Parution : 16/02/2017
ISBN : 9782360542420
384 pages (14,8 x 21 cm)

24.00 €

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Joni Mitchell

Songs Are Like Tattoos

Le premier ouvrage français retrançant la vie et le parcours musical de Joni Mitchell.
Fille des Grandes Plaines de l’Ouest canadien, auteure-compositrice-interprète, Joni Mitchell n’a cessé, en quarante ans d’un parcours de pionnière, d’être là où on ne l’attend pas. Née en 1943 dans l’Alberta, elle conquiert à vingt-cinq ans la Californie du Flower Power avec des chansons qui transcendent le folk. L’amplitude de sa voix cristalline, son lyrisme, les accordages spéciaux qu’elle forge à la guitare et l’originalité de ses compositions fascinent un Eric Clapton ou un Jimi Hendrix. Mais si Mitchell a écrit « Woodstock », elle défriche bientôt d’autres terres – rock, jazz, fusion et même world music –, brouillant les pistes balisées de l’industrie musicale à laquelle elle impose sa personnalité. Dès les années quatre-vingt, elle développera une critique virulente de la cupidité et du consumérisme, plus que jamais d’actualité. En dix-neuf albums studio, celle qui a joué avec Herbie Hancock et Peter Gabriel, inspiré Prince, Björk et Janet Jackson, a modifié le cours de l’histoire de la musique.

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Revue de presse

- Un livre sur Joni Mitchell… Laurent Sapir TSF Jazz 13 février 2016
- Rembobinages pop moderne Matthieu Grunfeld Magic janvier-février 2017

- Un livre sur Joni Mitchell…

Parution le 17 février, aux éditions Le Mot et le Reste, d’un ouvrage sur la chanteuse Joni Mitchell, “Songs are like Tattoos”. De quoi revisiter, sous la plume de Edouard Graham, le parcours d’une pionnière, de la Californie du Flower Power aux albums-studio avec Herbie Hancock et Wayne Shorter. L’occasion de vérifier, surtout, à quel point Joni Mitchell a toujours brouillé les pistes balisées de l’industrie musicale à laquelle elle a fini par imposer sa personnalité.

Rendez-vous sur la page des brèves de TSF

Laurent Sapir
TSF Jazz 13 février 2016

- Rembobinages pop moderne
Retour détaillé sur l’incroyable discographie de la Canadienne Joni Mitchell, entre le folk des années 60 et les flirts avec le jazz des années 70. À l’heure où les débats font parfois rage pour tenter de trancher qui de Bob Dylan ou de Leonard Cohen présente rétrospectivement le profil le plus nobélisable, on demeure une fois de plus atterré que ces controverses en canonisation littéraire demeurent si exclusivement soumises aux biais du genre qu’elles écartent d’emblée du piédestal celle qui apparaît pourtant comme l’une des plus grandes artistes à avoir émergé dans le domaine des musiques populaires. Novatrice, radicale, géniale, intransigeante, souvent très critique d’un milieu, celui du show business, dont elle s’est considérablement éloignée depuis plusieurs décennies : Joni Mitchell partage bien des qualités avec ses confrères masculins susmentionnés. C’est sans doute aussi ce qui fait d’elle un sujet à la fois idéale et insaisissable pour le biographe qui s’aventure dans les dédales d’une existence où les légendes et les mythes ont depuis longtemps pris le pas sur l’authenticité factuelle. “Joni a toujours eu une confiance en elle à la hauteur de son talent”, déclarait un jour Ron Stone, son manager du début des années 1970. Avant d’ajouter : “La seule chose qui me gêne, c’est que je pense qu’il vaut mieux laisser les autres vous comparer à Picasso!” Légitimement dotée d’une très haute idée d’elle-même et de son œuvre, depuis longtemps réticente à toute interview trop personnelle, la Canadienne semble se dérober par avance à toute forme de récit rétrospectif. Restent donc les disques et les chansons qui constituent la matière principale d’un ouvrage qui, faute de pouvoir s’appuyer sur les témoignages directs des principaux acteurs, propose une relecture exhaustive et très intéressante d’un des parcours artistiques les plus fascinants du vingtième siècle. Les péripéties intimes sont évoquées rapidement, des premiers traumatismes originels – la polio et les épreuves de la maladie, le premier enfant conçu au sortir de l’adolescence puis abandonné à la naissance pour suivre la vocation artistique – jusqu’à la rupture d’anévrisme de mars 2015 qui faillit la condamner définitivement au silence, en passant par ce palmarès amoureux qui ressemble fort à une liste d’admission au Panthéon du songwriting (Crosby, Nash, James Taylor, Jackson Browne, etc). Mais cette biographie de facture classique se concentre principalement sur l’évocation chronologique des œuvres, consacrant un chapitre éclairant à chacun des albums de Mitchell, où se succèdent l’évocation du contexte et l’analyse des paroles et des musiques. Conteur discret, Graham s’efface derrière son sujet, ne laissant poindre son écoute plus personnelle, par petites touches que dans les interprétations, tantôt littérales, tantôt plus poétiques, de certains textes. C’est ainsi qu’il parvient, finalement, à rendre compte avec précision d’une trajectoire artistique très riche et très complexe, des fondements du folk intimiste servi par une inimitable voix cristalline (Clouds, 1969) aux aventures audacieuses sur les terres du jazz et de la world music (The Hissing Of The Summer Lawns, 1975, l’album préféré de Prince, ou Hejira, 1976). Et revisite au passage quelques chefs-d’œuvre dont le sens et la profondeur ne sont pas prêts de s’épuiser au fil des relectures passionnées.
Matthieu Grunfeld
Magic janvier-février 2017
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