Parution : 19/01/2017
ISBN : 9782360542383
216 pages (14,8 x 21 cm)

19.00 €

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Kate Bush

Le temps du rêve

Une analyse du parcours musical de la plus singulière et talentueuse des chanteuses-compositrices anglaises.
En 1978, une jeune femme de 19 ans choisit contre l’avis de sa maison de disques une chanson à l’étrangeté lunaire qui détonne en pleine déferlante punk : « Wuthering Heights » sera le 45-tours qui lancera sa carrière. Dès ses débuts, Kate Bush a cultivé un sens de l’audace et de l’autonomie, transgressant de manière unique les codes de la pop, imposant sans compromis sa vision. C’est la chercheuse de sons qui délivre en 1982 le stupéfiant The Dreaming puis en 1985 l’emblématique Hounds of Love. C’est l’architecte mature de Aerial, en 2005, puis six ans plus tard de 50 Words for Snow, autant d’albums où elle parvient à se réinventer magistralement. Après sa première et dernière tournée en 1979, cette icône est revenue sur scène en 2014 pour une triomphale série de concerts londoniens. Au-delà du parfum de mystère entretenu par de régulières et parfois longues disparitions, ce sont bien la force de sa musique et l’intégrité de sa démarche qui ont fait de Kate Bush une référence transcendant les styles et les générations.

Lire un extrait

Revue de presse

Kate Bush Le Temps Du Rêve Jérôme Pintoux Jukebox Magazine Mars 2017
- La chronique - Kate Bush Frédéric Goaty Europe 1 // Music Club 5 février 2017
- " En Angleterre, Kate Bush est adulée comme Piaf ici " Laurent Favreuille La Nouvelle République 8 février 2017
- Livres de la semaine Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 6 février 2017
- Kate Bush le temps du rêve Isabelle Raepsaet La Voix du Nord 2 février 2017
- Rembobinages pop moderne Julien Welter Magic janvier-février 2017
- Kate Bush Thomas Boujut France 2 // Alcaline 13 janvier 2017

Kate Bush Le Temps Du Rêve

KATE BUSH
Le Temps Du Reve

Kate Bush est une chanteuse anglaise. Elle s’illustre à la fin des années 70 avec une chanson néo-romantique, “Wuthering Heights”. Elle y déclare sa flamme à Heathcliff, un héros de roman du 19e siècle, Les Hauts de Hurlevent. Kate Bush a fait une très belle carrière dans les années 80. Frédéric Delage détaille minutieusement ce parcours, avec beaucoup de talent dans un style agréable et fluide que l’on a déjà remarqué dans ses précédents ouvrages sur Genesis et sur le rock progressif. En lisant ses commentaires subtils, on a l’impression de réécouter les titres phares de la diva, “Wow”, “Army Dreamers”, sorte de berceuse antimilitariste, “Suspended In Gaffa”, une valse 80, “Running Up That Hill”, une course effrénée dans les collines, “Hounds Of Love”, une chasse à courre amoureuse. Comme l’écrit l’auteur : Kate Bush ne va cesser de bousculer les conformismes pour imposer la singularité de sa vision, exploratrice et déterminée, à l’écart des courant et des modes, transgressant de manière unique les codes de la pop, de l’art rock, des musiques du monde, du folk celtique ou de l’intimisme piano-voix.

Jérôme Pintoux
Jukebox Magazine Mars 2017

- La chronique - Kate Bush

Frédéric Goaty chronique la “remarquable biographie” de Frédéric Delâge dans sa chronique.

Réécoutez l’émission sur le site d’Europe 1 et la chronique de F.G. à 1h33

Frédéric Goaty
Europe 1 // Music Club 5 février 2017

- " En Angleterre, Kate Bush est adulée comme Piaf ici "

Aucun livre en français n’avait jusqu’ici été consacré à la chanteuse anglaise Kate Bush. Le journaliste poitevin Frédéric Delâge a réparé cet oubli.

En France, Kate Bush est surtout connue des quadras pour deux ou trois tubes comme « Running Up That Hill » ou « Babooshka »… Mais, en Angleterre, elle est adulée autant que peuvent l’être, chez nous, Piaf ou Barbara ! Quand il évoque la chanteuse britannique à laquelle il vient de consacrer la toute première biographie en français, le journaliste poitevin Frédéric Delâge se montre particulièrement loquace.

Deux tournées en 35 ans

« Il n’y a quasiment rien à jeter dans sa discographie : depuis son premier 45-tours en 1978 (ndlr : ” Wuthering Heights ”) jusqu’aujourd’hui, il n’y a que l’album ” The Red Shoes ”, en 1993, qui soit un peu plus faible, estime ce spécialiste du rock progressif (2). C’est aussi une artiste qui reste rare : en près de quarante ans de carrière, elle n’a sorti que dix albums dont un de reprises. Et son attitude vis-à-vis du succès est intéressante : mis à part à ses débuts, à 19 ans, elle a toujours su se protéger et privilégier sa vie privée. »
Ainsi, malgré le succès de l’album « Hounds Of Love », en 1985, et les six millions d’exemplaires vendus de la compilation « The Whole Story », l’année suivante, l’artiste choisit de ne pas enchaîner et de rester silencieuse durant plusieurs années. Ses apparitions scéniques sont encore plus rares puisqu’après la première tournée marathon de 1979, il faudra que les fans patientent 35 ans avant de l’entendre à nouveau en « live ». « Et encore, souligne Frédéric Delâge, son retour sur scène ne s’est fait que dans un lieu unique : le Hammersmith Apollo de Londres, là même où elle avait achevé la tournée de 1979. »
Quoi qu’il en soit, ce retour fut triomphal puisque les 80.000 billets mis en vente, le 28 mars 2014, pour ces 22 concerts londoniens de l’automne suivant se sont arrachés en un quart d’heure. « Le même jour, les Rolling Stones ont mis 51 minutes pour écouler les 75.000 billets de leur concert au Stade de France prévu le 13 juin 2014 », précise l’auteur.
Ce qui a séduit Frédéric Delâge, c’est aussi l’inventivité de l’univers créatif de cette artiste précoce – à 14 ans, elle avait déjà composé plusieurs dizaines de chansons – qui a su « faire éclater les codes de la pop ». Et l’auteur de conclure : « J’aimerais bien que ce livre donne envie aux plus jeunes de découvrir sa musique. »

Laurent Favreuille
La Nouvelle République 8 février 2017

- Livres de la semaine

L’équipe de Easy Rider vous parle du livre de Frédéric Delâge dans cette émission #1326 !

À réécouter ICI en plus des autres conseils.

Olivier Valerio
Radio P.FM // Easy Rider 6 février 2017

- Kate Bush le temps du rêve
Kate Bush est sans nul doute l’une des artistes les plus fascinantes de ces quarante dernières années. Frédéric Delâge, déjà auteur de Prog 100, ouvrage de référence sur le rock progressif, nous la raconte, de son enfance dans un milieu artistique à la rencontre cruciale avec David Gilmour, guitariste de Pink Floyd, de “Wuthering Heights”, “Babooshka”, “Running Up That Hill” aux spectacles grandioses offerts, alors qu’on n’y croyait plus, en 2014. Aucun doute, ce livre est une somme. Ultra documenté, il laisse une belle place aux témoignages. Mais cette biographie d’une artiste sur laquelle on a finalement peu écrit n’est pas réservée qu’aux fans. Par la grâce de la jolie plume de Frédéric Delâge, elle se lit, aussi, comme un passionnant roman.
Isabelle Raepsaet
La Voix du Nord 2 février 2017

- Rembobinages pop moderne
Une biographie évoque le parcours de l’Anglaise Kate Bush, auteure compositrice de génie et icône pop, qui a su préserver une part de mystère. Voilà la première monographie en français consacrée à la figure totémique que demeure Kate Bush dans la culture britannique. L’auteur s’est d’ailleurs appuyé sur les archives de la presse anglaise. On lui est redevable d’opter pour la sobriété dans un déroulé chronologique, factuel et pédagogique, plutôt que de singer l’excentricité d’une artiste complète surgie en 1978 d’une lande brumeuse recréée en studio, dans une vidéo réalisée pour sa chanson Wuthering Heights, qui prend tout le monde par surprise. Ce tube né adapte Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë et en dépoussière le thème, la passion amoureuse. Le ravissement provoqué par la chanteuse est incomparable, au point que même l’irascible Tricky se transforme en midinette à la seule évocation de son nom, comme il le confesse dans le mensuel Mojo : “Je ne peux pas l’imaginer aux toilettes, ou sous la douche. Pour moi, elle est irréelle”. Wuthering Heights fait de son auteur prodige la première anglaise à obtenir un numéro 1 avec l’une de ses propres compositions. Ses chansons suivantes mêlent mysticisme, culte païen et ambiguïté sexuelle. Rendons grâce aux parents de la jeune femme, bonne élève grandie dans une banlieue calme du sud de Londres, d’avoir envoyé leur progéniture chez une maison de disques, plutôt que chez un psy. Un ouvrage de plus de 200 pages n’est donc pas de trop pour comprendre ou rappeler tout ça. Intrigante, instinctive, exubérante, expérimentale, sexy, risquée, la démarche artistique de Kate au cours des années 1980 est sans équivalent, à part Prince. Sa voix pleine de caractère, sensuelle et terriblement expressive, est plus magique que bizarre, même si pour ses détracteurs, elle a l’effet d’un ongle qui crisse sur un tableau de classe. Ses mouvements hypnotiques et contorsionnés indiquent que lorsque d’autres optent pour un certain look du moment, elle se donne au contraire la possibilité d’être exactement elle·même. Son extravagance transcende le sentimentalisme, et si son enthousiasme est souvent confondu avec la naïveté, sa conviction écrase les ricanements. Il en faut, non seulement pour s’imposer dans le milieu pop rock d’alors (en la découvrant, Patti Smith déclare se sentir moins seule) mais aussi pour être prise au sérieux tout en créant rien moins qu’un univers, dont le kitsch est souvent assumé. Kate chante à propos du Yéti, des fées ou d’une machine à laver, s’acoquine avec l’arrière-garde en studio (Peter Gabriel, Eric Clapton, Elton John) et truffe ses albums de choeurs de voix bulgares, de chants de baleines (des années lumières avant Sigur Ros et Bjôrk) ou de citations de James Joyce. Surtout, de danses du ventre en feulements suggestifs, elle expose en public le sexe et l’érotisme du point de vue féminin, tout en préservant farouchement sa vie privée. Jusqu’à aujourd’hui, Kate Bush a bâti sa carrière ainsi, entre éclats musicaux, outrances chorégraphiées et éclipses médiatiques à répétition. Capable de vivre de ses droits d’auteur, elle laisse à d’autres le besoin, l’envie et la force d’être surexposée en permanence. Être star peut donc être compatible avec le désir de n’avoir jamais voulu devenir célèbre. Le rêve, comme le rappelle ce livre.
Julien Welter
Magic janvier-février 2017

- Kate Bush

L’émission musicale de France 2 annonce la sortie du livre de Frédéric Delâge.

À regarder en replay sur le site d’Alcaline

Thomas Boujut
France 2 // Alcaline 13 janvier 2017
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