Parution : 16/05/2019
ISBN : 9782360549863
252 pages (14,8 x 21 cm)

On The One!

L’histoire du funk en 100 albums

Belkacem Meziane chronique avec dextérité toutes les nuances des grands et des moins grands : chaque album est raconté et détaillé avec son image de couverture, mais aussi son environnement et ses satellites à écouter. Un bain de Funk ! De sueurs froides ou chaudes, aimées ou dansées.

Jean Rouzaud – Nova

En 1967 James Brown sort « Cold Sweat », un titre que la plupart des historiens de la musique noire reconnaissent comme l’acte de naissance du funk. Il révolutionne la soul en basant sa musique sur le
rythme, et son groove sur le premier temps de la mesure, le fameux « One », inaugurant un nouveau style plus dansant. Au-delà de la soul, le funk puise dans tous les styles dominants et influencera lui aussi ceux à venir (hip-hop, house). Nombreux seront les musiciens qui participeront à son essor (Sly Stone, Funkadelic, Kool & The Gang, Stevie Wonder), à son anoblissement (Miles Davis, Herbie Hancock), à sa complexification (George Clinton, Cameo) et à sa domination des charts (Michael Jackson, Prince). Cette anthologie explore l’univers complexe du funk et dessine une histoire qui s’écrit encore (Bruno Mars, Justin Timberlake, Daft Punk).

Revue de presse

- On the One! Frédéric Gangneux KR Home Studio novembre 2019
- Interview croisée – Meziane & Rogès Arnold Pijot Benzine Mag 25 octobre 2019
- On the One! Jean-Christophe Mary Paris Capitale 11 mars 2020
- À voir, à lire… Nicolas Aguirre Télé Star Jeux été 2019
- On the one! la bande-son funk de l’été Sylvain Bonnet Boojum l'animal littéraire 24 juillet 2019
- On the One! Noé Gaillard Daily Passions 3 août 2019
- Belkacem Meziane, On The One !, L’Histoire du Funk en 100 Albums Alexandre Gimenez-Fauvety section26 19 juillet 2019
- Tu ne serais pas un peu Funk par hasard? Jean Rouzaud Nova 17 juillet 2019
- L'histoire du funk en 100 albums Jean-Marc Pinson Ouest-France 8 juillet 2019
- La machine à tubes Quincy Jones Laurent Hakim France 2 // 20h 22 juin 2019
- Le funk selon Belkacem Meziane Serge Hartmann Les Dernières Nouvelles d'Alsace 17 juin 2019
- On the One! Christine Le Garrec Arts et essais ! 26 mai 2019
- On The One! Nicolas Teurnier Soul Bag 20 mai 2019

- On the One!

À la différence du rock ou du jazz, les ouvrages sur le funk ne font pas profusion. Le journaliste,
enseignant et musicien Belkacem Meziane remédie à cette carence avec On the One ! Quel curieux titre ! Mais le « One » est l’essence même du funk, il révolutionne la soul en basant sa musique sur le rythme, et son groove sur le premier temps de la mesure, le fameux « One ». Ce livre est un beau panorama musical du titre « Cold Sweat » de James Brown (1967) reconnu comme acte de naissance du funk, de son essor (Sly Stone, Funkadelic, Stevie Wonder) à son anoblissement (Miles Davis, Herbie Hancock), à sa complexification (George Clinton, Cameo) et à sa domination des charts (Michael Jackson, Prince). Une belle histoire qui s’écrit encore…

Frédéric Gangneux
KR Home Studio novembre 2019

- Interview croisée – Meziane & Rogès

textile

2 livres et 199 albums pour redécouvrir la Soul et le Funk

La plupart des gens ont toujours eu tendance à désigner simplement comme Soul/Funk les musiques afro-américaines dont l’intensité vocale ou les rythmes groovy nous ramenait à une époque sans smartphone et dans laquelle la musique était un vrai mode de communication. Ces deux cousins germains issus du même arbre généalogique que sont la Soul et le Funk ont pourtant deux identités distinctes dont les histoires ont commencées de l’autre côté de l’Atlantique il y a plus de 50 ans et continuent de s’écrire en 2019 grâce à des artistes comme Lee Fields, Cody Chesnutt, Raphael

Pour résumer on peut dire qu’au début était le Gospel, le Blues, le Jazz, le Rythm’n’ Blues, des musiques du cœur et de l’âme, servant à exprimer les malheurs, puis les revendications du peuple noir au sein d’une Amérique blanche pas encore prête à partager ses richesses. Au fil du temps ces musiques se sont popularisées grâce au travail de nombreux et souvent éphémères labels régionaux qui les ont encadrées et propulsées dans les charts US, certains de ces labels réussissant même à avoir une ampleur nationale, puis internationale comme Motown, Stax ou Atlantic. Le peuple afro-américain s’est ainsi trouvé de nouveaux héros pour accompagner leurs revendications politiques et sociales avec des artistes revisitant sans cesse leur musique pour la faire évoluer au gré des époques jusqu’à nos jours et pour encore certainement très longtemps.

Le premier de ces ouvrages est Move On Up – La Soul en 100 disques de Nicolas Rogès, un jeune auteur fan de Hip-Hop et qui est venu à la Soul à travers les samples des rappeurs US. Passionné par ce qu’il découvre il se met à écrire des chroniques musicales sur les sites Neo Boto, Buggin, Fonkadelica… Il a une approche très axée sur l’aspect historique, avec notamment 80 pages d’introduction ou il est question de singles, de labels, de producteurs, de talents, de succès, de faillites et de l’envers du décor de la scène Soul Américaine.

Le second ouvrage est On The One – L’Histoire du Funk en 100 albums de Belkacem Meziane, un saxophoniste professionnel, conférencier (Les Conférences Musicales de Belkacem), chroniqueur pour le magazine Soul Bag et la New Morning Radio et qui a une approche un peu plus technique et une admiration pour les nombreux musiciens renommés, mais aussi ceux cachés dans l’ombre des géants et qui ont tous contribué à faire vivre le Funk.

On y apprend beaucoup d’anecdotes comme par exemple que dans les années 60 le jeune Jimi Hendrix a joué avec les Isley Brothers, Ike Turner, … avant de quitter les USA pour Londres et d’y connaitre le succès que l’on connait, et ce quelques années avant qu’Eric Burdon, le leader du groupe blues/rock anglais The Animals fasse le chemin inverse pour une nouvelle vie musicale en cofondant le groupe de funk WAR.

On y découvrira l’histoire des Supremes avant l’éclosion de Diana Ross, des Temptations, d’Otis Redding, Sam Cooke, Aretha Franklin, Barry White, Ray Charles, Donny Hathaway, Marvin gaye, Earth Wind &Fire, Isaac Hayes, George Clinton, James Brown, la grande famille Jackson, Prince …

Tous ces artistes sont présentés à travers une sélection de 100 disques. L’histoire de chaque album est racontée et l’on vous propose à la fin d’autres artistes ou albums proches stylistiquement.

C’est une vraie mine d’or pour tous les amateurs avides de connaissance musicale, et même si vous pensez en savoir déjà beaucoup, vous en apprendrez encore plus.

Plusieurs chanteurs ou groupes figurent dans les 2 livres, et ils ont même 1 album en commun, preuve de la proximité de ces 2 styles musicaux. Mais pour savoir lequel il vous faudra les lire car comme dans tout bon livre il faut aller au bout pour en comprendre correctement l’histoire.
Et comme la musique est aussi une histoire de partage, on a eu l’occasion de réunir les 2 auteurs, Nicolas Rogès et Belkacem Meziane, pour leur poser quelques questions :

BENZINE  : Pour commencer une question simple : qu’est-ce qui différencie la Soul du Funk ?

Nicolas Rogès : Franchement c’est une question difficile. D’ailleurs, Belkacem et moi avons quelques artistes en commun dans notre sélection d’albums. Plusieurs fois quand j’écrivais le bouquin je me suis demandé si l’album que je souhaitais inclure était de la Soul ou du Funk. Notamment quand j’ai voulu mettre un album de Sharon Jones & The Dap Kings. J’ai choisi 100 Days, 100 Nights car il y avait selon moi une plus grande emphase sur les parties vocales, et moins sur le rythme.
Les frontières sont très minces pour beaucoup de personnes, d’ailleurs quand tu vas chez un disquaire il y a souvent un rayon Funk/Soul et pas des rayons séparés. Après on en revient toujours aux mêmes débats selon moi, on aime souvent coller des étiquettes aux chansons que l’on écoute. Si l’on va par-là, la Soul n’existe pas en tant que genre musical d’ailleurs. C’est quelque chose qui est né d’un contexte social et pas vraiment d’un mouvement sonore. C’est un terme indéfinissable, presque symbolique.

Comment le différencier d’un autre genre musical dans ce contexte ?

Ça me fait penser à une discussion que j’ai eue avec un gars qui travaille sur un documentaire sur Marvin Gaye et le procès qui a opposé ses ayants-droits avec Pharrell Williams et Robin Thicke qui ont repris les éléments de Got To Give It Up pour faire Blurred Lines. Pour lui le cœur du procès résidait dans le fait que Marvin était un monstre sacré d’un genre sacré, la Soul, une musique indéfinissable et donc intouchable. J’ai trouvé cela hyper intéressant comme manière de voir les choses. Pour moi la différence entre la Soul et le Funk est donc une question de feeling, de voix qui s’opposent à un rythme plus brut et rudimentaire.

Belkacem Meziane : Déjà la Soul et le Funk se distinguent historiquement car la Soul a précédé le Funk de presque 10 ans. Elle est la fille du R&B originel et du Gospel avec des touches de Country. Le Funk arrive ensuite avec ce bagage auquel il ajoute le Jazz avec une part de Rock indéniable.
Ensuite ce sont dans les termes, la Soul c’est l’âme donc un terme religieux qui correspond bien à l’époque ou la religion aide le combat politique. Le Funk lui est un terme « vulgaire » qui renvoie au sexe et donc plus en lien avec le Blues et la musique du diable !
La Soul se conçoit en chansons et le funk en termes de groove, de rythme, d’interactions qui rappellent les improvisations du Jazz.
La frontière est mince pour certains artistes, mais elle est très claire pour d’autres. Mais tous utilisent le background musical historique du Blues et du Gospel pour évoluer.
En termes de business la Soul a été créée par des labels avec une identité et un son comme Motown ou Stax. Le Funk est plus lié à des individualités fortes ou des logiques de groupes. La Soul a pour intention de charmer l’oreille et le cœur, alors que le Funk a clairement pour objectif de faire danser et a aussi une dominante sexuelle forte. Mais comme l’a dit Nicolas, la frontière est parfois difficile à trouver, en tous cas pour les 70’s.

Nicolas : Je suis d’accord avec Belkacem, mais quand tu prends certains albums de Stax considérés quasiment tous comme de la Soul, tu as cette alliance entre voix Gospel, R&B originel très influencé par le Blues, et mise en avant du rythme avec improvisations … Pour moi c’est l’exemple que Soul et Funk se mélangent parfois tellement qu’il peut être compliqué de dire qu’il y a des scissions évidentes de style.

Comme beaucoup de gens nés dans les années 70, j’ai grandi au son d’Earth Wind & Fire, Kool & The Gang, Barry White, Rick James … mais mon premier vrai coup de cœur ce fut après avoir entendu Candi Staton. Et vous qui est-ce qui vous a fait devenir accro à cet univers ?

Nicolas : Né en 1991, la musique de ma génération est le Rap, et j’ai commencé par écouter sans me poser de questions. Mon père étant un grand amateur de musique, il écoutait plein de choses chez moi, mais n’a jamais accroché au Rap. Il me faisait toujours découvrir de nouveaux artistes, la plupart liés au Rock, jusqu’au jour où il m’a donné une compilation d’Otis Redding. Je devais avoir 12/13 ans. Je me souviendrai toute ma vie de la première fois que j’ai entendu cette voix incroyable sortir des enceintes. Cela a changé ma vie, je crois que je n’avais rien entendu de semblable. A partir de ce moment-là j’ai été obsédé par la Soul, et tout ce qui se rapproche de la Soul Sudiste plus particulièrement.

Belkacem : Alors moi je suis vieux, je suis né en 1974 ! J’ai grandi en banlieue parisienne dans une famille d’origine maghrébine et la musique que tout le monde écoutait était le Funk, la Soul, donc Barry White, James Brown et tous ceux que tu cites. Dès l’âge de 6/7 ans ces noms m’étaient familiers mais bien sûr en grandissant j’ai découvert beaucoup d’artistes majeurs qu’on écoutait moins. Par contre moi c’est Prince qui a été le déclencheur de ma curiosité et c’est grâce à lui que je suis arrivé à Jimi Hendrix, George Clinton, Sly Stone ou Miles Davis.

Vous vous souvenez du premier disque acheté avec votre propre argent ?

Nicolas : Mon premier disque ça doit être Nellyville du rappeur Nelly. On peut le considérer comme has-been aujourd’hui mais je ne renierai jamais ça dans la mesure où cela m’a permis de découvrir le Rap, qui m’a amené ensuite à la Soul. En Soul il me semble que ce devait être Otis Blue d’Otis Redding. C’est vraiment le chanteur de Soul avec qui tout a débuté pour moi.

Belkacem : Moi j’avais acheté des maxi du label Prelude dans un magasin qui les soldaient 10 francs, et c’était avec mes premiers deniers gagnés au marché (j’avais 13/14 ans). C’est au même moment que j’ai acheté Parade de Prince, vers 1986/87, car j’étais déjà tombé malade de sa musique.

On entend souvent parler de groove, Belkacem, toi le musicien, tu peux nous expliquer ce que c’est que le groove ?

Belkacem : Le groove c’est l’imbrication entre des éléments rythmiques, mélodiques et harmoniques, c’est-à-dire des cellules répétées qui prennent leur place dans une organisation rationnelle à la base, et qui échappent ensuite à cette rationalité quand ce sont des humains qui les reproduisent en live. Le groove c’est la force qui fait avancer un morceau et qui réunit les musiciens. On part d’une boucle répétitive et celle-ci se transforme en véritable discussion qui débouche sur l’envie de danser. On peut ajouter que le groove ne concerne pas que le Funk, AC/DC, Led Zeppelin, Red Hot Chili Peppers, Nerd, Bruno Mars …, tout cela groove aussi, et dans la Soul pas besoin de préciser que les MG’s, les Funk Brothers ou les Meters groovent à mort !

Quel artiste ou groupe français actuel perpétue selon vous le mieux cet esprit du groove ?

Belkacem : Depuis les années 90 toute la scène qui gravite autour de la Malka Family et Juan Rozoff sont les détenteurs de ce groove. Gréements de Fortune, Horndogz… mais aussi des groupes comme Electro Deluxe, Headbangers, Headshakers, Soyouzz, Big Hustle, Hocus Pocus, Malted Milk … dans des inspirations plus Jazz, Blues ou Hip-Hop en sont les garants français actuels.

Nicolas : J’ai beaucoup aimé le dernier disque des Malted Milk, je trouve qu’ils arrivent à mélanger plein d’influences et c’est super sympa. Electro Deluxe fait des trucs très cool aussi, même si je n’écoute pas beaucoup. Sinon j’ai découvert à Montréal un groupe francophone excellent, The Brooks, que je vous invite à découvrir si vous ne connaissez pas.
Je profite du sujet pour mettre en avant le travail de Fabrice Garcia au Saint-Paul Soul Jazz Festival dans la petite ville de Saint-Paul, qui monte tous les ans un festival absolument génial de Soul/Funk/Gospel et qui invite régulièrement des artistes français. Son festival s’est imposé comme une référence mondiale et c’est le fruit d’un travail passionné qu’il faut mettre en avant pour faire rayonner la scène Soul/Funk de chez nous.

Nicolas, tu es venu à la soul à travers les artistes de hip-hop qui puisaient dans ce vivier musical pour concevoir leurs musiques, tu aurais dans ta sélection de 100 albums des morceaux à nous citer qui ont servi à fabriquer des tubes hip-hop ?

Nicolas : Instinctivement je pense à Share What You Got, Keep What You Need des Modulations et qui a été samplé par Common sur It’s Your World. A Is It Because I’m Black de Syl Johnson qui a servi au Hollow Bones du Wu Tang Clan, à Move On Up de Curtis Mayfield qui a été samplé par Kanye West sur Touch The Sky, à Inner City Blues de Marvin Gaye samplé par The D.O.C sur The Formula…
La musique noire ne cesse de s’auto alimenter, c’est beau à voir et ça permet à un genre comme la Soul d’accéder à une forme d’éternité, et à des générations différentes de la découvrir à chaque fois sous des formes différentes. Des groupes de Rap de la Côte Est des années 90 doivent beaucoup à la Soul. Un gars comme RZA et plus récemment Kanye West, deux grands artistes, ont basé leurs débuts de carrière sur des samples obscurs de Soul et continuent d’en utiliser.

On se rend compte à la lecture de vos livres que le jazz, le blues, le rock et même la pop et le psychédélisme ont eu une influence importante sur la soul et le funk. Selon vous quelle influence la soul et le funk ont sur les musiques actuelles ?

Nicolas : Récemment, on a vu l’émergence d’artistes comme Bryson Tiller, Summer Walker, Mahalia, Jorja Smith…, ils font une musique assez différentes de celles des Chris Brown, Tyrese, Tank, Avant, R.Kelly et autres tauliers de la scène R&B contemporaine. Ils reviennent à un son plus organique, simplifié, avec une vraie mise en avant des parties vocales qui rappelle la Soul des années 60, comme un retour vers les origines. C’est intéressant à voir je trouve, on ressent clairement l’influence d’une Soul dépouillée.
De même dans la scène Rap underground des environs de New York, à Buffalo, des gars comme Conway ou Westside Gunn qui ont un sacré buzz en ce moment basent quasiment tous leurs sons sur des boucles de Soul. C’est le socle de leur musique et c’est beau de voir qu’elle a énormément de succès, ça montre que la Soul peut servir de point de départ à des genres totalement différents, sans sonner anachronique. Roc Marciano fait beaucoup ça aussi.

Belkacem : Alors par rapport au Funk, on peut dire qu’il a accompagné l’évolution de la Dance Music, et reste une source primordiale. Disco, House, New Jack Swing, R&B, Dance, Hip-Hop, Electro, French Touch…, toutes ces musiques ont un ancrage fort dans le Funk. Le sample a été très important dans le Hip-Hop et Zapp, George Clinton ou Kool & The Gang ont fourni la majorité des samples du Hip-Hop à une époque, sans compter James Brown. Le Funk est vivant dans les carrières d’artistes aussi différents que Janelle Monae, Justin Timberlake ou Pharell Williams.

Quel est votre album soul/funk coup de cœur de 2019 ?

Nicolas : J’ai bien aimé Green Balloon de Tank & The Bangas, l’album n’est pas parfait mais il part dans tous les sens comme un patchwork de 100 ans de musique noire. C’est délirant, parfois profond, et en concert c’est hallucinant. J’adore leur énergie, et cela se retranscrit sur disque, c’est très divertissant et bien foutu.

Belkacem : Moi j’ai bien aimé Made In Pieces de Pieces Of A Man, un côté Nu-Soul Electro avec une nostalgie Soul 70’s évidente.

Nicolas : Black Pumas m’a aussi mis une énorme claque.

Quel album conseilleriez-vous pour un premier rendez-vous amoureux ?

Nicolas : You Got My Mind Messed de James Carr, la quintessence de la Soul pour moi ! Il y a tout là-dessus, la chanson titre est splendide.

Belkacem : Un album de Prince, genre Lovesexy, ou quand même il y a l’amour mais aussi le sexe.

Quels sont vos projets pour 2020 ?

Nicolas : Mon premier roman devrait sortir vers le milieu de l’année, à peu près en même temps qu’un bouquin sur Kendrick lamar et son label TDE.

Belkacem : Moi je vais me concentrer sur ma musique, travailler mon saxophone et me remettre à la composition, chose que j’ai peu travaillé ces 10 dernières années.

L’interview est diponible en ligne sur le site de Benzine

Arnold Pijot
Benzine Mag 25 octobre 2019

- On the One!

Sly Stone Funkadelic, Kool & The Gang, Stevie Wonder Miles Davis, Herbie Hancock, George Clinton, Cameo, Michael Jackson, Prince pour ne citer qu’eux cette anthologie analyse les 100 disques qui ont marqué l’histoire du funk des 60’s à nos jours.

Vous cherchez l’album de votre artiste funk préféré ? Cette « discothèque » idéale s’adresse à tous les aficionados qui veulent en savoir plus sur les différents courants du funk. Essentiellement axé autour des musiques afro américaines, ce guide donne des informations essentielles sur les artistes et groupes majeurs au fil d’un classement chronologique qui permet de mieux situer les différents courants du funk dans le temps. En 1967, James Brown sort « Cold Sweat », un titre que la plupart des historiens de la musique noire reconnaissent comme l’acte de naissance du funk.

[…]

Cette anthologie explore l’univers protéiforme du funk et dessine une histoire qui s’écrit encore avec Bruno Mars, Justin Timberlake ou Daft Punk.

Plus qu’un simple guide de musique, l’ouvrage de Belkacem Meziane décrypte pour chaque album des points expliquant son intérêt, la liste des titres, les circonstances de sa création. Au fil de ces présentations, vous croiserez des stars de renommée internationale comme ceux cités en introduction et des artistes oubliés mais talentueux tels Arthur Alexander et son « A shot of Rythm and blues » Eddie Harris et son « Freedom Jazz ». Si les 3/4 de l’ouvrage mentionne la période très prolixe des 70’s le livre rappelle aussi quelques indispensables sortis dans les 90’s et 2000 tels « The Chronic » de Dr Dre, Emergency of planet Earth de Jamiroquai, Woodoo de d’Angelo, 7 Days of Funk de Snoop Doggy Dogg. Le texte contient des anecdotes fascinantes qui devraient les passionnés les plus assidus. In-dis-pen-sa-ble pour tous les passionnés de musique funk .

La chronique intégrale est disponible en ligne

Jean-Christophe Mary
Paris Capitale 11 mars 2020

- À voir, à lire…
De la fin des sixties à la fin des années 1980, le funk a régné sur les hit-parades, donnant naissance au disco et à des albums vendus par millions ! Les noms des coupables vous donneront une idée un peu plus claire du style dont nous parlons ici : Earth, Wind & Fire, Michael Jackson, Barry White, Prince, Chic… Belkacem Meziane tente le pari fou de retracer l’histoire de cette musique en 100 albums. Fou parce que le choix est forcément sujet à d’interminables engueulades sur le thème « Pourquoi ce disque et pas celui-là ? », « Celui-là n’est vraiment pas du funk » et ainsi de suite. Fou aussi parce que l’auteur choisit de déborder du strict cadre du funk pour évoquer des disques qui en sont à ses yeux à l’origine ou d’autres qui, bien qu’indéniablement à classer dans une autre famille musicale, en sont des héritiers. Avant toutes ces querelles de pinailleurs, On the One! est une merveilleuse déclaration d’amour au funk et à la musique en général. Laissez-vous guider par Belkacem Meziane, piochez dans cette discothèque idéale, traquez ses disques et dansez, dansez, dansez… Parce que le funk n’a pas d’autre ambition que d’emmener tout le monde sur la piste de danse.
Nicolas Aguirre
Télé Star Jeux été 2019

- On the one! la bande-son funk de l’été

Pas de vie sans le funk
Il fallait bien qu’un jour l’éditeur Les mots et le reste, grand pourvoyeur de livres musicaux, laisse un spécialiste se pencher sur le funk, cette musique née « officiellement » avec Cold Sweat de James Brown et qui invite aussi à bouger, à danser et si possible avec une partenaire. Cette fièvre, Belkacem Meziane, musicien lui-même et chroniqueur régulier du magazine Soul Bag, a essayé tout au long d’On the one ! de la transmettre. Pari tenu, pari gagné ?

Les maîtres et les autres
Bien sûr les grands maîtres du genre défilent au long de ses pages : Sly stone, James Brown bien sûr, George Clinton ont droit à des notices via des albums remarquables (mais pourquoi dans le cas de Sly Stone ne pas parler de Fresh ?). Prince, Rick James, Michael Jackson sont aussi présents. On découvre ainsi des pépites ignorées du grand public et qui valent largement le détour comme Betty Davis, ex épouse de Miles, qui avec They say I’m different a ouvert le genre aux femmes, The Crusaders ou Ohio Players. Belkacem Meziane parlent également des incursions de grands « soulmen » dans le funk (Curtis Mayfield avec Roots) ou des jazzmen aussi : comme dirait justement Miles Davis, au fond la seule différence existe entre la bonne et la mauvaise musique.

Quelques jugements étonnants
Par contre, on est surpris ici par certaines remarques de l’auteur : dire par exemple que Norman Whitfield a influencé Curtis Mayfield est une erreur. En fait, le producteur des Temptations, très talentueux par ailleurs, et le leader des Impressions ont subi la même influence à la fin des années 60, celle de Sly Stone, vrai génie qui a régné sur la musique noire entre 1969 et 1972. Sans ce dernier, Whitfield n’aurait jamais pensé à écrire et produire Cloud 9 ou Papa was a rollin’ stone.

On se permettra aussi de regretter l’absence de Willie Hutch, second couteau de la production de la Motown mais auteur avec Foxy Brown d’une musique funk tout à fait jouissive. Les goûts et les couleurs…

Mais cela n’enlève rien à la valeur de ce livre, la plupart des albums défendus par l’auteur sont des vraies pépites et j’invite le néophyte à écouter cet été du funk, encore du funk et toujours du funk. Dance to the music !

La chronique est en ligne sur Boojum

Sylvain Bonnet
Boojum l'animal littéraire 24 juillet 2019

- On the One!

Avec un sous-titre éclairant : l’histoire du funk en 100 albums et en couverture j’ai cru reconnaitre James Brown et Prince… Pour ce qui me concerne, c’est le genre de livre que j’adore pour la simple raison qu’il apporte beaucoup aux novices dans mon genre… Je suppose que pour les amateurs et les connaisseurs il offre matière à confrontation autour de tel ou tel album et confirmation de vos intuitions. On a beau écouter régulièrement de la musique – et je me flatte d’être très éclectique -, on ne l’entend pas toujours, elle ne nous touche pas toujours de la même façon. Avez-vous écouté Georgia on my mind de Ray Charles seul dans le noir, par exemple, préférez-vous entendre James Brown chanter Sex Machine ou le voir la chanter ?

Là, l’auteur m’a appris une chose importante : que signifie le mot « funk » et de quel genre de musique il s’agit et, croyez-moi, cela ouvre des horizons. Cela a même fait remonter une anecdote : l’interdiction de la chanson des Beatles A ticket to ride aux États-Unis après l’attentat contre les deux tours… Je ne vais pas vous la donner cette définition, à vous de voir si elle correspond à la vôtre – si vous en avez une.

Les amateurs et les connaisseurs iront directement vérifier si leur disque préféré de James Brown figure bien dans les cents. Pour ce qui me concerne, j’ai regardé si certains de mes musiciens et chanteurs préférés étaient bien là et j’ai eu le plaisir de voir qu’Hendrix, Éric Burdon (ex- Animals), Miles Davis et Prince étaient bien là. Cela fait plaisir de constater que l’on n’a pas si mauvais goût que cela. Car, bien sûr, il ne peut être question de douter du choix de l’auteur dont on ne peut imaginer qu’il n’a pas écouté ce dont il ne parle… Et accessoirement on peut lire en quatrième de couverture qu’il est musicien professionnel.

Bonnes lecturécoutes.

La chronique est en ligne sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 3 août 2019

- Belkacem Meziane, On The One !, L’Histoire du Funk en 100 Albums

On the One ! L’Histoire du Funk en 100 Albums, de Belkacem Meziane, complète les ouvrages de l’éditeur français Le Mot et le Reste consacré aux anthologies à des genres particuliers. La structure a ainsi déjà publié des écrits, d’une approche similaire, consacrés à l’indie-pop (Indie Pop 1979–1997 de Jean-Marie Pottier), à l’easy listening (Easy Listening, Exotica et autres Musiques Légères d’Erwann Pacaud), à la techno (Techno 100 de Jean-Yves Leloup) ou encore la soul (Move On Up, la Soul en 100 disques de Nicolas Rogès). Les livres de cette série comportent ainsi généralement un essai d’une quarantaine de pages suivi d’une sélection de 100 disques avec chaque fois des pistes complémentaires pour aller plus loin. Si l’expertise ou la finesse d’écriture de certains auteurs font la différence, il faut cependant noter la qualité et la pédagogie constante de ces ouvrages. Nous ne connaissions pas Belkacem Meziane avant de lire On the One!, son choix apparaît toutefois comme un évidence à la lecture de son parcours et du livre. La passion de l’intéressé pour la musique initiée par James Brown transpire de toutes les pores de la vie de son auteur. Véritable sacerdoce, le funk se révèle être pour le chroniqueur, un moteur. Belkacem Meziane apprend le saxophone en autodidacte et joue dans de nombreuses formations. Il parfait sa maîtrise en s’initiant à l’harmonie et aux arrangements. En plus de ses activités de musicien, le militantisme funk de l’auteur se décline dans la presse (chez Soul Bag), à la radio ou à travers des conférences qu’il donne depuis 2006. Sa sélection incarne son image : ouverte, passionnée et avec de véritables choix. Loin d’avoir proposé une anthologie froide (ou tiède) sur le sujet, Belkacem Meziane y a mis beaucoup de lui et de sa personnalité sans pour autant faire l’impasse sur les grands courants qui ont traversé le funk.

[…]

Nous aurions apprécié que l’essai soit un peu plus long et détaillé, tant l’histoire de cette musique comporte de nombreuses ramifications, cependant l’introduction de Belkacem Meziane donne d’excellentes pistes pour s’y mettre, faisant de On the One une excellente entrée en matière pour découvrir la richesse de la musique funk dans sa plus belle diversité.

Lisez toute la chronique sur le site de section26

Alexandre Gimenez-Fauvety
section26 19 juillet 2019

- Tu ne serais pas un peu Funk par hasard?

Le Funk est une sorte de noyau atomique, autour duquel s’agite des électrons, et un paquet de particules, mais dont on n’arrive pas à expliquer vraiment la structure, vu qu’elle est enrobée de nombreuses couches d’atomes qui s’entrechoquent…

Le Funk, une « sueur positive » ?

Je me souviens de l’époque où Jean-François Bizot (fondateur de Nova) expliquait pudiquement que le mot venait d’un dialecte africain et signifiait « sueur positive », tandis que d’autres avaient subodoré un argot underground de musiciens, dont le vrai sens caché se situerait plutôt du côté du sexe.

Les universitaires voyaient son origine dans le Jazz « Hard Bop » juste avant 1960, les amateurs donnaient la primeur à James Brown juste après 1965, les puristes citaient « Cold sweat » (1969 ?)…

Mais quand j’écoutais « Papa’s got a brand new bag » en 1966, il y avait déjà breaks et reprises cristallines ou ondulantes, et Le Godfather James poussait déjà ses « Hans ! », « Hun ! » ou « Hin ! » sur le premier temps…

« Give me the one ! » était déjà la règle de base d’un James Brown déchainé et minimaliste, qu’il criait à tous les ténors qui l’entouraient, de Maceo Parker à Bootsy Collins (et bien d’autres… comme Hendrix !)

[…]

Quant au Funk, il doit être asséné, répété, hypnotique, et donne un rythme de danse fort, haché, plein de breaks et reprises pour faire des figures, sans perdre cette cadence régulière, le tronc du truc.

Les musiciens disent parfois : the Thing, la chose, ou même « Thang », car le mystère du Funk, à l’ombre du Blues, du R&B, du tambour ou même des lamentations des « wailers » des champs de coton ou de canne… a quand même besoin de son code rythmé, spécial.

Perdu pour perdu, on peut quand même faire la somme des exemples : Belkacem Meziane, prof, musiciens et chroniqueur (Soul Bag, New Morning Radio) nous propose ses 100 albums, comme histoire du Funk.

Son titre : On the one ! Hommage au premier temps fort du Funk, il l’annonce clairement. Spécialité de l’éditeur marseillais Le Mot et le Reste, le rappel des noms, des listes, pour ne pas tout oublier…

Belkacem Meziane chronique avec dextérité toutes les nuances des grands et des moins grands : chaque album est raconté et détaillé avec son image de couverture, mais aussi son environnement et ses satellites à écouter. Un bain de Funk ! De sueurs froides ou chaudes, aimées ou dansées.

James, Sly, Jimi, Curtis, Betty, Herbie, Nile, Cameo, Bootsy, Prince, George, Quincy, Morris… et tous les autres chevaliers Funkoniques, en plateform Boots, fusées, Limos, Soucoupes volantes, paillettes, minis, à pied ou à ski… Tous en quête du Funk ultime.

Un des rares blancs est honoré du label : Eric Burdon (avec War), mais Dillinger, malgré son « Funky Punk » dérivant, est absent… Les tentacules du Funk sont interminables et il y a encore des sous-couches.

Chacun a ajouté sa goutte de sueur dans la marmite… bouillonnante ! Qui mettra la prochaine louche ?

Lisez toute la chronique de Jean Rouzaud sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Nova 17 juillet 2019

- L'histoire du funk en 100 albums
On raconte que le funk serait né en 1967 avec Cold Sweat, un titre de James Brown. A l’époque, il donne un sacré coup de fouet à la soul en martelant le groove sur le « One », le premier temps d’une mesure qui en compte le plus souvent quatre. Le funk est né de la soul, du jazz, du blues, du rock en misant des lignes de basse bondissantes, des cuivres chauds bouillants, des beats de batterie, le tout dans un univers sexy et brûlant. Le mot « funky » était déjà utilisé avant dans le monde du jazz et du blues, il exprimait une façon libérée de jouer. Sly Stone, Georges Clinton, Chic, Diana Ross, Parliament, Funkadelic, Prince, Michael Jackson, Kool And The Gang, le funk est multiple : psychédélique, jazzy, bluesy, latino… Il a engendré le disco puis le hip-hop, la house et vit encore aujourd’hui. Les plus grands DJ savent ce qu’ils doivent aux pionniers du funk. Belkacem Meziane, musicien, enseignant et chroniqueur à Soul Bag nous donne une foule de détails sur l’histoire du funk mais aussi et surtout, des pistes pour poursuivre l’écoute.
Jean-Marc Pinson
Ouest-France 8 juillet 2019

- La machine à tubes Quincy Jones

Laurent Hakim a consacré un reportage à Quincy Jones, dans lequel Belkacem Meziane, nouvelle référence du funk, fait une apparition.

À visionner sur le site de France 2

Laurent Hakim
France 2 // 20h 22 juin 2019

- Le funk selon Belkacem Meziane
Une musique dansante et sexy qui tirerait son nom de l’argot américain, le terme désignant l’odeur de transpiration dégagée lors d’une relation sexuelle vécue avec intensité : le funk a marqué de son empreinte la culture pop des dernières décennies. « Depuis quelques années, les singles les plus vendus dans le monde ont une consonance funky. Bruno Mars , Pharrell Williams ou Daft Punk sont souvent accusés de plagier les recettes des maîtres du funk pour obtenir du succès », écrit le musicien et chroniqueur Belkacem Meziane dans On the one !, une histoire du funk résumée en 100 albums cultes. Et l’auteur d’ajouter : « C’est l’épine dorsale du new jack swing, du R & B, du hip-hop, de l’acid jazz, de la neo soul ou de la house, et sans lui ces musiques n’auraient pas eu la même trajectoire. » On dit « LE » funk, mais celui-ci se révèle très pluriel. Dans cette déclinaison en 100 albums, Belkacem Meziane tente justement de restituer toute la pluralité de styles : « Il est brut et radical chez James Brown, poétique et fraternel chez Sly & The Family Stone, cosmique et psychédélique chez George Clinton, spirituel chez Earth, Wind & Fire, sexuel et religieux chez Prince. » De Dance to the music (Sly & The Family Stone), sorti en 1968, à The One (Will Sessions & Amp Fiddler featuring Dames Brown), qui date de l’an dernier, c’est un demi-siècle de musique funk que parcourt ainsi le lecteur. Avec, (rendons à César…) pour point de départ originel le morceau Cold sweat (1967) de James Brown. La soul y prend un coup de fouet en basant le groove sur le premier temps de la mesure. Ce que les musiciens noirs américains appelaient the one. Qui donne légitimement son nom à ce livre.
Serge Hartmann
Les Dernières Nouvelles d'Alsace 17 juin 2019

- On the One!

C’est à une formidable leçon que nous convie Belkacem Meziane, musicien, enseignant et chroniqueur pour « Soul Bag » et «New Morning Radio », dans cet ouvrage instructif et passionnant où il nous dévoile de manière magistrale l’histoire du Funk sur 50 ans, en 100 artistes et 100 albums ! De son acte de naissance avec l’album « Cold Sweat » de James Brown, le funk se décline sous toutes ses formes, tour à tour brut et radical, poétique et fraternel, cosmique et psychédélique, spirituel, sexuel ou religieux, selon la perception et la « patte » des multiples artistes qui ont porté ou portent encore ses multiples couleurs. Pour chaque album, Belkacem Meziane nous offre une courte histoire de sa création et de ses créateurs, nous proposant d’autres écoutes et de multiples conseils. Kool and the Gang, Earth Wind and Fire, Bobby Womack, Michaël Jackson, Marvin Gaye, Prince, Diana Ross, Miles Davis, Tower of Power, Herbie Hancock, Barry White, George Benson, Stewie Wonder, Aretha Franklin, Quincy Jones, pour ne citer que les plus connus, côtoient une multitude d’artistes dans cette « bible » du funk, incontournable pour tous ses amoureux !!!

Lisez l’article en ligne !

Christine Le Garrec
Arts et essais ! 26 mai 2019

- On The One!

L’accent sur le funk ! Et pas qu’à moitié. Pas le funk réduit à un dérivé de la soul ou à un parent du hip-hop, pas le funk de puristes pour qui tout s’arrête à telle date. Le funk en tant que genre musical à part entière et dont l’influence est toujours palpable un demi-siècle après ses premiers cris. Il n’existait pas d’ouvrage en français qui traite à fond le sujet…

Fin de carence grâce à notre camarade Belkacem Meziane qui relève le défi du panorama “en 100 albums” en se limitant à un par artiste. Donc un seul James Brown, un seul Sly Stone, un seul Prince, mais l’impact de ces figures majeures est largement évoqué à travers les autres artistes sélectionnés et le long d’une copieuse introduction qui, à l’image de l’ensemble du livre, s’attache à mettre en évidence les multiples ramifications qui font la force d’une musique qu’on aurait tort de limiter au seul dancefloor.

Cette vision globale soigneusement documentée, Belkacem la double de son regard de musicien professionnel et d’une bonne dose de passion. Ainsi On The One! nous plonge au cœur d’albums marquants en révélant des secrets de fabrication et une mine d’informations sur les musiciens, les auteurs, les producteurs et les labels impliqués. Défilent alors au gré de galettes millésimées de 1968 à 2018 (bousculades inévitables vers 1975 et 1980) la nette influence du rock, les branchages jazz et disco, la luxuriance du p-funk, le vivier de l’Ohio, la go-go, le boogie et l’electro funk, la passerelle vers le new jack swing et le R&B, l’intime connexion avec le hip-hop…

La Nouvelle-Orléans est un peu sous-représentée et quelques choix paraissent moins évidents, mais sachant qu’une liste d’albums et d’artistes complémentaires multiplie les pistes en fin de chaque double page, vous voilà bel et bien parés pour explorer les richesses charriées par cet implacable coup de boutoir rythmique. Cet accent sur le premier temps, devenu tout-puissant.

Nicolas Teurnier
Soul Bag 20 mai 2019
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