🔍
Parution : 15/06/2017
ISBN : 9782360543403
208 pages (14,8 x 21)

Dérives

Kenneth White nous entraĂźne dans sa traversĂ©e de l’Europe et jusqu’aux portes du Sahara, de villes bouillonnantes en rencontres surprenantes.

Paru pour la premiĂšre fois en 1978, DĂ©rives retrace « les annĂ©es de la grande dĂ©rive » dont Kenneth White fait l’expĂ©rience. Au dĂ©part, le besoin de sortir des codes et des structures, de recommencer Ă  la base. D’oĂč une suite d’errances et d’expĂ©riences, de rencontres lumineuses avec des poĂštes, musiciens, junkies, amantes, d’abord en Grande Bretagne, dans un Londres underground, un Glasgow labyrinthique, avant de poursuivre la quĂȘte dans un Dublin secret, avec toujours dans l’air une musique faite de blues, de rock, de raga, et de cris de mouettes. Puis c’est le Continent, Ă  travers un Anvers fumeux, un Amsterdam mĂ©taphysique, un Barcelone dĂ©lirant, un Marseille lumineux. Et, terre ultime, l’Afrique du Nord : le dĂ©sert, le sable immĂ©morial, le vent du vide, le silence. Au bout du voyage, Ă  la fin de la voyance, surgit un monde hors du monde, au large de l’Histoire.

Revue de presse

- Dérives Chinouk Les Passions de Chinouk 24 août 2017

- Dérives

En mai 68, Kenneth Withe perd son emploi, c’est pour lui l’occasion de prendre son sac à dos et de partir voyager à travers l’Europe.
Il va vagabonder dans Londres, Glasgow, Dublin. Il parcourra ensuite la Bretagne, la Belgique, Amsterdam, Barcelone avant de faire une halte à Marseille pour se rendre au magreb et goûter au plaisir du désert.
Des pĂ©rĂ©grinations poĂ©tiques et littĂ©raires. Pas de but prĂ©cis autre que d’apprĂ©cier le moment et les rencontres.
Il visite des lieux en rapport avec un poĂšme, un livre, un Ă©crivain. Lors de ses dĂ©rives, il rencontrera des artistes, des droguĂ©s, des personnages hauts en couleur. Il ne sait pas oĂč il va, mais il y va.

P33 « Ă  la tombĂ©e de la nuit, je continue Ă  marcher, n’allant nulle part »

Ce livre paru pour la premiĂšre fois en 1978 il vient d’ĂȘtre rééditĂ© chez le mot et le reste, il n’a pas pris une ride. C’est toujours un plaisir pour moi d’ouvrir un livre de Kenneth White, c’est doux, reposant. Il suffit de se laisser porter par l’écriture de l’auteur et le dĂ©guster lentement.

P177 « Une derniĂšre image avant la tombĂ©e de la nuit (je suis restĂ© sur la plage tout l’aprĂšs-midi) : Sur la pointe d’un rocher torturĂ©, un fou de Bassan, rĂąblĂ©, l’air rĂ©solu, l’oeil dĂ©ment, fouettant l’air de ses ailes, prĂȘt Ă  s’envoler pour quelque destination : laquelle ? »

L’auteur nous partage dans ces dĂ©rives quelques poĂšmes qu’il a Ă©crits en chemin. J’aime beaucoup Kenneth white et les Ă©ditions le mot et le reste. Le premier pour ses Ă©crits, le second pour sa ligne Ă©ditoriale et sa mise en page trĂšs “classieuse “. Les deux rĂ©unis forment – Ă  mes yeux – un objet livre trĂšs fĂ©minin, sensuel.

Dérives est pour moi un petit bonbon littéraire à déguster dans le calme, un livre cocooning à souhait.

Lire la chronique sur Les Passions de Chinouk

Chinouk
Les Passions de Chinouk 24 août 2017