoiseau, le fracas des vagues et le silence vibrant dâĂ©nergie ne sont jamais bien loin. [âŠ]
Si lâauteur sâest toujours pleinement engagĂ© dans son Ćuvre, comme dans ce quâil a nommĂ© Le champ du grand travail, jamais il nâavait livrĂ© autant dâĂ©lĂ©ments biographiques. Ce livre vient donc situer, avec beaucoup de finesse et de dĂ©licatesse, ce que lâauteur a jugĂ© digne dây faire figurer. TĂ©moin dâun monde qui prend fin (Glasgow) et acteur dâun monde, dâune culture Ă refonder. Câest la grande aventure collective, certes, de la gĂ©opoĂ©tique, mais celle, aussi, de lâinfatigable chercheur, du thĂ©oricien, du poĂšte.
Dans un monde et en un temps oĂč la dĂ©liquescence, la bĂȘtise et la monstruositĂ© ont si souvent droit de citĂ©, ce nâest pas la moindre qualitĂ© dâune Ćuvre dâavoir Ă©tĂ© entiĂšrement fondĂ©e sur lâĂ©mergence dâun monde ouvert. DĂšs lors, faut-il ĂȘtre surpris par lâintitulĂ© du dernier chapitre : _LâEnvol_âŠ
Une chronique à retrouver en intégralité sur La Revue des ressources
Dans Entre deux mondes, son autobiographie, lâĂ©crivian Kenneth White raconte sa vie passĂ©e sur le fil qui relie la pensĂ©e poĂ©tique et la gĂ©ographie du rĂ©el. Quand les deux fusionnent, comme ici, quand les livres et les paysages se fondent ensemble, la trajectoire â qui fait halte aujourdâhui en Bretagne â est passionnante Ă lire.
InstallĂ© Ă TrĂ©beurden, Kenneth White livre son autobiographie. Celle dâun esprit hors du commun, nourri depuis la petite enfance de son vĂ©cu, de ses lectures, puis de ses voyages.
Depuis 40 ans Ă TrĂ©beurden, Kenneth White se concentre sur son travail de rĂ©flexion et dâĂ©criture dans le penty de la fermette, Gwenved, oĂč il rĂ©side avec sa femme Marie-Claude. « La France, câest mon premier pays », confie lâĂ©crivain, naturalisĂ© français. « Je nâai jamais vĂ©cu aussi longtemps au mĂȘme endroit », fait-il remarquer. « Et je nâai aucun dĂ©sir dâaller vivre ailleurs.»
Installé dans sa bibliothÚque, il déroule le fil de sa vie, retracé dans son autobiographie, Entre deux Mondes, parue en octobre dernier.
Un dĂ©sir dâindĂ©pendance
Depuis le plus jeune ùge, Kenneth White « stravaigue » (marche) en solitaire dans les rues de Glasgow, sa ville natale, puis sur le rivage et à travers les landes de son petit village de Fairlie sur la cÎte écossaise.
âMes parents me laissaient une libertĂ© totale. Je partais dans la forĂȘt la nuit et je conversais avec le hibou.â Kenneth White
Il chemine dans ses pensĂ©es, aiguisĂ©es par une sensibilitĂ© Ă fleur de peau. DĂšs 5 ans les noms gĂ©ographiques le font rĂȘver Ă de lointains voyages.
Une soif de savoir
« Jâavais lâimpression que personne ne comprenait personne, quand jâĂ©coutais les conversations dans la rue. Jâai commencĂ© Ă Ă©crire pour y voir plus clair ». Il nâa alors pas 10 ans. TrĂšs tĂŽt, il dĂ©vore aussi bien les Ă©crits scientifiques que la littĂ©rature ou les traitĂ©s de philosophie, dans lesquels il cherche des rĂ©ponses.
NĂ© dans une famille trĂšs modeste mais instruite, il travaille pour sâacheter des livres. Il livre le lait, les journaux et est employĂ© Ă la ferme ou Ă la boucherie. Au collĂšge, il apprend le français « Ă toute vitesse ». Il hĂ©rite de son professeur dâanglais des 19 volumes de Charles Dickens quâil transporte dans une brouette jusque chez lui. Il apprend le gaĂ©lique en travaillant sur un bateau. [âŠ]
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[âŠ] Une autobiographie ne veut ni ne peut tout raconter. Câest pour cela quâelle ressemble Ă sây mĂ©prendre, lorsquâelle est rĂ©ussie, Ă une carte. Ă chaque carte son Ă©chelle, sa projection, son rĂ©seau de longitudes et de latitudes mais aussi son cadre et sa lĂ©gende. Celle tracĂ©e dâun geste Ă la fois assurĂ© et minutieux par Kenneth White porte le titre dâEntre deux mondes et vient de paraĂźtre. [âŠ]
A priori Entre deux mondes vient prolonger cette premiĂšre autobiographie, nous projetant Ă sa suite par-delĂ la gĂ©ographie immĂ©diate de Fairlie, Largs, Ardrossan et Glasgow pour embrasser successivement celles de lâEurope et du monde entier. Relisant ces lignes parues en 1963, les choses semblent toutefois devoir ĂȘtre vues et comprises de façon lĂ©gĂšrement moins affine. On y apprend par exemple que le poĂšte de 27 ans rĂ©pugnait alors à «retracer ses antĂ©cĂ©dents», affirmant que seul le prĂ©sent est rĂ©el. Ainsi dans ce texte en forme de carnet de notes, «quelque chose qui nâa ni commencement, ni milieu, ni fin», car câest ainsi quâil aime Ă voir la vie, il nâallait parler «jamais que de prĂ©sence au monde».
Si aujourdâhui Entre deux mondes prolonge de toute Ă©vidence En toute candeur, disons quâun changement de stratĂ©gie a clairement pris place. DĂ©sormais pleinement assumĂ©e, lâautobiographie du penseur accompli perd lâaspect paradoxal quâavait celle du jeune homme. En complĂ©tant lâĆuvre et en en fournissant «la toile de fond», elle y tient mĂȘme un rĂŽle de premier plan.
Libre Ă chacun·e de se dĂ©placer Ă sa guise sur cette carte, en faisant toutefois attention Ă ne pas la prendre pour le territoire. Autrement dit, Ă ne pas prendre ce rĂ©cit dans un sens trop biographique ou trop historique. Plus quâune histoire, plus quâune biographie, il est question ici dâun espace qui se dĂ©ploie autour de lâauteur. Les rencontres y sont nombreuses, les anecdotes souvent instructives et la franchise toujours de mise. Point de bavardages pour celui qui dĂšs son plus jeune Ăąge dĂ©cide de tracer sa propre route sans forcer son talent, et qui nâa pas peur de faire sien le gĂ©nie.
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On connait lâadresse de Cioran aux fouineurs : « Il est incroyable que la perspective dâavoir un biographe nâait fait renoncer personne Ă avoir une vie ». A quelquâun lui demandant pourquoi il ne racontait pas lâhistoire de sa vie, Franz Liszt rĂ©pondit : « câest bien assez de la vivre». Robert Charlebois sâamuse simplement Ă caresser les critiques, ces « ratĂ©s sympathiques ».
Kenneth White a choisi de se prĂ©server des deux mondes en livrant une autobiographie foisonnante de 463 pages, itinĂ©raire dâun circumnavigateur parti de Glasgow pour relĂącher en des lieux fondateurs ou propices Ă la fermentation de singularitĂ©s, de lâArdĂšche ensauvagĂ©e au nord du Japon, de Munich Ă Paris, des terres gelĂ©es du Labrador aux archipels tropicaux Ă©bouriffĂ©s par la rose des quatre vents.
La prose sinue allĂšgrement, au grĂ© dâanecdotes parfois pittoresques, tel cet hommage aux staliniennes, repĂ©rĂ© sur un mur de la cathĂ©drale de Bayonne. En fusion ambulante, la pensĂ©e jalonne un cheminement « dense comme une pierre, limpide comme une source », rĂ©solument Ă lâĂ©cart dâun grand remplacement philosophique du style tardif UniversitĂ© de French Caen Caen. Se dessine un paysage mental, cartographie de ce monde blanc qui attirera disciples et chercheurs de bonne fortune. White harangue son Ă©poque, Ă lâimage du quatriĂšme Henri avant la bataille dâIvry. Certes, il est parfois sujet Ă la tentation de Narcisse, mais elle est souriante et donc soluble dans la jalousie. Il serait vain de la chercher dans les amusements de la littĂ©rature monde ou parmi les actuelles illuminations stevensoniennes de la tribu des arpenteurs dâescarpements, que la rencontre dâune Ăąnesse encourage Ă tutoyer le ciel. La clĂ© de FA du grand Ćuvre est Ă trouver dans les prĂ©cieuses « Lettres de Gourgounel », fleuron de toute bibliothĂšque respectable. [âŠ]
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Ne cherchez plus le vrai Ă©vĂ©nement littĂ©raire de la rentrĂ©e 2021. Il se trouve du cĂŽtĂ© de Marseille, et dans toutes les bonnes librairies, sous la couverture des Ă©ditions Le Mot et le Reste. Cette excellente maison dâĂ©dition a entrepris depuis prĂšs de dix ans dâĂ©diter ou de rééditer des textes majeurs de Kenneth White. Elle nous a livrĂ© en septembre dernier un opus ultime : une imposante somme autobiographique et intellectuelle de prĂšs de 460 pages enrichie de photographies choisies. PrĂ©cisons que lâauteur a rĂ©digĂ© lâouvrage dans sa langue maternelle et que Brice Matthieussent en a Ă©tabli la traduction, prenant ainsi le relais de Marie-Claude White qui pendant des dĂ©cennies a signĂ© de remarquables traductions des Ćuvres du poĂšte-penseur. Lâouvrage est par ailleurs dĂ©diĂ© Ă cette derniĂšre, comme beaucoup dâautres, en tant que compagne de toujours. Elle trouve la place qui lui revient Ă©galement en couverture en nous donnant cette photographie de Kenneth White faisant zazen, mĂ©ditant entre deux langues de terre, le regard fixĂ© sur un espace ocĂ©anique et peut-ĂȘtre plus quâocĂ©anique. [âŠ]
Lâautobiographie intellectuelle de Kenneth White nâa pas dâĂ©quivalent Ă ma connaissance. Il sâagit une nouvelle fois dâun livre hors-norme de sa part. Quel auteur en effet pourrait rendre compte aujourdâhui dâun tel parcours ? dâune telle Ćuvre ? Elle confirme, sâil fallait sâen convaincre, que le plus grand poĂšte français vivant est Ă©cossais et mĂȘme que le plus grand poĂšte Ă©cossais vivant est français. Et que dans son Ćuvre plus que magistrale, originelle, se dĂ©ploie tout un monde.
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En publiant son autobiographie, câest la vie dâun maĂźtre du gai savoir et dâun nomade intellectuel que nous propose Kenneth White. Celle dâun Ă©veilleur qui est un authentique Ă©veillĂ©.
Un grand existant, un homme qui nâa jamais fait les choses comme tout le monde, qui a toujours Ă©tĂ© dans lâen-dehors, qui vit sa vie comme une expĂ©rience « sans principe, sans modĂšle, sans but fixĂ© Ă lâavanceâ, voilĂ comment apparaĂźt Kenneth White dans son autobiographie. TitrĂ©e Entre deux mondes â le matĂ©riel et lâintellectuel, lâexistentiel et le conceptuel, le contemplatif et lâexpressif â , elle veut surtout montrer quâil est possible, depuis cet entre-deux, de gagner un en-dehors, un monde de gĂ©omĂ©trie primitive, un espace qui ouvre lâĂȘtre Ă un territoire dĂ©sencombrĂ© de signes et de culture. Un lieu oĂč Ă©couter le monde, oĂč vivre en pleine gĂ©opoĂ©tique. [âŠ]
En retraçant sa ligne de vie, en distillant une certaine maniĂšre de se conduire et dâĂȘtre en chemin et en montrant combien sa vie nâaura Ă©tĂ© quâune dialectique perpĂ©tuelle entre lâerrance et la rĂ©sidence, Kenneth White nous invite aussi Ă goĂ»ter la qualitĂ© de chaque heure, Ă croire Ă une poĂ©tique du monde visant Ă remanier culture et nature en dĂ©veloppant le « sens de la Terreâ.
Le voyage pour horizon
IntitulĂ©s Entre deux mondes, ces MĂ©moires sont aussi foisonnants que le Mahabharata. Intellectuel nomade nĂ© en 1936, Kenneth White succombe tĂŽt Ă lâappel du large. Il a touchĂ© toutes les disciplines jusquâĂ fonder la sienne, une âgĂ©opoĂ©tiqueâ fidĂšle Ă la Terre. Des cĂŽtes bretonnes aux Ăźles des CaraĂŻbes, de la Chine aux rives du Saint-Laurent, il cartographie le monde et tente de rĂ©pondre Ă cette question fondamentale : âQuâen est-il de la vie sur Terre ?â
Une poésie de plein vent
Aux fondements de sa âgĂ©opoĂ©tiqueâ prĂ©vaut lâidĂ©e âquâil faut sortir du texte historique et littĂ©raire pour trouver une poĂ©sie de plein vent oĂč lâintelligence (lâintelligence incarnĂ©e) coule comme une riviĂšreâ. trait dâunion entre lâOrient et lâOccident, son Ćuvre conjugue le mouvement la contemplation, le passĂ© et lâavenir, le matĂ©riel et lâintellectuel.
Résister au repli sur soi
Conscient trĂšs tĂŽt des ravages du changement climatique, cet exilĂ© volontaire milite pour un dialogue entre sciences et littĂ©rature. Sa poĂ©tique, nourrie des diffĂ©rentes cultures rencontrĂ©es, sâinscrit en rĂ©sistance contre lâenfermement, le repli sur soi et incite, sans livrer de mĂ©thode toute faite, au dĂ©passement, fidĂšle Ă ces vers de Byron : âComme nous savons peu ce que nous sommes ! / Encore moins ce que nous pourrions ĂȘtre!â
Ă lâorigine des notions de gĂ©opoĂ©tique et dâesprit nomade, Kenneth White est lâun des plus grands penseurs et poĂštes de notre temps. Sa culture-monde questionne notre maniĂšre dâhabiter la terre et ouvre un vaste espace de pensĂ©e pour lâĂ©cologie.
Kenneth White nous a ouvert les portes de son « Atelier Atlantique », situĂ© sur la cĂŽte nord de la Bretagne. Lâoccasion de mettre les voiles au-delĂ de La REcyclerie, de retracer le cheminement sensible et intellectuel dâune figure du dehors, dans la lignĂ©e dâun Walt Whitman et dâun Henry David Thoreau.
« Jâai toujours Ă©tĂ© Ă la recherche â dans diverses parties du monde â de lieux oĂč vivre intensĂ©ment. Autant jâaime traverser des territoires pour augmenter mon expĂ©rience du monde ; autant je suis intĂ©ressĂ© par habiter profondĂ©ment un lieu. La plupart des gens ont une adresse. Mais combien connaissent leur lieu ? »
NĂ© il y a 85 ans Ă Glasgow, en Ăcosse, Kenneth White offre un regard lumineux sur le contexte culturel, politique et Ă©cologique actuel. Une parole rare et prĂ©cieuse Ă lâapproche de la COP26, la prochaine confĂ©rence internationale sur les changement climatiques.
« Le mot Ă©cologie est un mot utile, peut-ĂȘtre pas le mot final. Il y a beaucoup de travail Ă faire sur la pensĂ©e Ă©cologique, une pensĂ©e qui ne sâappellera peut-ĂȘtre plus comme telle, mais qui sera un en-avant de lâĂ©cologie. [âŠ] Une pensĂ©e sensible, riche, et qui fait vivre plus. Et câest de cela dont il sâagit. Vivre plus. »
Rencontre avec le poÚte et essayiste franco-écossais, retiré sur la cÎté bretonne.
Câest une ancienne maison de paysan-pĂȘcheur, toute de granit et de schiste, plantĂ©e sur une propriĂ©tĂ© arborĂ©e, quâil a baptisĂ©e Gwendel, le âterritoire blancâ en gaĂ©lique. Câest lĂ quâil a posĂ© ses valises, avec sa compagne de longue date, Marie-Claude, qui est aussi sa fidĂšle traductrice, il y a bientĂŽt quarante ans, Ă lâĂ©cart du bourg de TrĂ©beurden, dans les cĂŽtes dâArmor, Ă quelques encablures de lâocĂ©an et de ses rumeurs. CâĂ©tait en 1983, lâannĂ©e oĂč son rĂ©cit canadien, La Route bleue, remporte le prix MĂ©dicis Ă©tranger, et oĂč il est nommĂ© titulaire de la chaire poĂ©tique de XXe siĂšcle Ă la Sorbonne. [âŠ]
SĂ©duit par ses poĂšmes, AndrĂ© Breton lui Ă©crit, en 1965, louant son âhaut accent de nouveautĂ©â. White attire un peu plus tard lâattention de Maurice Nadeau, qui Ă©dite DĂ©rives et Les limbes incandescents, lesquels forment avec Gourgounel une trilogie qui pourrait avoir pour titre âItinĂ©raire dâun surnihilisteâ. [âŠ]
Un portrait à retrouver en intégralité dans Le Figaro littéraire
âJe suis fondamentalement un solitaire qui, de temps Ă autre, interrompt son isolement par les coups dâĂ©clat de son activitĂ© publique.â
Lâinventeur du concept de nomadisme intellectuel et de lâInstitut international de gĂ©opoĂ©tique signe son autobiographie Entre deux mondes, publiĂ©e le 14 octobre chez Le mot et le reste, dans une traduction de Brice Matthieussent. De ses vagabondages et errances Ă travers le monde se dessine un paysage mental inĂ©dit.