Bienvenue Ă Meurtreville
Un polar deÌcaleÌ, acide et culotteÌ qui en appelle autant aux Vieux fourneaux quâaÌ la seÌrie Dexter.
Les libraires vous en parlent
âJe lâai lu dâune traite, complĂštement âenjaillĂ©eâ par cet humour noir sauce quĂ©bĂ©coise ! Ăa fait du bien de se dĂ©barrasser, le temps dâune lecture, du politiquement correct et du moralement acceptable â et surtout, dâen rire de bon cĆur !â
Magali, La GéosphÚre (Montpellier)
âTrĂšs drĂŽle, assez inattendu et terriblement efficace. Une trĂšs bonne lecture pour lâĂ©tĂ© !â
Juliet & Alex, La Madeleine (Lyon)
âLu dâune traite ce soir, tout juste paru en librairie, ce polar atypique mâa complĂštement sĂ©duite. Quelque part entre la malice de Iain Levison et le glaçant de Dexter, il vous fera passer quelques jours complĂštement fous dans une petite ville du QuĂ©bec jusque-lĂ bien trop calmeâŠ
Ă se procurer et Ă dĂ©vorer dâurgence !â
Aurélie, La Pléiade (Cagnes-sur-Mer)
âUn polar quĂ©becois bien montĂ©, avec une petite pointe dâaccent et une bonne dose dâimagination qui en rend la lecture franchement plaisante et agrĂ©able⊠Un vrai petit coup de cĆur qui vous changera les idĂ©es en cette pĂ©riode un peu moroseâŠâ
Ăric, La Tache Noire (Strasbourg)
âDrĂŽle et inventif. Un polar Ă la sauce quĂ©bĂ©coise plein dâhumour, Ă dĂ©guster le sourire aux lĂšvres avec une bonne dose de second degrĂ© !â
Juliette, Librairie Montbarbon (Bourg-en-Bresse)
âVous souhaitez dynamiser lâactivitĂ© Ă©conomique et touristique de votre petite ville bien (trop) tranquille? Faites en sorte quâun meurtre y soit commis. Un seul? Est-ce bien suffisant?â
Christophe, LâAtelier (Paris 20^e^)
âUn polar dĂ©calĂ© & diablement efficace.â
Delphine, Jeux de Pages (Saint-Jean-dâAngĂ©ly)
âUne intrigue audacieuse pour un polar dĂ©calĂ©âŠ!â
RĂ©mi, LâUtopie (Paris 11^e^)
âVoilĂ un polar sans prĂ©tention, dĂ©paysant, divertissant, immoral et complĂštement loufoque! Tabarnac, ça fait du bien!â
Librairie La Flibuste (Fontenay-sous-Bois)
âUn court polar original, drĂŽle et gentiment immoral.â
Max Buvry, Librairie Vaux Livres (Vaux-le-Pénil)
âUn polar bien menĂ©, une tension certaine, le charme du vocabulaire quĂ©bĂ©cois, Ă lire dâune traite !â
Librairie Grain de lire (Lalinde)
La vie se deÌroule paisiblement dans la petite ville queÌbeÌcoise de Mandeville, peut-eÌtre un peu trop au gouÌt des quelques commerçants qui tirent la langue devant le manque de clients. InvectiveÌ sur ce point lors dâun conseil municipal, le conseiller Chevalet trouve une solution au probleÌme en tuant accidentellement un voleur de cannabis qui croise sa route. La deÌcouverte du corps place Mandeville dans le radar des policiers et des journalistes, et les touristes reÌpondent enfin preÌsent, mais le souffleÌ retombe bien vite. Notre bienfaiteur deÌcide alors de prendre les choses en main : aÌ deÌfaut dâattirer les randonneurs, Mandeville pourrait devenir un lieu de peÌlerinage pour les badauds en manque de frissons. Tout ce quâil faut, câest que les meurtres continuentâŠ
Revue de presse
- Bienvenue Ă Meurtreville L'Amour des livres juin 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Jean-Michel Isebe Polarmaniaque 17 juin 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Christine Le Garrec Ă vos marques tapage 13 juin 2021
- L'interrogatoire d'André Marois JérÎme Vincent BePolar 2 juin 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Les passions de Chinouk 10 mai 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Ronan Manuel Radio Rennes // Si on parlait de lire 24 mai 2021
- Interview d'André Marois Fanny H Collectif Polar 12 mai 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Maud Vandenbyvanghe Les lectures de Maud 11 mai 2021
- Bienvenue à Meurtreville Noé Gaillard Daily Passions 3 mai 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Fanny H Collectif Polar 22 avril 2021
- Bienvenue à Meurtreville Pascal Etienne Branchés culture 22 avril 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville Muriel Gaillard Blues et Polar 22 avril 2021
- Bienvenue Ă Meurtreville J.G. et M.D. Les notes 20 avril 2021
Ă Mandeville, la mairie manque dâargent. Comment faire pour le dossier RĂ©jean ? AprĂšs le conseil, le cabaret et les pintes, Chevalet rentre chez lui, bien loin dans la campagne. Sur le cĂŽtĂ© de la route, une lumiĂšre qui nâa rien Ă faire lĂ . Il sâarrĂȘte. Un âjardinierâ est en train de couper des pieds de cannabis. Le revendre est une bonne affaire.
Le lendemain matin, le terrain est envahi, un mort, la police, on sâentasse. Qui a tuĂ© ce type ? Mazenc, un flic, apprend quâil y a des camĂ©ras le long de cette route. Un des Ă©lus de la mairie veut se la jouer Hannibal Lecter, donc il faut mettre en place un âmodus operandiâ. Câest Bob, le nouvel assassinĂ©. Ă LâOrignal, le cafĂ© du village, câest plein, la tĂ©lĂ© raconte, tous de lever le verre, âA Bob, bon dĂ©barras ! â La police traverse Mandeville Ă toute vitesse. Jamais deux sans trois. Pour Mandeville, câest bon pour le commerce, les touristes dĂ©barquent. On commence Ă accuser le voisin. Les obsĂšques passent Ă la tĂ©lĂ©. Quoi faire, que ça continue ?? Pour le quatriĂšme, câest pas beau Ă voir. Ă ce jour, câest lâenvahissement des touristes. Monier, le maire, habite lui aussi la campagne. Les images des camĂ©ras font avancer lâaffaire. Tiennent-elles la vĂ©ritĂ© ? Un imbĂ©cile heureux se prend pour le tueur en sĂ©rie qui veut faire de son village, le coin de vacances idĂ©al, câest bon pour les caisses, câest bon pour la mairie.
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Mandeville au QuĂ©bec, un village oĂč il faisait bon vivre, est aujourdâhui sur le dĂ©clin : moins de touristes et les commerçants qui tirent la langue. En rentrant du conseil municipal du jour, oĂč RĂ©jean, le garagiste a demandĂ© lâaide de la mairie pour faire face Ă ses dĂ©penses professionnelles, Chevalet surprend un homme en train de voler la rĂ©colte de cannabis de Paulo. En tentant de lâarrĂȘter, il le tue. Et voilĂ que ce meurtre accidentel fait revivre Mandeville ! Et si les meurtres continuaient pour le bien commun ? Jouissif !
Une chronique Ă retrouver dans la sĂ©lection 5 polars de lâAmour des livres
Un humour noir ravageur! Ce polar court mais dense fait tomber les victimes comme des mouches dans un petit bled quĂ©becois complĂštement basculĂ© en dĂ©shĂ©rence et le conseil municipal sâinterroge : comment redonner vie Ă leur village en y activant la manne touristique et les feux de la mĂ©diatisation? Tout simplement et trĂšs cyniquement en y accomplissant des meurtres, alimentant ainsi lâattrait morbide du sensationnel , du sang et du putride chers Ă lâĂȘtre humain. Ni une ni deux, le conseiller Chevalet sây met, au dĂ©part par inadvertance puis y prend goĂ»t avec sa marque de fabrique, lâĂ©gorgement Ă©gayĂ© de fleurs sur le site du crime. Et câest efficace, les flics mais aussi et surtout les journaleux avides de âgoreâ, les badauds malfaisants se prĂ©cipitent dans ce hameau loin de tout. Câest noir, câest drĂŽle, caustique Ă souhait, et les personnages du lieu sont prĂȘts Ă tout pour atteindre leur objectif mais pour Ă©viter que le soufflet ne retombe trop rapidement, ils sont quasi contraints de poursuivre la sĂ©rie âad nausĂ©amâ. Dommage, lâopus ne fait que 146 pages, moi jâaurai bien continuĂ©.
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Mandeville est une paisible petite bourgade quĂ©bĂ©coise, un peu trop tranquille au goĂ»t de ses Ă©lus locaux qui dĂ©plorent sa lente mais sĂ»re dĂ©saffection. La derniĂšre usine a fermĂ© ses portes depuis longtemps, les commerçants voient chaque annĂ©e leur chiffre dâaffaire Ă la baisse et lors du dernier conseil municipal, le garagiste leur a annoncĂ© que, sans aide de leur part, il devra mettre la clĂ© sous la porte⊠Que faire pour donner un regain dâĂ©nergie au village ? La solution sera trouvĂ©e de maniĂšre fortuite par le conseiller Chevalet, alors quâil rentre dâune rĂ©union Ă la mairie et quâil passe devant la parcelle de cannabis quâun de ses administrĂ©s cultive pour joindre les deux bouts⊠Or, cette nuit, ce nâest pas notre cultivateur illicite qui est sur les lieux, mais un voleur qui pille impunĂ©ment la prĂ©cieuse rĂ©colte ! Chevalet menace lâintrus qui, durant leur altercation, tombe malencontreusement sur le sĂ©cateur quâil tenait en main⊠Et tombe raide mort, la gorge ouverte ! Chevalet, tout de mĂȘme un peu secouĂ©, dĂ©cide de rentrer chez lui, sans appeler la police⊠Le lendemain, branle-bas de combat dans Mandeville qui est assaillie de journalistes et de curieux dĂšs la dĂ©couverte du cadavre ! Ce qui redonne le sourire aux commerçants et donne une idĂ©e quelque peu tordue Ă Chevalet⊠Et sâil butait, pour le bien commun, quelques parasites du coin pour attirer les foules ? Le respectable vieil homme, tout dâabord tueur malgrĂ© lui, va se transformer au fil des jours suivants en un insoupçonnable et impitoyable serial killer⊠Une plume acĂ©rĂ©e, une langue fleurie de savoureuses expressions tout droit venues du pays des caribous, des situations inĂ©dites teintĂ©es dâhumour noir qui nous mettent autant en joie que le garagiste de « Meurtreville » aprĂšs cette hĂ©catombe meurtriĂšre⊠Tabarnak ! Ce court roman qui se dĂ©vore dâune traite, est une sacrĂ©e pĂ©pite ! « Niaise pas avec ta puck » pour te procurer ce roman « tiguidou » qui « tâempĂȘchera de cogner des clous »⊠Et « je parle pas Ă travers mon chapeau » !
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Bepolar : Comment est nĂ©e lâidĂ©e de votre roman, Bienvenue Ă Meurtreville ?
AndrĂ© Marois : Dans mon passĂ© de rĂ©dacteur publicitaire, jâĂ©tais chroniqueur au mensuel Infopresse, un magazine quĂ©bĂ©cois sur la communication. Jâavais publiĂ© un texte intitulĂ© âTouristes Ă tout prixâ dans un numĂ©ro consacrĂ© au marketing touristique.
LâidĂ©e me semblait suffisamment prometteuse pour que je dĂ©cide de la reprendre. Jâai alors Ă©crit une nouvelle sur ce thĂšme, puis jâai voulu en faire un film, intitulĂ© âMeurtres au villageâ, mais ça nâa pas abouti.
GeneviĂšve Thibault qui dĂ©veloppait la collection HĂ©liotrope Noir mâa proposĂ© dây participer. Je lui ai prĂ©sentĂ© mon idĂ©e pour un roman et ça lui a plu.
Bepolar : Tout se déroule dans le village de Mandeville au Québec. Parlez-nous-en ? Comment pourriez-vous nous faire le portrait de ces lieux ?
AndrĂ© Marois : Câest village assez isolĂ© dans la rĂ©gion de LanaudiĂšre, Ă environ 1h30 de MontrĂ©al. On y compte un peu plus de 2000 habitants sur un territoire aussi grand que Paris, auxquels sâajoutent les nombreux « saisonniers » qui possĂšdent un chalet. Beaucoup de ces maisons sont loin du village, dans le bois. Mandeville forme une communautĂ© tissĂ©e serrĂ©e. Sa devise est « Nous sommes de lacs et de riviĂšres », ce qui exprime bien son cĂŽtĂ© nature. On y exploite la forĂȘt pour ses arbres, la pĂȘche et la chasse. Les gens sont accueillants, mais les montagnes et lâĂ©loignement leur a forgĂ© un caractĂšre plutĂŽt⊠rĂ©servĂ©.
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Retrouver lâinterview en intĂ©gralitĂ© sur BePolar
« Bienvenue Ă Meurtreville » de AndrĂ© Marois est une lecture trĂšs divertissante et complĂ©ment immorale oĂč un tueur en sĂ©rie tue ses victimes dans la plus grande dĂ©tente et le plus drĂŽle câest que mĂȘme nous lecteur ne sommes mĂȘme pas choquĂ© par ses actes ! On va passer 16 jours Ă Mandeville, et notre sĂ©jour va passer trĂšs vite tellement cette histoire est rafraichissante, drĂŽle et cynique.
LâĂ©criture dâAndrĂ© Marois est trĂšs agrĂ©able, fluide et lĂ©gĂšre. On se rĂ©gale Ă suivre les pĂ©ripĂ©ties de ce village qui se rĂ©jouit de lâafflux de touriste attirĂ© par les victimes. On sourit aux dĂ©convenues , et on en vient Ă trouver les meurtres divertissants !! Lâassassin me fait halluciner de sa dĂ©contraction, et lâaisance avec lequel il sĂ©lectionne et tue ses victimes sans plus se poser de question, aprĂšs tout câest pour sauver le village quâil fait ça, câest dans lâintĂ©rĂȘt de tous alors ça va:) et le pire câest quâil nâest pas le seul Ă penser cela.
ET mĂȘme sâil est question de neutre en sĂ©rie, je ne sais pas bien lâexpliquer, mais lâhistoire est trĂšs lĂ©gĂšre et agrĂ©able Ă lire.
« Bienvenue Ă Meurtreville » est un petit roman cynique Ă lâhumour noir qui mâa fait passer un trĂšs bon moment. Câest une lecture vraiment atypique que je vous recommande fortement. PrĂ©voyez deux heures de tranquillitĂ© pour sa lecture, car vous ne pourrez pas le lĂącher.
Une chronique Ă retrouver sur Les passions de Chinouk
Ronan Manuel a prĂ©sentĂ© Bienvenue Ă Meurtreville dâAndrĂ© Marois dans son Ă©mission Si on parlait de lire sur Radio Rennes !
Ce mois-ci, jâai choisi de poser quelques questions Ă AndrĂ© Marois que jâai eu le plaisir de dĂ©couvrir le mois dernier, ainsi que son personnage, le sergent-dĂ©tective Mazenc, en lisant Bienvenue Ă Meurtreville.
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Je vois que Mandeville existe bien au Québec, je me demande donc pourquoi ce choix, quel lien avez-vous avec Mandeville ?
_Bienvenue Ă Meurtreville a dâabord Ă©tĂ© publiĂ© en 2016 au QuĂ©bec dans la collection HĂ©liotrope Noir. «Collection entiĂšrement consacrĂ©e au polar, HĂ©liotrope noir propose de tracer, livre aprĂšs livre, une carte inĂ©dite du territoire quĂ©bĂ©cois, dans laquelle le crime se fait arpenteur-gĂ©omĂštre.» Les romans qui y sont publiĂ©s doivent donc se dĂ©rouler dans un lieu prĂ©cis et nommĂ©.
Ma blonde et moi avons un chalet Ă Mandeville depuis neuf ans. Jâavais dĂ©jĂ lâidĂ©e de lâhistoire et je lâai donc implantĂ©e dans notre environnement._
Pour dĂ©couvrir la suite de lâinterview, rendez-vous sur Collectif Polar
Je dĂ©couvre lâauteur par cette lecture. Verdict jâai Ă©tĂ© totalement enchantĂ©e par ce voyage Ă Mandeville, village quĂ©bĂ©cois qui a connu un temps la prospĂ©ritĂ© mais de nos jours, les choses ont changĂ© et les habitants et commerçants ont du mal Ă joindre les deux bouts.
Pourtant, tout va changer le jour oĂč la dĂ©couverte dâun cadavre va bouleverser la tranquillitĂ© et faire venir de nombreux curieux. La tĂ©lĂ©vision, les journalistes et les touristes se bousculent pour venir dĂ©couvrir cette petite contrĂ©e. Ces Ă©vĂ©nements vont mettre « du beurre dans les Ă©pinards » du pompiste, du bar et autres chalandsâŠLes villageois se demandent comment maintenir cet afflux de visiteurs au beau fixe ?
Jâai adorĂ© ce roman qui pourrait avoir un angle tragique et pourtant tellement rĂ©vĂ©lateur. Comme trĂšs bien mis en avant par un des personnages, le « sordide attire », câest humain, câest comme ça. DĂšs quâil se passe un drame, les gens affluent⊠Câest triste Ă constater mais câest une rĂ©alitĂ©. Jâai vraiment adorĂ© comment lâauteur a mis en scĂšne cette vĂ©ritĂ©. Usant de beaucoup de finesses, ils distillent au fur et Ă mesure cette attirance, limite aimantĂ©e au tragique. Sur les autoroutes, un accident, le trafic est Ă lâarrĂȘt dans les deux sens, le premier car la chaussĂ©e est obstruĂ©e par les vĂ©hicules accidentĂ©es et Ă contre sens car les gens ralentissent pour voirâŠ
De mĂȘme, lâauteur nous soumet Ă nous lecteurs le cĂŽtĂ© moral⊠Toutes les morts se valent-elles ? Si câest un bandit qui dĂ©cĂšde ? Est-ce une perte par rapport aux bĂ©nĂ©fices quâencaisse la ville par cette publicitĂ© ? Quand quelquâun dĂ©cide de qui peut vivre ou non ? Le choix et les critĂšres qui le guident sont trĂšs intĂ©ressants et nous amĂšnent Ă quelques interrogations.
Jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© ma visite Ă Mandeville, y croiser ses habitants, son conseil municipal, les cancans et les drames domestiques. On ressent la graduation entre les diffĂ©rentes « infractions », en effet chacun a son propre curseur et je trouve que dans ce livre cet accent est parfaitement bien mis en lumiĂšre.
Ce livre est court et pourtant, le lecteur est totalement dĂ©paysĂ©, les personnages sont trĂšs bien travaillĂ©s, tout comme lâatmosphĂšre. Lâensemble est portĂ© par une Ă©criture fluide sans dĂ©chet, tous les mots comptent et ont leur place.
Je souhaite Ă©galement rĂ©veiller votre curiositĂ© et que vous alliez vous mĂȘler aux badauds dans cette province de QuĂ©bec, je vous assure ça vous le dĂ©tour, les morts tombent comme des mouches. Une rencontre que je nâoublierai pas, Chevalet, un papy, taiseux, trĂšs attachant qui a su beaucoup mâĂ©mouvoir et qui mâa aussi fait rire. La phrase que jâai prĂ©fĂ©rĂ©e ? Allez, je vous lâavoue câest la derniĂšre.
Une chronique Ă retrouver sur Les lectures de Maud
En couverture une photo de station-service un peu façon Edward Hopper. Câest un court roman qui se dĂ©roule en octobre dans un village touristique du QuĂ©bec. Je prĂ©cise pour que vous ne soyez pas trop surpris devant des expressions savoureuses. Je ne sais pas si ma remarque va plaire Ă lâauteur mais je pense quâelle va vous donner une idĂ©e de lâesprit du livre. Au fur et Ă mesure de ma lecture, jâai vu les personnages avec les tĂȘtes des acteurs chers Ă Jean-Pierre Mocky. Vous voyez ? Ceux qui ont, comme on dit, des « tronches », du caractĂšre. Imaginez : le garagiste de la petite ville demande Ă une rĂ©union du conseil municipal un soutien pour un prĂȘt parce que la saison a Ă©tĂ© catastrophique. En rentrant chez lui un des conseillers voit un voleur dans le champ de cannabis « clandestin » dâun de ses amis. Il se bat avec lui et accidentellement le voleur sâĂ©gorge⊠en tombant au milieu de la brassĂ©e dâherbe quâil volait. Quatre meurtres vont suivre qui vont amener une foule et un regain de prospĂ©ritĂ© Ă la ville, au point que lâaubergiste et conseiller municipal dit pendant lâenterrement de la troisiĂšme victime : « il faut que ça continue ! ». Vous voyez lâesprit Mocky ? Qui se moque de la morale comme dâailleurs tous ceux Ă qui les crimes profitent. Bien sĂ»r il y a un policier mais il ne trouve rien pour relier les meurtres entre eux et pourtant lâassassin lui-mĂȘme lui souffle imprudemment une clĂ© de lâĂ©nigme comme sâil se prenait au jeu de ce quâil a lu sur les tueurs en sĂ©rie.
Et lâon ne sâennuie pas un seul instant, comme si les crimes nous semblaient une bonne chose dans le fond puisquâils sauvent la ville et font que le garagiste obtient son prĂȘt et embauche mĂȘme un ouvrier.
Idéal pour les transports en commun, pour combattre une certaine morosité matinale.
Une chronique Ă retrouver sur Daily Passions
Bienvenue Ă Meurtreville : tout un programme Ă©lectoral ! Et qui tient largement ses promessesâŠ
A la tĂȘte de la municipalitĂ©, vous retrouvez Mr Monier le maire, puis dans les conseillers municipaux principaux, Mr Chevalet, Mr Bouchard et Mme Pesant secrĂ©taire.
A Saint-Charles de Mandeville, la vie sâĂ©coule paisiblement, trop sans doute, du moins pour certains.
La plupart des citoyens sont chasseurs ou pĂȘcheurs, il nây a jamais foule dans les rues, tout au plus quelques voitures dans la rue principale. Un endroit calme oĂč quelques touristes viennent parfois voir lâorignal, le plus grand des cervidĂ©s actuels.
Tout dĂ©bute avec lâaffaire de Mr RĂ©jean. Ce dernier possĂšde le garage du village et connait actuellement de grandes difficultĂ©s financiĂšres. Il sollicite donc une aide auprĂšs de la mairie. Câest vrai que sâil y avait plus de monde qui passait ou sâarrĂȘtait Ă Mandeville, les affaires fonctionneraient mieux et cela arrangerait bien aussi les autres petits commerçants.
Et puis un crime a lieu. Ce qui sâensuit amuse beaucoup le ou les assassins. Un ado a mĂȘme lâidĂ©e de crĂ©er une application afin de tracer un parcours bien particulier. Et ensuite, câest lâescalade. Et lorsquâune idĂ©e sâinsinue dans la tĂȘte du ou des tueurs et que le rĂ©sultat est Ă la hauteur de leurs espĂ©rances, que se passera-t-il ensuite ?
Câest la premiĂšre fois que je lis cet auteur. Jâai trouvĂ© son style dâĂ©criture simple, prĂ©cis et trĂšs efficace. On sâimagine parfaitement les personnages, le lieu, lâambiance qui rĂšgne Ă Mandeville, oĂč devrais-je dire Meurtreville⊠Lâhistoire sâinstalle tranquillement et part en vrille petit Ă petit au fil des drames de ce petit village. Dans un environnement somme toute classique avec des personnes en apparence normale, tout est possible ! Je pense quâAndrĂ© Marois a pris beaucoup de plaisir Ă imaginer et Ă©crire ce roman.
Jâai aimĂ© Ă©galement retrouvĂ© un vocabulaire diffĂ©rent comme « complĂ©tement sautĂ© » qui signifie complĂ©tement fou.
Mais au fait, jây pense, jâhabite un village et il ne se passe pas grand-chose mais perso câest parfait comme ça et que rien ne change !
Une chronique Ă retrouver sur Collectif Polar
Mandeville (dites plutĂŽt Meurtreville): ses loups, ses forĂȘts, ses riviĂšres⊠et son serial-killer
Mandeville, 2000 habitants. Cette petite municipalitĂ© du QuĂ©bec oĂč il nâest pas rare de croiser des loups, des coyotes et mĂȘme des ours noirs, a tout pour plaire. ForĂȘts, lacs, riviĂšres complĂštent ce tableau idyllique. On vous le dit, Mandeville est un vrai petit paradis. Pourtant Mandeville va mal. Son industrie naguĂšre florissante est au plus bas. Qui plus est, pour ne pas arranger les choses, les touristes snobent cet endroit pourtant magnifique. Ce qui attriste et inquiĂšte les commerçants du coin. En particulier le garagiste RĂ©jean qui va jusquâĂ faire un esclandre lors du conseil municipal. Ses finances vont mal, il a besoin dâaide, câest urgent. Faut que ça bouge !
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Avec sa couverture qui nous fait furieusement penser Ă la sĂ©rie Twin Peaks (mais point dâagent Dale Cooper, ni de Laura Palmer, ici), Bienvenue Ă Meurtreville attire indĂ©niablement le regard. Oui, câest un fait, lâancien publicitaire AndrĂ© Marois, devenu depuis auteur, sait y faire pour nous appĂąter. Son (trop court) polar, un brin inspirĂ© par la sĂ©rie Dexter, dans lequel un Ă©lu local tente de faire connaĂźtre son village dâune maniĂšre pour le moins non conventionnelle, nous fait voyager au pays de Ginette Reno et des orignaux. Un dĂ©paysement renforcĂ© par lâutilisation dâexpressions typiquement quĂ©bĂ©coises dissĂ©minĂ©es tout au long du rĂ©cit. (les expressions trĂšs imagĂ©es « Crisser patience » et « Foutre la chienne » nâauront plus de secret pour vous).
Un chouette moment de lecture donc, mĂȘme si nous aurions aimĂ© que ce bouquin au cynisme redoutable soit accompagnĂ© dâun humour noir plus grinçant.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Branchés culture
Un petit livre de 150 pages et une petite histoire qui sait ĂȘtre dâune rĂ©alitĂ© particuliĂšrement cynique quand on pense Ă toutes ces petites villes qui se meurent car leurs habitants vont voir ailleurs si lâherbe est plus verte⊠comme on disait jadis. Alors quand aprĂšs un premier meurtre, la ville â Ă©trangement et de maniĂšre plutĂŽt malsaine â reprend vie, certains se demandent carrĂ©ment pourquoi ne pas continuer⊠En plus, les futurs morts ne feront pas dĂ©faut et ne manqueront Ă personne⊠VoilĂ un livre petit format mais bien agrĂ©able Ă lire ; comme une bonne nouvelle !
Une chronique Ă retrouver sur Blues et Polar
Au QuĂ©bec, une petite bourgade, Mandeville, sâĂ©tiole avec la diminution du nombre de pĂȘcheurs et de chasseurs. Comment attirer les visiteurs ? Un soir, Chevalet, membre du conseil municipal, tue par accident un squatteur local qui chapardait des pieds de cannabis. La police enquĂȘte, la foule accourt. Chevalet dĂ©cide de commettre un nouveau meurtre, sur un parasite qui a causĂ© le suicide dâun de ses amis. Puis un troisiĂšme, façon serial killer. Le village est en Ă©bullition, les journalistes dĂ©barquent, les cafĂ©s se remplissent, la ville revit⊠Peut-on sâimproviser tueur en sĂ©rie Ă 70 ans sans culpabilitĂ© ni remord, sans perdre la raison ?
Un livre noir, et follement drĂŽle. Le conseiller municipal fait revivre sa ville grĂące Ă son « gĂ©nie », se renseignant sur internet sur les modes opĂ©ratoires des tueurs en sĂ©rie, choisissant soigneusement ses victimes afin dây mettre un peu de justice ! Aussi quelle nâest pas sa colĂšre quand quelquâun commet un
meurtre derriĂšre son dos : il se sent dĂ©possĂ©dĂ© de son Ćuvre⊠Lâhumour noir coule Ă flots, et le suspense est intense : va-t-il se faire prendre ? Quand sâarrĂȘtera-t-il ? Le roman offre au passage une rĂ©flexion presque philosophique sur la relativitĂ© du bien et du mal, sur ce qui fait le malheur de certains et non des autres, sur les rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques et sur les petites villes de province qui disparaissent, rĂ©duites Ă un tourisme inexistant.
Une chronique Ă retrouver sur Les notes