Bonome
Chant de l'épouvantail
UN ĂPOUX, DESĂPOUVANTAUX. MĂ©canisme complexe par lequel des Ă©lĂ©ments de nature diffĂ©rente
sâarticule pour.
Et former. Se déforment. Se reforment sans épuiser leurs.
SYN. Au sing. Compagnon, conjoint, fiancé.
SYN. Au pluriel, Mannequin, horreur, croquemitaine.
JâAI DESMORCEAUX. Est ce que je suis un corps ? Je veux bien mâessayer.
MONCOLONESTUNECOLONNE. Sâest dĂ©pliĂ©. Sâappuyant au soleil. Penche. Est ce que je suis un rayon ? En passant, sâest fĂ©minin. Est-ce que je suis un terminĂ© ? Pour dire axĂ©. Malaxer au robot Ă©lectrique trois lames. [treize minute]. Coupe quelque chose. VertĂšbres. Ou nĆuds [en langue viande] ReliĂ© par des disques. Parfois dissĂ©quettes HDĂ©zipĂ©es. Il tient. Colon vertĂ©bral. Ătre droit. Est ce que je tiens debout ? Parce quâĂ©pointĂ©. Ou. Et arrondi. Comment pas pourtant tombĂ©barouler ? Cimenter ? Alors contraint. Pour dire restreint. Mais prĂ©contraint est lĂ . BĂ©ton. Mais bĂ©ton alvĂ©olaire, attention pas cellulaire. Permettre prendre pied bouger. EsquâagglomĂ©rĂ© est-ce que je, suis un gros Ćuvre ? RĂ©ponse debout penchĂ©.
Il colonne dâair. Malle Ă©piniĂšre. Respirer. Fait mal, hernie discale. Tassement. Augmente la pression. Corps vertĂ©bral. Pompe, Ă©chappement, dĂ©tendre. Redresser la tĂȘte. Corps cĂ©rĂ©bral. On peut rĂ©flĂ©chir. Nâexclut pas re-flĂ©chir. HygiĂšne de vie . Comment pas pourrir ? RĂ©ponse numĂ©ro 1 : huile de lin. Lâair a froid. Mal pĂ©piniĂšre. Pour dire intempĂ©ries. Exercices physiques. RĂ©ponse numĂ©ro 2 : sâhabiller / dĂ©shabiller matin / soir. Est-ce que gel, mĂȘme avec une priĂšre. ForcĂ©ment : gĂ©lifraction. est-ce que fixer me suffixe ? est dĂ©jĂ une crainte. Parce que cruciforme. Est-ce que je me continue ?
MA MAINESTUNETRUELLE. Son manche ĂȘtre en hĂȘtre. Le bois est un isolant. Bien sec et coupĂ© Ă la lune, il ne casse pas. Il faut le prendre entre les nĆuds. Est-ce que la lune noue le bois ? Boit quand elle a soif. Ensuite, pleut. MouillĂ©, il enfle. Emmanche mieux. Boutons de manchettes. Câest pour ça sauter. SĂ©isme de peau.
La truelle Ă©tale son acier trempĂ© sur le monde. Au dĂ©but, sa couleur est terne. Plus elle sert, plus elle brille. Firmament rayĂ©. Ses angles sâarrondissent. Elle aime bien gĂącher. Sable et ciment et surface plane. Il faut beaucoup dâeau pour que le monde bouge. Lâeau le refait briller aprĂšs. Tremper. Tremper assez. Est-ce que le monde sâen souviendra ?
Il sâappelle Bonome, câest certain. Mais quoi dâautre ? Son corps est brut, son visage est un moulage, etc⊠en une centaine de tableaux, lâauteur fait le tour de lâapparence Ă©ventuelle de lâĂ©pouvantail en Ă©mettant des hypothĂšses dâaspects dans un langage serrĂ©, concassĂ©, intense.