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Un jour, le 17 dĂ©cembre 1990, plusieurs tĂ©moins pourraient affirmer avoir vu une minuscule galerie de seize mĂštres carrĂ©s, assez improbable, ouvrir ses portes dans un endroit Ă©trange entre des marchands de tapis et des antiquaires. Ce nâest pas une art dealers start-up made in Provence. On est plus proche de la fortune du pot que de lâinternational network. Câest une galerie de poche, une microgalerie. Sans bruit, sans publicitĂ©, sans fanfaronnade. Tellement simple. Et pourtant⊠Câest probablement la plus petite galerie du monde, la plus grande aprĂšs celle de Robert Filliou mais la galerie de Robert Filliou tenait dans une casquette et le record sera difficile Ă battre. Dans cette minuscule galerie de seize mĂštres carrĂ©s, entre le placard et le timbre poste, la prĂ©tention fut dâemblĂ©e troublante : on prĂ©senterait un tableau par semaine. Pas un de plus, pas un de moins. La galerie a dâailleurs pour nom : la Galerie du Tableau. Le premier est de la taille dâun timbre poste, câest un microbe et il est de Max Ernst. Tout le monde apprĂ©cia, plus ou moins, le goĂ»t de lâincongru qui animait le lieu dĂšs son coup dâenvoi. On dĂ©marre avec un microbe. Vital.
Le roman de la Galerie du Tableau Ă Marseille et ailleurs, 1990-2005
Coédition avec Diem Perdidi.
Avec un cahier quadri de 52 pages
La Galerie du Tableau Ă Marseille, créée par Bernard Plasse, a Ă©tĂ© inaugurĂ©e le 17 dĂ©cembre 1990. Lâassociation Diem Perdidi qui rĂ©git la galerie a pour vocation la promotion des artistes contemporains de la RĂ©gion PACA. Elle sâappuie sur une bonne connaissance du tissu culturel marseillais acquise par les quinze ans de vie de la galerie qui prĂ©sente chaque lundi une nouvelle oeuvre, soit dâun artiste local, soit dâun jeune artiste Ă©tranger, mĂȘlant crĂ©ateurs confirmĂ©s (E.Dietman, C.Viallat, J.VilleglĂ©âŠ) et jeunes novateurs.
Chaque annĂ©e Diem Perdidi organise Ă lâĂ©tranger une manifestation dâenvergure. Ă New York, une maquette Ă lâĂ©chelle un de la Galerie du Tableau a permis de prĂ©senter douze artistes marseillais avec un certain retentissement mĂ©diatique. Dâautres expositions Ă New- York (Jeffrey Coploff Gallery), Anvers, Copenhague, Hambourg (Kunsthaus et Kunstlerhaus), Thessalonique, PĂ©kin (Imagine Gallery), attestent dâun accueil favorable Ă lâart du Sud de la France.