Parution : 22/08/2019
ISBN : 9782360549610
176 pages (14,8 x 21,0cm)

Miossec

Une bonne carcasse

Superbe chanteur, carrière exemplaire et excellent écrivain font de Miossec, une bonne carcasse l’un des livres essentiels de la rentrée.

Louis – Soul Kitchen

En 1994, Christophe Miossec, tout juste trentenaire, est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson « Non, Non, Non, Non (Je ne suis plus saoul) ». C’est dans un mélange de musique tendance rock acoustique et de chanson française que le public le découvre et l’adopte, le consacrant, aux côtés de Dominique A ou Arthur H, comme un des hauts représentants de la Nouvelle chanson française. Depuis son bout du monde brestois, il chante ce qu’il est et ce qu’il connaît, sur des albums aux titres clairs et crus (Baiser, Boire, À prendre). Il bâtit très vite son écriture au travers des petits riens d’une classe sociale prolétaire et des maux de son quotidien. Progressivement, ses textes directs et sans aucun maniérisme s’universalisent et il livre, en 2018, son onzième opus : Les Rescapés.

Revue de presse

- Livres du mois Thibaut Allemand Let's Motiv octobre 2019
- Miossec, une bonne carcasse Grégory Bodenes Magic septembre-octobre 2019
- Miossec Francis Hébert La route aux quatre chansons 13 septembre 2019
- Miossec, une bonne carcasse rédac Comme Certains Vivent - le blog de Dominique A 3 septembre 2019
- Miossec, une bonne carcasse Hervé Devallan Bretagne actuelle 30 août 2019
- Qui êtes-vous, Christophe Miossec? Rebecca Manzoni France Inter // Pop & Co 2 septembre 2019
Interview - Christophe Miossec par Thierry Jourdain Louis Soul Kitchen 19 août 2019

- Livres du mois
Un bon chanteur mort. Ainsi s’intitulait l’essai de Dominique A en 2008. Vrai que pour un biographe, mieux vaut écrire sur une personne disparue – ainsi, on peut se pencher sur une existence achevée. Jusqu’alors deux livres, vieux de plus de dix ans, faisaient autorité pour Miossec et Daho. Il s’agissait d’En quarantaine et d’Étienne Daho : Portraits et entretiens, respectivement rédigées par Vincent Brunner et Benoît Cachin en 2007. Thierry Jourdain et Frédéric Tallieux leur emboîtent le pas. Dans le cas du Brestois, Jourdain a rencontré le songwriter et quelques collègues (Tiersen, Mellano, Gilis…) laissant d’autres avis sur le bas-côté. Dommage, car l’ouvrage précité exposait davantage d’invités et surtout des voix dissonantes. Quant à Étienne Daho, cette biographie fondée sur la discographie du natif d’Oran, de Mythomane (1981) à Blitz (2017) comporte des lacunes. Malgré une volonté d’exhaustivité, nulle trace de sa participation au premier essai de Yan Wagner par exemple. Ceci posé, ces deux sommes restent recommandables à qui ne possède pas les références antérieures.
Thibaut Allemand
Let's Motiv octobre 2019

- Miossec, une bonne carcasse
Il fallait bien un ouvrage pour dépasser les clichés qui entourent Christophe Miossec, son rapport à sa ville natale, Brest, et pour cerner la complexité d’un individu qui, de disque en disque, ne se dévoile jamais totalement. Thierry Jourdain, connu pour ses livres sur Bruce Springsteen, Elliott Smith ou encore Chokebore, s’attaque Ici à une pierre angulaire de ce qui constitua la nouvelle scène française. S’appuyant aussi bien sur ses rencontres avec l’auteur de Boire qu’avec Dominique A ou Albin de la Simone, Miossec Une Bonne Carcasse parvient aisément à dessiner les contours de cette ombre brinquebalante que l’on croise souvent du côté de la salle Vauban par soirs de bruine. Ou comment raconter le parcours de Printemps Noir et de son tube volé Les yeux de Laura jusqu’au Miossec des Rescapés (2018). Un parcours de vie comme la construction d’une œuvre majeure.
Grégory Bodenes
Magic septembre-octobre 2019

- Miossec

Sur le chanteur breton, il y avait un bouquin de référence, mais il date de 2007: «En quarantaine», de Vincent Brunner. Il était temps d’en remettre une couche. Surtout quand on a tant fait tourner «Boire», «Baiser», «Brûle», «Finistériens» et «Ici-bas, ici même», ses plus puissants opus.

Avec «Miossec, une bonne carcasse», Thierry Jourdain signe non pas une biographie, mais une étude de l’oeuvre: les onze albums de l’artiste sont analysés, remis en contexte. De courts éléments biographiques sont évoqués, mais uniquement pour comprendre le parcours artistique. On fait appel à des témoignages d’artistes, de collaborateurs, de journalistes… On évoque des chanteurs, des auteurs. Une absence étrange: le groupe De Calm qui avait écrit en guise d’hommage la chanson L’envie d’écouter Miossec.

Mais le livre s’appuie surtout sur des entretiens de Jourdain avec Miossec. C’est la vision du Breton qu’on nous offre ici. Rares sont les passages où Jourdain se permet d’émettre des réserves artistiques. Et pourtant, des disques ratés ou ennuyeux, Miossec en a commis quelques-uns. À lire cet ouvrage, on saisit pourquoi. C’est un bon portrait d’un rescapé de la chanson française. On a toujours vanté le côté incisif et ramassé de la plume de Miossec: Jourdain s’en inspire et va droit au but. En pleine lucarne.

Toute la chronique est disponibe sur le blog de Francis Hébert

Francis Hébert
La route aux quatre chansons 13 septembre 2019

- Miossec, une bonne carcasse

Thierry Jourdain, a qui l’on doit la revue Equilibre Fragile (dont le n° 1 a été consacré à Dominique A), vient de signer une biographie sur Miossec. Le parcours du breton est passé au peigne fin, mais vous pourrez également y lire des contributions de Dominique A, Yann Tiersen, Thomas Poli, Olivier Mellano… L’excellent ouvrage est disponible aux éditions Le Mot et le Reste.

Le blog de Dominique A

rédac
Comme Certains Vivent - le blog de Dominique A 3 septembre 2019

- Miossec, une bonne carcasse

Note : 4/5

«Je ne suis pas breton, je suis brestois »… Admettons. Mais à la lecture de cette excellente bio, le constat est flagrant : Christophe Miossec travaille naturellement avec beaucoup de bretons. Ses potes de Brest tout d’abord pour ses 3 premiers albums (Guillaume Jouan, Bruno Leroux), puis dans le désordre Yan Tiersen, Ollivier Mellano, les rennais de Santa Cruz ou le nantais d’adoption Dominique A. Qu’importe, ça doit être le fruit du hasard. Une chose est sûre, Miossec (l’artiste a perdu son prénom) est devenu celui dont on recherche (s’arrache ?) les mots. Johnny Hallyday sur 3 albums a profité de son talent. Et une dizaine d’autres. La liberté financière n’a pas de prix.

Le livre de Thierry Jourdain prend le temps de donner la parole aux autres (c’est si rare en 2019), ceux qui ont croisé la route du chanteur. Ses musiciens essentiellement. On y découvre l’instant de la rencontre, les plaisirs partagés des tournées, le travail en studio, les choix, les affres, les doutes. Et cette « bonne carcasse » qu’est Miossec. Un homme qu’on aimerait rencontrer. Pour discuter, échanger… Apprendre un peu. Car derrière l’artiste se dessine un homme qui a longtemps travaillé à droite et à gauche. A l’arsenal de Brest, à Ouest France, à TF1… En fait, Miossec ne commence sa vie de saltimbanque qu’à 30 ans. De quoi se forger certaines idées sur le monde du salariat, jusqu’à se présenter aux élections municipales dans un petit village du côté de Brest. « Mais pas éligible, hein ! » Oui, la Bretagne on y revient.

Vingt-cinq ans plus tard, Miossec est aussi un passeur. Il aide la jeune génération avec notamment Baptiste W. Hamon qu’il épaule. Car, « Ce n’est pas fini, on vient juste de commencer » conclu le livre de Thierry Journdain. Bonne chute.

La chronique en ligne sur Bretagne actuelle

Hervé Devallan
Bretagne actuelle 30 août 2019

- Qui êtes-vous, Christophe Miossec?

Une excellente biographie de Christophe Miossec, signée Thierry Jourdain et intitulée Miossec – Une bonne carcasse, vient de paraître aux éditions Le mot et le reste. Pour l’occasion, Pop N’ Co revient ce lundi sur la carrière et la trajectoire de cet auteur-compositeur-interprète singulier… et brestois.

Écoutez la chronique sur le site de France Inter

Rebecca Manzoni
France Inter // Pop & Co 2 septembre 2019

Interview - Christophe Miossec par Thierry Jourdain

Dans la vie, il est important d’avoir de bonnes idées. Thierry Jourdain a eu l’excellente idée de faire un livre qui narre la carrière de Christophe Miossec. Superbe chanteur, carrière exemplaire et excellent écrivain font de Miossec, une bonne carcasse l’un des livres essentiels de la rentrée.

Miossec, une bonne carcasse est un page-turner. Ouvrir ce livre, c’est en devenir prisonnier tant qu’on ne l’a pas terminé. Richement documenté* (l’auteur a multiplié les entretiens), cette biographie de Miossec nous replonge dans les heures bénies de Boire et de Baiser, dans les doutes du troisième album, dans la renaissance de Brûle et de 1964, dans l’océan pop de L’Étreinte.

On se trouve à Brest, sur les routes des différentes tournées, à Bruxelles et au siège de PIAS. Miossec, une bonne carcasse nous prend par la main et nous fait voyager sur une étagère où seraient rangés tous les disques de Miossec, dans le temps et dans l’espace.

Il s’agit de ton premier livre sur un artiste français. Est-ce quelque chose qui a compté pour toi ?

Thierry Jourdain : Inconsciemment oui, j’imagine qu’il y a quelque chose de différent pour moi dans le fait d’écrire sur un artiste français. Ce n’est pas à proprement parlé un facteur qui compte au moment de l’écriture mais en tout cas c’est indubitablement une pression supplémentaire. Déjà parce que le principal intéressé va comprendre tout ce que je peux bien raconter, je n’ai donc pas intérêt à me tromper ou à dire n’importe quoi… encore que normalement, l’ayant écrit avec son aide et sa participation, Christophe (Miossec) ne devrait ni être surpris, ni déçu quand il aura le livre entre les mains, en tout cas je l’espère. Un musicien français, hormis les Gainsbourg, Phoenix, Daft Punk et quelques autres exceptions, a souvent le cœur de son public en France, il va donc y avoir une attente plus particulière j’imagine, c’est donc une excitation supplémentaire pour moi.

Tu as été à la rencontre de Miossec. Mais aussi de beaucoup de ses pairs comme Dominique A ou Albin de la Simone. Pourquoi as-tu pris la décision d’aller les rencontrer ?

Tout d’abord, j’aime les rencontres et pas que celles avec les artiste dont je souhaite écrire un livre. Aller à la rencontre d’autres personnes qui ont pu collaborer avec l’artiste principal des mes livres est avant tout un plaisir mais aussi une matière précieuse pour étayer mon propos. C’est ce qui a, entre autre, plu à Yves Jolivet des éditions Le Mot et le Reste quand on s’est rencontré : que j’aille à la rencontre de nombreux artistes pour les interviewer dans ma revue Équilibre Fragile. Et puis à un moment donné, surement quand il a vu que je commençais à compiler par mal de témoignages, Christophe lui-même a manifesté le désir que j’aille plus loin en me donnant les contacts d’autres personnes qu’il souhaitait également voir présentes dans le livre. Il n’y a malheureusement pas tous les personnes que lui et moi aurions voulu, par manque de temps et parfois d’opportunités, mais je suis très fier du rendu final. Je suis très reconnaissant de tous les artistes qui ont accepté de répondre à mes questions, ceux plus ou moins de sa génération comme Dominique A, Yann Tiersen ou Olivier Mellano, comme ceux de ce que l’on appelle la « jeune génération » comme Baptiste W Hamon, Thomas Poli ou bien encore Jeanne Added.

Retrouvez toute l’interview sur Soul Kitchen

Louis
Soul Kitchen 19 août 2019
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